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Le Port autonome de Dakar (PAD) affiche une Impressionnante Croissance de 20,02 milliards de FCFA au 3ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au troisième trimestre de l’année 2025, le Port autonome de Dakar (PAD) fait état d’une impressionnante croissance par rapport à l’année précédente, soulignant ainsi sa position de plus en plus influente dans l’univers florissant du transport maritime en Afrique de l’Ouest. Le chiffre d’affaires atteint un montant remarquable de 20,02 milliards de francs CFA.

Lorsque l’on compare ce chiffre à celui de septembre 2024, qui s’élevait à 19,01 milliards de francs CFA, on observe une amélioration notable de 5%. Cette performance est stimulée par une amélioration significative dans plusieurs segments clés de l’activité portuaire, tels que le commerce de marchandises, les infrastructures portuaires, et l’optimisation logistique. 

Au cours d’une année riche en défis et opportunités, le trafic global du port a considérablement progressé de 16%, atteignant 7,64 millions de tonnes, une hausse notable par rapport aux 6,59 millions de tonnes de l’année précédente. Ce dynamisme témoigne du rôle pivot que joue le Port autonome de Dakar dans la facilitation des échanges économiques et commerciaux dans la région.

Dans le domaine des embarquements, on observe une tendance nettement haussière, avec une augmentation impressionnante de 59%, atteignant ainsi un volume considérable de 3 millions de tonnes transportées. Cette progression notable est suivie par celle des vracs liquides, qui font un bond de 39%, atteignant un total de 1,63 million de tonnes de marchandises, reflétant ainsi une dynamique positive dans le secteur. 

Parallèlement à ces chiffres encourageants, nous constatons également une croissance du trafic conteneurisé, qui progresse de 13% pour atteindre 226 989 unités équivalentes vingt pieds (EVP), témoignant d’une activité accrue et d’une effervescence palpable. En contraste avec ces augmentations, les débarquements montrent cependant un léger retrait de 1%, s’établissant à 4,64 millions de tonnes, ce qui constitue une variation minime, mais néanmoins notable dans la balance globale du transport de marchandises.

Dans un contexte marqué par un mouvement global de modernisation des infrastructures et un ambitieux renforcement des capacités, le Port de Dakar prévoit de procéder, le 02 janvier 2026, au lancement de la phase pilote de l’échange électronique des Bons à Délivrer (BADs). Cette initiative est menée en étroite collaboration avec la Direction générale des Douanes, soulignant l’importance du partenariat institutionnel dans cette transformation numérique.

Notons qu’il s’agit là d’une étape décisive et stratégique dans la transformation digitale de la chaîne logistique portuaire du pays, et cette réforme sera mise en œuvre via le Guichet unique portuaire électronique, un outil conçu pour centraliser et simplifier les démarches administratives. 

Pour rappel, cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre plus large de la modernisation et de la dématérialisation intégrale de tous les processus portuaires. L’objectif ultime de ce projet novateur est de renforcer considérablement l’efficacité et la compétitivité de la plateforme logistique du Sénégal, qui aspire à devenir un acteur majeur du commerce régional et international.

Mariam KONE 

Afrique : le Japon et la BAD lance la Plateforme Afrique-Asie (A-A), une initiative stratégique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La coopération économique entre l’Afrique et l’Asie franchit un nouveau cap, marquée par une détermination croissante des deux continents à tisser des liens plus solides et bénéficier mutuellement de leurs atouts économiques et technologiques respectifs. 

En effet, la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement japonais ont officiellement lancé ce 14 novembre à Tokyo, la Plateforme Afrique-Asie (A-A), une initiative stratégique destinée à ‘’renforcer le transfert de connaissances, l’innovation technologique et l’entrepreneuriat chez les jeunes des deux continents », favorisant ainsi un échange interculturel riche et l’émergence d’une génération de leaders capables de naviguer dans un environnement mondial de plus en plus complexe.

L’événement, organisé à l’Université des Nations unies à Tokyo avec le soutien des universités de Pretoria et de Tokyo, marque une nouvelle étape dans la consolidation des partenariats Afrique–Asie. Ce lancement intervient quelques mois après la TICAD9 de Yokohama, centrée sur la cocréation de solutions innovantes pour l’Afrique. Ce thème essentiel, qui soulève des questions de développement durable et de jeunesse, est au cœur des préoccupations. La nouvelle plateforme entend traduire ces réflexions en actions concrètes, ouvrant la voie à une coopération renforcée et bénéfique pour le progrès social et économique des territoires concernés.

Le projet, qui bénéficie du soutien du Policy and Human Resource Development Grant (PHRDG), un fonds fiduciaire japonais abrité par la Banque africaine de développement (BAD), est structuré autour de plusieurs axes stratégiques de grande envergure. Parmi ceux-ci, figure un partenariat ambitieux de connaissances entre les continents africain et asiatique. 

