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Code de travail révisé: UITA-Mali outille des responsables syndicaux à Sikasso

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Par croissanceafrique

Du 9 au 10 septembre dernier, UITA-Mali a organisé dans la salle de conférence de la direction régionale de l’agriculture de Sikasso (3è région administrative du Mali), un séminaire sur le thème : « Le Code de travail révisé : les responsables syndicales et syndicaux s’approprient des lois pour une meilleure condition de vie et de travail ». Aussi, les initiateurs ont fait passer le message sur la C190 de l’OIT. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur régional de l’agriculture Mory Sylla, qui était entouré de la coordinatrice du projet femme UITA-Mali, Mme Soumaré Assétou Camara, du formateur le directeur régional du travail de Sikasso Ben Abdoulaye Taher.

Ont pris part à ce rendez-vous syndical de la capitale du Kénédougou (Sikasso), une trentaine de participants et participantes venus des comités syndicaux de : DRA, IER, CMDT, CEF, Abattoir régional, pêche, DRPA, Usine thé de Farako, des eaux et forêts…

Durant les deux jours de formation, le directeur régional du travail et non moins formateur choisi pour l’occasion, Ben Abdoulaye Taher, a échangé de long à large sur le Code du travail révisé avec les participants.

La coordinatrice du projet femme UITA-Mali, Mme Soumaré Assétou Camara, dans son mot de bienvenue a salué leurs hôtes sikassois pour l’accueil chaleureux et l’implication des uns et des autres pour la réussite dudit séminaire.

«Il est nécessaire pour nous femmes travailleuses d’intégrer le syndicat et connaitre des textes et lois en matière de travail et surtout ceux qui nous sont favorables afin de mieux défendre nos droits, de nous acquitter de notre mission fondamentale à savoir la défense des intérêts matériels et moraux des femmes travailleuses », a déclaré la coordinatrice du projet femme UITA-Mali.

Mme Soumaré Assétou Camara, d’ajouter ‘’aujourd’hui, il faut se réjouir de l’intérêt que les travailleuses, à travers leurs organisations, accordent un intérêt aux questions liées au syndicat dans la mesure où beaucoup de camarades ne maitrisent pas totalement ce domaine’’.

Faisant l’historique de l’UITA, elle a énuméré 7 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest où le projet est actuellement présent. Il s’agit du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal et du Togo.

« Le Mali a eu l’honneur d’abriter l’atelier régional en février 2009 avec 16 pays d’Afrique, pour élaborer un plan d’action et un programme spécifique aux femmes travailleuses en sécurité et santé au travail du projet sous le N° 60075 devenu aujourd’hui le numéro 60423 », a rappelé la coordinatrice du projet femme UITA-Mali, Mme Soumaré Assétou Camara.

Aussi, elle a expliqué aux participants les missions de l’UITA, qui a été créée en 1920 et s’est fixée comme principe directeur « la solidarité syndicale internationale ». Selon elle, ses principaux objectifs sont : le renforcement des capacités des organisations affiliées ; la reconnaissance internationale et la négociation collective ; la défense des droits syndicaux et les droits humains ; un travail sûr et des aliments sains ; un syndicat fort. Elle a aussi un programme en SST (Santé et sécurité sur le lieu du travail) pour une meilleure condition de vie et de travail tout en diminuant les risques professionnels en milieu de travail, un programme spécial en vue d’augmenter l’effet féminin dans leurs organisations et un programme d’action de l’UITA sur l’égalité.

Basée à Genève, avec plus de 2,5 millions de membres cotisants, l’UITA est composée de 429 organisations syndicales affiliées dans 130 pays représentant plus de 10 millions de travailleurs (euses) dans les secteurs couverts par l’UITA, dont le Mali à travers le SYNAPRO, le SYNIATHA et le SYNTRADOM.

La coordinatrice du projet femme UITA-Mali a invité les participants à faire une restitution fidèle des connaissances apprises à la base, tout en leur demandant d’œuvrer pour le retour rapide de la paix et surtout de la sécurité au Mali.

