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L’Ethiopie vient de lancer le projet de la centrale éolienne d’Assela (100 MW) dont la construction confiée à Siemens Gamesa.

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Par Croissanceafrique

Ethiopie veut produire 100 % de son énergie grâce au renouvelable d’ici à 2030 en s’appuyant notamment sur son potentiel de 10 GW de ressources éoliennes.

En Ethiopie, Siemens Gamesa Renewable Energy a entamé la construction du parc éolien d’Assela. La compagnie a obtenu le contrat de conception, d’approvisionnement et de construction (EPC) auprès du développeur, Ethiopian Electric Power, la compagnie électrique nationale.

Les travaux qui permettront la mise en place de 29 turbines SG 3.4-132 d’une capacité combinée de 100 MW ont démarré à 150 km au sud de la capitale Addis-Abeba. La centrale est prévue pour s’achever en 2023 et elle fournira environ 300 000 MWh par an à 400 000 foyers éthiopiens tout en permettant d’éviter l’émission de 260 000 tonnes de CO2 par an.

« Sa production sera acheminée vers le réseau électrique national par le biais d’une sous-station électrique pour laquelle la Banque africaine de développement a débloqué 10 millions d’euros. Le projet a également bénéficié d’un prêt de 117,3 millions d’euros obtenu auprès de la Danske Bank et d’une subvention de 28,7 millions d’euros allouée par le Danida Business Fund », rapporte l’agenceecofin .

pour sa part les responsable de la société Siemens Gamesa affirment dans un communiqué que « Nous sommes ravis de démarrer les travaux en Ethiopie et de poursuivre notre collaboration avec Ethiopian Electric Power et le pays pour continuer à porter leur ambition d’installer plus de renouvelable afin de remplir les objectifs de transformation énergétique », ont-ils affirmé .

Daouda Bakary Koné

L’Afrique du Sud entame une intégration des énergies renouvelables dans son mix énergétique

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Par croissanceafrique avec l’Agenceecofin

La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, a noué un partenariat avec Nedbank Limited en Afrique du Sud pour accroître la finance verte au profit des énergies renouvelables dans le pays.

Ce partenariat a pour objectif de permettre la transition énergétique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables. Selon les termes de l’accord bilatéral, la SFI va allouer à la nation arc-en-ciel un prêt de 200 millions $ pour aider à étendre les opérations de finance verte.

Cet accord entre dans le cadre des objectifs élargis de l’institution : développer le marché des finances climatiques de l’Afrique du Sud et supporter la stratégie gouvernementale de transition vers une économie bas carbone. Le pays envisage en effet de réduire ses émissions de 42 % d’ici 2025, et de diversifier sa production électrique, d’ici 2050 afin de réduire sa dépendance au charbon.

La Nedbank est la première banque sud-africaine à avoir atteint la neutralité carbone et émis les premières obligations vertes de la Bourse sud-africaine.

La SFI estime que la transition écologique des secteurs de l’énergie et des infrastructures urbaines durables présente un potentiel d’investissement de 588 milliards $, d’ici 2030 pour l’Afrique du Sud.

Gwladys Johnson Akinocho

Médias: Le cabinet américain Digital TV Research prévoit, pour l’Afrique, une prouesse de 17 millions d’abonnés à la télévision payante, entre 2021 et 2026.

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Par croissanceafrique

Selon le cabinet américain Digital TV Research prévoit, pour l’Afrique, que 17 millions de personnes s’ajouteront au parc actuel d’abonnés à la télévision payante, entre 2021 et 2026. Et pour cela, le continent affichera donc 51 millions d’abonnés à la télévision payante à la fin de l’année 2026.

Digital TV Research, affirme que cette croissance proviendra essentiellement du marché nigérian, qui devrait avoir plus de 11 millions de nouveaux abonnés entre 2021 et 2026. Par ailleurs, l’autre marché qui tractera l’augmentation du parc d’abonnés africains à la télévision payante est l’Afrique du Sud.

Toutefois, au niveau des opérateurs, Digital TV Research prévoit que StarTimes affichera la plus grande croissance et ajoutera près de 7 millions d’abonnés à son offre. Le leader MultiChoice devrait, selon le cabinet américain, subir un ralentissement de la croissance de son parc d’abonnés.

Daouda Bakary Koné

Audio-visuel: L’Ouganda demandait la fermeture de plusieurs chaines You Tube, mais google dit vetos.

