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Au Maroc, l’encours du crédit bancaire de la Banque Al-Maghrib en hausse de 6,2% en novembre 2025

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Rabat - Morocco

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Maroc, l’encours du crédit bancaire s’est établi à la fin de novembre 2025 à 1 191,8 milliards de dirhams (MMDH), marquant une progression de 6,2 % par rapport à novembre 2024, selon Bank Al-Maghrib (BAM), l’Institut d’émission de ce pays maghrébin. 

Ainsi, les crédits accordés aux entreprises non financières privées ont connu une augmentation annuelle de 2,3 %. À cet égard, BAM souligne que cette évolution découle principalement de la hausse de 16,8 % des crédits à l’équipement et de 3,9 % des prêts à la promotion immobilière. En revanche, les facilités de trésorerie ont enregistré une diminution de 6,6 %. Selon l’enquête sur les modalités d’octroi de crédit pour le troisième trimestre de 2025, les critères d’attribution seraient demeurés inchangés pour les crédits de trésorerie, tandis qu’ils auraient été légèrement resserrés pour les prêts destinés à l’équipement et à la promotion immobilière. En ce qui concerne la taille des entreprises, les banques rapportent des critères inchangés tant pour les grandes entreprises que pour les TPME.
Quant à la demande, les banques signalent une augmentation pour tous les types de crédits, à l’exception des prêts à la promotion immobilière, où elle aurait légèrement diminué, selon les services de BAM. Par taille d’entreprise, la demande serait restée stable pour les grandes entreprises et aurait progressé pour les TPME.
De surcroît, l’enquête de conjoncture de BAM révèle que l’accès au financement bancaire pour le troisième trimestre de 2025 a été considéré comme « normal » par 87 % des entreprises et comme « difficile » par 11 % d’entre elles. En outre, le coût du crédit serait resté stable selon la majorité des entreprises. 

En ce qui concerne les crédits octroyés aux ménages, ceux-ci ont affiché une progression annuelle de 3,4%, principalement attribuable à une augmentation de 3,2% des prêts immobiliers et de 4,6% des crédits à la consommation. Selon Bank Al-Maghrib, le financement participatif destiné à l’habitat, notamment sous la forme de Mourabaha immobilière, a continué de croître, atteignant 29,1 milliards de dirhams après 24,5 milliards de dirhams l’année précédente.

Au troisième trimestre 2025, les établissements bancaires rapportent des critères d’octroi inchangés pour les prêts immobiliers, tandis qu’ils se sont assouplis pour les crédits à la consommation. Quant à la demande, elle aurait diminué pour les crédits immobiliers et stagné pour les crédits à la consommation. Concernant les taux appliqués aux nouveaux crédits, ils se sont affichés, au troisième trimestre 2025, globalement en baisse à 5,71% par rapport au trimestre précédent, comprenant une diminution de 4 points de base à 4,64% pour les prêts immobiliers et une quasi-stagnation à 6,89% pour les crédits à la consommation.

La BAM indique qu’à la fin novembre, ceux-ci ont atteint 1 315 MMDH, enregistrant une augmentation annuelle de 7,3%. Les dépôts des ménages ont, d’une année à l’autre, progressé de 6,4%, s’établissant à 963,1 MMDH, dont 220,8 MMDH détenus par les Marocains résidant à l’étranger. Quant aux entreprises privées non financières, leurs dépôts ont atteint 234,4 MMDH, soit une hausse annuelle de 12,2%.

« Les taux de rémunération des dépôts à terme ont diminué, d’un mois à l’autre, de 47 points de base pour ceux à 6 mois et de 11 points de base pour ceux à 12 mois, s’établissant respectivement à 2,31% et 2,60% à fin novembre 2025 », observent les services de l’institut d’émission. Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, marquant une diminution de 30 points de base par rapport au semestre précédent.

Moussa KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : la Guinée Bissau boucle sa Première Sortie avec 15 milliards de FCFA mobilisés

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, dans un cadre économique en constante évolution, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a réussi à mobiliser des fonds significatifs ce mardi 13 janvier 2026.

 Sur le marché financier dynamique de l’UEMOA, cette institution a perçu une somme impressionnante de 15 milliards FCFA, fruits d’une opération soigneusement orchestrée, qui consistait en une émission d’adjudication simultanée de divers instruments de dette. Parmi ceux-ci figuraient des bons assimilables du Trésor dotés de durées de 91 jours et 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du Trésor ayant une échéance de 3 ans. 

