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Halte à l’intox au Mali : Qui veut nuire à Fatima Al ANSAR ?

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par croissanceafrique


Nuire à une intellectuel d’une probité morale sans pareil, d’une intégrité hors pair, d’une capacité d’analyse extraordinaire. Voila le nouveau combat de certains internautes depuis le weekend. Pourquoi veut-on la peau de cette patriote convaincue et convaincante, Fatima Al ANSAR ? Ces internautes reprochent à la bonne dame d’avoir fait partie du Comité scientifique du CNSP alors qu’elle a été conseiller au ministères des Affaires Etrangères sous IBK. En panne d’arguments, ces personnes sortent du tiroir des anciennes images de madame Fatima Al ANSAR avec Kamissa Camara, avec le président de la République sortant, Ibrahim Boubacar Keita pour tenter de la qualifier d’un proche au régime sortant. Ils mènent qui ces campagnes d’intoxication contre Madame Fatima se sont-ils posés la question pour savoir les raisons pour lesquelles elle a été choisi parmi les membres du comité scientifique du CNSP ? Non. Ils sont vites à aller au besogne et à l’intoxication. Pour ceux qui le savent pas, Mame AL ANSAR, une analyste hors pair. Elle est une jeune femme malienne compétente, brillante ,influente ! Que les détracteurs souffrent que durant les cinq dernières années, elle a enchainé les conférences internationales dans lesquelles elle porte la voix des Maliens sur les questions maliennes. Elle a été notamment invitée en tant que speaker dans plusieurs conférences internationales aux nations unis et dans différentes universités du monde, comme les plus prestigieuses universités américaines, Havard et YALE, elle a été la première Malienne à prendre la parole au Peace Talks de l’Université d’Oxford, fondé par Kofi Anna, ancien orateur de Peace Talks.
Militante convaincante et convaincue pour l’entrepreneuriat social depuis son enfance, Fatima Al Ansar est membre du conseil consultatif d’Alforgovernance , une plateforme pour faciliter les parcours professionnels des jeunes qui se lancent dans la politique , la société civile , la diplomatie et la fonction publique sur tout le continent africain. La jeune combattante est engagée pour le leadership politique des jeunes femmes.
La pertinence de ses analyses ont conduit les autorités actuelles de notre pays à l’inclure dans le comité scientifique pour l’élaboration du document des journées de concertation nationale. La preuve quelques jours avant sa nomination dans le Comité scientifique, elle a publié, dans les colonnes de certains journaux de la place, un article dans lequel elle propose ses solutions de sortie de crise au Mali.
Que ces frustrés des réseaux sociaux sachent qu’être femme n’est pas un défaut ; être jeune femme et qualifiée en expertise n’est pas aussi un crime.
Fatima Al Ansar a juste été choisi pour ses compétences qu’elle a prouvé partout où elle a travaillé.

Source: correspondance particulière

Selon la BCEAO: l’inflation est galopante dans la zone UEMOA

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Par croissanceafrique

L’inflation qui est un indicateur de hausse des prix au sein d’une économie a augmenté au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). De -0,5% en décembre 2019, elle est passée à +2,5% à la fin du mois de juillet 2020, selon les statistiques de la Banque centrale (BCEAO). Ainsi, alors que les prix ont baissé dans l’Union à fin 2019, ils ont connu une hausse accélérée et continuelle sur les 7 premiers mois de 2020.

Des prix en hausse peuvent avoir certains avantages notamment pour la macroéconomie. Les économies développées d’Europe et d’Amérique sont en quête aujourd’hui d’une inflation qui serait proche de celle de l’UEMOA et même au-delà, afin de parvenir à de meilleurs équilibres du secteur financier. La Réserve fédérale, l’institution qui sert de Banque centrale aux Etats-Unis, a revu ses objectifs d’inflation vers la hausse pour redonner de la vigueur à l’économie.

Avec des obligations à 12 mois de maturité émises par les Etats de l’UEMOA, et qui rapportent au maximum 5,2% d’intérêt, le gain net pour les investisseurs si l’inflation reste à son niveau de juillet 2020 est de seulement 2,7%. Mais il existe des variations.

« Avec une inflation qui était de seulement 0,6% au Mali, les investisseurs de ce pays qui ciblent le marché monétaire sous-régional réalisent les rendements les plus élevés. Ceux qui gagnent le moins sont les investisseurs du Niger. Le niveau d’inflation y était de 5,2%. Ce qui suppose pour eux un rendement net de moins de 1%« , précise nos confrère de l’agenceecofin.

L’évolution de l’inflation est à suivre dans la zone UEMOA, particulièrement celle des produits alimentaires. Lorsque les prix augmentent sur ce segment, cela nécessite un plus grand besoin de revenus pour les ménages et cela peut peser sur la productivité des entreprises.