Quant au directeur régional de l’agriculture de Sikasso, Mory Sylla, a insisté du fait pour défendre ses droits, il faut les connaitre d’abord et il faut aussi s’acquitter de ses devoirs également. « Aujourd’hui, cette formation est une école pour nous tous…», a-t-il soutenu.

Hamidou Togo

Fin des concertations nationales au Mali: une charte adoptée sous une forte acclamation

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Par Croissanceafrique

Apres trois de concertation nationale entre les MALIENS venues de toutes les localités du pays, nous voilà à la fin des travaux. Ce soir au centre international de conférence de Bamako, les peuples Maliens ont procédé à l’adoption de la charte pour une transition de 18 mois, et par la suite un comité chargé de désigner un président civil ou militaire.  

Le texte adopté ce samedi à Bamako fixe la durée de la transition à 18 mois et charge un comité formé par la junte de désigner un président civil ou militaire pour diriger cette transition.

Il prévoit aussi trois organes de transition : le président et son vice-président ; le conseil national de transition regroupant 121 personnes réparties entre le M5 (coalition de l’opposition), les partis politiques, les journalistes, la société civile, les religieux, la diaspora, les jeunes et les femmes ; et enfin un Premier ministre à la tête d’un gouvernement de 25 membres.

Notons que le rapporteur de la réunion désigné par la junte assure que le document est adopté par acclamation. Mais selon Mme sy Kadiatou SOW, membre du M5-RFP, les militaires ont falsifié la donne. Pour elle, il s’agit d’une « mascarade ».

Daouda Bakary KONE

Concertation nationale au mali: la presse marginalisée dans toutes ses composantes

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La presse nationale du Mali dans toutes ses composantes est montée au créneau pour dénoncer sa mise à l’écart pour la tenue des journées de concertation nationale sur la préparation de la transition, qui devant donne naissance à un nouveau Mali. Cette dénonciation a été faite par les organisations professionnelles de la presse au cours d’un point de presse.

Dans un document proposé par le comité national pour le salut du Peuple, comme étant la Charte de la transition, l’on ne parle que « la création d’un organe unique de régulation des médias » en son chapitre II. Toute chose que les responsables des médias nationaux dénoncent et qualifient de marginalisation voire même de mépris de la part du Comité National pour le Salut du Peuple, organe chargé de l’organisation de ses assises. Pour le président de l’URTEL Bandiougou Danté, la presse malienne n’a de loin ni de prêt été associé à l’élaboration dudit document. Hors, tout le monde sait que la presse est un acteur majeur de la démocratie, et elle joue le rôle du quatrième pouvoir.

Niger: Orano Mining promet de travaux sur le site d’Imouararen, destinés à rendre l’exploitation de la mine plus compétitive.

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Par Croissanceafrique

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini, a reçu ce 10 septembre, le Directeur général d’Orano Mining, Nicolas Maes. À l’issue des échanges, ce dernier a indiqué à la presse avoir évoqué avec le Premier ministre le sujet des inondations qui affectent le pays avant d’annoncer avoir apporté sa contribution pour assister les sinistrés.

Il a également affirmé s’être entretenu avec le chef du gouvernement, au sujet des projets de partenariat entre Orano et le Niger, en particulier celui de la construction de la route Tahoua-Arlit ; et de la question de la fermeture de la COMINAK à cause de l’épuisement des réserves. Sur ce point, il a assuré que le processus de fermeture avance conformément au plan qui a été élaboré.

Enfin et surtout, il a annoncé avoir abordé la question des travaux qui seront amorcés sur le site d’Imouararen. Selon le DG, ces travaux visent à développer des techniques d’exploitation plus performantes que celles actuellement envisagées afin de permettre au projet d’être plus compétitif.

