La Banque de développement de l’Afrique centrale a ouvert une ligne de crédit pour le financement des projets communautaires au profit des pays de la sous-région.
Le financement des projets intégrateurs au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) préoccupe la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) qui met un accent à la promotion des projets intégrateurs dans l’optique de renforcer l’intégration régionale.
C’est dans ce cadre que le Conseil d’administration de la BDEAC a approuvé en décembre dernier, un financement de 126 milliards de FCFA en faveur du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée Équatoriale.
Des fonds principalement destinés à la réalisation, la réhabilitation et la modernisation des infrastructures dans les secteurs agropastoral, agro-industriel, énergétique, des logements sociaux et de la microfinance.
« Leur mise en œuvre va contribuer non seulement à améliorer significativement la qualité de vie des populations, mais concourir également au renforcement de l’intégration régionale, notamment à travers des interconnexions des réseaux électriques de la Guinée Équatoriale et du Gabon », a indiqué la BDEAC.
Le choix de ces secteurs n’est pas anodin, puisqu’il s’agit pour la BDEAC, d’investir prioritairement dans les secteurs devant favoriser l’amélioration des conditions de vie de la population. Non seulement ces réalisations participent au renforcement de l’intégration régionale à travers des interconnexions entre les pays d’Afrique centrale à l’instar des projets énergétiques et de communication, la création des emplois n’est pas à négliger, en ce sens qu’elle participe de l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.
En dépit d’une situation économique difficile qui a amené le Fonds monétaire international (FMI) lors du se son dernier Conseil d’administration le 18 décembre 2019 consacrée à la CEMAC demandant à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) de geler son concours financier à la BDEAC, cette dernière n’entend pas se départir de ses principales missions, notamment le financement des infrastructures dans les pays de la sous-région.
Achille Mbog Pibasso est diplômé en journalisme et en communication d’entreprise. Particulièrement intéressé par l’économie et la finance, c’est également un féru des sujets politiques. Son expérience d’agencier lui permet de traiter de tous les sujets d’actualité.
Les réformes annoncées le 21 décembre 2019 par Alassane Ouattara et Emmanuel Macron au sujet du Franc CFA continuent d’intéresser l’opinion, suscitent des réactions et même des initiatives. La dernière en date, les Etats généraux de l’Eco, la nouvelle monnaie régionale annoncés par l’économiste togolais Kako Nubukpo à Lomé fin avril à Lomé.
Selon l’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques de son pays, l’annonce faite à Abidjan traduit « l’impératif pour les filles et fils d’Afrique de se retrouver pour réfléchir ensemble aux contours de la monnaie Eco idéale et tracer une feuille de route susceptible de guider les chefs d’Etats de la CEDEAO pour une adoption rapide à 15 de cette monnaie qui doit être une véritable monnaie africaine ». D’où pour lui, l’initiative d’organiser à l’Université de Lomé, du 28 au 30 avril 2020, un colloque scientifique intitulé : « quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest ? ECO 2020 ».
Plusieurs noms sont annoncés à cet rendez-vous qui devra se tenir quelques mois avant la mise en œuvre de l’Eco. L’on cite le Bissau-guinéen Carlos Lopes, la Cap-verdienne Cristina Duarte, le Camerounais Martial Ze Belinga, l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, la Malienne Aminata Dramane Traoré, et les Sénégalais Felwine Sarr et Demba Moussa Dembélé, entre autres.
« L’expertise africaine doit être présente collectivement au rendez-vous de l’histoire car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », lit-on dans l’annonce des organisateurs qui indiquent que « l’appel à contributions sera bientôt disponible en ligne ».
En rappel, l’annonce de l’Eco avait été faite comme étant l’une des réformes du Franc CFA. Cette monnaie devra pourtant hériter de la parité fixe avec l’Euro d’une part, et les garanties de la France d’autres parts.
Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.
Le directeur général des sociétés HeidelbergCement au Togo, Eric Goulignac, a annoncé mercredi 8 janvier à Lomé, un investissement de 30 millions USD du groupe allemand pour l’extension d’une usine de sa filiale CimTogo à Lomé.
« Cet investissement permettra l’augmentation de la capacité de broyage de plus d’un million de tonnes par an du cimentier. L’entreprise revendique ainsi la promotion d’une industrie togolaise de transformation de ses ressources minières dans la production de clinker et de ciment 100% fabriqués au Togo », indique un communiqué de presse.