Ce partenariat a pour objectif de favoriser un échange dynamique de savoir-faire et de technologies innovantes entre les deux régions, en s’appuyant sur un dialogue structuré, essentiel pour soutenir activement les initiatives tant publiques que privées du continent africain. En outre, le projet met un accent particulier sur le développement et le renforcement des capacités, tant au niveau individuel qu’institutionnel, avec une importance spéciale accordée à l’émergence d’un réseau de recherche interuniversitaire.

L’initiative nourrit l’ambition audacieuse de transformer cette plateforme en un véritable hub pour la circulation des idées novatrices, l’émergence de talents diversifiés et l’épanouissement d’innovations technologiques. Elle aspire à créer des synergies fructueuses entre deux entités géopolitiques qui, chacune de leur côté, ont su prouver leur résilience face aux défis économiques globaux et leur capacité à se réinventer au fil des décennies passées.

 La réalisation de cette vision repose sur l’engagement sans faille de trois institutions de premier plan : la BAD, l’Université de Pretoria et l’École supérieure de politique publique de l’Université de Tokyo. Ces dernières ont décidé de renforcer leur collaboration non seulement entre elles, mais aussi avec d’autres partenaires stratégiques issus des continents africain et asiatique, dans le but d’assurer une mise en œuvre efficace et impactante du projet, générant ainsi de nouvelles opportunités de développement durable.

 L’objectif principal est d’assurer non seulement l’efficacité et le bon fonctionnement global de la plateforme, mais également de contribuer de manière significative au développement des compétences essentielles, à la promotion de l’innovation sous toutes ses formes, et à l’encouragement de l’esprit entrepreneurial au sein de la jeunesse africaine. Avec l’ajout stratégique de la nouvelle plateforme A-A, la Banque Africaine de Développement (BAD) renforce considérablement son arsenal d’outils de pointe destinés à impulser une transformation structurelle et économique à grande échelle du continent africain, en mettant l’accent sur le développement du capital humain. 

Notons que ce processus de transformation s’appuie également fortement sur des collaborations et des partenariats novateurs entre les secteurs public et privé, visant à créer un environnement propice à une croissance durable et inclusive.

Zangouna KONÉ 

Régulation du Secteur Énergétique au Nigeria : les autorités entre restructuration et modernisation politique des privatisations 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, l’État avance un pion majeur dans la restructuration complexe de son secteur énergétique tout en entreprenant la modernisation de sa politique de privatisation qui a longtemps été débattue. En effet, le Conseil national de privatisation (NCP), jouant un rôle clé dans ce processus, a désormais donné son feu vert à la régularisation de la vente d’Afam Power Plc et d’Afam III Fast Power Limited. 

Ces entités stratégiques sont transférées au consortium Transcorp Power, marquant ainsi une ouverture décisive vers l’exécution complète des accords de performance qui viendront après l’acquisition. Cette étape, que le gouvernement qualifie de stratégique, est présentée comme essentielle non seulement pour restaurer l’efficacité tant attendue du secteur électrique, mais aussi pour soutenir l’ambition grandissante de la nation. Celle-ci vise à ériger une économie diversifiée et dynamique, atteignant des millions, voire des milliards de dollars, contribuant ainsi de manière significative au développement national. 

Selon les précisions fournies par le Bureau des entreprises publiques (BPE), un montant impressionnant de 53,9 milliards de nairas, environ 35,7 millions de dollars, a déjà été mobilisé en vue de la privatisation d’Afam Power, une centrale électrique stratégiquement située dans l’État de Rivers. Bien que ces actifs aient été intégralement transférés au consortium dès 2020, plusieurs conditions essentielles et engagements opérationnels restaient en suspens, nécessitant davantage de clarifications et de mises en œuvre.

Ces accords engagent l’investisseur à atteindre des objectifs précis, qui incluent non seulement une augmentation substantielle de la capacité opérationnelle de la centrale, mais également une amélioration notable des performances techniques. Simultanément, des investissements ciblés doivent être réalisés dans un délai strictement déterminé pour garantir le succès du projet. 

Une fois cette régularisation formellement actée, le Bureau de Privatisation et de l’Entrepreneuriat (BPE) pourra enfin entamer le processus de suivi obligatoire post-privatisation. Cela est destiné à garantir que les engagements pris par Transcorp Power se traduisent non seulement en simples actes administratifs, mais aussi en gains de productivité mesurables et concrets sur le terrain.

Dans un communiqué récent de la Présidence nigériane, publié le 14 novembre, le vice-président Kashim Shettima, qui occupe également le poste de président du Conseil National de Privatisation (NCP), a solennellement appelé à une redéfinition profonde et sérieuse de la politique de privatisation du pays. Pour lui, il est essentiel que le Nigeria renonce désormais à l’ancienne logique de simple cession d’entreprises publiques, une attitude souvent passive, pour favoriser, en lieu et place, une stratégie plus proactive et diligente d’optimisation des actifs nationaux.

