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Mali: le point de vue du « Réseau des défenseurs des droits humains » sur la situation des droits humains

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Le Monument de la Paix, également connu sous le nom de Monument à la Paix, est l'un des nombreux monuments intéressants situés dans la capitale et aussi le plus grand de la République ouest-africaine du Mali.

Au Mali, le Réseau des défenseurs des droits humains du Mali (RDDH), a organisé le samedi 14 août 2021 une conférence de presse à la maison de la presse. Elle était animée par Me Amadou Tiéoulé Diarra, président du réseau. L’Objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale sur la situation des droits humains au Mali.

Au cours de cette rencontre traditionnelle avec la presse pour faire le point de la situation des droits humains au Mali, le conférencier Me Amadou Tiéoulé Diarra a tout d’abord rappelé le mode de régime actuel du pays. Il s’agit ici d’un régime d’exception depuis le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keita le 18 août 2020 par les militaires conduisant le Mali dans une Transition. Et ajouter que le Mali, pendant cette période, est régie par trois lignes directrices : la constitution de 1992, la charte de la Transition, et les conventions internationales. Le bilan fait par le réseau s’articule autour de 8 points notamment la gouvernance, les questions actuelles, la problématique de l’impunité, de la conférence sociale, de la question de la durée de la Transition.

Privation des libertés au Mali

Sur la question de la privation de liberté de l’ancien président de la Transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, Me Amadou Tiéoulé Diarra souligne que cette situation s’analyse étant soit un régime « d’isolement » ou une forme de « détention ». Juriste de profession, le conférencier a par ailleurs dénoncé ces actes des autorités administratives du Mali qui, normalement devraient relever de la justice. A cet effet, il demande à ces mêmes autorités administratives d’ouvrir les portes des détenus à leur conseil. Ce droit d’être assisté par un conseil a été refusé par les autorités. Ce qui viole l’article 9 de la constitution de 1992 qui stipule en substance « le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix est garanti depuis l’enquête préliminaire », rappelle Me Diarra.

Qui des questions juridiques

Concernant l’Etat des questions juridiques au Mali, le conférencier a évoqué le cas des personnes présumées coupables de crimes ou de violations graves des droits de l’homme dans l’appareil d’Etat. En termes de corruption comme violation des droits, cette catégorie d’infraction est constituée par diverses formes. A ce niveau, Me Diarra fait allusion aux détournements de fonds publics par certains responsables, l’acquisition frauduleuse de titres de propriété sur des immeubles appartenant à l’Etat, des concessions d’exploitations minières frauduleusement accordées au bénéfice d’intérêts personnels etc. Quant aux questions judiciaires, il mentionne les cas comme l’affaire des bérets rouges, les 200 et quelques dossiers du nord devant le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako…

Sur la gestion de la transition au Mali

Sur la question de la prolongation du délai de la Transition en cours au Mali, le président du Réseau des défendeurs des droits humains sans langue de bois, opte pour une prorogation. « Aujourd’hui le malien averti sait que l’organisation des élections est fondamentalement tributaire de la maitrise des questions sécuritaires. Tous les maliens et candidats présentiels ont en tête le drame de l’enlèvement du chef de parti Soumaïla Cissé. Pas loin d’un assassinat politique ! Les exigences de la communauté internationale sont justifiées à savoir qu’une Nation normale doit être engagée par des représentants légaux et légitimes. Mais les limites de ces exigences sont l’insécurité, l’incivisme et la parution de nouvelles formes du COVID-19 ailleurs où les communautés maliennes sont établies », justifie-t-il comme raisons de la prolongation du délai de la Transition. Et d’ajouter que l’organisation de la conférence sociale ou assises nationales est une nécessité qui va permettre soit de parfaire l’efficacité de la Transition ou de tempérer ses déviations.

IB KONE

Mali: l’Association « Siguida Yelen » lance une campagne de reboisement dans la commune de Kalaban coro et environ

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Siguida Yelen a également formé 200 jeunes et femmes en fabrication de savon et d'eau de Javel. Elle gère aujourd’hui un centre de production qui emploie un commercial.

Le samedi 14 Août 2021, l’Association Siguida Yelen a procédé au lancement d’une campagne de reboisement dans la commune rurale de Kalaban coro. Cette action citoyenne qui concerne également plusieurs notamment  à Kabala-Est, avait pour thème : « qui plante un arbre n’a pas vécu inutile ».

