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Air Côte d’Ivoire annonce la commande de 4 appareils de la famille Embraer E175 pour doper sa flotte 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La compagnie aérienne nationale de la Côte d’Ivoire, Air Côte d’Ivoire, a procédé à une avancée significative en confirmant une commande ferme de quatre appareils de la famille Embraer E175, tout en se réservant la possibilité d’acquérir huit avions supplémentaires à l’avenir. 

Cette initiative ambitieuse fait partie intégrante d’une stratégie globale visant non seulement à moderniser sa flotte existante, mais aussi à renforcer sa présence et à stimuler sa croissance sur les marchés régionaux. En effet, ce contrat représente une étape cruciale dans l’évolution de la compagnie, témoignant de son engagement envers l’amélioration de l’expérience passager et l’optimisation de ses opérations. 

Les avions commandés, dotés d’une capacité totale de 76 sièges, dont 12 offrent le confort supérieur de la classe Affaires et 64 sont dédiés à la classe Économique, sont des biréacteurs modernes qui viendront supplanter progressivement les turbopropulseurs vieillissants. La livraison de ces appareils est prévue pour commencer dès le premier semestre de l’année 2027. Une fois en service, ces nouveaux jets seront principalement utilisés pour desservir les lignes intérieures et régionales, permettant ainsi à Air Côte d’Ivoire d’améliorer significativement sa connectivité et d’offrir à ses passagers une expérience de vol modernisée et optimisée.

« Cet ordre marque une étape significative dans notre stratégie de développement de flotte, » a déclaré Laurent Loukou, le Directeur Général d’Air Côte d’Ivoire dans une note parvenue à Croissance Afrique. Cette décision reflète notre engagement à moderniser notre flotte pour répondre aux besoins croissants de nos clients et améliorer notre compétitivité à l’échelle internationale. « L’Embraer E175 est parfaitement adapté à nos ambitions domestiques et régionales. 

Sa capacité correspond parfaitement à la taille des marchés africains, » a-t-il ajouté, soulignant l’importance de cet ajout stratégique dans leur flotte. La sélection de l’E175 repose sur ses performances techniques impressionnantes – une autonomie remarquable, une vitesse accroissant l’efficacité opérationnelle et une capacité de fret supérieure à celles des turbopropulseurs traditionnels – ainsi que sur le confort amélioré qu’il offre à chaque passager. Cette acquisition ne se limite pas à des avantages techniques ; elle promet également une expérience de vol améliorée qui souligne le dévouement de la compagnie à placer le confort du passager au premier plan.

 L’E175 jouera également un rôle clé dans le renforcement du hub d’Abidjan, consolidant ainsi notre position en tant que leader du marché en Afrique de l’Ouest, en augmentant les fréquences des vols et en optimisant les correspondances pour offrir une connectivité fluide. Cela comprend notamment des améliorations de service vers la nouvelle liaison long-courrier Paris-Charles de Gaulle, récemment inaugurée, ce qui témoigne encore davantage de notre ambition d’étendre notre portée et notre réseau à l’international, facilitant les voyages entre la Côte d’Ivoire et l’Europe.

Pour le constructeur aéronautique brésilien, Embraer, ce contrat représente non seulement une opportunité commerciale significative, mais il renforce également de manière stratégique sa position sur le continent africain. L’entreprise s’affirme comme un acteur majeur, particulièrement sur le segment des avions de 150 sièges ou moins, sur lequel elle détient une part de marché de 31 %, indiquant une solide présence et une compétition dynamique dans la région. 

« Nous sommes profondément honorés d’accueillir Air Côte d’Ivoire dans la grande famille des E-Jets, ce qui traduit un développement notable de notre collaboration dans la région », a déclaré avec enthousiasme Arjan Meijer, le Président et Directeur Général d’Embraer Aviation Commerciale. « Les capacités de performance et les spécificités techniques de l’E175 s’accordent parfaitement avec la vision ambitieuse de la compagnie aérienne, illustrant notre capacité à répondre à des besoins variés avec flexibilité. » 

En procédant à cette commande, Air Côte d’Ivoire réaffirme non seulement ses ambitions de croissance et de développement, mais elle consolide également son rôle central et stratégique en tant que pilier du transport aérien en Afrique de l’Ouest. Ce mouvement ambitieux s’inscrit pleinement dans l’objectif initial, défini par les autorités, de doter le pays d’une compagnie aérienne de premier plan, capable de rendre le territoire plus attractif économiquement et de renforcer son image sur la scène internationale.

Abdoulaye KONÉ 

Afrique : le FSA se dote d’un feuille route pour soutenir le financement de projets structurants, et accélérer la transition écologique

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Les 13 et 14 novembre 2025. Le Conseil d’Administration du Fonds de Solidarité Africain (FSA) s’est réuni dans les locaux du FSA, & Niamey au Niger, pour sa XXXIIIème session ordinaire, sous la présidence de Monsieur Jean Jacques ESSONO NGUEMA, Administrateur du FSA pour le Gabon, Président en exercice du Conseil d’Administration.

Pour la bonne organisation de cet important événement, qui s’est tenu en présentiel sur deux journées, le FSA a bénéficié du soutien et de l’assistance des plus Hautes Autorités de la République du Niger. En plus de la participation des Administrateurs, la 33ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds a enregistré également la participation des Directeurs centraux ainsi que des cadres du FSA.

La journée du jeudi 13 novembre 2025 a débuté par une cérémonie solennelle d’ouverture des travaux, marquée par deux interventions clés, à savoir:

– Celle de Monsieur Abdourahmane DIALLO, Directeur Général du FSA. Il a souligné fimportance de cette Session face aux défis actuels, notamment les tensions géopolitiques et les dérèglements climatiques. Il a remercié les Autorités nigériennes. en particulier Son Excellence, le Général d’armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’État, et le Premier Ministre, Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Ali Mahaman Lamine Zeine, ainsi que l’ensemble du peuple nigérien pour leur accueil chaleureux et leur constante sollicitude. Il a également salué farrivée de deux nouveaux Administrateurs Titulaires, Madame Sy Fadimata Tapo pour le Mali et Monsieur Tsono Ndzale Dominique Ursel pour le Congo, en mettant en avant leur rôle essentiel dans le renforcement de linstitution.

