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Au Sénégal, le taux de pénétration de l’assurance en hausse 

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Assurance Road Sign with dramatic clouds and sky.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le taux de pénétration de l’assurance est une mesure économique importante qui correspond au rapport entre les primes d’assurances collectées dans le pays et le Produit Intérieur Brut (PIB). 

Ce ratio est souvent utilisé pour évaluer la portée et l’impact du secteur de l’assurance sur l’économie nationale. Malheureusement, au Sénégal, ce taux est considéré comme relativement bas, puisqu’il se situe en dessous de 2%, ce qui indique une sous-exploitation des services d’assurance. 

Cette situation peut être attribuée à divers facteurs, tels qu’une sensibilisation insuffisante aux avantages des assurances, une faible capacité d’achat ou des obstacles structurels qui entravent l’accès à ces services. L’amélioration de ce taux pourrait potentiellement stimuler la croissance économique et offrir une meilleure sécurité financière aux citoyens sénégalais.Ce taux a connu une légère hausse au fil des années, passant de 1,45 % en 2023 à 1,49 % en 2024, illustrant ainsi une augmentation relativement modeste de 0,04 points de pourcentage.


 Sur l’ensemble de la période décennale, ce même taux a témoigné d’une progression notable, s’élevant de 1,15 % en 2015 pour culminer à 1,49 % en 2024, ce qui représente une croissance totale de 2,23 %. 


Malgré cette amélioration, le taux moyen de pénétration s’établit à seulement 2,96 %, et ce chiffre reste nettement inférieur à la moyenne mondiale, qui avoisine environ 8 %, ainsi qu’à la moyenne africaine estimée à environ 3 %. Cela souligne le chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre des niveaux plus conformes aux standards globaux et régionaux.


Abdoulaye KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA: la côte d’ivoire mobilise 59,054 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi, le mardi 11 novembre 2025, une levée de fonds importante sur le marché financier de l’UEMOA, s’élevant à la somme de 59,054 milliards de FCFA. Cette collecte a été effectuée suite à l’émission d’adjudication de bons du trésor conçus pour une durée de 49 jours, un événement financier stratégique organisé en partenariat avec l’organisme UMOA-Titres. 

Cet acte financier ne fait pas seulement preuve de la solidité des mécanismes économiques mis en place dans la région, mais souligne également la confiance des investisseurs dans la gestion transparente et efficace des ressources publiques ivoiriennes. Cette opération témoigne du dynamisme économique du pays, souhaitant renforcer sa position au sein du marché sous-régional tout en contribuant au développement économique global de l’UEMOA.Le montant mis en adjudication, soit la somme totale offerte pour la vente lors de cet appel d’offres, était significatif, atteignant 70 milliards de FCFA. Ce chiffre reflète l’ampleur de l’opération financière entreprise. Les soumissions globales des investisseurs, représentant l’engagement et l’intérêt du marché, se sont élevées à un impressionnant total de 79,274 milliards de FCFA, dépassant ainsi le montant initialement prévu.

 Cette somme supérieure indique un taux de couverture du montant mis en adjudication de 113,25%, soulignant la forte demande et l’enthousiasme des investisseurs pour cet investissement particulier. Ensuite, le montant des soumissions retenu, après l’évaluation et la sélection rigoureuse, s’établit à 59,054 milliards de FCFA. 

Quant à celui rejeté, il se monte à 20,220 milliards de FCFA, un indicateur des propositions qui n’ont pas satisfait aux critères définis. Cela se traduit par un taux d’absorption de 74,49%, montrant la proportion des soumissions acceptées par rapport au total des propositions, et donnant un aperçu des décisions stratégiques de l’administration des adjudications dans ce contexte. 

Les investisseurs, dont les soumissions ont été acceptées et dont le projet a été sélectionné, bénéficieront d’un rendement moyen pondéré estimé à 5,50%, ce qui représente un taux particulièrement attractif. L’émetteur de ces bons a pris l’engagement ferme de rembourser l’intégralité des bons le premier jour ouvré qui suivra la date d’échéance stipulée, soit donc dès le 30 décembre 2025. 

En ce qui concerne le paiement des intérêts, ceux-ci seront perçus d’avance, ce qui signifie qu’ils seront déduits et précomptés sur la valeur nominale totale de ces bons, permettant ainsi aux investisseurs de voir une partie de leur investissement rentabilisée plus tôt. Cette approche assure non seulement une certaine liquidité, mais elle offre également un niveau de confiance supplémentaire aux souscripteurs, les rassurant quant à la prévisibilité des retours sur leur placement financier.

