Accueil Blog Page 114

Au Mali, les exportations ont connu une progression de 18,6% à 623,8 milliards de FCFA au 2ème trimestre 2025

0
Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours du deuxième trimestre de l’année 2025, le commerce extérieur du Mali a présenté une évolution contrastée, se manifestant par une augmentation notable des échanges commerciaux sur la scène internationale, mais également par la persistance d’un déficit commercial préoccupant. 

Selon les données officielles publiées récemment, la valeur totale des exportations maliennes a atteint un montant conséquent de 623,8 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 525,9 milliards enregistrés lors du premier trimestre de la même année, traduisant ainsi une progression significative de 18,6%.

 Cette performance remarquable illustre une dynamique positive et encourageante des ventes du Mali sur le marché international, dynamisée avant tout par la forte vigueur du secteur aurifère, qui demeure l’épine dorsale des exportations nationales.

 En effet, l’or à usage non monétaire, excluant les minerais et les concentrés, domine largement la structure des exportations du pays, représentant à lui seul pas moins de 79,9% de la valeur totale des exportations. Cette prédominance de l’or souligne l’importance cruciale de ce secteur dans l’économie malienne.

Derrière l’or, que l’on peut considérer comme la principale ressource d’exportation, on observe une diversification progressive, bien qu’encore timide, des exportations. Ces dernières incluent désormais des produits tels que les animaux vivants, qui représentent 5,3% des exportations, ainsi que des engrais bruts et des minéraux non métalliques, qui contribuent à hauteur de 4,5%. 

Par ailleurs, les légumes et fruits commencent également à se faire une place dans le marché d’export avec une présence de 2,2%. En complément, les matières brutes d’origine animale ou végétale viennent clore ce panorama avec une contribution modeste de 1,2%, illustrant la diversité naissante dans le secteur des exportations.

Concernant les importations, la tendance continue de croître à un rythme soutenu. En effet, leur valeur a atteint un sommet impressionnant de 1 000,8 milliards de FCFA au deuxième trimestre, comparativement à 858,2 milliards au trimestre précédent, traduisant une augmentation notable de 16,6%. 

Toutefois, cette augmentation plus rapide des importations en comparaison avec celle des exportations a provoqué une aggravation du déficit commercial, qui est passé de -332,3 milliards de FCFA à -377 milliards. Cela souligne un déséquilibre croissant dans la balance commerciale, une situation qui pourrait présenter des défis économiques significatifs à long terme.

Malgré ce creusement du déficit commercial, le taux de couverture des importations par les exportations, indicateur crucial pour l’économie, s’est néanmoins légèrement amélioré, passant de 61,3% à 62,3% entre les deux trimestres considérés. Cette évolution, bien que marginale, met en lumière une certaine résilience persistante du secteur des exportations. 

Celle-ci est notamment rendue possible grâce à la bonne tenue du marché de l’or, dont les performances ont été remarquables durant cette période, et à la contribution significative des produits agricoles. Ce dernier secteur continue de jouer un rôle essentiel dans l’économie, aidant ainsi à contrebalancer les fluctuations défavorables du commerce international.

Moussa KONÉ

Guinée : le nouveau Directeur Général de Rio Tonton en visite de travail sur le site du projet de Simandou

0

(CROISSANCE AFRIQUE)+Simon Troot, dont la nomination au poste prestigieux de directeur général du groupe minier mondialement reconnu, Rio Tinto, a été officialisée le 15 juillet 2025, est récemment arrivé dans la capitale guinéenne de Conakry.

 Son déplacement dans la région s’inscrit dans le cadre de la cérémonie de lancement officiel du vaste et ambitieux projet Simandou, lequel promet de transformer de manière significative l’exploitation minière de la région grâce à l’extraction de ressources naturelles précieuses.

Son arrivée souligne l’implication directe et sans équivoque de Rio Tinto, via l’action concertée de sa filiale guinéenne Simfer, dans l’aventure du développement des blocs 3 et 4 du précieux gisement de minerai, en partenariat avec le géant industriel Chinalco. Ce déplacement stratégique ne fait pas que confirmer l’engagement indéfectible du groupe minier ; il marque également sa volonté déterminée d’accompagner la Guinée sur le chemin de l’exploitation optimisée et de la valorisation efficace de ce projet d’envergure. Ce dernier représente un véritable moteur industriel et économique pour le pays, avec une capacité à transformer profondément le tissu économique national tout en stimulant la croissance et l’innovation locales.

Au Gabon, le bateau « Vraquier Jacob H » a disparu avec 48000 tonnes de Manganèse de « haute qualité » 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon,  un événement tout à fait inédit et d’une ampleur considérable secoue actuellement le port minéralier d’Owendo. Un vraquier, dont le nom a été identifié comme étant le Jacob H, aurait quitté de manière discrète et inattendue le quai durant la nuit du 6 au 7 novembre, emportant à son bord une cargaison volumineuse estimée à près de 48 000 tonnes de manganèse de haute qualité. 