Zagouna KONE

Mali: B2GOLD projette une forte production allant de 780 à 820 dollars, l’once par an

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Par Croissanceafrique

La compagnie vise une production comprise entre 1 et 1,05 million d’onces d’or pour l’année, à un coût global allant de 780 à 820 $ l’once. Pour y arriver, outre Fekola, B2Gold dispose d’une mine d’or en Namibie (Otjikoto), mais aussi d’actifs aux Philippines et au Nicaragua. C’est pourquoi, la compagnie minière B2Gold a annoncé le 10 septembre dernier  la réussite de son projet destiné à augmenter la capacité de l’usine de traitement à la mine d’or Fekola.

« Avec la mise en service de l’usine rénovée environ un mois avant la date prévue, Fekola peut désormais traiter 7,5 millions de tonnes de minerai par an. Cela contribuera à accroître l’apport de la mine dans les chiffres de production globaux de la compagnie », a déclaré dans un document dévoilé à la presse.

Notons que l’usine dispose d’un bon débit et les performances en matière de récupération d’or sont excellentes. Il ne reste, apprend-on, qu’à achever quelques finitions mineures d’ici mi-septembre. Mais, selon les détails fournis par B2Gold, un test de performance a déjà été réalisé fin août et les résultats obtenus ont dépassé les estimations.

Daouda Bakary KONE

Mali: la compagnie minière de SYAMA (sa) a suspendu ses prévisions de production pour 2020

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Par Croissanceafrique

Tout est parti d’une grève syndicale à mine d’or de  Syama. L’information a été donnée à travers un communiqué de presse signé par le propriétaire de la mine d’or Syama t. En effet, le  comité syndical local de l’Union des travailleurs du Mali a adressé un préavis de grève à la compagnie minière Resolute Mining. C’était le 9 septembre dernier à  la mine d’or Syama. Le document  précise que les employés cesseront de travailler durant 10 jours si leurs demandes ne sont pas satisfaites.

Selon le syndicat « Le véritable point de discorde concerne, apprend-on, la réintégration des employés licenciés à la mine depuis le début de la pandémie de Covid-19 », a-t- il annoncé. Pour sa part,  la compagnie affirme que « ces licenciements se justifient par la nécessité de prévenir la propagation du virus sur le site en limitant les déplacements des travailleurs « non essentiels » aux opérations », a-t –elle affirmé. Mais, la société minière « Resolute » juge donc cette menace de grève « irresponsable et opportuniste », tout en promettant des discussions avec les syndicalistes.

Pour rappel, la mine d’or Syama est le principal actif de la compagnie au Mali. Avant cette potentielle crise, Resolute qui détient également la mine d’or Mako au Sénégal, était en bonne voie pour atteindre son objectif de 430 000 onces cette année. En attendant,  la solution idéale pour les parties, la compagnie a suspendu ses prévisions de production pour 2020. Et dans cette lancée, la compagnie risque de rater son de production de mine d’or courant 2020.

Daouda Bakary KONE

Covid-19: l’industrie du diamant victime et cantonnée à ses traditions

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La société renforcera ses opérations et ses équipes d'entreprise en vue de la construction du projet Dasa.

Pour comprendre la décision d’Alrosa et de De Beers, il faut retourner à la fin du premier trimestre 2020. En mars, la vague de contaminations à la Covid-19 dans le monde a obligé plusieurs pays à mettre en place des restrictions. Des vols ont été suspendus et des frontières fermées. Or, l’une des caractéristiques majeures de l’industrie du diamant réside aujourd’hui dans les sessions de vente organisées par les compagnies. Chaque bimestre ou trimestre, ces dernières invitent leurs clients à des rencontres où sont exposées les pierres précieuses proposées à la vente. Les clients peuvent ensuite choisir les lots qui les intéressent et payer le prix fixé. Les diverses restrictions ayant rendu impossible le déplacement des clients, De Beers, Lucara ou encore Gem Diamonds et Lucapa ont dû annuler plusieurs sessions traditionnelles de vente fin avril et durant tout le deuxième trimestre de l’année.