Cette opération a été réalisée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, renforçant ainsi les liens entre les institutions financières et permettant d’optimiser la gestion des ressources publiques au sein de cette région intégrée d’Afrique de l’Ouest.Pour ce faire, l’émetteur a pris la décision stratégique de mettre en adjudication un montant considérable de 15 milliards de FCFA, dans le but de répondre à des besoins financiers spécifiques et de dynamiser son activité sur le marché. À la suite de cette initiative, le montant total des soumissions des investisseurs a atteint une somme impressionnante de 26,785 milliards FCFA. Cette forte participation témoigne de l’intérêt soutenu des investisseurs pour les opportunités d’investissement offertes, et correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 178,57%, ce qui est remarquablement élevé. En ce qui concerne la sélection des offres, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 15 milliards FCFA, tandis qu’un montant non négligeable de 11,785 milliards FCFA a été rejeté, ce qui soulève des questions sur les critères de sélection appliqués. Ces décisions aboutissent à un taux d’absorption de 58,39%, donnant ainsi un aperçu nuancé de la dynamique actuelle du marché et de la réponse des investisseurs face à cette opportunité.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré qui affichera des chiffres particulièrement attrayants, s’élevant à 5,17 % pour les bons de 91 jours, 7,96 % pour ceux de 364 jours et culminant à 10,13 % pour les obligations d’une durée de trois ans. Ce système de rendement démontrant une diversité en matière de durée et de rentabilité, met en lumière l’évaluation minutieuse des offres. Par ailleurs, le Trésor Public bissau-guinéen, se engage à assurer le remboursement des bons émis, une opération qui se déroulera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 14 avril 2026 pour les titres de courte durée d’une période de 91 jours, et au 12 janvier 2027 pour ceux de 364 jours, indiquant ainsi une planification rigoureuse de sa part. De plus, il est important de noter que les intérêts afférents seront payés anticipativement, et seront précomptés directement sur la valeur nominale de ces bons, offrant ainsi aux investisseurs une vision claire de la rentabilité et du timing de leurs revenus.

L’émetteur, fort de son engagement envers ses investisseurs, compte également rembourser intégralement le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été soigneusement fixée au 14 janvier 2029. Ce processus de remboursement est d’une importance cruciale pour maintenir la confiance des investisseurs dans les opérations financières de l’émetteur. De plus, l’émetteur procédera au paiement régulier des intérêts, qui sont stipulés à un taux attractif de 6,25% par an, ce versement étant prévu pour démarrer dès la fin de la première année d’émission obligataire. 

Notons que les détenteurs des obligations peuvent s’attendre à recevoir une compensation financière en temps opportun, assurant ainsi une rentabilité stable de leur investissement sur la durée.

Abdoulaye KONÉ 

Mali: environ 2,5 milliards USD mobilisés par la Direction Générale des Impôts au titre des recettes fiscales à fin  2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale des Impôts annonce une mobilisation impressionnante de 1 401 milliards de FCFA (environ 2,5 milliards de dollars). Ce résultat témoigne du bilan d’une année d’engagement de Hamadou Fall Dianka en tant que directeur général des impôts. Dans un contexte économique exigeant, marqué par des contraintes extérieures tenaces et des défis budgétaires significatifs, la DGI du Mali a accompli une performance exceptionnelle pour l’exercice 2025.

Ainsi, l’administration fiscale, dans un effort soutenu pour optimiser les ressources financières du pays, a réussi à mobiliser un impressionnant montant de 1 401 milliards de FCFA, ce qui équivaut à environ 2,5 milliards de dollars US. Cet accomplissement remarquable dépasse de manière significative l’objectif initial qui avait été établi à 1 387 milliards de FCFA, soit environ 2,41 milliards de dollars US. Ce chiffre témoigne d’une efficacité remarquable dans la gestion et le recouvrement des recettes fiscales, puisque le taux de réalisation atteint un niveau supérieur à 101 %, illustrant ainsi non seulement la capacité de l’administration fiscale à surmonter les prévisions budgétaires mais aussi l’engagement envers une gestion financière responsable et efficace.

Cette performance s’inscrit pleinement dans la vision globale et ambitieuse du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui, par des initiatives novatrices et une gouvernance déterminée, place la souveraineté économique et financière au cœur du redressement de l’État. En effet, dans un contexte où les défis économiques sont nombreux, cette approche stratégique met en lumière la nécessité d’une refondation significative de l’action publique, visant à restaurer la confiance des citoyens et à promouvoir un développement durable et inclusif. La mobilisation accrue des ressources internes constitue, à ce titre, un axe stratégique majeur, essentiel pour garantir non seulement l’indépendance des choix budgétaires, mais également pour renforcer la résilience du Mali face aux chocs exogènes, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux.

De plus, cette initiative est également conforme aux orientations stratégiques définies par le Ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni Sanou, qui a, avec une vision claire et pragmatique, fait de l’optimisation des recettes intérieures, de la discipline budgétaire et de l’efficacité de l’administration financière des priorités stratégiques de son action gouvernementale. Cela s’inscrit dans un cadre global où chaque action vise à promouvoir un environnement économique stable et prospère, tout en tenant compte des réalités locales et des besoins des citoyens, afin de bâtir un Mali plus fort et plus solidaire.

Dans cette dynamique économique et administrative, la Direction Générale des Impôts s’impose véritablement comme un pilier central, indispensable et stratégique de la gouvernance des finances publiques. Son rôle ne se limite pas seulement à la collecte des recettes fiscales, mais elle contribue directement et de manière significative au financement des politiques publiques qui visent à améliorer le bien-être des citoyens, à assurer la continuité de l’action de l’État dans divers domaines cruciaux tels que la santé, l’éducation et les infrastructures, et, par là même, à la consolidation de la souveraineté budgétaire nationale essentielle à la prise de décisions autonomes en matière de dépenses publiques.