M. DIALLO s’est enfin réjoui de la récente notation Investment Grade du FSA par Moody’s et a appelé à davantage d’audace et d’innovation. Une feuille de route claire a été présentée, axée sur le financement de projets structurants et la transition écologique, a-t-il précisé. Il a enfin encouragé la coordination entre les institutions financières africaines et a invité tous les participants à la transformation de ces défis en opportunités pour bâtir une Afrique résiliente et prospère dans un contexte de renouveau

Celle de Monsieur Jean Jaques ESSONO NGUEMA, Président en exercice du Conseil d’Administration du FSA. Il a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus par l’institution, notamment la notation Investment Grade qui devrait inciter les Administrateurs à viser encore plus haut. Il a souligné que l’agilité était essentielle à la réussite et que le futur Plan Stratégique 2026-2030, en cours de finalisation, doit faire de notre Fonds un véritable catalyseur d’initiatives innovantes, une plateforme de partenariats, une force motrice du développement durable en Afrique. Il a loué le leadership exemplaire du Directeur Général du FSA et de son équipe, leur vision stratégique, leur dynamisme et leur engagement sincère et persévérance qui ont permis de renforcer la crédibilité et l’impact du Fonds. « Je souhaite que vos efforts, soutenus par notre confiance collective continuent à porter haut la stature de notre institution », a-t-il exhorté.

M. NGUEMA a également salué le travail abattu par certains collègues, membres des Comités spécialisés du Conseil d’Administration, avant d’indiquer que ces travaux préalables permettront de doter le FSA d’un budget pour l’exercice 2026. Après fouverture, le Conseil d’Administration du FSA s’est réuni sous sa forme statutaire, incluant présentations de dossiers, débats animés et adoption de résolutions pour faire face aux défis présents. Cette session revêt une importance particulière, car elle est l’occasion de renforcer la gouvernance et l’efficacité opérationnelle du FSA. Les discussions ont porté sur les bilans des comités spécialisés et les stratégies à adopter pour répondre aux enjeux de développement économique et social de la région.

En clôturant les travaux, le Président, Jean Jacques ESSONO NGUEMA, a, au nom du Conseil d’Administration, remercié les Autorités nigériennes ainsi que l’ensemble des équipes de l’institution pour les efforts déployés pour assurer le bon déroulement de cette 33ème session. Le nouveau Plan de Développement Stratégique à Moyen Terme 2026-2030 (PDSMT 2026-2030), avec une feuille de route ambitieuse et claire, viendra consolider et orienter l’ensemble des actions de institution pour un avenir africain durable, digne et solidaire, afin d’écrire ensemble les premières pages d’un nouveau chapitre historique du développement africain. 

Télécoms: l’IFC annonce un investissement de 80 millions d’euros dans Orange Mali 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un pays où presque la moitié de la population continue de vivre dans des régions rurales encore insuffisamment desservies, l’accès aux technologies numériques reste l’un des leviers les plus significatifs permettant de favoriser le développement aussi bien économique que social.

 Dans ce contexte de besoin pressant en connectivité avancée, la Société financière internationale (IFC) a décidé de s’associer avec Orange Mali pour annoncer un investissement particulièrement ambitieux. Cet investissement, de grande envergure, est destiné à la modernisation et à l’amélioration du réseau existant tout en s’engageant à étendre de façon inclusive la couverture internet à haut débit.

Cette opération stratégique, dont le montant s’élève à un total impressionnant de 80 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 52 milliards de FCFA, vise à permettre l’installation de pas moins de 300 nouvelles antennes 4G. Elle prévoit également l’extension du réseau de fibre optique pour desservir directement quelque trois cent mille foyers ainsi que de nombreuses petites entreprises à travers le pays. 

Une telle décision est cruciale pour le Mali, car l’accès aux services numériques est de plus en plus essentiel pour faciliter l’accès aux services publics, à l’éducation de qualité, au financement, ainsi qu’à de multiples opportunités économiques qui peuvent transformer de manière positive la vie des personnes vivant dans ces zones sous-desservies.

La moitié des nouvelles antennes, dans le cadre d’un plan stratégique ciblé, sera implantée dans les zones rurales, où les disparités d’accès aux services numériques demeurent les plus prononcées et posent un défi significatif au développement social et économique. Selon la vision stratégique de l’IFC, le numérique est considéré comme un pilier essentiel et incontournable de la croissance inclusive, représentant un catalyseur clé pour le progrès et l’interconnexion des communautés isolées. 

L’institution s’engage ainsi résolument avec un investissement de 50 millions d’euros issus de ses propres ressources financières, un effort considérable complété par un apport substantiel de 30 millions d’euros mobilisés en partenariat stratégique avec la Banque ouest-africaine de développement, pour renforcer cette initiative.

Le schéma de financement est structuré de façon innovante sous la forme d’un prêt social, un mécanisme financier spécialement conçu pour garantir que le déploiement des infrastructures bénéficie en priorité aux populations marginalisées et exposées au risque persistant et croissant d’exclusion numérique. 

Cette opération ambitieuse reçoit également le soutien précieux de la Fenêtre du secteur privé de l’Association internationale de développement, qui offre l’opportunité d’un accès à des financements à long terme libellés en monnaie locale. Cet avantage particulier et rare constitue un atout important dans la sous-région, contribuant à la résilience économique et à l’autonomisation des communautés rurales par une intégration numérique accrue et durable.

Cet investissement constitue le premier jalon significatif d’un partenariat stratégique établi entre la Société Financière Internationale (IFC) et Orange Middle East and Africa lors de la prestigieuse édition de l’Africa CEO Forum qui s’est tenue à Abidjan. À long terme, ce partenariat ambitieux est conçu pour permettre à huit pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de bénéficier d’infrastructures numériques plus robustes et technologiquement avancées, renforçant ainsi leur connectivité et leur engagement dans l’économie numérique mondiale.

Bien au-delà du simple développement des infrastructures, ce projet porte aussi, en son cœur, une volonté d’impact social significative et affirme son ambition de transformer la société. Dans ce cadre, Orange Mali s’est engagé à ce qu’au moins 70 % des bénéficiaires de ses programmes de formation numérique soient des femmes d’ici 2032, dans le but de promouvoir l’inclusion et la parité. Cet objectif ambitieux et nécessaire s’avère d’une importance capitale dans un pays où les femmes sont encore largement sous-représentées dans les secteurs technologiques et n’ont qu’un accès limité à l’entrepreneuriat numérique. 

Pour l’IFC, l’autonomisation des femmes à travers les technologies numériques constitue une condition essentielle pour soutenir et garantir une croissance durable dans la région du Sahel. Fatoumata Sissoko Sy, qui occupe le poste de responsable régionale d’IFC pour les infrastructures, a souligné que ce partenariat permettra non seulement de créer de nombreux emplois, mais aussi de renforcer substantiellement les compétences locales, et ainsi de soutenir une nouvelle génération de femmes entrepreneures innovantes et déterminées.

Ce projet s’inscrit dans la continuité de la stratégie numérique nationale intitulée Mali Digital 2020, qui vise à renforcer l’écosystème technologique du pays dans diverses dimensions telles que l’infrastructure et les compétences numériques. Il est également en phase avec l’initiative Digital Economy for Africa, un vaste programme du Groupe de la Banque mondiale qui cherche à faire du numérique un levier puissant pour la création d’emplois de qualité, non seulement au Mali mais aussi à l’échelle du continent africain. Cela s’inscrit parfaitement dans une vision de développement durable. Sur le plan environnemental, l’entreprise Orange Mali prendra des mesures significatives pour remplacer ses groupes électrogènes fonctionnant au diesel, connus pour leur impact négatif sur la qualité de l’air et le climat, par des installations solaires.

