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CEDEAO: la BIDC accorde une ligne crédit de 50 millions d’euros à AFG Holding pour soutenir la croissance du secteur privé 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et AFG Holding SA ont officialisé un partenariat stratégique visant à accélérer considérablement la croissance du secteur privé dans toute la région de la CEDEAO.

L’accord, signé le mardi 18 novembre 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, prévoit la création d’une facilité dédiée d’un montant de 50 millions d’euros pour soutenir les entreprises privées par l’intermédiaire des filiales d’AFG Holding SA opérant dans la zone CEDEAO, à savoir AFG Bank CI SA et AFG Bank Guinée.

Lors de la cérémonie de signature, Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, a réaffirmé l’engagement de la Banque en faveur d’un développement inclusif et durable comme catalyseur de la création de richesse, de la promotion de l’emploi et de la réduction de la pauvreté dans la région de la CEDEAO. 

L’autonomisation du secteur privé est un pilier essentiel de nos efforts pour relever le défi persistant du chômage des jeunes et favoriser la résilience économique dans notre sous-région», a déclaré Dr Donkor. Ce partenariat avec AFG Holding SA élargira l’accès à des financements essentiels pour les entreprises qui sont le moteur de nos économies et contribuent de manière significative à la chaîne de valeur régionale.

Ce partenariat met particulièrement l’accent sur le renforcement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), qui constituent l’épine dorsale de l’économie de l’Afrique de l’Ouest. En élargissant l’accès à des capitaux abordables à long terme, ce mécanisme devrait aider les PME à développer leurs activités, à adopter de nouvelles technologies et à s’intégrer davantage dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, stimulant ainsi la productivité et l’emploi.

AFG Holding SA a salué ce partenariat, qu’elle considère comme un catalyseur de la croissance institutionnelle et d’un engagement plus profond dans l’économie réelle. S’exprimant au nom de l’institution, M. Kouakou Anzoua Abissa, Administrateur de AFG Holding SA, a exprimé sa profonde gratitude à la BIDC pour sa confiance et son soutien, réitérant l’engagement d’AFG à déployer les fonds de manière efficace et transparente afin d’obtenir des résultats tangibles et mesurables en termes d’expansion du secteur privé et de diversification économique.

Avec ce nouvel accord de financement, la BIDC renforce encore son rôle de partenaire de développement de confiance pour le secteur financier en Afrique de l’Ouest. En élargissant l’accès au financement pour les PME, qui sont des moteurs clés de l’innovation et de l’industrialisation, la Banque contribue à jeter les bases d’une prospérité durable et d’un avenir économique plus autonome pour la sous-région.

Mali: Ousmane Kola le Chef de bureau des Domaines et du Cadastre de Bougouni et de Ouelessebougou Primé

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, Ousmane Kola DAOU, qui occupe la position respectée de Chef de bureau des Domaines et du Cadastre de Bougouni et de Ouelessebougou, a eu l’immense honneur et le privilège d’être mis à l’honneur en recevant un trophée d’une grande valeur symbolique.

 Ce geste a été généreusement offert par le Comité National des Jeunes travailleurs de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (CNJT/UNTM), une organisation présidée par le dynamique Mamadou BABA Diakité. Cette reconnaissance a eu lieu dans le cadre d’un atelier soigneusement organisé portant sur le Renforcement des Capacités de ses membres dévoués, qui s’est déroulé dans la ville de Bougouni.

C’était un moment marquant et mémorable pour tous les participants, y compris pour M. DAOU, en ce jour mémorable du 18 novembre 2025. Ce prix symbolise non seulement la reconnaissance des efforts inlassables d’Ousmane Kola DAOU, mais aussi le soutien continu et la collaboration entre les divers acteurs des secteurs professionnels du Mali.

Ainsi, la cérémonie prestigieuse de remise de distinction à Monsieur Daou s’est déroulée avec une grande solennité, orchestrée par le représentant éminent du Secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), Monsieur Yacouba Katile. Cet événement marquant s’est tenu en présence de plusieurs hautes autorités administratives de premier plan, ainsi que des représentants des forces communales, des figures coutumières et traditionnelles influentes de la région de Bougouni.

 Défilerent également, en habits d’apparat, les rangs imposants des forces armées et de sécurité. Tout ce beau monde s’était réuni dans le cadre ambitieux et moderne de la salle de réunion du flambant neuf hôtel Massala, un lieu devenu symbole d’événements mémorables. Le lauréat honoré, Monsieur Daou, a saisi l’occasion de son discours pour exprimer sa profonde gratitude, ne manquant pas de remercier chaleureusement l’ensemble des militants et militantes dévoués de l’UNTM. 

Notons qu’il a tenu à mentionner tout particulièrement le soutien indéfectible du Secrétaire Général, l’honorable Président Yacouba Katile, et du président dynamique de la Jeunesse, Mamadou BABA Diakité, pour cet hommage exceptionnel rendu à sa personne qu’il considère humblement comme modeste.

Pour rappel, monsieur  Ousmane Kola Daou a conclu son allocution émue en dédiant ce prestigieux trophée à un cercle cher et étendu, incluant sa famille, ses amis proches, l’ensemble de la grande famille travaillant aux Domaines et au Cadastre du Mali, ainsi qu’à tous les Administrateurs Civils qui ont contribués à sa réussite et qui partagent son quotidien professionnel.

Daouda Bakary KONÉ 

Mines : la Chine annonce une découverte majeur d’or dans la province du Liaoning

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Chine, les autorités viennent de franchir une étape majeure qui pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de son industrie minière, un secteur d’une importance stratégique pour l’économie nationale.

En effet, le ministère en charge des Ressources naturelles, une institution clé dans la gestion des richesses du sous-sol chinois, a  annoncé avec fierté la découverte, dans la province du Liaoning située dans le nord-est du vaste territoire chinois, du plus grand gisement d’or jamais identifié depuis la fondation de la République populaire en 1949, un moment historique qui a ouvert un nouveau chapitre pour le pays. 

Il s’agit de la mine de Dadonggou, un site dont l’immensité ne peut être sous-estimée, renfermant pas moins de 1 444,49 tonnes d’or disséminées dans un total impressionnant de 2,586 milliards de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 0,56 gramme par tonne qui, bien que modeste, n’enlève rien à l’ampleur du potentiel économique de cette découverte. 

Bien que sa teneur soit considérée par les standards de l’industrie comme relativement faible, l’ampleur colossale du gisement, couplée à une configuration géologique favorable et à l’utilisation de technologies d’exploration avancées et innovantes, rendent son exploitation non seulement envisageable mais économiquement viable, ouvrant ainsi la voie à un projet industriel de dimension mondiale qui pourrait redéfinir le paysage de l’industrie minière à une échelle internationale. Cette découverte constitue un jalon important qui pourrait renforcer significativement la position de la Chine sur la scène économique mondiale, tout en stimulant le développement régional au Liaoning grâce à l’afflux d’investissements et la création d’emplois.

