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Emploi des Jeunes: la Banque mondiale annonce un décaissement de 250 millions de dollars 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Ethiopie, dans une initiative significative visant à améliorer la situation économique des plus vulnérables de la société, le ministère des Finances, en collaboration avec la Banque mondiale, a officialisé la signature d’un accord crucial de financement additionnel d’un montant de 250 millions de dollars.

Cet accord a été ratifié le mercredi 14 janvier 2026, et son objectif principal est de renforcer la mise en œuvre d’un projet ambitieux axé sur la création d’un réseau de sécurité productif dans les zones urbaines, tout en favorisant la génération d’emplois. 

Dans une publication détaillée diffusée sur la plateforme de réseaux sociaux Facebook, le ministère a souligné que « ce financement supplémentaire permettra au gouvernement éthiopien d’intensifier ses efforts pour améliorer les revenus des citadins pauvres et l’insertion des jeunes et des femmes sur le marché du travail ». Cela montre une volonté manifeste d’agir contre la pauvreté urbaine et de créer des opportunités économiques qui profiteront non seulement aux jeunes et aux femmes, mais aussi à toute la communauté urbaine, en garantissant une croissance inclusive et durable.

Les interventions prévues, qui font partie d’un ensemble plus large de mesures sociales et économiques, comprennent des programmes de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre ainsi que des subventions de subsistance spécialement conçues pour répondre aux besoins des ménages urbains vulnérables, qui souvent luttent pour subvenir à leurs besoins quotidiens. 

En plus de cela, le projet ambitieux prévoit également d’étendre le soutien essentiel aux réfugiés et aux communautés hôtes dans certaines localités spécifiques, qui sont souvent confrontées à des défis supplémentaires en raison de l’afflux de nouveaux arrivants. Dans ce cadre, un effort particulier sera mis sur le renforcement des systèmes d’assistance sociale en place, grâce à des transferts monétaires qui offriront un coup de pouce financier immédiat, ainsi qu’à des services variés visant à faciliter la réintégration sociale et économique durable des bénéficiaires, leur permettant ainsi de retrouver leur autonomie.

Selon les données récentes fournies par la Banque mondiale, l’Éthiopie, un pays riche d’une grande diversité culturelle et historique, était estimée à 132,1 millions d’habitants en 2024, un chiffre qui souligne l’ampleur de la population. Malgré une croissance économique soutenue qui a atteint un impressionnant taux de 8,1% au cours de l’année 2023/2024, elle fait face à de grands défis économiques et sociaux, parmi lesquels le problème du chômage se distingue particulièrement. 

En effet, pour répondre aux attentes croissantes de sa main-d’œuvre, l’économie éthiopienne doit créer environ 1,8 million d’emplois chaque année, afin d’absorber non seulement les nouveaux arrivants sur le marché du travail, mais aussi pour améliorer les opportunités pour ceux qui sont déjà en quête d’un emploi. Le pays a également enregistré un score de 0,492 à l’indice de développement humain, selon le rapport du PNUD 2025, qui témoigne des défis persistants en matière de qualité de vie et d’accès aux ressources fondamentales, tandis que le revenu par habitant, qui s’élève à 1020 dollars, reflète les inégalités économiques et les disparités qui existent encore au sein de la population éthiopienne.

Il convient de souligner qu’en date du 27 octobre 2025, le gouvernement, en collaboration étroite avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a lancé avec ambition deux programmes significatifs qui s’étendent sur une période cruciale de 2025 à 2030. Ces initiatives, qui représentent un investissement total impressionnant de 419,34 millions de dollars, sont spécifiquement conçues pour propulser les Objectifs de développement durable (ODD) en avant, en mettant particulièrement l’accent sur des domaines essentiels tels que la santé reproductive, qui est vitale pour le bien-être des communautés.

Notons que les programmes se concentrent également sur le renforcement de la gouvernance pour une meilleure transparence et un meilleur engagement civique, tout en favorisant l’innovation et l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les processus de développement. Enfin, une attention particulière est accordée à l’emploi des jeunes, soulignant l’importance de leur avenir et de leur rôle dans le développement socio-économique de la société.

