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Egypte: la Fintech Valu mobilise 22 millions de dollars pour son expansion en Afrique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La fintech égyptienne Valu a franchi une étape majeure en levant 22 millions USD, marquant ainsi un tournant significatif dans son développement.

Cette opération a été réalisée grâce à la finalisation de sa quinzième émission d’obligations titrisées, représentant un montant impressionnant de 1,036 milliard de livres égyptiennes (EGP). Cette initiative, orchestrée par EFG Hermes, l’une des institutions financières les plus respectées de la région et une filiale d’EFG Holding, témoigne de la confiance croissante des investisseurs dans les solutions financières innovantes proposées par Valu.

Ce dernier s’inscrit dans un programme de titrisation récemment approuvé, d’une valeur totale de 16 milliards d’EGP, qui vise à soutenir la croissance des entreprises en offrant des options de financement plus accessibles. La titrisation révolutionnaire mise en œuvre par Valu ne se limite pas à transformer des actifs sous-jacents en titres précieux, mais elle permet également de dynamiser l’écosystème entrepreneurial égyptien.

En fournissant aux petites et moyennes entreprises (PME) un accès facilité aux capitaux, Valu joue un rôle clé dans la stimulation de l’innovation, créant ainsi un environnement plus favorable à l’émergence de start-ups dynamiques. De plus, cette approche augmente la liquidité sur le marché, attirant non seulement des investisseurs locaux mais également étrangers, et consolidant ainsi l’Égypte comme un hub incontournable pour la fintech en Afrique du Nord.

En permettant aux PME d’accéder à des capitaux nécessaires, Valu contribue à l’essor entrepreneurial en Égypte, un pays qui a besoin de diversification économique et d’innovation. Cette démarche renforce la position de Valu comme un catalyseur d’une finance inclusive, où de nombreuses entreprises, traditionnellement sous-financées, pourront enfin émerger et prospérer.

Notons que le fait que cet événement se produise dans un climat d’incertitude économique globale accentue l’importance de cette avancée. L’initiative est non seulement cruciale pour Valu, mais elle souligne également le potentiel croissant du secteur fintech en Égypte, qui attire l’attention des investisseurs locaux et internationaux désireux de capitaliser sur le dynamisme économique de la région.

Abdoulaye KONE

Côte d’Ivoire : les États-Unis annoncent un investissement significatif de 5,1 milliards de dollars dans le secteur énergétique

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Champ solaire de 17 000 panneaux photovoltaiques sur la commune Fille sur Sarthe 72 Pays de la Loire France 07 Aout 2014/Credit:GILE MICHEL/SIPA/1408081627

(CROISSANCE AFRIQUE)- Les États-Unis ont annoncé un investissement significatif pouvant atteindre 5,1 milliards de dollars dans le secteur énergétique en Côte d’Ivoire, célébrant une avancée majeure dans les relations économiques entre les deux pays.

Ce développement a été mis en lumière le 14 mai lors du premier sommet des chambres de commerce américaines d’Afrique de l’Ouest et du Centre, où Abidjan a conclu plusieurs accords avec des entreprises américaines, principalement dans le domaine de l’énergie.

Au total, les investissements prévus pourraient se chiffrer à près de 7 milliards de dollars (environ 6,2 millions d’euros), dont 550 millions sont déjà sécurisés. Ce partenariat public-privé est le plus ambitieux jamais formé entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire.

Stéphane Hie Nea, directeur exécutif de la Chambre de commerce des États-Unis en Côte d’Ivoire, a déclaré que « ces accords démontrent la position stratégique de la Côte d’Ivoire pour les entreprises américaines ». Les infrastructures énergétiques seront au cœur de ces investissements, avec un projet phare visant à établir une seconde raffinerie de pétrole capable de traiter 170 000 barils par jour.