Ce résultat impressionnant et fondamental est étroitement lié au leadership managérial et stratégique de Hamadou Fall Dianka, qui a été nommé Directeur général des Impôts à l’issue du Conseil des ministres du 18 décembre 2024, une nomination qui a suscité des espoirs considérables au sein des équipes. Depuis sa prise de fonction, il a engagé une démarche de gouvernance orientée vers les résultats tangibles, fondée sur la responsabilisation des structures internes, la promotion d’une culture de la performance au sein des employés et l’instauration d’un suivi rigoureux des objectifs fixés, ce qui témoigne d’une volonté déterminée d’optimiser l’efficacité de l’administration fiscale tout en renforçant la confiance des citoyens dans leur État.

Sous la conduite éclairée de son directeur, la Direction Générale des Impôts (DGI) a entrepris un processus de renforcement de ses mécanismes internes de pilotage, mettant en avant l’importance cruciale de l’anticipation, de la coordination et de la discipline administrative, des éléments essentiels qu’elle considère comme de puissants leviers d’efficacité et de productivité. Ce mouvement vers une gestion mieux structurée et plus rigoureuse a été façonné par la nécessité d’améliorer les performances globales de l’institution dans un environnement économique en constante évolution.

Face aux premières tensions et défis observés dès le début de l’exercice financier, la Direction générale a réagi avec agilité, procédant à des ajustements stratégiques rapides et appropriés. Ces modifications se sont notamment materialisées par la tenue de réunions de pilotage de haut niveau, réunissant les cadres clés de l’organisation, ainsi que par des missions de terrain qui ont eu lieu dans les régions de Bamako et Kati. Cette démarche proactive a non seulement permis de corriger efficacement les écarts identifiés, mais a également joué un rôle fondamental dans le renforcement de la mobilisation des équipes, favorisant ainsi un climat de collaboration renforcé. Grâce à cette approche dynamique, la DGI a su maintenir une dynamique collective solide, orientée vers l’atteinte de la performance optimale, garantissant ainsi la pérennité de ses actions et l’amélioration continue de ses services.

Au-delà des chiffres souvent présentés dans les rapports financiers, cette mobilisation exceptionnelle des ressources témoigne d’un signal fort et significatif en matière de gouvernance publique au Mali. En effet, elle illustre clairement que lorsque l’on dispose d’une administration fiscale qui est non seulement bien organisée, mais aussi efficacement dirigée et alignée sur une vision politique claire et cohérente, il est tout à fait possible d’atteindre des résultats concrets, mesurables et surtout durables. Cela revêt une importance capitale, même dans un environnement économique aussi contraint et incertain que celui auquel le pays est confronté.

Notons qu’aplus de 1 400 milliards de FCFA mobilisés grâce aux ressources internes, la Direction Générale des Impôts ne fait pas que confirmer son rôle prépondérant en tant que levier stratégique pour la souveraineté économique et budgétaire du Mali. Elle illustre également l’impact indéniable d’un leadership public qui repose sur des principes de rigueur, de méthode et un sens aigu de l’intérêt général. Par ce biais, cette direction fiscale contribue de manière significative à la stabilité financière du pays, établissant ainsi un cadre propice à la croissance économique et à une meilleure répartition des ressources publiques en faveur des politiques sociales et de développement.

Mariam KONE 

‎LI Xiang « Le football est un sport qui transcende les frontières »

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Arrivé au Mali il y a moins d’un mois, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Son Excellence LI Xiang, a effectué le déplacement pour assister à la finale du Tournoi dénommé « Tournoi de football de l’ambassadeur de Chine ».

Cette finale, qui a opposé le FC ZEN au FC NOSS, s’est déroulée le 10 janvier 2026 sur le terrain synthétique de l’ISPRIC. A cette occasion, le diplomate chinois a profondément ressenti l’engagement et la passion des jeunes Maliens pour le football.



‎Devant le Directeur général de l’Institut et un public nombreux, M. LI Xiang a déclaré qu’il observe souvent, dans les rues de Bamako, des jeunes jouer au football avec joie et enthousiasme. << Je ressens profondément la passion et l’engagement des amis maliens, en particulier des jeunes, pour ce sport>>, a-t-il affirmé avec joie et allégresse.

‎Selon l’ambassadeur de Chine au Mali, le football est un sport qui transcende les frontières et possède un charme unique. << Chaque course, chaque passe, chasse tir sur le terrain ne témoigne pas seulement de la beauté et de la force, de la vitesse et de la technique, mais illustre surtout l’esprit sportif fondé sur le travail d’équipe, la persévérance et la quête de l’excellence >>, a-t-il souligné.



‎Poursuivant son intervention, il indiqué que les joueurs présents sur le terrain sont de brillants jeunes issus des meilleurs instituts du Mali, appelés à devenir les futurs piliers et l’élite du pays.
‎<< Votre esprit studieux dans les études et votre talent compétitif sur le terrain se renforcent mutuellement >>, a-t-il ajouté.
‎Dans ses explications, le diplomate a fait savoir que les qualités précieuses forgées par la compétition, le leadership, la capacité à coopérer, la résistance à la pression et la détermination à exceller sont essentiellement pour devenir des pionniers et des bâtisseurs dans leurs futures carrières.



‎L’ambassadeur chinois n’a pas manqué de rappeler que l’année dernière, la Chine a célébré le 65ème anniversaire de l’établissement des relations entre la Chine et le Mali. << Durant ces 65 ans, les deux pays sont demeurés des frères liés par une amitié sincère et une solidarité à toute épreuve >>, a-t-il reconnu.