Ce changement stratégique devrait aboutir à une réduction impressionnante de plus de 8 000 tonnes des émissions de carbone chaque année, un chiffre qui témoigne d’une forte volonté de minimiser l’empreinte environnementale de l’entreprise. Du côté de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), ce partenariat novateur traduit sa volonté de participer activement à l’intégration régionale des technologies numériques et à leur démocratisation sur le territoire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). 

Ainsi, ces efforts s’insèrent dans son plan stratégique Djoliba, qui valorise l’inclusion numérique et l’accès équitable aux ressources technologiques comme éléments centraux de son programme. Dans un contexte où les disparités de connectivité freinent la transformation économique et le développement harmonieux de la zone UEMOA, l’institution perçoit le numérique comme un moteur vital de résilience, capable de favoriser l’équité territoriale et de contribuer significativement à l’amélioration des conditions de vie et du potentiel économique de ses populations.

La connectivité, qui autrefois se limitait principalement à des considérations d’infrastructures physiques comme les lignes téléphoniques ou les tours de communication, a aujourd’hui évolué pour devenir bien plus complexe et cruciale. Elle ne se contente plus de relier physiquement les gens mais conditionne désormais l’accès à de nombreux services essentiels et innovants tels que le financement digital, qui démocratise l’accès au crédit et aux services bancaires, et l’agrobusiness connecté, révolutionnant les pratiques agricoles par l’introduction de technologies avancées et de données en temps réel.

 De plus, cette connectivité est un pilier pour les services publics modernisés, qui visent à améliorer l’efficacité et la portée des services gouvernementaux, ainsi que pour l’accès à une information économique actualisée indispensable pour la prise de décision éclairée. Elle est également au cœur des outils éducatifs, qui offrent des opportunités d’apprentissage diversifiées et accessibles à tous.

En soutenant activement Orange Mali, l’International Finance Corporation (IFC) renforce ainsi l’un des écosystèmes les plus stratégiques et prometteurs pour le développement économique et social du pays. Orange Mali, dont la majorité des actions est détenue par la société Sonatel et qui fait elle-même partie du groupe international Orange, s’affiche comme le leader incontesté du marché malien des télécommunications avec plus de douze millions d’abonnés.

 Toutefois, l’entreprise se trouve confrontée à un défi d’envergure : elle doit réussir à offrir une connectivité équitable et inclusive sur un territoire géographiquement vaste, principalement rural et enclavé, où existent encore d’importantes disparités en matière d’accès aux technologies modernes et aux services associés.

Avec un engagement financier dépassant un milliard de dollars par l’International Finance Corporation (IFC) dans la vaste région du Sahel pour l’année fiscale 2025, le secteur du numérique se positionne en effet comme l’un des domaines les plus prometteurs pour soutenir une croissance durable, stimuler la création d’opportunités économiques variées et jouer un rôle essentiel dans la stabilisation des économies souvent fragiles de cette zone. 

Notons que l’IFC, en adoptant une approche innovante, s’efforce de valoriser des financements libellés en monnaie locale, de promouvoir des outils financiers novateurs tels que les prêts sociaux et de mettre en œuvre une stratégie d’expansion bien ciblée, surtout à l’intérieur des zones rurales qui sont parfois négligées. 

Par ces initiatives, l’organisation multilatérale aspire à prouver que la connectivité et la technologie numérique ont le potentiel nécessaire pour devenir de véritables leviers de transformation structurelle, susceptibles d’améliorer significativement les conditions de vie et de dynamiser les économies de ces territoires en proie à de nombreux défis.

Daouda Bakary KONÉ 

Notation souveraine: S&P Global Ratings confirme la notation souveraine de la Côte d’Ivoire à « BB/B »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le 14 novembre 2025, l’agence de notation financière internationale S&P Global Ratings a confirmé la notation souveraine de la Côte d’Ivoire à « BB/B », assortie de perspectives stables. Cette décision importante et attendue avec intérêt s’applique à la fois à la dette à court et à long terme, que ce soit en devises étrangères ou locales. 

Ainsi, elle représente une reconnaissance de la résilience économique spectaculaire dont a fait preuve le pays, ainsi que de la gestion proactive et responsable de sa dette dans un contexte où le climat politique tend à s’apaiser, notamment après la réélection du président Alassane Ouattara. Du point de vue des investisseurs, cette notation sert de témoignage tangible de la crédibilité et de la confiance que suscite la Côte d’Ivoire sur les marchés financiers, même si le pays affiche encore un profil de risque relativement prononcé. 

Les fondamentaux économiques du pays restent robustes et inspirants par leur solidité. S&P anticipe d’ailleurs une croissance annuelle moyenne soutenue de 6,5 % d’ici 2028, une performance stimulée par des investissements stratégiques dans les infrastructures, les énergies renouvelables et l’agro-industrie, secteurs clés pour l’avenir du pays. Le déficit courant, un indicateur crucial de l’équilibre économique, devrait se réduire considérablement pour atteindre 1,2 % du PIB en 2025, avant de se stabiliser autour d’une moyenne de 2,4 % jusqu’en 2028, une amélioration notable comparée aux 6,6 % enregistrés entre 2022 et 2024. 

Cette embellie économique s’explique en grande partie par les prix élevés du cacao et de l’or, qui jouent un rôle déterminant dans l’économie ivoirienne, et injectent des ressources supplémentaires. Le pays se distingue aussi par son approche innovante de financement. En effet, il a récemment abrité une série d’initiatives financières audacieuses et pionnières. 

La ville d’Abidjan, par exemple, a levé avec succès plusieurs emprunts durables, dont le tout premier prêt africain lié aux objectifs de développement, démontrant ainsi son engagement envers des pratiques financières éthiques et durables. La ville n’a pas seulement brillé sur la scène africaine, mais s’est également distinguée à l’échelle internationale en émettant avec succès des obligations en franc CFA sur les marchés étrangers – une première dans le genre. En mars 2025, le pays a ainsi levé une somme impressionnante de 1,75 milliard de dollars sur les marchés internationaux. 

Une partie de ce montant substantiel a été utilisée de manière stratégique pour racheter 700 millions d’euros d’euro-obligations en circulation, contribuant ainsi à une meilleure gestion de la dette publique. Ces opérations financières judicieuses permettent à l’État non seulement de diversifier ses sources de financement, mais également d’alléger le coût de la dette à long terme tout en renforçant son attractivité auprès des investisseurs responsables et soucieux de durabilité.