Abdoulaye KONE

Afrique : Africa Go Green obtient 30 millions d’euros pour  lutter contre les changements climatiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, l’institution allemande de financement du développement, DEG, qui est une filiale renommée du groupe KfW, afait une annonce marquante concernant un prêt substantiel de 30 millions d’euros octroyé à Africa Go Green Fund, un fonds dédié exclusivement au soutien et au financement de solutions climatiques innovantes. Cette opération a été rendue publique le jeudi 9 janvier 2025, soulignant ainsi l’engagement de DEG envers le financement durable et la lutte contre les changements climatiques sur le continent africain.

Le fonds, qui est géré par Cygnum Capital, se concentre de manière stratégique sur des secteurs essentiels où la demande en solutions durables est en pleine expansion, mais où, malheureusement, l’accès à un financement adapté et suffisant demeure souvent un défi de taille. 

Parmi les domaines d’intervention du fonds, on trouve des initiatives visant à améliorer l’efficacité énergétique, à promouvoir la cuisson propre dans les ménages, à développer la mobilité électrique, à construire des bâtiments verts conformes aux normes écologiques modernes, ainsi qu’à offrir des solutions énergétiques distribuées qui peuvent répondre aux besoins croissants des populations. Par cette action, DEG et Africa Go Green Fund cherchent non seulement à stimuler la croissance économique, mais aussi à favoriser un développement respectueux de l’environnement qui bénéficiera aux générations futures.

Ces secteurs nécessitent des instruments financiers soigneusement élaborés et spécifiquement alignés sur les cycles de vie variés des actifs ainsi que sur les profils de trésorerie distincts des entreprises, qui, dans bien des cas, s’avèrent souvent peu compatibles avec les critères rigoureux définis par les prêteurs traditionnels. Ces défis financiers mettent en évidence la nécessité d’une approche innovante et adaptée, qui prenne en compte les réalités économiques particulières de chaque entreprise. 

« Notre investissement dans le fonds Africa Go Green Fund souligne l’engagement profond de la DEG à promouvoir des solutions à la fois respectueuses du climat et extrêmement efficaces sur le plan énergétique à travers tout le continent africain. En nous associant avec AGG, nous souhaitons ardemment contribuer à combler le déficit de financement significatif qui entrave les entreprises innovantes, celles qui ont un impact mesurable sur le climat, tout en favorisant simultanément une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Gudrun Busch, directrice principale de la DEG, mettant en avant l’importance cruciale de telles initiatives dans la lutte contre le changement climatique.

Depuis son lancement en décembre 2020, le Fonds Africa Go Green a déjà déployé avec succès ce type de financement novateur en faveur de plusieurs projets ambitieux et d’envergure. Par exemple, en mai 2025, il a cofinancé un prêt senior syndiqué d’un montant significatif de 18,2 millions de dollars américains, destiné à soutenir la construction d’une usine d’embouteillage de gaz de pétrole liquéfié au Ghana, un projet crucial qui vise à élargir l’accès à des solutions de cuisson plus propres et durables pour les communautés locales. Ce type d’initiative non seulement améliore les conditions de vie, mais contribue également à réduire l’impact environnemental lié à l’utilisation de combustibles fossiles traditionnels. 

Au cours de la même année, le fonds a engagé une somme importante de 8 millions de dollars américains au Rwanda, spécifiquement pour financer la distribution de 200 000 équipements de cuisson améliorés alimentés par la biomasse, une étape décisive dans la promotion de pratiques de cuisson plus écologiques et économiquement viables. En novembre 2024, British International Investment a annoncé un engagement significatif de 16 millions de dollars américains en faveur du fonds, renforçant ainsi la solidité et la portée de ses initiatives. 

À cette époque, le pipeline de projets du fonds avait atteint un montant impressionnant de 157,9 millions de dollars américains en juin 2024, illustrant son rôle crucial dans le paysage du financement durable. Le financement accordé par la DEG s’inscrit dans cette continuité dynamique, en consolidant une plateforme de financement stratégique qui se positionne sur des secteurs encore sous-financés, mais essentiels, de la transition énergétique et de la résilience climatique sur le continent africain.

Notons que ce cadre d’investissement vise à réveiller le potentiel inexploité des projets durables qui peuvent transformer des vies tout en ayant un impact positif sur l’environnement.