Depuis les prémices de l’identification des traces minérales en 1983, ces reliques de potentiels gisements miniers ont captivé l’intérêt des géologues et chercheurs du monde entier. Pourtant, ce n’est réellement que dans les dernières années que les efforts dédiés à leur exploration ont connu une intensification notable, culminant en une découverte confirmée et jugée exceptionnelle de ce site minier hors norme. 

D’après des sources fiables ayant suivi le développement de ce projet, plusieurs étapes centrales ont marqué cette aventure scientifique et industrielle. En particulier, les années 2009 et 2015 ont été les témoins d’avancées significatives grâce à une prospection exhaustive des lieux. En décembre 2023, un tournant majeur a été franchi avec l’obtention du précieux permis de prospection, délivré à la prestigieuse Liaoning Provincial Geological Prospecting and Mining Group. Immédiatement après, de 2024 à 2025, une ambitieuse campagne d’exploration a été lancée, caractérisée par sa nature « exhaustive et détaillée », nécessitant l’implication de 18 unités spécialisées dans la recherche et la production. Le fruit de ces efforts est devenu évident en septembre 2025 par la validation officielle du rapport d’exploration.

Au cours de quelque quinze mois particulièrement intensifs, l’entreprise a investi près de 200 millions de yuans, équivalant à environ 28,11 millions de dollars américains, soit approximativement 16 milliards de FCFA, uniquement en fonds propres. Cet investissement a permis la réalisation de 219 forages et l’extraction de 136 700 mètres de carottes de roche, démontrant ainsi une mobilisation industrielle sans précédent. Pour illustrer l’envergure de cette opération, il est remarquable de noter que jusqu’à 45 foreuses opéraient simultanément avec une force de travail composée de près de 1 000 techniciens, ingénieurs et ouvriers, tous convergeant vers la réussite de cette exploration titanesque.

D’après les estimations fournies par les autorités compétentes, le potentiel des ressources aurifères identifiées dans cette région spécifique est véritablement impressionnant. Elles s’étendent à une profondeur significative, située entre -913 mètres et +115 mètres d’altitude, sur une longueur impressionnante qui peut atteindre un maximum de 3 128 mètres. Ces caractéristiques géographiques et géologiques indiquent clairement que le site de Dadonggou représente un gisement non seulement profond, mais aussi remarquablement étendu.

 Il s’agit d’un site véritablement riche en potentialités industrielles, ce qui le rend particulièrement intéressant pour les investissements futurs et les exploitations minières. Bien que la teneur en or soit relativement faible, avec une concentration de seulement 0,56 gramme par tonne, plusieurs facteurs viennent compenser cette limitation apparente. La vaste échelle du gisement joue un rôle crucial, tout comme la continuité inhérente de la minéralisation, qui assure une extraction stable sur une vaste zone. De plus, certains segments du gisement bénéficient d’une facilité relative d’exploitation, rendant l’extraction aurifère plus accessible et économiquement viable. Enfin, les premiers résultats des études réalisées sur place confirment la rentabilité potentielle, faisant de ce site une perspective alléchante pour les entreprises minières.

Pour Pékin, cette découverte va bien au-delà de la simple addition de nouvelles réserves d’or. Elle prend place dans une stratégie nationale étoffée qui vise non seulement à renforcer considérablement les réserves stratégiques du pays en or, mais aussi à sécuriser de manière proactive l’accès à un métal devenu d’une importance cruciale pour la finance mondiale. En outre, l’or joue un rôle fondamental dans le développement de la technologie avancée et des industries de pointe.

 La revitalisation économique de la province du Liaoning, située dans le Nord-Est de la Chine, illustre un effort concerté pour redynamiser une région longtemps éprouvée par le déclin industriel. Le ministère des Ressources naturelles estime que ce gisement représente un bond en avant significatif dans la recherche avancée sur la formation des dépôts aurifères à l’échelle nationale. Cela ouvre également la voie à l’élaboration d’un ‘’modèle chinois » novateur de prospection minière, caractérisé par des cycles courts et une haute qualité, qui pourrait bien être considéré comme une nouvelle référence mondiale dans ce domaine.

Dans un contexte mondial où dominent la volatilité financière et les tensions géopolitiques croissantes, sans oublier la ruée mondiale vers les métaux dits stratégiques, cette découverte arrive à un moment particulièrement favorable pour la Chine. Étant le premier consommateur d’or à l’échelle mondiale, et comptant parmi les plus grands producteurs, ce développement est d’une importance stratégique. Le site de Dadonggou, avec sa promesse de richesses, pourrait contribuer de manière significative à réduire les dépendances extérieures tout en fortifiant l’économie nationale et en augmentant l’influence de la Chine sur le marché de l’or mondial.

Avec la découverte de ce gisement géant d’une richesse inestimable, Pékin possède désormais un atout stratégique majeur pouvant véritablement transformer le paysage économique du Nord-Est de la Chine. Ce trésor minier ouvre la voie non seulement à une relance économique vigoureuse dans la région, mais aussi au soutien accru de la politique nationale visant à hisser la Chine au rang des producteurs aurifères de classe mondiale. 

Notons que la mine de Dadonggou, avec ses ressources abondantes et son potentiel économique, se profile ainsi à l’horizon comme l’un des nouveaux piliers incontournables de l’économie minière chinoise. Elle pourrait symboliser le renouveau tant espéré de l’industrie dans le Liaoning, région autrefois frappée par le déclin industriel. 

Dans un contexte où la maîtrise et la mise en valeur des ressources stratégiques représentent désormais un impératif national crucial, la découverte et l’exploitation de ce gisement revêtent une importance capitale, affirmant la détermination de la Chine à dominer cette sphère stratégique sur le plan mondial.

Zangouna KONE 

Au Mali, Orange va investir 30 milliards de FCFA dans la construction de son siège à Bamako 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans le cadre de relations bilatérales de coopération et de partenariat stratégique, le président du conseil d’administration d’Orange Mali, Brelotte Bâ, a été honoré d’une audience par le Général Abdoulaye Maïga, qui occupe la fonction de Premier ministre à la primature.

Au terme de discussions franches et constructives, Brelotte Bâ a révélé un plan ambitieux : la construction d’un nouveau siège pour Orange Mali, impliquant un investissement massif de 30 milliards de FCFA, qui sera situé dans la capitale, Bamako.

Après avoir officiellement pris ses fonctions en août 2025, Brelotte Bâ, en sa qualité de Président du Conseil d’Administration, s’est entouré de l’équipe exécutive de la Direction d’Orange Mali pour entreprendre une visite de courtoisie auprès du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga.

 Cette rencontre, qui s’est déroulée en toute cordialité ce lundi 17 novembre 2025, avait pour objectif de bénéficier de conseils avisés et de lignes directrices appropriées de la part du chef du gouvernement, permettant ainsi de renforcer le cadre des actions menées par Orange Mali sur le territoire national.