La dette publique, après avoir atteint un pic de 55 % du PIB en 2024, entame désormais une décrue prudentielle, avec des prévisions indiquant qu’elle devrait retomber à 48 % d’ici 2028, selon les estimations de S&P. Cette amélioration positive repose sur plusieurs piliers essentiels, notamment une croissance nominale vigoureuse qui stimule l’économie nationale. À côté de cela, un contrôle renforcé des déficits est en cours, combiné à une amélioration progressive de la pression fiscale. Celle-ci s’accompagne d’un objectif à moyen terme, où le ratio revenu fiscal/PIB devrait croître, renforçant ainsi la solidité économique du pays sur la scène mondiale.

Néanmoins, l’agence souligne avec une insistance particulière que les besoins de financement resteront importants. Cela s’explique principalement par les investissements conséquents qui sont nécessaires dans les infrastructures pour soutenir le développement économique du pays. Les relations étroites et privilégiées avec les principaux bailleurs de fonds, dont le Fonds monétaire international (FMI), devraient continuer à jouer un rôle crucial en facilitant l’accès à des prêts concessionnels, qui sont essentiels pour maintenir la dynamique de croissance actuelle.

Malgré ces progrès notables, des fragilités subsistent dans le paysage économique. La dépendance excessive aux matières premières, avec le cacao représentant à lui seul environ 30 % des exportations du pays, rend l’économie vulnérable aux fluctuations erratiques des cours mondiaux et aux aléas climatiques, qui peuvent avoir des impacts dévastateurs. De plus, bien que S&P loue le renforcement des institutions nationales ainsi que la stabilité politique qui perdure depuis 2011, elle ne peut s’empêcher de soulever l’épineuse question de la succession présidentielle. 

Cette question demeure une source potentielle d’incertitude à moyen terme, tant pour les acteurs économiques que pour les investisseurs étrangers. En conclusion, la consolidation de la trajectoire économique ivoirienne, pour être pleinement efficace et durable, passera donc par une diversification beaucoup plus marquée de son modèle de croissance et par une gestion exemplaire et transparente des futures transitions politiques, qui sont des enjeux majeurs pour l’avenir du pays.

Néanmoins, l’agence souligne avec une insistance particulière que les besoins de financement resteront importants. Cela s’explique principalement par les investissements conséquents qui sont nécessaires dans les infrastructures pour soutenir le développement économique du pays. Les relations étroites et privilégiées avec les principaux bailleurs de fonds, dont le Fonds monétaire international (FMI), devraient continuer à jouer un rôle crucial en facilitant l’accès à des prêts concessionnels, qui sont essentiels pour maintenir la dynamique de croissance actuelle.

Malgré ces progrès notables, des fragilités subsistent dans le paysage économique. La dépendance excessive aux matières premières, avec le cacao représentant à lui seul environ 30 % des exportations du pays, rend l’économie vulnérable aux fluctuations erratiques des cours mondiaux et aux aléas climatiques, qui peuvent avoir des impacts dévastateurs. De plus, bien que S&P loue le renforcement des institutions nationales ainsi que la stabilité politique qui perdure depuis 2011, elle ne peut s’empêcher de soulever l’épineuse question de la succession présidentielle. Cette question demeure une source potentielle d’incertitude à moyen terme, tant pour les acteurs économiques que pour les investisseurs étrangers. 

Notons que la consolidation de la trajectoire économique ivoirienne, pour être pleinement efficace et durable, passera donc par une diversification beaucoup plus marquée de son modèle de croissance et par une gestion exemplaire et transparente des futures transitions politiques, qui sont des enjeux majeurs pour l’avenir du pays.

PI-SPI -BCEAO: plusieurs structures financières obtiennent l’autorisation du régulateur

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), servant de pilier économique essentiel de la région, a révélé dans un communiqué détaillé publié ce 13 novembre 2025, qu’elle avait octroyé l’accord à quinze établissements financiers opérant en Côte d’Ivoire, ouvrant ainsi la voie à ces institutions pour qu’elles proposent au grand public les services innovants de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané, communément désignée sous le sigle PI-SPI. 

Cette annonce marque un jalon significatif pour l’économie numérique ivoirienne, car la première vague d’institutions bénéficiant de cette autorisation comprend douze banques leaders du marché, deux systèmes financiers décentralisés – à savoir COFINA et BAOBAB, qui sont bien connus pour leur rôle dans l’inclusion financière –, ainsi qu’un émetteur influent de monnaie électronique, Orange Money, reconnu pour sa contribution substantielle à la croissance des paiements mobiles dans la région. Parmi les banques retenues figurent plusieurs acteurs de premier plan, en l’occurrence la Banque nationale d’investissement, Bank Of Africa, la Société ivoirienne de banque, Ecobank, Coris Bank, ou encore Bridge Bank. 

Ainsi, ces établissements financiers jouent un rôle crucial dans l’économie, offrant une large gamme de services à travers le pays. Fait notable, seules deux institutions bancaires majeures, très reconnues pour leur envergure et leur influence, ne prennent pas part pour l’instant à l’ouverture de ces services au public : il s’agit de Société Générale et Banque Atlantique. Ces deux banques font pourtant partie des plus grandes enseignes du paysage bancaire ivoirien et sont souvent en première ligne des innovations financières.

 Cependant, elles étaient bien présentes à la mise en service de la PI-SPI, le 30 septembre dernier, témoignant de leur engagement initial dans cette initiative. Cela révèle une stratégie potentiellement prudente ou des considérations encore en cours d’évaluation. Cette annonce marque donc une étape décisive, celle du passage effectif au déploiement commercial, ouvrant de nouvelles opportunités commerciales et permettant un renforcement des interactions économiques à un niveau plus étendu.

La Plateforme d’Interbancarité de Système de Paiement Instantané (PI-SPI), qui a été développée et est actuellement gérée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), constitue aujourd’hui l’une des innovations les plus ambitieuses du système financier régional ouest-africain. Cette plateforme révolutionnaire permet de réaliser des transferts d’argent en quelques secondes seulement, et ce, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, indépendamment de la banque utilisée ou du réseau mobile auquel le bénéficiaire est rattaché.

Les atouts de la PI-SPI sont multiples et variés, incluant notamment la possibilité d’envoyer et de recevoir instantanément des fonds, même entre banques et fintechs qui appartiennent à des réseaux différents. De plus, elle offre des transferts gratuits entre particuliers, facilitant ainsi les échanges monétaires personnels. 

La plateforme permet également d’effectuer des paiements de factures, des achats en ligne ou encore des opérations courantes sans nécessiter la présence physique à un guichet ou de se soucier des horaires d’ouverture des banques. Enfin, elle simplifie considérablement la gestion des comptes grâce à des interfaces numériques unifiées, rendant ainsi l’expérience utilisateur beaucoup plus fluide et accessible, même pour ceux qui n’ont pas une grande expérience des technologies financières.