Siguida Yelen (La lumière de la communauté, NDLR) est une coordination de plus de 500 associations et mouvements. Présente dans toutes les régions, elle a pour objectif le développement communautaire, avec un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Cette cérémonie de lancement a été présidée par Abdou Coulibaly, président national de l’association Siguida Yelen, qui avait à ses côtés le Président d’honneur de Siguida Yelen Mr Abdoulaye Baba Touré, l’imam du quartier Mr Issa Gourou,  le représentant du chef de quartier de Kabala-Est Bakary Sidibé, le représentant du sous-préfet de l’arrondissement de Kalaban coro Mr Moussa Koné, le représentant du Ministère de l’assainissement, de l’environnement et du développement durable Mr Samba Goita et enfin des centaines de membres de Siguida Yelen qui ont  tous effectué le déplacement pour être témoin de ce grand rendez-vous de l’environnement.

À l’issue de  cette rencontre, les participants ont  salué l’initiative de Siguida Yelen visant à lutter contre la désertification dans le Mali à travers sa campagne nationale de reboisement. L’Objectif est de planter 5000 pieds d’arbre sous terre dans toutes les zones d’intervention de l’association à travers le Mali.

Selon Aziz N’Daou, chargé à la communication de l’association Siguida Yelen « La cérémonie de lancement de la campagne de reboisement, a mobilisé les acteurs de l’environnement, des responsables administratifs, politiques, religieux et coutumiers  de Kabala-Est », a-t-il affirmé.

Pour sa part, le président Abdou Coulibaly a tenu a remercié les membres de l’association pour leur détermination et pour la bonne réussite de cette activité. Il a félicitera également la commission d’organisation particulièrement la personne de  Boubacar Tounkara qui n’a ménagé aucun effort  pour la réussite de l’événement.

 « Notre objectif principal est de contribuer au développement de nos communautés grâce à l’effort commun. Qui veut développer une Nation doit impérativement se baser sur les femmes et les jeunes. C’est pourquoi nous mettons un accent particulier sur leur autonomisation en milieu urbain ou rural », explique Abdou Coulibaly, Président du Bureau exécutif national de Siguida Yelen.

Pour rappel,  Siguida Yelen entend mieux structurer les activités de maraichage des femmes, avec des formations et la recherche de bailleurs pour faciliter la commercialisation de leurs produits. Elle compte aussi créer un centre de formation mobile en savonnerie. L’un de ses projets-phares est la culture de l’artémisia dans la région pour contribuer à la lutte contre le paludisme.

Il faut noter que des prestations musicales et humoristiques ont agrémenté la partie. La cérémonie a été sanctionnée par  une séance   de  plantation Symbolique.

Daouda Bakary Koné et Boubacar Sanogo

La Compagnie Emirati « EMIRATES » annonce la reprise prochaine de ses vols vers l’Afrique du Sud

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Le fait qu’Emirates reprenne ses vols vers l’Afrique du Sud sera essentiel pour le tourisme et les affaires en Afrique, et contribuera fortement à la reprise post COVID-19. En donnant aux délégués venant au Cap un moyen de transport de classe mondiale et en leur offrant, également, des tarifs réduits, la compagnie aérienne collaborera grandement au succès de l’événement.

La plus grande compagnie aérienne des Émirats arabes unis (EAU), Emirates, a annoncé qu’elle reprendra ses vols vers l’Afrique du Sud, après plusieurs mois d’inactivité suite aux restrictions de voyage.

Cette mesure est en accord avec l’assouplissement des voyages vers 12 pays décidé par les Émirats, et on s’attend à ce qu’elle encourage vivement les voyages et le tourisme en Afrique du Sud.

En plus de la reprise des vols, Emirates a annoncé que la compagnie aérienne augmentera ses vols vers l’Afrique du Sud d’un vol par jour à 11 par semaine, et également l’interconnexion vers Durban et le Cap.

 En rouvrant ses services vers l’Afrique du Sud et en offrant des tarifs réduits pour ceux venant à African Energy Week 2021 (AEW) au Cap, en novembre, la compagnie réaffirme le fait que des événements peuvent avoir lieu en Afrique en 2021.

