Mali: Les étudiants de la licence remportent le trophée de la coupe du complexe Ba Aminata Doucouré
(CROISSANCE AFRIQUE)-Une semaine après la cérémonie de graduation de la 11ème promotion du complexe scolaire et universitaire Ba Aminata Doucouré au Centre international de conférence de Bamako (CICB), la finale de la première édition de la coupe du même établissement s’est jouée le samedi 28 mai 2022 à N’tominkorobougou entre l’équipe des étudiants de la licence et celle du niveau santé publique (SP). Au terme du temps réglementaire, l’équipe de la licence gagne avec le score de trois (3) buts à zéro (0). Un mouton a été remis à l’équipe vainqueur. Cette activité sportive a enregistré la présence du directeur et promoteur de ladite école, Abdoulaye Karim Keita, des autorités administratives et traditionnelles de la commune III.
Pour Abdoulaye Karim Keita au cours d’un entretien après la remise du trophée à l’équipe vainqueur, l’organisation de ce tournoi de football entre les classes des différentes structures notamment le lycée, la formation professionnelle et l’école de santé du complexe représente, un grand honneur pour lui, pour les élèves et étudiants ainsi que l’ensemble de la commune III du district de Bamako. Et d’ajouter que dans son complexe le sport fait partie aussi de l’encadrement.

L’objectif recherché selon lui, est d’abord d’avoir une cohésion sociale entre les élèves et étudiants et aussi avec la population de la commune III particulièrement les jeunes. En plus du mouton remis à l’équipe gagnante, une somme de 100 000 FCFA sera remise aux deux équipes, indique-t-il. « Ce n’est pas l’équipe de la licence qui a gagné mais le complexe Ba Aminata Doucouré », conclut Abdoulaye Karim Keita.

Quant à Salia Berthé, représentant du chef de quartier du quartier Badialan, cette initiative du complexe Ba Aminata Doucouré est un grand honneur pour son quartier. Il a saisi cette occasion pour remercier son promoteur pour son courage.
IB KONE
Shanghai annonce un plan d’action pour la reprise économique
(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le but de coordonner le contrôle de la COVID-19 avec le développement économique, le gouvernement municipal de Shanghai a lancé dimanche un plan d’action pour accélérer la reprise économique.
Selon ce plan, composé de 50 politiques et mesures, le système d’approbation de la ville pour la reprise de la production sera abandonné à partir du 1er juin, a déclaré Wu Qing, maire adjoint de Shanghai, lors d’un point de presse.
Dans le même temps, la ville favorisera la reprise de la production dans tous les secteurs en élargissant le champ des subventions pour la prévention des épidémies et la désinfection des entreprises, en stabilisant les chaînes industrielles dans le delta du fleuve Yangtsé, et en facilitant les canaux de logistique et de transport nationaux et internationaux.
La ville réduira le loyer, l’impôt foncier et la taxe d’utilisation des terrains urbains des entreprises qualifiées. Elle accordera également des subventions aux utilisateurs non résidents pour les frais d’eau, d’électricité et de gaz naturel.
Selon le plan, des mesures seront également adoptées pour stabiliser les capitaux étrangers, encourager la consommation, et élargir les investissements.
Shanghai mettra en place un mécanisme permettant de désigner du personnel pour aider à la reprise des activités des principales entreprises à financement étranger et lancera un système de service en ligne pour les grands projets à financement étranger.
Elle lancera la procédure de demande des fonds spéciaux pour développer les sièges régionaux des multinationales à Shanghai avant la date prévue en 2022.
La ville réduira progressivement la taxe à l’achat sur certains véhicules de tourisme, comme l’exigent les politiques nationales. Elle accordera également des subventions aux consommateurs qui remplacent leurs voitures par des voitures purement électriques, et soutiendra les grandes entreprises commerciales et les plateformes de commerce électronique dans l’émission de coupons de consommation.
Shanghai s’engage également à promouvoir la reconstruction de certaines des zones anciennes et à soutenir l’expansion à grande échelle des émissions d’obligations d’entreprises pour développer les investissements.(Rédacteurs :Shuang Sheng, Yishuang Liu)
La Chine déploie tous ses efforts pour soutenir le commerce extérieur
(Croissance Afrique)-Face aux vents contraires des résurgences de la COVID-19 et aux complexités externes, les efforts de la Chine pour stabiliser et améliorer le commerce extérieur, un pilier essentiel de l’économie, sont en cours.
Les dernières données ont montré une faible croissance de seulement 0,1% du total des exportations et des importations en avril, indiquant que les entreprises de commerce extérieur chinoises sont sous pression. Pour aider le commerce extérieur à traverser ce creux, une directive a été publiée par le gouvernement chinois plus tôt cette semaine, spécifiant 13 mesures ciblées à cette fin, ce qui nécessite des services améliorés pour les principales entreprises de commerce extérieur et une logistique de fret sans entrave.
Outre l’augmentation du soutien fiscal et financier aux entreprises de commerce extérieur, le pays cherchera également à renforcer le commerce électronique transfrontalier, indique le rapport.