Mariam KONE 

Au Sénégal,  la production industrielle enregistre une dynamique haussière novembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la production industrielle continue de suivre une dynamique haussière impressionnante et encourageante. Selon les données récemment publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), il a été constaté qu’en novembre 2025, la production industrielle, excluant l’égrenage de coton, a connu une progression exceptionnelle de 18,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, révélant ainsi un engagement croissant envers l’industrialisation.

 Cette performance remarquable s’explique principalement par le bond significatif de la production observé dans les industries extractives, qui ont enregistré une augmentation stupéfiante de 39,1 %. Cette évolution, largement imputable au démarrage de l’extraction de pétrole au Sénégal, est d’une importance capitale car elle constitue désormais un levier majeur de la croissance industrielle nationale, propulsant ainsi le pays vers de nouveaux sommets en matière de développement économique. En outre, au-delà du secteur extractif, la hausse globale de la production industrielle est également soutenue par une augmentation substantielle de l’activité dans les industries de l’électricité, du gaz et de l’eau, dont la production a connu une hausse significative de 14,4 % durant cette même période. 

De plus, même si les industries manufacturières ont enregistré une progression plus modérée, celle-ci demeure tout de même significative, atteignant une augmentation de 5,1 %. Ce contexte témoigne non seulement d’une diversification des sources de production, mais également d’une croissance continue dans divers secteurs clés, renforçant ainsi la position du Sénégal sur la scène industrielle régionale et internationale.Sur une période plus longue, les indicateurs demeurent tout aussi favorables, reflétant ainsi une dynamique économique encourageante qui ne peut être ignorée. Au cours des onze premiers mois de l’année 2025, la production industrielle a enregistré une augmentation significative de 24,5% par rapport à la même période de l’année précédente, 2024. 

Cette progression impressionnante est, en grande partie, alimentée par l’entrée sur le marché des hydrocarbures, ajoutant une nouvelle vigueur à l’économie nationale. Cependant, il est important de noter qu’en novembre 2025, l’activité d’égrenage de coton a connu une stagnation, se retrouvant complètement à l’arrêt, ce qui a été marqué par une absence manifeste de production, soulignant une disparité dans la performance des différentes industries. 

Notons que ces résultats confirment la transformation progressive du paysage industriel sénégalais, mettant en évidence l’émergence du secteur pétrolier en tant que véritable moteur de croissance économique, tout en révélant également la nécessité cruciale de consolider les autres branches industrielles. Cela est essentiel pour garantir une croissance durable et inclusive qui bénéficie à l’ensemble de la population, en veillant à ce que tous les secteurs se développent harmonieusement et contribuent à la prospérité collective.


Daouda Bakary KONÉ 

Au Maroc , Afriquia Gaz dévoile une progression notable de 7% de son résultat en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue des neuf premiers mois de l’année 2025, le cumul du chiffre d’affaires consolidé de la société Afriquia Gaz, une entreprise marocaine renommée et spécialisée dans le domaine du gaz de pétrole liquéfié, ainsi qu’une fière filiale de la holding AKWA Group, a connu une progression notable de 7% par rapport aux résultats enregistrés durant la même période de l’année 2024. 

Aussi, ces chiffres et indicateurs d’activité, soigneusement établis par la direction de l’entreprise pour le 3ème trimestre 2025, mettent en lumière un chiffre d’affaires s’élevant à 6 824 millions de dirhams (MDH), en comparaison avec les 6 403 MDH réalisés à l’issue des neuf premiers mois de 2024. Néanmoins, il convient de signaler qu’un certain recul a été enregistré au niveau du chiffre d’affaires dans le cadre du 3ème trimestre 2025, qui affiche une diminution de 50 MDH, avec un montant total de 2 124 MDH contre 2 174 MDH au cours du même trimestre de l’année précédente, soit en 2024.

 À ce stade, la direction de la société Afriquia Gaz souhaite souligner que ce repli dans les chiffres est principalement attribué à la baisse du prix de reprise, ce qui reflète les défis du marché et les fluctuations économiques qui influencent actuellement le secteur du gaz au Maroc et au-delà.Au cours du troisième trimestre de l’année 2025, les investissements consolidés de l’entreprise ont atteint un montant significatif de 134,5 millions de dirhams (MDH), témoignant ainsi d’une augmentation par rapport à la période équivalente de l’année précédente, où ils s’élevaient à seulement 114,4 MDH. Cette progression témoigne d’une dynamique d’investissement positive et d’une confiance croissante dans les opportunités économiques.