Mali: Bougouni et Goulamina, deux grands projets maliens de lithium et la RDC se préparent à jouer un grand rôle dans l’avenir

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Selon une étude publiée en août dernier par l’agence chilienne Cochilco, la demande mondiale de lithium devrait sensiblement augmenter pour atteindre 2 millions de tonnes, d’ici 2030, grâce au secteur de l’automobile. La hausse concomitante des prix de ce métal critique devrait profiter aux principaux producteurs que sont l’Australie, le Chili ou encore la Chine. Si la part de l’Afrique dans l’offre mondiale est pour le moment assez faible, la tendance pourrait s’inverser d’ici là, eu égard au regain d’intérêt des investisseurs pour les ressources sous-explorées et sous-exploitées du continent. L’Agence Ecofin vous propose un tour d’horizon des grands projets africains de lithium qui vont défrayer la chronique au cours de la décennie. 

De l’importance et de la rareté d’une matière première critique

Le développement croissant des nouvelles technologies s’est accompagné depuis quelques années d’un besoin impérieux de certaines matières premières. Il s’agit de minéraux comme le coltan, le cobalt, le platine. Ils sont devenus, aujourd’hui, aussi précieux que l’or, principalement à cause de leur rareté.

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Faisant également partie de ce lot, le lithium est indispensable aux batteries lithium-ion utilisées dans les voitures électriques, mais entre aussi dans la fabrication d’une multitude de composants électriques. Il est inégalement réparti à la surface du globe, avec près de la moitié des réserves connues en Amérique latine.

Faisant également partie de ce lot, le lithium est indispensable aux batteries lithium-ion utilisées dans les voitures électriques, mais entre aussi dans la fabrication d’une multitude de composants électriques.

Du fait de sa rareté, il est classé parmi les métaux critiques et son marché est très sensible. Par exemple, une bulle spéculative avait fait grimper excessivement le prix de la tonne d’hydroxyde de lithium entre 2016 et 2018, qui avait alors atteint plus de 10 000 $ même si le prix a depuis baissé.

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Le lithium est classé parmi les métaux critiques et son marché est très sensible.

Selon les données de l’United State Geological Survey (USGS) datant de janvier 2020, la Bolivie héberge 21 millions de tonnes de réserves contre respectivement 17 millions et 9 millions pour l’Argentine et le Chili. Ce dernier est d’ailleurs le deuxième producteur mondial derrière l’Australie (6,3 millions t de réserves), mais devant la Chine (4,5m t).

Les futurs grands producteurs de lithium d’Afrique

Les réserves africaines « connues », sachant que le continent est à ce jour à peine exploré,  sont concentrées dans quatre pays, à savoir : la RDC, le Mali, le Zimbabwe et la Namibie. Il faut remarquer que si le Ghana héberge plusieurs projets de lithium, il ne figure pas encore dans les données de l’USGS.

Mais par la diversité des projets, la qualité et l’importance des ressources, ce sont la RDC et le Mali qui viennent en tête des plus gros potentiels producteurs africains de lithium.

An niveau de l’exploitation minière de lithium, le continent est quasiment vierge. Le Zimbabwe fait toutefois l’exception avec la mine de Bikita. Mais par la diversité des projets, la qualité et l’importance des ressources, ce sont la RDC et le Mali qui viennent en tête des plus gros potentiels producteurs africains de lithium.

La RDC peut devenir le No1 d’Afrique

En RDC, pays beaucoup plus connu pour ses réserves de cobalt ou de cuivre, plusieurs projets de lithium mobilisent actuellement l’attention. Le plus important demeure néanmoins celui de Manono, qui couvre 188 km² de superficie dans le sud. Il s’agit d’une ancienne mine d’étain exploitée entre 1919 et 1990. Son propriétaire actuel, AVZ Minerals, a procédé à l’acquisition du projet en 2017, après avoir obtenu des licences d’exploration dans une zone contiguë à la mine (Manono Extension).

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Manono, le plus grand gisement de lithium de roche dure au monde.

Elle a dû, au cours de travaux de reconnaissance et d’échantillonnage, se rendre compte du potentiel de l’actif considéré aujourd’hui comme le plus grand gisement de lithium de roche dure au monde.

Elle a dû, au cours de travaux de reconnaissance et d’échantillonnage, se rendre compte du potentiel de l’actif considéré aujourd’hui comme le plus grand gisement de lithium de roche dure au monde.

Pari gagné pour la compagnie, car les forages ont révélé un riche trésor, une réserve de minerai de 44,5 millions de tonnes dans la catégorie « prouvée » et 48,5 millions dans celle « probable ». Les travaux de développement sont déjà à un stade avancé et il ne reste à la société qu’à obtenir le financement nécessaire (545,5 millions $) à la construction de la mine. Selon une étude de faisabilité définitive publiée cette année, avec un tel investissement, la mine Manono peut livrer annuellement, et ceci pendant 20 ans, 700 000 tonnes de concentré de spodumène ainsi que 45 375 tonnes de sulfate de lithium primaire.

