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Mali: L’homme d’affaire Amadou Diadié SANGARÉ est candidat à la présidence du conseil National du Patronat (CNPM).

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Par Croissanceafrique.com

Amadou Djadjé Sankaré est le promoteur des sociétés SAER- EMPLOI et Mali Créance. Ici, il s’agit d’un homme qui, par son courage, sa détermination, son sérieux dans le travail et son amour pour le pays, fait la fierté du Mali partout dans le monde entier. Diplômé de NEC Montréal (MBA) en Ingénierie Comptable et Financière et management des sociétés, Amadou DjadjeSankaré a créé en février 1993 la société africaine d’études et de réalisations(Saer).

(Vidéo ci-dessous) sur Amadou Diadié SANGARÉ. Il dévoile son plan développement pour le Mali à travers cette vidéo.

Cette société est spécialisée aujourd’hui dans le domaine des ressources humaines devenant ainsi le premier opérateur des services de ressources à valeur ajoutée et à l’application de l’outsourcing intégral de la fonction ressources humaines au Mali. Au fil de son évolution, la société Saer a développé une palette de service qui couvre l’ensemble des activités liées au domaine de l’emploi. Avec un effectif de plus de quatre milles(4000) employés, la Société SAER regroupe des compétences assez diversifiées pour répondre, dans une large mesure, aux besoins des entreprises clientèles. L’essentiel des activités de SAER-EMPLOI est piloté à Bamako, mais elle a également procédé à l’ouverture des filiales dans plusieurs pays de la région (Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Guinée et Burkina Faso).


Ce n’est pas tout M. Amadou Djadjé Sankaré a également porté sur les fonts baptismaux d’autres sociétés que sont : Mali créances, créée en 2007 et spécialisée dans le recouvrement de créances pour le compte des tiers ; DS CONSULTING créée en 2010 et escortant comme bureau d’étude spécialisé dans le développement des marchés ; IMS créée en 2010 sous le nom de SAER NIME consacrée à l’extraction et à la construction d’infrastructures ; DSBI créée en 2013 est spécialisée dans les passations des marchés Commerce général transit Import / export et de l’industrie.


De par son expertise et son expérience, la SAER-EMPLOI représente un maillon important dans la chaine du monde professionnel. En vingt 20 années d’activité, SAER-EMPLOI a inséré plus d’une centaine de milliers de jeunes dans le monde de l’emploi au Mali et dans la sous-région. Comme le dit l’autre : « Si la SAER-EMPLOI n’existait pas, il fallait certainement la créer ». Ce n’est pas, en tout cas, les milliers de jeunes qui ont eu de l’emploi grâce à SAER qui diront le contraire.

Aujoud’hui, il vient de se porter candidat à la présidence du (CNPM), conseil national du patronat du Mali. Il affrontera le multi Milliardaires Malien Mamadou sinsy Coulibaly, lui aussi, homme d’affaires de son état,et président sortant du CNPM.

Daouda Bakary KONÉ

Burkina Faso: une perturbation des activités de la banque Atlantique constatée à Ouagadougou

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(BANQUE ATLANTIQUE) – Dans la matinée du mardi 08 septembre 2020, les activités de Banque Atlantique Burkina Faso (BABF) SA ont été perturbées par le fait d’un Débiteur avec lequel la Banque est en contentieux devant les juridictions nationales.

Banque Atlantique Burkina Faso s’excuse auprès de l’ensemble de sa clientèle pour les désagréments que cette situation a pu lui causer et tient à rétablir les faits suite à la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Dans le cadre de ses relations avec la Banque, le Débiteur avait bénéficié d’un accompagnement sous forme d’un crédit moyen terme destiné à financer l’implantation d’une unité industrielle. Le déblocage de ce crédit était conditionné par la formalisation d’un certain nombre de garanties et la réunion de documents nécessaires

Pour la réalisation de ces conditionnalités préalables, le Débiteur a mis un délai de 2 ans et le crédit a été débloqué en 2015, contrairement aux allégations relayées à travers des médias.  Le Débiteur a pu ainsi acquérir du matériel pour l’implantation de son usine qu’il n’a jamais montée. Le crédit mis en place n’a connu aucun remboursement à ce jour.

En 2017, le Débiteur a sollicité un financement complémentaire que la Banque a rejeté. Prenant prétexte de ce rejet, le Débiteur a assigné la BABF par devant le Tribunal de Commerce de Ouagadougou (TCO) pour rupture abusive de la convention de crédit et retards d’exécution de ses obligations. Elle sollicitait la condamnation de la Banque à lui payer la somme de 5,3 milliards de FCFA, outre les intérêts à compter de  la date d’ouverture du dossier.

En dépit des arguments et des preuves apportés par la Banque, par décision en date du 16/04/2019, le Tribunal de Commerce de Ouagadougou a condamné la BABF à payer la somme de 2 721 382 662 FCFA en méconnaissant au surplus la créance de la Banque résultant du crédit. Cette décision a été confirmée par la Cour d’appel.

La Banque a donc formé un pourvoi en cassation pendant devant la Cour de Cassation. La Banque a entretemps fait l’objet de saisies vente. Ces saisies ont été contestées et la procédure est renvoyée au 11 septembre 2020.