‎Place au jeu :

‎A l’image du Stade malien et du Djoliba AC, le FC NOSS et FC ZEN étaient respectivement vêtus de rouge et de blanc. Après le coup d’envoi symbolique donné par les deux personnalités, les équipes ont regagné leurs camps.
‎Dès la Ia quatrième minute, le FC NOSS ouvre le score sur une frappe bien placée. Cependant, cette joie fut de courte durée, car juste avant la pause, le FC ZEN égalise. L’arbitre renvoie les deux équipes aux vestiaires sur le score de 1 but partout.



‎De retour sur la pelouse synthétique, le FC NOSS accentue la pression, ce qui s’avère payant : les Rouges reprennent l’avantage. Comme lors de la première période, les Blancs parviennent à égaliser. A l’issue du temps réglementaire, l’arbitre siffle la fin du match sur le score de 2-2. Lors de la séance des tirs au but, le FC ZEN se montre plus adroit en s’imposant 6-5, remportant ainsi la quatrième édition du Tournoi de l’ambassadeur de Chine, organisée pour la deuxième fois sur le terrain synthétique de l’ISPRIC.
‎Cette compétition, faut-il, rappeller a débuté le 6 décembre 2025 pour prendre fin le 10 janvier 2026


‎Par Drissa KEITA

Afrique : la BAD boucle une levée de fonds d’environ 1,3 milliards de dollars sur le marché financier Londonien 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque africaine de développement, une institution reconnue pour son engagement envers le développement économique et social du continent, a effectué un mouvement stratégique significatif en lançant, le 7 janvier 2026, une opération ambitieuse visant à lever la somme impressionnante d’un milliard de livres sterling, ce qui équivaut à environ 1,3 milliard de dollars, sur le marché britannique. 

Cette levée de fonds se réalise à travers l’émission d’une obligation d’une durée de trois ans, marquant ainsi un retour attendu de l’institution panafricaine sur le marché de la livre sterling. Ce moment clé intervient dans un contexte économique particulier, où les investisseurs, attirés par la perspective de la profitabilité et de la sécurité, disposent d’une liquidité abondante et se montrent particulièrement en quête de placements jugés sûrs et stables.

Dès son annonce à Londres, cette opération a suscité un intérêt notable et palpable de la part des investisseurs, avec des demandes qui ont largement dépassé les montants recherchés, selon une note détaillée émise par l’institution africaine. Cette mobilisation impressionnante des investisseurs est un reflet direct de la confiance robuste que ces derniers accordent à la Banque africaine de développement, dont la solidité financière et l’intégrité sont constamment reconnues par les principales agences de notation internationales. En raison de cette demande soutenue et dynamique, la Banque a été en mesure de proposer des conditions de financement particulièrement favorables et attractives, illustrant ainsi sa capacité à naviguer efficacement dans un marché complexe tout en répondant aux besoins des investisseurs soucieux de maximiser la sécurité de leurs investissements.

L’obligation qui a été émise possède une durée bien déterminée de trois ans, et arrivera à son terme en janvier 2029, marquant ainsi un horizon temporel clair pour les investisseurs. Cette obligation génére un taux d’intérêt fixe de 3,75 % par an, ce qui implique que les investisseurs auront la garantie de percevoir chaque année un revenu prévisible et constant, sans fluctuabilité liée aux marchés financiers. De plus, le rendement global projeté de cette opération est d’environ 3,8 %, un niveau qui est non seulement compétitif, mais qui devient d’autant plus séduisant lorsqu’on considère le profil de risque remarquablement faible associé à la signature de la Banque Africaine de Développement (BAD), ce qui assure un certain degré de sécurité et de fiabilité pour les investisseurs.

La majorité des souscriptions émises pour cette obligation provient de banques solides et bien établies, suivies par des institutions publiques comme les banques centrales, illustrant ainsi l’intérêt marqué des investisseurs à long terme pour ce type de placement qui allie sécurité et rendement. De plus, des gestionnaires de fonds diversifiés ont également pris part à cette opération, apportant ainsi une contribution précieuse à l’élargissement de la base d’investisseurs, ce qui témoigne d’une confiance accrue dans la solidité et le potentiel de cette émission obligataire. Ce phénomène renforce la dynamique de marché autour de cet instrument financier, rendant son acquisition d’autant plus attractive pour les acteurs financiers.

Prévue pour être méticuleusement réglée le 14 janvier 2026, cette émission ambitieuse est réalisée avec l’appui estimé du marché international et est pilotée par des institutions financières de renom telles que la Banque de Montréal, HSBC, et Banco Santander, qui apportent non seulement leur expertise mais également leur crédibilité sur la scène financière mondiale. À travers cette levée de fonds stratégique, la Banque africaine de développement, une entité clé dans le soutien au développement économique de l’Afrique, renforce sa présence déjà significative sur le marché britannique, tout en consolidant ses capacités de financement essentielles. 

Notons que cette initiative vise à étendre ses interventions économiques et ses programmes de développement sur le continent africain, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie et au soutien des projets susceptibles de stimuler la croissance et le progrès dans diverses régions d’Afrique.