Mariam KONE 

Au Burkina Faso, la contribution de la diaspora avoisine le 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2025

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Ouagadougou. View of Place Memorial auz Heros Nationaux.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, longtemps perçue comme un rouage social parmi tant d’autres, la diaspora  s’impose aujourd’hui comme un acteur économique de premier plan, dont l’influence ne cesse de croître de façon exponentielle. En 2025, ses transferts financiers ont représenté 3% du produit intérieur brut (PIB) du Burkina Faso, d’après les données rigoureusement collectées et analysées par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES). 

Ce niveau de contribution, nettement significatif, met en évidence l’importance stratégique de cette manne financière pour une économie nationale en quête constante de stabilité, de résilience et surtout, de diversification afin d’assurer un développement holistique et durable. Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre des Affaires étrangères, n’a pas manqué de souligner, lors de son intervention devant l’Assemblée législative de transition, que cette diaspora, composée d’environ 16 millions de Burkinabè, injecte annuellement plus de 200 milliards FCFA dans l’économie par des voies légales et structurées, selon les estimations de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui confirment cet apport substantiel. 

Toutefois, les chiffres rendus publics par la Banque mondiale peignent un tableau encore plus éloquent et impressionnant : pas moins de 352 milliards FCFA ont été transférés en 2023, marquant une hausse notable par rapport aux 319 milliards FCFA enregistrés en 2022, et légèrement au-dessus des 348 milliards FCFA de 2021. Ces données démontrent sans équivoque que la contribution de la diaspora dépasse largement ce que l’on pourrait imaginer intuitivement, et cette tendance semble bien partie pour s’amplifier davantage dans les années à venir, ce qui confirme le rôle crucial de cette communauté dans le dynamisme économique officiel et informel du pays.

Les transferts de fonds effectués par la diaspora ne se cantonnent pas uniquement à la sphère familiale, mais se déversent également dans des pans entiers de l’économie informelle. Ces flux d’argent jouent un rôle crucial en contribuant au financement d’activités génératrices de revenus. De nombreux secteurs en bénéficient, notamment le commerce, l’agriculture, l’immobilier et les services urbains, qui se trouvent dynamisés par cette manne financière. Dans un pays où l’accès au crédit reste souvent limité et où le tissu économique repose largement sur les petites et moyennes entreprises, le soutien de la diaspora représente un filet de sécurité économique et social d’une importance capitale.

Cette dynamique positive a également des effets stabilisateurs sur l’économie nationale en influençant favorablement la balance des paiements. Elle soutient la consommation intérieure, ce qui est un levier essentiel pour maintenir un rythme de croissance constant, surtout dans un environnement régional contraint par des tensions sécuritaires croissantes et un resserrement budgétaire. Consciente de ces enjeux, les autorités ont mis en place la Stratégie nationale de gestion de la diaspora (SNGD). Cette initiative vise à mieux canaliser ces flux financiers vers des secteurs économiques clés et porteurs, tels que l’agriculture, l’énergie, le logement, l’éducation et le numérique, afin de maximiser l’impact positif de ces transferts sur le développement du pays.

 Notons que le gouvernement du Burkina Faso nourrit de grandes ambitions quant à sa contribution économique, qu’il aspire à voir atteindre près de 5% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Pour réaliser cet objectif ambitieux, l’État cherche à intensifier l’implication des Burkinabè vivant à l’extérieur en leur offrant des produits financiers spécifiques et innovants. Parmi ces instruments figurent des obligations destinées à la diaspora, conçues pour canaliser l’épargne de ces expatriés vers des projets nationaux. 

Pour rappel, le pays prévoit de mettre en place des fonds d’investissement dédiés qui permettront de soutenir des initiatives économiques clés, et envisage également des partenariats publics-privés. Ces démarches visent non seulement à intégrer les contributions des Burkinabè de la diaspora mais aussi à stimuler une croissance économique durable et solidaire au sein de la nation.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Gabon, les autorités s’associent à l’Etat  Équato-Guineen dans le domaine du numérique

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La collaboration entre le Gabon et la Guinée Équatoriale vient de marquer une avancée significative dans le domaine du numérique grâce à la signature de trois accords stratégiques capitaux, le 10 novembre 2025 à Mongomo, renforçant ainsi leur alliance. 

Ainsi, ces initiatives ambitieuses, soigneusement élaborées, visent à créer un espace numérique intégré innovant et fluide entre les deux nations voisines, ce qui accentuera leur attractivité auprès des investisseurs mondiaux et facilitera considérablement la circulation des services numériques dans l’ensemble de la région. Cette démarche de coopération proactive s’inscrit dans une vision élargie et partagée de développement économique durable et d’intégration régionale en Afrique centrale, promouvant ainsi un progrès socio-économique.