C’est en cet état, et nonobstant les négociations et les propositions faites par la BABF, que le Débiteur a entrepris l’enlèvement ce 08 septembre 2020 des biens saisis avec le concours de la force publique. Ainsi, la Banque a dû fermer momentanément ses locaux.

BABF tient à rassurer l’opinion publique nationale et sa clientèle de son attachement au strict respect des décisions judiciaires. De ce fait, la Banque travaille avec ses conseils sur toutes les voies de recours prévues en pareilles situations afin d’apporter la réponse judiciaire appropriée.

Après le retrait de la force publique, l’huissier a eu librement accès à la Banque pour faire son travail.

Par le présent communiqué, BABF souhaite rassurer sa clientèle et l’opinion publique, sur la poursuite effective de ses activités à travers son réseau d’agences sur l’ensemble du territoire national.

BABF remercie son aimable clientèle pour sa compréhension et la confiance renouvelée.

À PROPOS DE BANQUE ATLANTIQUE 

3ème plus grand groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché, Banque Atlantique est présente dans les huit pays membres de l’Union monétaire (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Banque Atlantique s’appuie, également, sur les filiales spécialisées à savoir Banque d’Affaires (Atlantique Finance), Gestion d’actifs (Atlantic Asset Management) Assurances (Atlantique Assurances et Atlantique Assurance Vie en Côte d’Ivoire, GTA Assurances et GTA Assurances Vie au Togo). Banque Atlantique est une filiale du Groupe Banque Centrale Populaire du Maroc(BCP). Elle totalise 14 ans de présence dans le paysage bancaire Burkinabé et compte un réseau de 24 agences en développement.

atlantique

Technologie : Djembe Consultants et AfriLabs s’associent pour la publication d’un rapport de recherche intitulé ‘Construire une Afrique innovante et résiliente’

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Image d'illustration
Les conclusions préliminaires du rapport, intitulé « Construction d’une Afrique Innovante et Résiliente », seront dévoilées lors du 5e Sommet Annuel d’AfriLabs
DUBAI, Émirats arabes unis, 9 septembre 2020/ — Djembe Consultants (www.DjembeConsultants.com), cabinet de conseil en communication panafricain primé, s’est associé à AfriLabs (www.AfriLabs.com), le réseau de 225 pôles d’innovation répartis dans 47 pays du continent, pour la publication d’un rapport sur l’innovation africaine dans un contexte de pandémie mondiale. Les conclusions préliminaires du rapport, intitulé « Construction d’une Afrique Innovante et Résiliente », seront dévoilées lors du 5e Sommet Annuel d’AfriLabs, qui se déroulera virtuellement du 12 au 14 octobre 2020.

Le rapport abordera les tendances actuelles, les opportunités et les conséquences de la COVID-19 dans les domaines de la technologie et de l’entreprenariat et ouvrira la porte à une discussion sur les normes et régulations relatives à l’innovation en Afrique. Des questions particulièrement pertinentes dans un contexte sans précèdent et au vu des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et des objectifs définis par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Les principales thématiques présentées dans le rapport sont « Exportation à l’internationale des innovations locales », « Inclusion dans le secteur de l’innovation – Femmes, Jeunes et Marchés Informels » et « Renforcer les règlementations pour encourager la R&D et l’innovation ». Seront également proposées un certain nombre d’approches possible pour renforcer la résilience de l’innovation en Afrique, particulièrement dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la santé, des TIC, de l’éducation, de la finance et des services.

Mitchell Prather, Directeur Général de Djembe Consultants a déclaré « Djembe Consultants est heureux de s’associer au premier réseau de pôles d’innovation technologique d’Afrique afin d’élever le dialogue autour de la résilience de l’innovation africaine dans ce contexte sans précédent. En tant que partenaire de communication officiel du sommet annuel d’AfriLabs, nous sommes impatients de dévoiler les conclusions de notre étude, basées sur les opinions et les expériences d’acteurs de l’innovation à travers le continent. Le rapport permettra aux investisseurs et aux représentants politiques, une étude claire et opportune des défis et des opportunités se présentant aux innovateurs africains, alors même que nous apprenons à avancer dans la nouvelle normalité de la COVID-19. »

S’appuyant sur l’expertise des deux organisations, le rapport dévoilera les perspectives prometteuses de jeunes entreprises africaines, ainsi que les points de vue des principaux acteurs des secteurs public et privé du continent, tels que l’Afreximbank, Honoris United Universities, la Fondation Mastercard, Mozilla et ONU Femmes qui ont tous pris part à cette étude. Si vous êtes une startup, un innovateur ou un entrepreneur africain, partagez votre point de vue sur ce qu’il faut pour renforcer la résilience de l’écosystème africain de l’innovation en participant à l’enquête ici (https://bit.ly/3ifB9oL).