 Avec la compagnie aérienne qui augmente ses vols vers l’Afrique du Sud et qui ajoute trois vols de correspondance au Cap, Emirates sera le mode de transport privilégié pour les délégués voyageant à African Energy Week au Cap.

Par ailleurs, la compagnie constituera le premier mode de transport pour AEW 2021 en amenant des délégués du monde entier à cet événement unique sur l’énergie en Afrique, du 9 au 12 novembre 2021, au Cap.

 «Nous sommes enthousiastes à l’idée de renforcer nos services en Afrique du Sud et avons déjà augmenté nos vols vers Johannesburg d’un vol par jour à 11 par semaine. Nous sommes enthousiastes à l’idée de renforcer nos services en Afrique du Sud et avons déjà augmenté nos vols vers Johannesburg d’un vol par jour à 11 par semaine, dont 4 vols de correspondance avec Durban et le Cap avec trois services hebdomadaires » a indiqué Emirates sur sa page LinkedIn.

Notons que les confirmations ministérielles des pays suivants ont été reçues, entre autres : République du Congo, Nigéria, Niger, Soudan du Sud, Uganda, Namibie, Sénégal, Angola, Guinée Equatoriale, Ghana et Afrique du Sud.

Toutefois,  des confirmations écrites ont été faites par l’Allemagne, la Russie, Alberta et les Etats-Unis, et aussi par l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole, le Forum des Pays Exportateurs de Gaz et l’Organisation des Producteurs Africains.

Daouda Bakary Koné

Technologie: le consortium 2Africa annonce de nouveaux raccordements au câble

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Ces raccordements étendront la connectivité de 2Africa aux Seychelles, aux îles Comores et à l'Angola, et apporteront un nouvel atterrissage au sud-est du Nigeria

En Afrique du sud, le consortium 2Africa, composé de China Mobile International, Facebook, MTN GlobalConnect, Orange, STC, Telecom Egypt, Vodafone et WIOCC, a annoncé le lundi 16 Aout 2021 l’ajout de quatre nouvelles branches au câble 2Africa.

Ces raccordements étendront la connectivité de 2Africa aux Seychelles, aux îles Comores et à l’Angola, et apporteront un nouvel atterrissage au sud-est du Nigeria. Ces nouveaux raccordements s’ajoutent à l’extension récemment annoncée vers les îles Canaries.

Par ailleurs, 2Africa, qui sera le plus grand projet de câble sous-marin au monde, fournira un service internet plus rapide et plus fiable à chaque pays où il atterrira. Les communautés qui dépendent d’Internet pour des services allant de l’éducation à la santé, en passant par les affaires, bénéficieront des avantages économiques et sociaux qui découlent de cette connectivité améliorée.

2Africa, qui sera le plus grand projet de câble sous-marin au monde, fournira un service internet plus rapide et plus fiable à chaque pays où il atterrira Alcatel Submarine Networks (ASN) a été choisi pour déployer les nouveaux raccordements, ce qui portera le nombre de raccordements de 2Africa à 35 dans 26 pays, ce qui contribuera à renforcer la connectivité vers et autour de l’Afrique.

« Sa capacité sera mise à la disposition des fournisseurs de services dans des centres de données neutres ou des stations d’atterrissage du câble à accès libre sur une base juste et équitable, encourageant et soutenant le développement d’un écosystème Internet sain », selon l communiqué rendu public.

Les repérages en mer sont terminés pour la majeure partie du câble et la fabrication du câble est en cours.

Depuis le lancement du câble 2Africa en mai 2020, le consortium 2Africa a fait des progrès considérables dans la planification et la préparation du déploiement du câble, qui devrait être mis en service fin 2023. La plupart des activités d’étude de la route sous-marine sont désormais terminées. ASN a commencé à fabriquer le câble et à construire des répéteurs dans ses usines de Calais et de Greenwich afin de déployer les premiers segments en 2022.

La traversée terrestre de l’Egypte est déjà terminée

L’un des segments clés de 2Africa, la traversée terrestre de l’Égypte qui relie les sites d’atterrissage de la mer Rouge et de la mer Méditerranée via deux routes terrestres complètement différentes, a été achevé en avance sur le calendrier. Une troisième voie maritime différente viendra compléter ce segment en passant par la mer Rouge.

