Accueil Blog Page 77

Au Nigeria, Aliko Dangoté dénonce un « Ex-Régulateur du Pétrole » aux structures d’enquête anti-corruption 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, il est important de souligner que le simple retrait d’une plainte ne suffit pas à effacer les doutes et les suspicions qui entourent une affaire en cours. En effet, la Commission indépendante de lutte contre la corruption et autres infractions connexes (ICPC) a pris la décision ferme de continuer son enquête approfondie qui vise spécifiquement l’ancien directeur général de la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA), en l’occurrence, Farouk Ahmed.

Cette décision a été maintenue malgré le retrait formel de la pétition initialement déposée par le magnat et entrepreneur Aliko Dangote, une figure incontournable du monde des affaires au Nigeria, dont les intérêts dans divers secteurs économiques sont considérables. Dans un communiqué officiel diffusé avec soin à la presse, le porte-parole de l’ICPC, Okor Odey, a clairement précisé que l’agence anticorruption avait bien reçu, le 5 janvier 2026, une lettre formelle émanant des avocats représentant Dangote, notifiant ainsi le retrait intégral de la plainte initiale qui avait été soumise le 16 décembre 2025. 

Cette pétition, qui dénonçait des actes de malversations présumées ainsi que des manquements importants à la gouvernance au sein de l’autorité régulatrice du secteur pétrolier aval, avait servi de catalyseur pour l’ouverture d’une enquête visant à établir toute vérité sur ces allégations de pratiques répréhensibles qui pourraient éroder la confiance du public dans les institutions.

L’ICPC se veut catégorique dans sa position, affirmant sans ambiguïté que la procédure en cours ne dépend pas du maintien de la plainte par le plaignant. En effet, la Commission a précisé que les enquêtes avaient déjà été initiées bien avant la réception de l’avis de retrait du plaignant et qu’elles se poursuivront selon les dispositions prévues par la loi en vigueur, mettant ainsi en avant son engagement à respecter les règles établies. Pour l’agence, il est crucial de comprendre que l’enjeu dépasse largement le simple différend initial entre un opérateur privé, à savoir le milliardaire Dangote, et un ancien responsable public, Farouk Ahmed. Cela s’inscrit dans un cadre plus vaste, celui de l’intérêt général et de la crédibilité des efforts de lutte anticorruption au Nigeria, un pays où ce sujet suscite des préoccupations majeures auprès des citoyens. Selon les déclarations de l’ICPC, une autre agence d’application de la loi a également pris l’initiative de reprendre certains volets du dossier, même si, à ce stade, peu de détails ont été divulgués concernant la nature de cette implication. La Commission promet néanmoins de garantir transparence et fermeté tout au long du processus, tout en soulignant sa détermination à mener l’enquête  » à son terme logique « , sans aucune ingérence extérieure qui pourrait compromettre son intégrité.

Il convient de rappeler que la pétition déposée par Dangote ciblait directement Farouk Ahmed, qui a occupé le poste de directeur général de la NMDPRA jusqu’à sa démission, sur fond de controverses notables qui avaient largement fait parler d’elles. Le milliardaire nigérian l’accusait notamment de pratiques considérées comme corrompues, soulevant ainsi des questions sur l’éthique et la gouvernance au sein des institutions publiques du pays.

Dangote reprochait également à l’ancien régulateur d’avoir nui au développement du raffinage national en favorisant, par la délivrance répétée de licences d’importation, des négociants internationaux et des importateurs de produits pétroliers, au détriment de la production locale qui aurait pu dynamiser l’économie nationale et réduire la dépendance aux importations. Cette situation a engendré des tensions dans le secteur du raffinement, où de nombreux investisseurs locaux se sont sentis lésés et découragés, leur capacité à rivaliser étant compromise par ces décisions perçues comme injustes. 

À ce jour, Farouk Ahmed n’a pas réagi publiquement à ces accusations, laissant planer un certain flou sur sa position et ses priorités face à cette controverse qui pourrait avoir des répercussions significatives sur son image. L’ICPC, de son côté, s’est abstenue de commenter le fond du dossier, rappelant que les investigations sont en cours et que toute conclusion devra s’appuyer sur des éléments probants, selon les informations de Reuters, ce qui souligne l’importance d’une transparence et d’une rigueur dans le traitement de cette affaire.

Moussa KONÉ 

Ports et Maritimes : la turbulence de l’armateur CNNII au Gabon à travers les grévistes 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) traverse une nouvelle zone de turbulences, avec un mouvement social perturbant une partie de ses activités à Port-Gentil, mettant ainsi en lumière la question cruciale de sa gouvernance.