Dans ce contexte particulier, il a chaleureusement exprimé sa gratitude envers les autorités de la Transition pour l’appui significatif qu’elles ont offert à Orange Mali, une entreprise engagée dans sa mission en tant qu’opérateur de télécommunications. Leur soutien a été essentiel, notamment pour faciliter le processus d’expansion d’Orange Mali ainsi que pour garantir sa sécurisation dans un environnement en constante évolution.

C’est pourquoi,  le président du conseil d’administration a également manifesté son enthousiasme et sa fierté quant au travail exceptionnel accompli par son équipe sur le terrain, qui a joué un rôle crucial dans la mise en œuvre réussie de la politique de responsabilité sociale au Mali. 

Ce succès a été fortement influencé par leurs efforts en matière d’accompagnement communautaire et de mécénat. Profitant de l’occasion de cette rencontre, il a présenté au Chef du gouvernement les plans ambitieux du nouveau siège d’Orange, un projet d’envergure marqué par un investissement de 30 milliards de FCFA.

 Pour finir son discours, le président du conseil d’administration d’Orange a réaffirmé son engagement inébranlable auprès des autorités de la Transition, exprimant vivement sa détermination à continuer de fournir des services de qualité à ses clients et à contribuer au développement du pays.

A son tour , le Premier ministre a accueilli favorablement et avec enthousiasme cette visite qui était particulièrement remplie de symboles significatifs. En outre, il a exprimé ses félicitations à l’équipe pays d’Orange pour sa grande disponibilité et son dévouement, tout en applaudissant le Président du Conseil d’Administration pour l’initiative du projet de siège. 

Notons que ce projet, a-t-il ajouté avec conviction, offrira non seulement un meilleur cadre de travail, mais créera également un environnement professionnel plus motivant pour les compatriotes employés chez Orange, renforçant ainsi la culture d’entreprise et le bien-être de ses collaborateurs.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Mali, le taux d’inflation en baisse de -0,9% selon la BCEAO (Rapport du 4 septembre 2025)

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Vendeuse, Marché aux légumes (Marché Ganhi), Cotonou, Bénin


(CROISSANCE AFRIQUE)-Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un regroupement régional visant à harmoniser les politiques économiques et monétaires de ses pays membres, le taux d’inflation a enregistré une déflation estimée à (-0,9%), une tendance révélée par le dernier rapport détaillé de la BCEAO, qui a été publié le jeudi 4 septembre 2025. 

Ce phénomène, qui représente une baisse continue des prix des biens et services dans la région, marque la deuxième occurrence consécutive de taux d’inflation négatif, un niveau qui avait déjà été observé auparavant à (-0,2%) en juin. Cela soulève des questions importantes sur les dynamiques économiques actuelles et pose des défis pour les responsables politiques qui s’efforcent de maintenir la stabilité économique régionale.

La déflation observée dans l’économie s’explique principalement par une baisse significative des prix des produits alimentaires, un facteur majeur car ces produits représentent une part importante du panier de consommation des ménages.

 Ce phénomène impacte directement le budget familial ainsi que les secteurs des restaurants et des hôtels, qui dépendent fortement des coûts des denrées de base. Pourtant, malgré cette tendance générale à la baisse, on observe une exception notable dans la catégorie des boissons alcoolisées, des tabacs et des stupéfiants. 

En effet, cette catégorie a connu une évolution surprenante avec un taux atteignant 2,9%, marquant le plus haut niveau enregistré depuis le début de l’année, illustrant un mouvement contrastant par rapport à la déflation globale. Par ailleurs, le secteur de l’enseignement n’a pas été en reste, ayant également connu une variation dans l’évolution des prix, ce qui démontre la complexité des dynamiques économiques en jeu dans différents segments du marché.

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En juillet, on observe que, globalement, cinq pays au sein de l’Union ont traversé une période de déflation, en comparaison avec seulement trois pays durant le mois précédent. Le Niger s’illustre par la déflation la plus prononcée, atteignant un taux de -9,1 %, ce qui traduit une réduction considérable des prix des produits. Ce phénomène, qui témoigne d’une détérioration continue, mène à l’enregistrement d’un taux négatif pour la troisième fois consécutive, et met en lumière des défis économiques persistants pour le pays. 

Parallèlement, le Mali montre une diminution dans son taux d’inflation, passant de 5,3% à 4,8%, bien que cet ajustement ne suffise pas à lui faire perdre sa première place comme détenteur du taux d’inflation le plus élevé parmi les pays de la zone. Cette situation complexe et contrastée entre les différentes nations illustre les enjeux économiques variés auxquels chaque pays doit faire face, fluctuants entre déflation dramatique et pression inflationniste.

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Ces chiffres interviennent après que l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a enregistré, au mois de mai dernier, son plus bas niveau d’inflation depuis plus de deux ans, atteignant un taux exceptionnellement bas de 0,6%.

Aussi, ces taux sont nettement inférieurs à la fourchette cible de 1 à 3% fixée par la Banque Centrale, ce qui témoigne d’une situation économique assez particulière. Cette situation s’expliquerait notamment par un approvisionnement amélioré des marchés locaux, voire régionaux, et une baisse marquée des prix des produits importés, des facteurs déterminants selon les observations de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

 Par ailleurs, en juin dernier, la Banque a pris la décision stratégique de baisser son principal taux directeur de 25 points de base, le ramenant à un niveau modifié de 3,25%, avec pour objectif de maintenir la stabilité macroéconomique, malgré la persistance des fortes incertitudes économiques à l’échelle mondiale. 

Notons qu’elle prévoit que la croissance économique régionale devrait non seulement rester solide, mais aussi atteindre un niveau de 6,4% en 2025, en progression par rapport aux 6,3% attendus pour 2024, ce qui dessine un avenir relativement prometteur pour l’économie de la région selon les projections actuelles.

Moussa KONÉ 

Air Sénégal, passe la commande de (09) Boeind moderne 737 Max pour développer ses activités en Afrique

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Image, hôtesse Air Sénégal pour illustration

 

(CROISSANCE AFRIQUE)- le géant Américain Boeing et Air Sénégal ont annoncé avec fierté le 17 novembre 2025 que la compagnie aérienne d’Afrique de l’Ouest avait pris la décision significative de passer une commande de neuf avions modernes 737 Max, marquant un tournant dans l’histoire de la compagnie aérienne nationale. 

Selon un communiqué de presse officiel, cette commande, une fois finalisée, représentera non seulement le plus grand achat de flotte jamais réalisé dans l’histoire de la compagnie, mais elle constituera également la première commande d’avions effectuée auprès de Boeing depuis 2004. Cette initiative audacieuse s’inscrit dans le cadre de l’ambition croissante du Sénégal de développer et d’étendre ses services à la fois sur les plans régional et international, renforçant ainsi sa présence sur la scène aéronautique mondiale.