 Il a souligné avec force que ‘‘notre ambition de bâtir une économie d’un billion de dollars ne pourra se réaliser sans une discipline rigoureuse, une vision claire et un respect absolu des orientations clairement définies par ce Conseil’’. Cette déclaration marque un tournant important et pourrait augurer de nouvelles approches pour le futur développement économique du pays.

Cette nouvelle doctrine ambitieuse cherche à maximiser la valeur des ressources variées du pays, qu’il s’agisse des vastes étendues de terres encore sous-utilisées, des actifs immobiliers inexploités qui dorment dans l’oubli, ou même de la propriété intellectuelle qui n’est pas suffisamment exploitée ni correctement capitalisée. La régularisation de la transaction Afam Power représente un jalon crucial, un moment décisif, dans l’effort stratégique nigérian de modernisation et de transformation du secteur énergétique. 

Cette initiative s’inscrit dans une approche globale qui combine une privatisation disciplinée, une restructuration institutionnelle en profondeur et des exigences de performance énergiquement renforcées. Ainsi, Abuja s’efforce de bâtir, à travers cette combinaison d’initiatives, une industrie électrique robuste et dynamique qui soit non seulement capable de soutenir la croissance économique du pays, mais aussi d’attirer des investissements significatifs à long terme.

Pour le gouvernement nigérian, l’équation est désormais clairement définie et sans équivoque : en l’absence d’un secteur énergétique performant et efficace, l’objectif ultime d’un Nigeria prospère et véritablement industrialisé reste indubitablement hors de portée. Avec la centrale Afam Power servant de test grandeur nature et de projet pilote exemplaire, les prochains mois seront fortement décisifs et critiques pour démontrer que cette nouvelle doctrine de l’optimisation des actifs.

Korotoumou Sylla 

Secteurs miniers: vers l’instauration d’un nouveau code minier au Sénégal d’ici 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, les autorités prévoient de mettre en place un nouveau cadre réglementaire pour son secteur minier. Il s’agit là de l’une des réformes les plus importantes et symboliques de cette période, se joignant notamment aux révisions récentes du Code des Impôts et du Code des Investissements d’ici fin de l’année  2025. L’objectif principal de ces réformes est de maximiser les bénéfices économiques et sociaux d’une industrie minière en pleine croissance et dotée d’un potentiel considérable.

 Ce nouveau texte, qui succédera à celui instauré en 2016, aura pour vocation d’intégrer de nouvelles dispositions issues de la politique nationale de souveraineté. Depuis le début de l’année 2024, le gouvernement sénégalais a engagé un processus de renégociation des contrats existants avec les entreprises minières, mettant ainsi l’accent sur des termes plus équitables et avantageux pour l’État.

 Parallèlement à ces initiatives, le Sénégal envisage de rendre opérationnels deux instruments financiers : le Fonds de Réhabilitation minier, qui s’occupe des questions de restauration environnementale post-exploitation, et le Fonds de Développement des Collectivités territoriales, destiné à soutenir les projets locaux en lien direct avec l’activité minière.

En marge du prestigieux Salon international des Mines, qui s’est tenu dans la vibrante ville de Dakar du 4 au 6 novembre 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a brillamment exposé ses ambitions et les aspirations de son administration envers le secteur minier national. Il a mis en avant une vision ambitieuse : métamorphoser ce secteur en un véritable moteur de diversification économique, de stabilité durable et de prospérité collective, apportant des bénéfices palpables à toutes les générations, présentes et futures.

 Pour le président, l’enjeu n’est plus simplement d’extraire des richesses du sol, mais de « leur faire parler le langage du progrès, de la connaissance et du bien-être collectif », illustrant ainsi une approche novatrice et inclusive. Cela repose sur la conviction que la souveraineté économique authentique, laquelle intègre ces valeurs fondamentales d’équité, de justice sociale et d’inclusion, ne saurait se contenter de la simple exportation de matières premières brutes.

Dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture de cet événement d’envergure, Bassirou Diomaye Faye avait précisé avec une profonde détermination : « Nous voulons bâtir des industries de transformation robustes, capables non seulement de raffiner, mais aussi de valoriser et d’intégrer nos minerais dans les chaînes de valeur nationale, africaine et mondiale. » 

Cette déclaration reflète une stratégie qui vise à renforcer les capacités industrielles locales, à stimuler l’innovation et à créer de nouvelles opportunités économiques qui pourraient redéfinir le paysage économique du pays et de tout le continent. Au Sénégal, une nation riche en ressources naturelles diverses, selon les données fournies par l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), l’année 2024 a été marquée par une croissance notable dans le secteur minier sénégalais.

 Cette augmentation est particulièrement significative, avec un total impressionnant de 236,59 milliards de francs CFA de revenus extraits uniquement durant le premier semestre de l’année en cours. Parmi ces revenus, pas moins de 225,49 milliards de francs CFA ont été directement alloués au budget de l’État, illustrant ainsi l’impact vital de ce secteur sur l’économie nationale. Le secteur aurifère, avec l’or comme produit phare, se présente comme le principal moteur de cette prospérité, mais il n’est pas le seul à avoir connu un essor. 

