Accueil Blog Page 1299

Burkina Faso: l’operateur de télécom (Onatel) affiche un bénéfice net de 31 millions USD au 1er semestre 2021

0
Cotée à la bourse la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), la société offre une diversité de produits et services sur l’ensemble de ses segments d’activités, fixe, mobile et Internet.

Au Burkina Faso, l’operateur de télécom l’ONATEL (sa) annonce un bénéfice net de 31 millions USD (17,5 milliards de F  CFA) soit une hausse de 19,8%  au 1er semestre 2021.

En effet, la multinationale affichait un bénéfice  15,8 milliards de F CFA  soit (environ 28 millions  USD avec un taux de progression de 12% au premier semestre en 2020.

Cet accroissement   a été expliqué par le fait que la comptabilisation de produits non récurrents et la régression des charges financières sont liées aux dettes.

Par ailleurs, l’Onatel a réalisé un chiffre d’affaires de 78,9 milliards FCFA (142 millions USD) au 2eme trimestre 2021 contre 80 milliards FCFA (144 millions USD) à la même période de 2020.

Cette  tendance qui s’explique par la baisse des revenus provenant de l’acheminement des trafics internationaux.

Toutefois,  le résultat d’exploitation s’est établi au 30 juin 2021 à 25,6 milliards FCFA (46 millions USD) contre 23,5 milliards FCFA (42 millions USD)  au 30 juin 2020, soit une hausse de 9%.

Notons que  la base clients fixe  et mobile s’établit à plus de 10 millions de clients actifs à fin juin 2021, soit une hausse de 11,4%.

Daouda Bakary Koné

Mali: les Etats-Unis Offrent des Equipements a la Gendarmerie

0
L’Ambassadeur Hankins avait à ses côtés le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, le Directeur général de la gendarmerie nationale, le colonel-major Sambou Minkoro Diakite, ainsi qu'un membre du personnel du Congrès américain.

Honorant l’engagement des États-Unis d’aider le Mali à créer une équipe d’intervention d’urgence autonome au sein de la Gendarmerie, l’ambassadeur américain Dennis Hankins a remis à cette unité spécialisée un lot d’équipement d’une valeur de plus de 3 millions de dollars américains lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 16 août à Bamako.

Les équipements ont été gracieusement fournis par le Ministère de la Justice, le Programme d’assistance Internationale à la formation aux enquêtes criminelles et le Programme d’assistance des Etats-Unis en matière d’antiterrorisme (ATA), qui fournit une formation et des équipements antiterroristes aux forces de maintien de l’ordre à travers le monde entier.

Le don est composé de six véhicules, 46 paniers Hesco à structure semi-permanente pour fortifier les installations militaires, 17 palettes d’équipements de protection, notamment des uniformes, des gilets tactiques, des casques et des gilets pare-balles, et un plan complet pour intégrer les matériels donnés dans les opérations de l’unité.

L’Ambassade des États-Unis et le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile entretiennent un partenariat de longue date dans le domaine de la sécurité. Suite aux attentats terroristes de 2015 à Bamako, l’ATA a proposé de créer et d’institutionnaliser une équipe nationale d’intervention d’urgence au sein de la Gendarmerie, d’abord appelée Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (PIGN) et plus tard élargie et rebaptisée Groupement Spécial d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN).

L’objectif principal de la création de l’unité spécialisée était de corriger les vulnérabilités afin d’atténuer l’impact de toute attaque future. Le modèle de formation est axé sur le renforcement des capacités de leadership de l’unité et sur la fourniture d’un soutien politique, de formation et matériel adéquat pour relever le défi de la défense du peuple malien. Le modèle s’appuie sur les mentors pour former et conseiller l’unité sur la façon d’institutionnaliser, de gérer et de maintenir les capacités, de s’intégrer avec d’autres équipes d’intervention d’urgence maliennes et de traduire la formation et les cours en pratique et en durabilité. Suite à la mise en place de l’unité en 2016, les ministres maliens en charge de la sécurité et de la défense ont approuvé un plan d’extension de la taille et de la portée du PIGN en 2017, et il a été rebaptisé GSIGN.