Le premier accord emblématique porte précisément sur l’interconnexion sécurisée et redondante de la fibre optique entre les deux pays, créant une véritable colonne vertébrale technologique. Cette infrastructure essentielle a pour objectif d’améliorer de manière significative la qualité et la stabilité d’Internet, ce qui constitue un critère indispensable pour les entreprises implantées localement et les investisseurs internationaux cherchant un terrain d’expansion stable. 

Selon l’avis des experts, une connectivité plus rapide, fiable et innovante est un facteur déterminant pour attirer les projets technologiques avancés, les services financiers digitaux, en pleine croissance, ainsi que les start-ups créatives et innovantes, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités et avenues prometteuses pour les économies locales.

Le second accord, récemment conclu, se concentre sur la mise en place du roaming gratuit qui représente une avancée majeure dans le domaine des communications transfrontalières. Désormais, les citoyens et les entreprises des deux pays, à savoir le Gabon et la Guinée équatoriale, pourront profiter de la liberté de communiquer entre eux sans subir de frais supplémentaires lorsqu’ils traversent la frontière entre ces nations. 

Cette mesure est particulièrement bénéfique car, en plus des avantages sociaux indéniables qu’elle offre, elle réduit significativement les coûts opérationnels pour les entreprises engagées dans des activités internationales. Elle encourage et facilite le développement de projets commerciaux innovants, ainsi que d’initiatives numériques transfrontalières, contribuant ainsi à renforcer la fluidité des échanges économiques et à améliorer la compétitivité régionale.

En outre, la coordination rigoureuse des fréquences radioélectriques entre les deux pays est prévue pour garantir la suppression des interférences qui peuvent se produire aux frontières. Cette harmonisation des fréquences devrait améliorer la qualité globale du réseau de communication, offrant aux utilisateurs une meilleure expérience numérique. 

Les autorités gabonaises, représentées par l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), le SPIN (Secrétariat Permanent de l’Informatique et de l’Électronique) et l’ANINF (Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences), en collaboration étroite avec leurs homologues équato-guinéens, ont travaillé de concert avec les principaux opérateurs télécoms des deux pays pour la mise en place de ces mesures. 

Notons qu’ils ont tous souligné que ces avancées en matière de télécommunications constituent un signal fort adressé aux investisseurs potentiels : un marché numérique intégré, harmonisé et fiable est un facteur essentiel de confiance et d’attractivité économique pour la région, pouvant stimuler et dynamiser les investissements étrangers dans les secteurs technologiques et numériques.

Zangouna KONÉ 

Au Nigeria, Dangote Fertiliser signe un accord stratégique avec l’entreprise allemande Thyssenkrupp Uhde

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le groupe nigérian Dangote Industries, bien connu pour ses ambitions et son influence croissante sur le marché mondial, poursuit activement son expansion industrielle avec détermination. Sa filiale Dangote Fertiliser a signé un accord stratégique avec l’entreprise allemande Thyssenkrupp Uhde, renommée pour sa technologie avancée, afin d’exploiter le procédé Fluid Bed Granulation sur les quatre nouvelles unités de granulation d’urée qu’elle prévoit de construire sur son vaste site de Lekki, situé près de la dynamique métropole de Lagos.

 Cet investissement majeur, qui témoigne d’une vision de croissance substantielle, vise à augmenter la capacité annuelle de production du complexe, atteignant plus de 8 millions de tonnes, comparativement aux 3 millions de tonnes actuellement produites. Cela permettrait non seulement au Nigeria de se positionner parmi les plus grands producteurs mondiaux d’engrais azotés, mais renforcerait également sa compétitivité sur la scène économique globale.

L’accord, qui constitue une étape clé dans le développement du secteur industriel nigérian, inclut la licence de technologie essentielle, un package de conception de procédé sophistiqué ainsi que la fourniture d’équipements propriétaires de haute qualité, notamment les granulateurs et les systèmes de filtration de Thyssenkrupp, qui sont réputés pour leur efficacité. 

Le procédé de Fluid Bed Granulation est en effet réputé non seulement pour son efficacité énergétique exceptionnelle, mais aussi pour son respect scrupuleux des normes environnementales internationales. Grâce à un système de lavage d’air innovant, il permet, selon l’évaluation de la firme allemande, de réduire significativement la chute.