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44,5 millions de tonnes dans la catégorie «prouvée» et 48,5 millions dans celle «probable»

La réussite d’AVZ Minerals dans cette zone a incité d’autres sociétés à s’engager dans l’exploration, avec l’espoir de découvrir un gisement aussi important que celui bientôt exploité par la société australienne. Citons à cet effet Hippo Resources qui détient une participation de 70% dans le projet Kitotolo et une autre de 51% dans Kanuka, en coentreprise avec Mining Mineral Resources.

Le Mali, déjà deux grands projets en cours

Aux côtés de la RDC, l’autre futur grand nom du secteur du lithium en Afrique est le Mali. En dehors des grands gisements d’or, le pays ouest-africain héberge des réserves de lithium pas encore suffisamment explorées et délimitées.

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Bougouni, un site important pour les industries du futur. 

Pourtant, deux grands projets animent l’actualité du secteur minier malien depuis plusieurs mois, en l’occurrence les projets Goulamina et Bougouni.

Pourtant, deux grands projets animent l’actualité du secteur minier malien depuis plusieurs mois, en l’occurrence les projets Goulamina et Bougouni.

Le premier est géré par Mali Lithium Limited (ex Birimian) et totalise 108,51 millions de tonnes de ressources à une teneur de 1,45% de Li2O, soit 1,57 million de tonnes d’oxyde de lithium. Il pourrait livrer annuellement, d’après une étude de préfaisabilité, 362 000 tonnes de concentré d’oxyde sur 16 ans.

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Bougouni et Goulamina, deux grands projets maliens de lithium.

Quant au projet Bougouni, il est détenu par Kodal Minerals qui a déjà bouclé une étude de faisabilité et mobilise actuellement des partenaires pour les travaux de construction. Selon les prévisions actuelles, la mine pourrait produire 1,94 million de tonnes de concentré de lithium sur au moins 8,5 ans. L’investissement nécessaire a été évalué à 117 millions $, récupérables au bout de 1,7 an avec des revenus estimés à 1,4 milliard $.

Le Zimbabwe, une mine en activité et plusieurs projets en cours

Le Zimbabwe est le 5e producteur mondial de lithium et le seul pays africain à en produire. Selon le site Statista, le pays a atteint un record de 1600 tonnes de lithium l’année dernière, soit 400 tonnes de plus qu’en 2018. Si ce chiffre est relativement important, notons cependant qu’il est encore très loin des standards de l’Australie (plus de 40 000 t chaque année, depuis 2017), du Chili (18 000 tonnes en 2019), mais aussi de la Chine et de l’Argentine, qui ont produit respectivement 7600 et 6400 tonnes l’année dernière. Cette faiblesse se justifie par le nombre de mines, insuffisant par rapport aux ressources du pays.

En effet, selon Winston Chitando, le ministre en charge du secteur, le sous-sol zimbabwéen dispose d’assez de réserves pour satisfaire le cinquième de la demande mondiale en lithium. « Nous pensons avoir le potentiel pour satisfaire 20% de la demande mondiale lorsque toutes les ressources connues de lithium seront exploitées », a-t-il déclaré en 2018. Seulement, entre le dire et le faire, il y a un gouffre que le pays est encore très loin de pouvoir combler.

Pour le moment, une seule mine de lithium est en activité au Zimbabwe, en l’occurrence celle de Bikita, exploitée par la société éponyme Bikita Minerals. Elle héberge 10,8 millions de tonnes de ressources titrant 1,4% de lithium soit 150 000 tonnes environ.

Pour le moment, une seule mine de lithium est en activité au Zimbabwe, en l’occurrence celle de Bikita, exploitée par la société éponyme Bikita Minerals. Elle héberge 10,8 millions de tonnes de ressources titrant 1,4% de lithium soit 150 000 tonnes environ.

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La demande mondiale en lithium devrait atteindre 2 millions de tonnes, d’ici 2030

Cependant, il y a de l’espoir, plusieurs projets étant en cours de développement dans le pays et devant accroître la production dans les prochaines années. A seulement 38 km de la capitale Harare, la compagnie australienne Prospect Resources travaille depuis plusieurs années sur le projet Arcadia. Ce dernier héberge la plus grande ressource de lithium déclarée, selon le code JORC, pour un projet africain. Concrètement, Arcadia dispose d’assez de ressources de lithium pour soutenir une exploitation sur plus de 15 ans, avec une capacité de traitement annuelle de 2,4 millions de tonnes. La qualité du futur produit n’est pas en reste puisqu’elle attire déjà des géants européens. Tout récemment, en août, le géant belge Sibelco a conclu un accord pour garantir une livraison annuelle de 100 000 tonnes sèches de pétalites « à faible teneur en fer » sur 7 ans.

L’autre grand projet, en cours de développement au Zimbabwe, est Zulu, contrôlé par Premier African Minerals. Les travaux entrepris sur environ 35% du terrain occupé par le projet ont permis de fournir en 2017 une première estimation de ressources conforme au code Samrec. Zulu abritait alors 20,1 millions de tonnes de ressources à une teneur de 1,06 Li2O. A ce projet, il faut ajouter d’autres gisements répartis sur le territoire zimbabwéen et qui n’ont pas encore fait l’objet d’attribution, comme le projet Mbeta, un temps propriété de Latitude Consolidated, avant que le permis ne soit retiré par l’Etat.