D’après diverses sources médiatiques, telles que Gabon Review et d’autres publications régionales, le navire se serait mystérieusement désamarré sans disposer d’aucune autorisation préalable, et aurait réussi à échapper à tous les protocoles de contrôle rigoureux du port avant de prendre le large en direction des eaux internationales. Une plainte officielle aurait été déposée auprès de la Direction générale des recherches (DGR), alors qu’un signalement urgent à Interpol aurait également été émis dans l’espoir d’intercepter le navire suspect en pleine mer, où il pourrait encore être localisé et arrêté.

Au regard du prix actuel du marché, qui est estimé à environ 420 dollars américains par tonne, une telle cargaison représenterait une valeur marchande très élevée, se situant entre 20 milliards et 25 milliards de FCFA, ce qui constituerait une perte potentiellement énorme pour la filière minière gabonaise. Cette filière est déjà confrontée à des contraintes multiples, notamment en matière de logistique complexe et de suivi de la traçabilité des produits. Bien que les autorités responsables n’aient pas encore confirmé de manière officielle tous les détails de cette affaire intrigante, les premiers éléments d’enquête font d’ores et déjà l’objet de vives discussions et inquiètent les parties prenantes du secteur minier. En attendant, des efforts continus sont déployés pour comprendre pleinement les tenants et aboutissants de ce départ inopiné, et pour s’assurer de la sécurité de l’exploitation minière désormais sous haute surveillance.

Le manganèse constitue l’un des piliers fondamentaux de l’économie gabonaise, représentant un poids significatif avec près de 30% des exportations du pays et s’imposant comme une ressource clé, indispensable pour les recettes publiques. Un tel incident, s’il est confirmé, soulève de sérieuses interrogations sur des aspects cruciaux tels que la sécurité et la gouvernance portuaire.

 Cela se produit à un moment stratégique où le pays s’efforce activement de renforcer la transparence tout au long de la chaîne logistique des minerais, cherchant à établir des standards plus élevés en matière de gestion des ressources naturelles. Selon plusieurs sources crédibles, les premiers responsables de sociétés ayant un lien direct ou indirect avec les opérations minières auraient déjà été convoqués et entendus par les autorités compétentes pour faire la lumière sur ces événements.

Pour Libreville, cette affaire pourrait bien devenir un cas test emblématique pour la régulation et le développement du secteur extractif. En réponse à cette situation délicate, la sécurisation des exportations, la digitalisation rigoureuse du suivi des cargaisons ainsi que le contrôle accru des intermédiaires sont à présent devenus des priorités affichées de manière claire par le gouvernement. 

Dans l’attente des conclusions détaillées de l’enquête en cours, le mystère entourant la mystérieuse disparition du Jacob H met en lumière la vulnérabilité persistante d’un secteur hautement stratégique dont la crédibilité repose fondamentalement sur la rigueur des processus mis en place et la traçabilité assurée des opérations.

Mariam KONE 

Lancement du programme présidentiel des urgences hospitalières au Mali: Un chantier national pour soigner la République

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-À Bamako, le Général d’armée Assimi Goïta a posé, le 10 novembre 2025, la première pierre du Projet présidentiel d’urgence hospitalière. Quinze hôpitaux, financés sur fonds propres, sortiront de terre dans les mois à venir. Cette initiative vise à moderniser le système de santé, à rapprocher les soins des populations et à bâtir un Mali qui guérit par lui-même.

Au Centre de santé de référence de Korofina, en Commune I du District, c’est sous les acclamations des Maliens sorties massivement réservée un accueil chaleureux au chef de l’État en commune I du District et tout au long de la voie menant le palais de Koulouba au lieu de la cérémonie, que le président de la transition a posé la 1re pierre du projet de transformation profonde du secteur de la santé. Une initiative qui vise à transformer les centres de santé de référence (CSREF) du Mali en véritables hôpitaux modernes.

Un geste fondateur, un symbole fort

Devant le Premier ministre, le Président du Conseil national de transition, plusieurs membres du gouvernement, diplomates et partenaires, le général Assimi Goïta a donné le coup d’envoi de ce projet de grande envergure, et qui fera date dans l’histoire sanitaire du pays. Quinze hôpitaux, quinze chantiers, quinze promesses faites au peuple malien. « C’est avec un immense espoir que je viens de lancer ce projet présidentiel d’urgence hospitalière », a déclaré le Chef de l’État, dans une interview accordée à la presse. « Ces infrastructures rapprocheront les soins des populations, garantiront des services de qualité et permettront de consolider notre carte hospitalière nationale. »

Financé intégralement sur le budget national, le projet s’articule autour de trois volets majeurs : la transformation des CSREF des sept arrondissements de Bamako en hôpitaux de district ;
la construction de nouveaux hôpitaux à Bla et à Kangaba ; et la réalisation d’hôpitaux régionaux à San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro.

Les travaux, a précisé le Chef de l’État, s’étaleront sur 12 mois pour Bamako et 24 mois pour les régions. Une prouesse logistique et financière dans un contexte budgétaire contraint. Toutefois, il s’agit d’un pari que le Président de la transition assume pleinement, convaincu que la santé est « un droit, une obligation et une priorité absolue du Mali Koura ».

Un projet de souveraineté, né des États généraux de la santé

Ce projet ne vient pas de nulle part. En décembre 2024, les États généraux de la santé avaient tiré la sonnette d’alarme sur la vétusté des infrastructures, les inégalités d’accès aux soins et la saturation chronique des hôpitaux de Bamako. Le général Assimi Goïta s’était engagé à donné une réponse « à la hauteur des besoins et des attentes ».

