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Des experts examineront l’édition 2020 du Rapport économique phare sur l’Afrique de la CEA 2020

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Une réunion de groupe d’experts chargé d’examiner le Rapport économique phare sur l’Afrique (ERA2020) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) se tiendra les 16 et 17 janvier 2020, à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Le rapport intitulé, « L’innovation pour le développement du secteur privé en Afrique », examinera les connaissances actuelles sur les innovations en matière de finance, y compris les technologies financières (fintech) et comment ces innovations peuvent être révolutionnaire dans le financement du développement du secteur des entreprises en Afrique.

Le Rapport économique sur l’Afrique est la principale publication phare de la CEA. Chaque édition évalue les récents développements économiques et sociaux en Afrique et se penche sur un problème politique clé auquel le continent est confronté.

L’édition 2020 de ERA s’appuie sur les précédentes et divers travaux analytiques entrepris par la CEA, ainsi que les recherches d’autres institutions de recherche, sur le financement du développement de l’Afrique. Elle fournit des documents de référence fondés sur des données probantes aux décideurs, aux décideurs du secteur des entreprises et à d’autres parties prenantes sur les voies à exploiter pour mobiliser les financements du secteur privé aux fins du développement durable de l’Afrique.

Un autre angle important à considérer dans le rapport concerne les moyens à mettre en place pour que les pays africains puissent adopter une politique industrielle et une politique d’investissement afin de soutenir le développement numérique.

L’objectif général du Rapport consiste à articuler les moyens à mettre en place pour que les sources de financement innovantes puissent être utilisées afin de financer le développement du secteur des entreprises en Afrique, en tenant compte à la fois des innovations potentielles dans le secteur des services financiers et des innovations dans les entreprises (telles que les start-ups, les micro-entreprises, grandes entreprises et entreprises privées-publiques). Ces éléments font partie intégrante de la réalisation d’un développement économique durable.

ERA2020 est un travail de collaboration interdivisionnel dirigé par la Division du développement du secteur privé et des finances (PSDFD), de la CEA et de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance (MGD), avec les contributions appropriées de toutes les divisions apportant un soutien organique.

Le rapport sera publié lors de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la CEA en mars 2020.

Rédaction

Financial Afrik se propose de délivrer l’information financière stratégique aux cadres et dirigeants, à travers une newsletter quotidienne et un site web qui couvre toute la finance africaine.

Télécoms: Stéphane Richard, Président d’Orange, à Abidjan

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Cinq jours après avoir inauguré le siège casablancais de sa division Afrique et Moyen-Orient (18 pays), le président du groupe Orange est attendu à Abidjan les 15 et 16 janvier 2020 avec des rencontres prévues avec le président Alassane Ouattara et le premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Selon son programme des deux jours en terre ivoirienne, Stéphane Richard ira aussi à la rencontre de ses collaborateurs avec, notamment, une visite de Orange Bank CI, appelée à monter en force dans les prochains mois.

Filiale de l’opérateur français Orange et de l’assureur français Groupama, Orange Bank, en difficultés de démarrage sur le vieux continent avec des pertes cumulées de 160 millions d’euros en 2019 et 169 millions en 2018, compte sur l’eldorado africain pour renouer avec ses objectifs de point mort en 2023.

Au delà de la banque, Stéphane Richard et Orange misent sur les marchés émergents en général et l’Afrique en particulier. Le choix de la Casablanca Finance City Tower (Maroc) pour abriter la direction Afrique et Moyen-Orient exprime clairement le tropisme africain du groupe français. Avec l’ancien et mythique CEO de la sénégalaise Sonatel, Alioune Ndiaye, à la tête de cette importante société OMEA (Orange Middle East and Africa, fort d’une valeur de marché de 13 milliards de dollars selon les analystes de Bloomberg) , l’on ne peut que confirmer le tropisme africain d’un groupe qui a vu son chiffre d’affaires généré sur le continent plus que doubler, passant de 5 à 13% sur les dix dernières années.

Reste à savoir si Stéphane Richard abordera avec les autorités ivoiriennes le projet d’une éventuelle introduction en Bourse (IPO) de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient. Va-t-on vers une introduction simultanée à la Bourse de Casablanca et à celle de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d’Abidjan ?

Albert Savana

Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développemen

Access Bank ouvre une filiale au Cameroun

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Comme annoncé en janvier 2019, le groupe bancaire nigérian Access Bank vient de lancer une filiale au Cameroun, avec un capital initial d’environ 14,5 milliards de francs CFA (24,6 millions de dollars).

A noter que le lancement des activités d’Access Bank au Cameroun reste soumis à la délivrance, par le ministère des Finances et la commission bancaire COBAC, de divers avis juridiques et autorisations aux actionnaires de la banque, et ceci conformément aux règles en vigueur dans le pays.