Débutés en décembre dernier, les travaux de mise en place du nouveau broyeur ont été confiés aux sociétés Ayoki et ThyssenKrupp et devront générer entre 200 et 300 emplois. A terme, CimTogo prévoit une hausse de 30% des emplois directs.
Avec cette extension, précise le communiqué, l’usine de Lomé recevra la totalité de son clinker en provenance de Scantogo, une autre filiale du groupe HeidelbergCement située à Tabligbo, une ville minière située à 80 km au nord-est de Lomé. « Ce choix contribuera à l’amélioration de la balance des paiements du Togo, et mettra en avant les ressources nationales sans utiliser des importations de clinker ni de ciment », selon la même source.
A noter, par ailleurs, que CimTogo annonce également, avec cette expansion, une formation professionnelle en collaboration avec le Centre de formation aux métiers de l’industrie et les deux universités publiques du pays.
Cet investissement intervient peu après la signature d’un accord entre l’Etat togolais et le nigérian Dangote prévoyant l’implémentation d’une nouvelle cimenterie dans le pays. Les travaux de construction de cette firme industrielle devront démarrer au 1er trimestre 2020 et déboucher sur une usine d’une capacité annuelle de 1,5 millions de tonnes de ciments, avec une mise en service avant la fin de l’année.
Rédacteur en chef de Financial Afrik. Basé à Lomé, Nephthali Messanh Ledy est diplômé en Communication, en Marketing et en Commerce International. Passionné de l’actualité internationale, outre l’économie et les finances africaines. Il s’intéresse également aux réseaux sociaux et au football.
L’ancien Directeur général de la Société générale du Cameroun (SGC) a quitté l’enseigne française pour déposer ses valises à la tête de la filiale locale du Groupe marocain Attijariwafa Bank.
La nouvelle année commence avec des changements majeurs au sein du top management de la Société commerciale du Cameroun (SCB) dont le Français Alexandre Beziaud prend les rênes de l’entreprise en remplacement du Marocain Mohamed Mejbar. Il prend les commandes d’une banque qui représente 12% des parts du marché et dispose d’un important réseau bancaire avec 55 agences disséminées sur l’ensemble du territoire national.
Parmi ses priorités, il y a entre autres, il devra poursuivre la bancarisation à travers la proximité d’un réseau plus étendu, participer au financement des projets structurants, soutenir et accompagner les Petites et moyennes entreprises (PME) dans leurs projets de développement et déployer de nouveaux métiers en s’appuyant sur le réseau d’Attijariwafa Bank. Agé de 45 ans, cet Ingénieur diplômé en Systèmes avancés mettra certainement son expérience pour accroître le développement de la SCB dotée d’un capital de 10 milliards de FCFA.
Son passage pendant plus de deux ans à la tête de la Société Générale Cameroun jusqu’en 2018 a permis à cette banque d’occuper la deuxième place sur l’échiquier national.
Ancien Inspecteur chez Société Générale (France), Alexandre Beziaud est entre autres, un produit de Technische Universität München en Allemagne a déjà occupé plusieurs fonctions dans le secteur bancaire, dont celles de directeur des marchés Entreprise et Institutionnel chez Groupe Crédit du Nord, vice-président de la filiale Crédit du Nord auprès de Banque Laydernier SA.Société anonyme, la SCB qui a été rachetée en 2011 est détenue à 51% par le Groupe Attijariwafa bank et 49% par l’Etat camerounais.
Achille Mbog Pibasso est diplômé en journalisme et en communication d’entreprise. Particulièrement intéressé par l’économie et la finance, c’est également un féru des sujets politiques. Son expérience d’agencier lui permet de traiter de tous les sujets d’actualité.
UBA – Africa’s Global Bank – Annonce des nominations au Conseil d’administration du Groupe et aux opérations en Afrique – Soulignant l’importance des secteurs d’activité africains et mondiaux
Oliver Alawuba, nommé Directeur général, UBA Afrique;
Abdoul-Aziz Dia, Directeur exécutif, Trésorerie et banque internationale ;
Chukwuma Nweke, Directeur exécutif, banque du détail et paiements ;
Chiugo Ndubisi, Directeur exécutif et chef de l’exploitation du Groupe
Lagos, Nigéria, le 6 janvier 2020, United Bank for Africa Plc (UBA)a annoncé aujourd’hui que Oliver Alawuba est nommé DG de UBA Afrique, supervisant les 20 opérations de la banque dans les pays africains (excepté le Nigeria). Il succède à Victor Osadolor, qui prend sa retraite du Conseil d’Administration du Groupe, après 9 ans de service chez UBA. UBA Afrique sert plus de 19 millions de clients à travers le continent africain, fournissant des services bancaires de détail, commerciaux et institutionnels, menant l’inclusion financière et mettant en œuvre des produits de pointe, y compris le premier banquier virtuel en Afrique, LEO.
