Accueil Blog Page 73

Au Nigeria, la Start-up OneDosh mobilise 1,7 milliards de FCFA pour soutenir ses activités 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigéria, la startup innovante OneDosh, qui s’est résolument orientée vers les marchés africains en plein essor, a réussi à lever un impressionnant montant de 3 millions de dollars, ce qui correspond à environ 1,7 milliard de FCFA, lors d’un tour de table de pré-amorçage qui témoigne de la confiance des investisseurs dans son potentiel.

 Cet effort de financement vise à développer une infrastructure mondiale de paiement qui reposera sur l’utilisation des stablecoins, des cryptomonnaies réputées pour leur stabilité par rapport aux autres actifs numériques. Cette levée de fonds ne fait pas seulement écho à la pertinence indéniable de son modèle d’affaires, mais elle souligne également l’intérêt croissant rencontré auprès des investisseurs pour des solutions novatrices qui offrent des alternatives aux circuits financiers traditionnels, souvent critiqués pour leur lenteur, leur coût élevé et leur caractère imprévisible. Plus concrètement, la mobilisation de ces fonds sera stratégiquement allouée à des priorités clairement identifiées qui comprennent, mais ne se limitent pas à, l’ouverture de nouveaux corridors de paiement pour faciliter les transactions, le renforcement des réserves de liquidité afin de sécuriser les flux de capitaux, ainsi que le recrutement de talents clés qui joueront un rôle essentiel dans l’exécution de la vision ambitieuse de l’entreprise.

Fondée par des visionnaires tels que Jackson Ukuevo, Godwin Okoye et Babatunde Osinowo, la société OneDosh a émergé en réponse à un véritable constat, largement partagé par les entrepreneurs, freelancers et divers types d’entreprises œuvrant sur la scène internationale. Ce constat met en lumière des problèmes cruciaux tels que les cartes bancaires qui se retrouvent bloquées sans préavis, les comptes d’utilisateurs qui sont injustement gelés, les délais de règlement excessifs qui provoquent des désagréments majeurs, et les frais élevés qui pèsent sur les transactions financières. Tous ces dysfonctionnements viennent pénaliser de manière particulièrement sévère les économies émergentes ainsi que les corridors de paiement à forte intensité, parmi lesquels se trouve celui qui relie les États-Unis au Nigeria, un axe névralgique pour de nombreux acteurs économiques. Dans ce contexte, l’équipe fondatrice déclare avec conviction : « Nous avons conçu OneDosh comme une réponse directe aux limites du système financier classique », soulignant ainsi leur engagement en faveur d’une transformation nécessaire. L’ambition qui les anime est de créer une plateforme qui connecte de manière fluide les portefeuilles électroniques, les cartes de paiement, et les pays du monde entier, le tout via une infrastructure unique, programmable et interopérable, qui s’avère être capable de faciliter de manière significative les échanges de valeur à l’échelle mondiale, rendant ainsi le processus beaucoup plus accessible et efficace pour tous.

Au cœur du modèle innovant de OneDosh se trouve l’utilisation stratégique des stablecoins comme principal instrument de règlement, une approche qui témoigne d’une compréhension approfondie des dynamiques financières modernes. En s’appuyant sur ces actifs numériques avancés, qui sont adossés à des monnaies fiduciaires, la plateforme ambitionne non seulement de réduire drastiquement les coûts de transaction, mais aussi de minimiser les délais de traitement, qui peuvent souvent être un frein majeur à l’efficacité. Ainsi, elle offre également une prévisibilité essentielle aux utilisateurs, leur permettant de planifier leurs finances avec une clarté bien plus accrue.

D’ores et déjà opérationnelle sur le corridor entre les États-Unis et le Nigeria, qui est reconnu comme l’une des routes de transferts de fonds les plus actives et lucratives au monde, la startup adopte une stratégie pragmatique et méthodique. En effet, elle choisit de tester et d’affiner son modèle sur un marché à forte demande, ce qui lui permet de comprendre les besoins et les préférences des utilisateurs avant de s’étendre à d’autres régions. Pour ce faire, les utilisateurs ont la possibilité d’envoyer et de recevoir des fonds via des cartes virtuelles assurées par des stablecoins, qui sont non seulement compatibles avec des services de paiement courant tels qu’Apple Pay et Google Pay, mais également acceptées sur le réseau Visa, ce qui renforce la praticité du service proposé. Un avantage différenciant majeur réside dans la flexibilité offerte aux bénéficiaires, qui se voient donner le choix de recevoir les fonds soit en stablecoins, en profitant de la stabilité que ces actifs numériques peuvent offrir, soit en monnaie locale, ce qui facilite encore davantage l’utilisation de la plateforme dans divers contextes culturels et économiques.

Dans un contexte économique et social marqué par l’essor fulgurant du travail indépendant à l’échelle mondiale, ainsi que par l’intensification des échanges commerciaux transfrontaliers, il devient évident que les limites des systèmes de règlement traditionnels se révèlent de plus en plus criantes et problématiques. Ces systèmes, souvent lourds et ralentis par des processus bureaucratiques, peinent à s’adapter à la rapidité et à la flexibilité exigées par les nouvelles formes de travail et de commerce.

En réponse à ces défis, les stablecoins émergent comme une alternative crédible et prometteuse, offrant une solution innovante qui allie quasi-instantanéité dans les transactions, coûts considérablement réduits grâce à des infrastructures numériques efficaces, et une stabilisation de la valeur qui rassure les utilisateurs dans un paysage financier souvent volatil et incertain.

Mariam KONE

(Opinion): « Pourquoi une stratégie sans communication est vouée à l’échec? » (Par Kanje Sarah)

1

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un monde en constante évolution, chaque entreprise a besoin d’une stratégie solide pour survivre, car les marchés ne pardonnent plus. Entre concurrence intense, attentes changeantes des clients, technologies disruptives et ressources limitées, une stratégie bien structurée permet à une entreprise de faire des choix éclairés plutôt que de réagir aveuglément aux turbulences.

Cependant, l’histoire regorge d’exemples de stratégies soigneusement élaborées qui ont échoué. Mais pourquoi ? La réponse ne réside pas dans l’exécution, mais plutôt dans la perception.

Les stratégies peuvent sembler parfaites sur le papier, dans les présentations PowerPoint ou dans les rapports détaillés, mais n’avoir qu’un impact minime. Le succès ou l’échec d’une stratégie dépend de la façon dont elle est comprise et intégrée au sein de l’organisation et parmi les parties prenantes.

Refléter la stratégie d’entreprise

Lorsque la compréhension est inégale, même les meilleures stratégies ont du mal à s’imposer. C’est là que la communication passe de la fonction à la capacité. Il ne s’agit pas seulement de campagnes, d’annonces ou de visibilité. Il s’agit de rendre la stratégie claire, crédible et réalisable.