La part de l’Afrique dans l’offre mondiale va augmenter dans les prochaines années

L’Afrique est bien partie pour entrer dans la danse des grands producteurs de lithium. Les investisseurs étrangers l’ont bien compris, vu le regain d’attention pour le continent, ces dernières années. Une chose est certaine, au regard du statut critique du métal, une demande croissante, comme le prédit l’agence chilienne Cochilco, signifierait que toutes les sources d’offres seront importantes. Si, à court terme, les pays africains susmentionnés vont jouer un grand rôle sur le marché du lithium, d’autres nations du continent pourraient les rejoindre à moyen ou à long terme s’ils arrivent à attirer des investissements pour accélérer l’exploration. On retrouve dans cette catégorie, des pays comme la Namibie, le Ghana, la Côte d’Ivoire.

D’autres nations du continent pourraient les rejoindre à moyen ou à long terme s’ils arrivent à attirer des investissements pour accélérer l’exploration. On retrouve dans cette catégorie, des pays comme la Namibie, le Ghana, la Côte d’Ivoire.

Pour l’instant, la compagnie australienne IronRidge Resources est l’une des rares présentes sur le lithium au Ghana et en Côte d’Ivoire. Au Ghana, elle travaille sur les projets Cape Coast Lithium, Ewoyaa et Mankessim South. Si elle n’a pas encore annoncé de découverte majeure sur ces actifs, la société multiplie depuis deux ans les investissements pour des campagnes de forages. En Côte d’Ivoire, elle est active sur les gisements de pegmatite et de spodumène de lithium à Adzope.

Louis-Nino Kansoun

Immobilier d’entreprise, innovation, productivité : ce que pourrait changer le télétravail

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Beautiful mature woman working on computer late at night

Deux chercheurs de la Banque de France se sont penchés sur les impacts du recours au télétravail en matière d’immobilier d’entreprise et de productivité. S’il est difficile à chiffrer, l’effet est important, notamment dans les entreprises de services, installées dans les métropoles.

C’est peut-être un bouleversement à venir auquel les économies développées vont devoir faire face et s’adapter. Quels seraient les impacts d’une éventuelle généralisation du télétravail ? Deux économistes de la Banque de France, Antonin Bergeaud et Simon Ray, jugent, dans une étude publiée ce lundi que les conséquences pourraient être « significatives au niveau macroéconomique », notamment en ce qui concerne l’immobilier d’entreprise.

Le chinois ByteDance (TIKTOK) a rejeté l’offre de rachat du géant informatique américain Microsoft, la chance s’ouvre à l’ORACLE

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Par croissanceafrique

Selon le Wall Street Journal, qui cite une source proche du dossier, Oracle est sur le point d’être désigné comme « partenaire technologique de confiance » de TikTok aux Etats-Unis, mais une vente directe n’est pas à l’ordre du jour.

Oracle et TikTok n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

« ByteDance nous a fait savoir aujourd’hui qu’ils ne vendraient pas les opérations américaines de TikTok à Microsoft. Nous sommes convaincus que notre proposition aurait été bonne pour les usagers de TikTok tout en protégeant les intérêts de sécurité nationale », a indiqué dimanche soir Microsoft dans un communiqué.

Microsoft avait fait part début août de son intérêt pour le rachat des opérations américaines de TikTok, sous la menace d’une interdiction aux Etats-Unis.

Le président Donald Trump, qui accuse sans preuve depuis des mois le populaire réseau social d’espionnage au profit de la Chine, a en effet signé des décrets pour forcer ByteDance à vendre rapidement les activités de TikTok sur le sol américain.

Le locataire de la Maison Blanche a aussi exigé qu’une partie importante d’une éventuelle transaction revienne au Trésor américain, ce qui a suscité de vives critiques.

Si un accord de rachat n’est pas trouvé avant le 20 septembre, la plateforme devra fermer aux Etats-Unis. M. Trump a pour sa part évoqué la date du 15 septembre.

L’application a porté plainte contre le gouvernement américain pour contester cette mesure.

« Nous aurions fait des changements significatifs pour assurer que le service respecte les standards les plus élevés en matière de sécurité, de respect de la vie privé, de sûreté et de lutte contre la désinformation », a affirmé Microsoft.

Fin août, le groupe de supermarchés Walmart avait confirmé s’être allié avec Microsoft dans les négociations pour acquérir la plateforme de partage de vidéos courtes, généralement humoristiques ou musicales.

En plus des opérations aux Etats-Unis, les activités au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande étaient aussi sur la table.

Mais ce partenariat des deux géants américains n’aura pas suffi.

« Nous pensons que Microsoft voulait acheter TikTok uniquement AVEC son algorithme principal, une concession sur laquelle le gouvernement chinois et ByteDance ne voulaient absolument pas céder », a jugé dans une note Daniel Ives, analyste pour la société d’investissement Wedbush Securites. 