Pour Mme le Ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, cette journée marque une étape importante dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé. « Permettez-moi d’adresser, au nom de toute la population malienne, nos remerciements les plus sincères à Son Excellence le Président de la Transition. Ce projet incarne sa vision d’un Mali où chaque vie compte. », a-t-elle déclaré dans son discours au cours de cette cérémonie.

Elle a également rappelé les efforts déjà accomplis sous la Transition à travers notamment la construction des centres de dialyse ultramodernes, la dotation des CSREF et hopitaux en ambulances médicalisées, l’installation des forages équipés, des champs solaires dans les structures de santé… Autant d’initiatives qui ont déjà redessiné le paysage sanitaire du pays, en attendant cette nouvelle phase, plus ambitieuse encore.

Un chantier national, une promesse collective

Le président Goïta souhaite faire du système de santé au Mali un modèle de résilience et d’efficacité, où la souveraineté se mesure aussi à la capacité de l’État à soigner les siens. « Quand vous n’êtes pas en bonne santé, il est difficile d’atteindre les objectifs fixés pour le Mali Koura », a-t-il indiqué, avant d’exhorter les techniciens, les entreprises et les communautés à « travailler avec rigueur, transparence et responsabilité » afin de respecter les délais contractuels.

Les futurs hôpitaux — de Bamako à Bougouni — seront conçus selon les normes internationales de qualité sanitaire : services d’urgences intégrés, capacités d’hospitalisation renforcées, unités d’hémodialyse, plateaux techniques de dernière génération.

Deux d’entre eux, situés dans les 1er et 6e arrondissements de Bamako, disposeront même de centres d’hémodialyse pour soulager les insuffisants rénaux chroniques, aujourd’hui en attente interminable de traitement. Les ingénieurs ont présenté des maquettes qui font rêver : des hôpitaux climatisés, autonomes en énergie solaire, connectés aux réseaux numériques médicaux.

Prenant la parole pour accueillir les inviter, le maire de la Commune I, Oumar Togo, n’a pas caché son émotion : « Cette initiative restera gravée dans l’histoire. Elle change la vie de nos concitoyens. »

Le Chef de l’État a compris qu’un pays se défend aussi par ses hôpitaux. La souveraineté, c’est aussi la santé. La pose de cette première marque le début d’un engagement collectif, celui d’un Mali qui se relève, à son rythme.

Édito : déconstruire pour que le « Mali triomphe »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans la situation actuelle au Mali, il est primordial de déconstruire et de dénoncer avec une détermination inébranlable la campagne de désinformation ainsi que le dénigrement systématique dirigés contre les autorités et les institutions de la République du Mali. 

Ces actes visent à ébranler la stabilité du pays et à remettre en question sa souveraineté. Dans ce contexte préoccupant, le gouvernement Français intensifie ses actions en activant le réseau informatif France Médias Monde pour influencer négativement l’image du Mali sur la scène internationale. 

L’objectif sous-jacent de ces manœuvres politiques et médiatiques est de provoquer un effondrement de Bamako, qui pourrait ensuite profiter à divers groupes terroristes. Ces groupes seraient, selon certaines allégations, financés par l’Élysée et soutenus par les services secrets occidentaux. En coulisse, des puissances telles que Washington, Londres et Berlin semblent également être impliquées dans un effort concerté pour soutenir Paris.

 Parallèlement, Emmanuel Macron tente de détourner l’attention des citoyens de France en masquant, derrière cette crise au Mali, les répercussions d’une dette nationale colossale évaluée à 3000 milliards d’euros, qui continue de peser lourdement sur l’économie française. Cette situation complexe révèle l’interconnexion entre politiques internationales et enjeux économiques locaux, tout en soulignant la nécessité d’une vigilance accrue et d’une action concertée pour défendre les intérêts du Mali.

La France est tombée dans une période difficile et chaotique. La France ne peut plus, la crise économique l’a dévastée et continue de la ronger de l’intérieur alors qu’elle se débat avec des défis colossaux en Europe. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ses propres problèmes, certains médias à travers le monde, notamment en France, s’insurgent contre le Mali et son peuple. Ils se dressent contre la République malienne, un pays dirigé par le général Assimi Goïta, l’homme qui a courageusement pris l’initiative de libérer et de sauvegarder l’indépendance du Mali. 

Cette couverture médiatique critique inclut, entre autres, des chaînes telles que France24, RFI (Radio France Internationale), Jeune Afrique, LCI, et TV5Monde. Ces médias s’acharnent à traduire sous les projecteurs internationaux les tensions entre la France et le Mali, tout en faisant parfois abstraction des nuances délicates de la réalité malienne complexe.

Selon plusieurs sources proches de l’Élysée, il a été rapporté que ces médias ont reçu comme mission, mandatée par l’État français, de s’engager dans des actions visant à déstabiliser le Mali. Ce serait à travers des manœuvres stratégiques orchestrées pour prendre le contrôle de Bamako, la capitale du pays. Cette opération, si elle se confirme, impliquerait une série d’initiatives politico-médiatiques destinées à affaiblir l’administration malienne actuelle, afin de faciliter une intervention extérieure ou un changement du pouvoir en place.