Zangouna Kone

Technologie: le nouveau produit phare de la marque tecno « Phantom X » a attiré l’attention des médias technologiques mondiaux.

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Pour rappel, Tecno mobile est un produit phare de l’entreprise Transsion Holdings, un fabricant de téléphones mobiles basé à Shenzhen, en Chine. C'était le plus grand fabricant de smartphones en termes de ventes en Afrique en 2017, et vend également des téléphones mobiles en Asie du Sud

En Afrique comme dans le monde, l’afflux de commandes de la marque Tecno en provenance des marchés émergents  prouve que les caractéristiques et les performances extraordinaires du Phanthom X ont fait parler d’elles auprès des consommateurs.

Selon responsable de la marque « le nouveau produit phare de TECNO  a également attiré l’attention des médias technologiques mondiaux, recevant des critiques élogieuses et des notes élevées dans les rapports ».

Par ailleurs, le nouvel appareil phare de TECNO, le PHANTOM X, respire l’élégance, tant dans son apparence que dans sa technologie. Tout est remarquable sur cet appareil impressionnant, de l’écran 3D sans bordure avec une courbe de 70 degrés aux couleurs issues de l’imagination artistique, en passant par l’étonnante surface en verre, la texture gravée et l’angle parfait de 36,5°.

Il va sans dire que le PHANTOM X a également réalisé un certain nombre de premières en matière d’innovation technologique. Le capteur super large, leader du secteur, peut prendre en charge l’exceptionnel appareil photo Ultra-Night de 50 Mpx pour capturer des images magnifiques.

L’incroyable surface de verre incurvée et la texture gravée qui ont nécessité près de 100 essais et des dizaines de processus de production pour être perfectionnées, dirigeant le combiné dans le domaine du premium. Sans oublier l’assistant virtuel AI Ella, l’une des intelligences hors ligne les plus intelligentes et les plus polyvalentes, capable de prendre en charge plus de 20 fonctions.

Comme pour dire que, le PHANTOM X est le choix incontesté et inégalé. Pour rappel, le nouvel appareil phare de TECNO, le Phanthom x respire l’élégance, tant dans son apparence que dans sa technologie.

Il faut signaler que le PHANTOM X a été dévoilé pour la première fois en juillet de cette année et a pris l’Afrique d’assaut, affichant des records de vente exceptionnels et une plus grande reconnaissance du marché.

Les consommateurs sont particulièrement satisfaits de son design remarquable, de sa prise en main confortable et de sa texture unique. Le PHANTOM X sera également disponible en Amérique latine et en Turquie prochainement, et d’autres projets d’expansion mondiale sont prévus.

Moussa Koné

Mali: environ 46,7 millions USD de la coopération Allemande pour la réalisation des infrastructures Agricoles dans la zone office du Niger

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Une vue du siège de la KFW

Au Mali, le premier ministre Choguel Kokalla Maïga a reçu à NDébougou (région de Segou) des mains de la représentante de la KFW le partenaire Allemand, le document contrat du projet intitulé NDébougou (4), a été financé à hauteur de 26 milliards de F CFA (environ 46,7 millions USD).

Selon les termes du contrat, ce montant permettra  l’extension du Canal  sur plusieurs kilomètres, la réhabilitation des infrastructures dont le canal Gruber et le barrage de Markalla, l’appui institutionnel et celui des exploitants. 

« NDébougou 4 en améliorant le système de drainage sur une grande partie de la zone, favorise non seulement l’autosuffisance alimentaire mais aussi et surtout contribue à la protection des terres », a déclaré la représentante de la coopération Allemande.

Par ailleurs, les producteurs quant à eux se sont félicités du démarrage de ce projet dont l’impact attendu est très important pour la population de la zone. Aussi les populations ont exposé au Chef du gouvernement deux préoccupations majeures notamment l’insécurité et le manque d’engrais subventionnés.

Notons que le Premier ministre a rassuré les producteurs que le message a été bien compris et suite leur sera donnée.

Daouda Bakary KONE

Afghanistan : l’ONU appelle à « la plus grande retenue » et annonce une réunion d’urgence de conseil de sécurité ce lundi

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Les hélicoptères américains continuaient leurs rotations incessantes entre l’aéroport et l’ambassade américaine, un gigantesque complexe situé dans la "zone verte" ultra-fortifiée, au centre de la capitale.