En outre, concernant les investissements consolidés totaux, ils sont passés de 386,2 MDH à 347,5 MDH au 30 septembre 2025, ce qui pourrait indiquer une stratégie d’optimisation des ressources financières ou une réallocation vers des projets jugés plus rentables. Parallèlement, l’endettement financier net consolidé de la société Afriquia Gaz, à la fin du mois de septembre 2025, s’établit à 2 226,2 MDH, marquant une diminution notable par rapport à l’année précédente, où il atteignait 2 447,4 MDH. 

Notons que cette réduction de 221,2 MDH reflète une amélioration de la gestion de la dette, ce qui pourrait renforcer la position financière de l’entreprise tout en lui permettant de naviguer plus sereinement dans son environnement économique concurrentiel.

Zangouna KONÉ 

Au Sénégal, le secteur moderne hors administration publique enregistre 337415 employés au 3eme trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le nombre d’employés salariés dans le secteur moderne hors administration publique a été évalué à un total de 337 415 personnes, en légère augmentation par rapport aux 331 144 employés enregistrés un an plus tôt, ce qui représente une progression notable de 1,9% au cours du troisième trimestre de l’année 2025.

 Cette information précieuse et pertinente est issue de l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail, abrégée sous le nom d’Eerh, réalisée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, souvent désignée par son acronyme Ansd. La hausse observée dans le nombre d’employés est principalement le résultat d’un renforcement significatif des effectifs dans plusieurs secteurs clés, notamment l’industrie, qui a connu une augmentation impressionnante de 9,3%, suivie du commerce avec une légère hausse de 0,6%, et enfin des services, qui ont vu une amélioration modeste de 0,3%.


Cependant, il est important de noter que cette progression globale a été quelque peu atténuée par une chute du nombre d’employés dans le secteur de la construction, qui a enregistré une baisse dramatique de 10,5%. L’augmentation marquée des effectifs dans le secteur de l’industrie peut être principalement attribuée à une élévation significative du nombre d’employés dans les activités extractives, qui ont cru de 10,1%, accompagnée par une robustesse dans le secteur de la fabrication avec une progression de 9,7%, et dans des domaines tels que la production et la distribution d’électricité ainsi que de gaz, qui ont connu une croissance de 3,4%.

L’accroissement du nombre d’employés dans les secteurs des services avec une augmentation de 0,3% est principalement lié à la hausse des effectifs dans les sous-secteurs, renforçant ainsi l’importance de ce domaine dans l’économie sénégalaise en plein essor.

L’Ansd précise que l’analyse de la répartition du nombre d’employés dans le secteur moderne hors administration publique, selon le statut, révèle une prédominance des permanents (76,6%) au troisième trimestre 2025. Par ailleurs, suivant le secteur d’activité (cf. tableau 2), il est noté une prédominance de l’emploi permanent dans la quasi-totalité des branches d’activités. Toutefois, il convient de noter le recours assez important aux saisonniers dans les sous-secteurs des services de soutien et de bureau (44,2%), de l’enseignement (42,0%), des industries extractives (41,8%) et de la construction (34,7%).

Par ailleurs, la répartition du nombre d’employés permanents, observée dans le secteur moderne en dehors de l’administration publique, selon les différentes catégories socioprofessionnelles, met en exergue une prédominance significative des ouvriers, qui constituent 47,8% de la main-d’œuvre au troisième trimestre de l’année 2025. Cette proportion impressionnante témoigne de l’importance de ce groupe dans le paysage professionnel actuel. Ils sont suivis, dans une moindre mesure, par les techniciens, agents de maîtrise et ouvriers qualifiés, qui, ensemble, représentent 37,8% des employés permanents. 

Aussi, ces chiffres révèlent non seulement la structure du marché du travail, mais aussi les emplois qui attirent la majorité des travailleurs. En revanche, les techniciens supérieurs et les cadres supérieurs affichent les chiffres les plus modestes, avec des proportions respectives de 7,1% et de 7,3%, ce qui pourrait indiquer une certaine concentration des qualifications ou une hiérarchisation des postes au sein des organisations.