« Etant donné la nécessité d’obtenir le feu vert de Pékin après le changement des règles d’exportation il y a quelques semaines, les jours de TikTok aux Etats-Unis pourraient être comptés », ajoute M. Ives. 

Fin aoû,t le ministère chinois du Commerce a en effet amendé – pour la première fois depuis 2008 – sa liste de technologies soumises à des restrictions ou interdictions d’exportation.

La liste comprend désormais, entre autres, des technologies d’intelligence artificielle (traitement des données, recommandation de contenus, etc) qui ont fait le succès de l’application TikTok, où les vidéos s’affichent sur l’écran des utilisateurs principalement en fonction de leurs goûts, et beaucoup moins de leurs contacts.

ByteDance a fait savoir qu’il « respecterait strictement » les nouvelles règles de la Chine, c’est-à-dire l’obtention d’une licence d’exportation auprès des autorités.

– « Partenaire technologique » –

Selon M. Ives, même si un accord entre Oracle est TikTok est confirmé, il est peu probable que celui-ci prévoie un rachat du réseau social chinois.

« Oracle pourrait être un partenaire technologique, mais une vente ou une cession des opérations américaines de TikTok reste le point de fixation », note l’expert.

« Sauf changement de dernière minute, des jours sombres s’annoncent pour ByteDance avec l’échéance de la Maison Blanche cette semaine, la prise étant sur le point d’être débranchée pour l’application TikTok aux Etats-Unis », indique-t-il.

En plus d’être un enjeu diplomatique, le sort de TikTok aux Etats-Unis pose des questions de taille au niveau économique et sociétal .

En août, l’application, plébiscitée par les adolescents, a dépassé les 2 milliards de téléchargements dans le monde et affirme être présente dans plus de 200 pays.

Aux Etats-Unis, le réseau social revendique 100 millions d’utilisateurs tous les mois, dont 50 millions tous les jours. C’est 800% de plus qu’en janvier 2018.

Brexit: l’industrie automobile européenne risque une perte commerciale à hauteur de 110 milliards d’euros sur cinq ans d’ici à 2025 en cas d’échec

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La pénurie mondiale de semi-conducteurs devrait impacter de manière importante le volume de ventes de Nissan au second trimestre. Le constructeur estime que la crise va persister. Néanmoins, le volume de ventes contribuera au bénéfice d'exploitation, soutenu par les lancements de nouveaux véhicules.

Par croissnceafrique

Au total, 23 organisations de l’industrie automobile en Europe ont appelé ensemble lundi « l’UE et le Royaume-Uni à sécuriser sans délai un accord de libre échange ambitieux », dans un communiqué commun.

Cet appel intervient au terme d’une semaine d’intenses frictions entre Londres et Bruxelles qui fait craindre un échec des négociations, à quinze semaines de la fin de la période de transition du Brexit fixée au 31 décembre prochain.

En cas d’échec, la perte commerciale estimée à 110 milliards d’euros sur cinq ans d’ici à 2025 s’ajouterait à environ 100 milliards d’euros de perte de production déjà infligée cette année à la filière par la pandémie de coronavirus.

Elle serait une menace pour un secteur qui représente au total 14,6 millions d’emplois britanniques et européens, soit un emploi sur 15 dans la région, avertissent les signataires, parmi lesquels figurent notamment l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) ainsi que les principales organisations nationales, comme le CCFA en France, le VDA en Allemagne ou le SMMT au Royaume-Uni.

« Les économies et les emplois des deux côtés de la Manche sont sous la menace d’un deuxième coup dévastateur sous la forme d’une absence d’accord », préviennent-elles.

Faute d’accord commercial, l’UE et le Royaume-Uni seraient contraints de commercer selon les règles de l’OMC qui prévoient 10% de taxes douanières sur les voitures et jusqu’à 22% sur les fourgons et camions. « De telles taxes, bien plus élevées que les petites marges de la plupart des constructeurs, devraient très certainement être répercutées sur les consommateurs, rendant les véhicules plus chers, réduisant le choix et affectant la demande », estiment les organisations signataires, dans leur communiqué.

Le Royaume-Uni et l’UE produisaient au rythme de 18,5 millions de véhicules par an avant la crise. Cette année, la filière estime que 3,6 millions d’unités ont déjà été perdues à cause de la pandémie.

SoftBank Group cède sa filiale britannique Arm à hauteur de 40 milliards de dollars.

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Par croissanceafrique

Le japonais SoftBank Group a annoncé lundi la cession pour 40 milliards de dollars de sa filiale britannique Arm, géant mondial des microprocesseurs, à l’américain Nvidia, champion des cartes graphiques, sans lever les interrogations sur l’évolution de son modèle d’activité.

Cette méga-acquisition devrait être finalisée d’ici mars 2022, sous réserve de l’approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier. Nvidia va payer plus de la moitié (21,5 milliards de dollars) avec ses propres actions.