Une stratégie de communication est plus efficace lorsqu’elle reflète la stratégie d’entreprise. Les deux doivent s’efforcer d’exprimer sans ambiguïté ce pour quoi une organisation souhaite être connue, ses priorités et la manière dont elle communique ses intentions au fil du temps. Sans cette clarté, la cohérence s’effrite et même les équipes internes ont du mal à expliquer ce que représente l’organisation. Aucune activité ne peut y remédier. La visibilité n’a d’importance que lorsqu’elle est délibérée et liée à un objectif. Lorsque le positionnement n’est pas clair, les discours sont définis par d’autres et l’influence diminue discrètement.

De toute évidence, la communication stratégique fait le lien entre l’action et la perception. Les organisations agissent et la communication donne un sens à ces actions. Elle relie l’exécution à l’objectif, les preuves à la crédibilité et l’intention à la compréhension. Ce faisant, elle garantit que la stratégie n’est pas seulement visible, mais aussi comprise, crédible et mise en œuvre.

Évoluer avec le temps

Une stratégie de communication doit répondre aux changements de l’environnement commercial interne et externe qui peuvent être occasionnés par l’évolution des publics, des technologies et des attentes du public.  En substance, une stratégie de communication doit être un cadre vivant, et non un script figé. Une stratégie de communication vivante utilise ces informations pour affiner les messages, les canaux et le timing, améliorant ainsi son efficacité au fil du temps. Sa force réside dans sa capacité à s’adapter tout en restant fidèle aux valeurs et aux objectifs fondamentaux dans un monde en rapide évolution.

Le plus grand risque auquel sont confrontées les organisations aujourd’hui n’est pas une communication imparfaite. C’est l’absence de stratégie en matière de communication. Lorsque le positionnement n’est pas clair, l’influence se perd discrètement. Les organisations ont rarement des difficultés parce qu’elles sont inactives. Elles ont des difficultés lorsque leur stratégie n’a pas de voix.

Kanje Sarah est une professionnelle de la communication stratégique qui travaille au sein du département Communication et affaires extérieures de la banque de développement Shelter Afrique. Elle a une formation en communication de masse et en gestion stratégique et contribue au leadership éclairé de Voices of Africa, amplifiant les perspectives africaines sur la stratégie, le développement et la transformation institutionnelle à travers le continent.

Marché financier de l’UEMOA : un outil encore trop limité pour financer le développement

0

Par Harouna Niang
Économiste, ancien ministre

La récente levée de 55 milliards de FCFA par l’État du Mali sur le marché régional des titres publics a relancé le débat sur la capacité du système financier de l’UEMOA à soutenir durablement le développement économique.

Cette opération montre d’abord que le Mali conserve l’accès au marché régional, ce qui constitue un signal positif dans un contexte international tendu. Les investisseurs continuent de prêter, preuve que la signature souveraine du pays reste crédible.

Mais cette lecture optimiste doit être nuancée.

Les taux d’intérêt relativement élevés exigés lors de ces émissions traduisent une prime de risque importante. Autrement dit, les investisseurs font confiance, mais avec prudence. Le marché accepte de financer les États, mais à court terme et à un coût élevé.

C’est là que réside la limite structurelle du marché financier de l’UEMOA : il finance le fonctionnement des États, mais très peu leur développement.

Un marché dominé par le court terme

Aujourd’hui, l’essentiel des émissions porte sur des maturités courtes : bons du Trésor à 3, 6 ou 12 mois, obligations à 3 ou 5 ans. Or, aucun pays ne peut construire son développement sur de telles durées.

Les infrastructures, l’industrialisation, l’énergie, l’agriculture moderne exigent des financements longs, stables et prévisibles, souvent sur 15 à 30 ans. Or, ce type de financement reste quasi absent dans l’UEMOA.

Le résultat est connu : l’État emprunte pour couvrir ses besoins immédiats, sans pouvoir engager de véritables projets structurants.

Un effet d’éviction sur l’économie réelle

Autre conséquence préoccupante : la concentration des banques sur les titres publics. Ceux-ci sont perçus comme sûrs, liquides et rentables, au détriment du crédit aux entreprises.

Cela crée un effet d’éviction :
• moins de financements pour les PME,
• moins d’investissements productifs,
• moins de création d’emplois.

Le marché fonctionne donc, mais il finance davantage le déficit que la croissance.

D’autres pays ont pourtant réussi

L’expérience internationale montre qu’un autre modèle est possible.

En Malaisie, au Chili, en Corée du Sud ou encore au Maroc, le marché financier joue pleinement son rôle de levier de développement grâce à :
• une forte mobilisation de l’épargne longue,
• des fonds de pension puissants,
• des banques publiques de développement actives,
• des maturités longues garanties par l’État.

Ces pays ont compris une chose essentielle :
le marché financier ne se développe pas seul, il se construit par la volonté publique.

Quelles réformes pour l’UEMOA ?

Pour sortir de la logique actuelle, plusieurs réformes s’imposent :
1. Allonger les maturités en développant un véritable marché obligataire à long terme.
2. Mobiliser l’épargne longue, notamment celle des retraites et de la diaspora.
3. Réorienter le crédit vers l’économie productive, au lieu de le concentrer sur la dette publique.
4. Renforcer le rôle des banques publiques de développement, capables de porter des projets structurants.

Une urgence stratégique

La levée de 55 milliards FCFA n’est ni un échec ni une réussite en soi.
Elle révèle surtout les limites actuelles du système.

Le véritable enjeu n’est pas d’emprunter davantage, mais de transformer la finance en moteur de développement.

Tant que le marché financier de l’UEMOA restera dominé par le court terme, la croissance restera fragile et dépendante.

H. Niang

Exclusive Croissance Afrique: Et si Mandiou Simpara était une chance pour la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali?

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’éminent homme d’affaires Mandiou Simpara a annoncé sa candidature avec détermination à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, une institution cruciale pour le développement économique du pays. L’élection des membres consulaires de cette institution, qui joue un rôle significatif dans la représentation des intérêts des entrepreneurs et des industriels malien, est prévue pour le 8 février 2026, un événement qui suscite déjà beaucoup d’intérêt et de discussions au sein des milieux professionnels.

Aujourd’hui, Mandiou Simpara, qui a su se forger une réputation solide dans le domaine des affaires, jouit d’un soutien considérable de la part de divers acteurs influents, notamment celui du Groupement des Commerçants Maliens (GCM), le plus ancien syndicat commercial du pays, qui représente une part significative des commerçants et industriels maliens. Ce soutien important et stratégique fait déjà de lui un candidat de poids pour ces élections, positionnant ainsi Mandiou Simpara comme une figure incontournable dans le paysage économique malien.