 Le 5 janvier 2026, des employés ont initié une grève, fustigeant l’absence d’un interlocuteur « crédible » et les dysfonctionnements chroniques de la gestion, alors que la continuité des rotations maritimes est essentielle pour l’approvisionnement du pays.

Le cœur de la crise est d’ordre social, mais il est intrinsèquement lié à des choix stratégiques de direction. Les grévistes dénoncent une dette salariale excédant 19 mois d’arriérés, couvrant la période 2019-2025, ainsi que des manquements concernant les cotisations sociales et certaines obligations envers des agents admis à la retraite. Le mouvement s’oppose également à certaines décisions de gestion des ressources humaines, notamment l’arrivée de 33 nouveaux employés et stagiaires, jugée inopportune dans le contexte actuel.

La CNNII constitue pourtant un maillon logistique stratégique de l’économie gabonaise, jouant un rôle essentiel dans l’assurer de la liaison maritime entre Libreville, la capitale dynamique du pays, et Port-Gentil, le principal port industriel et économique. En facilitant le transport de marchandises essentielles, la CNNII assure non seulement la continuité de l’approvisionnement en biens de première nécessité, mais elle garantit également la mobilité des personnes, permettant ainsi des échanges socio-économiques vitaux entre les deux principaux pôles économiques du pays.

 Toute perturbation de son activité fragilise les chaînes d’approvisionnement, entraînant une augmentation des coûts logistiques et influençant de manière significative les prix des biens et services, dans un contexte déjà marqué par des tensions sur les carburants et le gaz, qui aggravent encore la situation économique des Gabonais. Cette crise intervient par ailleurs, alors que sur le papier, l’activité de la CNNII est intégrée à la trajectoire budgétaire de l’État, ce qui semble théoriquement prometteur. Le Projet de loi de finances pour l’année 2026 fixe ses recettes à 1,7 milliard FCFA, un niveau qui a été annoncé comme identique à celui de l’année 2025, suscitant l’espoir d’une stabilité financière. 

Notons que cette stabilité budgétaire contraste avec la réalité opérationnelle d’un armateur qui se trouve actuellement confronter à des arriérés financiers, à des blocages sociaux de plus en plus persistants, ainsi qu’à des fragilités de gouvernance qui menacent son bon fonctionnement. Appelée à être un outil de souveraineté logistique, capable de garantir la fluidité des échanges et le développement économique du pays, la CNNII doit faire face à des défis considérables qui pourraient entraver sa mission fondamentale.

Abdoulaye KONÉ 

UEMOA : le déficit budgétaire de l’Union en baisse de 3,5% à 3 800 milliards de FCFA du PIB à fin septembre 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Dans les États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), une organisation régionale qui regroupe plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest afin de promouvoir l’intégration économique et la stabilité monétaire, les statistiques officielles de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest révèlent une évolution significative.

Ainsi, il a été constaté que le déficit budgétaire, un indicateur crucial de la santé économique d’un pays qui mesure la différence entre les dépenses gouvernementales et les recettes fiscales, est à nouveau passé sous la barre des 3,5 % du PIB à la fin de septembre 2025. Cette information est particulièrement encourageante, car elle témoigne des efforts continus pour maitriser les finances publiques et assurer une gestion plus rigoureuse des ressources, ce qui pourrait potentiellement offrir une plus grande stabilité économique et un environnement propice à l’investissement dans la région.

Au cours des neuf premiers mois de l’année 2025, une période marquée par une volonté manifeste de redresser les comptes et d’améliorer la gestion financière, les finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont entamé un remarquable réajustement qui se révèle encourageant pour les pays membres.

Selon les données officielles et précises fournies par la Banque Centrale, qui joue un rôle essentiel dans la régulation économique et financière du pays, le déficit budgétaire global, qui prend en compte non seulement les engagements fiscaux incontournables, tels que les dépenses liées à la santé, à l’éducation et aux infrastructures, mais également les dons reçus en provenance de divers organismes internationaux, ainsi que de pays partenaires qui souhaitent soutenir le développement économique et social de notre nation, s’est chiffré à une somme totale impressionnante de 3 800,4 milliards de FCFA. 

Ce chiffre, qui est d’une grande importance pour l’économie nationale, représente une réduction significative et encourageante par rapport à l’année précédente, où le déficit avait atteint un total alarmant et préoccupant de 4 408,3 milliards de FCFA. Cette diminution notable souligne ainsi les efforts concertés et résolus des gouvernements, qui ont mis en place des politiques d’austérité et des stratégies budgétaires pour maîtriser les dépenses publiques tout en travaillant à améliorer leur situation financière d’une manière durable.