Pour l’utilisateur final, la promesse est simple et percutante : permettre à l’argent de circuler aussi aisément et aussi rapidement qu’un simple message téléphonique. Avec cette première série d’autorisations, la BCEAO amorce une étape cruciale et déterminante pour démocratiser le paiement instantané au sein de l’UEMOA, une approche novatrice qui pourrait véritablement transformer les transactions financières dans la région. 

Notons que la participation active et croissante d’acteurs de divers horizons financiers, tels que les grandes banques traditionnelles, les institutions de microfinance et les opérateurs de mobile money, jette les bases d’une véritable interopérabilité, un changement majeur et tant attendu par les consommateurs individuels et les entreprises, impatients de bénéficier de solutions de paiement plus intégrées et plus efficaces dans leurs opérations quotidiennes.

Mariam KONE 

Côte d’Ivoire : l’appétit des Banques envers la dette Sénégalaise se renforce de plus en plus dans l’UEMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, les établissements bancaires renforcent véritablement leur rôle de pivot essentiel dans l’environnement économique et financier de l’UEMOA, soulignant leur importance stratégique dans la région. Selon une analyse détaillée de l’agence de notation S&P Global, il a été révélé qu’ils occupent désormais la première position en tant qu’acheteurs de la dette publique sénégalaise, libellée en Franc CFA, consolidant ainsi leur statut incontournable. 

Leur appétit pour ces investissements s’est considérablement accru au cours des derniers mois, avec des souscriptions ayant littéralement triplé pour atteindre un impressionnant encours de 1 800 milliards de FCFA entre janvier et septembre 2025. Cette somme colossale représente 3,1 % du Produit Intérieur Brut du Sénégal et environ 42 % du total des titres sénégalais actuellement en circulation. 

Ce chiffre admirablement élevé ne fait que confirmer la position centrale d’Abidjan dans le processus complexe de structuration et de distribution de la dette souveraine au sein de la zone. Néanmoins, S&P Global nuance cette analyse en indiquant un élément crucial : cette forte exposition des banques ivoiriennes à la dette sénégalaise est en partie le reflet de l’activité intense de clients internationaux, qui se tournent de plus en plus vers les économies de la région. 

En effet, ces banques servent fréquemment de relais essentiels et de contreparties privilégiées pour ces investisseurs étrangers, avides d’accéder au dynamique marché régional. Grâce à leur expertise reconnue et à leur implantation profonde dans le tissu économique local, les banques ivoiriennes jouent donc un rôle stratégique et indispensable dans la facilitation de l’accès au marché régional pour ces acteurs internationaux, renforçant ainsi leurs propres positions sur la scène financière internationale.

Cette dynamique, qui s’inscrit pleinement dans un contexte économique spécifique à la Côte d’Ivoire, démontre comment le marché domestique de ce pays est particulièrement concentré. En effet, les banques locales détiennent près de 98 % des titres en circulation émis par l’État ivoirien. Avec une telle prédominance, les établissements financiers du pays montrent une véritable appétence pour les obligations locales.

 Pourtant, face à cette exposition massive à l’actif ivoirien, il existe un intérêt croissant pour les titres du Sénégal, qui représente la deuxième plus grande économie au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Ces titres sénégalais offrent une occasion précieuse pour diversifier les portefeuilles, réduisant ainsi le risque inhérent à une concentration trop élevée sur un seul marché.

Le rapport de S&P Global Ratings met en lumière un double constat qui mérite une attention particulière. D’une part, il révèle l’interdépendance de plus en plus forte entre les économies des pays membres de l’UEMOA et, d’autre part, il souligne la quête incessante de rendement par les institutions financières locales. 

Mais ce qui est sans doute le point le plus marquant du rapport, c’est la mise en évidence du rôle clé de la Côte d’Ivoire en tant que véritable hub économique et financier dans la région. La place d’Abidjan, réputée pour son dynamisme, s’affirme comme la principale porte d’entrée et le véritable centre de gravité pour les capitaux internationaux. Ceux-ci cherchent à s’exposer de façon judicieuse à la dette de la région, profitant ainsi de la stabilité et de la croissance de l’économie ivoirienne comme tremplin pour des investissements plus diversifiés à travers l’ensemble de l’UEMOA.

Zangouna KONÉ 

Télécoms : le Niger boucle 1031 km de fibre optique posés 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, les autorités annoncent avoir terminé avec succès les divers tronçons qui constituent son segment de la Dorsale transsaharienne à fibre optique, un projet d’envergure nationale visant à améliorer la connectivité numérique à travers le Sahara. Afin de marquer l’achèvement de cette étape cruciale, une cérémonie de réception provisoire a été minutieusement organisée le vendredi 14 novembre 2025.

 Cet événement a été l’occasion de célébrer ce jalon important, qui non seulement symbolise un progrès technologique significatif pour la région, mais ouvre également la voie à une future interconnexion avec des pays voisins. Ces connexions potentielles incluent le Bénin, le Nigeria, le Tchad, le Burkina Faso et l’Algérie, promettant de renforcer les liens régionaux et d’accélérer le développement économique grâce à une infrastructure de communication robuste et moderne.

Au total, 1031 km de fibre optique ont été méticuleusement installés et déployés le long de cinq grands axes stratégiques : Arlit – Assamaka – frontière algérienne, qui s’étend sur une distance impressionnante de 220 km ; Diffa – N’Guigmi – frontière tchadienne, couvrant 186 km ; Zinder – Magaria – frontière nigériane, mesurant 117 km ; Niamey – Dosso – Gaya – frontière béninoise, qui traverse 300 km ; et enfin, Niamey – Makalondi – frontière burkinabè, s’étendant sur 118 km. Cette vaste infrastructure constitue, selon Adji Ali Salatou, ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, un levier essentiel et incontournable pour le désenclavement numérique de notre pays.

 En effet, elle joue un rôle crucial et déterminant dans la réduction notable de l’exclusion géographique ainsi que des disparités de connectivité dans les zones les plus éloignées et difficilement accessibles.

Notons qu’elle  favorise par ailleurs le développement économique à un niveau sans précédent en fournissant une base robuste et fiable pour les services numériques modernes, notamment le commerce électronique, les nouveaux services financiers via mobiles, et même l’administration électronique, permettant ainsi une modernisation globale et des échanges accrus.

Korotoumou Sylla 

Guinée Équatoriale : Géophysics Surveys et Savannah pour innover dans le secteur minier du pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Guinée équatoriale, un nouveau chapitre s’ouvre pour les autorités nationales qui auront désormais l’opportunité de connaître avec une précision inédite et sans approximation la richesse minérale de leur sous-sol, ce qui promet de révéler des perspectives économiques jusque-là inexploitées. 

Dans un mouvement stratégique audacieux, le gouvernement a décidé d’approuver un programme d’acquisition extrêmement vaste de données géophysiques aéroportées, une tâche colossale qui a été confiée à deux entreprises expérimentées de renom issues de l’Afrique du Sud, Geophysics Surveys Inc. et Savannah. 