La preuve irréfutable se présente ici, alors que le chef des services de renseignements extérieurs français a confirmé, à travers des déclarations préoccupantes, que l’objectif central est de faire tomber Bamako, la capitale du Mali. Cela se ferait par le biais d’une intervention du JNIM, qui a été soigneusement réformé, équipé et financé par la France, opérant en étroite complicité avec la CIA des États-Unis, ainsi que le MI6 britannique.

 Cet ensemble d’actions concertées constitue un complot clair et net dirigé contre le Mali, visant non seulement sa stabilité politique, mais également son économie en pleine croissance, dans une tentative de la saboter. Cependant, au-delà de cette conspiration, nous restons fermes dans la conviction que le Mali triomphera des desseins obscurs de ces puissances et, quel que soit le poids des épreuves, le Mali ne tombera pas.

Cette nouvelle campagne médiatique se déploie insidieusement contre notre pays, cherchant sournoisement à semer la peur et la confusion au sein du peuple malien. Malgré l’absence flagrante de vérification sérieuse, certains médias à l’échelle internationale relaient des informations alarmistes et non confirmées, annonçant une prétendue prise imminente de la capitale, Bamako, par le groupe armé JNIM. 

Aussi, ces rumeurs irresponsables, dépourvues de toute base factuelle, n’ont qu’un seul et unique objectif, celui d’affaiblir le moral du peuple et de saper la confiance en les autorités. Elles visent également à discréditer les efforts héroïques, inlassables et déterminés de nos forces de défense et de sécurité, ainsi que ceux de la transition politique actuelle, qui œuvre courageusement pour stabiliser le pays et garantir la sécurité nationale face à toutes les menaces extérieures. 

Cependant, ces campagnes de désinformation amplifient les tensions et nuisent gravement à l’unité nationale dont nous avons tant besoin.

Le peuple malien doit impérativement refuser de tomber dans ce piège si habilement tendu par ceux qui cherchent à semer la discorde et le désespoir. « Nous avons traversé des épreuves bien plus dures, et chaque fois, nous avons su rester debout, unis, dignes et fiers », a affirmé avec ferveur un membre du conseil national de la transition. « Aujourd’hui encore, c’est dans le calme, la vigilance et la confiance en nous-mêmes que nous devons avancer. Ne cédons surtout pas à la panique qui cherche à nous engloutir, gardons le sourire, la foi et la sérénité comme nos guides infaillibles. Le Mali est debout, vigoureux, et rien ni personne ne le fera plier », a-t-il fièrement expliqué Nouhoum Sarr, plein d’une assurance palpable.

Le peuple observe, intrigué et légèrement déconcerté, le silence assourdissant de certains leaders d’opinion, d’habitude si prompts à critiquer et pointer du doigt les autorités de la transition à la moindre occasion perçue. Où sont ces voix aiguës et critiques aujourd’hui, quand notre pays brave fièrement cette redoutable campagne de désinformation ? Leur mutisme face à cette manipulation médiatique orchestrée en dit long, résonnant comme un écho vide dans les esprits. Le patriotisme ne doit pas être à géométrie variable, sélectif en fonction des intérêts personnels, mais constant et inébranlable face aux défis collectifs.

Ainsi, le Mali continuera d’avancer avec détermination, force, courage et dignité, refusant de se laisser distraire ou ébranler par les campagnes de désinformation qui pourraient surgir. Aucune propagande, qu’elle soit interne ou externe, ne parviendra jamais à détourner notre peuple fièrement uni de sa marche inébranlable vers la souveraineté totale, cette paix éternellement recherchée retrouvée et la dignité précieuse inaltérablement préservée. Le Mali ne tombera pas, pas aujourd’hui ni demain. 

Notons que le Mali, dans sa résilience, triomphera fièrement de toutes les adversités. Aujourd’hui, l’hypocrisie flagrante des médias français et de certains maliens biaisés ne parviendra pas à se dresser face à l’union indéfectible des peuples dévoués du Sahel, tous résolus à défendre leur liberté et leur intégrité.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Mali, Hera Fondation rend hommage à Mariam CISSÉ

0

COMMUNIQUÉ DE HERA FOUNDATION

Bamako, le 10 Novembre 2025

HERA FOUNDATION REND HOMMAGE À MARIAM CISSÉ ET APPELLE À L’UNITÉ CONTRE LA VIOLENCE NUMÉRIQUE

À quelques encablures de la prochaine campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles », HERA FOUNDATION s’associe à la communauté nationale et internationale pour dénoncer toutes les formes de violences, particulièrement celles qui s’exercent dans l’espace numérique.

Le thème international de cette édition, « Unité pour mettre fin à la violence numérique contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles », trouve une résonance tragique dans l’affaire Mariam Cissé, jeune femme malienne, tiktokeuse patriote, brutalement assassinée après avoir été la cible d’une campagne de harcèlement numérique pour avoir exprimé son soutien aux Forces Armées Maliennes (FAMa) et son attachement à la patrie.