Notons que le clinker, composant essentiel du ciment, et l’acide phosphorique, utilisé dans divers domaines industriels, contribuent également de façon significative à cette dynamique économique, soulignant la diversité et la richesse des ressources minérales du pays.

Moussa KONÉ 

Au Mali, l’ORTM et ses budgets faramineux critiqués par des activistes proche du pouvoir à Bamako

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Les budgets de l’Office de Radiodiffusion-Télévision du Mali :

2015 : 9 milliards de FCFA approuvés lors de la 35e session de son conseil d’administration.
2016 : 10 milliards 348 millions
2017 : 10 milliards 130 millions
2018 : 10 milliards 780 millions
2019 : 14 milliards 460 millions
2020 : 14 milliards 72 millions
2021 : 14 milliards 520 millions
2022 : 12 milliards 274 millions
2023 : 12,8 milliards
2024 : 12,8 milliards
2025 : 13,8 milliards

À cela s’ajoute le nouveau siège en construction, ayant coûté 14 milliards à l’État malien.

Ces fonds servent à la création de nouvelles émissions, à la modernisation numérique des équipements de production et de diffusion, ainsi qu’aux frais de fonctionnement, incluant maquillage, vêtements et carburant pour les journalistes.

Un constat préoccupant qui suscite des interrogations

Cependant, malgré ces ressources financières, l’état du siège social de l’ORTM, de ses antennes en régions et les conditions de travail précaires des journalistes amènent inévitablement à se demander où passe cet argent. Le décalage entre les ressources allouées et la réalité sur le terrain est saisissant, voire alarmant.

Une nécessité de transparence et de redevabilité

Face à cette incohérence, un audit complet, indépendant et approfondi sur la gestion financière et opérationnelle de l’ORTM entre 2015 et 2025 s’impose. Une telle démarche est essentielle pour analyser les décisions prises, identifier d’éventuelles anomalies, responsabiliser les acteurs et, surtout, jeter les bases d’une reconstruction solide de l’ORTM. L’objectif est de faire de cet organisme un service public de radiodiffusion-télévision répondant aux attentes du peuple malien et aux défis liés à l’information.

Source: Momo Traoré

Au Togo, le gouvernement se dote d’un budget de 2 740,5 milliards de FCFA pour l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, le projet de budget pour l’année 2026, qui s’élève à 2 740,5 milliards de francs CFA, soit environ 4,17 milliards d’euros, représente une augmentation notable par rapport aux 2 394,2 milliards de francs CFA enregistrés en 2025. Cette hausse de 14,4 % est significative car elle souligne l’ambition du pays pour sa cinquième République

Ce nouveau plan budgétaire a été approuvé par le gouvernement lors du conseil des ministres qui s’est tenu le 14 novembre, montrant clairement l’intention de renforcer la résilience économique de la nation, tout en consolidant les acquis sociaux déjà obtenus. Il est également conçu pour préparer le terrain à une nouvelle phase de transformation structurelle, visant à moderniser et dynamiser divers secteurs clés.

Pour réaliser ses objectifs économiques et sociaux ambitieux, le budget pour 2026 mise principalement sur les ressources internes de l’État. Ce choix stratégique a pour but de maintenir la stabilité des finances publiques, tout en préservant des marges de manœuvre nécessaires pour investir dans des priorités nationales essentielles. 

Les prévisions macroéconomiques restent optimistes et prometteuses : on anticipe une croissance de 6,5% pour 2026, c’est-à-dire légèrement supérieure aux 6,2% attendus pour l’année en cours. Ce taux de croissance prévu témoigne de la solidité des fondations économiques du Togo et de l’efficacité croissante des réformes mises en œuvre jusque-là. En suivant avec détermination la ligne directrice adoptée ces dernières années, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur, où les ambitions économiques ne cessent de se renforcer et où les réformes structurelles portent leurs fruits sur le long terme.

Trois mesures phares marquent cette volonté ambitieuse et déterminée : tout d’abord, un crédit d’impôt novateur est mis en place pour encourager activement l’embauche de citoyens à mobilité réduite, ayant pour objectif de favoriser et faciliter leur insertion professionnelle dans un marché du travail souvent peu accessible, contribuant ainsi à une société plus inclusive. Ensuite, des facilités significatives sont introduites dans le domaine du paiement des droits d’enregistrement des marchés publics, visant tout particulièrement à donner un coup de pouce essentiel aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, pour qu’ils puissent s’établir et croître sans les lourdeurs administratives habituelles.