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Par Croissanceafrique

A l’Ouganda, Google a rejeté la demande de la Commission des communications (UCC) de fermer 17 chaînes YouTube ayant prétendument attisé la violence.

Selon l’agenceecofin, le géant américain demande au gouvernement des raisons justifiables de prendre les mesures demandées contre ces chaînes.

A son tour, Abdul Salam Waiswa, chargé des affaires juridiques de l’UCC, l’idée derrière la demande est d’empêcher la diffusion de mensonges.

Toutefois, Andrew Karamagi (photo), un avocat ayant contacté Google pour défendre les chaînes concernées, les considère comme les derniers bastions du journalisme citoyen et de l’engagement civique.

Mais finalement, les médias et la population craignent, et l’agenceecofin pense que « si Google cède au gouvernement, de perdre l’un des derniers gages de leur liberté d’expression. Dans le même temps, sachant que certaines des chaînes sont exploitées par des partis politiques, l’Etat a peur de perdre le contrôle sur les messages diffusés« , a-t-elle rapporté.

Daouda Bakary Koné.

Audio-visuel: Netflix fixe à 19,3 milliards de dollars son budget de production de contenus originaux, pour 2021.

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Par Croissanceafrique

Selon la banque d’investissement néerlandaise Bankr, Netflix a fixé à 19,3 milliards de dollars son budget de production de contenus originaux, pour 2021.

Par ailleurs, le leader mondial du streaming a augmenté le montant réservé à la production des films et séries, à cause de l’importance prise par les programmes originaux. Effectivement, dans les nouveaux pays où s’installe Netflix, créer des séries auxquelles peuvent s’identifier les populations locales a permis d’attirer de nombreux abonnés.

Par contre, le budget dédié à la production de contenu augmente régulièrement depuis 2013. Cette année-là, Netflix avait réservé 2,4 milliards de dollars à la création de contenu original. Cette somme est passée à 8,9 milliards de dollars en 2017, puis 17,3 milliards en 2020.

Toutefois, les 19,3 milliards annoncés par Bankr pour 2021 constituent un record. L’agenceecofin pense qu’ils ne sont néanmoins pas si surprenants quand on sait que Disney+ pourrait bientôt menacer très sérieusement le leadership de Netflix dans le domaine du streaming et de la vidéo à la demande.

Pour sa part, l’Afrique, où Netflix a noué de nombreux accords de collaboration pour produire des séries et des films, l’annonce d’un tel budget pour le contenu original peut donner des garanties aux partenaires de la plateforme concernant les ambitions pour leurs projets communs.

Moussa koné

Le Burkina Faso verra sa production d’or augmenter à partir de 2022 grâce à sa nouvelle mine d’or à Bomboré

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Par croissanceafrique

Au Burkina Faso, initialement prévue pour 2021, la première coulée d’or à la mine est désormais attendue au troisième trimestre 2022.

L’Etat Burkinabé verra sa production d’or augmenter à partir de 2022 grâce à Bomboré, une nouvelle mine appartenant à la compagnie canadienne Orezone Gold.

Cette dernière vient d’attribuer à la firme australienne Lycopodium le contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPCM) du projet où elle espère couler le premier lingot d’or au troisième trimestre 2022.

 Toufois, la société a indiqué qu’en dehors du contrat EPCM confié à Lycopodium, elle a enregistré d’autres avancées importantes dans le développement du projet. Elle a presque terminé la relocalisation des populations locales, ce qui lui permettra d’accéder à toutes les zones du projet. Ensuite, la société a également lancé un appel d’offres concurrentiel pour attribuer d’ici la fin du premier trimestre 2021 le contrat d’exploitation minière à ciel ouvert ainsi qu’un contrat d’installation d’une centrale électrique.

« Initialement prévue pour 2021, l’entrée en production de la mine Bomboré a été, faut-il le rappeler, reportée en raison des interruptions liées à la pandémie de Covid-19. Si Orezone réussit à conclure un accord de financement et respecter son nouveau calendrier de développement, le Burkina Faso gagnerait une nouvelle source importante de production d’or« , rapporte l’agenceecofin.

Notons que la mine Bomboré devrait en effet produire 1,6 million d’onces d’or sur une durée de vie de 13 ans, avec une moyenne annuelle de 133 800 onces sur les 10 premières années. Selon les données officielles, le Burkina Faso a vu sa production d’or baisser de 4% à 50,3 tonnes en 2019, en raison de «problèmes sécuritaires».