Commentant le rapport, Nekesa Were, Directrice de Stratégie d’AfriLabs a déclaré « AfriLabs est heureux de pouvoir compter sur le principal cabinet de conseil en communication d’Afrique, Djembe Consultants, comme partenaire pour le Sommet Annuel Virtuel d’AfriLabs de cette année. Il sera l’occasion d’un dialogue approfondi sur la construction d’une Afrique toujours plus innovante et résiliente.  Compte tenu de l’impact économique de la COVID-19 sur les membres de notre réseau, l’ouverture d’un dialogue sur le renforcement de l’écosystème de l’innovation est essentielle pour que l’Afrique puisse sortir de cette pandémie mondiale. »

Après s’être tenu dans de nombreuses villes africaines, l’édition 2020 du Sommet Annuel d’AfriLabs sera organisé ne ligne. Les conversations seront centrées sur la construction d’une Afrique résiliente et innovante, en encourageant la collaboration, en soutenant les communautés locales et en renforçant de la capacité innée de l’Afrique à innover. Les rôles des entrepreneurs, des entreprises, des gouvernements et de toutes les parties prenantes sera examiné au fil de discussions sur la nécessité de passer outre le statu quo pour s’adapter aux nouvelles réalités de l’Afrique et d’un monde en voie de rétablissement. Tenu sur trois jours, le Sommet comprendra tables rondes, présentations, ateliers, expositions et sessions de réseautage. Les inscriptions sont actuellement ouvertes.

Dans le cadre de ce partenariat, Djembe Consultants organisera des ateliers de formation personnalisés pour les membres de la communauté d’AfriLabs et ses pôles partenaires à travers le continent. Rejoignez Djembe Consultants sur les médias sociaux pour plus d’information.Distribué par APO Group pour Djembe Consultants. Voir le contenu multimédiaContact Presse :
Courriel : James@djembebeconsultants.com

A propos de Djembe Consultants :
Ainsi baptisé après le tambour d’Afrique de l’Ouest, Djembe Consultants (www.DjembeConsultants.com) est un cabinet indépendant de conseil en communication panafricain, ayant pour vision de devenir le partenaire de communication de choix en Afrique, grâce à sa capacité à allier une expertise internationale et une connaissance approfondie des marchés locaux pour offrir à ses clients des approches personnalisées et des résultats optimaux.

Les équipes de Djembe au Ghana, au Maroc et au Nigeria sont complétées par un réseau international de consultants spécialisés sur les marchés d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen-Orient.

Djembe est voué à soutenir une nouvelle image de l’Afrique, en fournissant un large éventail de services de gestion de réputation incluant la communication de crise, la stratégie digitale, l ́évènementiel, le positionnement d’experts, l’engagement des parties prenantes internationales, les relations presse, les relations publiques, le développement d’image de marque et le design. Le cabinet propose des stratégies performantes, prenant en compte les nuances de chaque pays africain dans un contexte mondial. Le travail de gestion de réputation de Djembe s’appuie sur des recherches approfondies et adaptées à environnements et écosystèmes les plus complexes.

A propos de AfriLabs :
Fondé en 2011, AfriLabs (www.AfriLabs.com) rassemble une communauté de pôles technologiques émergents, avec pour mission de soutenir leur croissance ainsi que celle de leurs communautés.

AfriLabs est réseau panafricain de 225 pôles d’innovation technologique, répartis dans 47 pays, qui s’engage à soutenir des entrepreneurs à fort potentiel, capables de stimuler la croissance économique et le développement social en Afrique.

AfriLabs estime que le développement de l’écosystème africain de la technologie permet au continent de prendre place sur le marché mondial de la connaissance et de l’innovation, stimulant ainsi la croissance économique.

Pour plus d’informations sur AfriLabs : www.AfriLabs.com

Mali: Grand Reportage sur l’ouverture des travaux des journées de concertation nationale à Bamako

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Ici, à Bamako, les maliens condamnés à parler le même langage. Par ailleurs, si beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest sont confrontés à des inondations pendant ces temps-ci, le Mali fait face à une crise sociopolitique.

Après la validation des termes de référence de la concertation nationale initiée par le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP), le Centre Internationale de Conférence de Bamako (CICB) abritera les 10, 11 et 12 septembre la phase nationale de cette assise nationale.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce jeudi 10 septembre sous la présidence du colonel Assimi Goita, président du CNSP. Cette phase nationale réunit plus de 500 personnes venues de tous les horizons du Mali et de la diaspora.

L’objectif de ces journées de concertations est réunir l’ensemble des forces vives de la nation afin de définir un cadre de la transition après la démission du président Ibrahim Boubacar Keita le 18 août dernier.
Au paravant, des malentendus se sont passés à l’entrée du CICB.

En effet, le samedi passé pour la validation des termes de référence pour la concertation nationale en cours, le centre international de Bamako avait refusé du monde. Ce jour-là des militants de partis politiques, de la société civile et du mouvement du 5 juin rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) en particulier étaient venus nombreux et autorisés à y participer sans invitation et avaient perturbé les travaux pendant toute la journée.

Mais ce jeudi pour la phase nationale, les consignes étaient fermes. C’est à dire que l’accès à la salle était conditionné à la carte d’invitation ou autres documents autorisés par les autorités en charge de l’organisation. Ces consignes ont créé des incidents entre les forces et l’ordre et certains militants du M5-RFP qui ont voulu bruler les consignes données. Ces derniers ont été repoussés par les forces de sécurité avec du gaz lacrymogène. Et après les choses sont rentrées dans l’ordre.


Le président du comité national pour le salut du peuple, le colonel Assimi Goita, en prenant la parole a d’abord rendu hommage aux vaillants soldats tombés sur le champ d’honneur et les personnes tuées les 10, 11 et 12 juillet lors des manifestations du M5-RFP. Il a par ailleurs invité les uns et les autres à définir une architecture de transition pour le bien de tout le peuple malien.