Depuis 2016, l’Ambassade des États-Unis à Bamako a consacré d’énormes ressources pour aider le Mali dans ses efforts en vue de restaurer la sécurité et la stabilité de ses citoyens à travers ce groupement spécialisé. S’exprimant au cours de la cérémonie, l’Ambassadeur Hankins a commenté cet engagement en déclarant : « Avec le GSIGN, nous réalisons des investissements majeurs dans la formation des membres dans le domaine des compétences essentielles. Mais le don d’aujourd’hui concerne l’équipement. Nous savons que les professionnels de la sécurité ont besoin à la fois de compétences et d’équipements adéquats. Avec cet équipement, le GSIGN sera plus efficace dans la lutte contre le terrorisme ».

L’Ambassadeur Hankins avait à ses côtés le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, le Directeur général de la gendarmerie nationale, le colonel-major Sambou Minkoro Diakite, ainsi qu’un membre du personnel du Congrès américain.

Au Niger, le bilan d’une attaque djihadiste fait 37 morts dans le village de Darey-Daye (Tilaberie)

0
Depuis le début de l’année, des djihadistes présumés multiplient les assauts sanglants contre des civils dans le département de Banibangou, une zone enclavée dans le nord-est de la région de Tillabéri.

Un nouveau hécatombe de civils a été perpétré dans l’ouest du Niger proche du Mali par des djihadistes présumés, tuant au moins 37 personnes, ce qui porte à plus de 450 le nombre de morts dans cette région depuis le début de l’année.

Le lundi 16 Aout 2021, une attaque armée a eu lieu dans le village de Darey-Daye au Niger. Selon plusieurs sources sécuritaires, le drame a été commis par des hommes armés venus à moto vers 15h GMT. « Ils ont tiré sur des gens en train de cultiver dans leurs champs », déclare un élu local.

L’attaque a touché ce village en mars dernier dans la région de Tillabéri, dans la zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, théâtre de violences djihadistes régulières.

Cette énièmel’attaque qui a eu lieu à Darey-Daye a casée  un bilan est lourd : « il y a eu 37 morts dont quatre femmes et treize mineurs». Selon un  journaliste de la région a confirmé cette attaque est considérée  «comme très sanglante», dit-il.

Pour rappel, le village de Darey-Daye, situé à 40 km à l’est de la ville de Banibangou, a déjà été la cible d’hommes armés. Le 15 mars dernier, des djihadistes présumés avaient massacré 66 personnes au total lors d’attaques contre Darey-Daye et contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou.

Selon Human Rights Watch (HRW), plus de 420 civils  ont été tués depuis le début de l’année 2021 dans l’ouest du Niger, des suites  d’attaques menées par des groupes djihadistes abrité au cœur des pays du sahel.

Notons que le 9 août, «des individus armés» avaient attaqué «des populations travaillant dans un champ» du village de Falanzandan, dans le même département de Banibangou, tuant 15 personnes et en blessant deux autres, selon le ministère nigérien de l’Intérieur.

Ibrehima Koné

Mali: des partis politiques exhortent les autorités de la transition à « libérer toutes les localités assiégées » par les forces terroristes

0
Moussa Mara est un expert-comptable et un homme d'État malien né le 2 mars 1975 à Bamako. Président du parti Yéléma, créé en juillet 2010, il est candidat a l´élection présidentielle 28 juillet 2013 et obtient 1,5 % des voix au premier tour. Le 5 avril 2014, à 39 ans il est nommé Premier ministre par le président Ibrahim Boubacar Keïta, devenant ainsi le plus jeune Premiers ministres de l'histoire du Mali. Il est le porte-Parole du Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie au Mali