Cette situation souligne l’importance d’une gestion rigoureuse des finances publiques et la nécessité d’élaborer des stratégies innovantes pour réduire ce déficit tout en poursuivant des projets qui bénéficieront à l’ensemble de la population.

Notons que cette tendance vers un contrôle budgétaire plus rigoureux et réfléchi pourrait avoir des implications positives et bénéfiques pour la stabilité économique de la région dans les années à venir, favorisant ainsi un climat propice à l’investissement et à la croissance économique.

Mariam KONE 

CAN-Maroc: « Comment les Aigles du Mali peuvent battre les Lions du Sénégal? » (Par Mahmet Traoré, Consultant)

0

Pour s’imposer face à l’équipe du Sénégal, les Aigles du Mali devront livrer un match de maîtrise, de discipline et d’intelligence collective, bien plus que de domination. Les Lions de la Téranga partent favoris, mais le rapport de force peut s’équilibrer si le Mali impose un plan clair et rigoureusement exécuté.

Le Mali devra jouer intelligent, car les Aigles arrivent avec un paramètre important : 120 minutes de prolongation disputées face à la Tunisie.
La gestion de l’énergie, du tempo et des temps forts/temps faibles sera donc centrale. Il faudra accepter de souffrir par séquences sans se désorganiser, tout en maximisant les moments favorables.

Tout se jouera d’abord au milieu de terrain.

Le Sénégal devient dangereux lorsqu’il installe son rythme. Le Mali devra donc éviter les pertes rapides et rechercher une possession utile.
Le duo Dieng – Lassana Coulibaly devra sécuriser l’axe et absorber les transitions, pendant qu’Yves Bissouma, positionné plus haut, aura la responsabilité d’orienter le jeu et de connecter les lignes. Sangaré, par son volume et sa projection, apportera l’équilibre entre maîtrise et verticalité.

Dans cette bataille, un point sera déterminant : empêcher Idrissa Gana Gueye d’être la rampe de lancement du jeu sénégalais. Le cadrer, l’orienter vers les côtés et l’empêcher de jouer face au jeu permettra de ralentir toute la machine adverse.

Le Mali devra également éviter le piège d’un repli excessif.

Un bloc trop bas expose aux frappes lointaines et à une pression continue. Le choix optimal reste un bloc médian compact, dans lequel le repli défensif des joueurs offensifs sera essentiel. Les attaquants maliens devront défendre, coulisser et fermer les lignes de passe, notamment dans les couloirs.

Sur le plan défensif, le message est clair : bloquer les couloirs sénégalais. Il faudra empêcher Sadio Mané de s’exprimer, non seulement par sa percussion, mais aussi par la qualité de ses passes et centres.
La même vigilance devra s’appliquer à Ismaïla Sarr, avec une couverture systématique à deux.

Les arrières latéraux maliens auront un rôle clé. Leur appui offensif est nécessaire, mais il devra être maîtrisé, chaque montée devant être sécurisée par une couverture au milieu.

Offensivement, la clé résidera dans la verticalité contrôlée.

Le Mali est plus dangereux lorsqu’il attaque rapidement après récupération, en exploitant les espaces dans le dos de la défense sénégalaise. El Bilal Touré, malgré des performances irrégulières, reste un profil adapté pour attaquer la profondeur, tandis que Sinayoko apportera une solution d’appui essentielle. Sa force de percussions et ses qualités dans les apels / contre appels couplés à ses facultés de dribbles demeurent l’atout numéro 1 des Aigles : les sénégalais tenteront de le couper de ses adversaires. À lui de savoir se démarquer régulièrement en permutant avec un de ses partenaires pour tromper leur vigilance.

Enfin, une attention particulière devra être portée aux centres en retrait du Sénégal, souvent à l’origine de tirs dangereux. Le Mali devra protéger la zone devant sa surface et sortir rapidement sur le porteur.

Le banc peut faire la différence. Néné Dorgeles et Gaoussou Diakité apportent percussion et imprévisibilité dans les moments clés sans oublié Doumbia qui doit être plus régulier .

Pour gagner, les Aigles devront conjuguer rigueur défensive, justesse technique et audace maîtrisée. S’ils parviennent à contrôler l’axe, à verrouiller les couloirs et à être cliniques dans leurs temps forts, ce match peut basculer en faveur du Mali.