Comme la fois passée lors de la validation des termes de référence, après le discours d’ouverture, les participants ont été répartis en 5 groupes de travaux entre 5 salles du centre qui abrite l’évènement. Chacun des groupes va travailler sur les termes de référence appelés les priorités, notamment : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le lancement du chantier des réformes politiques et institutionnelles, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, la promotion de la bonne gouvernance, et l’organisation de la transition. Les groupes de travaux élaboreront aussi une charte pour la transition.

Elle consiste à définir les organes de la transition ainsi que ses attributions et son mode de désignation. Quant à la gestion de la transition, l’ancien député et membre du parti Union pour la République et la Démocratie (URD), Mamadou Hawa Gassama propose un militaire avant de reconnaitre les efforts des mouvements initiateurs du M5-RFP.

Pour lui les militaires sont les mieux placés en ce moment pour ramener la sécurité au Mali, vu les résultats des forces de défense sur le terrain depuis leur prise du pouvoir le 18 août passé. Cet ancien député affirme qu’aucun homme politique en ce moment ne sera accepté par l’ensemble des partis politiques. Il invite par ailleurs les hommes politiques à se préparer pour les élections après la transition.


Ibrehima KONE/croissanceafrique

Le président chinois appelle à des réformes politiques et à soutenir la croissance économique

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Le président chinois Xi Jinping a souligné mercredi l’importance de moderniser la stratégie de croissance économique du pays. Il a appelé à des améliorations et à des réformes pour la production et la fabrication, allant du développement conceptuel, de la croissance de haute qualité aux politiques du côté de l’offre. Xi Jinping a ajouté que cela aiderait à soutenir le modèle de développement à « double circulation » qui repose principalement sur le cycle domestique de la production, de la distribution et de la consommation. Cette approche aiderait la Chine à survivre et à prospérer dans une économie mondiale de plus en plus volatile.

Marché Financier de l’uemoa: l’État béninois lève 41,250 millions d’euros

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Par croissanceafrique

Pour le mois de septembre, les intentions d’émissions par voie d’adjudication de titres publics du gouvernement béninois se chiffrent à 25 milliards de FCFA contre 50 milliards de FCFA au mois d’août 2020.

Le montant mis en adjudication par l’émetteur était de 25 milliards de FCFA. A l’issue de l’opération d’adjudication, l’agence UMOA-Titres a répertorié un montant global de soumissions provenant des investisseurs de 77,805 milliards de FCFA, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions de 311,22%.

« Tous les pays de l’UEMOA ont pris part à l’opération d’adjudication. A l’exception de la Guinée Bissau. Sur le montant des soumissions, le trésor public béninois en a retenu 27,500 milliards de FCFA et rejeté les 50,305 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 35,34%« , a-t-il precisé fianacialafrik.

Le remboursement des titres émis se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 3 juillet 2025 pour les OAT à 5 ans, au 26 mai 2027 pour les OAT à 7 ans. Quant au paiement des intérêts, il se fera sur la base d’un taux de 6% l’an dès la première année pour les OAT à 5 ans et 6,40% pour les OAT à 7 ans.

Daouda Bakary KONE

Le « mois national de la promotion de la consommation 2020 » a débuté mardi soir à Beijing

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L’événement intitulé « mois national de la promotion de la consommation 2020 », organisé conjointement par le ministère du Commerce et le China Media Group (CMG), a été officiellement lancé mardi soir. Une série d’activités visant à mettre en œuvre le déploiement stratégique du Comité central du Parti et du Conseil des Affaires d’État, concernant l’augmentation de la demande intérieure et l’accélération de la formation d’un nouveau modèle de développement dont le marché intérieur constituera le pilier, tout en permettant aux marchés domestique et internationaux de se renforcer mutuellement.

Le soir du 8 septembre, le « mois national de la promotion de la consommation 2020 » et le « mois de la consommation de la mode à Beijing » ont été lancés dans la rue piétonne Qianmen de Beijing. Des officiels du ministère du Commerce, du CMG et de la municipalité de Beijing ont assisté à la cérémonie. Des chaînes telles que CCTV2 et CCTV News ont diffusé la cérémonie en direct. Lors de la cérémonie de lancement, la diffusion en direct était liée aux principales activités menées dans des villes telles que Tianjin, Shanghai, Wuhan, Chengdu, Chongqing, Nanjing, Guangzhou, Lanzhou, Huzhou, Nanning, illustrant l’animation de la consommation. Le premier défilé de la Semaine de la mode de Beijing, les activités thématiques telles que l’exposition de produits en provenance des régions déshéritées, des marques chinoises traditionnelles et du Festival de la culture culinaire de la capitale chinoise ont été organisées. Les principaux produits de 30 districts les plus frappés par la pauvreté au niveau national et des produits traditionnels de Beijing et de Wuhan seront présentés pendant une semaine dans la rue piétonne Qianmen. Douze associations industrielles, dont la Fédération chinoise des entreprises, et des représentants de certaines entreprises, ont lancé conjointement des initiatives pour prévenir et contrôler l’épidémie, économiser, gérer avec intégrité et bénéficier au peuple. La cérémonie de lancement s’est concentrée sur la promotion de la consommation et a véhiculé des signaux positifs tels que la mise en place des mesures permanentes de la prévention et du contrôle de l’épidémie, l’émergence continue de nouvelles consommations, le développement innovant de la consommation traditionnelle, le développement de la consommation verte, la réduction du gaspillage et la reprise globale de la consommation.