Le prix de 40 milliards de dollars est un montant maximum car le versement d’une tranche de 5 milliards de dollars, payable soit en numéraire soit en actions Nvidia, sera conditionné « à l’atteinte par Arm d’objectifs spécifiques de performance financière », a précisé le groupe américain.

SoftBank Group devrait posséder entre 6,7% et 8,1% du capital de Nvidia à l’issue de l’opération. C’est l’une des plus importantes fusions-acquisitions mondiales annoncées depuis le début de l’année, et qui promet de faire de Nvidia un mastodonte du secteur des semiconducteurs.

Fondée en 1990 en Angleterre, Arm est un spécialiste des microprocesseurs avec une part de marché mondiale écrasante dans les smartphones. Mais ses puces, fabriqués sous licence, se retrouvent aussi dans d’innombrables capteurs, objets connectés et services de cloud (informatique à distance).

Le patron de SoftBank, Masayoshi Son, lors de la présentation des résultats du groupe, le 28 juillet 2016 ( AFP / Kazuhiro NOGI )

Le patron de SoftBank, Masayoshi Son, lors de la présentation des résultats du groupe, le 28 juillet 2016 ( AFP / Kazuhiro NOGI )

Nvidia, dont les cartes graphiques sont notamment très utilisées par l’industrie du jeu vidéo, a vu ses ventes grimper en flèche depuis la crise du coronavirus. Ses produits sont aussi de plus en plus présents dans l’intelligence artificielle et les centres de données.

– SoftBank s’envole en Bourse-

SoftBank Group avait acheté 100% de Arm en 2016 pour environ 31 milliards de dollars. Il envisageait initialement de réintroduire Arm en Bourse, mais a expliqué lundi que l’accord avec Nvidia devrait permettre « de mieux matérialiser le potentiel de Arm », tout en créant davantage de valeur pour ses propres actionnaires.

« Arm a sous-performé » sous la houlette de SoftBank Group, a déclaré lundi à l’AFP Amir Anvarzadeh, stratégiste chez Asymmetric Advisors basé à Singapour.

La vente à Nvidia « va faire sourciller » de grands acteurs mondiaux des semiconducteurs, car leurs partenariats avec Arm pourraient être désormais compromis, le groupe américain étant l’un de leurs concurrents. « Ils auront besoin de garanties », voire pourraient demander à être associés au rachat de Arm, a ajouté M. Anvarzadeh.

L’action SoftBank Group, qui avait beaucoup souffert la semaine dernière, bondissait de 10,25% à 6.461 yens vers 04H15 GMT à la Bourse de Tokyo.

Son envol était aussi lié à des spéculations dans la presse selon lesquelles SoftBank Group songerait à racheter toutes ses actions en circulation et quitter ainsi la Bourse de Tokyo.

Une sortie de la cote offrirait moins de contraintes au groupe en termes de transparence de ses comptes, alors qu’il est en train de muer toujours davantage vers une pure société d’investissement.

– « Spéculateur » sans génie –

SoftBank Group avait acheté 100% de Arm en 2016 pour environ 31 milliards de dollars ( AFP / Sam YEH )

SoftBank Group avait acheté 100% de Arm en 2016 pour environ 31 milliards de dollars ( AFP / Sam YEH )

SoftBank Group a initié dès ce printemps un méga-programme de cessions d’actifs pour renforcer ses liquidités et financer d’énormes rachats de ses propres actions. Il a considérablement réduit sa présence dans les télécoms, ayant vendu des parts conséquentes de ses actions T-Mobile US et SoftBank Corp, sa filiale japonaise de téléphonie mobile.

Il a aussi monétisé une partie de ses actions dans le géant chinois du commerce en ligne Alibaba, en les utilisant comme garanties pour emprunter.

Mais un nouveau virage stratégique de SoftBank Group inquiète aussi ses actionnaires: plutôt que de miser essentiellement sur des start-up, le groupe investit désormais dans des champions technologiques déjà cotés en Bourse.

Selon plusieurs médias, SoftBank Group aurait ainsi investi des dizaines de milliards de dollars dans des valeurs technologiques américaines sous forme de dérivés actions, ce qui aurait influé sur l’envolée de l’indice Nasdaq cet été.

Le repli du Nasdaq depuis début septembre a jeté un doute sur le bien-fondé d’un tel pari, d’autant que SoftBank Group reste pour l’instant muet sur le détail de ses récentes opérations boursières. Pour certains observateurs, SoftBank Group est en train de se transformer en un fonds spéculatif géant, avec des conséquences hautement imprévisibles dépassant de loin son propre périmètre.

Masayoshi Son, l’emblématique PDG du groupe nippon, « n’est pas un génie, mais un spéculateur » qui a perdu beaucoup de sa crédibilité après une série d’échecs cuisants, selon M. Anvarzadeh. « Quand il y a une bulle technologique, il n’est jamais très loin ». 