Au Mali, le Directoire du Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie au Mali réuni le 16 août 2021 à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako a procédé à une analyse approfondie de la situation sociopolitique et sécuritaire de notre pays. Selon eux, le gouvernement de la transition doit « libérer toutes les localités assiégées par les forces terroristes »

Dans un communiqué rendu public, le directoire du Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie au Mali, acondamné fermement « l’attaque barbare perpétrée par des forces terroristes ayant occasionné plus d’une cinquantaine de morts » et plusieurs blessés parmi les paisibles populations du cercle d’Ansongo et a « présenté ses condoléances », les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Il exhorte les autorités civiles et militaires à prendre toutes les mesures nécessaires afin de sécuriser les personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national et à « libérer toutes les localités assiégées » par les forces terroristes sur notre territoire.

Toutefois, le Cadre d’Echange des Partis et Regroupements Politiques pour une Transition Réussie au Mali a exprimé sa solidarité aux victimes des inondations au Mali et exhorte le Gouvernement à leur apporter assistance.

« Le Directoire prend acte de l’engagement pris par le Premier ministre, lors de la présentation du plan d’action du Gouvernement devant le Conseil National de la Transition, de respecter le délai de la transition », peut-on lire dans son communiqué, et d’ajouter qu’il réaffirme son engagement et sa détermination à faire respecter le délai de la transition conformément à la Charte.

Notons que le directoire a annoncé qu’il publiera dans les jours à venir, un mémorandum détaillé de ses propositions pour la réussite de la transition.

Daouda Bakary Koné

La Bad annonce l’exclusion de l’entreprise Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales pour pratiques frauduleuses

0
La BAD, dont le siège est à Abidjan (Côte d'Ivoire), a été fondée en 1964. Le groupe comprend trois entités : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria, créé en 1976.

Annoncé, le 17 août 2021, avoir exclu, pour une période de 18 mois, pour pratiques frauduleuses, la société Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales dont Sargittarius Henan Water Conservancy Engineering Limited, à compter du 28 juillet 2021.

Il s’agit d’une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement, qui a établi que Sargittarius Nigeria Limited, une société à responsabilité limitée enregistrée en République fédérale du Nigeria, s’était livrée à des pratiques frauduleuses lors d’un appel d’offres pour la construction d’infrastructures hydrauliques à Ibadan, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain au Nigeria. 

« Durant la période d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited et ses filiales ne seront pas autorisées à participer à des projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement », peut-on lire dans un communiqué de l’institution panafricaine

En outre, l’exclusion peut faire l’objet d’une application croisée de la part d’autres banques multilatérales de développement en vertu de l’Accord pour l’exécution mutuelle des décisions d’exclusion, notamment la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

L’expiration de la durée d’exclusion, Sargittarius Nigeria Limited ne pourra de nouveau être éligible aux appels d’offres de projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement qu’à la condition d’avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité conforme aux directives de la Banque.

Notons que le Projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement en milieu urbain visait à améliorer l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans les villes d’Ibadan et Jalingo, en République fédérale du Nigeria.

Toutefois, le projet a été cofinancé par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, et le gouvernement du Nigeria. 

Pour rappel, lentreprise Sargittarius Nigeria Limited Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est chargé de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Daouda Bakary Koné

Africa’s Business Heroes annonce les 20 demi-finalistes pour avoir une chance de faire partie des héros du Top-10

0
Les héros du Top 10 seront annoncés au mois d'octobre prochain, puis le concours se terminera par une grande finale, à une date ultérieure de cette même année, au cours de laquelle ces 10 finalistes monteront sur scène pour se présenter en direct devant des légendes du monde des affaires.

Il s’agit des participants du Top 20 représentent 11 pays des quatre coins du continent et un large éventail de secteurs économiques clés. Selon le communiqué d’Africa’s Business Heroes, les participants du Top 20 passeront en demi-finale pour avoir une chance de faire partie des héros du Top 10.