M. Alawuba possède près de trois décennies d’expérience dans le secteur bancaire. Il a été DG de UBA Ghana et a accédé au poste de Directeur régional à UBA Afrique avant de retourner au Nigéria pour diriger la Zone Est. Sous sa direction, la division Nigériane Zone Est a été la banque régionale à la croissance la plus rapide du Groupe.
Le Conseil a en outre nommé le ressortissant sénégalais, Abdoul-Aziz Dia, au poste de Directeur exécutif de la trésorerie et des opérations bancaires internationales, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale du Nigéria. Aziz devient le premier Directeur exécutif du Groupe non nigérian de la Banque, apportant une richesse d’expérience multi géographique au Groupe. M. Dia sera responsable du réseau mondial des opérations de UBA à New York, Londres et Paris, ainsi que de la Trésorerie du Groupe, où UBA offre une large gamme de produits adaptés aux multinationales, aux institutions internationales et aux clients africains.
Chukwuma Nweke, actuellement Directeur Exécutif des opérations, a été nommé par le Conseil d’Administration en tant que Directeur exécutif, de la banque du détail et des paiements ; démontrant ainsi l’engagement du Groupe dans son offre aux particuliers. Chuks a près de trois décennies d’expérience bancaire couvrant les opérations bancaires, les finances, la technologie, l’audit et la stratégie.
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Le Conseil a également annoncé la nomination de Chiugo Ndubisi en tant que Directeur Exécutif du Groupe et chef de l’exploitation, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale du Nigéria. Chiugo est un professionnel qui cumule presque trente années d’expérience bancaire pendant lesquelles il a été Directeur financier (CFO) et Directeur exécutif au Conseil d’Administration d’une institution financière. Sa compréhension approfondie de la dynamique du secteur bancaire et financier apportera beaucoup de valeur au Conseil d’Administration du Groupe UBA.
S’exprimant sur les nominations, le président du groupe, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Ces nominations soulignent l’engagement du Groupe envers notre réseau panafricain et mondial, notre vaste clientèle de particuliers et notre infrastructure opérationnelle. Nous nous concentrons sur l’amélioration de notre efficacité et sur le renforcement de notre mission panafricaine, en utilisant l’extraordinaire vivier de talents et d’expériences disponibles dans le Groupe. »
Elumelu a remercié à la fois le Directeur général adjoint / DG sortant de UBA Afrique, M. Victor Osadolor, et l’ancien DG régional de UBA en Afrique orientale et australe, Emeke Iweriebor, qui vient de prendre sa retraite du Conseil d’Administration, pour leurs contributions au Groupe. « Victor et Emeke ont été des acteurs clés lors de la fusion de Standard Trust Bank et UBA. Ils ont contribué de manière précieuse à la croissance de la Banque. Nous leur souhaitons bonne chance ».
Ces nominations soulignent l’engagement plus large de UBA à investir dans un capital humain de la plus haute qualité. La Banque a récemment réformé sa structure de grades et ses équipes technologiques, ayant réduit sa structure de grades de 16 à 12 niveaux en fin 2019. La Banque a accueilli 3 000 nouveaux collaborateurs en 2019 et promu plus de 5 000 employés. UBA est aujourd’hui le plus grand employeur du secteur bancaire nigérian, avec un effectif de près de 20 000 employés à l’échelle du groupe.
Recep Erdogan reçoit ce mercredi Vladimir Poutine à Istanbul pour inaugurer le Turkish Stream, un nouveau gazoduc reliant les deux pays. Un tuyau bienvenu pour assouvir la soif d’énergie de la Turquie.