Pour soutenir et dynamiser le secteur agricole, une exonération généreuse de taxes à l’importation est accordée pour les intrants nécessaires à la provenderie, le but étant de doper la production carnée locale et ainsi renforcer considérablement la sécurité alimentaire du pays. Ces dispositifs ne sont pas isolés mais font partie intégrante d’une stratégie globale et cohérente visant à réduire diverses vulnérabilités sociales, à renforcer et développer le capital humain, et à diversifier les sources de croissance inclusive pour un avenir durable et prospère. 

Outre sa dimension sociale imperative qui cherche à réduire les inégalités, le budget 2026 met également un point d’honneur à accentuer la transformation structurelle du pays. Les dépenses publiques allouées à l’économie en général progressent significativement de 29,3%, ce qui traduit une volonté résolue et affirmée de soutenir activement les secteurs productifs clés tels que l’agriculture, l’industrie et le numérique. Cette démarche stratégique a pour ambition de stimuler l’investissement privé et de créer ainsi un environnement économique plus dynamique et innovant.

L’objectif fixé par les autorités togolaises est d’une clarté indiscutable : il s’agit de créer des emplois durables, c’est-à-dire qui offrent une stabilité et une sécurité économique à long terme pour les citoyens, tout en renforçant simultanément la compétitivité du tissu économique. Cela a pour but de préparer efficacement le Togo à exploiter et maximiser le potentiel croissant de ses chaînes de valeur locales, un aspect crucial pour son développement économique futur. 

Aussi, le gouvernement a marqué sa détermination en exprimant une volonté forte de consolider les bases d’une croissance pérenne. Cette croissance serait avant tout portée par l’innovation, qui consiste à impulser de nouvelles idées et technologies, l’industrialisation légère, qui implique la mise en place de processus de production efficaces et à échelle réduite, et simultanément l’entrepreneuriat, lequel encourage l’initiative personnelle et la création d’entreprises. 

Notons que cet ensemble de mesures s’inscrit harmonieusement dans le cadre des dispositions de la constitution de la Vᵉ République. Ainsi, le projet de loi de finances, qui déterminera les allocations budgétaires nécessaires, sera très bientôt transmis à l’Assemblée nationale pour un examen minutieux, puis soumis au Sénat. Il s’agit d’une étape cruciale, permettant non seulement d’affiner les arbitrages nécessaires mais aussi de valider les priorités qui ont été établies, garantissant ainsi que les ressources seront allouées de manière à soutenir au mieux le développement et la prospérité du pays.

Abdoulaye KONÉ 

Au Gabon, les autorités tablent sur « une forte » Croissance Économique de 6,5% en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)- À la suite du rapport alarmant de l’agence d’information financière Bloomberg, qui a récemment classé la dette gabonaise parmi les plus risquées et potentiellement fragiles du continent africain, Libreville persiste et signe de manière résolue, en annonçant que la croissance économique du pays, soutenue par une série de réformes audacieuses, atteindra un indicatif prometteur d’au moins 6,5% d’ici l’horizon 2026. 

Malgré les signaux de défiance relayés par les marchés internationaux et une série d’analyses économiques préoccupantes, le gouvernement gabonais continue à maintenir fermement son cap initial, reflétant ainsi une confiance inébranlable dans ses projets d’avenir et réaffirmant haut et fort ses ambitions pour le pays, aussi audacieuses soient-elles. Cette croissance prévisionnelle serait principalement portée par une transformation en profondeur et ambitieuse du modèle budgétaire, productif et managérial du pays, associée à une vision à long terme de prospérité économique durable.

Dans son communiqué du 14 novembre, l’esprit de détermination du ministère de l’Économie ressort avec vigueur, réitérant que le Gabon est bel et bien engagé dans un cycle inédit et sans précédent de réformes structurelles significatives. L’exécutif, dans un élan de modernisation, met fièrement en avant la refonte de la gestion publique avec l’opérationnalisation du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP), l’implantation efficace du Compte Unique du Trésor, et la transformation de la gouvernance des entreprises publiques pour plus d’efficacité. 

Aussi, ces efforts, qui sont ambitieux par leur ampleur et leur vision, doivent permettre, à moyen et long terme, de restaurer la discipline budgétaire, de moduler l’amélioration significative de la transparence des dépenses publiques, et de redonner de la crédibilité à la signature financière du Gabon sur la scène internationale, un objectif qui, s’il est atteint, pourrait marquer un tournant décisif pour le pays.

Le gouvernement affirme également avec conviction que la nouvelle stratégie d’endettement, soigneusement élaborée, s’appuie sur un financement réparti à 60% en monnaie locale et à 40% en devises, ce qui constitue selon lui, un levier majeur et stratégique pour réduire le risque lié aux fluctuations du taux de change. 

Cette approche vise par ailleurs à éviter les dérapages critiques observés lors des cycles d’emprunts passés, qui ont souvent conduit à des conséquences économiques défavorables. Libreville, conscient des erreurs du passé, rappelle fermement que tout endettement futur devra impérativement être destiné exclusivement au financement de projets économiques innovants et porteurs, plutôt qu’à couvrir des dépenses de fonctionnement courantes ou encore à combler des déficits budgétaires hérités de précédentes administrations.