Avec l’intégration prochaine du 737-8 dans sa flotte d’avions monocouloirs, Air Sénégal se prépare à étendre de manière significative son réseau en Europe. L’objectif est non seulement d’améliorer l’accès aux grandes destinations européennes, mais aussi de lancer de nouvelles liaisons stratégiques au départ de Dakar vers des régions aussi diverses que le Moyen-Orient et l’Amérique. 

« Le 737 Max permettra également à Air Sénégal de desservir efficacement des villes secondaires européennes, offrant ainsi aux passagers un gain de temps appréciable en contournant les grands hubs souvent encombrés », peut-on lire dans le communiqué, soulignant la volonté de la compagnie d’innover et de se démarquer en offrant un service de qualité supérieure. Cette nouvelle flotte promet de transformer l’expérience des voyageurs et de renforcer l’économie locale en augmentant considérablement la connectivité avec le reste du monde.« Cette acquisition marque une étape majeure et déterminante pour Air Sénégal, reflétant un engagement significatif vers l’innovation et l’amélioration continue de ses services. Cette commande ambitieuse s’inscrit dans la stratégie globale et de long terme d’Air Sénégal, qui vise à renforcer et moderniser sa flotte. Ce projet de modernisation a pour but de soutenir l’expansion de son réseau régional et intercontinental, en complément de son objectif de consolider la position de Dakar comme hub aérien de référence en Afrique de l’Ouest, région en plein essor des infrastructures de transport. Le Directeur général, Tidiane Ndiaye, a exprimé sa vision pour l’avenir de la compagnie, soulignant l’importance de cette démarche stratégique pour le développement économique de tout le pays.
Le communiqué de presse, rempli de détails pertinents, informe que le nouveau 737-8 peut, avec flexibilité, transporter jusqu’à 178 passagers dans une configuration bi-classes, tout en offrant la capacité de parcourir une distance impressionnante de jusqu’à 6 480 km. Le modèle 737-8 est particulièrement adapté pour répondre efficacement à la demande croissante de transport aérien en Afrique, une demande portée par le développement économique significatif et une population jeune et en constante croissance. 

Air Sénégal, en se basant sur une vision d’avenir, bénéficiera des avancées technologiques de l’avion, dont l’efficacité opérationnelle réduit de 20 % la consommation de carburant et les émissions de CO2, tout en générant une empreinte sonore qui est 50 % plus faible par rapport aux avions qu’il remplace, témoignant d’un engagement fort pour un avenir plus écologique et responsable. »

« Nous sommes extrêmement impatients et pleins d’enthousiasme à l’idée d’accueillir Air Sénégal dans la grande et prestigieuse famille du 737 Max. En effet, tandis qu’ils s’apprêtent à exploiter la polyvalence impressionnante, la fiabilité éprouvée et la technologie de pointe du modèle 737-8, cela servira à soutenir de manière significative leurs ambitions de croissance vigoureuse et d’expansion progressive », a déclaré avec conviction et satisfaction Brad McMullen, qui occupe le poste de Sénior Vice-Président des ventes et du marketing commercial au sein de l’entreprise Boeing. 

« Nous nous engageons fermement et de manière proactive à favoriser un développement durable du transport aérien dans cette région en plein essor. Ainsi, nous travaillerons étroitement avec Air Sénégal pour accompagner l’amélioration continue de leur flotte et enrichir l’expérience des passagers », a-t-il ajouté avec détermination et engagement.

Par ailleurs, selon les perspectives commerciales de Boeing pour l’année 2025, il est prévu que les compagnies aériennes situées en Afrique auront besoin d’acquérir plus de 1 200 nouveaux avions au cours des vingt prochaines années. Dans cette projection, les avions monocouloirs devraient représenter plus de 70 % des livraisons, soulignant l’importance cruciale de ces appareils dans le développement futur des compagnies du continent.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, les matériaux de construction en légère hausse de 0,1 % au 3 ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Sénégal, le coût de la construction des logements neufs à usage d’habitation connait une augmentation de 0,1% au troisième trimestre de l’année 2025, lorsqu’il est comparé à celui du trimestre précédent.

 Cette tendance s’inscrit dans un contexte économique où, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), la hausse observée est principalement due à l’augmentation significative des prix des « matériaux de construction », ainsi qu’à l’inflation du coût de la « location du matériel ». De plus, lorsqu’on examine l’évolution sur une période d’un an, on constate que le coût de la construction a évolué de manière plus prononcée avec une hausse de +2,7%.
Dans le détail de la variation trimestrielle, l’Ansd indique que les prix des divers « matériaux de construction » ont augmenté de 0,2%, influencés par le renchérissement des matériaux de base comme le ciment, les briques et l’acier, qui subissent une hausse de +0,6%. En parallèle, les matériaux nécessaires pour les travaux d’électricité, tels que les câbles et les dispositifs de sécurité, affichent également une augmentation de +0,3%.

 Cependant, cette tendance à la hausse est atténuée par certaines baisses notables, incluant une diminution des prix des matériaux de plomberie et sanitaire qui montrent une réduction de -0,8%, des matériaux utilisés pour le revêtement des murs et sols qui voient leurs prix diminuer de -0,6%, ainsi que des matériaux de menuiserie, tels que le bois et les portes, qui affichent une baisse de -0,4%. En glissement annuel, les prix des matériaux se relèvent de 2,7%. 

La hausse des prix des matériaux de base (+0,6%) en rythme trimestriel est attribuable à celle des prix du sable (+5,4%), des graviers (+1,3%) et, dans une moindre mesure, du ciment ordinaire (+0,1%). Le renchérissement du sable est dû aux contraintes d’approvisionnement qui continuent d’impacter les prix, malgré la reprise des activités dans certains dépôts. Toutefois, les prix du fer à béton chutent de 3,0% sur la même période. En glissement annuel, les prix des matériaux de base évoluent de +5,3%. 

Les prix des matériaux pour les travaux d’électricité s’accroissent de 0,3% au cours du trimestre sous revue, en raison de la montée de ceux des câbles Vgv (+1,5%).Toutefois, la baisse des prix des équipements d’éclairage électrique (-1,3%) a contribué à atténuer cette hausse. Comparés à leur niveau au troisième trimestre 2024, les prix se bonifient de 1,3%.

 les matériaux de plomberie et sanitaire ont  été observé que leurs prix connaissent une baisse notable de 0,8% ce trimestre, ce recul étant étroitement lié à la diminution de 1,1% des prix des tuyaux en plastique.

 Sur une base annuelle, la baisse des prix de ces matériaux atteint un pourcentage encore plus significatif de 1,7%, soulignant une tendance déflationniste durable. Concernant les matériaux pour l’étanchéité, on remarque également une diminution des prix, s’établissant à 0,7% en rythme trimestriel, influencée principalement par une réduction de 0,8% du prix du feutre de bitume, matériau crucial pour assurer l’isolation et la protection des infrastructures. 