Zangouna koné

En 2021,la Banque mondiale prévoit une croissance de 2,7% , soit une reprise moins robuste que prévu

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Un premier rapport sur les perspectives économiques mondiales pour l’année 2021 paru le mardi 5 janvier, la Banque mondiale prévoit un redressement modéré en 2021 pour l’Afrique subsaharienne, avec un taux de croissance de 2,7 %. Les projections de juin 2020 étaient de 3,1% en 2021.

Selon l’institution, ces faibles prévisions de croissance en Afrique subsaharienne sont dues à la persistance de la covid-19 dans plusieurs pays, qui fait obstacle à la reprise de l’activité économique.

D’après les projections, la pandémie provoquera une baisse de 0,2 % des revenus par habitant cette année, et mettra les objectifs de développement durable (ODD) encore moins à la portée de nombreux pays de la région. Ce renversement de tendance devrait entraîner le basculement de dizaines de millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté, s’inquiète la Banque.

Le rapport indique toutefois que les exportations de la région devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux, en raison des « annonces encourageantes en matière de développement et de déploiement des vaccins anti-covid-19 ainsi que sur les nouveaux programmes de relance budgétaire ».

Même si, souligne la Banque mondiale, la relance de la consommation et de l’investissement privé pourrait être plus lente que prévu antérieurement.

Après avoir enregistré d’importantes contractions de leurs économies en 2020, avec respectivement -4,1% et -7,8% en raison de l’impact de la pandémie, les deux poids lourds du continent, le Nigeria et l’Afrique du Sud devraient également connaître un léger rebond de la croissance avec dans l’ordre 1,1% et 3,3% en 2021.

Une reprise exposée à certains risques

Selon la Banque mondiale, les perspectives pour l’Afrique subsaharienne sont exposées à plusieurs risques de dégradation. Ceux-ci concernent notamment l’éventualité d’une croissance des principaux partenaires commerciaux inférieure aux prévisions.

L’institution craint également que la distribution à grande échelle d’un vaccin contre la covid-19 dans la région se heurte à de nombreux obstacles, notamment les insuffisances des infrastructures de transport et le manque de capacité des systèmes sanitaires.

« Ces difficultés, encore aggravées par des catastrophes naturelles, comme les récentes inondations qui ont provoqué des dégâts considérables, et l’augmentation de l’insécurité, en particulier dans le Sahel pourraient retarder la reprise », s’inquiète la Banque mondiale.

Enfin, la dette publique qui a considérablement augmenté dans la région pour atteindre, selon les estimations, 70 % du PIB en moyenne au cours de l’année écoulée contribue à accroître les préoccupations suscitées par la viabilité de l’endettement dans certains pays.

Un impact de la pandémie plus important que prévu en 2020

D’après les dernières estimations disponibles et publiées dans le rapport, la production en Afrique subsaharienne s’est contractée de 3,7 % en 2020 à la suite des perturbations de l’activité économique provoquées par la pandémie et les mesures de confinement qui s’en sont suivies.

Cette récession de l’activité économique dans la région au cours de l’année dernière est bien plus importante que les projections effectuées par la Banque mondiale en juin 2020 qui se chiffraient à 2,8% du PIB.

Le revenu par habitant a par ailleurs, diminué de 6,1 % en 2020, et le niveau de vie moyen est retombé au niveau enregistré, il y a plus d’une dizaine d’années dans un quart des pays de la région, indique le rapport.

Tchad: la banque Mondiale octroie un don de 11,26 millions de dollars pour améliorer l’éducation et l’alphabétisation des filles et femmes

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Au Tchad, la production agricole ne parvient pas encore à satisfaire à la demande, selon des données de la Banque mondiale.

Par croissanceafrique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 9 décembre 2020 à Abidjan, un don de huit millions d’unités de compte (6,54 milliards de FCFA, soit 11,26 millions de dollars américains) au Tchad pour le financement du Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes (PEFAF).