Les préparatifs avancent avec une diligence remarquable et un sens de l’urgence palpable pour formaliser la candidature de Mandiou Simpara dans les jours à venir, un moment qui s’annonce crucial et déterminant dans la course qu’il mène. Les diverses dates initialement établies, qui avaient suscité beaucoup d’espoir et d’attente, n’ont malheureusement pas pu être respectées en raison de l’emploi du temps extrêmement chargé du candidat. Ce dernier est en effet marqué par de nombreux déplacements à l’étranger pour des engagements professionnels et diplomatiques qui le tiennent éloigné du pays, ce qui a conduit à un ajustement inévitable des délais.

Plusieurs dates qui étaient prévues pour des annonces importantes ont été repoussées, nécessitant une réévaluation des stratégies de communication. Selon un membre bien informé de sa direction de campagne, il ne s’agira pas d’un lancement conventionnel classique et prévisible ; au contraire, cette candidature promet de se traduire par une adhésion massive d’hommes d’affaires influents et de partenaires stratégiques autour de la candidature et du programme ambitieux de cet éminent opérateur économique, reconnu et respecté à l’échelle internationale pour ses contributions significatives et son expertise dans son domaine.

Soutien indéfectible des acteurs syndicaux à la Candidature de Mandiou Simpara

Mandiou Simpara, ayant pris la relève à mi-parcours du mandat de son prédécesseur Youssouf Bathily, se positionne sur la liste de la section commerce dans le cadre de l’élection des membres consulaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), qui aura lieu le 8 février 2026. À la lumière de l’importante et ambitieuse feuille de route qui sera mise en avant dans les jours à venir, le choix des figures les plus éminentes du paysage entrepreneurial malien ne pouvait être plus judicieux que d’opter pour le président sortant de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, dont l’expertise et le leadership sont largement reconnus.

Aussi, le 31 décembre 2025, la commune de Djélibougou, située dans le sixième arrondissement du district de Bamako, a été le théâtre d’une assemblée générale organisée par le Groupement des commerçants maliens (GCM), qui demeure le plus ancien syndicat de commerçants de notre pays, érigé en 1947. Cette assemblée, d’une grande importance stratégique, visait à « apporter un soutien ferme et unanime à la candidature de Mandiou Simpara », illustrant la solidarité et l’unité des acteurs économiques maliens autour de cette candidature. Cette initiative significative a été soigneusement planifié et ménéé par El Hadj Bélinké Simpara, un quadragénaire respecté, chef de village à Banamba, qui s’investit activement dans les affaires du Groupement des commerçants maliens, renforçant ainsi l’engagement et l’enthousiasme autour de cette candidature porteuse d’espoir pour l’avenir commercial du Mali.

Ce soutien unanime, qui provient de cette organisation faîtière regroupant les plus grands commerçants du Mali, témoigne de la solidarité et de l’engagement collectif des membres du GCM. En effet, ce consensus fort et affiché révèle que ces acteurs économiques influents se rallient résolument derrière Mandiou Simpara, un homme reconnu non seulement pour son expérience approfondie dans le secteur commercial, mais également pour sa vision éclairée et sa capacité à anticiper les défis à venir. Sa candidature à l’élection consulaire prévue le 8 février 2026 est perçue comme une opportunité de promouvoir un changement positif et de revitaliser le paysage commercial malien, ce qui suscite un élan d’optimisme parmi les membres de cette organisation.

Secteurs du commerce, de l’industrie et les services comme leviers centraux de son bilan en trois ans

Cette candidature Mandiou Simpara est le fruit d’une détermination profonde et inébranlable à mener à bien le vaste projet qu’il a entrepris avec passion et vision au cours des trois dernières années, période pendant laquelle il a eu l’honneur de diriger cette institution consulaire. Ce projet ambitieux englobe notamment une série de réformes institutionnelles soigneusement élaborées et mises en œuvre avec l’objectif précis de transformer la Ccim pour qu’elle devienne l’un des outils les plus modernes et les mieux adaptés aux réalités et aux défis du secteur privé national. En outre, cette initiative vise également à conférer une crédibilité accrue et un prestige renouvelé aux Chambres consulaires maliennes, leur permettant ainsi d’affirmer leur place et leur influence tant au niveau sous-régional qu’au niveau régional, tout en renforçant les liens entre les acteurs économiques nationaux et les autres partenaires commerciaux à l’échelle internationale.

En plus de l’expertise technique des nombreuses figures éminentes qui l’entourent, le président sortant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) jouit de l’appui du gratin du monde des affaires malien, un soutien qui renforce encore sa position en tant que candidat incontournable pour le scrutin à venir. Industriels, pétroliers, transporteurs, commerçants, ainsi que d’autres acteurs majeurs des trois secteurs vitaux que sont le commerce, l’industrie et les services, constituent un réseau solide de partenaires influents. Ces électeurs potentiels et candidats éligibles au scrutin du 8 février prochain, qui ont déjà manifesté leur intention de voter, affichent clairement leur fidélité envers sa candidature. La convergence de ces forces dynamiques et engagées illustre non seulement le poids de son influence, mais également les espoirs reposant sur sa capacité à guider le pays vers un avenir économique prospère et durable.

Le président Madiou Simpara, qui est incontestablement une figure emblématique et influente du monde des affaires, n’est plus à présenter. Cet homme remarquable a débuté sa carrière professionnelle modestement, partant du bas de l’échelle dans le domaine du petit commerce, un secteur où l’initiative personnelle et la détermination peuvent souvent faire toute la différence. Grâce à son esprit d’entreprise et à sa vision stratégique, il a réussi à se hisser avec succès à la tête d’un conglomérat impressionnant d’entreprises et d’usines, constitué de manière astucieuse pour former un véritable empire financier. Aujourd’hui, il n’est pas seulement le PDG des Établissements Mandiou Simpara (EMS), mais aussi une figure incontournable et respectée du secteur privé au Mali et au-delà. Son talent indéniable pour les affaires, couplé à son charisme et son sens aigu du leadership, lui a permis de créer les conditions propices au rayonnement et à la prospérité de ses propres entreprises. De plus, il a marqué de son empreinte indélébile les années passées à la tête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), une institution clé qui joue un rôle vital dans le développement économique du pays, faisant de lui un acteur central dans les dynamiques économiques et commerciales du Mali moderne.

Une Croissance exponentielle des PME/PMI EN TROIS ANS


La direction de campagne, sous la présidence de Boubacar Tandja, troisième vice-président de la Ccim et président du Groupe Tandja, commerçant et industriel de renommée internationale, se compose de figures éminentes du secteur économique malien. Parmi elles, on retrouve notamment Mamadou Tiény Konaté, l’éminence grise du monde des commerçants, ancien PDG de l’ACI -2000 et président du Collège transitoire de la Ccim en 2012, ainsi que Bakary Issa Kéita, Amadou dit Dembourou Bocoum, Cheick Oumar Sacko, Jean Dakouo, Dr. Cissé Djita Dème, Baseydou Sylla, Ibrahima Diawara Stones, qui figurent parmi les membres influents du secteur privé et du directoire de campagne de Mandiou Simpara.

