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Burkina : Le trésor public rembourse 2,438 milliards de FCFA de dettes en mai

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La Direction générale du trésor et de la comptabilité  publique (DGTCP) du Burkina le 6 mai 2020 au paiement des intérêts semestriels de son emprunt obligataire dénommé « TPBF 6,50% 2019-2027 » pour un montant de 2,438milliards de FCFA (3,656 millions d’euros).

Le Ministre Burkinabé de l’économie, des finances et du développement avait, à travers une décision du 18 juin 2019, autorisé la DGTCP d’émettre sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), par appel public à l’épargne, un emprunt obligataire d’un montant de 75 milliards de FCFA  pour une durée de huit ans dont deux ans de différé et un taux d’intérêt annuel de 6,50%.

L’opération s’était déroulée avec succès durant la période du 12 septembre au 03 octobre 2019. Le montant de ressources levé était destiné  au financement des projets porteurs de croissance inscrits dans le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) de leur pays.

Le succès enregistré lors des émissions de titres publics précédentes avait renforcé la crédibilité et la qualité de la signature de l’Etat du Burkina Faso. C’est ainsi que l’Etat Burkinabé avait levé de 2003 au 28 juin 2019 sur le marché financier régional par appel public à l’épargne un montant global de 490 milliards FCFA.

Pour l’émission d’octobre 2019, l’émetteur  s’était engagé à rembourser le capital par amortissement constant semestriel après quatre  semestres de différé. Quant aux intérêts, leur paiement devrait intervenir aussi semestriellement à partir de la date de jouissance des titres fixée au 8 octobre 2019.

Côte d’Ivoire: l’Etat-providence offre 75 000 FCFA à chaque ménage pauvre

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La justice ivoirienne a transmis aux autorités françaises des mandats d’arrêt contre Guillaume Soro et trois de ses collaborateurs, exilés en France depuis 2019. Il s’agissait d’un courrier, signé par le ministre de la Justice Sansan Kambilé et transmis ne révèlait pas, néanmoins, les motifs pour lesquelles Soro Guillaume et ses compagnons sont poursuivis

La  Côte d’Ivoire va transférer 13,3 milliards de FCFA par Orange Money à des ménages en situation de précarité. La mesure prise dans le cadre du plan de riposte au Coronavirus a été approuvée en conseil des ministres du 22 avril 2020 et sera déployée dés le 23 courant dans le grand Abidjan, épicentre de la pandémie, pour s’étendre à l’intérieur du pays à partir du mois de mai 2020. 

Suivant les bases de données disponibles des ménages vulnérables, couplées avec un ciblage communautaire inclusif et participatif, visant à garantir plus d’équité et de transparence, 177 198 ménages ont été identifiés pour bénéficier de cette assistance humanitaire, à raison de 75 000 francs CFA par trimestre pour un coût global de 13,3 milliards de francs CFA.

Dans le contexte actuel de la crise sanitaire, l’option de la distribution électronique de l’aide par transferts monétaires a été préférée afin de minimiser au maximum la distribution physique des vivres et non vivres et d’éviter des attroupements qui sont des vecteurs de propagation de la maladie. Ainsi, la distribution en vivres et non vivres se fera avec le concours des comités de veille sanitaire qui existent sur l’étendue du territoire national. Ces comités sont composés des Préfets, des Sous-préfets, des élus locaux, des leaders communautaires, ainsi que des représentants des Ministères techniques.

Le  Fonds National de Solidarité et de Soutien Humanitaire, COVID-19 qui porte ces initiatives  s’ajoute  à la prise en charge par l’Etat des factures d’eau et d’électricité pour les abonnés sociaux est effective.

Dirigé au plus haut niveau par le Président Alassane Ouattara, à travers le Conseil des Ministres et le Conseil National de Sécurité, le dispositif mis en place 

 a permis d’identifier et de suivre, depuis le 11 mars 2020, 1 540 cas contacts dont 212 ont été déclarés positifs et pris en charge, avec un taux de guérison enregistré d’environ 30% contre un taux de létalité de 1%. 