Le concours Africa’s Business Heroes ABH, est un programme philanthropique phare de la Fondation Jack Ma en Afrique, vient d’annoncer les 20 demi-finalistes pour son édition 2021.

Par ailleurs, ces 20 entrepreneurs se rapprochent ainsi, un petit plus, de leur rêve de faire partie du Top 10, présenter leurs entreprises lors de la grande finale et gagner leur part de la cagnotte de 1,5 million de dollars allouée au concours.

Parmi les participants de ce Top 20, 45 % sont des femmes et la moyenne d’âge du groupe est de 34 ans. Ils représentent des secteurs et des industries clés de l’économie africaine que sont l’agriculture, les soins de beauté, l’éducation, l’énergie, les services financiers, les soins de santé, la logistique, la fabrication, les médias et le divertissement, et le commerce de détail.

 Les demi-finalistes représentent 11 nationalités africaines : Afrique du Sud, Botswana, Côte d’Ivoire, Égypte, Tanzanie, Ghana, Kenya, Nigéria, Rwanda, Togo et Ouganda. 10% d’entre eux viennent d’Afrique francophone et 55% opèrent dans des zones rurales.

La phase des demi-finales comprendra une procédure approfondie de diligence raisonnable, ainsi qu’une présentation devant un panel de prestigieux juges. Ce jury évaluera la motivation et la vision de chaque entrepreneur, son plan d’affaires et sa capacité à expliquer clairement comment son entreprise peut avoir un impact positif sur sa communauté.

« 12 000 candidats de tous les pays africains ont envoyé leurs dossiers afin de participer au concours ABH de cette année », peut-on lire dans le communiqué

Notons que les juges des demi-finales de l’édition 2021, figurent des entrepreneurs à succès, des représentants de sociétés de capital-risque et des accélérateurs de jeunes entreprises, ainsi que des personnalités publiques éminentes en Afrique.

Pour rappel, le concours Africa’s Business Heroes est l’initiative philanthropique phare introduite par la Fondation Jack Ma, visant à soutenir et à inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs africains, tous secteurs confondus, et ceux qui bâtissent une économie plus durable et inclusive pour l’avenir du continent.

Sur une période de 10 ans, ABH récompensera 100 entrepreneurs africains, leur offrant des dons financiers, des programmes de formation, et un soutien pour le développement d’un écosystème entrepreneurial.

Chaque année, le concours et le programme télévisuel ABH mettront à l’honneur 10 finalistes qui se verront offrir l’occasion de raconter leur entreprise pour une chance de remporter une part de la cagnotte allouée au programme et s’élevant à 1,5 million de dollars.

Il faut signaler que le concours, créé par Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba et de Fondation Jack Ma

Zangouna Koné

Gambie : 29,3 millions USD de la Britannique BP au sujet du non-respect de ses engagements

0

La major britannique BP vient d’annoncer qu’elle va verser 29,3 millions USD au gouvernement gambien, au sujet du non-respect de son engagement à forer un puits d’exploration dans le bloc offshore A1.

La société a averti les autorités gambiennes qu’elle ne serait pas en mesure de forer le puits « en raison d’un changement dans sa stratégie d’entreprise vers une énergie à faible teneur en carbone ». Elle a aussi ajouté qu’elle mettrait en vente le périmètre.

Le bloc A1 est l’un des deux blocs que la Gambie a arrachés à la société norvégienne African Petroleum en 2017. Ces périmètres font d’ailleurs l’objet d’un arbitrage international devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

Toutefois, la société s’est vu attribuer le périmètre en 2019 et avait promis de forer le puits avant l’expiration le 29 juillet 2021 de la phase initiale de sa période d’exploration sur place.

« Cette faute contractuelle s’explique d’une part par l’apparition de la pandémie du coronavirus qui a contraint BP à suspendre ses activités opérationnelles. D’autre part, elle est due à sa nouvelle politique qui consiste à désabonner ses opérations », rapporte l’agence écofin.