Par rapport à la même période de 2024, ces prix enregistrent une contraction de 0,5%, illustrant une vie économique en constante réévaluation. Du côté des matériaux utilisés pour le revêtement des murs et des sols, un repli de 0,6% est remarqué sur le trimestre, largement attribuable au recul substantiel de 1,3% des prix des carreaux pour sol, bien qu’un contraste soit observé avec une augmentation de 0,6% des prix des carreaux pour mur au cours de la même période.

 En variation annuelle, cependant, les prix dans ce secteur marquent une diminution globale de 0,7%. Enfin, s’agissant des matériaux de menuiserie, leurs prix montrent une contraction de 0,4% en rythme trimestriel, évolution qui trouve principalement son origine dans une baisse marquée de 1,7% des prix des produits de menuiserie aluminium, matériau de choix pour de nombreuses constructions modernes.
  Au cours de cette période d’évaluation des tendances des matériaux, il est observé que, bien que les prix des produits de menuiserie bois connaissent une légère augmentation de 0,1 %, ceux de la menuiserie métallique demeurent inchangés, montrant ainsi une stabilité qui contraste avec la tendance générale. 

En analysant la situation sur une base annuelle, on constate une diminution globale de 0,6% des prix des matériaux, ce qui révèle une dynamique de marché assez complexe. Lorsqu’on se concentre plus spécifiquement sur ce trimestre, les tarifs des peintures ont connu une réduction de 0,1 %, une tendance principalement attribuée à la baisse notée dans les prix de la peinture à huile, qui ont chuté de 0,7 %. Paradoxalement, durant la même phase, les prix de la peinture à eau ont légèrement augmenté de 0,1 %, reflétant une divergence dans les segments de marché. Par ailleurs, sur une perspective annuelle, il est à souligner que les prix des peintures en général ont fléchi de 0,6 %.

 Pour sa part, la catégorie « location du matériel », une hausse significative de 0,8 % a été enregistrée en variation trimestrielle. Cette augmentation peut essentiellement être attribuée aux coûts de location revus à la hausse des serre-joints en fer, avec une augmentation de 3,4 %, ainsi que des planches en bois, qui ont observé une hausse de 1,2 %. Ces chiffres témoignent des fluctuations variées des coûts associés à la construction et à la rénovation, influencées par des facteurs spécifiques à chaque type de matériel.

En comparaison à la période correspondante en 2024, ces coûts de location s’accroissent de manière notable, enregistrant une augmentation de 3,8%. Cela peut s’expliquer par divers facteurs tels que l’inflation, les variations de la demande dans le marché locatif, ainsi que d’autres dynamiques économiques. Concernant les « moyens de gestion », notamment les charges associées à la gestion des ressources et services, leurs coûts restent remarquablement stables au cours de la période sous revue, marquant une certaine continuité ou maîtrise budgétaire de la part des gestionnaires. 

En effet, malgré le repli des prix de la consommation domestique d’eau, qui observe une légère baisse de 0,1%, et des huiles de moteur, dont le prix diminue de 1,3%, ces baisses sont compensées par le renchérissement de la consommation d’électricité, qui voit son prix augmenter de 1,2%. Ainsi, en glissement annuel, les coûts des moyens de gestion baissent de 1,5%, ce qui reflète peut-être un ajustement des ressources ou stratégies utilisées au cours de l’année.

S’agissant de la « main d’œuvre », leurs coûts se contractent de 0,1% en rythme trimestriel. Ce léger recul est principalement en liaison avec la baisse assez marquée des rémunérations des peintres, qui diminuent de 2,4%, des carreleurs, dont la rémunération descend de 1,9%, et des maçons, qui voient leur salaire baisser de 0,7%. Peut-être cela est-il dû à une diminution de la demande pour ces travaux ou une densité concurrentielle plus forte dans ces professions. Toutefois, il est intéressant de noter que, à l’inverse, les rémunérations des manœuvres, des coffreurs et des ferrailleurs ne suivent pas cette tendance. 

Notons qu’elles augmentent respectivement de 1,7%, 1,4% et 0,8%, ce qui pourrait indiquer une demande accrue ou une reconnaissance de compétences spécifiques dans ces domaines. Enfin, en glissement annuel, le coût de la main-d’œuvre se bonifie de 2,9%, suggérant un redressement général des salaires et une dynamique positive sur le marché du travail. Cette diversité de tendances illustre la complexité et l’évolution continue du secteur de la construction et des travaux.

Abdoulaye KONÉ 

Afreximbank et ICIEC signent une convention de partenariat stratégique visant les échanges commerciaux arabo-Afrique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La dynamique du commerce entre l’Afrique et le monde arabe pourrait franchir un nouveau cap, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses pour les économies de ces régions interconnectées.

 En effet, la Société islamique d’assurance des investissements et du crédit à l’exportation (ICIEC), un assureur multilatéral agissant selon les principes de la charia et affilié au Groupe de la Banque islamique de développement, ainsi que la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), ont récemment annoncé la signature d’un partenariat stratégique. Ce partenariat vise à surmonter un obstacle majeur pour les échanges du corridor arabo-africain, à savoir le manque d’information crucial et l’insuffisance d’outils adaptés pour l’atténuation des risques auxquels les entreprises sont confrontées. 

Ce protocole d’accord constitue un cadre inédit et innovant qui habilite deux institutions financières majeures à collaborer plus étroitement, avec l’ambition affirmée de stimuler les investissements, d’améliorer considérablement la fluidité des flux commerciaux transnationaux, et de renforcer la capacité des entreprises locales à opérer efficacement dans des environnements qui sont souvent perçus comme risqués voir même hostiles. Grâce à cette coopération renforcée, les institutions espèrent non seulement dynamiser le commerce régional, mais aussi faciliter la création d’un climat d’affaires plus sûr et plus prévisible.

Au cœur de l’accord de partenariat historique signé le 27 octobre 2025 par les dirigeants des deux grandes institutions multinationales, l’ICIEC et l’Afreximbank, figure une série impressionnante de mécanismes de coopération, tous considérés comme hautement stratégiques dans le contexte actuel de développement économique mondial.

 Grâce à cet accord, l’ICIEC pourra mettre pleinement à profit son expertise inestimable en matière d’assurance et de couverture du risque politique et commercial, sécurisant ainsi les investisseurs et facilitant les transactions internationales. De son côté, Afreximbank s’engage à mobiliser efficacement ses capacités d’intermédiation financière ainsi que ses plateformes numériques avancées, dans le but de promouvoir une économie d’échange plus robuste en Afrique.

Ce partenariat ambitieux inclut, entre autres, la mise en place de mécanismes conjoints de partage des risques, visant à faciliter notablement la mobilisation de financements commerciaux pour des projets de grande envergure. L’accord prévoit aussi un échange structuré et régulier d’informations précieuses pour pallier le manque de données critiques sur les marchés régionaux, souvent fragmentés et mal connus. 