Cette nouvelle installation complétera celle d’Abidjan, en service depuis 1965, et pourrait représenter un investissement allant jusqu’à 5,1 milliards de dollars (4,5 millions d’euros). En effet, cette initiative ne se limite pas seulement à l’infrastructure ; elle englobe également des actions visant à renforcer les capacités techniques locales et à promouvoir l’innovation dans le secteur énergétique.

Les experts estiment que le développement d’une seconde raffinerie pourrait non seulement assurer l’autosuffisance de la Côte d’Ivoire en matière de produits pétroliers, mais également stimuler l’économie locale en créant des milliers d’emplois.

Parallèlement, des programmes de formation en gestion et en techniques pétrolières seront mis en place pour former une main-d’œuvre locale compétente, permettant ainsi à la Côte d’Ivoire de devenir un hub énergétique régional.

Ainsi, ces investissements représentent un formidable levier pour le développement durable du pays tout en consolidant les liens économiques avec les États-Unis dans un contexte géopolitique en constante évolution.

Mariam KONE

Au Bénin, la Banque Mondiale annonce 200 millions USD en faveur de la mobilité Urbaine

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Une vue de cotonou

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, les autorités ont annoncé avoir obtenu un soutien financier de 200 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une branche de la Banque mondiale.

Ce financement a pour objectif d’améliorer la mobilité urbaine dans la région du Grand-Nokoué. Il permettra d’établir un système de transport public sécuritaire, inclusif et respectueux de l’environnement, touchant les communes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah.

Ce projet ambitieux revêt une importance capitale, car il vise non seulement à moderniser les infrastructures existantes, mais aussi à répondre à une demande croissante en matière de transport dans une zone où la population continue de croître rapidement. Le Grand-Nokoué, qui est l’un des principaux pôles économiques du pays, souffre actuellement de congestion routière et de services de transport peu fiables.

En mettant en place ce nouveau système, les autorités espèrent non seulement faciliter les déplacements quotidiens des habitants, mais aussi encourager l’utilisation des transports en commun pour réduire les émissions de carbone et améliorer la qualité de l’air. Le projet inclut la création d’un réseau multimodal intégrant des bus et des bateaux, avec une capacité de transport de jusqu’à 360 000 passagers par jour.

Il ambitionne également de professionnaliser le secteur informel, notamment les taxis-motos « Zémidjan » et les minibus « Tokpa Tokpa », afin d’améliorer les conditions de travail et l’efficacité des services offerts.

Cette approche est essentielle pour assurer que les acteurs informels soient inclus dans le système, leur offrant des opportunités de régularisation et de formation, et aidant à structurer le secteur tout en garantissant que les utilisateurs bénéficient de services fiables et de qualité.

Ce projet est en ligne avec le plan stratégique 2025–2029 du ministère du Cadre de vie et des Transports, qui vise à promouvoir un développement durable pour faire du Bénin un territoire vert et interconnecté d’ici 2030.

De plus, il prévoit la création de 17 000 emplois dans le domaine de l’e-mobilité tout en renforçant la résilience climatique et l’inclusion sociale. Ces emplois contribueront à l’essor d’une nouvelle économie verte, favorisant les technologies de transport durable et stimulant l’innovation locale.

En renforçant les capacités des jeunes à travers la formation et l’entrepreneuriat, le projet peut également servir de tremplin pour une nouvelle génération d’innovateurs dans le secteur du transport. Pour la Banque mondiale, cette initiative représente une opportunité de stimuler la croissance économique et d’améliorer la qualité de vie des près de 2,8 millions d’habitants vivant dans une zone urbaine densément peuplée, confrontée à divers défis environnementaux.

En intégrant des dimensions sociales et environnementales dans le développement de la mobilité urbaine, ce projet pourrait transformer le paysage urbain du Bénin, tout en impulsant une dynamique positive pour d’autres régions d’Afrique subsaharienne qui luttent aussi contre des défis similaires.