Les futures unités industrielles, promises à devenir des leaders dans l’innovation, intégreront les avancées de la technologie Ammonia Convert (ACT) développée par Thyssenkrupp, laquelle représente une grande avancée dans le domaine de la chimie industrielle. Ce procédé ingénieux vise à incorporer efficacement les sous-produits d’ammonium sulfate directement dans les granulés d’urée, ce qui révolutionne la gestion des ressources. Grâce à cette méthode, non seulement les flux de déchets sont considérablement supprimés, mais les coûts logistiques liés à la gestion et au transport de ces matériaux sont également sensiblement réduits. 

Aussi, cela conduit à une économie substantielle et à une démarche industrielle plus respectueuse de l’environnement. En favorisant une meilleure circularité du processus industriel, cette approche novatrice limite les pertes de matière première de manière significative et améliore la qualité du produit final. En définitive, elle participe à l’évolution vers une industrie chimique plus durable et plus efficace.

Dans cette dynamique d’innovation et d’expansion, Aliko Dangote, le dynamique président du groupe éponyme et influent acteur économique, insiste sur la portée continentale de ce projet ambitieux, soulignant son impact stratégique : « Cette extension sert principalement d’instrument pour garantir l’autosuffisance agricole du Nigeria, et par extension, celle de l’Afrique entière. » 

Ce visionnaire nigérian, reconnu pour son engagement envers le développement économique du continent, a inauguré en 2021 le premier complexe de Dangote Fertiliser, marquant un tournant significatif avec un investissement total de 2,5 milliards de dollars américains, soit environ 2,16 milliards d’euros. 

Notons qu’il rappelle avec fierté que le Nigeria, autrefois importateur, est devenu en quelques années un exportateur net d’urée, illustrant ainsi la capacité du pays à transformer ses secteurs manufacturiers. Selon un rapport du Centre international pour le développement agricole, cette transformation témoigne de l’efficacité des stratégies adoptées pour relancer l’économie nationale.

Korotoumou Sylla 

Au Cameroun, l’Etat va investir 75 milliards de FCFA dans la modernisation de l’aéroport international de Douala

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, le principal aéroport du pays est sur le point de subir une transformation majeure qui changera son visage actuel pour mieux répondre aux besoins des voyageurs et moderniser ses infrastructures. Réuni le 12 novembre 2025 à Douala, le conseil d’administration des Aéroports du Cameroun (ADC) a donné son approbation à l’avant-projet détaillé du programme ambitieux de rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport international de Douala, connu sous le sigle RAP-AID. 

Ce document stratégique établit à la fois les orientations techniques précises et les mécanismes de financement complets pour ce chantier d’envergure. Le début des travaux est prévu pour juin 2026, et leur achèvement est fixé à mai 2028, une période pendant laquelle l’aéroport restera opérationnel.

Le financement de ce projet repose en grande partie sur un prêt octroyé par l’Agence française de Développement (AFD), qui joue un rôle clé dans le soutien et l’administration des fonds nécessaires. Le coût du projet de rénovation est estimé à environ 75 milliards de francs CFA hors taxes, une somme à laquelle s’ajoute une contribution importante de 20,7 milliards de francs CFA correspondant à la TVA et aux frais de douane. Ainsi, le coût total global du projet est évalué à environ 95,7 milliards de francs CFA. 

Selon Emmanuel Sime Lebou, conseiller technique numéro trois chez ADC et chef de projet,  » le coût global du projet est estimé à 75 milliards de francs CFA hors taxes auxquels s’ajoutent 20,7 milliards FCFA de TVA et de frais de douane. Soit un montant total d’environ 95,7 milliards de francs CFA « . Ces charges fiscales, precisent « seront supportées par l’État du Cameroun à travers le ministère des Finances et celui de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire « .

Le plan d’exécution de ce projet d’envergure repose sur deux volets complémentaires et interconnectés, chacun ayant une importance cruciale pour le développement et la modernisation globale de l’infrastructure aéroportuaire concernée. Le premier volet concerne l’extension technique et stratégique des chaussées aéronautiques, une tâche complexe et essentielle confiée à la société chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC). Cette entreprise a acquis une réputation internationale pour son expertise dans le domaine, et la réalisation de cette partie du projet est estimée à un montant substantiel de 10,4 milliards FCFA. 

Ensuite, le second volet, dont la portée est beaucoup plus vaste et ambitieuse, se concentre sur la modernisation en profondeur et complète de l’aérogare passagers, un bâtiment opérationnel depuis 1977, et donc témoin de plusieurs décennies d’histoire. C’est cette partie du chantier qui représentera un coût considérable de 95,7 milliards FCFA, reflétant l’ampleur des transformations prévus.

Pour garantir le succès de ces efforts de modernisation, le groupement Kardham/TPF a été chargé d’assurer la maîtrise d’œuvre du projet. Leur mission, loin d’être simplement une mise à niveau, exige de repenser intelligemment la structure préexistante tout en préservant son empreinte historique et architecturale. 