Les Entreprises de Moyenne et Petite Taille (EMS) se sont lentement mais sûrement imposées au cours des trois dernières décennies, s’érigeant en acteurs incontournables dans tous les secteurs économiques au Mali ainsi que dans la vaste sous-région. Leur présence est devenue particulièrement marquée dans divers domaines tels que le commerce général, où elles se spécialisent dans une gamme variée de produits allant des appareils électroménagers aux motocyclettes, sans oublier les pièces détachées et les textiles traditionnels comme le Bazin, qui jouent un rôle essentiel dans la culture malienne. De plus, ces entreprises jouent un rôle clé dans la logistique, en facilitant le transport et la distribution, et dans le secteur des hydrocarbures, contribuant à l’approvisionnement en énergie nécessaire à l’économie. En outre, elles sont également actives dans le domaine du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP), où elles participent à des projets de construction et d’infrastructure critique.

Au regard de son expérience impressionnante et de son bilan exceptionnel, qui s’est solidement construit au cours des trois dernières années, il est permis d’affirmer sans ombre d’hésitation que Madiou Simpara représente non seulement le profil idéal que la Chambre de commerce et d’industrie du Mali recherche activement, mais constitue également une véritable opportunité exceptionnelle pour l’avenir et la prospérité de cette institution. Fort de ses compétences inestimables et de sa connaissance approfondie du marché local, Madiou Simpara est en mesure d’apporter des contributions significatives et stratégiques, favorisant ainsi le développement durable et l’innovation au sein de la communauté commerciale malienne.

Notons que leur engagement ne s’arrête pas là, car elles s’investissent également dans le secteur des équipements d’énergie solaire, répondant ainsi à une demande croissante pour des solutions énergétiques durables, et dans l’industrie de l’eau et des boissons gazeuses, qui sont essentielles pour le bien-être de la population. Ces EMS, avec leur diversité d’activités, incarnent véritablement la dynamique de l’économie malienne moderne.

Daouda Bakary KONÉ

Mali: 19 conventions stratégiques signées pour 45 millions USD visant à  soutenir l’autonomisation des jeunes 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités gouvernementales s’engagent de manière croissante dans le projet ambitieux appelé FIER 2, qui a pour objectif principal l’autonomisation de la jeunesse, un enjeu crucial pour l’avenir socio-économique du pays. Cette initiative vise à doter les jeunes d’outils et de ressources nécessaires pour favoriser leur développement personnel et professionnel. 

Dans ce cadre, le gouvernement a récemment franchi une étape déterminante dans la mise en œuvre de ce projet innovant grâce à la signature de pas moins de 19 conventions de partenariat qui se sont déroulées le lundi 19 janvier 2026. Cet événement marquant a été dignement présidé par Drissa Guindo, Secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui agissait en tant que représentant de la ministre Oumou Sall Seck, soulignant ainsi l’importance accordée à cette initiative. 

Toutefois, ces partenariats sont conçus pour renforcer la collaboration entre le gouvernement et divers acteurs économiques, et ils devraient permettre d’améliorer les opportunités pour les jeunes Maliens, en leur donnant accès à des formations pertinentes et à des emplois susceptibles de stimuler leur intégration dans le tissu économique national.

Par ailleurs, ces accords, élaborés et dirigés de manière collaborative avec le soutien précieux du Fonds international de développement agricole (FIDA), visent non seulement à structurer de manière optimale la coopération avec les divers partenaires d’exécution, mais également à renforcer de manière significative et tangible le démarrage concret du projet sur le terrain. Avec un montant global impressionnant excédant les 25 milliards de francs CFA, équivalant à environ 44,8 millions de dollars, ces conventions ne sont pas de simples documents : elles symbolisent véritablement le lancement effectif et déterminant de la mise en œuvre du programme élaboré. 

Selon les déclarations du ministère concerné, elles s’inscrivent parfaitement dans la continuité des politiques nationales déjà établies relatives à l’emploi et à la formation professionnelle, et s’alignent sur les objectifs ambitieux de la nouvelle Stratégie nationale de l’entrepreneuriat, qui vise à dynamiser le secteur et à stimuler les initiatives entrepreneuriales à tous les niveaux de la société.

Aussi, l’objectif primordial de cette initiative est de favoriser l’orientation professionnelle, la formation adéquate, ainsi que le financement réfléchi des diverses initiatives économiques qui sont portées avec dynamisme par la jeunesse rurale. Ce projet a été lancé à Sikasso en mars 2024, grâce à l’appui technique et financier substantiel fourni par le Fonds international de développement agricole (FIDA), qui témoigne d’un engagement fort en faveur du développement rural.

 Avec le temps, le projet FIER 2 s’est progressivement étendu à l’ensemble des régions rurales, permettant ainsi de toucher un plus grand nombre de jeunes porteurs de projets. 

Notons que ce projet met également un accent particulier sur l’autonomisation des jeunes femmes, qui représentent un impressionnant 40 % des bénéficiaires, soulignant ainsi l’importance de l’inclusion et de l’égalité des sexes dans le développement économique des communautés rurales. Par extension, cette approche vise non seulement à améliorer les conditions de vie des jeunes, mais aussi à dynamiser l’économie locale et à promouvoir un avenir durable pour les générations à venir.

Korotoumou Sylla

BUDGETS NATIONAUX DES ETATS MEMBRES DE L’UEMOA EN 2026 : la Côte d’Ivoire et le Sénégal en vedette

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Les budgets pour l’année 2026 des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) illustrent de manière significative une dynamique soutenue d’expansion des dépenses publiques. Ce phénomène constitue non seulement un reflet des ambitions économiques différenciées que chaque pays aspire à réaliser, mais il témoigne également d’un objectif commun vers la consolidation de la croissance économique, le renforcement indispensable des infrastructures et la stabilisation rigoureuse des cadres macroéconomiques dans la région.

L’analyse comparative de ces budgets permet de mettre en évidence un écart considérable entre les différentes économies impliquées, avec la Côte d’Ivoire se positionnant largement en tête du peloton et la Guinée-Bissau, malheureusement, fermant la marche à la traîne. En tête de ce classement, la Côte d’Ivoire réaffirme de manière indiscutable son statut de locomotive économique de cette Union, grâce à un budget pour 2026 fixé à la remarquable somme de 17 350,2 milliards FCFA. Ce budget reflète non seulement la volonté de l’exécutif ivoirien de maintenir une trajectoire d’investissement robuste, mais aussi d’affirmer son engagement envers le développement économique durable, avec une progression impressionnante de 13,1 %. Ce niveau de budget conséquent place la Côte d’Ivoire de manière très largement en tête du classement, soulignant ainsi son rôle essentiel dans le dynamisme économique de la région et son potentiel à inspirer les autres pays membres de l’UEMOA.