A ce jour, le dispositif a permis de contenir globalement la pandémie à Abidjan, qui regroupe environ 93% des cas positifs. Le pays se situe, à ce stade de la riposte, parmi ceux qui déploient une bonne résilience contre la pandémie de COVID-19. 

Relativement au dépistage et à l’identification des cas positifs, déterminants pour la riposte, les capacités des équipes d’intervention de collecte des échantillons auprès des populations ont été renforcées avec la mise à disposition de 40 ambulances et de 48 autres véhicules réquisitionnés sur le parc automobile de l’Etat. La montée progressive des capacités de dépistage permettra d’atteindre au moins 1 500 tests par jour, avec pour conséquence, l’augmentation probable du nombre de cas positifs dans le pays. Toutefois, ce système de détection rapide des personnes suspectes et des malades devrait permettre de les prendre en charge avant que la maladie n’atteigne un seuil critique.

RDC: le FMI alloue 363 millions de dollars américains en appui pour la riposte au Covid-19

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Le Conseil d’administration du Fond Monétaire International (FMI)  vient de valider, ce Mercredi 22 Avril 2020, l’octroi d’une somme de 363 millions de dollars américains à la République Démocratique du Congo dans le cadre d’appui à la riposte à la pandémie du Coronavirus Covid-19.

Bien plus, il reste à signaler que c’est dans le cadre de la facilité de crédit rapide (FCR) que le FMI vient d’octroyer cette somme  pour aider la République démocratique du Congo (RDC) à répondre aux besoins urgents de balance des paiements résultant de l’éclosion de la pandémie de COVID-19. La RDC connaît un choc sévère suite à la pandémie de Covid-19.

Les perspectives économiques à court terme se sont rapidement détériorées en raison de la chute des prix des minéraux et de l’impact des mesures de confinement et d’atténuation nécessaires.

Covid-19 au Mali : 16 nouveaux cas, 4 décès, 4 guéris

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Le Mali vient d’enregistrer 16 nouveaux cas du covid-19, 4 décès, 4 guéris ce jeudi. ce qui fait un total de 309 cas confirmés, 21 décès, 77 guéris

Le communiqué ci-dessous:

covid-19

Tunisair devra se restructurer ou fermer après le Covid-19, selon Anouar Maârouf le ministre du Transport

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Pour permettre à la compagnie aérienne Tunisair de reprendre de l’altitude après la pandémie de coronavirus (Covid-19), des mesures urgentes devraient être enclenchées, pour ne pas voir la compagnie nationale disparaitre. C’est ce qu’a expliqué le ministre du Transport et de la Logistique, Anouar Maârouf, le vendredi 17 avril 2020 sur la radio nationale. 

D’après lui, le transport aérien est parmi les secteurs les plus touchés par la pandémie, fragilisant ainsi la pérennité de plusieurs transporteurs. A la suite d’une réunion de travail la veille, avec Elyes Mankbi, PDG de Tunisair, le ministre a alors convenu d’entamer dans l’immédiat, un processus de réforme vu sous deux angles. 

« Le premier est de prendre des mesures urgentes pour arrêter l’hémorragie, et le deuxième est de soumettre un dossier sur les scénarios de réforme à un Conseil ministériel, afin d’entamer immédiatement la réforme radicale du transporteur national, et de lui permettre ainsi de se frayer un chemin dans le nouveau monde de l’après-coronavirus », a-t-il expliqué, ajoutant que la réforme devient impérative pour éviter à la compagnie de faire faillite.

A l’en croire, le transporteur national a perdu entre les mois de mars et avril, près de 150 millions de dinars (52 millions de dollars). Si les salaires d’avril sont déjà garantis, ceux de mai et juin constituent une équation à plusieurs inconnues, tant les revenus en cette période sont presque nuls, a-t-il fait savoir.

Concernant la reprise des activités, le ministre avoue que le transport aérien ne pourra pas revenir à la normale ni cet été ni l’année prochaine, mais une reprise pourrait être probable pour l’été 2021.