Au siège des nations Unies à new York, le dimanche 15 juillet 2021, le secrétaire général Antonio Guterres a appelé les talibans et toutes les autres parties afghanes « à la plus grande retenue ». « Le secrétaire général est particulièrement préoccupé par l’avenir des femmes et des filles, dont les droits durement acquis doivent être protégés », a dit l’ONU dans un communiqué.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi pour débattre de la situation en Afghanistan, a précisé l’ONU. Plusieurs images de panique à l’aéroport de Kaboul fleurissent sur les réseaux sociaux, alors que les talibans ont pris le pouvoir.

Le président américain Joe Biden a décidé d’envoyer 1 000 soldats supplémentaires à Kaboul pour sécuriser les évacuations de milliers de civils américains et afghans, a indiqué un responsable du Pentagone. Au total, 6 000 soldats américains devraient avoir rejoint la capitale afghane « dans les prochains jours », a précisé ce responsable ayant requis l’anonymat.

« Les talibans ont gagné », a reconnu dimanche soir le président afghan Ashraf Ghani, en fuite à l’étranger, tandis que les insurgés criaient victoire dans le palais présidentiel à Kaboul.

Des images diffusées par la chaîne Al Jazeera montrent des combattants du groupe islamique dans l’enceinte du palais, criant leur victoire. « Notre pays a été libéré et les moudjahidine sont victorieux en Afghanistan », a déclaré du palais un insurgé.

Notons que l’offensive des talibans en Afghanistan a franchi ce dimanche son point culminant, avec les premiers pas des insurgés dans la capitale Kaboul et dans le palais présidentiel. Emmanuel Macron s’exprimera le lundi à 20 heures.

Toutefois, le financement et la formation des forces de sécurité afghanes n’ont pas suffi pour empêcher les Talibans de reprendre le pouvoir qu’ils avaient perdu il y a vingt ans dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001.

L’amertume est grande à Washington où le président Joe Biden a été sévère avec l’armée afghane: «une  année ou cinq années de plus de présence militaire américaine n’aurait fait aucune différence, quand l’armée afghane ne peut ou ne veut pas défendre son propre pays », a-t-il affirmé.

A son tour, l’ambassade américaine a ordonné à son personnel de détruire les documents sensibles et symboles américains qui pourraient être utilisés par les talibans « à des fins de propagande ».

Pour, rappel, presque 20 ans après avoir été chassés du pouvoir, la victoire militaire des talibans est totale, les forces gouvernementales s’étant effondrées sans le soutien américain.

Moussa Koné

Djibouti: le FMI prévoit une solide croissance économique de 5,5% en 2022

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Le gouvernement poursuivra également la stratégie Vision Djibouti 2035, qui vise à transformer le pays en une économie à revenu intermédiaire et un hub logistique et commercial pour l'Afrique de l'Est. Parmi les autres défis, citons la mauvaise gouvernance, la dépendance croissante à l'égard de l'Éthiopie et de la Chine, et le fossé grandissant entre la partie moderne de l'économie et la partie informelle archaïque dont la population est largement dépendante (Coface).

En 2020, en raison de l’éclosion de la pandémie COVID-19, la croissance du PIB de l’Etat de Djibouti s’est contractée de -1%, selon le fonds monétaire international. L’institution Breton wood s’attend à une solide reprise de la croissance économique en 2021 (5%) et 2022 (5,5%).

Par ailleurs, les projections de la BAD sont encore plus optimistes, avec une croissance du PIB prévue pour atteindre 9,9% en 2021 et 8,1% en 2022, sous réserve de la reprise rapide des activités portuaires, des zones franches et des investissements directs étrangers.

« Après avoir été frappée par la crise financière mondiale, la sécheresse et la hausse des prix des matières premières, l’économie de Djibouti avait retrouvé une dynamique positive, avec une croissance de 7,5% en 2019 », expliqué le FMI.


 Nans moins, les activités de réexportation depuis le terminal de Doraleh ont fortement chuté. Le FMI a approuvé un prêt de 43,4 millions USD pour soutenir la réponse des autorités à la crise du COVID-19, ainsi qu’un allégement de la dette dans le cadre du Catastrophe Containment and Relief Trust.