Pour ce faire, une attention particulière est consacrée à la supervision technique, une tâche confiée au bureau Veritas, connu pour son expertise rigoureuse. L’ensemble de ces efforts converge vers un objectif clair : augmenter la capacité annuelle d’accueil de l’aérogare de 1,5 à 2,5 millions de passagers, tout en adaptant ses infrastructures aux standards modernes de sûreté et de confort, répondant ainsi aux exigences de haut niveau attendues dans les grands hubs aéroportuaires africains.

La modernisation de l’aéroport prévoit l’aménagement de circuits distincts dédiés à la gestion des flux d’arrivées et de départs, dans l’objectif de fluidifier et d’optimiser le trafic souvent congestionné. « Dans la configuration actuelle de cet aéroport, les voyageurs, qu’ils soient de retour ou en partance, se croisent fréquemment, ce qui peut créer des embouteillages et une certaine désorganisation. Cependant, avec la refonte proposée, ces difficultés seront efficacement résolues et les passagers pourront bénéficier d’une expérience de transit plus agréable et rapide », confiait un responsable des Aéroports de Côte d’Ivoire (ADC) en évoquant les plans élaborés pour cette transformation.

Les zones de contrôle des passeports et de filtrage des bagages seront également modernisées pour répondre aux normes les plus récentes en termes de sécurité et d’efficacité, tout comme les espaces de repos et les zones commerciales qui vont être repensées pour le confort des voyageurs. « Les agents de police affectés à la sécurité aérienne profiteront eux aussi de conditions de travail améliorées, permettant une vigilance accrue. Par ailleurs, le système de livraison des bagages sera optimisé pour garantir la ponctualité et la fiabilité des livraisons. Ce projet est crucial car l’aéroport commençait à être dépassé par l’afflux croissant de passagers, nécessitant une réévaluation de sa capacité opérationnelle. 

Notons que les espaces de détente et les zones commerciales, qui sont essentiels pour offrir aux visiteurs un moment de répit et des opportunités de shopping attractives, vont ainsi être augmentés en volume et en qualité, ce qui représente une véritable amélioration pour les infrastructures de l’aéroport », détaillait la même source avec une certaine satisfaction concernant les perspectives offertes par ces innovations à venir.

Moussa KONÉ 

Infrastructures Routières : la Côte d’Ivoire signe un traité relatif au Corridor Praia -Dakar- Abidjan

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le 12 novembre dernier marque une date cruciale pour la Côte d’Ivoire et son engagement envers une intégration régionale renforcée en Afrique de l’Ouest. Lors du conseil des ministres tenu à Abidjan, le gouvernement a adopté un décret important qui ratifie le traité relatif à la création d’un corridor de transport étendu allant de Praia à Dakar et jusqu’à Abidjan. 

Ce projet ambitieux d’infrastructure transfrontalière couvre une distance impressionnante de 3 164 kilomètres, y compris une liaison maritime de 600 kilomètres entre le Cap-Vert et le continent, marquant ainsi une avancée significative dans les relations inter-régionales. 

Le traité, qui avait déjà reçu l’approbation parlementaire le 25 juin dernier, témoigne de la volonté de la Côte d’Ivoire de se positionner activement aux côtés de ses voisins ouest-africains, tels que le Cap-Vert, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria et le Ghana, afin de matérialiser ce corridor stratégique vital. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, l’objectif primordial de ce projet est de ‘’faciliter la mobilité des personnes et des biens », optimisant ainsi un axe commercial essentiel qui abrite plus de la moitié des échanges économiques dans la sous-région. 

Cette initiative promet de renforcer les liens commerciaux et culturels entre les pays participants, tout en stimulant le développement économique local et régional grâce à une meilleure infrastructure connectée. Ce corridor autoroutier, qui s’étendra sur des kilomètres de routes bien développées, reliera les principaux pôles économiques d’importance stratégique ainsi que plusieurs sites portuaires de l’Afrique de l’Ouest. 

Ce projet ambitieux débutera à Praia, la dynamique capitale insulaire du Cap-Vert, un pays composé de magnifiques îles volcaniques, et s’étendra jusqu’à Abidjan, une des villes les plus vitales en matière de logistique dans la région du Golfe de Guinée. Cette grande infrastructure prévue sera l’une des plus longues intégrées en termes de transport sur tout le continent africain, permettant une interconnexion efficace entre huit pays différents et ouvrant des opportunités de marché pour près de 400 millions de consommateurs potentiels.