Les diverses restrictions ayant rendu impossible le déplacement des clients, De Beers, Lucara ou encore Gem Diamonds et Lucapa ont dû annuler plusieurs sessions traditionnelles de vente fin avril et durant tout le deuxième trimestre de l’année.

« Ce qui s’est passé au deuxième trimestre, je ne l’ai jamais vu de ma vie. Il n’y avait pas vraiment de marché du diamant brut qui fonctionnait correctement », a déclaré Bruce Cleaver, PDG de De Beers, à Reuters.

Les importations indiennes de diamants bruts ont plongé de 1,5 milliard de dollars en février à seulement 1 million de dollars en avril, selon les données du Gem & Jewellery Export Promotion Council. Anvers, autre plaque tournante du diamant, a vu ses importations de diamants bruts chuter de 20 % en glissement annuel, au premier semestre, selon les données de l’Antwerp World Diamond Centre. Les exportations de diamants polis de la ville ont chuté de 46 %.

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« Ce qui s’est passé au deuxième trimestre, je ne l’ai jamais vu de ma vie. »

En ce qui concerne les opérations minières, les restrictions ont également abouti à des fermetures temporaires de mines en Afrique du Sud, en Tanzanie, ou encore au Lesotho, qui figurent parmi les principaux pays producteurs en Afrique. Tout cela a remis en cause nombre de prévisions annuelles d’autant plus que l’intérêt des acheteurs diminuait. En effet, les boutiques de bijoux ont été désertées par les consommateurs, obligeant la plupart des détaillants à suspendre leur approvisionnement.

S’adapter ou succomber…

Avant de se résoudre à réduire les prix des pierres précieuses, les producteurs de diamants ont d’abord pris plusieurs mesures pour résister, du mieux possible, à la pandémie. De Beers, qui opère sur plusieurs projets en Afrique, a par exemple proposé de rapprocher ses gemmes des potentiels clients. Alors que la société organise depuis quelques années ses ventes à Gaborone au Botswana, la délocalisation vers de grands centres d’achat de pierres comme Anvers (Belgique) ou Mumbai (Inde) était censée limiter l’impact des restrictions sur ses revenus.

La canadienne Lucara Diamond, active sur la grande mine Karowe au Botswana, est de son côté allée plus loin, en bouclant mi-juillet un accord de coopération avec la société anversoise HB. Cette dernière, spécialisée dans la taille des pierres précieuses, prendra en charge le polissage de tous les diamants de plus de 10,8 carats extraits par la compagnie à Karowe. Lucara sera ensuite payée, selon le prix récolté, après les ventes des bijoux, au lieu de se soumettre aux fluctuations du marché en maintenant les appels d’offres dans cette période très incertaine.

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La grande mine Karowe au Botswana

« Cet accord permettra de générer des revenus réguliers à des conditions de prix supérieures à celles pratiquées dans le cadre de l’appel d’offres », expliquait alors Eira Thomas, PDG de la compagnie, précisant que la résilience de l’industrie passerait par ce type de coopération « entre les producteurs, les fabricants et les détaillants, afin d’établir une chaine d’approvisionnement mondiale en diamants, plus saine et plus efficace ». Elle va plus loin en déclarant que cette pandémie montre qu’il existe une « réelle possibilité de moderniser le système de vente dans l’ensemble du secteur du diamant ».

Elle va plus loin en déclarant que cette pandémie montre qu’il existe une « réelle possibilité de moderniser le système de vente dans l’ensemble du secteur du diamant ».

Toujours dans le but de soutenir la demande, plusieurs petites sociétés diamantifères sont allées jusqu’à proposer des rabais de 25% sur le prix des pierres. Cela a peut-être achevé de convaincre De Beers et son grand rival russe Alrosa de consentir à céder du terrain sur les prix. L’information relayée par Bloomberg et faisant état d’une réduction d’environ 10% sur les prix de certains diamants chez De Beers, mais aussi d’un rabais important consenti par Alrosa pour les sessions de vente du mois d’août sonne en effet comme un aveu de capitulation. Acculés par des résultats décevants, depuis des mois, et une part de marché en baisse en raison de la concurrence agressive des petites sociétés, les deux géants sont finalement revenus sur leurs positions.