Mariam KONE 

Au Burkina Faso, la Compagnie minière (WAF) affiche une production aurifère de 8,5 tonnes en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la compagnie minière West African Resources (WAF) a bouclé l’exercice 2025 dans un climat de performance solide et prometteuse, confirmant ainsi son statut incontesté de producteur aurifère majeur dans le pays un pays qui est devenu un acteur clé sur le marché mondial de l’or. 

La compagnie a atteint – et légèrement dépassé – son objectif annuel ambitieux, avec un impressionnant total de 300 383 onces d’or produites, ce qui équivaut à environ 8,5 tonnes. Cette production bénéfiques a été tirée de ses deux actifs miniers stratégiques, à savoir Sanbrado et Kiaka, et marque clairement une année de montée en puissance opérationnelle. 

Ce succès est d’autant plus marqué qu’il s’inscrit dans un contexte de prix exceptionnellement élevé de l’or sur le marché, ce qui a assurément favorisé la rentabilité et la viabilité des projets de la société. La mine de Sanbrado demeure incontestablement le pilier fondamental du groupe, avec une production annuelle remarquable atteignant 205 228 onces, soit environ 5,8 tonnes, ce qui témoigne de l’efficacité et de la qualité opérationnelle de cette installation.

Pour ajouter à ces succès, la mine de Kiaka a été mise en production en juin 2025 et, avec une participation contrôlée de 85% par WAF contre 15% pour l’État burkinabè, elle confirme son rôle de relais de croissance majeur pour la société. Ce dernier trimestre a été particulièrement significatif, marquant une phase d’accélération dynamique avec une envolée impressionnante de 208 % de la production d’un trimestre à l’autre, soulignant l’agilité et la capacité d’adaptation de l’entreprise face à un environnement économique en constante évolution.

 En conséquence, le quatrième trimestre a vu la production d’or atteindre 62 287 onces, équivalant à environ 1,8 tonne, solidifiant ainsi la contribution significative de Kiaka au total de la production annuelle de WAF et renforçant les perspectives futures de la société dans l’industrie aurifère.

Au cours de l’ensemble de cette année, la société WAF a réalisé des ventes impressionnantes, atteignant un total de 280 065 onces d’or, lesquelles ont été mises sur le marché à un prix moyen de 3 525 dollars l’once, un niveau exceptionnellement élevé qui a été fortement influencé par le contexte international actuel, caractérisé par une demande accrue et des fluctuations économiques.

 Le quatrième trimestre de l’année a d’ailleurs confirmé cette dynamique positive, enregistrant la vente de 105 995 onces à un prix record de 4 058 dollars l’once, ce qui témoigne d’une robustesse et d’une performance remarquables dans un secteur souvent volatile. La différence notable entre la production et les ventes peut être attribuée à divers facteurs, notamment un stock d’or qui est actuellement en cours de traitement dans la mine de Kiaka, ainsi qu’au calendrier des expéditions qui affecte le timing de la mise sur le marché.

Avec deux exploitations minières entièrement opérationnelles et un environnement global favorable, WAF parvient à consolider son positionnement stratégique en Afrique de l’Ouest, une région riche en ressources précieuses. L’année 2025 se profile déjà comme une étape charnière et prometteuse pour le groupe, marquée par une montée en puissance significative des opérations à Kiaka, tout en garantissant la stabilité à Sanbrado, ce qui est essentiel pour maintenir un équilibre dans la production. Les prix de vente exceptionnellement élevés, associés à des performances qui surpassent les prévisions initiales, témoignent de la santé financière et opérationnelle de l’entreprise.

Notons que tout cet enchaînement de succès prépare le terrain pour un exercice 2026 qui s’annonce sous le signe de la croissance maîtrisée, accompagnée d’investissements accrus et réfléchis dans la continuité des opérations, afin de renforcer encore davantage cette dynamique positive.

Zangouna KONÉ 

UMOA : le trésor public du Bénin réalise une opération chirurgicale de 60 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, un événement financier marquant a eu lieu lorsque la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a brillamment mobilisé une somme impressionnante de 60 milliards FCFA, ce qui correspond à environ 91,46 millions d’euros, sur le marché régional des titres publics de l’UMOA.

Cette opération stratégique, réalisée le jeudi 8 janvier 2026, a été conçue pour soutenir et financer les divers besoins budgétaires de l’État béninois, reflétant ainsi une planification financière rigoureuse et proactive. L’émission a été orchestrée sous la forme d’une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), des outils précieux pour lever des fonds sur le marché. L’objectif initial de cette opération a été fixé à un montant significatif de 60 milliards FCFA, soulignant l’importance de cette manœuvre dans le cadre de la gestion des finances publiques du pays, qui vise à renforcer sa stabilité économique et à répondre efficacement à ses engagements financiers.

Cependant, l’opération a suscité un intérêt bien supérieur aux attentes initialement fixées, avec des soumissions globales s’élevant à un impressionnant montant de 78,24 milliards FCFA, ce qui représente un taux de couverture confortable de 130,41%, dépassant largement les prévisions. Face à un tel engouement et à la demande manifestement forte des investisseurs, les autorités béninoises ont fait le choix judicieux d’adopter une approche prudente en respectant strictement l’enveloppe budgétaire recherchée pour éviter tout risque d’endettement excessif. Cette décision témoigne non seulement d’une gestion avisée de l’endettement public, mais aussi d’une volonté manifeste de maîtriser les conditions de financement afin de garantir la stabilité économique du pays. Ainsi, le taux d’absorption des fonds s’est établi de manière notable à 76,68%, illustrant l’efficacité avec laquelle les ressources ouvertes ont été mobilisées et intégrées dans l’économie nationale.