Romuald Ngueyap

Air Burkina n’est plus certain de payer les salaires au-delà de deux mois

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Le Covid-19 met en péril la trésorerie d’Air Burkina qui ne peut plus faire face aux « charges fixes très élevées ». A l’arrêt depuis le 29 mars 2020 suite à la décision du gouvernement de fermer les frontières, le transporteur invite son personnel à faire des sacrifices en vue de sauver la compagnie.

Dans une lettre circulaire lue par notre rédaction, datée du 17 avril, à l’attention du personnel, le directeur général Blaise Sanou (photo) a fait un état des lieux de la compagnie qui se trouve désormais en crise de liquidités.

« Le mois de mars, qui s’avérait aussi promoteur que les deux premiers, selon les prévisions, a malheureusement connu un retournement de situation », regrette Blaise Sanou. La compagnie a en effet enregistré une baisse drastique du trafic (-51% en glissement annuel) à partir de la confirmation des premiers cas de Covid-19 dans le pays, le 9 mars.

 Assez pessimiste, le patron d’Air Burkina table sur une reprise timide du trafic à partir de juillet, conformément aux prévisions de l’IATA. « Aucun vol commercial n’est prévu entre avril et juin. De plus, les ouvertures de lignes sur Libreville et Abuja prévues pendant cette période sont reportées à des dates ultérieures. »

Se fondant sur les recommandations du conseil d’administration du 9 avril, des négociations ont été ouvertes avec le personnel. « J’invite tout un chacun pour que nous voyions ensemble ce qui peut être fait […] il devient impératif pour nous de prendre des décisions allant dans le sens de la réduction des charges fixes et particulièrement au niveau des salaires. »

 Pour Blaise Sanou, il s’agit d’une crise exceptionnelle qui n’épargne aucune compagnie aérienne dans le monde. « Si aucune action n’est entreprise à notre niveau, il n’est pas certain que les salaires puissent être payés au-delà de deux mois. »

La tension financière est d’autant plus importante que l’arrêt des opérations a engendré des remboursements de billets. Et les mesures prises « ne peuvent […] assurer la survie de la compagnie », avoue-t-il. 

En attendant les résultats des rencontres sectorielles avec les délégués du personnel, le directeur d’Air Burkina a salué la décision raisonnable des expatriés de l’entreprise. « Ceux qui sont en familles dans leurs pays respectifs pour raisons de repos ont accepté la suspension de leur contrat. Le personnel expatrié bloqué au Burkina après la fermeture de l’espace aérien a accepté de renoncer à son salaire. Seule la pension de 50 euros journaliers leur est versée (1 500 euros par mois). Ce qui fait une réduction de 100% pour les uns et en moyenne 75% pour les autres. Ces gestes sont à saluer de la part des personnes qui n’ont aucun lien d’attache avec notre pays. »

Romuald Ngueyap

Nigeria : le secteur agricole pourrait perdre 160 millions $ en 2020 à cause du coronavirus (NEPC)

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Au Nigeria, l’agriculture pourrait payer un lourd tribut à la pandémie de coronavirus. En effet, le ralentissement économique mondial lié à la maladie pourrait priver le secteur de 160 millions $ de recettes d’exportation. C’est ce qu’a indiqué le Conseil nigérian de promotion des exportations (NEPC) dans un rapport sur l’évaluation des impacts du coronavirus sur les exportations agricoles, publié récemment.  

Selon l’organisation gouvernementale, la filière cacao est celle qui sera la plus affectée avec un manque à gagner de 100 millions $ en raison de la chute de la demande en Europe qui absorbe 81 % des fèves nigérianes.

Sur le marché mondial, le manque d’appétit pour la fève s’est déjà traduit par une baisse du prix de la tonne de cacao nigérian de 2 880 à 2 440 $ entre les mois de février et mars derniers. Pour sa part, la noix de cajou devrait essuyer une perte de 60 millions $ du fait de la baisse des achats du côté de l’Inde et du Vietnam, ses deux destinations majeures.

« Le Comité permanent de l’Association vietnamienne du cajou (Vinacas) a déjà recommandé aux entreprises de peser soigneusement le risque lié à l’importation de noix depuis l’Afrique de l’Ouest en raison des implications liées au coronavirus », souligne le NEPC.