Mali : Les avis divers sur les résultats de la concertation nationale

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Des journées de concertation nationale ont été organisées les 10, 11 et 12 septembre 2020 au centre international de conférence de Bamako (CICB) par le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) à la suite des évènements du 18 août 2020 ayant conduit à la chute de d’Ibrahim Boubacar Keita. Ces journées de concertation avaient pour objectif global de définir les grandes lignes de la transition ainsi les organes qui la composent. C’est dans ce sens qu’une feuille de route qui définit les axes prioritaires de la transition a été élaboré ainsi qu’une charte précisant les organes de la transition.
Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été présidées par le président du Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP), col Assimi Goïta. Cette concertation a enregistré la présence de plus de 500 participants issus des forces vives de la nation de l’intérieur et de la diaspora. A la cérémonie de clôture, une synthèse des travaux a été présentée aux participants par le responsable de la communication du CNSP, M. Camara. Cette synthèse a été beaucoup acclamée par la majorité des participants dans la salle de 1000 places du centre international de conférence de Bamako (CICB).
Si d’aucuns sont d’accord avec les résultats de ces journées de concertation, chez d’autres c’est le contraire.
« Les résultats issus de ces 3 jours de concertation sont une satisfaction, les maliens se sont parlé et se sont compris », soutient le président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla. Pour lui c’est le Mali qui a été mis au-dessus de tout le monde. Il ajoutera que les résultats sortis de cette concertation ont pris en compte les préoccupations de tous les maliens dans son ensemble, raison pour laquelle ils ont été vivement acclamés par les participants lors de la présentation de synthèse. Le premier responsable de la diaspora malienne affirme que le document élaboré pendant ces assises est clair. Et les autorités de transition auront moins de problèmes pour sa mise en œuvre afin de faire des élections libres et transparentes. Selon Habib Sylla toutes les préoccupations de la diaspora ont été prises en compte dans le document de la transition. Il soutient que le peuple malien a montré sa maturité au monde entier pendant ces journées de concertation malgré certaines incompréhensions. Pour lui c’est un nouveau Mali qui commence.
« Toute œuvre humaine est imparfaite, seul Dieu est parfait » affirme Moussa Mara, ancien premier ministre et président du parti YELEMA après la cérémonie de clôture des travaux de la concertation nationale. Pour lui malgré que le document n’est pas parfait, les maliens doivent faires des bénédictions pour que les autorités de transition qui seront choisis soient des patriotes convaincus qui ont l’amour de ce pays et qui peuvent rassembler tous les maliens afin de faire un Mali nouveau.
Quand à Salim Traoré, ancien directeur de Amnisty International et actuel secrétaire général du Réseau de Défense des Droits Humains, les acclamations faites par les participants dans la salle après la lecture de la synthèse prouvent que la majorité est satisfaite des résultats des 3 jours de travaux au CICB. Pour lui, que la transition soit dirigée par un militaire ou un civil, l’essentiel est que la personne soit de bonne foi, qui met le Mali au-dessus de tout. Il rappelle que la transition de 1991, dirigée par Amadou Toumani Touré est un exemple dans le monde. Ce qui atteste qu’un militaire à la tête de cette transition après la chute d’IBK ne serait pas un problème. Vu la surcharge du calendrier de la transition, M. Salim Traoré invite tous les maliens à accepter les résultats de cette concertation pour que les choses puissent bouger.

Madame Sy Kadidiatou Sow, membre du comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), affirme que le document final issu des travaux de concertation ne reflète pas les opinions des uns et des autres. Pour elle la synthèse doit prendre en compte toutes les propositions issues des différents groupes de travail. Mais elle constate que ce document a été élaboré de façon parallèle par le comité d’experts. Elle soutient que le document présenté est contraire aux préoccupations de son mouvement, le M5-RFP.
IB KONE

Course à la présidence du conseil national du Patronat du Mali: Diadié dit Amadou sangaré, le choix de l’avenir, le bonheur des entreprises

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Par croissanceafrique

Ce samedi 12 septembre 2020, s’est tenu un déjeuner de presse organisé par Diadié dit Amadou Sangaré à l’hôtel salam de Bamako. Cette rencontre rentrait dans le cadre de la candidature de l’actuel Président directeur général de la Société SAER EMPLOI. Ladite rencontre a vu la présence de son ami Mohamed ASKIA conseiller à la présidence de la république du Mali, de l’ancien ministre des investissements M konimba SIDIBE, et tant d’autres. Elle a enregistré la présence d’une brochette de la presse nationale. Il est détenteur de plus 20 société et entreprises au Mali et d’ailleurs.

Dans un environnement régional, national soumis à des incertitudes et risques à dimension structurelle et conjoncturelle, Diadié dit Amadou sankaré pense que « les évolutions dans la géopolitique internationale et régionale ont toujours constitué des facteurs de risque pour la stabilité des etats, la croissance des acteurs économiques ainsi que le bien-être des populations dont des consommateurs potentiels des entreprises« dit-il.