Toutefois, la crise et la réponse politique (avec des dépenses équivalentes à 2,4% du PIB) conduisent à un creusement du déficit public (Coface). Il est passé de 0,5% du PIB en 2019 à 2,3% du PIB en 2020 (BAD). Selon la BAD, la reprise de l’économie et des investissements devrait soutenir une diminution des déficits budgétaires à 2% du PIB en 2021 et à 1,2% du PIB en 2022.

Selon le FMI,  en raison d’importants investissements dans les projets d’infrastructure, la dette publique est passée de 50,2% du PIB en 2015 à 72,9% prévu. en 2020 (BAD), conduisant à un risque élevé de surendettement. « Les niveaux de dette à 42,2% du PIB en 2020, 40,2% du PIB en 2021 et 38,2% du PIB en 2022. L’inflation est passée de 3,3% en 2019 à 2,9% en 2020, et devrait encore baisser à 2,4% en 2021 et 2,1% en 2022. » Souligne le rapport, du fonds monétaire International 

 
Malgré des indicateurs économiques positifs, Djibouti reste un pays pauvre avec un taux de chômage élevé (11,6% de la population active totale en 2020 selon la Banque mondiale), de vastes inégalités et un faible niveau d’éducation.

La population dans son ensemble tire peu profit des revenus tirés de l’accueil de garnisons étrangères et des activités portuaires, étant donné qu’environ 16% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 1,90 USD par jour et plus d’un cinquième de la population vit dans l’extrême pauvreté (Banque mondiale). Djibouti est classé 166/189 dans l’indice de développement.

Notons que l’agriculture a un poids infime dans l’économie avec 3,9% du PIB, l’industrie représente 16,9% du produit intérieur brut djiboutien, et l’activité tertiaire contribue à 79,3% de la richesse de Djibouti. Pour rappel, le secteur manufacturier et les services dépendent quasi intégralement de l’activité portuaire.

Daouda Bakary KONE

Commentaire : les Etats-Unis méritent bien le titre du « pays le plus défectueux dans la lutte contre la COVID-19 »

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La défaite des Etats-Unis qui sont incapables de contrôler l’épidémie à l’intérieur du pays et qui sabotent la coopération internationale, montre que cette pandémie est plus qu’une calamité provenant de la nature qu’une catastrophe suscitée par l’homme. Pas étonnant de voir l’épidémiologue et l’ancien responsable du Centre américain du contrôle et de la prévention des maladies, William Foege, s’exclamer en ces termes : « il s’agit d’un massacre ! ». Au mensuel américain The Atlantic de déplorer dans un article publié en juin 2020 : « nous vivons dans un pays foutu »

« C’est presque impossible de transférer mon mari à un hôpital muni d’un système d’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) », regrette l’Américaine Susan Walker. Depuis des jours, elle a quasiment visité tous les hôpitaux de l’Etat de Floride, mais aucun d’entre ces établissements médicaux n’a été en mesure de mettre ECMO à la disposition de son mari atteint de la COVID-19.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis font face à la montée de la quatrième vague de la pandémie. Selon les derniers recensements du New York Times, la semaine dernière, en moyenne 118 000 cas confirmés de COVID-19 étaient signalés chaque jour aux Etats-Unis, avec une moyenne de 66 000 hospitalisations par jour. Plusieurs hôpitaux sont sur le point d’être saturés. Jusqu’au 11 août, le nombre des cas confirmés de COVID-19 avait franchi le cap de 36 millions et le nombre des morts avait dépassé 610 000 personnes à travers tout le pays, soit le plus haut niveau mondial.

Face à ce tableau sombre et peu reluisant de la situation épidémique aux Etats-Unis, tout porte à croire que le titre du « Numéro 1 dans la lutte contre la pandémie » que Bloomberg a attribué aux Etats-Unis, ressemble à une déclaration pour rire. A la lumière d’un rapport récemment publié par trois groupes de réflexion chinois, on se demande si les Etats-Unis ne méritent-ils pas le qualificatif de « la nation la plus défectueuse du monde en matière de la lutte contre la pandémie de COVID-19 ».