Libérer la logistique
La nouvelle directive, en particulier, donne la priorité à la stabilité de la production et de la circulation dans le commerce extérieur, soulignant que les composants et équipements clés, ainsi que les marchandises dans le commerce extérieur, doivent être transportés sans heurts.
Pour relever les défis, les douanes à l’échelle nationale ont adapté des mesures spécifiques à chaque région pour rationaliser les procédures et accélérer le dédouanement du fret.
Dans le district douanier de Huangpu, dans la province du Guangdong (sud de la Chine), par exemple, toutes les restrictions administratives ont été supprimées, avec un canal vert où les produits agricoles et les aliments frais bénéficient d’un accès et d’une inspection plus rapides. Selon un douanier de Huangpu, grâce à cette facilitation, il ne faut désormais que 16 heures pour qu’un paquet de légumes, fraîchement sorti des fermes du Guangdong, arrive sur un marché alimentaire de Hong Kong.
Pour le fret maritime, Huzhou, dans la province du Zhejiang (est de la Chine), a lancé un modèle de déclaration préalable à l’arrivée, qui permet aux importateurs de terminer la procédure de déclaration, de vérification des licences et de paiement des droits avant que leur cargaison n’entre dans les ports, ce qui réduit le séjour d’une cargaison dans un port à moins de 20 minutes.
Un nouvel élan
Tout en proposant des recettes logistiques, la ligne directrice met aussi l’accent sur la mise en place de nouveaux relais de croissance pour le commerce extérieur. Distinguant le commerce électronique transfrontalier, la ligne directrice encourage l’octroi de licences aux entreprises qualifiées dans ce domaine en tant qu’« entreprises de haute technologie ou de nouvelle technologie ».
Alors que les entreprises de commerce extérieur recherchent des opportunités à l’échelle mondiale, la directive détaille les mesures visant à mieux les protéger contre les risques, demandant aux institutions financières d’étendre la couverture de l’assurance-crédit à l’exportation pour les petits et micro-exportateurs.
Les institutions financières élargissent également l’accès des entreprises de commerce extérieur au capital, dans le but de renforcer la confiance des marchés. Un bon exemple est l’Export-Import Bank of China, une banque qui a récemment émis des obligations visant à stimuler le commerce extérieur. D’une valeur de 3 milliards de yuans (environ 445 millions de dollars) et d’une durée d’un an, ces obligations permettront de lever des fonds pour les secteurs du commerce extérieur.
(Rédacteurs :Ying Xie, Yishuang LiU
Le PIB de l’Afrique a enregistré une croissance de 6,9 % en 2021, (BAD)
(CROISSANCE AFRIQUE)-Le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique s’est fortement amélioré l’an dernier, mais les effets persistants de la pandémie de Covid-19, et la guerre russo-ukrainienne pourraient, prochainement, poser de sérieux problèmes… C’est ce qui ressort des Perspectives économiques en Afrique 2022, publication phare de la Banque africaine de développement , parue ce 24 mai 2022.
Le PIB de l’Afrique a enregistré une croissance de 6,9 % en 2021, selon les estimations, malgré une contraction de 1,6 % en 2020, due à la pandémie, précise le rapport.
De façon générale, la hausse des prix du pétrole et de la demande mondiale, ont contribué à conforter les fondamentaux macroéconomiques de l’Afrique, ajoute le rapport. Mais, en raison de la persistance de la pandémie et des pressions inflationnistes causées par la guerre Russie-Ukraine, la croissance pourrait ralentir à 4,1 % en 2022 et rester « gelée » à ce niveau en 2023. De fait, la Russie et l’Ukraine sont les principaux fournisseurs de céréales du continent africain.
Le Groupe de la Banque africaine de développement a réagi à la probabilité d’une crise alimentaire imminente en lançant une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars, approuvée par le conseil d’administration du Groupe la semaine dernière. Son président, M. Akinwumi Adesina, a déclaré que les efforts internationaux, y compris ceux du Groupe de la Banque africaine de développement, le Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette et les 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux émis par le Fonds monétaire international soutiennent la reprise du continent.
Le thème des Perspectives économiques en Afrique de cette année est : « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique », pour mettre en relief la menace grandissante sur les personnes et leurs moyens de subsistance en Afrique et faire écho à celui des Assemblées annuelles 2002 du Groupe de la Banque africaine de développement. C’est pourquoi l’édition 2002 du rapport est lancée à l’occasion de ces Assemblées, à Accra, au Ghana.
« Aujourd’hui, le changement climatique est le défi le plus vital qui se pose au développement de l’Afrique », a souligné l’économiste en chef par intérim et vice-président de la Banque, Kevin Urama.