Le projet sera financé sur les ressources de la Facilité d’appui à la transition (FAT) de la Banque et sera mis en œuvre sur une durée de cinq ans par le ministère tchadien de l’Éducation nationale et de la Promotion civique (MENPC), en coordination avec les partenaires actifs dans le secteur de l’éducation, les organisations de la société civile et les jeunes. Il bénéficiera d’une contribution non-monétaire du gouvernement tchadien à hauteur de 404,9 millions de FCFA (713 000 dollars américains).

Le PEFAF vise notamment à rénover le complexe scolaire du lycée Amriguébé à N’Djamena, à construire un nouveau lycée de filles à Massakory, dans la province d’Hadjer Lamis, et à les équiper en mobiliers et équipements pédagogiques, scientifiques et numériques. Il permettra également d’alimenter les deux établissements en eau potable, en électricité via l’énergie solaire, de doter leurs infirmeries de lots de médicaments, de construire des latrines et des laboratoires informatique et scientifique.

« La Banque africaine de développement apporte à travers ce financement un appui au gouvernement du Tchad pour réduire les inégalités par l’accès à l’éducation, notamment des filles, permettre le développement des compétences pour l’employabilité et l’amélioration des capacités productives des femmes par l’alphabétisation, la formation aux métiers et le développement d’activités génératrices de revenus », a déclaré Solomane Koné, directeur général adjoint de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale.

Le PEFAF contribuera à améliorer l’accès à l’éducation secondaire de qualité et dans un environnement scolaire sain et sécurisé pour 5 000 filles et à former 2 200 enseignants du corps d’encadrement pédagogique et des responsables administratifs. Il permettra de dispenser des programmes d’alphabétisation à plus de 7 500 femmes de deux provinces (Hadjer Lamis, Ouaddaï) et de N’Djaména, et de sensibiliser les populations de la zone du projet sur l’importance de la scolarisation des filles afin de réduire les mariages et grossesses précoces ainsi que les violences basées sur le genre. Le projet mettra en œuvre un dispositif de suivi et d’encadrement des initiatives accompagnées pour renforcer leurs impacts.

Le projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes est intégré dans le Plan Intérimaire de l’éducation du gouvernement du Tchad qui vise à améliorer le système éducatif du pays et à renforcer le capital humain.

Les actifs de la finance islamique pourraient atteindre 3700 milliards US d’ici 2024

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Par croissanceafrique

Les actifs de la finance islamique pourraient atteindre 3700 milliards $ d’ici 2024, apprend-on d’une estimation faite par la Société islamique de financement du développement et Refinitiv, la branche du groupe Reuters spécialisée dans les données.

Par ailleurs, en fin 2019, la valeur globale de ces actifs gouvernés par les lois économiques de la religion musulmane atteignait 2875 milliards $, dont 69% concentrés dans le cadre du secteur bancaire.

« L’Afrique, en particulier, est une région dans laquelle la finance islamique pourrait et en fait, devrait prospérer. Le continent compte une population musulmane d’environ 636 millions, soit près de 53% des Africains », a-t-elle fait remarquer dans une analyse effectuée en septembre 2018.

Et sur la période allant de 2012 à 2019, les actifs financiers islamiques ont bondi de 63,25%. Après les banques, les éléments qui comptent dans le secteur sont les obligations (titres d’emprunts) émises selon les règles islamiques.

Selon la firme de conseil juridique White & Case, le continent noir est prédisposé à accueillir ce modèle de financement. « Elles absorbent 16% du total des actifs. Mais il existe une opportunité de croissance en matière de fonds d’investissement islamique. Ils ne pèsent que pour 5% de l’actif global de 140 milliards $. Le secteur du takaful (assurance islamique) est le petit dernier, avec une part de 3% pour seulement 51 milliards $ d’actifs« , rapporte l’Agenceecofin.

Toutefois, à fin 2019, on retrouvait les activités de finance islamique dans une cinquantaine de pays particulièrement du Moyen-Orient et d’Afrique, où existe une régulation sur les produits financiers qui y sont conformes. Le secteur est de plus en plus couvert dans les médias. Près de 13 000 actualités parlant de finance islamique ont été recensées en 2019.

Pourtant, l’agenceecofin ira jusqu’en nous dire que ce développement peut être perçu comme une opportunité pour l’Afrique qui peine à canaliser suffisamment de ressources financières sur les marchés financiers occidentaux ou asiatiques.