Abdoulaye KONE

Mali: Plus de 333 milliards FCFA pour l’immense potentiel irrigable pour la période 2025-2034

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(CROISSANCE AFRIQUE)- e Mali dispose d’un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d’hectares, mais seulement 18 % de ces immenses capacités d’irrigation sont exploitées. Face à ces défis, la maitrise et la gestion de l’eau représentent une partie des solutions avancées pour augmenter la production et la productivité du secteur agricole. C’est pourquoi les autorités ont pris la décision d’investir plus de 333 milliards FCFA.sur la période 2025-2034.


C’était à la faveur de la session ordinaire du conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025. En effet, au chapitre des communications et sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II, pour la période 2025-2034 avec un phasage de 5 ans. La décision de conduire cette phase II se fonde sur les bons acquis de la première phase.


Aménagement de 66 031 hectares sur une prévision de 126 000 hectares


Le Programme national d’Irrigation de Proximité a été adopté en 2012 pour faire face aux aléas climatiques qui handicapent la production agricole. Il couvrait la période de mars 2012 à février 2021. Sa réalisation a.permis d’étendre l’irrigation au-delà des grands axes fluviaux pour toucher les zones marginales où elles ont contribué au renforcement de la résilience et des moyens d’existence durable des communautés locales. En termes de superficies aménagées et équipées il y a eu 66 031 hectares sur une prévision de 126 000 hectares, soit un taux de réalisation de 52,4%.

Comme autres acquis de cette première phase du programme, on peut évoquer une contribution substantielle à l’atteinte des objectifs chiffrés des Programmes gouvernementaux d’aménagement hydroagricole ; la participation effective des populations bénéficiaires à l’investissement avec une forte implication des Collectivités territoriales dans le suivi et le contrôle des activités ; la disponibilité permanente des produits maraîchers sur les marchés locaux des zones de production d’irrigation de proximité concourant ainsi à l’amélioration de la nutrition dans les zones bénéficiaires.


Nécessité d’une seconde phase pour consolider les acquis


Selon le communiqué dudit conseil des ministres, l’élaboration et la mise en œuvre d’une seconde phase du Programme national d’Irrigation de Proximité a été recommandée pour consolider les acquis, corriger les insuffisances, intégrer les évolutions institutionnelles et prendre en compte les effets des changements climatiques. Le coût global des actions projetées est évalué à 333 306 743 000 francs CFA, financé par l’Etat, les entreprises agricoles, les communautés bénéficiaires et les partenaires techniques et financiers.


Un potentiel irrigable de plus de 2,2 millions d’hectares


Le Mali dispose d’importantes ressources en eaux souterraines et de surface, avec un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d’hectares, mais seulement 18 % de ces immenses capacités d’irrigation sont exploitées. Au Mali, l’agriculture irriguée se subdivise en deux principaux types : la grande et la petite irrigation (ou irrigation de proximité), selon la taille des aménagements.

La grande irrigation est axée sur des périmètres irrigués de plus de 100 hectares, mis en valeur à partir de grands ouvrages hydrauliques comme les barrages ou par pompage à l’aide de vis d’Archimède. Ces périmètres sont généralement gérés par des Offices, qui sont des structures autonomes para étatiques.

L’irrigation de proximité repose sur le développement de petits aménagements hydro-agricoles gérables par les exploitants et leurs organisations. Dans le contexte malien, l’agriculture irriguée, plus particulièrement l’irrigation de proximité, qui constitue un facteur important de survie pour la population, peut jouer un rôle central pour la réalisation des principaux objectifs de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté.
Il faut noter que l’agriculture occupe 70 % de la population active. Selon une étude publiée en février 2024 dans la revue « Pnas Nexus », elle contribue à plus de 40 % du PIB ( produit intérieur brut) et fournit près de 40 % des recettes d’exportations du pays.

Notons presque 60,1 % de la population vit en milieu rural et dépend du secteur agricole. Pourtant, c’est seulement 7 % des 43,7 millions d’hectares de terres arables qui sont cultivés. /.