Avant son exécution, Mariam Cissé a été lynchée sur les réseaux sociaux, menacée, insultée et diffamée, preuve que la violence numérique est une violence réelle, qui détruit, isole et tue.
Ce drame doit devenir un tournant national : celui d’une prise de conscience collective sur les dérives des réseaux sociaux et l’urgence de protéger les femmes qui y participent.

Dans l’esprit du thème national du Mali, « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et de préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali », HERA FOUNDATION :
• Condamne fermement les violences physiques et numériques subies par Mariam Cissé ;
• Salue la réaction des plus hautes autorités du Mali pour leur compassion et leur condamnation de ce crime ;
• Appelle à une justice exemplaire et à une enquête complète pour identifier tous les responsables, y compris les instigateurs de la haine numérique ;
• Invite les organisations féminines, les médias et les leaders d’opinion à unir leurs voix pour éradiquer la violence en ligne et promouvoir une culture numérique éthique et respectueuse ;
• Propose la création d’un Mécanisme national de lutte contre la cyberviolence faite aux femmes, en synergie avec le Ministère de la Femme et le Ministère de la Communication ;
• Recommande d’honorer Mariam Cissé à travers une Journée nationale d’action contre la violence numérique, symbole de résistance et de dignité féminine.

HERA FOUNDATION rappelle que le combat contre les violences faites aux femmes ne se limite pas aux corps : il s’étend désormais aux écrans.
L’unité, la responsabilité et la solidarité doivent être nos réponses face à la haine.

Mariam Cissé, par son courage, incarne la parole libre, le patriotisme et la force morale de la femme malienne.
Son souvenir nous oblige à transformer la douleur en action, et la peur en lumière.

Pour HERA FOUNDATION
Maître Nadia Myriam BIOUELE
Présidente Fondatrice

Au Mali, le Général Assimi GOÏTA lance le Projet présidentiel d’urgence hospitalière à Bamako

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le Président de la Transition,le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a procédé, ce lundi 10 novembre 2025, à la pose de la première pierre du Projet présidentiel d’urgence hospitalière. La cérémonie, tenue au Centre de santé de référence de Korofina (Commune I du District de Bamako), marque le coup d’envoi d’un vaste programme de modernisation du système de santé au Mali.

L’événement exceptionnel a eu lieu avec la participation active du Premier ministre, faisant preuve de sa volonté d’encourager les initiatives cruciales pour le pays, et du Président du Conseil national de Transition, qui a souligné l’engagement de la transition vers un avenir plus prospère. La présence remarquée de Mme le Ministre de la Santé et du Développement social a renforcé l’importance de cette rencontre pour l’amélioration du système de santé national. Le Gouverneur du District de Bamako a, par ailleurs, contribué en ajoutant une perspective régionale à cette réunion de haut niveau.

En outre, de nombreux autres membres influents du Gouvernement, aux côtés de diplomates de renom et de divers partenaires stratégiques du Mali, ont prêté une oreille attentive aux discussions. Lors de son discours, le Maire de la Commune I, M. Oumar TOGO, a exprimé avec enthousiasme sa gratitude pour ce qu’il a qualifié de « initiative historique », une démarche qui, selon lui, transformera de manière significative et durable la prise en charge sanitaire au Mali, ouvrant la voie à un avenir renforcé pour le secteur de la santé du pays.

Lors de son discours solennel et chargé d’émotion, Mme le Ministre de la Santé et du Développement social, une figure incontournable du gouvernement, le Colonel-Major Assa Badiallo TOURÉ, a exprimé sa profonde et sincère reconnaissance envers le Président de la Transition. Elle a souligné que cette initiative ambitieuse et de grande portée témoigne sans équivoque de l’engagement ferme du Chef de l’État à ériger la santé en tant que droit fondamental et inaliénable pour chaque Malien, sans exception.

Toutefois, elle a particulièrement insisté sur le fait que ce projet s’inscrit de façon cohérente et proactive dans la continuité des États généraux de la santé, un événement marquant qui s’était déroulé en décembre 2024. Lors de ces assises, il avait été mis en exergue la nécessité impérative de rendre les services de soins plus accessibles à la population tout en entreprenant des démarches pour améliorer la qualité des services médicaux à travers tout le pays, renforçant ainsi la sécurité et le bien-être des citoyens.

Selon Mme le ministre, ce projet s’inscrit dans une dynamique ambitieuse visant une véritable « modernisation et restructuration » du système hospitalier national. Il s’agit d’une initiative à grande échelle qui prévoit non seulement la construction de 15 nouveaux hôpitaux répartis sur tout le territoire, mais aussi la transformation des actuels Centres de santé de référence (CSREF) du district de Bamako en hôpitaux de District. Cette transformation permettra d’améliorer considérablement l’accès aux soins de santé pour la population de Bamako et ses environs.

Les travaux, qui témoignent de l’engagement fort de l’État envers la santé publique, seront entièrement financés par le budget national, soulignant l’importance accordée à ce projet par le gouvernement. Ce chantier majeur s’étendra sur une période de 12 mois pour Bamako, pour permettre une adaptation rapide, et de 24 mois pour les autres régions, garantissant ainsi une mise en œuvre stable et durable dans l’ensemble du pays.