(Photos : Xinhua / VCG)

Diaspora lancement du produit «CDC Epargne Diaspora» de la CDC en cote d’ivoire

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Par Croissanceafrique

Pour concrétiser ce projet, la Cdc-CI et l’Association des fonctionnaires internationaux Ivoiriens (Af2i) ont signé, jeudi 10 septembre, une convention de partenariat. Qui marque le début d’une relation de confiance entre les deux institutions dans le cadre de la mise à disposition de ce produit innovant aux ivoiriens de la diaspora.

D’autant plus que la Cdc-CI a pour mission d’assurer la conservation et la gestion sécurisée des fonds publics et privés tout en contribuant au financement de l’économie à travers la mobilisation des ressources longues. Par conséquent, Lassina Fofana, directeur général de la Cdc-CI et Abou Bamba, Président de l’AF2I, se sont engagés à mutualiser leurs efforts pour une meilleure intégration de la Caisse de dépôts et de consignation de Côte d’Ivoire auprès de la diaspora et une adhésion et de la diaspora au produit «Cdc Epargne Diaspora».

Zangouna KONE

Mali: « La démocratie malienne est restée au milieu du gué : sauvons-la ! » dixit Ibrahim TOURE

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Contribution de Ibrahim TOURE

Les récents événements du Mali – mouvements populaires, coup d’Etat – sont d’abord la résultante d’une démocratie mal expliquée, mal comprise et somme toute inachevée. Une démocratie fébrile qui s’est traduite par une crise de la représentation citoyenne, une contestation fréquente des institutions de la république, un affaiblissement de l’exécutif, des élus et de l’autorité de l’Etat. Tout cela concourt à la remise en cause de ce qui a fondé en 1991/1992 la relation et le lien entre les citoyens et le pouvoir. Une relation reposant désormais sur une confiance douteuse. Un lien de plus en plus distendu. En clair, le pacte républicain est cassé !

Pourtant tout semble avoir été mis en place pour empêcher la dérive de notre démocratie : un paysage politique fondamentalement multipartiste, des institutions de la république dont la vocation primaire était de converger vers une péréquation optimale des pouvoirs, une presse libre, une liberté de culte, d’expression et de pensée, etc.

Nous ne saurons réparer cette démocratie sans mener des réformes structurelles en profondeur et qui nous engagent sur du long voire du très long terme (15, 30, 45 ans, etc.). Autrement dit, il est du devoir de notre génération d’entretenir cette culture de la « vision du long terme » au sens de l’écrivain Romain Gary qui cite « Je vois la vie comme une grande course de relais où chacun de nous, avant de tomber, doit porter plus loin le défi d’être un homme ». Ce défi pour nous est d’avoir un jour une société transparente, apaisée, non corruptrice, une justice fonctionnante, une démocratie vive et une école bienveillante. En clair, le progrès pour tous.

S’inscrivant dans cette logique du futur, la vocation de cette contribution est double : examiner les obstacles à notre démocratie puis proposer des solutions structurelles de sortie de crise.

  1. Des partis politiques

Le paysage politique malien actuel est le suivant : plus de 200 partis/mouvements politiques pour seulement 8 millions d’électeurs ! Ce paysage, en plus d’être disproportionné, est ce que j’appelle « un excès de multipartisme mortifère de la démocratie représentative », et j’espère que mes concitoyens verront le danger qu’il y a à maintenir cet état de fait. Car, si le multipartisme est l’expression d’une société éveillée, libre en matière de pensée, d’opinion, de critique, son extension indéfinie est de nature à multiplier à l’infini les identités partisanes et plongeant la société dans une crise de l’unité qui ne fait qu’affaiblir l’Etat, les oppositions et tous les contre-pouvoirs censés faire vivre cette démocratie. Par ce mécanisme, les efforts et les fonds publics alloués aux partis sont éparpillés donc inefficaces et inefficients, les calculs politiques et politiciens se substituent à la vision pour la nation, l’offre politique s’appauvrit et s’épuise, les coalitions « incestueuses » se multiplient (exemple : coalition URD/RPM lors des législatives précédemment contestées).

Du fait de cette dérive multipartiste, le peuple se déchire tous les jours à l’ombre de ces plus de 200 voix/partis politiques qui finissent toujours par semer les graines du doute, de sorte que la parole politique s’est trouvée dépourvue de tout sens, de toute sacralité, de même que les promesses et les engagements pris par les responsables politiques. Or un peuple, comme celui du Mali, est en quête permanente de sens, de paroles fortes, de supplément d’âme, de propositions concrètes visant à améliorer ses conditions de vie. Donc, à mons avis, c’est d’abord l’affaiblissement des partis et de la parole politiques, en raison de leur excès, qui contribue à amollir l’autorité de l’Etat (politique) de sorte que les peuples ont systématiquement tendance à venir chercher refuge auprès de nouvelles formes d’autorités (religieuses/morales ou militaires).