« Trouver des politiques qui aident à s’adapter au climat et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en poursuivant le développement social et économique, est l’un des défis politiques les plus aigus de notre époque. Et d’ajouter : « Le rapport 2022 des Perspectives économiques en Afrique esquisse des options politiques – fondées sur des données probantes – à même d’impulser une croissance inclusive, tout en renforçant la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique. »
A lire ces Perspectives économiques en Afrique, la pandémie et la guerre entre la Russie et l’Ukraine risquent, à l’évidence, de laisser une empreinte durable – sur une décennie. Pendant ce temps, en Afrique, quelque 30 millions de personnes ont basculé dans l’extrême pauvreté en 2021, une année qui a enregistré la perte de 22 millions d’emplois, causée par la pandémie. La tendance devrait se poursuivre au cours du second semestre de 2022, de même qu’en 2023. Ce sont 1,8 million de personnes supplémentaires qui pourraient plonger dans l’extrême pauvreté sur le continent africain en 2022, à cause des répercussions économiques liées à la guerre entre la Russie et l’Ukraine – un chiffre qui pourrait augmenter encore de 2,1 millions en 2023.
Le continent aurait ainsi besoin de 432 milliards de dollars de financements supplémentaires pour 2020-2022, d’après les calculs. Financer les Contributions déterminées au niveau national (CDN) des pays africains, c’est-à-dire leurs engagements à participer à l’action collective sur le changement climatique après 2020, requerrait quelque 1 600 milliards de dollars entre 2022 et 2030.
L’Afrique qui émet le moins de gaz à effet de serre au monde, est affectée de manière disproportionnée par le changement climatique. Le continent voit son PIB amputé de 5 % à 15 % à cause du changement climatique. Entre 2016 et 2019, les pays africains dans leur ensemble, n’ont capté que 18,3 milliards de dollars de financements climatiques. Soit un déficit de finance climatique qui pourrait atteindre 127,2 milliards de dollars entre 2020 et 2030.
L’Afrique pourrait même disposer d’un crédit carbone de 4 800 milliards de dollars d’ici à 2050 – sur la base du coût social actuel du carbone –, d’après le rapport.
La vulnérabilité de l’Afrique au changement climatique y est aussi soulignée. En 2020 et 2021, le continent a enregistré 131 catastrophes liées à des conditions météorologiques extrêmes et au changement climatique.
Cette édition de Perspectives économiques de l’Afrique est un nouvel appel à la communauté internationale à respecter ses engagements, notamment celui de 100 milliards de dollars annuels promis par les nations riches pour appuyer l’action climatique dans les pays en développement. Tout en soulignant les perspectives économiques qu’ouvre la croissance verte, elle recense aussi les milliards de dollars de pertes que les événements climatiques causent chaque année à l’Afrique. L’Afrique pourrait ainsi gagner quelque 20,5 millions d’emplois de plus d’ici à 2050, à condition que le monde ajuste sa consommation d’énergie et parvienne à maintenir le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.
Perspectives économiques de l’Afrique 2022 esquisse une série de recommandations politiques pour mieux reconstruire et engendrer des économies résilientes en Afrique. Accélérer la vaccination contre le virus Covid-19 et appuyer véritablement les industries pharmaceutiques nationales, réduire la dépendance à l’égard de sources uniques d’approvisionnement alimentaires et relancer les économies, figurent au nombre des recommandations émises.
Le thème des Perspectives économiques en Afrique 2022 est comme une préparation à la prochaine Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP27, dite « COP africaine » car elle aura lieu en Égypte en novembre 2022. Voilà cinq ans que cette Conférence des Nations unies sur le climat n’a pas eu lieu en Afrique – depuis la COP22 à Marrakech, alors que le continent n’a de cesse d’être confronté à une hausse alarmante des catastrophes climatiques.
Les hommages des gouverneurs du Groupe de la BAD envers la vision de la Banque pour les 10 prochaines années
(Banque Africaine de Développement)-Le Groupe de la Banque africaine de développement a conclu le vendredi dernier cinq jours d’assemblées annuelles à Accra, au Ghana, sur un vibrant appel de son président, M. Akinwumi Adesina, à être fier des progrès de l’Afrique.
Il a déclaré aux délégués lors d’une cérémonie de clôture spectaculaire à la fin des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque qu’ils étaient tous ce qu’il a appelé « des partenaires d’espoir qui partagent une passion pour le continent et qui devraient célébrer les succès de l’Afrique ».
Le président du Ghana Nana Akufo-Addo a été représenté à la cérémonie par son vice-président Mahamudu Bawumia, qui était accompagné du ministre des Finances du Ghana, Kenneth Ofori-Atta, président sortant du Conseil des gouverneurs de la Banque.
Les gouverneurs ont adopté à l’unanimité la déclaration d’Accra , qui a récapitulé toutes les décisions prises par les gouverneurs de la Banque pendant les assemblées.
Le secrétaire général du Groupe de la Banque, Vincent Nmehielle — maître d’œuvre de l’organisation des Assemblées — a remercié les autorités du pays pour avoir hébergé cette grande réunion. Il a annoncé que les Assemblées annuelles 2023 du Groupe de la Banque se tiendront à Charm-el-Cheikh en Egypte.
Le nouveau bureau du Conseil des gouverneurs a également été dévoilé. Il est dirigé par le gouverneur de la Banque pour l’Egypte, M. Tarek Amer, intronisé président du Conseil des gouverneurs. Le Brésil en assure la fonction de premier vice-président et l’Ouganda de deuxième vice-président.