Le Projet présidentiel d’urgence hospitalière du gouvernement malien prévoit de s’étendre sur plusieurs fronts cruciaux et se décline en trois grands volets majeurs, chacun visant à transformer et à moderniser le paysage des soins de santé à Bamako et au-delà. Tout d’abord, le projet consiste en la transformation significative des Centres de Santé de Référence (CSREF) situés dans les sept arrondissements de la capitale, Bamako, en véritables hôpitaux de district, offrant une meilleure accès aux soins pour les habitants de la ville.

Ensuite, il inclut la construction ambitieuse de nouveaux hôpitaux de district dans les localités de Bla et Kangaba, des initiatives qui visent à réduire les disparités en matière de soins de santé dans ces régions. Enfin, le projet prévoit la réalisation de plusieurs hôpitaux régionaux modernes et bien équipés à San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara, et Koulikoro. Ces établissements ultramodernes seront dotés des technologies médicales de dernière génération, garantissant une prise en charge médicale de qualité supérieure. Non seulement ces infrastructures amélioreront les capacités d’hospitalisation mais elles proposeront également des services spécialisés d’avant-garde, incluant notamment des unités d’hémodialyse particulièrement nécessaires pour répondre aux besoins des populations des 1er et 6e arrondissements de Bamako, renforçant ainsi le réseau de santé au Mali et offrant de nouvelles perspectives de soins pour les habitants des régions concernées.

Dans une interview accordée à la presse à la fin de la cérémonie, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a salué « un projet porteur d’espoir », symbole d’un Mali en marche vers le progrès. Il a rappelé que la santé demeure un pilier essentiel du Mali Koura. Le Chef de l’État a également expliqué que « toute activité dépend de la santé, car sans elle, aucun développement n’est possible ».

Il a invité Mme le ministre de la Santé et du Développement social à veiller à la continuité du service public pendant les travaux, ainsi qu’au respect des délais contractuels fixés avec les entreprises. Le Chef de l’État a également mis un accent particulier sur la dimension humaine du projet, à savoir rapprocher les soins de qualité des populations, réduire les évacuations sanitaires et désengorger les structures existantes.

Zangouna KONE

Projet de déstabilisation du Mali: la France et son service renseignement échouent aux yeux du monde

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la situation reste tendue et complexe. Ce n’est pas seulement le JNIM, aussi connu sous le nom de Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, qui cherche activement la chute de Bamako, la capitale du pays. De nombreuses allégations circulent affirmant que la France joue un rôle controversé en aidant indirectement ou directement certains groupes terroristes dans leurs efforts pour déstabiliser la région du Mali.

Selon nos informations fiables et bien documentées, Nicolas Lerner a été nommé à un poste stratégique et clé, celui de chef de la Direction générale des services de renseignement extérieur, communément abrégée DGSE. Cette nomination a pour but de préparer minutieusement le retour chahuté, mais déterminé, de la France dans le Sahel, notamment dans des zones sensibles et stratégiques comme le nord du Mali, où des enjeux de sécurité sont présents.

NICOLA LENER, qui occupe le poste de chef de la DGSE, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure, joue un rôle crucial en tant que chef du service des renseignements extérieurs français. Il a récemment affirmé que les djihadistes du JNIM, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, nourrissaient des ambitions claires pour provoquer « la chute de la junte ». Cette junte fait référence aux autorités militaires qui ont pris les rênes du gouvernement depuis le coup d’État de 2021, prenant ainsi le pouvoir et s’efforçant de maintenir la stabilité du pays. Lener met en avant que les déclarations visant à établir un lien entre ces djihadistes et la chute du gouvernement militaire ne sont rien de moins que des fictions flagrantes, des mensonges grotesques fabriqués avec l’intention de déstabiliser le Mali aux yeux du monde. Cependant, le Mali qu’ils décrivent n’est pas le Mali d’aujourd’hui ; le pays a évolué, et il est bien différent du Mali d’hier.

Selon ces mêmes médias français, « le JNIM a mis en place un blocus sur le carburant il y a plus de deux mois dans le pays, paralysant ainsi diverses activités économiques et sociales. Les États-Unis et la France, soucieux de la sécurité de leurs citoyens expatriés, ont demandé à leurs ressortissants de quitter le territoire malien pour éviter toute éventuelle situation périlleuse ». Ce n’est pas faux, et cela reflète une réalité complexe sur le terrain. Sauf que la France impériale, héritière d’une histoire coloniale contestée, et ses partenaires américains, qui ont eux-mêmes une histoire de division sur le continent américain, cherchent à morceler le Mali. Aujourd’hui, le complot visant à déstabiliser le Mali et saper son intégrité territoriale est un secret de Polichinelle, connu de tous mais rarement discuté ouvertement. L’ombre d’une influence étrangère continuant de planer sur la région alimente les tensions et les suspicions.

Le directeur à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française, Nicolas Lerner, a déclaré ce lundi 10 novembre au micro de la station de radio nationale France Inter que les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une organisation affiliée à Al-Qaïda, nourrissent le souhait de voir s’effondrer la junte militaire en place au Mali. Plus explicitement, selon des renseignements recueillis par la DGSE, il semblerait que ces jihadistes cherchent à renverser le gouvernement militaire qui s’est installé au pouvoir dans ce pays suite aux coups d’État de 2020 et 2021, lesquels ont permis au Général Assimi Goïta d’accéder à la présidence du Mali », relate la chaîne TV5Monde.