Pour rendre l’objectif ambitieux des 6,5% de croissance réalisable et durable, les autorités locales misent intensément sur l’essor de secteurs jugés stratégiques et cruciaux tels que l’agriculture moderne, les mines renouvelées, la transformation locale des ressources, l’exploitation du bois, l’énergie diversifiée, les infrastructures de qualité et le logement accessible.

 Le gouvernement nourrit l’espérance que ces pôles de croissance, judicieusement choisis, non seulement créeront des milliers d’emplois durables, mais aussi renforceront de manière significative la souveraineté économique du pays. Il envisage de réduire sa dépendance historique et problématique à l’industrie pétrolière. Dans cette optique, des investissements ciblés et structurés sont également prévus dans des domaines essentiels comme l’éducation de qualité, la santé accessible, l’eau potable et l’habitat.

Libreville défend enfin un point majeur que Bloomberg n’a pas souligné : le Gabon, avec une fiabilité notable, n’a jamais fait défaut depuis son entrée sur les marchés internationaux en 2007. Cette constance exemplaire est un gage de sérieux et de stabilité que les autorités gabonaises souhaitent fervemment mettre en avant pour persuader les investisseurs internationaux que la trajectoire actuelle du pays n’est pas celle d’un État en rupture de banc, mais bien au contraire, celle d’une économie en pleine reconstruction et visant une croissance accélérée.

Notons qu’il reste à voir si les réformes ambitieuses annoncées par le gouvernement, ainsi que les projections optimistes de croissance économique, suffiront à renverser l’appréciation quelque peu sceptique des marchés dans les mois à venir, et à instiller une nouvelle confiance auprès des acteurs économiques mondiaux.

Mariam KONE 

Transition du Mali sous Assimi Goita: la censure de l’information par les médias étrangers « CAUSES, CONSÉQIENCES ET OBJECTIFS »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Depuis le début de la transition dirigée par le Colonel Assimi Goïta, le Mali est au centre d’un débat médiatique intense à l’international.

Alors que les autorités maliennes affirment suivre une voie souveraine visant la restauration de la sécurité, de la stabilité et de l’intégrité territoriale, une partie des médias étrangers propose une lecture souvent critique, voire sélective, des évènements. Cette tendance, perçue par de nombreux Maliens comme une forme de censure ou de manipulation, soulève des questions essentielles sur ses motivations et ses objectifs.

Une transition marquée par un repositionnement stratégique.

Depuis 2020, la transition malienne s’est engagée dans une série de réformes profondes : réorganisation de l’armée, diversification des partenariats internationaux, lutte contre la corruption, renforcement de la souveraineté nationale et affirmation d’une diplomatie plus indépendante.
Ce changement de cap a bousculé des intérêts historiques dans la région. Il n’est donc pas surprenant que la couverture médiatique internationale soit devenue plus tendue, parfois même hostile.

Comprendre les causes de la censure ou du biais médiatique :

  1. Des enjeux géopolitiques majeurs.

Le Mali occupe une place stratégique dans le Sahel, région au cœur des rivalités internationales pour le contrôle des ressources, des corridors sécuritaires et des zones d’influence.
La volonté du Mali de diversifier ses partenariats — en s’émancipant de certaines dépendances historiques — dérange certains acteurs qui voient diminuer leur influence.

  1. Des intérêts économiques sensibles.

L’or, le lithium, le potentiel pétrolier et les richesses du sous-sol malien suscitent l’attention de plusieurs puissances.
Un Mali souverain dans ses choix économiques et contractuels ne favorise pas certains intérêts étrangers. Une couverture médiatique dépréciative peut servir à fragiliser cette autonomie.

  1. Une ligne éditoriale centrée sur le négatif.

Les grands médias occidentaux privilégient souvent les récits de crise : attaques terroristes, difficultés institutionnelles, tensions diplomatiques.

Les progrès réalisés dans les domaines militaire, social ou économique sont rarement mis en lumière, car moins vendeurs pour l’audience internationale.

  1. Un repositionnement diplomatique mal accepté.

L’arrivée de nouveaux partenaires non occidentaux dans la coopération sécuritaire du Mali a accentué les tensions avec certains médias européens. Cela se traduit par une couverture plus critique, parfois caricaturale, visant indirectement les choix stratégiques de la transition.

Des conséquences profondes pour le Mali :

  1. Une image internationale fragilisée.

La répétition de narratifs négatifs contribue à présenter le Mali comme un pays isolé, instable ou mal engagé.
Cette perception affecte : les investisseurs étrangers. les organisations internationales, la diaspora malienne.

  1. Une influence sur les décisions politiques internationales.

Les gouvernements occidentaux basent souvent leur politique étrangère sur l’opinion de leurs citoyens, elle-même influencée par les médias. Un récit biaisé peut encourager : des sanctions. des pressions diplomatiques, des restrictions économiques.