Notons que l’analyse détaillée suivant le secteur d’activités met également en lumière la prépondérance des ouvriers dans tous les sous-secteurs de l’industrie, confirmant ainsi leur rôle crucial dans le fonctionnement des diverses branches industrielles. Toutefois, deux exceptions notables émergent dans les secteurs de l’ « électricité et gaz » et de l’ « eau assainissement et traitement des déchets et dépollution », où il est observé une forte présence des techniciens, agents de maîtrise et ouvriers qualifiés, qui affichent d’impressionnantes proportions respectives de 64,6% et 48,2%. Ces données suggèrent une demande spécifique pour des qualifications techniques adaptées à la complexité et aux exigences de ces domaines de spécialisation, soulignant l’évolution des besoins du marché opérant au sein de notre économie contemporaine.

Korotoumou Sylla 

UEMOA : Hausse du niveau du marché interbancaire à 7,8 % du volume des échanges durant la période sous revue 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Les données officielles fournies par la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont été  analysées afin d’évaluer la situation actuelle et les dynamiques au sein du marché interbancaire de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Cette analyse, qui représente un aspect crucial de la surveillance économique régionale, permet de mieux comprendre les mécanismes financiers qui régissent les transactions entre les institutions bancaires de plusieurs pays membres.

Dans son rapport détaillé, la Bceao souligne qu’au niveau du marché interbancaire, une progression significative de 7,8 % du volume des échanges a été observée durant la période sous revue. Tous segments de maturité confondus, précise la Bceao avec attention, le volume moyen hebdomadaire des opérations a atteint un impressionnant chiffre de 991,7 milliards de francs CFA en novembre 2025, en comparaison avec les 920,0 milliards de francs CFA enregistrés en octobre 2025, reflétant une dynamique de croissance soutenue dans le secteur. 

Par ailleurs, le taux d’intérêt moyen de référence, soigneusement calculé sur la base des opérations à une semaine, s’est établi à 3,90 %, marquant une baisse par rapport au taux de 4,81 % qui avait été observé un mois auparavant, ce qui pourrait indiquer une tendance vers un assouplissement des conditions de crédit sur le marché.Le taux d’inflation, exprimé en glissement annuel, a enregistré une valeur surprenante de -0,5% en novembre 2025, marquant une évolution significative après avoir atteint une réalisation de -1,1% le mois précédent, ce qui indique une remontée impres-sionnante de 0,6 point de pourcentage (pdp). 


Ce retournement dans la tendance de l’inflation soulève des questions intéressantes sur les facteurs sous-jacents qui ont pu influencer ces fluctuations. Parallèlement, en se concentrant sur l’inflation sous-jacente, qui représente la tendance de fond de l’inflation en excluant les produits frais et l’énergie, on constate qu’elle a également connu une légère augmentation de 0,2 pdp par rapport au mois d’octobre 2025, se chiffrant désormais à 0,2% en novembre 2025. 


Notons que cette situation met en lumière les dynamiques économico-financières complexes qui régissent l’évolution des prix sur le marché et pourrait avoir des implications importantes pour les décideurs économiques ainsi que pour les consommateurs.


Moussa KONÉ 

En Tunisie, les Exportations ont connu une hausse de 2,6% en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Tunisie, les exportations ont enregistré une hausse significative de 2,6 % en 2025 par rapport à l’année précédente, 2024, selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS) de ce pays. Ces résultats, qui sont le fruit d’une analyse approfondie des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur, établis aux prix courants, révèlent que les exportations ont atteint un montant impressionnant de 63 695,1 millions de dinars (MD), une augmentation marquée par rapport aux 62 077,6 MD enregistrés durant l’année 2024. 

En examinant les résultats par secteur, il est à noter que les exportations ont particulièrement prospéré dans le secteur des mines, des phosphates et de leurs dérivés, affichant une hausse remarquée de 15 %. De plus, le secteur des industries mécaniques et électriques a également connu une croissance appréciable de 8,7 %. Cependant, l’INS souligne qu’il existe des disparités notables, notamment une baisse significative dans le secteur de l’énergie, qui a connu une chute de 30,2 % en raison de la diminution de nos ventes de produits raffinés qui sont passées de 1 009,4 MD à 1 836,3 MD. 