Premiers résultats encourageants…

La réduction des prix des diamants proposés ou la baisse voulue des volumes de production des mines ont-elles eu un impact significatif ou s’agit-il d’un regain normal de l’intérêt des acheteurs pour les pierres ? Suivez la suite l’article à travers ce lien ci-dessous:

https://www.agenceecofin.com/diamant/1109-80094-l-industrie-mondiale-du-diamant-victime-inattendue-du-coronavirus

Algérie: Le cahier des charges pour la création de banques privées fin prêt

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Après la finance islamique, place à l’assurance islamique. Le ministre des Finances a annoncé, lors d’un passage à la radio Chaîne 1, qu’un nouveau produit, appelé «Takaful», viendra en complément à la finance islamique et sera mis au niveau des assurances. Ce produit sera opérationnel à partir de la semaine prochaine au sein des entreprises publiques.

C’est la première fois qu’un tel produit sera proposé au niveau des assurances et le gouvernement semble tabler sur les produits de type «islamique» pour attirer plus de clients et d’épargnants, notamment au niveau des banques. Est-ce plus efficace qu’un autre produit ? Le ministre estime qu’il s’agit plus d’une revendication sociale que d’une exigence économique. «La finance islamique et son rôle dans l’absorption d’une bonne partie de l’économie parallèle sont une revendication sociale avant d’être économique», estime Aymen Benabderrahmane, en notant que ce type de financement «répond aux exigences de la société algérienne».

Il dit aussi espérer «que la finance islamique, mécanisme de financement et d’investissement, va contribuer à drainer la liquidité circulant en dehors des banques».

Estimé à 5000 milliards de dinars, l’argent en circulation en dehors du circuit bancaire pose un réel problème aux pouvoirs publics, qui peinent à capter l’épargne, notamment en ces temps de crise financière au cours de laquelle les banques souffrent d’un manque important de liquidités. La finance islamique a donc été pensée par le gouvernement comme un moyen de gagner la confiance d’une catégorie d’épargnants et clients potentiels gardant chez eux leur argent et qui exigent des produits financiers «islamiques» pour revenir aux banques.

Autre moyen de capter l’épargne proposé par le gouvernement, celui de permettre la création des banques privées. Longtemps sous monopole de l’Etat, le réseau bancaire a tous les défauts d’une administration bureaucratique peu prompte à prendre des risques et alléger les procédures d’aide à l’investissement. L’expérience fâcheuse de la banque privée El Khalifa a fait museler toute revendication d’ouverture d’établissement financier privé jusqu’à ce jour, où le gouvernement estime que le moment est propice au lancement de tels projets.

Dès la semaine prochaine, les mesures et exigences de création de ce type de banques seront connues, affirme le ministre, en annonçant que le cahier des charges est fin prêt. Il précisera en outre que «les modalités de retrait de ces cahiers des charges sont définies par la loi sur la monnaie et le crédit, ainsi que les mesures réglementaires énoncées par la Banque d’Algérie». «Toute personne ou groupe d’individus désirant ouvrir une banque privée pourra prendre connaissance des modalités et conditions à remplir pour obtenir une autorisation», affirme M. Benabderrahmane. Interrogé sur l’ouverture d’agences de ces banques à l’étranger, le ministre a émis le vœu de voir les opérateurs intéressés faire «l’expérience avec des banques publiques, à travers la création de banques conjointes dans les pays africains et voisins». «L’ouverture d’une banque algérienne en Afrique est désormais un impératif, permettant à l’Algérie d’accéder au marché africain…

Si les opérateurs privés se montrent réticents, l’Etat ouvrira seul ces banques, notamment au Mali et au Niger», soutient-il, en précisant qu’il y aura, par ailleurs, une évaluation de la rentabilité des banques dans des pays européens. «La rentabilité bancaire dans les pays du voisinage est beaucoup plus importante qu’en Europe», estime le ministre, en soulignant les conditions difficiles d’accès aux marchés européens très concurrentiels.