La mission principale de cette opération ambitieuse, planifiée pour la fin novembre 2025, est de fournir une cartographie complète et d’une fiabilité sans faille des gisements minéraux du pays, gisements qui ont le potentiel de transformer radicalement et positivement le modèle économique de la nation vers une nouvelle ère de prospérité. L’annonce de cette initiative majeure a été officiellement effectuée lors d’une importante session de travail, qui s’est déroulée le jeudi 13 novembre, en un lieu symbolique et prestigieux — le Palais du Peuple à Malabo. 

Cette session a été marquée par la présence éminente du Vice-Président de la République, S.E. Nguema Obiang Mangue, qui a présidé les débats. Selon le communiqué officiel présenté à cette occasion, le gouvernement a entériné « le projet d’acquisition de données géophysiques aéroportées pour permettre de connaître avec une grande précision le riche potentiel minier du pays », une initiative envisagée comme une pierre angulaire des efforts continus de l’exécutif pour diversifier une économie nationale en pleine évolution. Un tel projet représente non seulement une quête de développement économique mais aussi un pas significatif vers l’autosuffisance et l’innovation industrielle nationale, ouvrant ainsi des voies nouvelles pour le futur de la Guinée équatoriale.

L’opération, dont le lancement est envisagé entre le 25 et le 30 novembre, repose sur un dispositif technique lourd et complexe nécessitant une planification minutieuse et l’implication de plusieurs équipes spécialisées. Elle prévoit l’utilisation de vols d’hélicoptères spécialisés, fournis par la société renommée Savannah, qui est reconnue pour ses compétences dans ce type d’opérations techniques. En parallèle, Geophysics Surveys Inc. assurera l’acquisition des données cruciales pour le bon déroulement du projet, utilisant des méthodes de pointe qui combinent technologies avancées et expertise en géophysique.

 Les appareils sophistiqués qui seront déployés dans le cadre de cette opération sont capables d’envoyer des signaux précis vers le sol afin de mesurer avec exactitude la composition des roches et de détecter la présence de minéraux inexploités — un procédé ingénieux de “rayonnement et lecture” que les ingénieurs expérimentés décrivent comme étant une véritable radiographie du sous-sol à grande échelle, fournissant des images détaillées et essentielles pour les études géologiques. Le programme soumis à l’Exécutif équato-guinéen, qui revêt une importance stratégique majeure pour le pays, prévoit pas moins de « 1 730 heures de vol », avec une capacité impressionnante de générer une moyenne de 20 gigaoctets d’informations critiques par jour, qui seront d’une valeur inestimable pour les analyses futures. 

Aussi, ces opérations aériennes innovantes seront exécutées par une équipe hautement qualifiée composée de 37 spécialistes ; parmi eux, l’on compte des ingénieurs géologues renommés pour leur expertise en analyse des sols, des pilotes chevronnés ayant une vaste expérience, des experts en instrumentation de machinerie capables d’assurer à la fois précision et efficacité, ainsi que des ingénieurs aéronautiques spécialisés dans la conduite et la maintenance des aéronefs complexes. Pour les autorités nationales, l’enjeu est de produire un volume massif de données scientifiques, récolté de manière méthodique et sécurisée.

Les premières zones ciblées pour cette entreprise ambitieuse sont les localités d’Ebibeyin, Akonibe et Mongomoyen, où les activités prévues devraient s’étendre sur une période d’environ quatre mois. L’objectif principal de ce projet, tel qu’il a été minutieusement détaillé aux hauts responsables lors d’une réunion dirigée par le Vice-Président, est d’identifier avec une précision maximale la présence de ressources minérales précieuses telles que l’or, les diamants, le coltan, le cuivre, l’argent, le nickel, ainsi que d’autres minéraux potentiellement rentables.

Cette opération n’est pas seulement d’une importance cruciale d’un point de vue géologique, mais elle revêt également une dimension stratégique majeure sur le plan économique. En effet, les autorités soulignent que ces nouvelles données géologiques contribueront significativement à accroître la visibilité de la Guinée équatoriale sur les marchés internationaux. Elles pourraient ainsi faciliter l’attraction d’investissements indispensables pour d’éventuelles futures initiatives d’exploration et d’exploitation minière dans le pays.

 En d’autres termes, il s’agit de créer un environnement fiable et attrayant pour les investisseurs étrangers, leur fournissant un accès à des informations géologiques rigoureuses et fiables — une étape cruciale et indispensable avant qu’ils ne prennent des décisions financières concernant leurs engagements dans l’exploration minière.

Ce virage stratégique s’inscrit dans une dynamique économique plus large visant à réduire la dépendance tant économique qu’énergétique aux hydrocarbures, qui ont été historiquement les piliers fondamentaux et essentiels de l’économie équato-guinéenne. Obtenir une connaissance fine et détaillée des ressources minières disponibles sur le territoire national est présenté comme une condition et un préalable indispensables à une véritable industrialisation et à une transformation en profondeur du secteur minier. 

Notons que les autorités du pays mettent en avant et valorisent une démarche progressive et méthodique : dans un premier temps, la collecte exhaustive et précise de données sur les ressources disponibles ; dans un second temps, la valorisation judicieuse et optimale de ces ressources nouvellement appréhendées, et enfin, comme ultime étape, la négociation fructueuse et ciblée avec les investisseurs potentiels intéressés par le développement de ce secteur prometteur.

Abdoulaye KONÉ 

S&P attribue une sévère détérioration de la note souveraine du Sénégal à long terme avec  ( ‘’B-‘’ à ‘’CCC+)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, l’État se retrouve une nouvelle fois confronté à une instabilité financière majeure, exacerbée par l’annonce récente de l’agence de notation S&P Global Ratings. Cette agence a annoncé, ce 14 novembre, une sévère détérioration de la note souveraine à long terme en devises étrangères du pays, la rétrogradant de ‘’B-‘’ à ‘’CCC+ ».

 Une telle évaluation place Dakar dans la catégorie des pays confrontés à un risque de défaut ‘’substantiel », ce qui ne fait qu’amplifier la crise de crédibilité à laquelle la nation est déjà confrontée, alimentée par des doutes croissants sur sa capacité à honorer ses obligations financières. S&P justifie cette décision alarmante par la lourdeur croissante du fardeau de la dette ainsi que par des besoins de financement imminents qui ne cessent de s’accumuler. 

En réalité, le Sénégal, à la fin de décembre 2024, enregistre un niveau de dette publique atteignant un dangereux 119% du PIB ; à ce chiffre alarmant viennent s’ajouter 9% supplémentaires résultant des engagements des diverses entités publiques. Un tel niveau d’endettement place incontestablement le pays parmi les souverains les plus lourdement endettés de la catégorie spéculative. 