En Afrique du Sud, FirstRand Bank a indirectement investi dans le secteur de l’éducation

0
L'Afrique du Sud est un pays situé à l'extrémité australe du continent africain et composé de différents écosystèmes. À l'intérieur des terres, le parc national Kruger abrite du gros gibier et propose des safaris. Le Cap occidental offre des plages, des vignobles luxuriants autour de Stellenbosch et Paarl, des falaises rocheuses au cap de Bonne-Espérance, des forêts et des lagons le long de la Garden Route, ainsi que la ville du Cap, située au pied de la montagne de la Table au sommet plat

Via sa branche de private equity RMB Corvest, il a acquis 49 % de l’établissement d’enseignement supérieur privé Inscape Education Group, pour un montant non divulgué. L’opération marque son quatrième investissement, depuis l’entame de l’année 2021.

Selon Helen Buhrs, directrice générale d’Inscape Education, la demande de services éducatifs est croissante en Afrique du Sud. Elle est soutenue par une forte population de jeunes et des facilités d’accès à l’apprentissage en ligne.

 « La croissance continue d’Inscape depuis sa création, ainsi que son équipe de gestion en ont fait une opportunité d’investissement idéale », précise la société de capital-investissement sud-africaine.

Par ailleurs, l’engagement de RMB Corvest dans le cadre de ce nouveau partenariat intervient quelques mois après sa prise de participation au sein d’Insulation Thermal Acoustic Security Company qui conçoit des équipements de sécurité électromécaniques.

Notons que l’investissement a été motivé par « le potentiel de croissance » d’Inscape Education. Cet établissement créé en 1981 dispose de cinq campus dans trois provinces en Afrique du Sud. 

Daouda Bakary Koné

Covid-19: 20 de la banque Africaine de développement pour la plateforme de relance hors pandémies

0
Akinwumi Adesina, né le 6 février 1960 au Nigéria, est un homme politique nigérian. Il est ministre de l'Agriculture et du Développement rural pour le Nigeria de 2011 à 2015, avant d'être nommé président de la Banque africaine de développement le 28 mai 2015

La Banque africaine de développement (BAD) a finalisé les accords de financement pour 20 millions USD d’investissement concessionnel du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) pour la plateforme de relance hors réseau covid-19 (CRP).

Cette plateforme de financement mixte a une durée de cinq ans et a nécessité un investissement de 50 millions USD. Elle est conçue pour fournir des capitaux aux entreprises d’accès à l’énergie. L’objectif est d’atténuer les impacts négatifs de la pandémie de covid-19, tout en favorisant l’accès à l’électricité propre et en assurant une reprise économique verte.

« La plateforme de récupération hors réseau COVID-19 de la Banque africaine de développement atteint la clôture financière pour un investissement SEFA de 20 millions de dollars », a annoncé dans communiqué.

Pour rappel, la covid-19 a affecté les immenses progrès réalisés au cours de la dernière décennie en matière d’électrification hors réseau en Afrique. Pour Joao Duarte Cunha, directeur de la division des énergies renouvelables de la BAD, cette initiative augmentera la résilience du secteur de l’énergie et permettra une expansion commerciale continue à travers et au-delà de la crise.

Jan-Henrik Kuhlmann, responsable de l’énergie durable chez Triple Jump a déclaré que « La plate-forme de récupération hors réseau COVID-19 arrive à un moment critique pour les entreprises d’accès à l’énergie en phase de démarrage touchées par COVID-19 et permet à l’Energy Entrepreneurs Growth Fund de continuer à libérer des capitaux flexibles dans le secteur à un moment où le capital-risque est de plus en plus rare », a-t-il  déclaré.

Toutefois, la plateforme CRP soutient principalement les entreprises qui commercialisent des systèmes solaires domestiques, des mini-réseaux verts, la cuisson propre et d’autres solutions d’accès aux énergies renouvelables.