  1. Une détérioration de la relation entre populations et médias étrangers.

À l’intérieur du Mali, ces narratifs alimentent un sentiment croissant de méfiance. Les citoyens y voient : une tentative d’ingérence. une volonté de nuire à la transition, une minimisation des progrès réalisés.
Ce phénomène renforce le patriotisme mais accentue aussi les tensions entre populations et acteurs médiatiques extérieurs.

  1. Une invisibilisation des efforts de la transition.

Les avancées militaires, la reconquête de zones, les actions sociales, la diplomatie active ou les réformes institutionnelles sont rarement relayées. Cela crée un déséquilibre qui empêche la communauté internationale de saisir les réalités du terrain.

Quels objectifs derrière cette censure médiatique ?

  1. Freiner l’autonomisation du Mali.

Présenter le pays comme instable peut servir à justifier certaines pressions extérieures et à affaiblir la légitimité du choix souverain opéré par les autorités de transition.

  1. Maintenir des intérêts géopolitiques historiques.

Les récits médiatiques négatifs peuvent encourager le maintien d’anciennes influences ou ralentir l’émergence de nouveaux partenariats.

  1. Affecter l’opinion publique malienne.

En dépeignant systématiquement la transition sous un angle défavorable, certains médias espèrent créer un sentiment de découragement, semer le doute ou alimenter les divisions internes.

  1. Influencer la communauté internationale.

Une perception déformée du Mali peut conduire à des décisions diplomatiques ou économiques alignées avec certains agendas étrangers.

Conclusion : la bataille de l’information, un enjeu de souveraineté.

La transition dirigée par Assimi Goïta n’est pas seulement un processus politique et sécuritaire. Elle est aussi au cœur d’une bataille médiatique internationale où l’image du Mali devient un outil stratégique.
Dans ce contexte, renforcer la communication nationale, soutenir les médias maliens, développer des plateformes africaines crédibles et former des journalistes capables de porter la voix du pays sur la scène mondiale sont des impératifs.

Par Mamadou Nabombo,
Écrivain, Sociologue et Journaliste cultural malien.

Au Burkina Faso, un décaissement de 155 millions USD obtenu auprès du FMI pour soutenir les secteurs stratégiques 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, le Fonds Monétaire International (FMI) a récemment donné son aval à un appui financier substantiel d’un montant total de 155 millions de dollars, destiné à soutenir le pays dans ses divers efforts économiques et climatiques. 

Ce soutien se compose de deux volets principaux : un décaissement immédiatement disponible de 32,7 millions USD, qui vise à répondre aux exigences urgentes du pays, et un programme climatique novateur s’élevant à 122,7 millions USD, conçu pour aider le pays à réaliser ses objectifs environnementaux à long terme. 

Cette initiative du FMI incarne une reconnaissance internationale significative des progrès réalisés par le Burkina Faso dans plusieurs domaines clés : d’une part, son engagement à renforcer la résilience économique face aux difficultés financières globales, et d’autre part, sa détermination à mettre en œuvre des réformes budgétaires ambitieuses et à s’engager de manière proactive dans la lutte contre le changement climatique.

Le mouvement de décaissement immédiat s’inscrit dans un contexte régional complexe, affecté par de nombreux défis à la fois sécuritaires et sociaux. Il a pour vocation de contribuer de façon tangible à la stabilité macroéconomique du Burkina Faso, en offrant un soutien crucial aux dépenses publiques stratégiques.

 En conséquence, ce fonds permettra non seulement de couvrir des coûts nécessaires pour le bon fonctionnement des institutions et la prestation des services sociaux essentiels, mais aussi de consolider et de pérenniser les réformes budgétaires déjà entreprises par le gouvernement burkinabé avec détermination et rigueur.

Le programme climatique, quant à lui, s’inscrit de manière significative et intégrée dans le cadre plus large du Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD) du Fonds monétaire international (FMI). Ce programme essentiel vise à renforcer et à soutenir un ensemble d’initiatives politiques axées sur la transition énergétique, un aspect crucial dans le contexte actuel de crises environnementales mondiales. 

De plus, il met un accent particulier sur la gestion durable et responsable des ressources naturelles, tout en facilitant l’adaptation nécessaire aux divers effets du changement climatique, qui représentent des enjeux cruciaux et pressants pour un pays confronté à des phénomènes aggravants tels que la désertification progressive et l’augmentation constante de la pression sur les ressources hydriques disponibles.

Dans son communiqué, le Fonds monétaire international a exprimé son appréciation pour la résilience éprouvée et continue de l’économie burkinabè, qui persiste à croître malgré un environnement économique global difficile et incertain. L’institution a également salué les réformes courageuses, à la fois budgétaires et climatiques, que les autorités nationales ont mises en œuvre avec détermination. Ces réformes sont essentielles pour faire avancer le pays sur une voie de développement durable. 