Un accent particulier est mis sur le renforcement significatif des plateformes numériques d’Afreximbank, telles que TRADAR Intelligence et TRADAR Regulations, outils sophistiqués destinés à éclairer et sécuriser davantage les décisions prises par les exportateurs et investisseurs. En outre, des programmes coordonnés sont conçus pour le renforcement des capacités des acteurs tant publics que privés, les dotant des compétences nécessaires pour naviguer efficacement les défis du marché globalisé. Finalement, l’initiative innovante AfrexInsure sera déployée, venant compléter de manière judicieuse la boîte à outils déjà riche d’Afreximbank pour l’atténuation des risques, constituant ainsi un atout majeur pour l’économie régionale…

L’approche est soigneusement conçue pour transformer un obstacle souvent rencontré, à savoir le manque d’informations fiables et de produits de couverture adaptés, en un avantage stratégique significatif. Cette initiative ambitionne de tirer parti des défis pour en faire des opportunités bénéfiques. Pour l’ICIEC, cette alliance qu’ils ont formée représente un moyen efficace non seulement d’étendre son influence, mais aussi de renforcer considérablement la robustesse et la résilience de la chaîne de financement du commerce à l’échelle mondiale. Selon Yasser Alaki, le directeur du développement commercial de l’institution, cette coopération a pour vocation de transformer les aspirations des entreprises en réalisations concrètes et tangibles en leur fournissant des garanties sur mesure qui répondent spécifiquement à leurs besoins commerciaux.

De son côté, Afreximbank perçoit ce partenariat comme un catalyseur essentiel de son ambition de promouvoir l’intégration commerciale sur le continent africain. Pour Haytham ElMaayergi, le vice-président exécutif de la banque, cette collaboration joue un rôle crucial dans le renforcement du ‘’pont commercial arabo-africain ». Cet objectif stratégique d’envergure vise à connecter plus étroitement deux régions dynamiques qui, ensemble, regroupent plus de 700 millions d’habitants et génèrent un PIB combiné dépassant les 3 000 milliards de dollars, consolidant ainsi leur position économique et commerciale sur la scène internationale.

L’accord intervient dans un contexte particulièrement stratégique et crucial, où les économies arabes, conscientes des opportunités et des perspectives de croissance que le continent africain offre, intensifient leurs investissements en Afrique. Cette dynamique d’investissement survient alors que les États africains sont en quête non seulement de multiplier et de diversifier leurs partenaires financiers, mais aussi de sécuriser et de stabiliser leurs échanges dans un environnement mondial devenu de plus en plus instable et complexe. 

Une des composantes significatives de cette alliance est la montée en puissance de la finance islamique, qui offre des solutions alternatives et spécifiques de financement conformes aux principes islamiques. De plus, l’essor fulgurant des plateformes numériques dédiées au renseignement commercial permet une diffusion rapide et efficace de l’information, facilitant ainsi les transactions. Parallèlement, la demande croissante pour des produits de couverture, pour atténuer les risques économiques et politiques, renforce la pertinence et l’importance de ce partenariat.

En combinant la capacité financière robuste d’Afreximbank, institution de financement clé pour le commerce africain, avec l’expertise assurantielle et le savoir-faire technique de l’ICIEC, ces deux entités bâtissent un instrument financier structurant, conçu pour stimuler et accélérer la prochaine phase de développement des échanges arabo-africains. Cette collaboration ne se limite pas à un simple partenariat financier; elle représente un cadre stratégique de coopération visant à redéfinir les relations économiques entre les nations arabes et africaines, en ouvrant la voie à une ère de prospérité et de croissance partagées.

Mariam KONE 

En Côte d’Ivoire , la Fondation SEPHIS et Baobab micro-finance s’associent autour d’une ligne de 1 milliard de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Fondation SEPHIS et Baobab Côte d’Ivoire ont signé une convention de partenariat visant à renforcer l’accès au financement et l’accompagnement des femmes entrepreneures. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique nationale de promotion d’un développement économique inclusif.

Un engagement commun au service de l’entrepreneuriat féminin

Acteur majeur du renforcement des capacités entrepreneuriales en Afrique francophone, la Fondation SEPHIS accompagne chaque année plus de 1 000 PME. Lauréate du Prix d’Excellence de l’État de Côte d’Ivoire pour sa contribution à la valorisation des compétences féminines, elle œuvre à ce que l’assistance technique, l’accès au marché et l’inclusion financière ne soit plus un frein, et a financé plus d’1 milliard de F CFA de lignes de crédit en faveur des PME dirigées par des femmes en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo.

 » La Fondation SEPHIS a permis à de nombreuses entrepreneures d’accéder au financement et à des formations structurantes. Toutefois, un besoin pertinent de solutions de croissance se fait ressentir « , a indiqué Madame Sefora Kodjo, Présidente du Conseil d’administration.

L’appui d’Invest for Jobs, un levier d’impact reconnu

La mise en œuvre des programmes de la Fondation SEPHIS bénéficie du soutien constant d’Invest for Jobs, initiative allemande représentée par Mme Aurore Glenat. Les deux organisations ont développé des projets tels que African Women of the Future (AWF) et West African Women Initiative (WAWI), distingués par l’Union Africaine parmi les meilleures initiatives panafricaines dédiées à l’entrepreneuriat féminin.

 » Nous faisons des femmes des entrepreneures aguerries, à travers beaucoup d’assistances techniques, mais si elles n’ont pas d’argent pour développer leurs activités, elles n’arriveront à rien. « , a déclaré Mme Aurore Glenat lors de la cérémonie.

Baobab Côte d’Ivoire : un acteur financier engagé dans l’inclusion

Leader du secteur de la microfinance, Baobab Côte d’Ivoire compte plus de 270 000 clients et un encours crédit de 167 milliards de F CFA au 31 décembre 2024. L’institution ambitionne de renforcer son action auprès des entrepreneures, qui représentent déjà plus de 33 000 bénéficiaires et 37 milliards de crédits accordés.

 » Nous sommes convaincus que si nous mettons en place les bonnes fondations et renforçons nos capacités, ce partenariat permettra d’engager l’inclusion financière et l’autonomisation des femmes sur la voie de croissance durable « , a déclaré M. Ruben Dieudonné, Directeur Général de Baobab Côte d’Ivoire.

Cette alliance, fondée sur la complémentarité entre expertise technique et capacité financière, vise à renforcer l’écosystème entrepreneurial féminin en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

Un modèle de coopération au service du développement inclusif

À travers cette collaboration, les deux institutions réaffirment leur volonté de promouvoir une croissance équitable et de soutenir les entrepreneures africaines. Ce partenariat constitue une étape décisive vers une inclusion financière renforcée et une autonomisation accrue des femmes dans l’économie.

Secteur Minier Africain -(Dossier): Simandou 2040, un Couloir Économique S’ouvre à la Guinée

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Guinée, en pleine quête de développement économique, a fait un pas significatif en avant le mardi 11 novembre en lançant officiellement l’exploitation de Simandou, connue pour être l’une des plus vastes réserves mondiales de minerai de fer. Ce projet, selon les études menées par le Fonds monétaire international, a le potentiel de booster considérablement la croissance économique du pays. 