Cette économie émergente consomme de plus en plus d’énergie, mais elle en produit très peu. C’est son talon d’Achille. Son charbon et son électricité hydraulique ne couvrent que le quart de la demande. La Turquie importe donc tout le reste, et en particulier le pétrole et le gaz, d’Iran, d’Irak et surtout de Russie. Cette forte dépendance aux marchés extérieurs rend ses finances particulièrement fragiles. Quand le baril flambe la livre turque plonge, et la facture s’alourdit. Les importations d’hydrocarbures représentent environ la moitié de son déficit commercial, voire 80% quand le cours du brut s’emballe. Réduire sa dépendance est aujourd’hui une priorité pour consolider son développement. Malgré la crise diplomatique de 2015 avec la Russie, la Turquie s’appuie néanmoins sur cette puissance gazière et nucléaire pour gagner une plus grande autonomie énergétique, c’est ainsi la société russe Rosatom qui construit la première centrale atomique de l’ex-empire ottoman.
Ce Turkish stream va surtout permettre à la Turquie de sécuriser son approvisionnement en gaz
Ce tuyau sous la mer Noire est en effet un moyen direct et sûr d’approvisionnement. Le gazoduc desservira aussi les Balkans et les pays d’Europe centrale et ce sera donc aussi une source de royalties pour la Turquie. À défaut d’avoir du pétrole ou du gaz sur son territoire, Ankara œuvre pour devenir un pays de transit de l’énergie, un hub entre les fournisseurs situés au nord et à l’est, et les clients, à l’ouest.
Le gazoduc avec l’Azerbaïdjan, inauguré en novembre, a la même vocation ; Ankara verrait bien le Turkménistan, l’Irak ou l’Iran se connecter à ce tuyau pour desservir l’Europe et ainsi concurrencer le tout puissant fournisseur russe. L’autre piste pour gagner une parcelle de souveraineté énergétique est située en Méditerranée orientale où des gisements de gaz ont été découverts. Le problème c’est qu’ils ne sont pas situés dans ses eaux et que la Turquie est exclue de tous les accords passés pour exploiter cette manne enfouie au large des côtes égyptiennes, israéliennes et chypriotes. Et pour cause : Ankara est au plus mal avec tous les pays concernés. Avec Israël et l’Égypte qui veulent exporter ensemble du gaz naturel liquéfié. Et encore plus avec Chypre et la Grèce, qui ont conclu il y a quelques jours avec Israël un accord pour un projet encore incertain de gazoduc sous-marin destiné à l’Europe, le EastMed.
La Turquie multiplie les opérations coups de poing pour mettre la main sur ses ressources prometteuses
En juin elle envoie d’abord ses navires sonder les fonds au large de la partie grecque de l’île de Chypre, ce qui provoque des représailles de l’Union européenne. En décembre, pour exercer une pression supplémentaire, Ankara passe un accord maritime assez surprenant avec le gouvernement officiel de Tripoli pour élargir le périmètre de ses eaux, au détriment de la Grèce et de Chypre. Déclenchant là encore les réactions courroucées de ses ennemis. Sur le plan économique, ce passage en force est totalement contre-productif. Car aucune compagnie privée n’est prête à investir des milliards dans des projets aussi risqués sur le plan géopolitique.
►En bref
L’attaque de missiles lancée par l’Iran contre les troupes américaines stationnées en Irak fait déjà grimper les marchés
Le baril de Brent a regagné 4% ces dernières heures, il se rapproche de la barre des 70 dollars atteinte après l’élimination du général Soleimani. Le brut américain est lui aussi propulsé par les représailles iraniennes. Tout comme l’or, très prisé en ce moment : le métal précieux a dépassé les 1600 dollars l’once. Enfin la bourse de Tokyo a clôturé sur une forte baisse : – 1,57%.
Des rendus conçus par un fabricant de coques resté anonyme sont apparus sur Sina Weibo, le réseau social chinois, rapportent nos confrères de GSM Arena. Pour la première fois, on découvre dans les détails le design du Huawei P40 Pro. Cette nouvelle fuite coïncide avec les précédentes images disponibles, dont les rendus développés par OnLeaks.
Un écran troué façon Galaxy S10+ et un appareil photo façon Galaxy S20
Sur la face avant, on aperçoit un écran troué. Huawei a visiblement décidé de faire l’impasse sur la fine encoche des P30. Dans cette large cavité, le constructeur a placé un double capteur photo frontal pour les selfies. Les bordures paraissent étrangement plutôt épaisses. Il s’agit vraisemblablement d’un effet visuel dû à la coque. On imagine mal Huawei placer de larges bords en plus du trou dans la dalle. Du reste, l’écran AMOLED est visiblement incurvé.VIDÉOS RECOMMANDÉES POUR VOUSHuawei Mate 30 proSpro
Sans grande surprise, le dos du terminal est marqué par un imposant quintuple capteur photo disposé dans un rectangle. Cet set up rappelle beaucoup les Galaxy S20 de Samsung. Là encore, la disposition des capteurs corrobore une fuite survenue il y a quelques semaines. Quatre capteurs sont alignés à la vertical, à la manière des P30, et un dernier module est placé sur le coté, au dessus du flash et de l’autofocus laser.