Une fois l’opération finalisée, la banque, qui sera basée à Douala, deviendra la 16e banque commerciale à opérer au Cameroun qui abrite déjà la nigériane United Bank of (UBA).

Access Bank  concentrera ses activités dans la gestion des comptes courants, la collecte de l’épargne, le paiement des chèques et l’octroi de crédit. Le groupe bancaire compte déjà 17 filiales en Afrique.

Amadjiguéne Ndoye

journaliste économique, titulaire d’un Master II en Communication et Journalisme de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication de Dakar (ISSIC). Grande amatrice de lecture et de musique. Féministe dans l’âme et passionnée de mode.

Bamako : Fortes soumissions aux bons du trésor malien

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La direction générales du Trésor et de la comptabilité publique est chargée de : l’exécution des opérations du budget de l’État, des Collectivités Territoriales et des Établissements publics à l’exception des opérations dont l’exécution a été expressément confiée à d’autres structures ...

Les investisseurs opérant sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) ont fortement soumissionné à l’émission de bons assimilables du trésor (BAT) à 364 jours organisée le 15 janvier 2020 par la Direction nationale du trésor et de la comptabilité publique du Mali en partenariat avec l’Agence UMOA-Titres avec un taux de couverture du montant mis en adjudication de 336,61%.

Alors qu’il ne sollicitait que 25 milliards de FCFA, la Direction nationale du trésor et de la comptabilité publique du Malia reçu à l’issue de l’opération 84,153 milliards de FCFA de soumissions globales.

Sur le montant des soumissions, le trésor public malien en a retenu 27,500 milliards de FCFA et rejeté les 56,653 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 32,68%. Le Togo (10,556 milliards), le Burkina (6,655 milliards) et la Côte D’Ivoire (5 milliards) se retrouvent avec les plus gros montants de soumissions retenues.

Le taux moyen pondéré s’est situé à 4,86% et le taux  marginal à 5%. De son côté, le rendement moyen pondéré s’est établi à 5,12%.

L’émetteur s’est engagé à rembourser les titres émis le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 13 janvier 2021. Quant au paiement des intérêts, il se fera d’avance et précompté sur la valeur nominale des bons fixée à un million de FCFA.

Angola : Isabel Dos Santos candidate à la présidentielle de 2022

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Malgré ses démêlés avec la justice angolaise, l’accusant de détournements de fonds publics, Isabel Dos Santos, fille de l’ex-président  Jose Eduardo Dos Santos,  envisage de se présenter aux élections présidentielles de 2022.

S’exprimant, mercredi 16  janvier dans une interview diffusée à  la radio-télévision publique portugaise (RTP), la milliardaire a dénoncé un acharnement contre la famille Dos Santos.

La future candidate  accuse le régime  actuel  de mener une  véritable «chasse aux sorcières» et de tentative d’effacer l’héritage de son père.

L’héritière de Dos Santos a également  déclaré que le  gouvernement  tente  de distraire le peuple en camouflant ses échecs. « Nous ne pouvons pas utiliser la corruption ou la lutte supposée contre la corruption, de manière sélective, pour neutraliser qui nous pensons être de futurs candidats politiques », a-t-elle déclaré.

Le tribunal  a gelé  provisoirement  les  comptes bancaires et actions de la fille et du gendre de l’ancien président José Eduardo dos Santos, le  31 décembre dernier.

La justice reproche à l’ex PDG de la compagnie pétrolière publique Sonango ainsi qu’à son mari, Sindika Dokolo, d’avoir détourné plus de 1 milliard de dollars de Sonangol.  Mais également du négociant angolais en diamants Sodiam vers des entreprises où ils détiendraient des participations.

La femme considérée comme la plus riche d’Afrique a niée ses accusations  et  indexe  le nouveau président  de vouloir détruite sa famille. Selon elle, la famille Dos Santos a laissé un legs indéniable dans le pays .

 À noter aussi que Dos Santos -fils, José Filomeno, est  entre les mains de  la justice, l’accusant  également de «détournement de fonds et de blanchiment d’argent».

En attendant   le  sort  des “Dos Santos”, les spéculations vont bon train. Si d’aucuns parlent de  règlements de comptes politiques, d’autres en revanche soutiennent la thèse de clarification sur  certains dossiers nébuleux  durant le règne Dos Santos.

Le président Dos santos a dirigé l’ancienne colonie portugaise pendant 38 ans (1980/2018). Ses détracteurs lui reprochent d’avoir pillé les ressources  notamment  le pétrole, représentant   plus de 50%  des recettes du pays, en  impliquant ses enfants placés au cœur des décisions et des affaires.