Mahamet Traoré
Expert en communication – Consultant football
Fondateur de www.malifootball.com

Au Sénégal, Ousmane Sonko hausse le ton contre l’imposition d’une restructuration de la « dette »

0
Opposition leader Ousmane Sonko (C) looks on during an opposition meeting two days before his trial, in Dakar on March 14, 2023. Thousands of supporters of Senegalese opposition leader Ousmane Sonko rallied in Dakar on March 14, 2023, the first of several days of protests as the country prepares for elections in less than a year. Sonko is expected in court TMarch 16, 2023 after being sued by Tourism Minister Mame Mbaye Niang for "defamation, insult and forgery". (Photo by JOHN WESSELS / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le débat sur la question de la dette nationale s’étire indéfiniment, créant des tensions au sein des différentes instances gouvernementales et parmi la population. Lors d’une récente rencontre où il a eu l’honneur de recevoir le premier ministre de la Mauritanie, Ousmane Sonko, le chef du gouvernement sénégalais, a pris la parole pour exprimer son opinion ferme concernant une éventuelle restructuration de la dette du pays.

 Selon ses déclarations, il est inacceptable pour le Sénégal de se soumettre à un tel mécanisme, qu’il considère comme défavorable et potentiellement nuisible aux intérêts nationaux. Ousmane Sonko a clairement mentionné que sa position n’est pas isolée, mais qu’elle est partagée et soutenue par les plus hautes autorités du pays, notamment par le président de la République et le reste du gouvernement. 

« Nous ne voulons absolument pas de cette restructuration de la dette. Ce n’est pas seulement la position d’Ousmane Sonko, mais bien celle du président de la République, du gouvernement et de son premier ministre », a-t-il affirmé avec une conviction qui ne laisse guère place au doute. En ajoutant que rien n’avait changé dans leur engagement envers cette position, il a insisté sur le fait que les opinions émanant d’économistes ou d’autres acteurs ne parviendraient pas à influencer leur détermination. « Nous continuerons à avancer selon notre logique », a-t-il conclu, signifiant ainsi que l’État sénégalais demeure ferme dans sa stratégie économique, malgré les pressions extérieures et les débats internes persistants.

Abordant la question cruciale de la dette publique qui est estimée à un taux alarmant de 132 % du produit intérieur brut (PIB), le premier ministre Ousmane Sonko a exprimé de vives inquiétudes en soulignant que le Fonds monétaire international (FMI) a une part significative de responsabilité dans les événements que le pays traverse actuellement. « Ce Fonds a une importante part de responsabilité dans ce que nous vivons. Il ne peut pas dire qu’il n’était pas au courant de ce qui se passait, notamment en ce qui concerne la dette cachée qui est estimée à 7 milliards de dollars », a déploré Ousmane Sonko, insistant sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une transparence totale quant à la gestion de la dette.

Pour lui, il est particulièrement troublant de constater que le FMI a pourtant soutenu et accompagné le pays voisin, l’Égypte, dans une situation de crise économique qui était similaire à celle qu’affronte actuellement son propre pays. « Donc nous ne pouvons pas comprendre que ce partenaire veuille nous imposer une restructuration de la dette », a-t-il déclaré, remettant en question la cohérence et l’équité des politiques du FMI qu’il juge inappropriées face aux défis économiques pressants auxquels fait face sa nation. Cette prise de position de Sonko soulève des interrogations sur les relations entre les pays en développement et les institutions financières internationales, ainsi que sur la manière dont ces organisations gèrent la crise de la dette à l’échelle mondiale.

« La dette sénégalaise reste viable, car le pays réussit à honorer ses échéances, depuis un an et demi, sans apports extérieurs supplémentaires, grâce au marché financier régional, qui a démontré sa robustesse et sa capacité à soutenir l’économie nationale. En effet, les réformes du Plan de redressement économique et social, qui ont été mises en œuvre avec diligence, ont déjà permis de dégager un montant impressionnant de 960 milliards FCFA additionnels pour le budget 2026, avec une montée en puissance attendue dès 2027, révélant ainsi la détermination du gouvernement à stabiliser et dynamiser l’économie nationale », a ajouté l’autorité sénégalaise.

Depuis mai 2024, le gouvernement du Sénégal, conscient des enjeux internationaux et des exigences de développement, attend un nouveau cadre de partenariat qui pourrait offrir une bouffée d’air frais, ainsi qu’un décaissement tant attendu du Fonds monétaire international. Cependant, il est à noter que les différentes sessions de travail qui se sont tenues au cours de ces 12 derniers mois entre les représentants de Washington et ceux de Dakar n’ont pas encore produit de résultats concrets palpables. Dernièrement, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a indiqué que les discussions étaient très avancées et prometteuses, soulevant ainsi l’espoir d’une issue favorable pour renforcer les fondations économiques du pays. 