Pour rappel, Huawei présentera les P40 et P40 Pro à Paris en mars 2020. Exclu du marché américain, le constructeur ne peut pas intégrer les applications et services de Google à ses smartphones. De même, Huawei n’est pas autorisé à déployer de mises à jour Android sur ses nouveaux terminaux. On vous en dit plus dès que possible sur la situation.
Les marchés émergents et les économies en développement rebondiront à 4,1 % en 2020, mais ce rebond ne sera pas généralisé
WASHINGTON, le 8 janvier 2020 — En 2020, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 2,5 %, car, si les investissements et le commerce se redressent progressivement après la faiblesse significative de l’an dernier, les risques de baisse persistent. Tel est le constat que dresse l’édition de janvier 2020 des Perspectives pour l’économie mondiale de la Banque mondiale.
La croissance des économies avancées devrait retomber à 1,4 % en 2020, en partie en raison de la faiblesse persistante des activités manufacturières. La croissance des économies émergentes et en développement devrait s’accélérer cette année pour atteindre 4,1 %. Ce rebond n’est pas généralisé ; il table plutôt sur une amélioration anticipée de la performance de quelques grandes économies, qui, pour certaines, sortent d’une période de faiblesse substantielle. Environ un tiers des économies émergentes et en développement devraient ralentir cette année sous l’effet d’exportations et d’investissements plus faibles que prévu.
« La croissance des économies émergentes et en développement risquant de rester lente, les responsables politiques devraient profiter de cette opportunité pour engager des réformes structurelles qui stimulent une croissance généralisée, laquelle est indispensable à la réduction de la pauvreté, affirme Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale pour la Croissance équitable, la finance et les institutions.Les mesures visant à améliorer le climat des affaires, l’état de droit, la gestion de la dette et la productivité peuvent contribuer à une croissance soutenue. »
La croissance aux États-Unis devrait retomber à 1,8% cette année, du fait de l’incidence négative des hausses tarifaires antérieures et d’un niveau d’incertitude élevé. En 2020, la croissance de la zone euro devrait tomber à 1 %, un taux révisé à la baisse, sous l’effet de l’atonie de l’activité industrielle.
Les risques de dégradation des perspectives mondiales prédominent, et leur matérialisation pourrait ralentir considérablement la croissance. Ces risques comprennent une recrudescence des tensions commerciales et de l’incertitude des politiques commerciales, un ralentissement plus marqué que prévu dans les grandes économies et des turbulences financières dans les économies émergentes et en développement. Même si la reprise de la croissance dans ces économies se déroule comme prévu, la croissance par habitant devrait rester nettement inférieure aux moyennes à long terme et bien en-deçà des niveaux nécessaires pour atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté.
« La faiblesse des taux d’intérêt mondiaux n’offre qu’une protection incertaine contre les crises financières, estime Ayhan Kose, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale. L’histoire montre que les précédentes vagues d’accumulation de la dette ont généralement eu une fin tragique. Dans un environnement mondial fragile, il est impératif d’améliorer les politiques afin de minimiser les risques associés à la vague d’endettement actuelle. »
Les sections analytiques de la présente édition des Perspectives pour l’économie mondiale abordent plusieurs thèmes d’actualité majeurs :
· La quatrième vague : Gonflement récent de la dette dans les pays émergents et en développement : On dénombre quatre vagues d’accumulation de la dette au cours des 50 dernières années. La dernière, qui a débuté en 2010, est celle au cours de laquelle la dette a augmenté le plus fortement, le plus rapidement et le plus largement. Bien que le faible niveau actuel des taux d’intérêt atténue certains des risques associés à une dette élevée, les précédentes vagues de gonflement de la dette à grande échelle se sont soldées par des crises financières généralisées. Pour réduire la probabilité des crises et en atténuer l’impact si elles se concrétisent, on peut notamment mettre en place des cadres monétaires et budgétaires résilients, instaurer des régimes de surveillance et de réglementation solides et adopter des pratiques transparentes en matière de gestion de la dette.