Hormis ces deux produits phares, le Conseil estime que la filière sésame devrait aussi être affectée par la pandémie même si l’impact sera moins prononcé en raison de la diversification des débouchés et d’une chute plus légère des prix sur le marché international. 

Pour rappel, le cacao, la noix de cajou et le sésame ont généré 800 millions $ en 2018, soit 70 % des recettes d’exportations agricoles du Nigeria.   

Le Kenya reçoit 14 millions $ de la Banque mondiale pour relancer le segment du café de spécialité

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 Au Kenya, l’exécutif vient de bénéficier d’une enveloppe de 1,5 milliard de shillings (14 millions $) de la Banque mondiale afin de développer le segment du café de spécialité. D’après Peter Munya, ministre de l’Agriculture du Kenya, ces fonds visent notamment l’amélioration des revenus des producteurs en leur permettant de vendre directement et au meilleur prix leur café, aux acheteurs internationaux.  

Il compte aussi stimuler la productivité à travers la distribution de semences et d’engrais subventionnés aux producteurs ainsi que moderniser les équipements utilisés par les coopératives dans la transformation du café.

Le projet ciblera dans un premier temps les principaux comtés qui fournissent plus de 70 % de la récolte nationale de café. Il s’agit de Muranga, Kiambu, Meru, Tharaka-Nithi, Machakos, Kirinyaga et Nyeri. Dans une seconde phase, le projet s’étendra aux autres zones de production d’ici septembre prochain.

Le Kenya exporte 95 % de ses fèves de café sous forme brute via la Bourse du café de Nairobi (NCE), dont les enchères sont organisées une fois par semaine.      

Espoir Olodo

130 millions de personnes pourraient être menacées de faim d’ici fin 2020 en raison du coronavirus (PAM)

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 A travers le monde, 130 millions de personnes pourraient être menacées de faim d’ici fin 2020 en raison des difficultés économiques liées au coronavirus.

C’est ce qu’indique David Beasley (photo), directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM) qui ajoute que cela pourrait doubler le nombre d’individus souffrant d’insécurité alimentaire sévère à 265 millions de personnes.

D’après le responsable, les dommages causés par la pandémie comprennent notamment la baisse des envois de fonds depuis l’étranger, l’effondrement des recettes touristiques et la dégringolade des prix du pétrole. Alors que de nombreux pays en développement comme l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan dépendent de ces sources de revenus, le risque est de voir de nombreuses populations fragilisées par cette crise sanitaire. 

« Nous ne faisons pas seulement face à une pandémie globale, mais aussi à une catastrophe humanitaire potentielle. Les millions de civils qui résident dans les pays marqués par les conflits sont au bord de la famine », alerte M. Beasley.

Il faut souligner que le PAM a lancé un appel pour mobiliser une enveloppe de 350 millions $ afin de mettre sur pied des plateformes logistiques et des systèmes de transport pour maintenir les lignes d’approvisionnement humanitaire à travers le monde. L’organisation envisage également de constituer des réserves alimentaires sur 3 mois afin de mener des opérations dans les pays les plus touchés.

Lire aussi :

09/04/2020 – Zimbabwe : le PAM veut mobiliser 130 millions $ pour mener ses opérations d’urgence jusqu’en août

Le Sénégal reçoit un don de 150 millions d’euros de l’UE pour la lutte contre le covid-19

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Le Sénégal va recevoir un don de 150 millions d’euros (environ 100 milliards FCFA) de l’Union européenne (UE) dans le cadre de sa lutte contre le covid-19.

L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le mardi 21 avril 2020 et co-animée par vidéoconférence par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et la représentante de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson.

D’après les autorités sénégalaises, un montant équivalant à 85 milliards FCFA de ce don sera un appui budgétaire qui permettra au gouvernement de financer son plan de résilience dans le cadre de la Force Covid-19. Les 15 milliards FCFA restants seront affectés à des projets de développement en cours.

Afin de limiter l’impact économique de la crise sanitaire, un fonds de riposte et de solidarité, Force Covid-19, a été créé par le gouvernement sénégalais et sera doté de 1000 milliards FCFA (environ 1,5 milliard d’euros).

Borgia Kobri