Il me paraît urgent de « réparer » le paysage politique malien en diminuant drastiquement le nombre de partis politiques qui le composent. Mais, pour proposer des solutions adéquates, force est de constater qu’il semble de nos jours plus facile au Mali de créer un mouvement politique que de s’imposer au sein d’un parti déjà existant. Pourquoi ? Mes hypothèses sont les suivantes : (i) soit les nouveaux partis politiques sont fondamentalement des aventures individuelles là où ils devraient être porteurs de projets pour la société, (ii) soit les partis déjà existants sont tellement conservateurs, verrouillés et lourds qu’il est impossible de se hisser à leur sommet par son talent (iii) soit une combinaison des deux précédentes. Si la première hypothèse est tributaire de la volonté intime des hommes et des femmes politiques (leurs ambitions), la deuxième me semble plus problématique, car elle suggère qu’au sein même des partis politiques la démocratie ne vit pas et le pouvoir est anormalement concentré au sein d’une frange très restreinte des leaders desdits partis. Or comment pourrions-nous diffuser les valeurs démocratiques dans la société si les partis politiques eux-mêmes ne se soumettent pas au jeu démocratique ? C’est ce qui explique d’ailleurs que les candidats des partis politiques sont généralement similaires lors des élections, que le peuple a l’impression que c’est toujours les mêmes qui dirigent depuis 1991 ; une situation qui alimente sur son passage des passions pour le « dégagisme » des anciens.

A la lumière de cet état des lieux, je propose quelques solutions pour diminuer le nombre de partis politiques, ce qui, par ricochet, permettra d’asseoir l’autorité de l’Etat, et de renforcer la voix politique (Pouvoir et Opposition) :

  • Mener un débat citoyen et politique, franc et sincère, sensibilisant sur la question et espérer par la suite des coalitions authentiques.
  • Proposer des lois visant à renforcer la démocratie au sein des partis politiques et retrait de l’agrément de partis si les règles démocratiques basiques ne sont pas respectées.
  • Changer de mode de scrutin pour l’élection présidentielle en passant d’un système uninominal à deux tours vers un système électoral à un seul tour, car l’expérience montre que c’est le choix du mode de scrutin qui détermine la structuration de la vie politique et pas l’inverse.

La troisième solution que je propose mérite quelques explications, car elle suppose un changement profond dans la logique de l’élection présidentielle. En effet, un système à un seul tour va pousser naturellement les partis politiques à effectuer des coalitions durables et sensées. Ce qui permettra ensuite de réduire mécaniquement le nombre de partis politiques, de rendre moins poreuse la frontière entre ce qui relève de la majorité et de l’opposition et de créer des blocs de pouvoirs et de contre-pouvoirs puissants et influents : c’est comme ça qu’on fait vivre une démocratie représentative. Autrement dit, par cette mesure, nous allons juste transformer les coalitions éphémères et bizarres que l’on observe lors du second tour de la présidentielle en des coalitions durables, fortes et vertueuses pour le peuple.

  1. De la lutte contre la corruption

La corruption et le sentiment d’injustice que cela procure au niveau des citoyens est la chose la plus à même de dépérir le sentiment d’appartenance à sa Nation, et c’est l’évènement qui, à mon sens, concourt à distendre les liens de confiance entre le peuple et l’élite qui l’administre. Sans rentrer dans les détails de son mécanisme, les solutions que je propose sont avant tout organisationnelles.

De nos jours, le Mali dispose d’un nombre important de services dont le but est de lutter, prévenir, juger et sanctionner la corruption. Il s’agit de : le Contrôle général des services publics (CGSP), le très médiatisé Bureau du vérificateur général (BVG), la Section Compte de la Cour Suprême, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Malgré ce paysage anti-corruption bien fourni, le sentiment d’injustice est pourtant bien plus pressant. La solution organisationnelle que je propose, même si j’en suis conscient de son insuffisance, est de fusionner toutes ces structures en une mégastructure que l’on placera sous l’égide du pouvoir judiciaire indépendant du pays.  Cette mégastructure doit être revêtue d’un pouvoir exceptionnel lui permettant à la fois d’accuser les fonctionnaires contrevenants et surtout de les juger et de prononcer des sanctions et des peines à leur encontre, pouvant aller d’un simple remboursement des sommes détournées jusqu’à la radiation temporaire voire définitive de la gestion des deniers publics. Pour accompagner ce dispositif, d’autres pouvoirs et contre-pouvoirs (le pouvoir législatif, les corps intermédiaires tels que les associations de lutte contre la corruption, etc.)  doivent être également dotés du droit de saisir cette future mégastructure de lutte contre la corruption, et donc d’accuser !

  1. De l’urgence de redynamiser le Portail malien des marchés publics

Géré par la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public, le Portail malien des marchés publics est un outil qui peut être efficace dans le suivi (par les autorités compétentes, les associations, le peuple et leurs représentants) et dans le contrôle de la passation et de l’exécution des marchés publics souvent perçus comme une des portes d’entrée de la corruption. Il faudrait donc revigorer ce portail en l’alimentant « à temps réel » par les informations suivantes :

  • Une liste complète de tous les marchés publics de tous les départements ministériels et de toutes les collectivités territoriales et de leurs caractéristiques (montant, type de marchés, la ville de destination s’il s’agit des travaux publics d’infrastructures, etc.),
  • Une liste exhaustive de toutes les entreprises ou bureaux d’étude postulant aux appels d’offre de ces marchés publics y compris les caractéristiques de ces entreprises (date de création, documents comptables, identité des mandataires sociaux, etc.),
  • Des informations sur le Collège/Comité d’experts chargés de sélectionner les entreprises « remportant » l’appel d’offres (leur identité, leurs fonctions, etc.),
  • Et, enfin, un compte-rendu du Collège/Comité expert détaillant les raisonnements et les critères ayant abouti au choix de l’entreprise bénéficiaire.