Sidi Modibo COULIBALY






UMOA-TITRES: Succès éclatant du Bénin sur le marché financier régional

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(CROISSANCE AFRIQUE)- le marché des titres publics de l’UMOA a connu une émission simultanée d’un Bon assimilable du Trésor (BAT) à maturité de 364 jours, ainsi que de trois Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité respectives de 3, 5 et 7 ans, orchestrée par le Bénin, le 22 mai 2025.

L’objectif de cette émission était de mobiliser 30 milliards FCFA, un montant jugé essentiel pour le financement des projets d’infrastructure et des programmes de développement social au sein du pays. L’événement a suscité un grand intérêt auprès des investisseurs régionaux, affichant un taux de couverture impressionnant de 416,76%.

Cette forte demande illustre non seulement la confiance retrouvée des investisseurs dans la gestion économique du Bénin, mais également l’attrait croissant des titres publics de la région UMOA. Les souscriptions totales se sont élevées à 125,02 milliards FCFA, dont 66,38 milliards FCFA pour le BAT, ainsi que des montants de 41,08 milliards FCFA, 5,71 milliards FCFA et 11,84 milliards FCFA pour les OAT de 3, 5 et 7 ans, respectivement.

Il est à noter qu’une participation diversifiée des investisseurs a été observée, ce qui témoigne de l’élargissement de la base d’investissement régional. Cotonou a finalement décidé de lever la somme ciblée, soit 30 milliards FCFA (équivalant à 45,73 millions d’euros), établissant ainsi un taux d’absorption de 23,99%, qui, bien que positif, soulève quelques interrogations sur la optimisation des ressources financières en période d’évaluation économique. Le taux marginal appliqué au BAT est de 5,9%, accompagné d’un rendement moyen pondéré de 6,27%.

Concernant les OAT, les prix marginaux se chiffrent à 9 801 FCFA et 9 535 FCFA pour les maturités de 3 et 5 ans, avec des rendements moyens pondérés de 6,52% et 6,96%, respectivement. Pour l’OAT de 7 ans, le prix marginal s’est établi à 9 300 FCFA, offrant un rendement moyen pondéré de 7,28%. En parallèle, la diversité dans les souscriptions montre une montée d’intérêt croissante de la part des investisseurs, renforçant l’idée que le marché des titres de l’UMOA est en pleine expansion et capable d’attirer des capitaux variés.

Il convient également de noter que les souscriptions retenues proviennent de six des huit États membres de l’UEMOA, incluant le Bénin (15,38 milliards FCFA), le Mali (5,2 milliards FCFA), le Sénégal (4,43 milliards FCFA), le Togo (3,31 milliards FCFA), la Côte d’Ivoire (1,35 milliard FCFA) et le Burkina Faso (0,3 milliard FCFA).

Notons que cette répartition géographique des souscriptions souligne non seulement la solidarité économique régionale, mais reflète aussi un environnement d’investissement harmonieux à travers l’UEMOA.

Daouda Bakary KONÉ

Recettes fiscales hors pétrole : l’État du Gabon veut générer 6,3 milliards d’ici 2027

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(CROISSANCE AFRIQUE) Au Gabon, l’Etat a pour objectif de générer 6,3 milliards USD de recettes fiscales hors pétrole d’ici 2027.

Le 22 mai 2025, à Libreville, Éric Boumah, le directeur général des Impôts, a lancé officiellement le Plan stratégique 2025-2027 de la Direction générale des Impôts (DGI). Ce document de référence vise à récolter 3 738,9 milliards FCFA (environ 6,3 milliards USD) de recettes fiscales en trois ans.

Dans un contexte de refondation de l’État, de recherche de justice sociale et de redressement économique, ce plan reflète la volonté des autorités de renforcer l’autonomie budgétaire du pays en s’appuyant sur les ressources fiscales domestiques. Le plan s’inscrit également dans l’ambition de diversifier l’économie gabonaise, qui a longtemps reposé sur les revenus pétroliers.

Articulé autour de quatre axes stratégiques—le renforcement de la gouvernance, la modernisation du service à l’usager, l’amélioration du rendement du personnel et l’accroissement des recettes fiscales—ce projet propose une série ambitieuse de réformes structurelles et de mesures opérationnelles destinées à transformer en profondeur l’administration fiscale.