En outre, l’agence prédit que les besoins bruts de financement du secteur public d’ici 2026 pourraient grimper à près de 29% du PIB, un indicateur critique soulignant l’urgence économique et financière à laquelle le Sénégal doit maintenant faire face. Ces chiffres illustrent la nécessité impérative pour les autorités sénégalaises de mettre en œuvre des réformes économiques rigoureuses afin de restaurer la confiance des investisseurs et de sécuriser l’avenir financier de la nation.

En conséquence, le pays a été placé sous « CreditWatch » avec implication négative, une procédure qui annonce une potentielle détérioration de sa cote de crédit. Cette mesure met en lumière la précarité de la situation économique actuelle du Sénégal, signalant clairement la possibilité d’une nouvelle dégradation de sa note de crédit si le gouvernement ne parvient pas rapidement à sécuriser le refinancement des échéances commerciales imminentes. Cela soulève un véritable défi pour les autorités qui doivent trouver une solution dans les plus brefs délais afin d’éviter des conséquences financières désastreuses.

Par ailleurs, la situation financière du pays a été encore plus fragilisée par la suspension, en octobre 2024, du programme de 1,8 milliard de dollars du Fonds Monétaire International (FMI). Ce programme, crucial pour le soutien économique du Sénégal, a été mis en pause lorsque des révélations ont exposé des dettes publiques qui avaient été sous-déclarées, ainsi qu’une mauvaise gestion fiscale orchestrée par l’administration précédente. Ces découvertes ont eu pour effet de couper l’accès du Sénégal aux financements concessionnels à faible coût, un coup dur pour les perspectives économiques du pays qui pourrait entraîner des conséquences à long terme si des mesures correctives ne sont pas rapidement mises en place. 

Cette conjoncture a placé le Sénégal dans une position délicate où reconquérir la confiance des investisseurs et des organismes financiers devient impératif. Afin de restaurer la confiance des parties prenantes tant internes qu’externes, notamment les investisseurs ainsi que la population, des négociations approfondies et très attendues avec le Fonds Monétaire International (FMI) ont été relancées en octobre 2025, marquant une étape cruciale pour le redressement économique du pays. 

Aussi, les autorités, pleinement conscientes des défis à relever, se sont engagées à mettre en œuvre un effort substantiel et ambitieux de consolidation budgétaire. Cet effort vise à ramener le déficit, qui préoccupait tant les observateurs économiques, à un chiffre plus gérable de 3% d’ici 2027, ce qui représenterait une amélioration significative par rapport aux niveaux antérieurs. Parallèlement à ces initiatives, le gouvernement a également inauguré le ambitieux ‘Plan de Relance Économique Jubbanti Koom’. 

Ce plan inclut un ensemble de nouvelles mesures fiscales ciblant des secteurs en croissance, telles que l’imposition sur le mobile money, très utilisé, les jeux en ligne, de plus en plus populaires, ainsi que sur le tabac et l’alcool, afin d’élargir la base des recettes fiscales et d’assurer une augmentation durable de celles-ci.  Malgré les turbulences et les défis budgétaires de ces dernières années, l’économie sénégalaise semble se diriger vers une dynamique positive encourageante. Notamment, le produit intérieur brut (PIB) du pays a enregistré une hausse spectaculaire et inattendue de 12,1% dès le premier trimestre de 2025. 

Cet essor impressionnant a été propulsé en grande partie par le lancement tant attendu de la production des vastes gisements de pétrole de Sangomar et des riches ressources gazières du secteur de Greater Tortue Ahmeyim. Grâce à ces développements prometteurs, le gouvernement reste confiant et maintient ses prévisions optimistes d’une croissance économique solide et soutenue de 6,8% pour l’ensemble de l’année 2025, une perspective qui devrait rassurer les observateurs et les investisseurs sur la viabilité à long terme de l’économie du Sénégal.

Néanmoins, malgré les efforts déployés par le Sénégal pour stabiliser son économie, le financement provenant de l’État reste extrêmement précaire et fragile, posant de sérieuses inquiétudes pour l’avenir économique du pays. Le Sénégal n’a réussi qu’à exécuter 70% de son ambitieux programme de financement pour l’année 2025, se trouvant ainsi contraint de se tourner vers le marché de la dette régionale pour combler cette lacune financière significative. Selon le cabinet d’analyse financière S&P, cette stratégie, bien qu’elle offre une solution à court terme, n’est pas viable à long terme. 

Notons que les émissions obligataires sur le marché régional se réalisent à un coût plus élevé, avec des rendements supérieurs à 7%, et assortis de maturités plus courtes comparativement aux prêts concessionnels multilatéraux qui sont généralement préférés pour leur flexibilité et leurs conditions plus avantageuses. Ce choix stratégique impose donc au pays des contraintes budgétaires supplémentaires, rendant la gestion de la dette plus complexe et susceptible d’engendrer des tensions économiques supplémentaires à l’échelle nationale.

Moussa KONÉ 

Afrique: le coût de risque des dettes souveraines menace le Continent grâce à  la surévaluation des économies

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En ce qui concerne l’utilisation des dettes souveraines, l’Afrique se retrouve souvent dans une situation délicate, étant fréquemment victime de l’application d’un coût du risque qui est régulièrement jugé comme exagéré

Cette surévaluation du risque économique et financier auquel le continent africain est confronté complique la capacité de ses gouvernements à emprunter efficacement sur les marchés internationaux. Cela impose des contraintes supplémentaires aux pays africains, les obligeant à payer des taux plus élevés pour leurs dettes, ce qui limite leurs possibilités de développement et de croissance économique.

Alors que des pays africains tels que le Nigeria, le Kenya ou la Côte d’Ivoire font un retour sur la scène des marchés internationaux avec une activité accrue, une constante significative persiste : les États africains continuent de devoir offrir les rendements les plus élevés que l’on puisse trouver à l’échelle mondiale. Cette situation est perçue comme une anomalie persistante, et malgré un appétit massif et inétanchable de la part des investisseurs pour ces obligations, cela ne suffit pas à atténuer ou à corriger ces hauts rendements. 

Le Passif de défauts souverains en Afrique

Selon Daniel Lebetkin, un banquier chez Citigroup et mentionné dans un rapport par Bloomberg, il a participé à la structuration de la majorité écrasante des 18 milliards de dollars émis cette année par les gouvernements des pays africains. Il note une demande croissante et significative pour ces nouvelles obligations, ce qui démontre un intérêt soutenu. Cependant, un point crucial demeure inchangé : les taux des coupons restent durablement élevés, malgré cette demande accrue.

Dans ses propos, il résume la situation en affirmant qu’« il existe une différence structurelle au niveau des rendements ». Cette phrase, qui semble succincte, en dit long en capturant la complexité d’un phénomène qui est à la fois technique, psychologique et enraciné dans l’histoire. Différents analystes attribuent ces taux élevés à divers facteurs. Parmi ceux-ci figurent le lourd passif de défauts souverains récents dans des pays comme le Ghana ou la Zambie, des instabilités politiques qui créent des incertitudes, ou bien encore la taille limitée des économies africaines. 