Aussi, le secteur des industries agro-alimentaires a enregistré une baisse de 7,4 %, principalement en raison d’une chute de la valeur de nos ventes d’huiles d’olive, perdant ainsi des revenus qui ont varié de 4 072,8 MD à 4 858,9 MD. Ces chiffres mettent en lumière la complexité et la variabilité des performances sectorielles au sein de l’économie tunisienne, soulignant à la fois les succès et les défis auxquels le pays est confronté sur le marché international.En ce qui concerne les importations, celles-ci ont atteint un niveau impressionnant de 85495,4 millions de dinars tunisiens (MD), enregistrant ainsi une augmentation notable par rapport à l’année précédente, où elles s’élevaient à 81005,2 MD, ce qui représente une hausse significative de 5,5 %. À ce stade, l’Institut National de la Statistique (INS) met en lumière que, selon le groupement des produits, les importations ont connu une augmentation marquée dans le secteur des biens d’équipement, affichant une hausse de 14,4%. 

De même, les matières premières et demi-produits ont vu leurs importations croître de 6,8%, tandis que les biens de consommation, qui jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne des Tunisiens, ont également connu une progression de 11,7%.  

En revanche, il est intéressant de noter que les importations des produits énergétiques ont enregistré une diminution préoccupante de 6%, tandis que celles des produits alimentaires, essentiels pour la sécurité alimentaire, ont connu un recul de 8,4%. 

Notons que cette dynamique, caractérisée par une évolution des exportations à la hausse de 2,6% et des importations en hausse de 5,5%, amène l’INS à constater que le déficit commercial de la Tunisie s’élève désormais à un niveau important de -21800,3 MD, comparativement à -18927,6 MD observés durant l’année 2024.  Pour rappel, 

le taux de couverture, qui représente un indicateur clé de la santé commerciale du pays, a atteint un niveau de 74,5%, en légère baisse par rapport au chiffre de 76,6% observé l’année précédente.

Abdoulaye KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : le Burkina Faso valide une opération de 38,499 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever, sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), une somme impressionnante de 38,499 milliards de francs CFA, le mercredi 14 janvier 2026

Cette opération a été réalisé grâce à l’émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor ayant une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor, lesquelles étaient proposées avec différentes maturités de 3, 5 et 7 ans. En effet, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 35 milliards de FCFA, ce qui montre une intention claire de renforcer la trésorerie nationale et de sécuriser des financements à travers les instruments de la dette publique. 

Cependant, la réponse des investisseurs a été particulièrement dynamique, avec des soumissions atteignant un volume considérable de 57,912 milliards de FCFA. Ce chiffre remarquable indique un taux de couverture du montant proposé bien supérieur à 100%, s’établissant à un impressionnant 165,46%. 

Toutefois, il est intéressant de noter que, malgré cet engouement palpable pour les bons et obligations à court et long terme, les investisseurs ont choisi de ne pas soumettre d’offres sur les obligations ayant une maturité de 5 ans, ce qui soulève des questions sur les préférences d’investissement et les anticipations du marché concernant les conditions économiques à moyen terme.Le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à une impressionnante somme de 38,499 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions qui a été rejeté atteint 19,413 milliards de FCFA. Cette situation donne lieu à un taux d’absorption tout à fait significatif de 66,48 %, indiquant une forte participation des investisseurs dans ce processus. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues auront l’occasion de bénéficier d’un rendement moyen pondéré de 7,39 % pour les bons, un rendement légèrement inférieur de 7,28 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, et un rendement de 7,25 % pour celles dont la durée est de 7 ans. 

Quant aux obligations émises sur le marché financier, le Trésor Public Burkinabé, qui joue un rôle essentiel dans la régulation et la gestion des ressources économiques du pays, a confirmé avec une grande emphase son engagement à rembourser les bons le premier jour ouvré qui suivra la date d’échéance, laquelle a été fixée au 13 janvier 2027, une date symbolique pour de nombreux investisseurs qui croient fermement au potentiel de développements économiques au Burkina Faso.