Et sur le plan économique régional, le processus d création de la nouvelle monnaie ECO en lieu et place du FCFA reste d’actualité bien qu’il soit momentanément ralenti en raison entre autres de la crise sanitaire actuelle. Regardez son discours d’ouverture face à la presse

Diplômé de la faculté des science économique de l’université de Dakar, Diadié dit Amadou Sankaré a servi pendant dix ans au sein de l’administration malienne à différents postes dont celui de président directeurs General l’Office des relais Touristique du Mali avant de se lancer dans les affaires.

Dans discours le puissant homme d’affaire Malien affirme : « J’ai foi dans le secteur privé et c’est pourquoi, l’entreprise a été mon credo, mon existence durant. comme tous ceux qui prennent le risque d’investir, j’ai pu apprécier ce qu’elle apporte sur le plan de l’épanouissement personnel et pour l’essor des collectivités dans lesquelles nous vivons, qu’elles soient familiales ou nationales » a déclaré Diadié dit amadou sanakaré, PDG de l’entreprise SAER EMPLOI.

Par ailleurs, les « hommes d’affaires et les entrepreneurs maliens » qui, tous les jours investissent et prennent des risques sont l’expression même de cette croyance en notre nation . Ils sont déclare-t-il « arrimés à elle« . Ils « rêvent » de sa grandeur et c’est pour cela qu’ils « créent », jour après jour, après semaine de la richesse et des emplois. Ils le font dans « l’indifférence » et parfois même dans « l’incompréhension« , voire l’hostilité.

C’est pourquoi, « Serial Entrepreneur » est le qualificatif fréquemment utilisé par les revues économiques et affaires en Afrique de l’Ouest pour designer Diadié dit Amadou Sankaré, la soixantaine alerte, membre éminent du patronat dont l’un des vices-présidents au Mali.

« Acte de foi, telle est la motivation de ma candidature à la présidence du conseil nationale du patronat du mali (CNPM). cette volonté d’affirmation de ma FOI se manifeste par cinq (5) engagement majeurs, qui seront déclinés dans le présent document faisant office de programme« , a-t-il déclaré vision, le PDG de la SAER EMPLOI.

Notons que la candidature de Diadié dit Amadou sankaré incarne « la représentation mental du dirigeant d’un ensemble de décisions , actions, événements jugés comme possibles, impossibles souhaitables, non souhaitables, et incontournables.

Daouda Bakary KONE

Mali : une partie du M5-RFP conteste la charte de la transition

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Par Croissanceafrique

Il s’agit d’une partie issue du M5-RFP notamment des responsables du mouvement de contestation M5 ont fait entendre leurs critiques. Ce n’est pas encore la rupture définitive entre la junte et le M5. Mais selon  Choguel Kokalla Maïga, président du comité stratégique du Mouvement du 5 juin RFP, il s’agit « coup de semonce », une mise en garde aux militaires pour qu’ils revoient leur copie.

En effet, la charte rendue publique après les journées de concertations « ne reflète pas les points de vue et les décisions du peuple malien », précise un communiqué officiel du M5 qui fourmille de détails. Cette franche de cette organisation demande qu’au  lieu d’un civil ou un militaire à la tête de la transition, le choix majoritaire lors des concertations est d’avoir un civil, selon le M5. Même chose pour le Premier ministre poursuit le document.

Pour Choguel MAIGA « Il y a des rajouts à la charte qui n’ont pas été soumis à débats, ainsi que la non prise en compte de manière unilatérale de nombreux points. En conséquence, le M5-RFP dénonce ce qu’il appelle les  intimidations, les pratiques antidémocratiques et déloyales dignes d’une autre époque contre lesquelles la lutte pour le changement et la refondation a été enclenchée ». Avant de dire que « le M5 enfonce le clou : la junte a une volonté d’accaparement et de confiscation du pouvoir à son seul profil », dit-il dans un langage de contestation de la charte.

Pour sa part Mmme Sy Kadiatou SOW, cette dernière affirme que « Ce n’est pas démocratique du tout. Le rapport général a été charcuté et ne correspond pas à ce qui a été dit dans les groupes de travail », a ainsi reproché Sy Kadiatou Sow, grande figure du mouvement démocratique. Dénonçant une « volonté du CNSP de confisquer le pouvoir », l’ancienne gouverneure de Bamako et ex-ministre a déclaré : « Nous n’adhérons pas à cette charte. »

A son tour,  l’ancien Premier ministre Moussa Mara pointe « des faiblesses dans la charte, c’est incontestable », mais « il y a un minimum pour commencer », estime-t-il par ailleurs. Parmi ces faiblesses, il relève le problème de « la relation avec la Constitution de 1992 ». « On semble maintenir, compléter la Constitution alors qu’il y a des éléments dans la charte qui la contredisent », explique-t-il. Il est également sceptique sur « la notion de vice-président et ses rapports avec le président de transition ». Autre faiblesse, selon lui : le « collège pour choisir le président, dont on ne connaît pas le contenu et le conseil de transition, dont la répartition des sièges n’est pas indiquée ». Autant d’éléments, estime-t-il, qui peuvent « créer des difficultés entre les participants ».

Daouda Bakary KONE