Les Assemblées annuelles de cette année portent le cachet particulier d’un continent qui se remet des conséquences socioéconomiques de la pandémie de Covid-19. En effet, elles se tiennent pour la première fois en présentiel depuis deux ans. Durant cette période, le Groupe de la Banque avait rapidement mis sur pied un Fonds de riposte anti-Covid19, pour aider le continent à combattre cette pandémie et amorcer sa reprise économique.
Pertinence des High 5 de la Banque
Les membres du Conseil ont chacun reçu un prix en reconnaissance de leur engagement et pour avoir pris des décisions déterminantes dans un moment critique pour le continent telles que la mise en place de la stratégie de réponse de la Banque.
Les Gouverneurs ont réaffirmé la pertinence continue des 5 grandes priorités opérationnelles du Groupe de la Banque—Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, Nourrir l’Afrique, Intégrer l’Afrique, Industrialiser l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique—en tant que piliers essentiels des perspectives stratégiques du Groupe de la Banque pour les 10 prochaines années (2023 – 2032) pour construire « une Afrique prospère, fondée sur une croissance inclusive et un développement durable ».
Nous devrons accélérer le processus pour passer du milliard au trillion et la Banque doit devenir l’institution financière dominante en Afrique pour accélérer le développement
Les gouverneurs ont réaffirmé leur volonté de renforcer le pouvoir financier et les ressources de la Banque afin de permettre un passage à l’échelle qui permettra de multiplier et d’élever le niveau des réalisations. Il a ajouté, citant le président ghanéen Nana Akufo-Addo : « Nous devrons accélérer le processus pour passer du milliard au trillion et la Banque doit devenir l’institution financière dominante en Afrique pour accélérer le développement ».
Le président de la Banque a annoncé la poursuite des discussions pour permettre au Fonds africain de développement de sortir sur les marchés financiers, permettant une levée de fonds beaucoup plus importante.
« Avec le FAD, nous avons créé une institution puissante, la seule basée en Afrique qui finance exclusivement le développement de l’Afrique. Et le Fonds arrivant sur le marché financier avec ses 25 milliards de fonds propres ne va pas aggraver la dette de l’Afrique. »
La BAD est bien placée pour gérer les DTS de l’Afrique
Le président a réitéré son plaidoyer pour que la Banque africaine de développement soit le véhicule pour le continent des droits de tirage spéciaux (DTS). Les états de service de l’institution devraient d’ailleurs plaider largement en sa faveur. « C’est la seule institution africaine notée Triple A. Elle a été classée quatrième institution la plus transparente et meilleure institution financière multilatérale au monde », a-t-il ajouté. Il a également indiqué que les évaluations indépendantes montrent que les instruments de gouvernance de la Banque sont aux normes internationales.
Le président a assuré avoir entendu les recommandations du Conseil des gouverneurs : « Nous allons continuer à nous améliorer. Toutes les recommandations seront mises en œuvre. »
Tous les 81 pays membres, que le président Adesina a qualifiés d’« actionnaires dévoués et loyaux », ont exprimé par leur présence leur confiance dans le travail accompli par la Banque.
Le ministre Kenneth Ofori Atta a fait état du privilège d’avoir présidé pendant deux ans le Conseil des gouverneurs. « La conjoncture est difficile : les 1,3 milliard d’Africains ont besoin de solutions innovantes pour faire face à la hausse des prix et de la dette », a-t-il estimé.
« Ayons le courage de faire avancer le cadre sur le changement climatique et de soutenir les pays dans les stratégies relatives au climat pour une croissance verte et inclusive », a-t-il conclu.
Le nouveau président du Conseil des gouverneurs a invité les participants à la prochaine conférence mondiale sur le climat, la COP27, qui se tiendra à la fin de l’année dans un contexte où l’Afrique subit de façon disproportionnée les effets du réchauffement climatique.
Il a réaffirmé le soutien de l’Égypte à la Banque : « La Banque est une institution qui se distingue et nos attentes sont élevées, nous savons combien le continent a été frappé par le Covid et le meilleur moyen de tirer profit des droits de tirage spéciaux est d’utiliser le canal de la Banque. »
Pour le vice-président ghanéen Mahamudu Bawumia, les performances de la Banque africaine de développement ont concrétisé la vision des pères fondateurs. Il a mis en garde contre l’impact de la guerre russo-ukrainienne, qui sera pesant sur la croissance des économies africaines.
Il a souhaité que la stratégie que le Groupe de la Banque adoptera pour la période 2023-2032 constitue un moyen d’atteindre aussi les objectifs définis par l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Convaincu que la Banque a le leadership pour réaliser les High 5, il a déclaré être confiant que la déclaration d’Accra sera pleinement mise en œuvre.