Il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué à l’avance, ces derniers étant précomptés sur la valeur nominale des titres, une stratégie mise en place pour garantir que les investisseurs reçoivent leurs revenus de manière fluide et opportune. Cette décision, loin d’être anodine, vise à assurer une gestion efficace des flux de trésorerie et à renforcer la confiance des investisseurs dans le système financier burkinabé, tout en montrant que le pays est déterminé à créer un climat d’investissement stable et attractif, propice à la croissance économique et au développement durable.

Concernant le remboursement du capital relatif aux obligations émises, ce dernier s’effectuera de manière méthodique et précise le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée, laquelle est stratégiquement programmée pour le 15 janvier 2029 en ce qui concerne les obligations de 3 ans, tandis que pour celles de 7 ans, la date d’échéance a été fixée au 15 janvier 2033. Ceci garantit aux investisseurs une certaine tranquillité d’esprit quant à la planification de leurs finances. 

Notons que les intérêts générés par ces obligations, seront réglés de manière annuelle, apportant ainsi un flux de revenus régulier aux investisseurs. Les obligations de 3 ans bénéficieront d’un taux d’intérêt attractif de 6,00 %, tandis que celles de 7 ans jouiront d’un taux légèrement supérieur, établi à 6,40 %. Ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, permettant ainsi aux détenteurs d’obligations de recevoir un retour sur investissement dès les premiers mois après leur acquisition.

Mariam KONE 

Au Maroc, l’encours du crédit bancaire de la Banque Al-Maghrib en hausse de 6,2% en novembre 2025

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Rabat - Morocco

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Maroc, l’encours du crédit bancaire s’est établi à la fin de novembre 2025 à 1 191,8 milliards de dirhams (MMDH), marquant une progression de 6,2 % par rapport à novembre 2024, selon Bank Al-Maghrib (BAM), l’Institut d’émission de ce pays maghrébin. 

Ainsi, les crédits accordés aux entreprises non financières privées ont connu une augmentation annuelle de 2,3 %. À cet égard, BAM souligne que cette évolution découle principalement de la hausse de 16,8 % des crédits à l’équipement et de 3,9 % des prêts à la promotion immobilière. En revanche, les facilités de trésorerie ont enregistré une diminution de 6,6 %. Selon l’enquête sur les modalités d’octroi de crédit pour le troisième trimestre de 2025, les critères d’attribution seraient demeurés inchangés pour les crédits de trésorerie, tandis qu’ils auraient été légèrement resserrés pour les prêts destinés à l’équipement et à la promotion immobilière. En ce qui concerne la taille des entreprises, les banques rapportent des critères inchangés tant pour les grandes entreprises que pour les TPME.
Quant à la demande, les banques signalent une augmentation pour tous les types de crédits, à l’exception des prêts à la promotion immobilière, où elle aurait légèrement diminué, selon les services de BAM. Par taille d’entreprise, la demande serait restée stable pour les grandes entreprises et aurait progressé pour les TPME.
De surcroît, l’enquête de conjoncture de BAM révèle que l’accès au financement bancaire pour le troisième trimestre de 2025 a été considéré comme « normal » par 87 % des entreprises et comme « difficile » par 11 % d’entre elles. En outre, le coût du crédit serait resté stable selon la majorité des entreprises. 

En ce qui concerne les crédits octroyés aux ménages, ceux-ci ont affiché une progression annuelle de 3,4%, principalement attribuable à une augmentation de 3,2% des prêts immobiliers et de 4,6% des crédits à la consommation. Selon Bank Al-Maghrib, le financement participatif destiné à l’habitat, notamment sous la forme de Mourabaha immobilière, a continué de croître, atteignant 29,1 milliards de dirhams après 24,5 milliards de dirhams l’année précédente.

Au troisième trimestre 2025, les établissements bancaires rapportent des critères d’octroi inchangés pour les prêts immobiliers, tandis qu’ils se sont assouplis pour les crédits à la consommation. Quant à la demande, elle aurait diminué pour les crédits immobiliers et stagné pour les crédits à la consommation. Concernant les taux appliqués aux nouveaux crédits, ils se sont affichés, au troisième trimestre 2025, globalement en baisse à 5,71% par rapport au trimestre précédent, comprenant une diminution de 4 points de base à 4,64% pour les prêts immobiliers et une quasi-stagnation à 6,89% pour les crédits à la consommation.