D’autres personnalités et experts, à l’image du ministre sud-africain des Finances Enoch Godongwana, s’indignent ouvertement d’un biais assumé et pernicieux des investisseurs, des agences de notation, ainsi que des grandes institutions internationales financières, qui traitent les pays africains de manière disproportionnée. Africa Finance Corporation pousse même cette critique plus loin en évoquant le concept de ‘’prime de préjudice », ce qui représente un surcoût faramineux estimé à pas moins de 75 milliards de dollars par an pour l’ensemble du continent africain. 

Ainsi, ces coûts exorbitants pénalisent lourdement les économies africaines déjà fragiles. Une étude détaillée et exhaustive publiée par le Fonds Monétaire International en juillet vient corroborer ce constat en révélant l’existence indéniable d’une surprime moyenne d’un demi-point de pourcentage imposée sur les emprunts contractés par les pays africains. Cela survient même pour ceux qui possèdent une notation financière comparable à d’autres régions du monde émergent, ce qui souligne une inégalité manifeste.

Le Contraste qui soulève des questions sur les forces invisibles du marché financier qui influencent les taux

 Cependant, et c’est un aspect essentiel de ce débat, on observe que cette surprime tend à diminuer ou à disparaître de façon significative dès lors que des mesures concrètes d’amélioration de la gouvernance locale et de la transparence budgétaire sont rigoureusement mises en œuvre, ce qui souligne l’importance cruciale de réformes internes pour attirer l’investissement à des coûts moins prohibitifs. Le Kenya, actuellement évalué par le FMI comme présentant un haut risque de surendettement, a récemment fait appel au marché financier, proposant des titres à trois ans au taux impressionnant de 9,2%.

 Cette situation offre une perspective fascinante sur les réalités du marché de la dette international. À titre de comparaison, le Bahreïn, bien qu’il soit également soutenu par ses voisins riches en pétrole et jouissant d’une notation semblable, a réussi à lever des fonds à un taux relativement inférieur de 6,625%. Ce contraste soulève des questions sur les forces invisibles du marché financier qui influencent les taux, étant donné que les seuls fondamentaux économiques ne justifient pas une telle disparité. 

En totale opposition, le Ghana illustre comment le marché peut revenir en faveur d’un pays grâce à une série de réformes judicieuses qui instillent une confiance renouvelée chez les investisseurs. En effet, seulement trois ans après avoir été en défaut de paiement, les obligations ghanéennes se maturant en 2029 sont actuellement échangées à un taux autour de 6%, ce qui démontre clairement une amélioration de la perception du risque.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que les coûts d’emprunt des pays africains ont diminué dans les derniers mois. Cette baisse s’explique notamment par une politique monétaire internationale plus flexible, ainsi que par les réformes structurelles mises en œuvre par plusieurs gouvernements africains visant à stabiliser et revitaliser leurs économies. Un exemple frappant de cette tendance est le succès des émissions d’eurobonds du Nigeria et du Kenya, qui ont été sursouscrites cinq fois.

La Faiblesse de la production statistique sur le continent africain

Aussi,  cela atteste du désir croissant des investisseurs internationaux pour des placements en Afrique, malgré le haut niveau perçu de risque. En conséquence, le spread africain s’établit désormais à 3,7 points de base, ce qui constitue son niveau le plus bas depuis 2018. Cependant, il convient de noter que ce spread demeure largement supérieur à ceux observés en Amérique latine, en Europe émergente et en Asie, reflétant ainsi des différences persistantes en matière de perception du risque.

Cette persistance d’un écart s’explique en partie par la faiblesse de la production statistique sur le continent africain, qui ne parvient pas à fournir les données nécessaires en temps voulu. En raison de l’absence et de l’insuffisance de données complètes et de leur mise à jour fréquente, les investisseurs se montrent particulièrement prudents, ajoutant un supplément de précaution à leurs décisions.

 Les agences de notation, confrontées à cette pénurie d’informations substantielles, peinent également à produire des évaluations précises, ce qui les conduit souvent à abaisser plus rapidement les notes attribuées aux pays africains en cas de perturbations ou de crises économiques mondiales.

Selon une étude approfondie, il a été observé que 62 % des pays africains notés ont subi une dégradation durant la période de la pandémie de COVID-19, une proportion notablement plus élevée comparée aux 32 % enregistrés à l’échelle mondiale. Cette asymétrie significative alimente en conséquence un débat de plus en plus vif sur l’existence d’un biais systémique défavorable. Par ailleurs, il est important de mentionner que moins de 10 % des obligations souveraines en dollars émises par les économies émergentes proviennent du continent africain. 

Faible profondeur du Marché

Cette faible profondeur du marché, causée par un nombre limité d’émissions, restreint la possibilité de construire un historique financier solide et rend ces titres moins familiers, voire méconnus, pour les gérants de fonds internationaux, ce qui complique davantage les perspectives d’investissement à long terme.

Ces derniers, souvent influencés par un manque d’informations précises ou par une méconnaissance des spécificités locales, hésitent alors à recommander des achats dans des pays qu’ils connaissent mal et dont ils ne maîtrisent pas complètement les dynamiques économiques. Pour certains analystes, il est crucial que les États africains renforcent leur coordination non seulement entre eux mais aussi avec les acteurs internationaux, afin de bâtir un argumentaire solide et convaincant qui soit fondé sur des données précises et vérifiables, plutôt que se contenter de dénoncer un système perçu comme injuste ou inadapté.

 Selon ces mêmes analystes, la surprime qui s’établit en moyenne autour d’un point de pourcentage pourrait être sensiblement réduite si les États concernés prenaient l’initiative de publier de manière plus régulière et plus transparente leurs informations financières et économiques, rendant ainsi leurs marchés plus attractifs pour les investisseurs étrangers.

Aujourd’hui, l’Afrique bénéficie d’un regain d’intérêt sans précédent de la part des investisseurs internationaux et des acteurs économiques globaux. En effet, elle émet davantage de titres, ses politiques monétaires se réforment et s’améliorent, et les marchés mondiaux commencent à accueillir massivement ses titres financiers. Pourtant, des défis structurels persistent : la complexité de la structure du marché, la rareté des données fiables, et certains biais qui demeurent obstinément, ce qui contribue à maintenir les coûts d’emprunt à des niveaux disproportionnellement élevés. 

Réduire de manière durable cette surprime et favoriser un meilleur accès aux financements nécessitera non seulement une transparence accrue, mais aussi des volumes d’émission plus importants, une amélioration institutionnelle significative, ainsi qu’un dialogue soutenu et constructif avec les investisseurs pour restaurer la confiance et inciter à un engagement économique plus profond.

Daouda Bakary KONÉ