Gabon: BGFIBank affiche un PNB de 207 milliards de francs CFA, soit en hausse de 5% en 2021
(CROISSANCE AFRIQUE)-Sous la présidence de Monsieur Henri-Claude OYIMA, Président Directeur Général du Groupe BGFIBank (, les actionnaires de BGFI Holding Corporation se sont réunis, sur convocation du Conseil d’Administration, en vue de statuer sur la clôture des comptes au 31 décembre 2021. Par ailleurs, le conseil d’administration a affirmé que la banque à enregistré un produit net bancaire de 207 milliards de francs CFA en hausse de 5% en 2021.
Au cours de cette session qui s’est tenue dans la salle conférence de l’immeuble ATLAS, siège social du Groupe BGFIBank, les actionnaires du Groupe ont pris connaissance, du rapport de gestion du Conseil d’Administration concernant les activités du Groupe au cours de l’exercice 2021, de l’ensemble des rapports des Commissaires aux Comptes pour ledit exercice ainsi que des textes de résolution.
Au 31 décembre 2021, les comptes du Groupe font ressortir :
L’Assemblée Générale Ordinaire a décidé d’affecter le résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2021, au compte de réserves facultatives
- Un total bilan de 3 906 milliards de francs CFA en hausse de 11% ;
- Une augmentation des dépôts de la clientèle de 13% ;
- Une augmentation des crédits à la clientèle de 10% ;
- Un produit net bancaire de 207 milliards de francs CFA en hausse de 5% ;
- Un résultat net consolidé de 46 milliards de francs CFA en hausse de 4% ;
- Une solidité financière affirmée :
- Une situation nette de 501 milliards de francs CFA en hausse de 12% ;
- Un ratio de solvabilité (CET1) de 18% ;
- Une solidité financière maintenue à 20%.
Après approbation desdits comptes, l’Assemblée Générale Ordinaire a décidé d’affecter le résultat de l’exercice clos le 31 décembre 2021, au compte de réserves facultatives, conformément à la décision de la COBAC D-2020/104 portant gel de la distribution de dividendes.
Ces résultats témoignent de la résilience du Groupe BGFIBank qui en dépit de la crise sanitaire économique et sociale affiche une solidité financière matérialisée par un renouvellement de sa notation financière, par l’agence régionale Bloomfield Investment Corporation :
- Note à long terme : A+, avec perspective stable,
- Note à court terme : A1-, avec perspective stable.
C’est dans cette optique, que le Président Directeur Général du Groupe, Monsieur Henri-Claude OYIMA, a également présenté les perspectives du Groupe au titre de l’année 2022, lesquelles sont fortement inscrites dans la poursuite de la mise en œuvre du projet d’entreprise « Dynamique 2025 » via des mécanismes de renforcement qui s’appuient sur le capital humain, une croissance durable, un système d’information plus performant et une meilleure gouvernance.
REDACTION
Benin: la 3 -ème édition de la campagne prévoit 1 millions 750 mille plants sélectionnés dont 125.000 subventionnés par l’exécutif
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Benin, le top départ de la campagne de plantation de palmier à huile sélectionné a été officiellement donné ce vendredi 27 mai 2022 au village Illasso-Nagot, arrondissement de Yoko, commune de Sakété dans le département du Plateau par le Directeur Adjoint de cabinet du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Pour cette 3è édition de la campagne, il est prévu 1.750.000 plants sélectionnés dont 125.000 subventionnés par le Gouvernement.
Monsieur Sosthène SALAKO est l’un des heureux promoteurs bénéficiant des plants subventionnés par l’Agence Territoriale de Développement Agricole – Plateau (ATDA-Plateau) et dont le site de 6 hectares est choisi cette année pour abriter le lancement de la campagne. Aux autorités et collègues présents pour la circonstance, il a fait savoir que l’évènement est spécial, car la filière veut retrouver ses performances d’antan grâce aux réformes menées par le Chef de l’État dans le secteur. Pour lui, la filière avait fait la gloire du Bénin et celle-ci s’annonce à nouveau, ce qui le motive à aller à cette filière. Au titre de la 3è édition de cette campagne, il est prévu 1.750.000 plants sélectionnés dont 125.000 subventionnés par le Gouvernement.
Sakété, première commune productrice au niveau du Plateau, le Préfet et le Maire se réjouissent du choix d’une de leurs localités pour abriter la cérémonie
Monsieur Abdoulaye TOKO, Directeur Adjoint de Cabinet du MAEP a, au nom du Ministre, souligné que c’est compte tenu de l’importance du palmier à huile dans le quotidien des populations béninoises, et au regard de ses multiples fonctions socio-culturelles, cultuelle, religieuse, médicale, nutritionnelle et économique que le Gouvernement a décidé de relancer la filière à travers l’élaboration et la mise en œuvre du Programme National de Développement (PND-Palmier à huile) de la filière pour laquelle des résultats probants sont déjà obtenus après seulement trois ans de mise en œuvre.
Comment être éligible pour les plants sélectionnés ?
Après avoir cité quelques-uns de ces résultats, le représentant du Ministre a précisé que les ambitions du PND-Palmier à huile sont largement atteints, voire dépassés et ce, grâce au travail assidu et bien accompli sur tous les maillons de la chaîne de production. Bien entendu, tant qu’il y a à faire, rien n’est fait, a ajouté Monsieur TOKO.