En deuxième position, le Sénégal, qui se distingue comme la deuxième puissance économique au sein de l’Union, affiche un niveau de dépenses ambitieux établi à 7 433,9 milliards FCFA pour l’année 2026, illustrant ainsi ses efforts constants pour stimuler son développement économique et social. Comparées aux dépenses de l’année précédente, celles-ci connaissent une progression significative de 12,4 %, ce qui représente une augmentation substantielle de 819,1 milliards FCFA, témoignant de la volonté du pays de renforcer ses investissements dans divers secteurs clés. Le Burkina Faso, quant à lui, occupe la troisième place avec un budget prévisionnel pour 2026 de 3 918,3 milliards FCFA, affichant une progression de 4,15 % par rapport à 2025, ce qui souligne une volonté de maintenir une dynamique de croissance malgré les défis économiques.

Le déficit budgétaire, attendu à hauteur de 486,8 milliards FCFA, reste contenu à 2,6 % du PIB, respectant ainsi les critères de convergence fixés par l’UEMOA, ce qui est essentiel pour la stabilité économique de la région. Le Bénin suit de près avec un niveau de dépenses projetées de 3 784 milliards FCFA, et sa stratégie économique s’articule résolument autour de la croissance durable et de la promotion de la justice sociale. Ce projet de budget s’inscrit dans un contexte où la croissance économique est projetée à un impressionnant 7,5 %, chiffres soutenus par un secteur agricole qui devient de plus en plus dynamique. Cette dynamique est en grande partie dûe à la mécanisation progressive des exploitations agricoles, à l’accès accru aux intrants de qualité, au renforcement des services de conseil agricole, ainsi qu’aux investissements avisés dans la maîtrise des ressources en eau, tous ces éléments visant à assurer non seulement une sécurité alimentaire mais également à stimuler l’économie nationale dans son ensemble.

Le Mali, un pays situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, arrive en cinquième position dans le classement des nations en termes de dépenses publiques, avec des montants inscrits dans le budget s’élevant à un impressionnant total de 3 578,2 milliards FCFA. Ce chiffre représente une progression significative de 11 %, témoignant des efforts soutenus du gouvernement pour renforcer ses capacités financières et répondre aux besoins croissants de sa population. Pour l’année 2026, le pays prévoit une réduction de son déficit budgétaire d’environ 10 % par rapport à l’exercice précédent de 2025, visant ainsi à atteindre un déficit plus prudente s’élevant désormais à 520 milliards FCFA.  

Quant au Niger, il se situe à un niveau de dépenses publiques totalisant 2 922,22 milliards FCFA, ce qui montre une intensification des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer les services publics et répondre aux besoins socio-économiques de ses citoyens. Cependant, le pays fait face à un solde budgétaire négatif considérable de 424,98 milliards FCFA, ce qui souligne la complexité des défis économiques qu’il rencontre. Les autorités nigériennes inscrivent cette trajectoire de dépenses dans le cadre d’une stratégie globale de stabilisation qui ambitionne de favoriser une relance graduelle de l’économie, tout en naviguant dans un environnement institutionnel encore très marqué par des contraintes sécuritaires et budgétaires. Ces défis soulignent la nécessité pour le pays de trouver des solutions innovantes et durables afin de garantir un développement économique stable et inclusif.

Le Togo, avec son budget équilibré de 2 751 milliards FCFA, se positionne fièrement à la septième place sur l’échiquier régional, affichant une augmentation significative de 14,8 % par rapport aux années précédentes. Cette dynamique positive ne se limite pas à des chiffres; elle témoigne d’une volonté affirmée et résolue de la part des autorités togolaises de stimuler des investissements publics stratégiques. Ces efforts s’articulent autour de trois priorités principales qui sont cruciales pour le développement du pays : d’une part, l’inclusion sociale, visant à garantir que tous les citoyens, sans exception, aient accès aux ressources et aux opportunités nécessaires pour s’épanouir; d’autre part, la transformation économique, qui aspire à diversifier l’économie et à renforcer l’industrie locale pour réduire la dépendance aux importations; enfin, le renforcement de l’État, de la sécurité et de la gouvernance, essentiel pour établir un environnement stable et propice à la prospérité socio-économique.

Notons qu’à l’autre extrémité du classement, la Guinée-Bissau termine avec un budget fixé à 530,69 milliards FCFA, une somme qui, bien que nettement inférieure à celle du Togo, soulève des enjeux significatifs. Ce projet de budget, adopté par le gouvernement de transition dans un contexte d’incertitude, se caractérise par un déficit préoccupant de 79,78 milliards FCFA, reflétant les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière de gestion financière et de développement.

MARIAM KONÉ

Au Mali, la CMSS se dote d’un budget en hausse d’environ 378, 163 millions de dollars en 2026

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) a tenu, les travaux des sessions ordinaires de son Conseil d’administration, le jeudi 15 janvier 2026. À l’issue de cette réunion, les administrateurs ont annoncé avec une certaine fierté que le budget prévisionnel de l’année 2026 est fixé en recettes comme en dépenses à 211,015 milliards de FCFA (environ 378, 163 millions de dollars , ce qui représente une hausse de 7,36 % par rapport au budget de 2025.

Cet événement, qui s’est déroulé dans le cadre sérieux et solennel des responsabilités économiques du pays, a attiré l’attention de divers acteurs du monde économique et social, reflétant l’importance cruciale de la sécurité sociale pour le bien-être des citoyens maliens. Cette augmentation significative illustre non seulement la volonté de la CMSS de mieux répondre aux besoins de la population, mais aussi le dynamisme économique du Mali, qui vise à consolider ses systèmes de protection sociale tout en s’efforçant de faire face aux défis contemporains. Par ailleurs, ces deux réunions statutaires se consacrent à l’analyse des activités administratives et financières de l’exercice 2024, ainsi qu’à l’étude et à l’adoption des projets de budget et de plans d’actions pour 2026 de la CMSS et de la délégation de gestion de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Durant ces deux jours, les onze administrateurs présents examineront divers points cruciaux, notamment l’adoption des procès-verbaux des sessions précédentes du Conseil d’administration de la CMSS et de la délégation de gestion de l’AMO ; l’examen et l’adoption du compte de gestion et du rapport du commissaire aux comptes concernant les états financiers de la CMSS au titre de l’exercice 2024 ; ainsi que l’examen du rapport d’activités et de l’état d’exécution du budget et du plan d’actions de la CMSS et de la délégation de gestion de l’AMO au 31 décembre 2024.