Ce projet, qui a été initié sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), s’inscrit dans un cadre plus large de la Vision 2050 de cette organisation régionale. La CEDEAO, visant à améliorer la connectivité et à stimuler la compétitivité régionale, se propose de soutenir une croissance inclusive et de renforcer le commerce intra-africain. En outre, cette initiative ambitieuse vient compléter d’autres projets particulièrement stratégiques déjà en cours de réalisation, tels que le corridor Abidjan–Lagos et le chemin de fer transafricain, chacun jouant un rôle clé dans le développement économique de la région.

Au-delà des enjeux économiques, le projet Praia–Dakar–Abidjan porte une dimension sociale et environnementale affirmée. Il s’agit de favoriser le développement des zones traversées, de réduire les coûts logistiques, mais aussi d’assurer la durabilité écologique des infrastructures. Le traité met notamment l’accent sur l’aménagement de voies respectueuses des écosystèmes, la création de plateformes logistiques modernes et la promotion du commerce vert.

Pour les États signataires de cet ambitieux projet, ce corridor n’est pas seulement un levier majeur d’intégration physique et économique, il incarne également un outil précieux de stabilisation régionale à travers le développement durable. Ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement des infrastructures essentielles, qui est supposée améliorer de manière significative la connectivité régionale. 

Ainsi, cela, à son tour, devrait avoir pour effet de stimuler de nouveaux investissements privés et de créer un environnement propice à la croissance économique. De plus, ce corridor est vu comme un moyen d’encourager le tourisme intra-africain, en facilitant les déplacements et échanges culturels entre les différents pays, tout en renforçant la compétitivité des économies voisines, qu’elles soient situées en bord de mer ou enclavées, en leur offrant de nouvelles opportunités sur le marché.

Avec cette ratification, la Côte d’Ivoire exprime clairement son engagement stratégique à être un acteur clé et un véritable moteur dans la mise en œuvre des grands projets communautaires, pertinents pour la région et au-delà. En prenant part à cette initiative transnationale ambitieuse, Abidjan réaffirme avec conviction sa volonté de contribuer activement à la construction d’une Afrique de l’Ouest qui soit plus connectée, plus compétitive, et plus résiliente face aux défis économiques et sociaux contemporains. 

Notons que ce geste souligne l’importance de la coopération et du partenariat pour bâtir un avenir prospère commun, englobant une vision qui dépasse les frontières nationales pour favoriser l’intégration régionale à grande échelle.

Abdoulaye KONÉ 

Ghana: 40,55 milliards de FCFA de la BAD destinés aux secteurs de l’emploi et de la cohésion sociale 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé généreusement un don de 71,55 millions de dollars, correspondant à une valeur considérable de 40,55 milliards FCFA. Ce fonds est spécifiquement dédié à promouvoir la création d’emplois et renforcer la cohésion sociale au sein de la République du Ghana, en accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes qui vivent dans les régions septentrionales du pays. 

Ce soutien financier, qui est prévu pour s’étaler sur une période de quatre années allant de 2026 à 2029, s’inscrit dans une démarche qui veut être à la fois inclusive et durable, contribuant ainsi au développement du pays dans un esprit de solidarité. Grâce à cette initiative, il est prévu de dispenser une formation à 28 000 personnes, tout en créant un impressionnant total de 22 000 emplois directs et 6 189 postes indirects. Le programme place les femmes âgées de 36 ans et plus ainsi que les jeunes de 18 à 35 ans au cœur de sa stratégie, car ces deux groupes démographiques sont essentiels pour transformer la dynamique démographique du Ghana en un véritable dividende économique et social, apportant ainsi une contribution significative à la société. 

Eyerusalem Fasika, qui occupe la position stratégique de cheffe du bureau pays de la BAD au Ghana, a souligné que cette initiative ‘’contribuera grandement aux efforts déployés par le Ghana pour transformer sa croissance démographique en dividende, en dotant les femmes et les jeunes de compétences adaptées au marché, et en leur assurant un accès au financement et de moyens de subsistance durables favorisant la paix et la prévention des conflits ». L’accent mis sur le Nord du Ghana, une région souvent confrontée à des tensions communautaires récurrentes et à une vulnérabilité accrue face aux changements climatiques, répond à une approche préventive et stratégique de la Banque Africaine de Développement (BAD). 

Cette région, marquée par un environnement socio-économique complexe et fragile, souffre des tensions fréquentes entre différentes communautés, notamment entre agriculteurs et éleveurs, exacerbées par la raréfaction des ressources due à la désertification. La BAD s’efforce ainsi de s’attaquer aux causes structurelles de ces fragilités en mettant en œuvre des initiatives ciblées, qui s’inscrivent dans une logique de développement durable et de stabilité. Ces fragilités comprennent également l’insécurité alimentaire croissante, qui menace les moyens de subsistance des habitants. 