Réformes productives, paix retrouvée dans la gestion des coopératives, impacts positifs pour les producteurs et l’économie nationale…etc. Le Préfet du Plateau, Monsieur Valère SETONNOUGBO et le maire de Sakété, Nestor IDOHOU, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du Chef de l’État et de son ministre en charge de l’Agriculture. Le Plateau, département leader dans la production, Sakété, première commune productrice au niveau du Plateau, le Préfet et le Maire se réjouissent du choix d’une de leurs localités pour abriter la cérémonie.
Pour être élu promoteur bénéficiant de plants sélectionnés, il faut avoir réservé au moins les plants auprès d’un pépiniériste agréé, avoir un site propice pour le palmier à huile et respecter les itinéraires techniques pour la mise en terre. Lorsque l’ATDA-Plateau s’assure du respect de tous ces critères par le demandeur, ce dernier est doté de la moitié de ses besoins en plants. En effet, sur un site d’un hectare par exemple, il est recommandé la mise en terre de 143 plants. Le promoteur supporte la moitié, et l’ATDA-Plateau l’autre moitié.
La BAD généré un bénéfice cumulé de 2,5 milliards USD au cours des 10 dernières années, selon Mme Bajabulile Swazi Tshabalala
(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe de la Banque africaine de développement progresse dans ses réformes financières qui l’ont aidé à devenir plus fort, plus résilient et mieux équipé, suite à la crise du Covid-19, a déclaré le jeudi la vice-présidente principale de l’institution, Bajabulile Swazi Tshabalala. Elle a déclaré que la Banque a généré un bénéfice cumulé de 2,5 milliards USD au cours des 10 dernières années, un montant proche des 3,6 milliards USD payés par les actionnaires pour la 6e augmentation générale du capital en 2010.
S’adressant aux actionnaires, aux administrateurs et aux agences partenaires du Groupe de la Banque lors des Assemblées annuelles 2022 à Accra, Mme Tshabalala a déclaré que l’institution a renforcé son cadre de viabilité financière à long terme au cours des trois dernières années, s’assurant ainsi de renforcer sa résilience face aux chocs futurs.
« Nous avons mis à jour notre politique financière et de risque ; nous avons entrepris un examen de notre structure de coûts et sommes en train d’élaborer le nouveau cadre de maîtrise des coûts de la Banque afin d’optimiser les ressources disponibles pour remplir notre mandat », a déclaré Mme Tshabalala à l’auditoire, qui comprenait le président du Groupe de la Banque, Dr Akinwumi Adesina, et la haute direction.
La vice-présidente principale a déclaré que la Banque a également mis à jour ses stratégies et politiques afin de renforcer le développement du secteur privé dans les pays à faible revenu et en transition, sur le changement climatique et la croissance verte, la gouvernance et la gestion de la dette.
La présentation de jeudi a réuni, dans le style de Davos, un panel de vice-présidents du Groupe de la Banque, qui ont donné un aperçu de la performance de l’institution dans l’accomplissement de ses mandats financiers et de développement. Simon Mizrahi, directeur du département Impact et résultats du développement, a animé la session.
Commentant la santé financière de la Banque, Hassatou N’sele, vice-présidente par intérim chargée des Finances et directrice financière, a déclaré que le Groupe de la Banque a obtenu des résultats financiers « très solides » au titre de l’exercice 2021, atteignant le troisième plus haut montant de revenu distribuable de ces dix dernières années.
Nous assurons un juste équilibre entre le développement — l’efficacité du développement — et la viabilité financière de l’institution
« Plus de la moitié de ce bénéfice a été affecté au développement du continent. Nous assurons un juste équilibre entre le développement — l’efficacité du développement — et la viabilité financière de l’institution. »
Quatre-vingts pour cent des activités de la Banque concernent des prêts souverains, dont la marge bénéficiaire est nulle, a précisé Mme N’sele. La performance financière de la Banque repose sur les prêts au secteur privé et sur la performance de ses portefeuilles de trésorerie.
Les autres panélistes étaient Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte ; Yacine Fal, vice-présidente par intérim chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services ; Beth Dunford, vice-présidente chargée de l’Agriculture, du Développement humain et social ; et Solomon Quaynor, vice-président chargé du Secteur privé, des Infrastructures et de l’Industrialisation.
Chacun à leur tour, ils ont apporté un éclairage sur la réponse de leurs secteurs respectifs à la pandémie et sur les plans visant à atténuer l’impact sévère de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Dans l’ensemble, ils se sont montrés optimistes quant aux performances et perspectives de l’organisation.
Mme Dunford a rappelé l’essence de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars, qui est une réponse audacieuse de la Banque pour révolutionner la production alimentaire dans un court délai et atténuer une crise alimentaire imminente due à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
« Cette crise est différente parce que nous sommes mieux préparés à relever le défi. Elle l’est aussi parce que nous avons investi dans l’agriculture. Plus particulièrement, dans les nouvelles technologies qui aident les agriculteurs à accroître leur productivité, même dans un contexte de changement climatique », a-t-elle déclaré.