Dans le détail, l’émission de court terme, qui se compose d’un Bon de Trésor (BAT) d’une maturité de 91 jours, a été particulièrement efficace, permettant de lever un montant impressionnant de 22,36 milliards de FCFA, tout cela à un taux de rendement moyen pondéré de 5,01%, ce qui illustre des conditions de financement toujours très attractives et compétitives sur le segment à court terme. En ce qui concerne les maturités plus longues, le pays du Bénin a su capter un montant notable de 22,18 milliards de FCFA à travers l’Obligation Assimilable du Trésor (OAT) de 3 ans, assortie d’un rendement moyen pondéré s’élevant à 6,34%. 

La collecte a également inclus 8,15 milliards de FCFA sur l’OAT de 5 ans, avec un taux de 6,38%, témoignant d’un intérêt solide des investisseurs pour des placements à moyen terme. L’OAT de 7 ans, quant à elle, a mobilisé un montant de 7,3 milliards de FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 6,87%, confirmant ainsi l’intérêt croissant des investisseurs pour des horizons d’investissement plus longs, malgré un contexte régional qui est marqué par des besoins de financement élevés et pressants.

Notons que les offres retenues, qui proviennent de quatre pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), illustrent non seulement le caractère intégré et cohérent de la région, mais aussi la profondeur grandissante de son marché financier. Les investisseurs béninois, en particulier, se distinguent en arrivant en tête de liste avec un investissement de 28,6 milliards de FCFA, suivis par ceux de la Côte d’Ivoire, qui ont contribué avec 25,45 milliards de FCFA, tandis que le Sénégal et le Burkina Faso ont respectivement levé 5,85 milliards de FCFA et un montant non précisé, reflétant ainsi une dynamique régionale qui favorise des efforts communs et une meilleure intégration économique entre ces nations.

Moussa KONÉ 

Au Congo, la Banque Centrale opte pour un assouplissement de sa « Politique Monétaire » 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Réuni en session ordinaire le jeudi 8 janvier 2026, le Comité de politique monétaire (CPM), sous la conduite du Gouverneur André Wameso, a acté une baisse significative du taux directeur, le réduisant de 17,5 % à 15 %. Cette décision marque un tournant accommodant qui a été amorcé à la fin de l’année 2025, signalant une volonté de stimuler l’économie et d’encourager les investissements dans un environnement économique encore fragile. 

Ce changement stratégique intervient à l’issue d’un examen approfondi de l’évolution macroéconomique tant nationale qu’internationale, ainsi que d’une analyse détaillée du bilan de la politique monétaire qui a été mise en œuvre au cours de l’année écoulée. Tout cela met en lumière les défis auxquels fait face le pays tout en s’efforçant de maintenir la stabilité économique.

Sur le plan mondial, la Banque Centrale du pays (BCC) observe une dynamique intéressante, notant que l’économie internationale a fait preuve d’une résilience remarquable en 2025, en dépit d’un climat global toujours marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des frictions commerciales entre diverses nations et des incertitudes croissantes liées aux orientations des politiques publiques dans plusieurs grandes économies du monde. Cette analyse nuancée tient compte des signaux mixtes qui émanent des marchés et du contexte économique global, reflétant ainsi la complexité des interactions économiques à l’échelle internationale.

Le ralentissement progressif de l’inflation à l’échelle mondiale, favorisé par les effets différés des politiques monétaires restrictives adoptées par de nombreuses banques centrales, ainsi que par la normalisation graduelle des chaînes d’approvisionnement perturbées par divers événements récents, a contribué à créer un espace plus favorable à l’assouplissement des conditions financières, ce qui inclut également les économies émergentes qui sont souvent plus vulnérables aux fluctuations économiques. Cette situation se traduit par une certaine marge de manœuvre pour les investissements et le financement à des conditions plus favorables.

Dans ce contexte international plus clément, marqué par une confiance croissante des investisseurs et une stabilisation des marchés financiers, l’économie congolaise a conservé une trajectoire globalement positive et encourageante. La croissance du produit intérieur brut réel, bien qu’en léger repli par rapport aux performances impressionnantes des années précédentes, est demeurée soutenue, passant de 6,7 % en 2024, un chiffre qui témoigne d’une vigueur notable, à 5,6 % en 2025, illustrant ainsi une transition vers une croissance plus équilibrée. Cette performance, qui est le fruit d’une multitude de facteurs interconnectés, repose notamment sur la solidité des activités administratives, essentielles pour la régulation et le développement, la résistance surprenante du secteur industriel, ainsi que la progression continue et dynamique des branches non extractives, montrant ainsi une diversification économique prometteuse qui pourrait offrir des opportunités de développement à long terme pour le pays.

La stabilité des prix constitue l’un des faits marquants de l’année écoulée. L’inflation a fortement ralenti, surtout au second semestre, pour s’établir à 2,27 % à fin décembre 2025, contre 11,69 % un an plus tôt. Ce niveau est nettement inférieur à l’objectif de moyen terme fixé à 7 %, traduisant l’efficacité du cadre de politique monétaire appliqué par la BCC, combinée à l’appréciation du franc congolais et à la baisse des prix de certains produits importés, notamment les carburants et les céréales.