Ibrahima jr Dia

Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.Lire prochain: Sénégal : Léger repli

Oragroup annonce la souscription totale de son émission de billets de trésorerie

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Oragroup a annoncé jeudi 16 janvier avoir clôturé avec succès, le 4 décembre, son opération d’émission de billets de trésorerie, souscrite à 100%, pour un montant total de 35 milliards de francs CFA (53,3 millions d’euros). 

« Cette émission lancée le 5 novembre 2019 par appel public à l’épargne sur le marché́ monétaire régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), est la première depuis son introduction à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) en avril 2019 », rappelle le groupe bancaire basé à Lomé. La durée de l’emprunt sur 2 ans assure un taux d’intérêt de 6,10 % brut par an, ajoute-t-il. 

Les souscriptions, indique-t-on, ont été faites majoritairement par les institutionnels, avec une part importante pour les personnes physiques. Elles ont été effectuées en grande partie au Togo, au Burkina, au Sénégal et au Bénin relayés par le réseau du Groupe Orabank et sa salle de marchés au Togo. « Ce soutien représente une marque de confiance forte envers Oragroup, ses performances financières, son modèle d’affaires et sa stratégie de croissance. Cette nouvelle opération créatrice de valeur pour les investisseurs va nous permettre de poursuivre notre développement au service de nos clients et du financement des économies régionales », a déclaré Ferdinand Ngon Kemoum, l’administrateur directeur général d’Oragroup cité dans un communiqué. 

Arrangée par la SGI Togo et CGF Bourse, l’opération a été  garantie à 100 % en intérêt et capital par African Guarantee Fund (AGF West Africa).

En rappel, la banque avait déjà effectué, en 2016 et 2017,  une émission de billets de trésorerie en deux tranches d’un montant de 35 milliards de francs CFA par appel public à l’épargne sur le marché monétaire régional.

Nephthali Messanh Ledy

Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.

Sénégal : Dégradation de 17,5 milliards de FCFA du solde commercial en novembre

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Le solde commercial du Sénégal s’est dégradé de -17,5 milliards de FCFA (26,250 millions d’euros) au terme du mois de novembre 2019 comparé au mois précédent, selon les données établies par de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) basée à Dakar.

Ce solde commercial est passé en effet de -199,9 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019 à -217,4 milliards de FCFA durant la période sous revue contre. Cette situation est due à la baisse de 43,3 milliards de FCFA des exportations qui se situent à 127,8 milliards de FCFA contre 171,1 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019. Comparées au mois de novembre 2018, elles se sont repliées de 26,0%.

Toutefois, le cumul des exportations à fin novembre 2019 s’est établi à 1801,3 milliards de FCFA contre 1490,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 20,8%.

 Les principaux produits exportés par le Sénégal en novembre sont l’or non monétaire (26,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers (15,1 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (14,1 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,8 milliards de FCFA) et le zirconium (7,9 milliards de FCFA).

Concernant les importations, l’ANSD souligne que leur niveau a atteint 345,2 milliards de FCFA contre 369,7 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019, soit une baisse de 6,6%. Cependant, comparées au mois de novembre 2018, elles ont progressé de 5,1%. Leur cumul à fin novembre 2019 s’est établi à 3811,3 milliards de FCFA contre 3537,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 7,7%.

Les principaux produits importés par le Sénégal, au cours du mois de novembre 2019, sont les produits pétroliers finis (46,6 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (34,5 milliards de FCFA), les produits pharmaceutiques (13,4 milliards de FCFA), les métaux communs (13,6 milliards de FCFA) et le riz (12,1 milliards de FCFA).

Albert Savana

Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.Lire prochain: Sénégal : l’AFD appuie la bonne gouvernance du PSE »

Le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor prend la présidence de la BIDC

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Le Ghanéen George Agyekum Nana Donkor a été nommé président de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) en succession du Nigérian Bashir Mamman Ifo, en poste depuis octobre 2011.

Cette nomination a été actée le 13 janvier 2020 à Lomé, lors de la neuvième session extraordinaire du Conseil des gouverneurs constitué des ministres des finances et de la planification économique des quinze (15) États membres de la CEDEAO. 

« Avant d’être nommé en tant que Président de la BIDC, M. Donkor a occupé pendant sept ans, le poste de Vice-président chargé des finances, de l’administration et des services institutionnels de la Banque. Il avait également occupé le poste de Chef de la Division juridique et celui de Responsable de la conformité au sein de la même Banque », indique la BIDC sur son site internet.

« Il a piloté et mis en œuvre plusieurs initiatives stratégiques au sein de la Banque, notamment l’ouverture du capital de la Banque aux membres non régionaux, la notation de la Banque par les agences de notation internationales, la première adoption des normes internationales d’information financière (IFRS) et la valorisation des actions de la Banque », ajoute-t-on. 