Ce travail de transparence rassurera le peuple et permettra d’une part de déceler les situations de conflits d’intérêt et, d’autre part, de promouvoir les valeurs méritocratiques. Enfin, ça responsabilise l’Etat.

  1. De l’indépendance de la Cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle du Mali a fait l’objet de nombreux scandales lors des élections législatives de 2020, ébranlant par la suite son autorité et la confiance qu’elle est censée incarner auprès de l’opinion publique. Sans m’attarder sur les événements, il me semble important de mener, là encore, des réformes importantes visant à donner à cette institution des garanties d’impartialité et d’indépendance. Dans sa mouture actuelle, deux caractéristiques de cette institution me paraissent problématiques au regard du paysage politique et social du Mali :

  • Le caractère renouvelable du mandat de ses membres
  • Leur mode de nomination

L’Article 91 de la Constitution du 25 février 1992 du Mali dispose que : « La Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers avec un mandat de sept ans renouvelable une fois » et que les neufs membres sont désignés comme suit « trois nommés par le président de la république dont au moins deux juristes, trois par le président de l’Assemblée nationale et trois magistrats désignés par le Conseil supérieur de la magistrature ».

Je prends le peuple à témoin : comment l’on peut être indépendant vis-à-vis de l’autorité qui est censée renouveler notre mandat ? Ce qui m’amène à cette proposition évidente :  il faut casser ce caractère renouvelable du mandat des conseillers de la Cour constitutionnelle, condition sine qua non pour espérer un peu d’indépendance dans leurs arrêts.  

Ce caractère renouvelable peut être rompu de deux manières : (i) soit les membres de la Cour sont inamovibles (intouchables) et nommés à vie (c’est le cas des Etats-Unis) (ii) soit ils sont munis d’un mandat non renouvelable. Vu la jeunesse de la démocratie malienne, la deuxième manière me paraît préférable. De plus, le Mali me semble être l’un des rares pays où le mandat des conseillers de la Cour constitutionnelle est encore renouvelable. Il ne l’est pas, par exemple, au Burkina Faso, ni en Côte d’Ivoire, ni au Sénégal, c’est-à-dire nos voisins immédiats.

Le mode de nomination des membres peut être également un levier sur lequel il est possible d’influer pour espérer plus d’indépendance. Je propose qu’on rende leur mode de nomination plus disparate tout en veillant à ce que cette Cour ne soit pas politisée. Dans ce cas, pourquoi ne pas attribuer des pouvoirs de nomination aux députés de la majorité et de l’opposition, plutôt qu’au seul Président de l’Assemblée Nationale ?

  • De la nécessité de donner du sens au Conseil économique, social et culturel

Le Conseil économique, social et culturel (CESC) du Mali est, à mon avis, une institution clé mais méconnue, incomprise car mal expliquée, et qui est censée garantir la représentation citoyenne et donc la confiance entre le peuple et les institutions de la république, du moins sur ses trois domaines de prédilection que sont : l’économique, le social et le culturel. Etant une institution du Mali, la Constitution lui consacre un chapitre entier (le Chapitre XIII) dont l’article 107 et 108 retiennent particulièrement l’attention. Le premier dispose que « Le Conseil économique, social et culturel collecte, rédige, avec la participation des différentes entités qui le composent, à l’attention du président de la République, du Gouvernement et de l’Assemblée nationale le recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de la société civile avec des orientations et des propositions ». Quant au second, il cite que « Le Conseil économique, social et culturel est obligatoirement consulté sur tout projet de loi de finances, tout projet de plan ou de programme économique, social et culturel ainsi que sur toutes dispositions législatives à caractère fiscal, économique, social et culturel ».

La crise de confiance actuelle entre le peuple et les institutions peut suggérer des inefficacités voire des dysfonctionnements au sein de cette institution au regard des attributions que la Constitution lui assigne. Son bon fonctionnement me semble indispensable pour apaiser le climat social et pour promouvoir les valeurs citoyennes, car elle (re)donne au peuple sa voix et sa souveraineté sur les plans économique, social et culturel. Si dysfonctionnements il y a, ils peuvent, à mon avis, provenir de trois sources :  

  • Soit les membres du CESC (associations, syndicats, maliens de l’extérieur, etc.) ne représentent pas le peuple dans sa diversité, auquel cas le CESC doit mener un groupe de travail et une réflexion poussée sur ce que constitue un échantillon représentatif de la Société Civile.
  • Soit les travaux et les propositions du CESC sont méconnus du public, auquel cas l’institution doit songer à « muscler » sa communication institutionnelle en rendant compte de ses travaux.
  • Soit les travaux et les propositions ne sont pas pris en compte par le Pouvoir exécutif (Président et son Gouvernement) lors de l’élaboration des politiques économiques, sociales et culturelles, auquel cas un débat doit être engagé sur la pertinence des propositions du CESC.

Pour résumer, donner du sens à cette institution passe par poser des questions sur le caractère représentatif de la Société Civile, par renforcer la communication institutionnelle autour de leurs travaux et, enfin, par procéder à une évaluation fréquente des propositions qu’elle formule.