Le marché des changes a également évolué favorablement. À la clôture de l’année 2025, la monnaie nationale s’échangeait à 2.181,39 CDF pour un dollar américain sur le marché interbancaire et à 2.309,38 CDF sur le marché parallèle, enregistrant des gains significatifs par rapport à l’année précédente. Cette tendance a été soutenue par une meilleure gestion de la liquidité bancaire, une communication renforcée de la Banque centrale et une demande accrue de franc congolais par les agents économiques.

Dans le même temps, les réserves internationales ont connu une progression notable et impressionnante, atteignant un montant significatif de 7,9 milliards de dollars à la fin du mois de décembre 2025, ce qui représente l’équivalent de trois mois d’importations de biens et de services essentiels. Cette augmentation substantielle des réserves renforce de manière significative la crédibilité externe du pays sur la scène internationale, en témoignant à la fois d’une gestion financière prudente et d’une stabilité macroéconomique recherchée.

Pour l’année 2026, la Banque Centrale du Congo (BCC) table sur une stabilisation relative du taux de change, accompagnée d’une prévision rassurante de maintien d’une croissance robuste de l’économie nationale. Cette dynamique positive est notamment portée par l’évolution favorable et optimiste des cours internationaux du cuivre et du cobalt, deux ressources minières cruciales pour l’économie congolaise. Toutefois, il est essentiel de noter que l’économie congolaise reste vulnérable et exposée aux aléas extérieurs, en particulier face aux tensions géopolitiques persistantes qui agitent la région, ainsi qu’aux mesures tarifaires restrictives qui sont mises en place dans certaines parties du monde, pouvant ainsi avoir un impact direct sur les échanges commerciaux.

Sur le plan interne, une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans l’Est du pays est anticipée, ce développement étant étroitement lié aux engagements pris par les différentes parties impliquées, qui œuvrent pour rétablir la paix et la stabilité dans cette zone à la fois riche en ressources et diverse. Cela pourrait apporter un soutien nécessaire à la croissance économique et à la confiance des investisseurs, ouvrant ainsi la voie à des perspectives plus optimistes pour l’avenir du pays.

En plus de la décision de réduire le taux directeur, qui vise à influencer le coût du crédit et à stimuler l’économie, il est important de noter que les autres outils et instruments de politique monétaire appliqués par la banque centrale ont été soigneusement maintenus inchangés afin d’assurer une continuité dans la gestion de la liquidité et de la stabilité économique. Les coefficients de réserves obligatoires, qui déterminent la part des dépôts que les banques doivent conserver en réserve et ne peuvent pas prêter, restent fixés à 10,5 % pour les dépôts à vue, ce qui est d’une grande importance pour garantir la solvabilité des institutions financières. 

Notons que pour les dépôts à terme en monnaie nationale, le taux demeure à 0 %, ce qui encourage les banques à offrir des prêts plutôt qu’à conserver des liquidités. En ce qui concerne les devises étrangères, les taux de réserves restent respectivement à 11,5 % pour les dépôts à vue et à 10,5 % pour les dépôts à terme, des niveaux qui reflètent une stratégie prudente pour gérer les fluctuations du marché et maintenir la confiance des investisseurs.

Au Cameroun, Ecobank aspire à dynamiser ses activités en augmentant son capital à 1,780 milliard de FCFA.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Ecobank Cameroun, l’un des acteurs majeurs du secteur bancaire en Afrique centrale, a procédé à un renforcement simultané de sa gouvernance ainsi que de ses fonds propres, une initiative qui témoigne de son engagement envers une gestion saine et durable des finances.

 Pan-African Savings and Loans (PASL), une institution de microfinance de deuxième catégorie sous l’égide d’Ecobank Cameroun, a également pris des mesures significatives pour optimiser sa structure de gouvernance et améliorer ses fonds propres, comme le révèle un rapport publié par EcoMatin. 

Dans le cadre de cette initiative, l’établissement a officiellement annoncé la nomination de Christian Honoré Angui comme directeur général, une décision qui est cependant conditionnée par l’obtention d’un avis de non-objection de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) ainsi que par l’agrément de l’Autorité monétaire, mettant ainsi en lumière les procédures réglementaires nécessaires à la validation de ce poste clé. 

Aussi, le Conseil d’administration de l’institution a également pris la décision de désigner Ngando Humphrey en tant qu’administrateur, le plaçant dans le rôle de représentant permanent d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), qui est la maison mère de ce groupe bancaire panafricain, consolidant ainsi encore davantage la synergie entre l’institution de microfinance et son entité mère. Ces changements au sein de la direction illustrent une volonté stratégique de renforcer la position d’Ecobank Cameroun dans le paysage financier régional.

Dans le même temps, l’Assemblée générale mixte de la société a validé une augmentation significative du capital social d’un milliard de francs CFA, portant celui-ci de 781 millions à 1,781 milliard de FCFA, par l’émission de 10 000 actions nouvelles entièrement libérées et disponibles pour les investisseurs. Cette recapitalisation, déjà approuvée par les actionnaires d’Ecobank Cameroun lors de leur Assemblée générale qui s’est tenue le 28 mars 2025, place Pan-African Savings and Loans bien au-dessus du seuil réglementaire de 300 millions de francs CFA exigé par la COBAC, qui est l’organisme de réglementation pour les établissements de microfinance de deuxième catégorie, assurant ainsi une conformité aux normes établies et renforçant la stabilité financière de l’institution. Selon Ecobank Cameroun, le renforcement des fonds propres, qui constitue un élément essentiel pour la santé financière des institutions de microfinance, vise à accroître la capacité de financement de la structure et à lui permettre de mieux servir ses clients.