Justement, dans ce rapport intitulé : « ‘’America First’’ ? Les faits sur la lutte contre la COVID-19 aux Etats-Unis », les chercheurs ont établi les faits réels liés au contrôle épidémique dans le pays en employant les données abondantes et en adoptant une position objective, tout en démontrant comment la superpuissance équipée des ressources médicales suffisantes et d’un système complet de gestion des urgences, s’est montrée faible face à l’épidémie.

Depuis le début de la COVID-19, la gestion de cette pandémie a été au centre de plusieurs controverses entre les deux grands partis politiques américains. Pour remporter la présidentielle, le président américain de l’époque n’a pas pris au sérieux plusieurs alertes lancées concernant la progression de la pandémie. De plus, l’opposition de cette époque, composée de démocrates, a gaspillé plus d’énergies qui auraient dû contribuer aux efforts de la lutte contre la COVID-19.

A mesure que l’épidémie se propageait à travers tous les Etats-Unis, le test d’acide nucléique, le port du masque, la distanciation sociale, la vaccination, ou encore la Loi sur les secours d’urgence, aucune de ces mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie n’a été scrupuleusement respectée. Cela, à cause du conflit entre ces deux partis politiques. Voilà l’une des causes de la gestion chaotique de cette épidémie par les autorités américaines. La suite est celle que l’on connaît. Des personnes en sont mortes.

La priorité accordée aux intérêts politiques et l’insouciance manifeste à l’égard des vies humaines, telles ont été les caractéristiques de la lutte contre la pandémie aux Etats-Unis, laissant place à une multitude d’opérations incompréhensibles. On se souvient encore de l’ancien président américain, qui s’était fait passer « maître en fake news concernant la COVID-19 ». Il y a eu cet épisode de répression des scientifiques et spécialistes à cause de la vérité qu’ils soutenaient. A cela s’ajoute la légèreté qui a conduit à l’exportation du virus au niveau mondial. Tout ceci montre à l’évidence que le « scénario de lutte antiépidémique » aux Etats-Unis va tout droit vers le précipice.

La défaite des Etats-Unis qui sont incapables de contrôler l’épidémie à l’intérieur du pays et qui sabotent la coopération internationale, montre que cette pandémie est plus qu’une calamité provenant de la nature qu’une catastrophe suscitée par l’homme. Pas étonnant de voir l’épidémiologue et l’ancien responsable du Centre américain du contrôle et de la prévention des maladies, William Foege, s’exclamer en ces termes : « il s’agit d’un massacre ! ». Au mensuel américain The Atlantic de déplorer dans un article publié en juin 2020 : « nous vivons dans un pays foutu ».

La pandémie ne se termine pas par la solution politque. Si les décideurs de la Maison Blanche n’apportent pas des changements et ne prennent pas en compte les vies humaines dans la stratégie de la lutte contre la pandémie, il leur sera difficile de mettre fin à cette « tragédie américaine ». Cependant, ce qui est regrettable, c’est que jusqu’à aujourd’hui, la manipulation politique ne cesse de prendre le dessus sur les droits fondamentaux des Américains. Le territoire américain reste toujours exposé à une immense catastrophe humanitaire. Une honte pour ce pays, que du malheur pour son peuple !

Commentaire : les États-Unis ont essuyé un échec cuisant dans la lutte contre l’épidémie pour avoir rejeté la science

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Cérémonie en l'honneur de six jeunes leaders maliens qui ont récemment complété la formation du programme d'échange Mandela Washington Fellowship

L’ancien président de l’American Medical Association, Patrice A. Harris, avait beau lancer l’alerte l’année dernière. « Certains comparent la lutte contre l’épidémie à une guerre. Il faut s’assurer que l’ennemi est le virus, mais pas la science », a-t-il dit. Fort malheureusement, cette voix pourtant rationnelle se révèle comme une simple voix de celui qui crie dans le désert sans l’espoir d’être entendu. On peut dire qu’aux États-Unis, les intérêts étaient plutôt ailleurs. Justement à cause des intérêts politiques et des luttes partisanes, certains politiciens de Washington ont préféré reléguer la science et bon sens au second plan en face de l’épidémie qui était bien réelle. Une attitude qui a véritablement choqué le monde entier. La société américaine en paie aujourd’hui le lourd tribut.