Notons que le FMI encourage vivement la poursuite des efforts en matière de bonne gouvernance, en renforçant la transparence et en augmentant la mobilisation des ressources internes, des domaines qui sont essentiels pour assurer une croissance inclusive et durable à long terme.

Korotoumou Sylla 

Cop30/Afrique: vers la création de cinq millions d’emplois verts avec un potentiel de 100 milliards USD d’ici l’année 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Lors de la COP 30, qui s’est tenue dans le cœur vibrant de la ville de Belém, l’Afrique a fermement profité de la Journée consacrée spécifiquement à son continent pour transmettre un message sans équivoque aux bailleurs de fonds internationaux. Dix années ont passé depuis la signature de l’Accord de Paris qui avait suscité tant d’espoir et d’engagement mondial ; pourtant, l’Afrique tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. 

Le continent met en avant l’urgence de la situation en affirmant clairement qu’il est désormais intenable de poursuivre sa transition climatique en s’appuyant sur des ressources insuffisantes et en étant tributaire d’un système financier mondial qui, au lieu de soutenir, alourdit ses efforts en transformant près de 60% des financements climatiques octroyés en dette nouvelle.

Dans un contexte où l’Afrique joue un rôle crucial pour l’écosystème planétaire, concentrant 20% des puits de carbone mondiaux tout en n’émettant que moins de 4% des gaz à effet de serre, cela semble paradoxal que le continent ne reçoive que 3% des financements climatiques mondiaux. 

De plus, sur le plan de l’adaptation, les chiffres sont tout aussi alarmants avec une réception de moins de 10% des fonds nécessaires. Cette disproportion criante a été décrite par les institutions africaines lors de leur session à Belém comme une situation “insoutenable”, soulignant l’urgence d’une réévaluation globale des mécanismes de financement pour que l’Afrique puisse servir de modèle d’une transition écologique durable et juste.

Les dirigeants soulignent, une fois de plus, que le continent africain se situe actuellement à la traîne, capturant moins de 1% du vaste marché mondial du carbone. Ils estiment qu’avec une gouvernance améliorée et efficace, le potentiel du continent pourrait être exploité pour générer des sommes colossales, jusqu’à 100 milliards de dollars annuellement. 

Ce développement ne se limiterait pas à l’aspect économique, mais engendrerait aussi la création de cinq millions d’emplois verts d’ici l’année 2030. La Journée de l’Afrique a été marquée par une vision ambitieuse et proactive, avec l’objectif de positionner le continent comme un moteur industriel qui est en harmonie avec l’environnement, en promouvant la transformation localisée de ses ressources.

Le continent africain est en effet parmi les leaders mondiaux dans la production de minéraux critiques, tels que le cobalt et le manganèse, jouant un rôle crucial dans le secteur minier. Cependant, malgré cette position privilégiée, l’Afrique ne parvient à capter qu’une infime partie de la valeur ajoutée émanant de ses richesses. 

C’est dans ce contexte que les institutions africaines plaident avec insistance, clamant la nécessité urgente de financer les chaînes de valeur intégrées. Elles mettent en avant des projets variés tels que la fabrication de batteries et le développement de filières renouvelables de manière locale, considérées comme des moteurs potentiels d’industrialisation qui pourraient transformer l’économie africaine.

Lors d’une série de discussions intensives et de négociations cruciales, les représentants de l’Union africaine, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), de la Banque africaine de développement et de l’Afreximbank ont exprimé avec détermination leur exigence pour l’adoption d’un nouvel objectif chiffré à l’échelle mondiale, capable de relever le défi pressant posé par la crise climatique actuelle. Au moment de la tenue de la COP 29 à Bakou, le continent africain avait vigoureusement défendu la nécessité de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici l’année 2030, avec un montant spécifique de 300 milliards réservé à l’Afrique, afin de soutenir ses efforts de lutte contre le changement climatique.

 Cependant, l’accord final avait opté pour un modèle qui repose davantage sur des mécanismes d’endettement, ce qui allait à l’encontre des propositions formulées par les pays africains. Lors de la COP tenue à Belém, les dirigeants africains ont insisté une fois encore sur le fait que la survie face aux défis climatiques du continent dépend de l’octroi de financements directs, transparents et surtout sans création de nouvelles dettes.

Malgré ces enjeux pressants, le continent africain possède d’importantes ressources internes pour soutenir ses ambitions. En effet, ses fonds souverains et ses caisses de retraite atteignent plus de 350 milliards de dollars, cette précieuse somme pouvant être utilisée pour financer des projets d’infrastructures écologiques et soutenir les efforts d’adaptation des pays. 

Notons que la Banque africaine de développement (BAD) rappelle qu’elle structure son action autour de quatre priorités stratégiques, dont le cœur est de libérer le potentiel économique et écologique du continent pour les décennies à venir. Grâce à ces efforts soutenus, l’Afrique vise une participation proactive et efficace dans la lutte contre le changement climatique, tout en renforçant sa résilience économique et sociale.

Abdoulaye KONÉ