· Espoirs déçus : Comment relancer la croissance de la productivité : Depuis la crise financière mondiale, la croissance de la productivité, principale source de progression des revenus et moteur de la réduction de la pauvreté, accuse un ralentissement plus généralisé et plus marqué qu’au cours des quatre décennies précédentes. Dans les pays émergents et en développement, le ralentissement témoigne de la faiblesse des investissements et du recul des gains d’efficience, ainsi que d’une moindre réaffectation des ressources entre les secteurs. Pour de nombreux facteurs essentiels de la productivité du travail, comme l’éducation et les institutions, le rythme des améliorations ralentit ou stagne depuis la crise financière mondiale.
Soukeyna KANE autre presse
· Contrôle des prix : De bonnes intentions, mais de mauvais résultats : Le recours au contrôle des prix est très répandu dans les pays émergents et en développement. Bien qu’il serve parfois d’instrument de politique sociale, le contrôle des prix est susceptible de freiner l’investissement et la croissance, de dégrader les résultats en matière de lutte contre la pauvreté, d’entraîner de lourds fardeaux financiers pour les pays et de compliquer la conduite de la politique monétaire. Le remplacer par des filets de sécurité sociale élargis et mieux ciblés, des réformes visant à encourager la concurrence et un environnement réglementaire sain peut bénéficier aux pauvres et à la croissance.
· Dans les pays à faible revenu, l’inflation restera faible pour combien de temps encore ? Dans les pays à faible revenu, l’inflation est tombée à une médiane de 3 % à la mi-2019, contre 25 % en 1994. Cette baisse a été rendue possible grâce à des régimes de change plus souples, à une plus grande indépendance des banques centrales, à une réduction de la dette publique et à un environnement extérieur plus favorable. Toutefois, pour maintenir l’inflation à un niveau bas et stable dans un contexte de pressions budgétaires croissantes et de risque de chocs sur le taux de change, les autorités doivent renforcer les cadres de politique monétaire et les capacités de la banque centrale et remplacer le contrôle des prix par des politiques plus efficaces.
Perspectives régionales :
Reuters David Malpass
Asie de l’Est et Pacifique : En 2020, la croissance devrait ralentir à 5,7 % en Asie de l’Est et Pacifique, sous l’effet d’un nouveau léger ralentissement en Chine, à 5,9 %, dans un contexte de persistance des turbulences tant intérieures qu’extérieures, notamment l’impact prolongé des tensions commerciales. La croissance régionale à l’exclusion de la Chine devrait se redresser légèrement pour atteindre 4,9 %, car la demande intérieure bénéficie de conditions financières généralement favorables dans un contexte de faible inflation et de solides flux de capitaux dans certains pays (Cambodge, Philippines, Thaïlande et Viet Nam), ainsi que de la mise en service de grands projets d’infrastructure publique (Philippines et Thaïlande). La croissance régionale bénéficiera également de la réduction des incertitudes liées aux politiques commerciales mondiales et d’une reprise, même si elle reste faible, des échanges commerciaux mondiaux.
Europe et Asie centrale : La croissance régionale devrait se raffermir pour atteindre 2,6 % en 2020, dans l’hypothèse d’une stabilisation des prix des principaux produits de base, de la croissance dans la zone euro et d’une reprise en Turquie (à 3 %) et en Russie (à 1,6 %). Les économies d’Europe centrale devraient ralentir à 3,4 % en raison de la diminution du soutien budgétaire et de la persistance des pressions démographiques, tandis que les pays d’Asie centrale devraient enregistrer une croissance robuste à la faveur de l’avancée des réformes structurelles. La croissance devrait se raffermir dans les Balkans occidentaux pour atteindre 3,6 %, même si les conséquences de tremblements de terre dévastateurs pourraient peser sur les perspectives, et fléchir dans le Caucase du Sud pour s’établir à 3,1 %.
Amérique latine et Caraïbes : La croissance régionale devrait atteindre 1,8 % en 2020, sous l’effet d’un raffermissement de la croissance dans les principales économies et d’une reprise de la demande intérieure au niveau régional. Au Brésil, le regain de confiance des investisseurs, conjugué à une amélioration progressive des conditions de prêt et du marché du travail, devrait favoriser une accélération de la croissance à 2 %. Au Mexique, la croissance devrait atteindre 1,2 %, le recul des incertitudes politiques contribuant à une reprise des investissements, tandis qu’elle devrait se contracter à 1,3 % en Argentine. En Colombie, la réalisation de projets d’infrastructure devrait contribuer à soutenir une hausse de la croissance à 3,6 %. L’assouplissement des conditions de crédit au Costa Rica et la reprise des projets de construction au Panama devraient permettre à la croissance de s’établir à 3 % en Amérique centrale. Dans les Caraïbes, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 5,6 %, principalement sous l’effet de la mise en production de gisements de pétrole offshore au Guyana.