  • De l’indépendance de l’ORTM et du besoin impérieux d’améliorer la communication institutionnelle

L’indépendance et la réactivité de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) sont parfois remises en cause. Or une démocratie forte a besoin d’être supporté par un média national vivace, transparent et impartial dans ses diffusions communicationnelles. Ce média doit incarner les sensibilités partisanes, politiques et, plus largement, tous les équilibres socio-politiques en vigueur à l’instant T au sein d’une nation. Ce média ne doit donc pas être hermétique à l’air du temps. En clair, il doit avoir une vraie passion pour le service public. Pour parvenir à cette fin, il faut, à l’instar de ce que j’ai développé pour la Cour constitutionnelle, octroyer des garanties d’impartialité et d’indépendance aux responsables des médias nationaux. Je propose donc les éléments de solution suivants :

  • Les directeurs des médias nationaux (ORTM notamment) doivent être nommés pour un mandat non renouvelable par la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali. Toutefois, le mode de fonctionnement de cette HAC doit être lui-même examiné afin de garantir l’impartialité pour in fine ne jamais être sous l’emprise et l’influence de l’Exécutif (Président et Gouvernement).
  • Le processus de sélection des responsables des médias nationaux doit être mené suivant des procédures claires et transparentes.
  • Des lois doivent clarifier toutes les modalités de révocation (éventuelle) des directeurs des médias nationaux avant le terme de leur mandat.

Enfin, l’indépendance des médias nationaux doit être accompagnée d’un fort penchant pour la communication institutionnelle. L’ORTM doit être la vitrine de cette communication et elle doit donner la parole à tous les responsables des huit institutions du Mali, sur une base fréquente (trimestrielle par exemple), dont le but est d’informer le peuple, le rassurer, répondre à ses préoccupations et à ses aspirations du trimestre écoulé, faire des communications sur la base des chiffres, c’est-à-dire être impeccablement pédagogique.  


A propos de Ibrahim Touré

Bénéficiaire du programme de bourse d’excellence “300 jeunes cadres pour le Mali”, Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse de l’Information (ENSAI France), spécialisé en gestion des risques et ingénierie financière, Ibrahim Touré est également détenteur d’un master en Finance de l’IGR-IAE de Rennes, de l’Université Paris-Dauphine et d’une maîtrise d’économétrie de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Analyste Quantitatif dans le domaine bancaire, travaillant essentiellement sur les problématiques de modélisation des risques sous les normes “Bâle 2 / Bâle 3”, le jeune financier donne également en parallèle des cours de Statistique et d’économétrie appliquée à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université d’Evry Val d’Essonne

Mali: Après Moscou, Alger et Washington, c’est au tour d’Ankara de se rapprocher de la junte malienne

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Par Croissanceafrique

En réalité, il ya tres longtemps que le président Erdogan poursuit une stratégie claire, à la fois géopolitique et idéologique, faisant écho à l’empire Ottoman et combinant l’agitation de la fibre religieuse (la re-transformation de l’église mythique Sainte Sophie en Mosquée), la lutte à mort contre les Kurdes (raison majeure de l’intervention en Syrie), la course aux ressources (les salamalecs en Libye) et, last but not least, la course vers les débouchés africains. Narguant ses ex-colonies (Egypte et Arabie Saoudite), ignorant les Emirats Arabes-Unis, Ankara a pris langue avec la Russie, l’Iran et le Qatar, en cherchant à faire jouer le sunnisme contre le wahabisme.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a atterri ce mercredi 9 septembre au Mali pour une visite de trois jours qui le conduira par la suite en Guinée-Bissau à la rencontre du président Umaro Sissoco Embalô et au Sénégal à la rencontre du président Macky Sall. En quête d’influence et de coopération économique, les officiels turcs multiplient ces derniers mois les voyages en Afrique, notamment en Afrique francophone.

Des sources révèlent que ce voyage du ministre de Recep Tayyip Erdogan des affaires étrangères au Mali constitue un élément important dans la nouvelle cartographie géopolitique et géostratégique de la nouvelle realpolitik qui se dessine dans la zone Sahelo Saharienne. Au menu des échanges, selon nos sources, la coopération dans les domaines économiques et militaires.

Ces mini-ballets diplomatiques dans ce que certains nostalgiques du Quai d’Orsay et du ministère français de la coopération appellent encore “le pré-carré”, interviennent en écho aux tensions récurrentes en Méditerranée orientale où le président Erdogan tient en respect les forces navales grecques autour des activités de forage pétro-gazier dans des zones considérées comme helléniques. Le déploiement naval et aérien français le mois dernier, au secours de Athènes, a fait reculer l’homme fort d’ Ankara sans le pousser pour autant à renoncer à ses ambitions.

Le Mali qui fait l’objet de rivalités entre les Emirats Arabes Unis (ombre portée de l’Arabie Saoudite) d’une part et le Qatar d’autre part, par groupes islamistes interposés, s’offre à lui les portes grandes ouvertes en un cheval de Troie qui lui permettra d’étendre son influence dans une région autrefois sous contrôle Français. Mais aussi, renseigne un fin observateur, Bamako peut être le miroir aux alouettes pour Ankara compte tenu de la base légale fragile de ses interlocuteurs du jour.

Daouda Bakary KONE