« Lion’s Head est extrêmement reconnaissant du soutien de la BAD, en particulier de l’équipe SEFA et des bailleurs de fonds, pour le développement de cet instrument de co-investissement innovant et catalytique. Les marchés africains ont été touchés de manière disproportionnée par COVID-19 en raison du manque d’infrastructures, de vulnérabilités macroéconomiques, en particulier en termes de chocs monétaires et de crédit et d’un protectionnisme mondial croissant », a déclaré Harry Guinness, directeur général du Fonds d’accès à l’énergie hors réseau, qui fait partie du Facilité plus large pour l’inclusion énergétique.

Notons que la BAD entend construire un avenir durable et plus résilient au climat en catalysant l’investissement privé dans les infrastructures à faible émission de carbone.

Moussa Koné

Afghanistan: 83 milliards USD dépensés pour l’armée, et ont finalement profité aux talibans?

0
Dans une allocution, lundi 16 août, le président des États-Unis a assumé la décision de retirer les troupes d'Afghanistan, pays retombé aux mains des talibans. Cette chute est arrivée « plus rapidement » qu'il ne l'avait prévu. Mais Joe Biden estime que les Afghans n'ont pas saisi leur chance de « déterminer leur propre avenir ». Et il n'exclut pas une intervention contre les talibans « si nécessaire ».

Construites et entraînées pour un coût de 83 milliards de dollars en vingt ans, les forces de sécurité afghanes se sont effondrées si rapidement et complètement – ​​dans certains cas sans coup de feu – que le bénéficiaire ultime de l’investissement américain s’est avéré être les talibans. Ils se sont emparés non seulement du pouvoir politique, mais aussi de la puissance de feu fournie par les États-Unis – des armes à feu, des munitions, des hélicoptères et plus encore.

Selon le Times, « Les talibans ont capturé un éventail d’équipements militaires modernes lorsqu’ils ont envahi les forces afghanes qui n’ont pas réussi à défendre les centres de district. Des gains plus importants ont suivi, y compris des avions de combat, lorsque les talibans ont enroulé les capitales provinciales et les bases militaires à une vitesse étonnante, couronnés par la capture du plus gros prix, Kaboul, au cours du week-end. », rapporte-t-il.

Des équipements américains acculés par les talibans?

Ce lundi matin, un officier  américain de la défense a confirmé que « l’accumulation soudaine par les talibans d’équipement afghan fourni par les États-Unis est énorme », et d’ajouter que « le fonctionnaire n’a pas été autorisé à discuter de la question publiquement et a donc parlé sous couvert d’anonymat », dit-il.  Par ailleurs, l’inversion est une conséquence embarrassante d’une mauvaise évaluation de la viabilité des forces gouvernementales afghanes  par l’armée américaine ainsi que par les agences de renseignement qui, dans certains cas, ont choisi de rendre leurs véhicules et leurs armes plutôt que de se battre, selon le Times.

Un échec patent de Washington

L’échec des États-Unis à produire une armée et une force de police afghanes durables, et les raisons de leur effondrement, seront étudiés pendant des années par des analystes militaires. Les dimensions de base, cependant, sont claires et ne sont pas sans rappeler ce qui s’est passé en Irak. Les forces se sont avérées creuses, équipées d’armes supérieures mais manquant largement de l’ingrédient crucial de la motivation au combat.

Un officier Américain s’insurge

« L’argent ne peut pas acheter la volonté. Vous ne pouvez pas acheter le leadership », a déclaré lundi John Kirby, porte-parole en chef du secrétaire à la Défense Lloyd Austin.

Doug Lute, un lieutenant-général de l’armée à la retraite qui a aidé à diriger la stratégie de guerre afghane pendant les administrations de George W. Bush et de Barack Obama, a déclaré que ce que les Afghans recevaient en ressources tangibles, ils manquaient d’immatériels plus importants. En 20 ans, les américains ont financé et formé les militaires Afghans, mais cette dépense est finalement tombées dans les mains des talibans comme si de rien n’était. d’aucun parleraient de l’échec des Etats unis en Afganisant.