 Cependant, cette affirmation est controversée. De nombreux observateurs sur place affirment que c’est plutôt la France qui tenterait de renverser le régime malien. Cette intervention ne réussira pas à ébranler le Mali, qui est désormais solidement protégé par ses citoyens, résolus à défendre leur nation et conscients que leur avenir et leur sécurité reposent sur la stabilité durable du pays.

Monté et conduit avec le soutien indéfectible des services secrets occidentaux, notamment ceux touchant à la France, l’Elysée a subi un échec notable dans sa propre tentative mûrement réfléchie de déstabiliser la structure géopolitique du Mali.

Ce projet, bien qu’ambitieux et orchestré avec précision, n’a pas réussi à atteindre les objectifs fixés, illustrant ainsi la résilience et la détermination du Mali à maintenir sa souveraineté. Dorénavant, toute idée ou dessein farfelu visant à semer la déstabilisation dans cette région riche en diversité culturelle et ethnique, semblera voué à l’échec, soulignant l’incapacité des forces extérieures à imposer leur volonté sans rencontrer une résistance acharnée.

 De ce fait, aucun soulèvement de masse n’aura lieu sur le territoire malien. Il est clair que la situation au Mali n’a rien à voir avec ce qu’a connu l’Afghanistan, et aucune tentative d’instauration d’un scénario similaire ne sera acceptée. Ceux qui collaboreraient à la fragilisation du Mali seront sévèrement sanctionnés, et les répercussions de leurs actes serviront d’exemple devant la communauté internationale, démontrant la détermination du peuple malien à préserver son unité et sa souveraineté.

Abdoulaye KONÉ Junior.

Injection à liquidité dans la CEMAC: 622 milliards octroyés aux banques Commerciales 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Après de nombreuses semaines durant lesquelles l’activité bancaire était particulièrement intense et dynamique, on constate que les banques commerciales de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont l’air de ralentir leur cadence habituelle.

 Lors de l’opération de refinancement qui a eu lieu le 4 novembre 2025, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a réussi à mobiliser la somme de seulement 622 milliards de francs CFA. Ce montant est nettement inférieur aux 800 milliards qui avaient été offerts initialement pour cette opération, ce qui indique potentiellement un intérêt décroissant de la part des institutions financières ou un ajustement stratégique dans la demande de liquidités par les banques.

Une détente inattendue sur le marché monétaire a récemment capté l’attention des observateurs économiques. Cette baisse de la demande de liquidités marque une rupture nette avec la tendance observée en octobre, une période durant laquelle les établissements bancaires avaient affiché un appétit marqué pour les ressources de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), cherchant à sécuriser leurs positions par un renforcement des mécanismes de liquidité. 

Cette détente, la plus forte enregistrée depuis le mois de septembre, pourrait traduire une prudence accrue des acteurs financiers à l’approche des clôtures annuelles, qui sont souvent synonymes d’ajustements comptables et de resserrement temporaire du crédit. Les institutions financières pourraient ainsi anticiper les défis et les opportunités de cette période critique, où les bilans doivent être scrutés et les stratégies adaptées pour respecter les obligations réglementaires tout en optimisant les ressources disponibles.

Les questions concernant la dynamique économique régionale animent les discussions parmi les experts et les économistes. Alors que certains spécialistes estiment qu’il s’agit simplement d’un repli technique, habituel vers la fin de l’exercice fiscal et sans conséquences durables, d’autres analystes craignent que ce phénomène ne soit le signe avant-coureur d’un ralentissement plus profond et préoccupant de l’activité économique dans la sous-région. 

Notons que les récents mouvements sur le marché monétaire, de même que les futures décisions politiques prises par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), joueront un rôle crucial et pourront confirmer ou infirmer ces hypothèses contradictoires. Quoi qu’il en soit, il est indéniable que les semaines à venir seront décisives pour mesurer véritablement la solidité et la résilience du rythme de croissance économique au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) alors que l’on s’approche de l’année 2026, avec tous les enjeux économiques et financiers qu’elle comporte.

Zangouna KONÉ 

Au Burkina Faso, le FAD revendique un portefeuille de 2,45 milliards USD pour 22 projets actifs

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis le début de son intervention, il est notable que le Fonds africain de développement, qui constitue le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé un nombre impressionnant de 124 opérations, d’une valeur cumulée de 2,45 milliards de dollars au Burkina Faso. Ce soutien financier diversifié inclut actuellement 22 projets actifs, qui représentent à eux seuls environ 645 millions de dollars d’engagements. 

Cet engagement massif, illustré par un taux de décaissement exceptionnellement élevé, supérieur à 80%, positionne le portefeuille du FAD comme un levier crucial dans la mobilisation de ressources pour répondre aux défis complexes de développement, dans un contexte où le Burkina Faso est durement éprouvé par des enjeux économiques et sécuritaires considérables.

Le secteur des transports émerge comme le premier poste d’investissement, atteignant 639 millions de dollars, soit 26% du total des ressources engagées. Ce secteur est scrupuleusement intégré au cœur de la stratégie du FAD, avec des projets phares tels que le corridor Lomé–Cinkansé–Ouagadougou et la route communautaire CU2A. 