Moyen-Orient et Afrique du Nord : La croissance régionale devrait s’accélérer pour atteindre un modeste 2,4 % en 2020, en grande partie sous l’effet de la hausse des investissements et de la vigueur du climat des affaires. Les exportateurs de pétrole devraient enregistrer une hausse, à 2 %. Les économies du Conseil de coopération du Golfe devraient quant à elles progresser de 2,2 % à la faveur de réformes du climat des affaires et d’investissements dans les infrastructures. L’économie iranienne devrait se stabiliser, après une année de contraction, l’impact des sanctions américaines diminuant et la production et les exportations de pétrole se stabilisant. La croissance devrait atteindre 1,9 % en Algérie en raison de l’atténuation des incertitudes politiques et de la reprise des investissements. La croissance des importateurs de pétrole devrait se hisser à 4,4 %. L’augmentation des investissements et de la consommation privée devrait permettre une hausse de la croissance en Égypte, qui devrait atteindre 5,8 % en 2020.
Asie du Sud : La croissance dans la région devrait grimper à 5,5 % en 2020, sous réserve d’une légère reprise de la demande intérieure et à mesure que l’activité économique bénéficiera d’une politique accommodante en Inde et au Sri Lanka et de l’amélioration de la confiance des entreprises et du soutien des investissements dans les infrastructures en Afghanistan, au Bangladesh et au Pakistan. En Inde, alors que l’on s’attend à une persistance de la faiblesse du crédit des sociétés financières non bancaires, la croissance devrait fléchir à 5 % au cours de l’exercice 2019-20, qui se termine le 31 mars, et remonter à 5,8 % au cours de l’exercice suivant. Au Pakistan, la croissance devrait atteindre 3 % au cours du prochain exercice, après avoir enregistré un point bas à 2,4 % au cours de l’exercice 2019-20, qui se termine le 30 juin. Au Bangladesh, la croissance devrait fléchir à 7,2 % durant l’exercice 2019/2020, qui se termine le 30 juin, et remonter à 7,3 % l’exercice suivant. Les prévisions tablent sur une croissance de 3,3 % au Sri Lanka.
Afrique subsaharienne : La croissance régionale devrait s’accélérer pour s’établir à 2,9 % en 2020, à condition que la confiance des investisseurs s’améliore dans certaines grandes économies, que les goulets d’étranglement énergétiques s’atténuent, qu’une intensification de la production pétrolière contribue à la reprise dans les pays exportateurs de pétrole et que la croissance demeure vigoureuse dans les pays exportateurs de produits agricoles. Les prévisions sont plus faibles que prévu, en raison du fléchissement de la demande des principaux partenaires commerciaux, de la baisse des prix des produits de base et de l’évolution défavorable de la situation intérieure dans plusieurs pays. En Afrique du Sud, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 0,9 %, à condition que le programme de réforme de la nouvelle administration s’intensifie, que les incertitudes politiques diminuent et que les investissements reprennent progressivement. Au Nigéria, la croissance devrait ressortir à 2,1 % car le cadre macroéconomique n’est pas propice à la confiance. La croissance en Angola devrait s’accélérer pour atteindre 1,5 %, sous réserve que les réformes en cours assurent une plus grande stabilité macroéconomique, améliorent l’environnement des affaires et soutiennent l’investissement privé. Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la croissance devrait se maintenir à 6,4 %. Au Kenya, elle devrait s’établir à 6 %.
La délégation de l’Association des Professionnels de la Presse en ligne (APPEL-MALI) en ligne a été reçu par Mahamane Baby Directeur Général de la CANAM ce jeudi 09 janvier 2020 . Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de partenariat entre la CANAM et APPEL Mali. L’occasion était bonne de présenter l’association et les perspectives de 2020 au Directeur Général de la CANAM. La démarche a été appréciée par le DG dans le cadre du partenariat média et CANAM.