M. Kariuki a déclaré que depuis la 26e Conférence des parties sur le changement climatique (COP 26), à Glasgow en novembre dernier, la Banque a mobilisé plus d’un milliard de dollars pour son initiative Desert to Power. D’ici la COP 27 qui se tiendra en novembre de cette année, la Banque prévoit également de mettre en place un mécanisme innovant afin de mobiliser plus de 40 milliards de dollars pour la transition énergétique équitable de l’Afrique du Sud, avec un impact minimal sur les finances du pays.
Le Groupe de la Banque a dévoilé ses résultats financiers à Accra, en marge de ses Assemblées annuelles. Au cours du même événement, il a également lancé sa Revue annuelle de l’efficacité du développement 2022. Ce rapport, qui analyse le rôle de la Banque dans le développement de l’Afrique, révèle que le Groupe de la Banque a joué un rôle essentiel dans la réalisation d’investissements opportuns qui aident des millions d’Africains à surmonter les défis sans précédent causés par la pandémie de Covid-19.
La Banque est la seule institution financière multilatérale basée en Afrique à bénéficier d’une notation triple A. L’année dernière, le magazine américain Global Finance, spécialisé dans les marchés financiers et la banque d’investissement, a désigné le Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque, comme le deuxième meilleur prêteur au monde.
Au Brésil, les actions de corruption de Glencore comprenaient plus de 100 millions USD de pots-de-vin versés à des fonctionnaires (Exclusif)
(CROISSANCE AFRIQUE)-À la suite d’enquêtes prolongées menées par le Brésil, le Royaume-Uni et les États-Unis, deux filiales de Glencore ont plaidé coupable, le 24 mai 2022, à de multiples accusations de manipulation du marché et de corruption, notamment en ce qui concerne les opérations pétrolières de la société en Afrique et en Amérique du Sud.
La multinationale suisse Glencore Plc, spécialisée dans l’exploitation minière et les matières premières, a fait les gros titres ces derniers temps pour de mauvaises raisons. Les pénalités infligées par Glencore aux seuls États-Unis pour avoir violé la loi américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA) et manipulé les prix des matières premières s’élèveront à environ 1,2 milliard USD.
Selon les pays enquêteurs, les actions de corruption de Glencore comprenaient plus de 100 millions USD de pots-de-vin versés à des fonctionnaires au Brésil, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée équatoriale, au Nigeria, au Soudan du Sud et au Venezuela entre 2007 et 2018.
« La portée de ce système de corruption criminelle est stupéfiante », a déclaré le procureur américain Damian Williams pour le district sud de New York. « Glencore a versé des pots-de-vin pour obtenir des contrats pétroliers. Glencore a versé des pots-de-vin pour éviter les audits gouvernementaux. Glencore a soudoyé des juges pour faire disparaître des poursuites judiciaires. Au fond, Glencore a versé des pots-de-vin pour faire de l’argent – des centaines de millions de dollars. Et elle l’a fait avec l’approbation, voire l’encouragement, de ses cadres supérieurs. »
Stupéfiant est un bon mot pour décrire l’étendue du comportement corrompu de Glencore. Nous ajouterions même « exaspérant ». Ce que Glencore a fait est illégal, immoral et totalement inacceptable. Il ne reflète pas les transactions commerciales normales de l’industrie pétrolière et gazière. Et, pour mémoire, la Chambre africaine de l’énergie n’a jamais sollicité ni accepté une seule contribution monétaire de Glencore.
De plus, nous croyons fermement que les transactions de Glencore dans les pays africains devraient être examinées de près au niveau local, et que les fonctionnaires africains qui ont accepté des pots-de-vin devraient être tenus responsables. Des enquêtes devraient être ouvertes et Glencore devrait être contraint de faire toute la lumière sur l’étendue de ses affaires de corruption. Après tout, Glenore est membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI), basée en Norvège. Sur la base de ses années d’actions corrompues, Glencore devrait être suspendue en tant qu’entreprise soutenant l’ITIE.
Et, enfin, les Africains de tous les jours – ceux qui sont le plus touchés par les effets toxiques de la corruption – doivent recevoir justice.
Deux poids deux mesures troublants
Nous trouvons ironique que l’ITIE, qui a fait campagne contre l’adhésion des pays africains à l’initiative, compte toujours Glencore parmi ses membres, surtout si l’on considère le fait que l’engagement de Glencore auprès de l’ITIE a commencé alors que l’entreprise avait le même comportement que celui que l’ITIE cherche à éradiquer.