En effet, il pourrait accroître le produit intérieur brut guinéen de pas moins de 26 % d’ici 2030. En parallèle, cette exploitation pourrait également permettre de doubler la valeur des exportations minières du pays, ce qui contribuerait à renforcer significativement l’économie nationale. Cependant, ces chiffres ne donnent qu’un avant-goût du potentiel immense de prospérité et de transformation économique qu’espèrent les autorités guinéennes avec Simandou. Le programme de développement ambitieux, nommé « Simandou 2040 », témoigne de ces attentes élevées. Pourtant, même si cette ressource précieuse semble offrir un avenir prometteur pour l’un des pays les plus démunis du globe, sa gestion diligente et méthodique sera essentielle pour traduire ce potentiel en progrès réaliste et tangible.

La Participation du Groupe sidérurgique chinois BAOWU

À la veille de l’important événement marquant la cérémonie de lancement, les attentes ont été quelque peu réfrénées par la mise en lumière des failles persistantes et de la vulnérabilité de la gouvernance minière en Guinée. En effet, dans un rapport relayé le dimanche précédent par les médias locaux, le Conseil national de transition (CNT) attire l’attention sur une problématique financière significative : un montant impressionnant de 100 millions de dollars, somme correspondant au paiement initial versé par le puissant groupe sidérurgique chinois BAOWU, afin de participer au projet, ne serait toujours pas répertorié dans les comptes publics, soulevant des inquiétudes légitimes sur la transparence financière.

« Dans le cadre plus vaste de l’effort pour renforcer la mobilisation des recettes administratives, le CNT réitère avec vigueur sa recommandation essentielle qui porte sur l’encaissement effectif des ressources financières générées par le ticket d’entrée de BAOWU au sein du projet Simandou. Ces ressources sont estimées à un montant considérable de 864 milliards de francs guinéens, » souligne fermement la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire, dans un message qui exhorte instamment les départements concernés à non seulement clarifier cette situation, mais aussi à veiller à ce que ces fonds soient dûment régularisés et transférés en temps opportun au Trésor public, garantissant ainsi une gestion financière plus transparente et organisée.

L’exemple historique bien établi de l’extraction et de l’exploitation de la bauxite, ce minerai riche en aluminium, illustre comment l’industrie minière a souvent façonné des économies entières, influençant ainsi le développement socio-économique de nombreuses régions à travers le monde. La bauxite, en tant que ressource stratégique, a catalysé une série de transformations industrielles et économiques, conduisant à la création de complexes industriels, et jouant un rôle crucial dans le commerce international, tout en posant des défis environnementaux et sociétaux considérables.

Avec le projet de Simandou, la Guinée a le potentiel de transformer et de remodeler profondément la hiérarchie mondiale des producteurs de fer, se frayant un chemin parmi les géants du secteur. Conakry a pour ambition de pénétrer même le segment premium du marché international, en se concentrant sur le minerai de très haute qualité extrait de Simandou, qui affiche une teneur spectaculaire de 65 % de fer. Cette caractéristique exceptionnelle offre à la Guinée une incroyable opportunité de se positionner en tant que fournisseur stratégique pour l’industrie mondiale de l’acier bas carbone, un secteur en pleine croissance qui privilégie les matériaux plus propres et plus efficaces. Selon les déclarations de Bouna Sylla, le ministre guinéen des Mines, grâce à cette spécificité, la Guinée peut espérer non seulement augmenter ses exportations, mais aussi cibler des « prix élevés » sur le marché pour le fer de Simandou, renforçant ainsi sa compétitivité économique et sa capacité d’attraction d’investissements étrangers dans le secteur minier.

Simandou, un Potentiel non négligeable en Guinée

Nonobstant ces différentes qualités, le fer de Simandou n’est cependant pas le premier produit minier dont la Guinée peut se vanter à l’international. En effet, ce pays ouest-africain est le berceau des plus grandes réserves mondiales de bauxite, un potentiel exceptionnel qui a permis de hisser la Guinée, au cours de ces dernières années, au rang de premier exportateur mondial du minerai indispensable pour la production d’aluminium. Cette matière première cruciale a joué un rôle déterminant dans le développement industriel, et son extraction a vu la filière bauxite contribuer de manière significative à l’économie nationale. Grâce à cet apport majeur, représentant 44 % des exportations minières en 2022 selon les données fournies par l’ITIE, le secteur minier a atteint une place prépondérante dans l’économie guinéenne, pesant 20 % du produit intérieur brut, générant 17 % des recettes de l’État et créant 6,5 % des emplois formels.

Néanmoins, l’exploitation intensive de la bauxite, malgré ses répercussions positives sur l’économie nationale et ses indicateurs macroéconomiques, n’a cependant pas encore engendré de transformations tangibles et durables dans le développement économique général de la Guinée. En dépit d’une croissance annuelle impressionnante dépassant les 5,1 % entre 2019 et 2023, le pays a malheureusement été témoin d’une augmentation inquiétante du taux de pauvreté. En effet, entre 2019 et 2024, le taux de pauvreté a grimpé de 7 points de pourcentage, entraînant dans son sillage 1,8 million de personnes supplémentaires dans les filets de la pauvreté. Cela souligne un paradoxe persistant où la richesse minière considérable ne s’est pas encore traduite par un développement équitable et inclusif pour l’ensemble de la population guinéenne.

Des nationalités chinoises bénéficient des parts globales à75%

Dans un rapport de diagnostic de la corruption dans le secteur minier en Guinée, publié au cours de l’année 2023, plusieurs organisations locales issues de la société civile ont mis en lumière un ensemble complexe et varié de risques de corruption qui pèsent lourdement, non seulement sur la collecte, mais aussi sur la gestion des revenus issus du secteur minier. En se penchant sur les divers problèmes spécifiques à la filière de la bauxite, le rapport révèle que plusieurs de ces problèmes précédemment identifiés portent en eux la possibilité d’être transposés au futur cycle de revenus attendu du projet minier de Simandou. Parmi les dysfonctionnements notables, on retrouve des pratiques de favoritisme qui sévissent dans l’application des annexes fiscales des conventions de base.

En outre, il est fait mention de manipulations des volumes et de la qualité des matières premières destinées à l’exportation, ainsi que des manipulations du prix de vente s’articulant autour des pratiques de fixation des prix de transfert. De plus, une collusion inquiétante entre certaines entreprises minières et l’administration fiscale est mise en cause, ayant pour objectif de minimiser les redressements fiscaux. Enfin, le rapport souligne également les interférences politiques qui s’exercent lors des contrôles fiscaux, créant ainsi un environnement propice à la pérennisation de ces pratiques corruptrices.