 Opérationnelle au Cameroun depuis 2010, Pan-African Savings and Loans affirme avoir financé plus de 54 600 petites entreprises, principalement dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, le commerce et l’artisanat, ainsi que 67 520 entreprises de taille moyenne et grande, consolidant ainsi son rôle stratégique dans le financement de l’économie locale et contribuant à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des communautés qu’elle dessert. 

Notons que cette mission altruiste démontre l’engagement de l’institution envers le développement économique régional, tout en visant une croissance durable et responsable.

Mariam KONE 

Première Sortie de la Côte d’Ivoire sur le Marché Financier de l’UMOA: une réussite spéculaire de 320,8 milliards de FCFA

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Ivorian President Alassane Ouattara speaks on the arrival of the 46 Ivorian soldiers who were arrested in July and condemned by Malian justice, and pardoned by the president of the transition Assimi Goita, at Abidjan airport on January 07, 2023. - Forty-six Ivorian soldiers detained in Mali since July arrived home late Saturday, according to an AFP reporter at the airport, a day after they were pardoned by the neighbouring country's junta. (Photo by Sia KAMBOU / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a mobilisé le mardi 6 janvier 2026, une opération de mobilisation qui a abouti à la collecte impressionnante de 320,8 milliards FCFA, marquant ainsi la première adjudication de l’année sur le marché régional. 

Après une année 2025 où le paysage financier a été particulièrement marqué par une intensification remarquable des levées de ressources sur le marché régional des titres publics au sein de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), cette dynamique a été orchestrée sous la coordination efficace de l’agence UMOA-Titres, qui a joué un rôle crucial dans cette mobilisation des fonds. L’exercice 2026 débute donc sous des perspectives extrêmement favorables pour les États membres de l’Union, suscitant un certain optimisme quant à la santé économique des nations impliquées.

Au départ, l’objectif du Trésor public ivoirien était de récolter un montant de 310 milliards FCFA. Toutefois, l’opération a suscité un engouement sans précédent de la part des investisseurs, qui ont manifesté un intérêt considérable, comme en témoignent les soumissions globales qui ont atteint un montant total de 515,8 milliards FCFA.

Cette participation dynamique se traduit par un taux de couverture très confortable de 166,39 %, ce qui illustre non seulement la profondeur de la liquidité disponible sur le marché, mais aussi l’attractivité indéniable et la solidité de la signature souveraine ivoirienne sur le plan financier. Par ailleurs, le taux d’absorption, qui se chiffre à 62,19 %, révèle une stratégie sélective et réfléchie du Trésor ivoirien, lui permettant de faire face efficacement aux différentes offres qui se sont présentées, démontrant ainsi une gestion proactive et avisée des ressources publiques dans le contexte économique régional.

Dans un examen approfondi du compartiment des bons du Trésor à 364 jours, il convient de noter que l’émetteur n’a retenu qu’une somme relativement modeste de 4,5 milliards FCFA, alors même que les soumissions ont atteint un montant impressionnant totalisant 127,24 milliards FCFA. Cela se traduit par un taux de rendement qui se chiffre à 6,53 %, un indicateur révélateur de l’intérêt des investisseurs pour cet instrument financier à court terme. 

Par ailleurs, en ce qui concerne les obligations assimilables du Trésor (OAT) avec une échéance de trois ans, qui ont été judicieusement structurées en deux tranches distinctes, les résultats affichent une nette préférence des investisseurs pour ces maturités spécifiques. Pour la première tranche, le montant des soumissions a enregistré un chiffre remarquable de 171,94 milliards FCFA, parmi lequel 158,94 milliards FCFA ont finalement été retenus, ce qui correspond à un taux d’absorption exceptionnel de 92,44 %.

Il est intéressant de noter que la seconde tranche a également connu un vif succès, mobilisant 157,32 milliards FCFA, tous intégralement absorbés, atteignant ainsi un taux d’absorption de 72,63 % au regard des soumissions effectuées. De plus, le rendement moyen pondéré des obligations à trois ans s’établit à 6,81 %, offrant à la fois des perspectives intéressantes pour les investisseurs et un témoignage de la solide confiance placée dans ces instruments de dette souveraine.

Notons que la réussite de cette opération s’explique également par une participation élargie des investisseurs provenant de six pays de la sous-région, réaffirmant la confiance durable du marché dans la qualité du crédit de la Côte d’Ivoire. Cependant, les montants effectivement retenus émanent principalement des investisseurs béninois et ivoiriens.

Pour rappel , le Bénin a contribué à hauteur de 4,5 milliards de FCFA sur le segment des bons du Trésor, tandis que les investisseurs ivoiriens ont accaparé la majeure partie des allocations obligataires, avec 158,94 milliards de FCFA sur la première tranche et 157,32 milliards de FCFA sur la seconde tranche.

Daouda Bakary KONÉ