Chacun des axes a été élaboré en prenant en compte les besoins spécifiques du pays et les défis uniques auxquels il est confronté dans un monde économique en perpétuelle évolution. En matière de gouvernance, Éric Boumah a souligné l’importance d’une approche inclusive, cherchant à engager non seulement les fonctionnaires du fisc, mais aussi la société civile et le secteur privé dans un dialogue constructif.

Cette gouvernance dynamique s’appuiera sur l’adoption de normes internationales telles que TADAT (Tax Administration Diagnostic Assessment Tool) pour optimiser le contrôle interne, tout en encourageant la transparence par des rapports réguliers sur l’avancement des objectifs.

La modernisation du service à l’usager impliquera non seulement la simplification des procédures, mais également l’intégration de technologies numériques afin de rendre le processus fiscal plus accessible et efficace. Cela se traduira par une interface en ligne où les contribuables pourront gérer leurs déclarations de manière intuitive.

Parallèlement, le secteur des ressources humaines se concentrera sur une gestion optimisée du personnel et une amélioration du climat social au sein de la DGI, avec un accent particulier sur la formation continue des employés afin de développer leurs compétences et les préparer à relever les défis futurs.

L’objectif principal, l’augmentation des recettes, sera atteint par l’élargissement de l’assiette fiscale, un contrôle fiscal renforcé, et une amélioration des mécanismes de recouvrement, en insistant particulièrement sur les secteurs informels et la lutte contre la fraude, qui sont essentiels pour garantir une rentrée des fonds plus équitable.

Le coût total de mise en œuvre du plan est estimé à 94,1 milliards FCFA, répartis en trois tranches annuelles : 31,4 milliards FCFA en 2025, 31,3 milliards FCFA en 2026, et 31,2 milliards FCFA en 2027.

Parmi ces coûts, 41,6 milliards FCFA seront destinés aux investissements, représentant près de 45 % du budget, tandis que les dépenses de fonctionnement s’élèveront à 52,5 milliards FCFA, incluant 8 milliards FCFA pour d’autres charges.

Pour garantir l’atteinte de ces objectifs, un système de suivi et d’évaluation a été établi, qui ne se contente pas de mesurer les résultats, mais qui intègre également le feedback des contribuables et des partenaires afin d’ajuster les politiques en temps réel.

Notons que ce dispositif repose sur des organes de gestion dédiés, responsables de la collecte des données d’exécution, de la production de rapports de performance et de l’élaboration de mesures correctives en cas d’écarts constatés, assurant ainsi une responsabilité accrue au sein de l’administration fiscale.

Korotoumou Sylla

Sahel: le visage d’une nouvelle banque d’investissement se dessine à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À peine arrivé à Bamako, le Premier ministre du Niger a agi rapidement, se rendant avec son homologue, le Général de Division Abdoulaye Maïga, à la Rencontre ministérielle de la Confédération des États du Sahel.

Il faut rappeler que ce projet de création de banque d’investissement et de développement des pays formant l’AES, Alliance des États du Sahel, (Mali, Burkina Faso et Niger), annoncé depuis janvier 2025, prend forme désormais.

Aussi, ce projet ambitieux visant à impulser le développement économique et social des trois pays membres sera mis en place avec un capital initial de 500 milliards FCFA (environ 866,5 millions de dollars), dont l’annonce a été faite ce 13 mars 2025 par le président de la transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, en tant que président en exercice de l’AES, au cours d’une réunion-bilan des actions menées jusque-là.

Cet événement, qui s’est tenu le vendredi 23 mai 2025 au CICB, revêt une importance capitale pour la mise en œuvre des actions prioritaires de cette initiative. Il repose sur des piliers fondamentaux tels que la sécurité collective, l’intégration économique, la souveraineté financière et la préservation de l’identité culturelle et éducative.