«Le problème de liquidités sera résolu en octobre»

Le problème du manque de liquidités, constaté au niveau des bureaux de poste ces derniers mois, sera résolu au plus tard en octobre prochain. C’est l’annonce faite par le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, qui incombe ce problème au ralentissement de l’économie nationale du fait du confinement imposé par la pandémie de la Covid-19 de mars à juillet. Le ministre compte ainsi sur la reprise des activités économiques en octobre pour garantir de la liquidité. Il reste à savoir s’il y aura relance économique ou pas.

Les facteurs de baisse se multiplient sur le plan mondial : Reprise incertaine des cours de pétrole

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L'Algérie va s'engager à partager avec le Mali son expérience dans le domaine pétrolier, indispensable pour le développement industriel de notre pays.

Difficile remontée hier pour le prix du baril qui a encaissé la pire chute depuis le 15 juin dernier en passant sous la barre des 40 dollars. Le baril de Brent et celui du West Texas Intermediate ont enregistré une chute vertigineuse la veille en perdant respectivement 6,3% et 7,6%.

Hier, les cours ont repris quelques couleurs en se hissant tant bien que mal au-dessus de cette fameuse barre plus réconfortante de 40 dollars. Le baril de Brent en cotation à Londres pour livraison en novembre marque une légère hausse de 1,33% et s’est affiché hier à 40,31 dollars. A New York, le baril américain pour livraison en octobre a quant à lui gagné 1,74% pour se vendre à 37,4 dollars. Malgré cette reprise, des doutes pèsent sur une vigoureuse remontée des cours.

La baisse de la demande asiatique, le ralentissement de la consommation américaine et la baisse des prix de vente du pétrole saoudien sont autant de facteurs qui freinent une bonne remontée des prix. «La chute enregistrée a été provoquée par un ralentissement de la reprise de la demande et la possibilité d’une offre excédentaire… Le ralentissement des importations chinoises, qui avaient rebondi ces derniers mois, et la fin de la saison estivale aux Etats-Unis (baisse des déplacements donc moins de demande sur le carburant), ont fait office de déclencheur», note l’analyste Richard Hunter.

Pour Eugen Weinberg de Commerzbank, «les réserves mondiales de pétrole sont tellement pléthoriques à l’heure actuelle que le marché va avoir du mal à absorber le relâchement progressif de l’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés». De même que la persistance de la pandémie Covid-19 a contribué à la baisse des cours. L’activité économique qui demeure suspendue à l’évolution de la situation sanitaire dans le monde plombe les perspectives d’une reprise franche et plus énergique. Le nombre de contaminations qui repart à la hausse après une période de recul, et la mise en place de nouvelles restrictions liées aux déplacements, ont eu un impact direct sur la consommation des dérivés de l’or noir.

Le marché boursier a lui aussi eu sa part d’impact sur les prix du pétrole. «La chute du pétrole est aussi à mettre sur le compte d’une aversion au risque générale, qui a également bousculé les marchés des actions», estime l’analyste Weinberg. En effet, l’indice Dow Jones Industrial Average a perdu mardi 2,25% à Wall Street, alors que le Nasdaq a chuté de 4,11%. La remontée timide enregistrée hier pour les cours de l’or noir n’est pas un indicateur de reprise pour le long terme. Meryl Lynch de Bank of America a déclaré à Bloomberg qu’il faudrait trois ans pour que la demande de pétrole se rétablisse complètement de l’épidémie, et ce, malgré l’existence d’un vaccin. D’autres analystes de la banque s’attendent pour la seconde moitié de l’année prochaine à une remontée jusqu’à 50 dollars en raison des anticipations d’une hausse de l’inflation et d’un affaiblissement du dollar.