D A l’aube des temps, les habitants d’un pays mystique vivaient au paradis. En ce pays, rien ne manquait. On n’y connait aucun souci. Les travailleurs sont bien payés et à temps. Ici, celui qui disposait deux troupeaux inspirait la pitié car considéré comme miséreux. Les bancs de sables dévalaient jusqu’au fleuve comme pour y nettoyer. Voici comment les travailleurs du Centre International de Conférence de Bamako (CICB), vivent actuellement, depuis l’arrivée du directeur général, Sékou Dissa.
Dans cette cité, faut-t-il ajouter, le miel à la saveur délicieuse était abondant qu’il ne se vendait pas. Les tornades ne provoquaient pas de tonnerre. En un mot, rien dans cette cité ne pouvait causer de mal. (NJEDDO DEWAL, récit initiatique d’Amadou Hampaté Ba.
Cela dit, pour définir exactement les qualités de l’actuel patron de l’ancien Palais de Congrès, le Travail, la Rigueur, la Déférence, le Respect et la Générosité ne représentent qu’une goute d’eau dans la mer.
« Si vous voulez voir la vraie valeur d’un Homme, observez comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux. » : cette citation de l’écrivaine, Joanne Kathleen Rowling, a fuité notre observation par ses faits et gestes vis-à-vis de ses travailleurs et autres du centre réouvert en janvier 2019 après 2 ans de travaux de réhabilitation.
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Le président, Ibrahim Boubacar Keita, sur proposition du ministre en charge de la Culture, ne s’est pas trompé en nomant Sékou Dissa, Directeur général du Centre International de Conférence de Bamako (CICB).
En effet, depuis son arrivée, Dissa a changé le visage du centre et a créé la confiance entre les travailleurs et lui, grâce à sa sociabilité. Les traces de ses pieds sont perçues partout dans la cour. Car, il est plus à l’aise sur le terrain avec ses agents que de passer toute la journée dans son bureau climatisé. Sékou passe tout une journée à superviser les salles et le ramassage des ordures est son quotidien comme un technicien de surface.
Les ordures sont jetées dans la poubelle. La cour du temple est propre. Les techniciens de surface sont permanemment en activité. Le contrôle pour des raisons de sécurité est à la hauteur des attentes. Les accueils sont chaleureux. Les serveurs sont bien enthousiasmés. Les climatiseurs sous contrôle. Les fleurs sont bien arrosées. L’intérieur des toilettes ne dégagent plus d’odeurs abominables. On n’aperçoit aucune trace de déchets. En un mot, le CICB est très agréable à visiter actuellement.
ACTIONS CHEVALESRESQUES
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Cela, grâce à cet homme de teint noir qui brille, toujours bien habillé, soit en bazin, soit en costume ou en Jean et parois coiffé de bonnets. Des pas très vifs, on ne peut compter ses pas, dans les salles de service, salons VIP, cabines de sonorisation, salles de conférence, offices de pause-café, vestiaires et bars et à la grande porte d’entrée de la cour.
Au titre des témoignages, lors des deux derniers évènements tenus au Centre notamment, l’Espace d’Interpellation Démocrati juque (EID) et le Dialogue National Inclusif (DNI), des participants ont été impressionnés de l’engagement du directeur Sékou Dissa. Pour eux, c’est vraiment un jeune très mobile et dynamique.
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« Son arrivée à la tête du centre a créé une cohésion entre les travailleurs et le souci est l’entretien du lieu occupé. Il a de la compassion envers tout le monde, et il fait des petits gestes significatifs. Nous n’expliquons pas que ses prédécesseurs ont bien ou mal fait, mais son cas est exceptionnel.», témoigne un connaisseur du Centre.
Les débrouillards au dehors du centre sont aussi à l’aise car très respectés par le Directeur. « Je travaille ici depuis longtemps au Parking. C’est un directeur qui m’a impressionné par ses approches envers nous les débrouillards. Il est exceptionnel. Aujourd’hui, même si on m’expulse d’ici, je n’ai rien, à lui reprocher. », affirme Belco Diallo, gardien de parking Moto.
Nul n’est parfait, dit-on. Cependant, ces témoignages positifs à l’endroit de Dissa devront lui pousser à persévérer dans cette voie en vue d’inciter les jeunes d’aujourd’hui à le prendre comme exemple.
Comme disait l’Imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), un homme, le jour où les gens chantent à ton nom pour tes bonnes œuvres, c’est en ce moment que tu dois redoubler d’efforts et persévérer dans la réalisation de tes actions chevaleresques.