La rencontre vise notamment à garantir le financement des infrastructures communes des États confédérés et à promouvoir le développement durable de la Confédération. L’établissement de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) représente une étape essentielle vers une intégration économique plus forte et dynamique au sein de notre région.

Le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo, a exprimé sa satisfaction quant à ce forum de travail, qui vise à positionner le Sahel en tant qu’acteur clé sur la scène africaine et internationale. Dans le même esprit, le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a exhorté les participants à s’engager davantage dans cette démarche collective pour nos trois nations.

Pour le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, cet événement constitue « une nouvelle page de notre histoire partagée que nos enfants reliront avec fierté ». Cette déclaration illustre non seulement la quête de souveraineté retrouvée, mais aussi l’audace d’un avenir repensé, façonné par le Collège des Chefs d’État de la Confédération des États de l’AES. Ces mots puissants rendent hommage à la vision des pères fondateurs de l’AES : le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Chef de l’État du Burkina Faso, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État de la République du Mali, et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger et Chef de l’État.

Le Chef du gouvernement a également souligné que l’intégration africaine pourrait dynamiser notre marché, constitué de 78 millions de consommateurs, tout en renforçant nos tissus industriels et en générant des millions d’emplois pour les jeunes. Il a conclu sur une note optimiste, affirmant : « La création de l’Alliance des États du Sahel, le 16 septembre 2023, marquera un tournant décisif pour tous les Panafricains. »

Zangouna Koné

Sahel: vers la concrétisation de la BCID-AES, la banque d’investissement de la Confédération des États du Sahel

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Confédération des États de l’Alliance du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a annoncé la création d’une nouvelle banque régionale d’investissement qui pourrait transformer le paysage économique de la région.

Nommée Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID AES), cette initiative ambitieuse a été révélée par Alousseni Sanou, ministre malien de l’Économie et des Finances, lors de l’ouverture d’une réunion des experts dédiée à l’opérationnalisation de projets prioritaires au sein de la Confédération.

Cette banque est perçue non seulement comme un instrument de financement, mais aussi comme un symbole fort de la coopération interétatique, répondant à un besoin urgent de développement économique durable. Selon le ministre, « la BCID AES aura pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement d’infrastructures essentielles telles que l’énergie, le transport et l’agriculture. ».

Cette assise stratégique permettra non seulement de forger des partenariats avec des investisseurs nationaux et internationaux, mais également de catalyser des projets innovants qui visent à améliorer les conditions de vie des populations locales. Sanou a également souligné que la création de cette banque n’est pas seulement une décision politique, mais également une réponse pragmatique et stratégique aux défis économiques auxquels fait face la Confédération.

Il a noté que « nos États possèdent un potentiel immense de croissance et de développement », mais qu’il est crucial de renforcer la confiance des investisseurs en démontrant l’engagement et la capacité des États à travailler de manière unie. Il a également précisé que « la suite de l’implantation de la BCID AES dépendra de notre capacité à collaborer efficacement, à établir des structures de gouvernance robustes et à assurer la rigueur et la transparence dans la mise en œuvre des décisions prises », ce qui souligne l’importance d’une gouvernance solide dans le succès de cette initiative.

Notons que cette rencontre des experts sur l’opérationnalisation de la BCID AES sera suivie par une réunion des ministres chargés de l’économie de l’espace confédéral, qui se tiendra demain, jeudi, à Bamako, offrant aux dirigeants l’opportunité de discuter en profondeur des prochaines étapes et de maximiser les synergies entre les différents projets envisagés.

Korotoumou Sylla

Niger: un général Libyen en tourné à Niamey

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, le Président Abdourahamane Tchiani a chaleureusement accueilli le Général de corps d’armée Saddam Haftar, émissaire du Commandant en chef des forces armées libyennes, lors d’une rencontre marquante à Niamey.

Cette rencontre, qui s’est tenue en présence d’une haute délégation de l’état-major libyen, témoigne de l’importance croissante des relations interafricaines et des préoccupations communes en matière de sécurité.