Nephthali Messanh Ledy

Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.

La faillite d’Aigle Azur profite à Air France qui renforce sa position sur le marché algérien

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La filiale d’Air France Transavia est la compagnie sortie gagnante de la redistribution des droits de trafic d’Aigle Azur en y remportant 30%, indique le quotidien La Tribune. Elle renforce ainsi considérablement sa position sur le marché algérien, notamment sur les deux lignes les plus juteuses Paris-Alger et Paris Oran.

La liquidation de la compagnie aérienne Aigle Azur en septembre 2019 fait les choux gras d’Air France qui a récupéré la majorité de ses droits de trafic vers l’Algérie, a rapporté le journal français La Tribune. Ainsi, Air France via sa filiale à bas prix, Transavia, renforce sa position sur le marché algérien et devient un sérieux concurrent de la compagnie nationale locale Air Algérie, ajoute la même source.

Un avion d'Air Algérie, image d'illustration

© CC BY-SA 2.0 / ERIC SALARD / 7T-VJQAir Algérie inaugure une nouvelle ligne à destination de la FranceAinsi, le média indique qu’après avoir obtenu plus de 30% des créneaux horaires de décollage et d’atterrissage d’Aigle Azur à Orly, le groupe Air France est ainsi le grand gagnant de la redistribution de ses autorisations de vols vers des pays tiers «notamment sur le juteux marché franco-algérien».

Transavia hérite de plusieurs lignes

Par ailleurs, citant des sources proches du secrétaire d’État français aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, le média précise que c’est Transavia qui a raflé la part du lion des droits de la très fréquentée ligne Paris-Alger et a été désignée également sur celle de Paris-Oran, déjà assurée par Air France. Elle a également obtenu les droits d’exploitation des lignes Paris-Constantine, Paris-Sétif et Paris-Tlemcen.

Outre la capitale Paris, Transavia a obtenu des vols pour les lignes desservant les villes de Béjaïa, Constantine et Oran à partir de Lyon. Même chose pour les axes desservant Alger à partir de Marseille, Nice et Toulouse.

Le groupe Air France renforce ainsi sa position en Algérie et devient un solide concurrent pour Air Algérie, conclut La Tribune.

Ethiopian Airlines veut construire un méga-aéroport pour 4,5 milliards d’euros

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mpagnie Ethiopian Airlines compte construire un nouvel aéroport qui s’étendra sur 35 kilomètres carrés près de la ville de Bishoftu, au sud-est d’Addis-Abeba. Le coût du projet est évalué à 4,5 milliards d’euros.

Alors que l’aéroport d’Addis-Abeba Bole accueille toujours plus de passagers, la compagnie Ethiopian Airlines envisage d’entamer en 2020 la construction d’un nouvel aéroport près de la ville de Bishoftu, a annoncé le PDG du groupe Tewolde Gebremariam dans un entretien accordé à l’agence ENA.

Emmanuel Macron

© SPUTNIK . MIKHAIL KLIMENTIEVMacron négocie un contrat pour Airbus afin de renouveler la flotte d’Ethiopian AirlinesSituée à 48 kilomètres de la capitale, cette infrastructure d’une capacité de 100 millions de voyageurs devrait renforcer le positionnement de l’Éthiopie en tant que porte d’entrée du continent africain. Le coût total du projet est évalué à environ cinq milliards de dollars (4,5 milliards d’euros).

Selon M.Gebremariam, la compagnie a gagné plus de six ans sur son ancien plan de développement stratégique courant jusqu’en 2025, ce qui lui permet d’envisager «une nouvelle vision 2035» avec notamment une augmentation de sa flotte et du nombre de passagers.

Hausse spectaculaire des revenus

Puits de pétrole dans le désert

© AP PHOTO / HASAN JAMALI / PUITS DE PÉTROLE DANS LE DÉSERTLes immenses défis d’une industrialisation de l’AfriqueLe nouvel aéroport éthiopien, qui s’étendra sur une superficie de 35 kilomètres carrés, accueillera des centres commerciaux Duty Free, des hôtels et des centres de logistique. Tewolde Gebremariam promet que le site sera «plus grand que Dubaï et plus ou moins égal au nouvel aéroport d’Istanbul».

Ethiopian Airlines est le numéro un du transport aérien africain. La société affiche ses dernières années une hausse spectaculaire des revenus: en 2018-2019, ils ont augmenté de 25%. La compagnie multiplie les nouveaux itinéraires, en Europe comme en Asie, et a une activité de conseil au Ghana qui envisage de lancer une nouvelle compagnie aérienne nationale.