La BAM indique qu’à la fin novembre, ceux-ci ont atteint 1 315 MMDH, enregistrant une augmentation annuelle de 7,3%. Les dépôts des ménages ont, d’une année à l’autre, progressé de 6,4%, s’établissant à 963,1 MMDH, dont 220,8 MMDH détenus par les Marocains résidant à l’étranger. Quant aux entreprises privées non financières, leurs dépôts ont atteint 234,4 MMDH, soit une hausse annuelle de 12,2%.

« Les taux de rémunération des dépôts à terme ont diminué, d’un mois à l’autre, de 47 points de base pour ceux à 6 mois et de 11 points de base pour ceux à 12 mois, s’établissant respectivement à 2,31% et 2,60% à fin novembre 2025 », observent les services de l’institut d’émission. Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, marquant une diminution de 30 points de base par rapport au semestre précédent.

Moussa KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : la Guinée Bissau boucle sa Première Sortie avec 15 milliards de FCFA mobilisés

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, dans un cadre économique en constante évolution, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a réussi à mobiliser des fonds significatifs ce mardi 13 janvier 2026.

 Sur le marché financier dynamique de l’UEMOA, cette institution a perçu une somme impressionnante de 15 milliards FCFA, fruits d’une opération soigneusement orchestrée, qui consistait en une émission d’adjudication simultanée de divers instruments de dette. Parmi ceux-ci figuraient des bons assimilables du Trésor dotés de durées de 91 jours et 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du Trésor ayant une échéance de 3 ans. 

Cette opération a été réalisée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, renforçant ainsi les liens entre les institutions financières et permettant d’optimiser la gestion des ressources publiques au sein de cette région intégrée d’Afrique de l’Ouest.Pour ce faire, l’émetteur a pris la décision stratégique de mettre en adjudication un montant considérable de 15 milliards de FCFA, dans le but de répondre à des besoins financiers spécifiques et de dynamiser son activité sur le marché. À la suite de cette initiative, le montant total des soumissions des investisseurs a atteint une somme impressionnante de 26,785 milliards FCFA. Cette forte participation témoigne de l’intérêt soutenu des investisseurs pour les opportunités d’investissement offertes, et correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 178,57%, ce qui est remarquablement élevé. En ce qui concerne la sélection des offres, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 15 milliards FCFA, tandis qu’un montant non négligeable de 11,785 milliards FCFA a été rejeté, ce qui soulève des questions sur les critères de sélection appliqués. Ces décisions aboutissent à un taux d’absorption de 58,39%, donnant ainsi un aperçu nuancé de la dynamique actuelle du marché et de la réponse des investisseurs face à cette opportunité.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré qui affichera des chiffres particulièrement attrayants, s’élevant à 5,17 % pour les bons de 91 jours, 7,96 % pour ceux de 364 jours et culminant à 10,13 % pour les obligations d’une durée de trois ans. Ce système de rendement démontrant une diversité en matière de durée et de rentabilité, met en lumière l’évaluation minutieuse des offres. Par ailleurs, le Trésor Public bissau-guinéen, se engage à assurer le remboursement des bons émis, une opération qui se déroulera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 14 avril 2026 pour les titres de courte durée d’une période de 91 jours, et au 12 janvier 2027 pour ceux de 364 jours, indiquant ainsi une planification rigoureuse de sa part. De plus, il est important de noter que les intérêts afférents seront payés anticipativement, et seront précomptés directement sur la valeur nominale de ces bons, offrant ainsi aux investisseurs une vision claire de la rentabilité et du timing de leurs revenus.

L’émetteur, fort de son engagement envers ses investisseurs, compte également rembourser intégralement le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été soigneusement fixée au 14 janvier 2029. Ce processus de remboursement est d’une importance cruciale pour maintenir la confiance des investisseurs dans les opérations financières de l’émetteur. De plus, l’émetteur procédera au paiement régulier des intérêts, qui sont stipulés à un taux attractif de 6,25% par an, ce versement étant prévu pour démarrer dès la fin de la première année d’émission obligataire. 

Notons que les détenteurs des obligations peuvent s’attendre à recevoir une compensation financière en temps opportun, assurant ainsi une rentabilité stable de leur investissement sur la durée.

Abdoulaye KONÉ