Pour rappel, « la banque islamique a peu progressé en Afrique malgré l’importante population musulmane du continent. L’Afrique subsaharienne compte environ 16% de la population musulmane mondiale, mais ses actifs bancaires conformes à la charia ne représentent qu’environ 1% des actifs bancaires islamiques mondiaux », a fait remarquer l’agence de notation Moody’s, dans un rapport publié le 2 novembre 2020.

Zangouna koné

Selon la Banque mondiale, la relance économique en Afrique subsaharienne continue de buter sur la persistance de la covid-19 dans plusieurs pays.

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Par croissanceafrique et l’Agenceecofin

Après avoir enregistré sa récession la plus forte de l’histoire en 2020, la relance économique en Afrique subsaharienne continue de buter sur la persistance de la covid-19 dans plusieurs pays.

Dans un premier rapport sur les perspectives économiques mondiales pour l’année 2021 paru le mardi 5 janvier, la Banque mondiale prévoit un redressement modéré en 2021 pour l’Afrique subsaharienne, avec un taux de croissance de 2,7 %. Les projections de juin 2020 étaient de 3,1% en 2021.

Selon l’institution, ces faibles prévisions de croissance en Afrique subsaharienne sont dues à la persistance de la covid-19 dans plusieurs pays, qui fait obstacle à la reprise de l’activité économique.

D’après les projections, la pandémie provoquera une baisse de 0,2 % des revenus par habitant cette année, et mettra les objectifs de développement durable (ODD) encore moins à la portée de nombreux pays de la région. Ce renversement de tendance devrait entraîner le basculement de dizaines de millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté, s’inquiète la Banque.

Le rapport indique toutefois que les exportations de la région devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux, en raison des « annonces encourageantes en matière de développement et de déploiement des vaccins anti-covid-19 ainsi que sur les nouveaux programmes de relance budgétaire ».

Même si, souligne la Banque mondiale, la relance de la consommation et de l’investissement privé pourrait être plus lente que prévu antérieurement.

Après avoir enregistré d’importantes contractions de leurs économies en 2020, avec respectivement -4,1% et -7,8% en raison de l’impact de la pandémie, les deux poids lourds du continent, le Nigeria et l’Afrique du Sud devraient également connaître un léger rebond de la croissance avec dans l’ordre 1,1% et 3,3% en 2021.

Une reprise exposée à certains risques

Selon la Banque mondiale, les perspectives pour l’Afrique subsaharienne sont exposées à plusieurs risques de dégradation. Ceux-ci concernent notamment l’éventualité d’une croissance des principaux partenaires commerciaux inférieure aux prévisions.

L’institution craint également que la distribution à grande échelle d’un vaccin contre la covid-19 dans la région se heurte à de nombreux obstacles, notamment les insuffisances des infrastructures de transport et le manque de capacité des systèmes sanitaires.

« Ces difficultés, encore aggravées par des catastrophes naturelles, comme les récentes inondations qui ont provoqué des dégâts considérables, et l’augmentation de l’insécurité, en particulier dans le Sahel pourraient retarder la reprise », s’inquiète la Banque mondiale.

Enfin, la dette publique qui a considérablement augmenté dans la région pour atteindre, selon les estimations, 70 % du PIB en moyenne au cours de l’année écoulée contribue à accroître les préoccupations suscitées par la viabilité de l’endettement dans certains pays.

Un impact de la pandémie plus important que prévu en 2020

D’après les dernières estimations disponibles et publiées dans le rapport, la production en Afrique subsaharienne s’est contractée de 3,7 % en 2020 à la suite des perturbations de l’activité économique provoquées par la pandémie et les mesures de confinement qui s’en sont suivies.

Cette récession de l’activité économique dans la région au cours de l’année dernière est bien plus importante que les projections effectuées par la Banque mondiale en juin 2020 qui se chiffraient à 2,8% du PIB.

Le revenu par habitant a par ailleurs, diminué de 6,1 % en 2020, et le niveau de vie moyen est retombé au niveau enregistré, il y a plus d’une dizaine d’années dans un quart des pays de la région, indique le rapport.

Les Etats les plus touchés sont ceux où la pandémie a le plus frappé (Afrique du Sud), ceux qui sont fortement tributaires des secteurs du voyage et du tourisme (Cap-Vert, Ethiopie, Maurice, Seychelles) et ceux qui exportent des produits de base, en particulier du pétrole (Nigeria, Angola, République du Congo, Guinée équatoriale, Soudan du Sud).

Borgia Kobri