Le projet s’aligne non seulement sur les priorités du Document de stratégie pays (DSP) de la Banque pour le Ghana, mais également sur des programmes phares du gouvernement ghanéen. Ces initiatives incluent, entre autres, le programme ambitieux dénommé  »Big Push ». Ce dernier met un fort accent sur le développement d’infrastructures essentielles qui conduiront à la création de nombreux emplois, contribuant ainsi à la réduction significative du chômage. 

Par ailleurs, l’initiative  »Économie 24 heures/24 » vise à dynamiser et à revitaliser l’activité économique dans tout le pays, en stimulant l’industrie et le commerce afin de réduire le taux élevé de chômage, particulièrement chez les jeunes. Ces programmes montrent clairement une volonté de transformer l’économie du Ghana et de créer des opportunités de façon continue pour ses habitants.

Le projet ne se contente pas simplement d’établir un mécanisme de microcrédit, il s’efforce aussi de créer un environnement où les relations interentreprises peuvent se développer pour offrir une solide plateforme de soutien aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) qui sont détenues par des femmes et des jeunes. Ces entrepreneurs bénéficieront ainsi d’une occasion unique d’accéder à des ressources financières qui non seulement les aideront à lancer leurs projets, mais qui encourageront également la création de réseaux d’entreprises dynamiques, favorisant ainsi la croissance économique et l’autonomisation des groupes souvent marginalisés.

 Parallèlement, une attention particulière sera accordée aux assemblées de district, qui profiteront de sessions intensives de renforcement des capacités. Ces sessions axées sur des problématiques cruciales, telles que la prévention des conflits, la lutte contre les violences sexistes et la prévention des mariages précoces, viseront à créer des réformes substantielles dans les communautés concernées, en assurant une environnement sécurisé et équitable pour tous.

Notons que ce programme ne représente pas seulement une innovation, mais fait figure de véritable tournant dans le portefeuille ghanéen de la Banque africaine de développement (BAD). En effet, il sera mis en œuvre par le biais d’un instrument de financement axé sur les résultats (FAR), ce qui constitue une première dans la région.

Pour rappel , cette approche novatrice relie directement le décaissement des fonds aux performances réelles, assurant ainsi une meilleure redevabilité des engagements financiers et une efficacité renforcée des investissements publics. Cela garantit que les fonds sont utilisés au maximum de leur potentiel, au bénéfice direct des populations locales, tout en établissant de solides fondations pour un développement durable.

Mariam KONE 

Alerte: le Mali a mobilisé près de 27 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  le trésor ya su mobiliser une somme significative de 26,588 milliards de F CFA sur le marché des titres publics. Ce résultat a été atteint au terme d’une opération financière rigoureusement planifiée, une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor sur une durée de 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du trésor d’une maturité de 3, 5 et même 7 ans, qui a eu lieu le mercredi 12 novembre 2025.

Dans le contexte économique du Mali, spécifiquement au sein de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, ce projet financier considérable a été mené avec succès sur le marché financier régional de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). 

L’objectif principal de cette collecte de fonds était d’assurer le financement optimal du budget de l’état malien. Afin d’atteindre cet objectif, l’émetteur avait proposé au marché une somme initiale de 25 milliards de francs CFA. Toutefois, l’enthousiasme et l’engagement des investisseurs se sont manifestés par des soumissions globales s’élevant à un total de 26,816 milliards de francs CFA. 

Par ailleurs, il est important de souligner que cette somme colossale a été atteinte sans soumissions enregistrées pour les obligations à échéance de 7 ans. Cette participation fervente des investisseurs a permis d’obtenir un taux de couverture exceptionnel de 107,26% par rapport au montant initialement mis en adjudication.

Aussi, l’analyse détaillée des résultats financiers montre que le total des soumissions acceptées s’élève à un impressionnant montant de 26,588 milliards de FCFA, tandis que celles qui ont été rejetées se chiffrent à 228 millions de FCFA. Cela se traduit par un taux d’absorption élevé, atteignant précisément 99,15%, ce qui est particulièrement remarquable dans le contexte économique actuel.


Ainsi, l’ensemble des investisseurs dont les offres ont été validées se verront attribuer un rendement moyen pondéré attrayant de 7,64% pour les bons, tandis qu’il s’élève à 8,87% pour les obligations d’une durée de 3 ans et à 7,59% pour les obligations étalées sur 5 ans, ce qui reflète une gestion efficace du portefeuille d’investissements.