Ainsi, ces initiatives ambitieuses ont pour but principal de diminuer les coûts logistiques, tout en renforçant l’intégration régionale, ce qui est crucial pour la fluidité des échanges commerciaux. Pour un pays enclavé comme le Burkina Faso, ne disposant pas de débouché maritime, cette stratégie visant à désenclaver le potentiel commercial est un déterminant essentiel de la compétitivité, mais aussi de l’attractivité économique et sociale sur la scène régionale et internationale.

Le deuxième axe prioritaire de développement met en avant l’énergie, qui attire un investissement conséquent de 334 millions de dollars, représentant ainsi 14% du montant total des financements disponibles. Ce secteur est orienté de manière manifeste vers le développement du solaire raccordé au réseau, ainsi que vers les interconnexions régionales indispensables. À titre d’exemple, le projet solaire de Dédougou, avec sa capacité de production de 18 MW, incarne cette volonté ferme de diversifier les sources d’énergie et de minimiser la dépendance critique aux hydrocarbures importés. 

Cette transition énergétique s’inscrit dans une double ambition : celle de sécuriser de manière pérenne l’approvisionnement électrique, tout en réduisant significativement le coût de l’énergie pour les petites et moyennes entreprises (PME). Ces dernières sont reconnues pour être des catalyseurs fondamentaux dans le processus de transformation industrielle et jouent un rôle clé dans la création de nombreux emplois.

De plus, les financements apportés par le Fonds Africain de Développement (FAD) dans le secteur agricole, s’élevant à 517 millions de dollars, ce qui représente 21% des fonds, sont renforcés par des investissements importants dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, atteignant 208 millions de dollars, soit 9% du total.

Aussi,  ces engagements répondent à l’objectif crucial de consolider la sécurité alimentaire tout en améliorant la résilience face aux changements climatiques. Ainsi, les projets d’irrigation, l’aménagement hydro-agricole, et la gestion durable de l’eau, intégrés à l’appui aux chaînes de valeur, forment le noyau de cette stratégie large et inclusive. Cela vise à influencer directement, et de manière positive, les revenus des familles rurales, ainsi qu’à maximiser la productivité agricole dans les régions concernées, garantissant un avenir plus prospère et stable.

Les volets sociaux et multisectoriels, représentant ensemble près d’un quart du portefeuille, se concentrent de manière significative sur des secteurs essentiels tels que la formation, la santé et la gouvernance publique. Ces investissements stratégiques visent non seulement à soutenir le développement personnel et professionnel des individus par la montée en compétences, mais aussi à renforcer la stabilité institutionnelle, ce qui constitue une base fondamentale pour transformer la croissance économique en un progrès inclusif et durable qui touche toutes les strates de la société.

Les effets économiques des investissements du Fonds Africain de Développement (FAD) se manifestent de manière multiple et tangible. Parmi ceux-ci, on peut noter une réduction notable du coût-temps logistique, une amélioration sensible de la productivité totale des facteurs, un accès élargi à l’énergie pour des communautés auparavant sous-desservies et une hausse significative de la production agricole, facteurs qui jouent un rôle déterminant dans le développement économique inclusif. Cependant, plusieurs points d’attention persistent et doivent être adressés avec soin. D’une part, la sécurisation des chantiers de construction et des chaînes d’approvisionnement s’avère cruciale dans un contexte géopolitique qui demeure fragile, ce qui nécessite des mesures de précaution renforcées. 

D’autre part, la mobilisation du capital privé, notamment dans des secteurs clés comme l’énergie et les infrastructures routières, apparaît comme une condition indispensable pour assurer la pérennité des acquis obtenus jusqu’ici. Enfin, la maintenance continue des actifs publics, y compris les routes, les réseaux, et les équipements solaires, est essentielle afin de garantir leur fonctionnalité et de maximiser leur contribution au développement global à long terme.

Le Fonds Africain de Développement (FAD) met en œuvre au Burkina Faso un modèle de développement qui s’efforce d’être équilibré et durable. Dans ce cadre ambitieux, la construction de routes modernes et le développement de sources d’énergie diversifiées jouent un rôle crucial en stimulant un rythme de croissance économique plus soutenu.

 Parallèlement, le renforcement du secteur agricole et l’accès amélioré à l’eau sont des piliers essentiels pour stabiliser les revenus des populations locales, permettant ainsi une résilience économique accrue. En outre, des réformes institutionnelles bien pensées et des investissements significatifs dans les domaines sociaux sont déployés pour renforcer la gouvernance et favoriser une inclusion sociale plus forte et plus large. 

Cependant, le défi majeur qui se dessine désormais consiste à transformer ces infrastructures matérielles en résultats économiques concrets et tangibles. Pour y parvenir, il est crucial d’accélérer la mise en service opérationnelle des projets en cours et de créer un climat favorable pour attirer les investisseurs privés. Ces derniers sont invités à s’investir davantage autour des chaînes de valeur agro-industrielles et du secteur énergétique, des domaines qui représentent des opportunités majeures de développement économique pour le Burkina Faso.

Abdoulaye KONÉ