Une question de principe de la guerre?

« Le principe de la guerre est valable – les facteurs moraux dominent les facteurs matériels », a-t-il déclaré. « Le moral, la discipline, le leadership, la cohésion d’unité sont plus décisifs que le nombre de forces et d’équipements. En tant qu’étrangers en Afghanistan, nous pouvons fournir du matériel, mais seuls les Afghans peuvent fournir les facteurs moraux intangibles. »

une victoire avec des armes moins sophistiquées et aucune puissance aérienne

En revanche, les insurgés talibans afghans, avec un plus petit nombre, des armes moins sophistiquées et aucune puissance aérienne, se sont avéré une force supérieure. Les agences de renseignement américaines ont largement sous-estimé l’étendue de cette supériorité, et même après que le président Joe Biden a annoncé en avril qu’il retirait toutes les troupes américaines, les agences de renseignement n’ont pas prévu une offensive finale des talibans qui réussirait de manière aussi spectaculaire.

Après leur victoire, les dirigeants talibans se sont voulus rassurants. Ils sont là, disent-ils, pour rétablir l’ordre et préserver la sécurité des biens et de la population. Mais beaucoup ont préféré se terrer, par crainte de violences ou de représailles.

Dans un communiqué ce mardi, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont décrété une amnistie générale à l’adresse des fonctionnaires de l’État. « Donc, vous devriez reprendre vos habitudes de vie en pleine confiance », exhortent les talibans.

Dans une publication, Ahmed Massoud est désormais commandant en chef des forces de résistance afghanes dans le Panchir. « Nos combattants, vieux et jeunes Moudjahiddines, ici, dans le Panchir, ont repris les armes. Rejoignez-nous », écrit-il sans donner plus de détails.

Washington défend sa thème à travers le retrait de ses troupes

Depuis Washington, Joe Biden a « défendu fermement » ce retrait. « Après 20 ans, j’ai appris à contre-cœur qu’il n’y avait jamais de bon moment pour retirer les forces américaines », a-t-il déclaré. Et de rappeler : « Notre mission en Afghanistan n’a jamais été de construire une nation » L’objectif des États-Unis était « d’empêcher une attaque terroriste sur le sol américain », après les événements du 11 septembre 2001, et d’ajouter que ‘les États-Unis ont donné aux soldats afghans « toutes les options pour déterminer leur propre avenir » et combattre les talibans. « Les forces américaines ne peuvent, et ne devraient pas, mener une guerre et mourir pour une guerre alors que les forces afghanes n’ont pas la volonté de combattre pour elles-mêmes », a-t-il déclaré.

Possibles ripostes des forces US?

Oui bien-sur, car Joe Biden se veut néanmoins ferme envers les talibans : les Américains défendront toujours « les femmes et les jeunes filles », et ils mèneront des actions anti-terroristes « si nécessaires ». Alors que l’armée américaine contrôle encore l’aéroport de Kaboul, un avertissement clair est lancé : si les talibans perturbent les opérations d’évacuation, la réponse des États-Unis sera « rapide et puissante », avec un usage « dévastateur de la force si nécessaire ».

« Un tournant historique en œuvre en Afghanistan » 

« Un tournant historique est à l’œuvre en Afghanistan, avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la communauté internationale », a déclaré Emmanuel Macron, car « après une guerre de vingt années, après la décision du retour des armées américaines […], Kaboul est tombée en quelques heures aux mains des talibans ». Sur place, « la situation se dégrade rapidement », ce qui « nécessite des décisions et initiatives immédiates ».

La France doit « protéger » les Afghans qui l’ont aidée

« L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes. Ils doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France », a martelé le chef de l’État. Des évacuations ont déjà commencé ces précédentes semaines. « Tous les employés afghans des structures françaises et les membres de leurs familles ont déjà été accueillis en France », a-t-il ajouté. Cela représente « plus de 600 personnes ».