La stratégie de remboursement des bons est planifiée pour s’exécuter le premier jour ouvré suivant la date d’échéance prévue pour le 11 novembre 2026, assurant une clarté d’échéancier pour les investisseurs. En revanche, le paiement anticipé des intérêts sera effectué à l’avance et sera précompté sur la valeur nominale des bons, renforçant ainsi la liquidité et la sécurité offerte aux investisseurs.

 Pour le remboursement du capital des obligations, un calendrier distinct a été élaboré : le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 13 novembre 2028 marquera le remboursement des titres d’une durée de 3 ans, tandis que ceux de 5 ans seront remboursés le 13 novembre 2030. 


Notons que le paiement des intérêts sera assuré de manière annuelle à un taux compétitif, de 6,15% pour les obligations d’une durée de 3 ans et de 6,35% pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année, offrant ainsi une stabilité et une prévisibilité aux détenteurs de titres.


Daouda Bakary KONÉ 

Afrique: le Fond Eaasif obtient 100 millions USD auprès de la BAD pour soutenir ses activités 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-!Le Groupe de la Banque africaine de développement, dans ses efforts constants pour promouvoir le progrès économique et social à travers le continent, stimule désormais le développement d’infrastructures durables en Afrique par le biais d’un nouveau prêt conséquent de 100 millions de dollars octroyé au Fonds pour les infrastructures en Afrique émergente et en Asie (Eaaif). 

Ce fonds est destiné à servir de catalyseur puissant pour renforcer l’interaction entre les marchés émergents d’Afrique et d’Asie, en facilitant l’accès à des ressources financières essentielles. S

elon un communiqué de presse récemment publié, ce financement, qui a été méticuleusement examiné et approuvé par le Conseil d’administration du Groupe, est conçu pour habiliter le Fonds à séduire et à mobiliser une quantité significative d’investissements privés. 
L’objectif ultime est de soutenir une série de projets innovants concentrés sur les énergies renouvelables, la connectivité numérique, les infrastructures de transport moderne ainsi que d’autres secteurs cruciaux, qui ensemble concourent à stimuler une croissance économique inclusive tout en renforçant la capacité d’adaptation et de résistance de la région face aux défis climatiques croissants. 

Le Fonds pour les infrastructures en Afrique émergente et en Asie, comme l’explique le communiqué, constitue une émanation stratégique du Private Infrastructure Development Group (Pidg) et il est habilement géré par la société d’investissement Ninety One, spécialisée dans la gestion de capitaux et la création de valeur à long terme.

Le prêt de la Banque permettra au Fonds de continuer à mobiliser des capitaux privés pour des projets à fort impact qui élargissent l’accès aux services essentiels et favorisent une transformation économique durable dans toute l’Afrique.  Le communiqué renseigne que l’opération s’inscrit dans le cadre du programme plus large de levée de dettes de l’Eaaif, qui vise à obtenir 300 millions de dollars de financement à long terme en 2025 et à investir plus de 850 millions de dollars dans les infrastructures en Afrique et en Asie d’ici 2027. 

Il s’agit du quatrième prêt de ce type qui a été généreusement accordé par la Banque africaine de développement au Fonds, illustrant ainsi un engagement solide et continu envers le soutien financier à grande échelle. 

Mike Salawou, qui occupe la fonction de directeur du département des infrastructures et du développement urbain de la Banque africaine de développement, a déclaré avec enthousiasme : « Le partenariat avec le Fonds pour les infrastructures en Afrique et en Asie émergentes nous permet de débloquer des financements à long terme pour des projets essentiels qui non seulement stimulent les économies locales, mais aussi régionales. Ces financements ont le pouvoir de créer des emplois, souvent indispensables, et améliorent ainsi considérablement les conditions de vie dans de nombreux pays à travers l’Afrique, en apportant des solutions durables et innovantes. »

Il est important de noter que ce prêt contribue également de manière significative à combler le déficit persistant de financement des infrastructures sur le continent, un problème central pour le développement. En effet, il parvient à attirer des capitaux privés vers des projets prometteurs à fort impact, en particulier dans les marchés émergents et frontières, où l’investissement est crucial pour créer des infrastructures durables. Sumit Kanodia, qui est le directeur de Ninety One, la société gestionnaire du Fonds, a souligné avec satisfaction : « Nous sommes ravis d’approfondir notre partenariat fructueux avec la Banque africaine de développement. 

Notons que ce prêt précieux nous permettra de financer un nombre accru de projets, en mettant un accent particulier sur les secteurs des énergies renouvelables, du numérique, de l’infrastructure durable et bien d’autres domaines stratégiques qui peuvent offrir un avenir meilleur et plus viable pour les jeunes générations à travers le continent. »

Moussa KONÉ