Dans le cadre des sessions budgétaires, les administrateurs examineront et adopteront également les projets de budget et les plans d’actions 2026 de la CMSS, ainsi que ceux relatifs à la délégation de gestion de l’AMO. Ainsi, le projet de budget 2026 de la CMSS, élaboré conformément aux normes de la CIPRES, est fixé tant en recettes qu’en dépenses à 211,015 milliards de FCFA, représentant une hausse de 7,36 % par rapport au budget de 2025. Selon la présidente du Conseil d’administration, ce budget est principalement destiné au règlement des dépenses techniques, notamment les pensions, aux missions de recouvrement des ressources et de paiement des prestations, ainsi qu’aux autres activités visant à atteindre les objectifs de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS). Ainsi, le projet de budget 2026 s’inscrit dans le cadre du renforcement de la protection sociale à travers un programme d’activités visant, entre autres, à assurer le suivi des carrières et des cotisations des assurés, à optimiser le recouvrement des recettes, à liquider les droits à pension dans les délais impartis, à contribuer à la pérennisation des régimes et des branches, à renforcer la gouvernance et la gestion administrative, à améliorer le système d’information et à accroître la qualité des services offerts aux assurés. En ce qui concerne la délégation de gestion de l’Assurance Maladie Obligatoire, le budget adossé à la dotation technique est fixé à 45,560 milliards de FCFA, marquant ainsi une augmentation de 5,10 % par rapport au budget de 2025.

Notons qu’à la fin des travaux le président du conseil d’administration a exprimé sa pleine satisfaction quant aux résultats obtenus dans la gestion des pensions et de la délégation de l’AMO. Toutefois, le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a mis en exergue que le maintien de ces performances en 2025 ouvre des perspectives prometteuses pour l’année 2026, et ce, malgré un contexte socioéconomique caractérisé par une reprise économique encore hésitante après plusieurs années de crises mondiales.

Daouda Bakary KONÉ

Burkina Faso : IAmGold annonce 165 millions USD destinés à moderniser la mine d’or d’Essakane en 2026

0
Iamgold Essakane Burkina Faso

(CROISSANCE AFRIQUE)Au Burkina Faso, la société minière canadienne Iamgold prévoit un investissement substantiel d’environ 165 millions de dollars dans le développement et la modernisation de sa mine d’or d’Essakane, une initiative imminente prévue pour l’année 2026. Ces fonds, conséquents et stratégiques, seront principalement orientés vers la réalisation de travaux de maintenance essentiels, dans un contexte où la production annuelle de ce site, qui est le plus grand complexe d’exploitation aurifère du pays, est anticipée à atteindre une performance remarquable de 440 000 onces d’or.

Selon les informations fournies par la société, ce budget alloué ne se limitera pas seulement aux aspects généraux de l’entretien, mais couvrira également des opérations spécifiques telles que le décapage des stériles. Il convient de souligner que les stériles, qui sont des minerais dépourvus de valeur commerciale pour une mine, sont des matériaux dont l’extraction est nécessaire pour faciliter l’accès précieux aux gisements exploitables, permettant ainsi d’optimiser les rendements. En plus de cette opération cruciale, le plan d’investissement inclut également la mise en œuvre de travaux d’exploitation pour une nouvelle fosse sur le site, visant à accroître la capacité d’extraction. De plus, le remplacement de certains équipements miniers vétustes est prévu afin d’optimiser l’efficacité opérationnelle, garantissant ainsi que la mine d’Essakane puisse continuer à fonctionner à un niveau optimal tout en répondant aux exigences modernes de l’industrie minière.

À travers ces investissements stratégiques et ciblés, Iamgold entend maintenir une production d’or comprise entre 400 000 et 440 000 onces pour l’année 2026, un niveau qui s’avère comparable aux ambitieux objectifs qu’elle a fixés pour l’année 2025. Il est important de noter qu’à l’issue de cet exercice financier, la compagnie a en effet déclaré une production totale de 427 000 onces d’or, ce qui représente une baisse significative par rapport aux 454 000 onces enregistrées l’année précédente, en 2024. Cette diminution de la production suscite néanmoins des interrogations sur la stratégie de l’entreprise et sur les défis auxquels elle pourrait faire face dans un secteur minier en constante évolution. À ce stade, et malgré une attention particulière de la part des investisseurs et des parties prenantes, Iamgold n’a pas encore précisé les modalités de financement des investissements annoncés, laissant planer un certain flou quant à l’origine des fonds nécessaires pour soutenir ses projets futurs.

Dans l’attente de précisions supplémentaires qui pourraient apporter des éclaircissements importants, il est essentiel de rappeler que l’État burkinabé détient désormais 15 % des parts du projet depuis juin 2025, conformément aux exigences et dispositions du code minier qui a été révisé en 2024 afin d’encadrer les activités minières dans le pays. Cela représente une évolution significative du paysage minier national, avec une volonté manifeste de l’État d’augmenter son influence et sa participation dans les projets d’extraction. Iamgold conserve ainsi les 85 % restants, mais cette dynamique pourrait impacter les futures décisions stratégiques de l’entreprise et son approche sur le terrain.

Abdoulaye KONÉ

Secteur minier au Mali : la production industrielle baisse en 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)Au Mali, la production totale des mines industrielles d’or devrait connaître une diminution de 22,9 % en 2025, selon des chiffres provisoires du ministère des Mines relayés par Reuters à la fin de la semaine dernière. Ces données, si elles se confirment lors des publications définitives, marqueraient une deuxième année consécutive de déclin depuis 2023.

D’après les informations fournies, les mines industrielles d’or du Mali affichent une production cumulée de 42,2 tonnes pour l’année 2025. Ce niveau est nettement inférieur aux 54,8 tonnes et 66,48 tonnes enregistrées respectivement en 2024 et 2023. Ce recul s’explique principalement, apprend-on, par la fermeture du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, sur fond de différend entre son opérateur canadien Barrick Mining et l’État malien. Plus grande mine d’or du pays ces dernières années, Loulo-Gounkoto a effectivement vu ses opérations s’interrompre en janvier 2025, dans un contexte d’escalade des tensions entre son propriétaire et les autorités maliennes. Placée sous administration provisoire en juin à la requête de l’État, la mine n’aurait livré au total que 5,5 tonnes d’or pour l’exercice, contre 22,5 tonnes en 2024. Outre Loulo-Gounkoto, le Mali abrite également d’autres mines industrielles majeures, notamment Fekola (B2Gold) et Sadiola (Allied Gold).