« Glencore soutient les principes de transparence et de responsabilité de l’ITIE depuis 2011 », peut-on lire sur le site Internet de l’ITIE. « Soutenant depuis longtemps les entreprises minières, Glencore a également été un membre actif du groupe de travail de l’ITIE sur la transparence dans le commerce des matières premières, soutenant l’élaboration de directives de déclaration volontaire sur l’achat de pétrole, de gaz et de minéraux aux gouvernements. L’entreprise estime que les pays qui répartissent de manière transparente et efficace les richesses en ressources naturelles au profit de leurs communautés ont le potentiel d’attirer des investissements commerciaux plus importants, plus responsables et à plus long terme. »
C’est stupéfiant. Comment Glencore peut-elle croire en ces idéaux et conseiller la transparence alors qu’elle est l’une des entreprises les plus corrompues de l’industrie pétrolière et gazière ?
La présidente du conseil d’administration de l’ITIE, Rt Hon Helen Clark, a publié une déclaration sur Glencore et a exprimé son inquiétude quant aux actions de l’entreprise. Mais elle poursuit en demandant à Glencore d’appliquer les leçons apprises à son travail en cours avec l’ITIE. Il n’y a aucune mention des conséquences.
Imaginez-s’il s’agissait d’un pays africain ; imaginez la réaction de la communauté internationale. Elle ne s’arrêterait pas aux pénalités et aux expressions d’inquiétude. Non seulement l’entreprise serait condamnée à une amende, mais les équipes de direction seraient condamnées à une amende et seraient emprisonnées. Nous pourrions commenter la probabilité que l’ITIE suspende le statut de membre de soutien de l’entreprise africaine, mais comme l’ITIE s’est opposée à la participation africaine, c’est discutable.
Ce double standard est injuste. Il envoie un mauvais message aux Africains.
Faire sortir la lumière de l’obscurité
La corruption est le fléau des pays africains depuis bien trop longtemps. Elle restreint les libertés individuelles et favorise la pauvreté et l’instabilité. La corruption nuit aux individus et aux communautés. Elle tue l’espoir.
C’est pourquoi nous demandons au gouvernement américain d’utiliser les 1,2 milliard de dollars de pénalités que Glencore paie pour donner du pouvoir aux Africains. Ce sont eux les véritables victimes des malversations et des erreurs de Glencore.
Les pénalités de Glencore devraient aller à des organisations comme Power Africa, un partenariat public-privé formé par les États-Unis pour aider à lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique subsaharienne – un objectif partagé par la Chambre africaine de l’énergie. La corruption et la mainmise de Glencore sur l’État ont sapé les efforts visant à éradiquer la pauvreté énergétique. L’affectation des fonds à Power Africa contribuera à changer les conditions de vie de plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne qui sont actuellement privées d’électricité fiable.
Une partie de l’astreinte pourrait également être affectée à Prosper Africa, un autre programme américain. Prosper Africa s’efforce de donner aux entreprises africaines les moyens d’agir en leur fournissant des informations sur les marchés, un soutien aux transactions et des solutions susceptibles de renforcer le climat des affaires. Ses objectifs sont de créer des emplois et de favoriser une prospérité partagée. Soutenir ce programme serait un excellent moyen d’avoir un impact positif sur les populations et les communautés africaines.
Une autre recommandation : Les pays africains ont besoin de billions de dollars pour financer leur transition vers les énergies renouvelables afin de soutenir les objectifs climatiques internationaux. Au début du mois, l’Organisation africaine des producteurs de pétrole et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ont signé un protocole d’accord visant à créer une banque de l’énergie qui, en plus d’accroître les investissements du secteur privé dans les projets pétroliers et gaziers africains, dont le besoin se fait cruellement sentir, générera des revenus pour les projets d’énergie renouvelable.
Diriger une partie des pénalités de Glencore vers la Banque africaine de l’énergie est une excellente occasion pour les États-Unis de donner du pouvoir aux pays africains tout en soutenant les objectifs climatiques internationaux.
La dernière chose dont notre secteur de l’énergie avait besoin
Les actions de Glencore sont un coup dur pour l’énergie pétrolière et gazière de l’Afrique. À l’heure où la Chambre africaine de l’énergie tente de montrer au monde le bien que les opérations pétrolières et gazières peuvent faire sur notre continent, nous espérons que ceux qui suivent l’actualité de Glencore comprennent qu’elles sont loin d’être la norme dans notre secteur.
Franchement, nous sommes consternés que des hommes d’affaires qui viennent de sociétés libres et démocratiques pensent que la meilleure façon d’opérer en Afrique est de s’engager dans la corruption.
La Chambre africaine de l’énergie plaide pour des solutions de marché libre en Afrique, mais les marchés libres ne peuvent exister sans l’État de droit. Les marchés libres ne peuvent exister que si nous veillons à ce que le bon type d’actions ait lieu.
Nous ne pouvons tolérer une entreprise qui fait passer ses profits avant son intégrité ou qui se sert sans se soucier des effets néfastes de ses actions.
Glencore représente le pire de l’industrie pétrolière et gazière et sera exclue de la Semaine africaine de l’énergie qui se tiendra du 18 au 21 octobre au Cap, en Afrique du Sud. Il existe de très nombreuses entreprises énergétiques qui s’engagent à faire le bien en Afrique. Ce sont les entreprises avec lesquelles nous voulons travailler pour aider à construire un avenir meilleur pour les Africains.