Ces constats récents illustrent de manière préoccupante que les vulnérabilités structurelles qui avaient déjà été identifiées dans le secteur de la bauxite pourraient très bien se manifester à nouveau dans le cadre de l’exploitation du gisement de fer de Simandou, à moins qu’une réforme profonde et significative de la gouvernance minière ne soit mise en œuvre de manière urgente et efficace. En particulier sur la question cruciale de la transparence, il est à noter que les autorités n’ont toujours pas rendu publique, à ce jour, la convention conclue entre l’État et les différentes entreprises engagées dans le projet Simandou, qui, pour la plupart, sont de nationalité chinoise, représentant 75 % d’entre elles.

Bien que l’on s’attende à une augmentation significative des recettes publiques dans un tel contexte institutionnel, cela ne garantit en aucune façon un progrès ou une amélioration tangibles du bien-être des communautés locales. Au contraire, cela pourrait exacerber les pratiques prédatrices qui ont tendance à se développer dans de telles situations, alimenter une mauvaise allocation persistante des ressources et potentiellement précipiter la Guinée dans une nouvelle spirale infernale de la malédiction des matières premières. Ce phénomène est bien connu pour son paradoxe où, paradoxalement, l’abondance de ressources minières alimente et intensifie la fragilité économique du pays au lieu de le renforcer et de le prospérer.

Avec 122 projets ainsi que 36 réformes évalués, Simandou 2040 est une aubaine pour la Guinée

Face au risque potentiel de retomber dans les mêmes erreurs et dysfonctionnements observés dans le passé dans le secteur de la bauxite, la Guinée exprime clairement sa volonté de faire de Simandou un moteur de transformation économique à plus grande échelle. En effet, c’est toute l’essence et la portée du programme ambitieux Simandou 2040, que les autorités ont présenté avec fierté comme un plan d’émergence nationale. Ce plan est destiné à transcender le simple cadre de l’extraction minière et à poser les fondations d’une économie diversifiée et résiliente.

Ce cadre stratégique est conçu pour encourager un développement qui soit véritablement inclusif et qui, bien qu’ancré dans l’exploitation des ressources naturelles, soit solidement orienté vers une diversification économique durable et pérenne. Pour ce faire, il s’appuie sur un ensemble cohérent de 122 projets ainsi que sur 36 réformes, organisés autour de cinq piliers essentiels et complémentaires. Ces piliers incluent des secteurs clés tels que l’agriculture et l’industrie alimentaire, mais aussi l’éducation, les infrastructures et les nouvelles technologies, l’économie au sens large, et enfin, la santé publique.

En théorie, le programme Simandou 2040 devrait ainsi prévenir la dilution des richesses issues de la rente minière, phénomène observé par le passé, en canalisant une partie des revenus vers les secteurs productifs, vers l’investissement dans le capital humain, et vers le développement des infrastructures indispensables à une croissance économique qui soit créatrice d’emplois et qui contribue réellement à une réduction significative de la pauvreté dans le pays.

Rôles des institution Financières et organisations régionales: FMI, Banque Mondiale, CEDEAO, et UEMOA…

Les institutions financières internationales, tout en reconnaissant l’importance de cette ambition, adoptent néanmoins une approche empreinte de prudence face à son potentiel. Le Fonds Monétaire International (FMI) considère que le projet minier de Simandou possède le pouvoir de stimuler la croissance économique, toutefois uniquement si les revenus générés par l’exploitation sont réinvestis avec précision et stratégie. Par le biais de ses modèles et simulations économiques, le FMI démontre de manière approfondie que l’affectation d’une somme équivalente à 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB) à l’investissement public aurait la capacité d’accélérer la croissance dans des secteurs autres que celui minier.

Aussi, cela contribuerait également à réduire le ratio dette/PIB plus rapidement, tout en soutenant dans une certaine mesure l’emploi dans le pays. Le Fonds met, néanmoins, en avant que, sans une politique proactive et bien définie, les bénéfices sociaux du projet resteront très minimes et insuffisants. En effet, les modèles macroéconomiques élaborés avec soin suggèrent que Simandou n’aurait qu’un effet marginal sur la réduction du taux de pauvreté, ne l’abaissant que de 0,6 point, et pourrait par ailleurs conduire à un accroissement des inégalités déjà présentes.

La Banque mondiale a récemment adopté une analyse complémentaire qui souligne l’importance des réformes économiques dans la réalisation du potentiel financier de Simandou. Selon cette institution financière internationale, Simandou pourrait permettre d’augmenter significativement le ratio recettes/PIB, le hissant potentiellement à 17,3 % d’ici 2030. Cela représenterait une hausse notable par rapport au chiffre de 12,8 % enregistré en 2023. Toutefois, la Banque mondiale met également en avant que, même avec de telles améliorations, les performances économiques demeureraient en deçà de celles des pays membres de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), qui visent un objectif de convergence de 20 %.

En y regardant de plus près, l’institution insiste sur le fait que l’effet véritablement transformateur de Simandou reposera moins sur l’exploitation du minerai lui-même que sur la capacité de l’État guinéen à transformer cette rente minière en productivité accrue et en création d’emplois, soulignant l’importance d’une gestion efficace des ressources pour le développement économique du pays.

Conakry, une géographie qui attirent les étrangers via Simandou 2040

Entre les intentions affichées de Simandou 2040, qui promettent un développement spectaculaire, et les nombreux avertissements émanant des institutions internationales concernant les pièges potentiels d’un tel projet de grande envergure, un même message d’avertissement et d’espoir émerge de cette situation complexe. Pour veiller à ce que tous les Guinéens puissent réellement bénéficier des retombées positives attendues du projet minier emblématique de Simandou, il est impératif que Conakry s’engage à mettre en œuvre une gouvernance irréprochable. Cela signifie adopter une gestion rigoureuse et transparente des revenus générés par le projet, tout en s’assurant que les investissements soient orientés de manière stratégique vers les besoins réels et pressants de la population.

Cette situation inclut notamment un accent particulier sur la création d’emplois durables et le développement des infrastructures de base, indispensables pour soutenir une croissance équitable. Sans une telle discipline financière et politique, l’arrivée massive de devises étrangères – suscitées par l’exploitation minière – risque non seulement d’exacerber les déséquilibres économiques déjà constatés dans le secteur de la bauxite, mais également d’alimenter les tensions sociales latentes, et de renforcer une dangereuse dépendance à une source de rente instable et volatile. Cette situation contreproductive éloignerait irrévocablement le pays de la construction de l’économie diversifiée et résiliente, aspiration pourtant ardemment souhaitée par les autorités guinéennes et nécessaire à un développement durable. 

Notons que le projet ambitieux dénommé Simandou 2024 représente non seulement une avancée capitale dans le domaine minier, mais constitue également le cœur battant et l’âme économique de la Guinée, avec des répercussions potentielles et significatives qui pourraient se faire sentir dans l’ensemble du pays et transformer son économie d’ici l’horizon 2040. Ce projet promet d’induire des changements économiques profonds tout en renforçant la position stratégique de la Guinée sur la scène internationale grâce à ses riches ressources naturelles.

Daouda Bakary KONÉ