La publication des données définitives sera cruciale pour apprécier pleinement les dynamiques de production en 2025 et leurs répercussions sur l’économie malienne. Pilier de l’activité économique du pays, le secteur extractif, dominé par l’or, représentait 76,5 % des exportations et 9,2 % du PIB en 2022, selon l’ITIE-Mali. Pour 2025, la Banque Africaine de Développement (BAD) anticipait une croissance de 5,3 %, notamment « stimuliée par les activités extractives ». À ce stade, les perspectives de production pour 2026 n’ont pas encore été dévoilées. Néanmoins, de récents développements concernant le dossier de Loulo-Gounkoto laissent présager une éventuelle reprise des opérations par Barrick. En effet, le groupe canadien et l’État malien ont scellé un accord en novembre 2025 pour résoudre leur différend, né des réformes minières initiées ces dernières années, notamment l’adoption du Code minier de 2023.

Bien que certaines avancées aient été rapportées, allant du versement de plusieurs centaines de millions de dollars à Bamako pour des arriérés jusqu’à la reprise du contrôle opérationnel de la mine par Barrick, peu de détails officiels ont jusqu’à présent filtré sur la mise en œuvre concrète de l’accord. Il conviendra de suivre de près les prochaines communications, en particulier la publication des perspectives annuelles de la compagnie, pour obtenir davantage de précisions. Pour rappel, il convient de souligner que Loulo-Gounkoto, une des mines emblématiques du secteur minier malien, n’avait pas été incluse dans les prévisions annuelles de production de Barrick pour l’année 2025. Cette omission pourrait avoir des conséquences significatives sur les perspectives économiques de la région, car une reprise effective des opérations sous la houlette du groupe pourrait s’avérer décisive pour la production aurifère du Mali.

Notons que cette reprise est non seulement essentielle pour renforcer la position de la mine au sein du marché, mais elle pourrait également influencer positivement le chiffre d’affaires de l’entreprise et l’emploi local. Par ailleurs, il est important de noter que cette situation demeurera également dépendante des performances des autres mines industrielles en activité dans le pays, qui jouent un rôle crucial dans la stabilité et la croissance du secteur minier au Mali. Ainsi, la synergie entre ces différentes exploitations pourrait déterminer la trajectoire future de la production aurifère dans cette région riche en ressources.

Moussa KONE

IMPACT 2025-2030 de l’UEMOA (FOCUS) : Une nouvelle impulsion vers la « Vision 2040 »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)Face à des défis majeurs liés, entre autres, au contexte sécuritaire, à l’emploi des jeunes et aux crises géopolitiques, la Commission de l’UEMOA, Organe exécutif de l’Union, doit coordonner les réponses idoines et se projeter sur l’avenir. C’est dans ce contexte que la Commission de l’UEMOA a pris l’initiative de la formulation d’une Vision pour l’Union et d’un nouveau Plan Stratégique pour mieux mener ses actions. En effet, le plan stratégique 2025-2030 constitue une nouvelle impulsion vers la vision 2040 de la commission de l’UEMOA.

30 ans après sa création, l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) est unanimement saluée comme un modèle d’intégration réussi en Afrique, sous la direction d’Abdoulaye Diop, président de la commission de l’Union. Aussi, des piliers fondamentaux de l’intégration, tels que la monnaie commune, le pacte de convergence, le Tarif extérieur commun, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens, sont en place..  En croisant deux déterminants majeurs de l’avenir de l’Union, l’engagement communautaire des États membres, d’une part, et le niveau de transformation structurelle des économies de l’Union, d’autre part, quatre (4) scenarii ont été envisagés pour l’Union à l’horizon 2040: Le scenario 1, dit le déplacement des lianes, décrit un contexte défavorable caractérisé par un enthousiasme moindre des États membres pour le projet communautaire et une transformation structurelle en panne des économies de l’Union. Dans ce contexte, les échanges intracommunautaires baissent, le niveau d’industrialisation et le déficit commer-cial se dégradent. En 2040, l’Union est dans une situation très fragile, marquée par des insécurités multiples et sa pérennité est menacée. Le scenario 2, dit le fil du rasoir, décrit une situation proche du statuquo, caractérisée par un engagement communautaire des. États membres de l’UEMOA qui s’effrite et une transformation structurelle lente des économies de l’Union.

Dans ce contexte, l’industrialisation de l’UEMOA peine à décoller, les échanges communautaires stagnent et la balance commerciale demeure fortement déficitaire. En 2040, la zone UEMOA est dans une situation fragile et est progressivement perçue comme un doublon superflu de la CEDEAO. Le scenario 3, dit le vol des grues couronnées, décrit la situation favorable d’un engagement communautaire réaffirmé des États membres et de l’accélération de la transformation structurelle des économies de l’Union. Une des locomotives de cet élan nouveau, la Commission impulse des politiques de compétitivité, et notamment promeut la mise en place d’un cadre macroéconomique favorable à l’investissement, le développement des infrastructures et la baisse des coûts des facteurs de production, l’émergence de pôles énergétiques et industriels, ainsi que le développement de chaînes de valeur régionales. La croissance est soutenue, des industries diversifiées valorisant les matières premières se développent au profit de la souveraineté alimentaire, de l’emploi et de l’aménagement du territoire régional. Aussi, l’industrialisation décolle, les échanges intracommunautaires s’accélèrent (de 13% à 30% du total des échanges) et la balance commerciale de l’Union est proche de l’équilibre. En 2040, I’UEMOA s’insère dans une trajectoire de croissance forte et durable et conforte sa position de modèle d’intégration en Afrique.

Le scenario 4, dit l’aigle majestueux, décrit la situation vertueuse d’un engagement communautaire renforcé des États membres, combiné à une transformation structurelle accélérée des économies régionales. Locomotive de cet élan nouveau et bénéficiant d’un appui fort des États, la Commission met en œuvre des politiques de compétitivité qui boostent la prospérité régionale: convergence économique, baisse du coût des facteurs de production, croissance des investissements, pôles régionaux de compétitivité, accès privilégié au marché commun pour le made in UEMOA. L’industrialisation et les échanges communautaires se développent, portés par des chaînes de valeur régionales intégrées et la balance commerciale s’équilibre. En 2040, I’UEMOA s’insère dans un cercle vertueux de croissance forte et durable, qui bénéficie aussi à la CEDEAO dont elle devient le véritable moteur. Ainsi, la Commission de l’UEMOA s’est projetée pour 2040 en faveur du scenario 3, le vol des grues couronnées, pour lequel elle dispose des leviers d’action les plus directs et qui constituera une étape vers le scenario 4. A son tour, la Vision UEMOA 2040 est dès lors déclinée comme suit: L’UEMOA, un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l’Afrique, avec une position stratégique consolidée dans le monde.

Par ailleurs, le Plan Stratégique 2025-2030 de la Commission représente un jalon essentiel dans le processus de réalisation de la Vision 2040 de l’UEMOA. Afin de renforcer la place de I’UEMOA en Afrique et dans le monde, et offrir des perspectives durables et désirables à une population, notamment jeune en attente de signaux forts, il apparaît essentiel d’accélérer la transformation structurelle des économies de l’UEMOA. Cependant, les principaux atouts de l’Union avec, entre autres, un capital naturel riche, une position géographique avantageuse, une main-d’œuvre abondante, une intégration en marche, ne sont pas pleinement valorisés dans l’environnement économique actuel.