Pendant cette session, les deux parties ont eu l’opportunité d’évaluer les derniers développements régionaux et internationaux qui impactent la sécurité sur le continent, notamment la montée des groupes terroristes et les conflits liés à la migration.

Ils ont également exploré des stratégies innovantes pour renforcer la coopération militaire et sécuritaire entre le Niger et la Libye, visant à créer un réseau efficace de partage des renseignements et de formations conjointes des forces armées.

Le Général Haftar, en tant que figure clé de l’armée libyenne, a transmis les salutations et l’estime du Commandant en chef libyen au Président Tchiani, réaffirmant l’engagement de la Libye à développer ses relations avec le Niger sur divers fronts.

Il a souligné l’importance de l’unité africaine pour lutter contre les défis communs et a proposé des initiatives bilatérales encourager la formation des jeunes militaires nigériens. À l’issue de cette rencontre significative, le Président Tchiani a décerné au Général Haftar l’Ordre du Mérite National, la plus haute distinction honorifique du Niger, en reconnaissance du rôle déterminant joué par les forces armées libyennes dans la lutte contre le terrorisme et leur contribution précieuse au renforcement de la sécurité régionale.

Notons que cette reconnaissance symbolique souligne non seulement l’importance de la coopération militaire, mais également le soutien mutuel que les pays peuvent s’apporter dans un contexte géopolitique complexe. Pour rappel, il reste à voir si la Libye, sous cette nouvelle dynamique de partenariat, rejoindra la Confédération des États du Sahel, où la question de la sécurité est indissociable du développement économique et durable, et où des efforts conjoints pourraient véritablement transformer le paysage de la région.

Korotoumou Sylla

Mali: l’audience concernant les mines de Loulo-Gounkoto, gérées par Barrick Mining, reportée au 2 juin 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’audience concernant les mines de Loulo-Gounkoto, gérées par Barrick Mining, a été reportée au 2 juin 2025. Le tribunal de commerce malien a décidé de renvoyer pour la deuxième fois cette audience, qui vise à déterminer si Barrick Mining doit voir sa participation dans la mine d’or en administration provisoire.

Le 22 mai 2025, le président du tribunal a annoncé que la mine reprendrait ses activités. Le juge Mahamadou Tipou Keita a indiqué à Croissance Afrique que l’État malien avait demandé cet ajournement afin d’examiner la situation plus en détail. 

Le gouvernement Malien selon d’autres sources a également demandé au tribunal de commerce de désigner un administrateur provisoire pour gérer la mine de Barrick, dont la gestion avait été suspendue en janvier en raison d’accusations de non-paiement d’impôts, que Barrick a fermement niées. 

Cette situation délicate met en lumière les tensions croissantes entre le gouvernement malien et la multinationale Barrick, un acteur majeur dans l’industrie minière. Alors que le Mali tente de renforcer ses capacités de régulation et de renégocier les termes de ses contrats, il est devenu évident que l’audience renvoyée n’est qu’un aspect d’un tableau plus large. 

Les enjeux économiques sont énormes, car la mine de Loulo-Gounkoto est considérée comme l’une des plus productives du pays, fournissant non seulement des emplois aux travailleurs locaux, mais également des revenus substantiels pour l’État.

 La décision du tribunal pourrait potentiellement affecter la sécurité de l’emploi de milliers de personnes et avoir un impact significatif sur l’économie régionale. En parallèle, les autorités maliennes ont renégocié des accords avec d’autres multinationales minières, conformément à une nouvelle loi minière.

 Barrick Mining, en revanche, est la seule entreprise à ne pas avoir accepté les nouvelles conditions imposées par le Mali, ce qui a conduit à l’arrestation de certains de ses employés, à la saisie de ses actifs et à la cessation de ses opérations.  

Notons que  ce conflit pourrait également avoir des répercussions sur l’image de la mine aux yeux des investisseurs étrangers, ce qui susciterait des inquiétudes quant à la stabilité politique et aux politiques économiques du pays. 

Moussa KONÉ