Source: Elwatan

Les marchés obtenus par les Kouninef sous Bouteflika au centre du procès ouvert hier à Alger : Des montants qui donnent le tournis

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En détention depuis plus d’une année, les trois frères Kouninef, Réda, Tarek et Karim, ont comparu hier avec le gérant du groupe KouGC qu’ils possèdent et dix autres mis en cause, majoritairement des fonctionnaires et les représentants de leurs 54 entreprises devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger pour «blanchiment d’argent», «violation de la réglementation des changes et des marchés publics», «trafic d’influence», «incitation d’agent public pour l’obtention d’indus avantages» et «financement occulte d’un parti».

En ce premier jour du procès tant attendu, des montants à donner le tournis ont été énoncés lors de l’audition de Réda et de son frère Noa-Tarek. C’est vers 11h que les trois frères font leur apparition dans le box des accusés, entourés par des gendarmes et des agents de l’administration pénitentiaire. Les trois sont méconnaissables. Après une heure de bataille de procédures, la juge appelle Réda Kouninef à la barre et l’informe des griefs retenus contre lui. D’emblée, il nie les faits et la présidente réplique : «Je vais vous confronter avec ce que j’ai dans le dossier et vous répondrez aux questions».

Elle commence par la privatisation de l’ex-société publique Sogédia de production d’huile de table en 2006. «On commence par Cogral à Alger et Cogran à Oran. Pour quel montant ces deux entreprises vous ont-elles été cédées ?» Réda : «Je ne me rappelle pas. Il y a eu un appel d’offres, j’ai soumissionné et j’ai été retenu. Je sais qu’il y avait des engagements que j’ai respectés».

La présidente lui précise : «Pour Oran, vous avez bénéficié des 80% du capital de l’entreprise pour 540 millions de dinars, avec versement de 38% à la signature du contrat, le reste échelonné sur une période de 5 ans, l’effacement d’une dette de 100 millions de dinars vis-à-vis de l’Etat et d’une autre vis-à-vis du port de 50 millions de dinars et des engagements pour un investissement de 1,07 milliard de dinars, et la formation du personnel pour un montant de 36 millions de dinars, dont 15 millions de dinars durant les trois premières années, ainsi que le maintien des effectifs. Avez-vous respecté ces engagements ?» Le prévenu : «Bien sûr que nous avons respecté les engagements, mais après il y a eu des problèmes ayant engendré des retards et des préjudices. Le CPE (Conseil de participation de l’Etat) a désigné un expert pour évaluer ce préjudice, aussi bien à Alger qu’à Oran, et trouver une solution. Notre expert a évalué les pertes à 220 millions de dinars, mais celui du CPE nous a accordé 110 millions de dinars».

La juge l’interroge sur la cession de Cogral Alger, qui a coûté 600 millions de dinars, avec effacement des dettes vis-à-vis de l’Etat d’un montant de 40 millions de dinars, et Réda Kouninef ne cesse de répéter que cette privatisation a été faite dans le cadre de la loi après un appel d’offres. La juge l’interroge sur les concessions portuaires obtenues à Alger, de 64 000 m2 et de 8841 m2 à Oran. «Ces deux concessions font partie de l’entreprise».

«Saïd Bouteflika est un ami, je n’ai pas profité de cette amitié»

Il affirme avoir payé toutes les mensualités, «mais aussi bien à Oran qu’à Alger, les responsables portuaires m’ont interdit l’accès et refusé de reconnaître la cession de l’entreprise. Ce qui nous a causé d’énormes pertes. Il a fallu l’intervention du CPE pour régler cette situation». La juge : «Pourquoi avoir demandé une extension à Oran et avoir envoyé la demande au wali et au directeur du port en même temps ?» Le prévenu : «Nous avions besoin d’une superficie de 1000 m2 pour l’usine qui avait une partie à l’extérieur du port et une autre à l’intérieur. Nous avions peur que pendant la procédure, la parcelle soit affectée à un autre investisseur».