Le tissu d’acteurs privés, peu dense et principalement constitué de petites entreprises, est fortement contraint par l’environnement des affaires, dont le coût prohibitif et la rareté des facteurs de production. Un choc de compétitivité apparait indispensable pour créer des conditions plus favorables et faire de l’UEMOA un espace régional véritablement attractif pour l’investissement privé. Afin d’assurer cette transition d’un modèle peu créateur de valeur, dominé par l’économie informelle, à un modèle industrialisé et compétitif, tirant le plein potentiel des richesses de la zone, I’UEMOA devra bâtir des chaînes de valeurs régionales intégrées et å forte valeur ajoutée dans les secteurs dans lesquels elle dispose d’atouts concurrentiel. La diminution des exportations de produits bruts et leur transformation locale dans ces chaînes de valeur régionales constitueront un levier important de souveraineté, d’équilibre budgétaire et de création d’emplois. À l’horizon 2030, la Vision de la Commission est d’être Une Institution agile, locomotive de l’approfondissement de l’intégration et de la transformation structurelle des économies de l’UEMOA. ». Afin de pouvoir réaliser sa vision, le Plan Stratégique est conçu autour de 5 axes qui se déclinent en 12 programmes: un axe central avec 3 programmes sectoriels, pour développer les écosystèmes de production qui seront le socle et les moteurs de croissance d’une UEMOA compétitive en 2040.

Le diagnostic stratégique de l’UEMOA a mis en exergue 13 écosystèmes à fort potentiel, couvrant les principaux pans de l’économie en l’occurrence les chaînes de valeur agro-industrielles, les industries légères et extractives ainsi que les services à valeur ajoutée. Pour favoriser le développement de ces 13 écosystèmes, la Commission de l’UEMOA se positionnera comme un catalyseur au niveau régional, rassemblant les principaux acteurs des filières de ces écosystèmes (secteur privé, Administrations nationales et institutions régionales, partenaires internationaux) autour d’une vision partagée, d’un programme régional et d’un dialogue continu pour sa mise en œuvre. Cet axe comprend trois programmes: Agro-industries, Industries légères et extractives et Services à valeur ajoutée. Dans ces écosystèmes, la Commission se positionnera, non plus seulement comme un laboratoire de conception de politiques d’intégration, mais également comme un laboratoire et un modèle avancé de leur mise en œuvre.

Pour cela, 3 axes supports appuieront le développement de ces écosystèmes: un axe « Infrastructures » avec 4 programmes, un axe Développement humain et citoyenneté constitué d’un programme et un axe Fondements de l’intégration de trois 3 programmes. L’axe Infrastructures » permettra de mieux connecter les zones de production et les marchés de l’UEMOA, favorisera une baisse sensible du coût des facteurs de production (énergie, logistique…) et facilitera l’accès au foncier industriel, notamment à travers des zones industrielles dédiées. Dans ce cadre, 18 grands travaux d’infrastructures de I’UEMOA ont été identifiés, dont la Commission appuiera la préparation et la mise en œuvre à travers 4 programmes: Transports, Infrastructures industrielles et agricoles, Énergie et Numérique. L’axe « Développement humain et citoyenneté vise le renforcement du capital humain de l’UEMOA. Articulé en un grand programme, il comprend quatre volets: l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, la santé et la protection sociale, la promotion de l’égalité des genres et la jeunesse et la citoyenneté.

Il contribuera en particulier au développement dans l’Union d’un capital humain de qualité pour le développement des écosystèmes de production. L’axe Fondements de l’intégration couvre les missions de base de la Commission, à savoir la mise en place d’un marché commun et l’harmonisation des politiques économiques, auxquelles s’ajoute le nouvel enjeu clé de la Paix et de la Sécurité. Chacune de ces missions fera l’objet d’un programme. Un dernier axe Gouvernance institutionnelle » qui comprend un programme permettra d’aligner l’organisation de la Commission à cette nouvelle stratégie, afin qu’elle soit en mesure de jouer pleinement son rôle de locomotive de l’intégration. En effet, le nouveau Plan Stratégique exige une Commission plus agile. Cet axe constitue ainsi la fondation sans laquelle les autres programmes pourront difficilement être mis en place. Dans ce cadre, la Commission devra se réformer, dans le cadre d’un Plan de transformation. de 24 mois, qui l’aidera à mettre à niveau son système d’information, à dynamiser sa gestion des ressources humaines, à fluidifier son fonctionnement et à se repositionner comme le chef d’orchestre de politiques régionales à fort impact, impliquant étroitement le secteur privé régional.

LE PLAN STRATÉGIQUE, UNE NOUVELLE IMPULSION VERS LA VISION UEMOA 2040

L’un des premiers objectifs du Traité de l’UEMOA est de renforcer la compétitivité des activités économiques et financières des États membres, dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel, et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. 30 ans après sa création et malgré les progrès réalisés, ce défi reste constant. Ainsi, la balance commerciale est structurellement déficitaire et la mise en place d’un marché commun n’a pas encore favorisé l’émergence dans l’UEMOA de filières régionales intégrées et compétitives. Développer une UEMOA compétitive demeure donc le défi central des prochaines années, dans un contexte qui présente de nombreuses contraintes: Un contexte géopolitique et sécuritaire instable; des synergies institutionnelles à renforcer, aussi bien au sein de l’UEMOA qu’avec la CEDEAO: Un réseau d’infrastructures régionales de connexion encore faible, Un capital humain dont les capacités doivent être mieux alignées aux besoins des entreprises, notamment pour faire face au chômage endémique des jeunes: Un esprit et une citoyenneté communautaires à renforcer; Des menaces croissantes sur l’environnement et le climat; l’exigence d’une amélioration durable du bien-être social et du niveau de vie des populations.

Notons que le principe de subsidiarité constitue un pilier de ce nouveau Plan Stratégique. Ainsi, n’est traité au niveau régional que ce qui ne peut être traité de façon plus efficace au niveau national ou local. Si les entités institutionnelles nationales considèrent que certaines tâches dépassent leurs capacités, elles peuvent en transférer la réalisation à la Commission de l’UEMOA.  Pour rappel, le Plan Stratégique 2025-2030 de la Commission accorde une importance capitale aux activités pour lesquelles une vision et un plan d’action de niveau régional produiront des impacts supérieurs à une prise en charge au niveau national. L’intégration régionale doit ainsi permettre de tirer le meilleur avantage de la complémentarité entre les économies des États membres de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Daouda Bakary KONÉ