Par ailleurs, Emmanuel Macron a décidé l’envoi de « deux avions militaires de nos forces spéciales » en Afghanistan. Ils seront « sur place dans quelques heures ». Le président insiste pour que la communauté internationale parle d’une même voix et s’unisse prochainement.

Une « initiative » avec les Européens pour « protéger contre des flux migratoires »

« Nous porterons donc, en lien avec la République fédérale d’Allemagne et d’autres européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie », a poursuivi le président français, en appelant à « la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection et la mise en place de coopérations avec les pays de transit ».

Ainsi, la France va prendre « toute sa part » dans le cadre d’un effort international pour accueillir des migrants afghans. Toutefois, les Européens doivent « anticiper » et « se protéger » face à des « flux migratoires irréguliers importants ».

La France et le Royaume-Uni vont parler d’une même voix

Emmanuel Macron prévient : « Des groupes terroristes sont présents en Afghanistan et chercheront à tirer profit de la déstabilisation. » Lutter face à ces groupes est « un enjeu pour la paix et la stabilité internationale, contre un ennemi commun, le terrorisme et ceux qui le soutiennent ». « Nous ferons tout pour que la Russie, les États-Unis et l’Europe puissent efficacement coopérer, car nos intérêts sont les mêmes », insiste-t-il.

L’Inde responsable de l’instabilité, selon le Pakistan

Qui serait donc le principal fauteur de trouble ? Le chargé d’affaires Abbas Sarwar Qureshi pointe du doigt l’Inde, l’ennemi notoire du Pakistan. New Delhi n’aurait jamais voulu un Afghanistan stable au contraire. L’Inde aurait soutenu al-Qaïda, l’État islamique ou encore les fondamentalistes islamistes du TTP pour s’attaquer au Pakistan et miner les relations entre Kaboul et Islamabad.

Avec les Talibans au pouvoir, le gouvernement pakistanais ne souhaite qu’une chose, a fait savoir Abbas Sarwar Quereshi : un Afghanistan pacifique, unifié et prospère. C’est le seul moyen pour Islamabad de mener à bien ses projets de construction de routes, de gazoducs et d’une voie ferrée qui doit relier le Pakistan à l’Ouzbékistan via l’Afghanistan.

Les Talibans n’ont jamais cessé de contrôler une bonne partie de l’Afghanistan.

« Il n’existe pas de sanctuaire pour les talibans au Pakistan », a insisté Abbas Sarwar Qureshi. L’avancée rapide des insurgés, aujourd’hui maîtres de Kaboul, ne prouve qu’une chose, selon ce diplomate : que les Talibans n’ont jamais cessé de contrôler une bonne partie de l’Afghanistan.

La Turquie s’inquiète et propose de collaborer avec le Pakistan voisin

La Turquie, située sur la route de l’Europe, s’inquiète également de l’arrivée de nouveaux réfugiés sur son sol. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il allait œuvrer à la stabilité de l’Afghanistan pour stopper l’arrivée des réfugiés.

Russie et Chine grands vainqueurs de la déroute américaine

En face, la Russie, si elle a admis avoir aussi été surprise par la rapidité du déploiement des talibans, s’est félicitée que tout se soit passé « sans bain de sang ». Puis, a confirmé conserver sa présence diplomatique en Afghanistan. Ensuite, c’est bien la déclaration de la Chine qui a étonné : « Nous respecterons la volonté et les choix du peuple afghan », a affirmé tout de go l’ambassadeur chinois, pour qui le renversement de Kaboul s’assimile quasiment à un processus démocratique.

Moscou et Pékin ont aussi réclamé que le nouveau régime garantisse la sécurité, qu’il fasse tout pour endiguer le flot de réfugiés voulant fuir le pays dans les pays voisins. Elles lui ont aussi demandé de montrer une tolérance zéro contre les terroristes, qui pourraient être tentés d’essaimer en Asie centrale et de déstabiliser la région.

Daouda Bakary Koné