Interrogé sur les parcs industriels de Aïn Ouessara et de Ksar El Boukhari, obtenus entre 2012-2013, Réda Kouninef déclare : «Nous avions répondu à des consultations restreintes et nous étions les moins disants. Nous étions dans un groupement avec un bureau d’études espagnol et Cogral». La juge : «Pourquoi un bureau d’études espagnol ? N’étiez-vous pas capables de trouver des Algériens ?». Le prévenu : «Les conditions du cahier des charges nous obligeaient à faire appel à des compétences qui ne se trouvent pas en Algérie». La juge : «Le montant du parc de Ksar El Boukhari est de 3,27 milliards de dinars, et Aïn Ouessara pour 4,67 milliards de dinars…».

Le prévenu : «On nous obligeait de faire des tunnels pour tout ce qui est câblerie au niveau des deux parcs industriels. Mais Sonelgaz s’est opposée et les autorités n’ont pas répondu à nos doléances. Ce qui a engendré d’importants retards dans la réalisation des travaux». La juge passe au secteur de l’hydraulique. «Vous aviez obtenu 11 marchés de 2002 à 2018 d’une valeur de 145 milliards de dinars», lui dit-elle avant que Réda Kouninef ne lance : «Tous ces contrats ont été obtenus à la suite d’un avis d’appel d’offres. Nous étions les seuls qui répondions aux dispositions des cahiers des charges». La présidente ne s’attarde pas sur ces marchés et aborde quelques minutes après l’affaire des cabines téléphoniques «Horria», à l’issue d’un contrat entre Mobilink, appartenant à KouGC et Algérie-Télécom. «C’était un partenariat avec Algérie Télécom, avec un investissement de 3 milliards de dinars, qui nous a permis d’installer des cabines téléphoniques dans 1130 communes».

La présidente : «Les cabines étaient installées uniquement dans quelques grandes villes du pays…». Kouninef : «Ce n’est pas vrai. Nous avions respecté le cahier des charges, mais Algérie Télécom n’a pas voulu respecter les siennes. Nous avons perdu beaucoup d’argent. Nous avons saisi le tribunal qui nous a donné raison et décidé d’un dédommagement de 2,81 milliards de dinars, alors que nous avions réclamé sur la base d’une expertise, la somme de 4 milliards de dinars»«Vous aviez même bloqué les salaires des travailleurs pour récupérer le montant», déclare la juge. Elle passe à deux marchés pour l’obtention de deux terrains, l’un à Tiaret et l’autre à Tamanrasset pour l’extraction d’un minerai très rare. Le prévenu ne s’étale pas. Il se limite à dire : «Tout s’est passé dans le cadre de la loi». La présidente accélère la cadence, en abordant les marchés obtenus par les Kouninef auprès de Sonelgaz, ou encore dans les transports, avec le métro et le prévenu ressasse les mêmes propos. «Ce sont des marchés légaux…».

A la question relative à ses relations avec Saïd Bouteflika, il déclare : «C’est un ami de longue date. Je n’ai jamais profité de cette amitié». La juge l’interroge sur la déclaration de soupçons sur ce montant de 400 millions dinars versés en 2014 à la direction de campagne électorale du président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

Il déclare : «Le FNI nous a viré le montant de certaines prestations dans le compte du groupement, lequel a viré la somme aux sociétés ; j’ai demandé un prêt de 200 millions de dinars et mon frère a fait la même chose, pour le même montant, et nous avons fait un chèque de 400 millions de dinars au nom de la direction de la campagne électorale».

Sur ses biens en Algérie, il évoque une villa achetée auprès de l’ambassade de France à El Biar, pour un montant de 500 millions de dinars, et affirme résider dans une autre villa, qu’il loue à 750 000 DA le mois. Il cède sa place et c’est son frère Tarek qui le remplace. Poursuivi pour les mêmes faits que ceux reprochés à son frère, lui aussi nie et donne les mêmes arguments avancés par Réda.

Il affirme posséder quatre terrains à Birkhadem, mais habite dans une villa louée pour un montant de 750 000 DA. Suivez la suite sur elwatan.com à travers ce liens