Récemment, trois think tanks chinois ont publié conjointement un rapport intitulé « Les États-Unis Numéro 1 mondial ? La vérité de la lutte contre l’épidémie aux États-Unis », dans lequel les erreurs commises par les autorités américaines sont mises à nu. A ce jour, il est simple de comprendre que la catastrophe de l’unique superpuissance en matière de lutte contre la pandémie a pour source d’alimentation le rejet de la science. Voilà ce qui arrive lorsqu’on tourne le dos aux connaissances universellement admises.

Face aux multiples sonnettes d’alarme tirées par la Chine et l’OMS alors que l’épidémie était encore en gestation, les décideurs américains avaient des idées ailleurs. Des erreurs qui ont conduit à des failles, dans la prévention de l’épidémie. Les souvenirs sont encore frais. Le leader américain de l’époque a également diffusé de fausses informations lors de ses conférences de presse et sur les médias sociaux. Il a notamment dit que le virus « allait disparaître de lui-même en période de hautes températures » et que « l’injection de désinfectant pouvait aussi tuer le nouveau coronavirus ». Des propos aveuglement suivis par plusieurs personnes dont certaines ont perdu la vie après avoir été contaminées par la Covid-19. Et les responsables de cette tragédie ne sont pas à chercher très loin. Il s’agit des politiciens américains dont la gestion de la crise sanitaire était chaotique. Alors que si la crise était prise au sérieux, beaucoup de ces cas de mort seraient épargnés.

L’épidémie a éclaté au cours de l’année électorale américaine. Les deux Partis ont instrumentalisé l’épidémie pour gagner des voix, ce qui a renforcé les sentiments irrationnels dans la société américaine. Que ce soit pour le port de masque, le vaccin, ou encore la distanciation sociale, le débat ne tourne toujours pas autour de la science, mais des intérêts politiques.

Sous la pression du populisme, de l’anti-intellectualisme, et de l’anti-science, les voix rationnelles de la communauté scientifique américaine et des officiers professionnels ont été étouffées. En avril 2020, Rick Bright, directeur du Biomedical Advanced Research and Development Authority, a été démis de ses fonctions pour s’être opposé à l’utilisation de médicaments antipaludiques vantés par le dirigeant américain de l’époque.

Le côté anti-science des politiciens américains se manifeste également dans leur attitude envers l’origine du virus. Face à l’énorme échec enregistré dans la prévention et le contrôle de l’épidémie dans leur pays, les nouveaux décideurs américains refusent toujours de remettre à l’évidence et de chercher dans quelle mesure mener une réflexion sincère. Ils continuent d’exploiter « la théorie de la fuite de laboratoire » et de chercher des boucs émissaires pour camoufler leurs erreurs.

Pour atteindre cet objectif, la Maison Blanche a ordonné de manière absurde au service du renseignement d’intervenir dans l’enquête de l’origine du virus et de présenter le rapport dans les 90 jours suivant le début de l’enquête. Elle a également fait pression sur l’OMS pour qu’elle lance une deuxième étape de l’enquête de l’origine du virus en Chine. Dans le même temps, elle a manipulé l’opinion publique pour établir une « présomption de culpabilité » contre la Chine. Cet ensemble de manœuvres politiques montre à quel point certaines personnes aux États-Unis ont fait fi de la science et la vie humaine.

En tant qu’unique superpuissance mondiale, les États-Unis ont essuyé un échec cuisant dans la lutte contre l’épidémie, devenant le honteux Numéro 1 mondial des manipulations politiques, des fausses informations. Cela semble étonnant, mais logique. Cette épidémie a fait plus de morts que le nombre total de victimes tombées sur les champs de batailles de toutes les guerres auxquelles les États-Unis ont participé au cours du siècle passé. C’est la honte pour l’histoire américaine. C’est aussi un crime contre le peuple américain commis par des politiciens américains.

Les gens sont de plus en plus lucides : malgré la puissance et le niveau avancé de la technologie, les États-Unis pourront être écrasés par les crises, s’ils laissent des politiciens égoïstes boycotter la science et la raison. Les décideurs américains continuent-ils de suivre la mauvaise voie de l’anti-science et de l’anti-intellectualisme ? Plus de 610 000 Américains sont déjà morts à cause d’eux.

(Source : RCI / Photo : VCG)