Notons que le Sénégal entame l’année 2026 avec d’importants défis à relever dont la complexité est aggravée par un contexte économique mondial incertain. Les besoins en financement sont non seulement estimés à 6 000 milliards FCFA, mais ils doivent également prendre en compte des priorités telles que l’infrastructure, le développement durable et la lutte contre la pauvreté, ce qui rend la situation encore plus pressante et exigeante pour le leadership sénégalais.

Mariam KONE 

Au Mali, le Britannique Kodal Minérals encaisse ses premiers revenus d’environ 12,8 milliards de FCFA de gain du Hainan Mining Co

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali, un pays riche en ressources naturelles abritant le projet de lithium de Bougouni, qui est stratégiquement situé dans le sud fertile du pays, vient d’annoncer une avancée significative en ayant perçu ses premiers revenus d’exportation. 

Kodal Minéral, une société de premier plan en Afrique de l’Ouest, cotée sur l’AIM de Londres, a déclaré avec une grande satisfaction, le 17 décembre dernier, qu’elle avait reçu un paiement initial s’élevant à 21,3 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 12,8 milliards de FCFA, en provenance de Hainan Mining Co. Limited, un partenaire d’achat clé pour le projet. Ce montant impressionnant représente 95 % de la valeur de la première cargaison de concentré de spodumène qui a été exportée via le port stratégique de San Pedro, conformément aux termes des contrats d’enlèvement rigoureux qui lient les deux parties dans cette transaction commerciale.

Ce flux de trésorerie inaugural, qui est très attendu et représente une étape cruciale pour le projet, selon le communiqué de la société, marque une nouvelle ère pour le projet Bougouni en entrant réellement dans sa phase de génération de revenus. Cette réussite contribue non seulement à renforcer la crédibilité économique de l’entreprise sur le marché international, mais elle augmente également sa capacité à soutenir ses besoins opérationnels à court et moyen termes avec une confiance renouvelée. Le projet, qui est détenu et exploité par Kodal Mining UK Limited (KMUK), une filiale stratégique de Minéraux Kodal qui détient une participation substantielle, témoigne de l’engagement de l’entreprise à jouer un rôle fondamental dans l’exploitation durable des ressources minérales du Mali.

Sur le plan industriel, la société indique avec satisfaction que l’usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS) a redémarré cette semaine, à l’issue de travaux minutieusement planifiés de maintenance et d’ingénierie. Ces interventions techniques, qui ont été soigneusement orchestrées par une équipe d’experts, visaient à lever plusieurs goulots d’étranglement qui avaient été identifiés lors des premières phases d’exploitation, lorsque des obstacles avaient temporairement freiné l’optimisation des performances. En plus de ces réparations nécessaires, des ajustements techniques spécifiques ont également été réalisés, mettant en œuvre des améliorations innovantes qui devraient jouer un rôle clé dans l’augmentation globale de l’efficacité de l’installation. La direction de la société, pleine d’optimisme, anticipe un retour rapide à la capacité nominale complète de l’usine DMS, une condition essentielle pour soutenir le rythme de production attendu qui est crucial pour répondre à la demande croissante du marché.

En parallèle, les activités minières se poursuivent sans relâche à la mine à ciel ouvert de Ngoualana, où l’extraction du précieux minerai de pegmatite est actuellement concentrée au niveau intermédiaire de la fosse, une zone stratégique pour maximiser le rendement. Le minerai qui a été dynamité est soigneusement acheminé vers le stock de minerai brut (ROM), dont le volume est estimé à environ 65 000 tonnes à ce stade, une quantité significative qui témoigne de l’efficacité des opérations. Selon le plan minier en vigueur, ce stock continuera d’augmenter de manière soutenue afin de garantir un approvisionnement stable et fiable qui répondra non seulement aux besoins immédiats de production, mais qui préparera également la voie pour les futures exploitation, renforçant ainsi la position de la société sur le marché.

Les opérations d’assèchement de la fosse, qui consistent en un processus méthodique pour réduire le niveau d’eau afin de faciliter les travaux miniers, sont également en cours, représentant une étape technique classique mais essentielle dans l’exploitation à ciel ouvert. Ces efforts d’assèchement devraient permettre, dans un avenir proche, l’accès à la base de la fosse, une étape cruciale qui ouvrira la voie aux opérations de dynamitage et à l’extraction des principaux corps minéralisés de pegmatite, qui sont des ressources précieuses dans l’industrie minière. La société précise que ces travaux n’ont aucune incidence sur l’accessibilité générale du site ni sur la continuité des opérations minières, ce qui est un facteur important pour maintenir un flux de travail ininterrompu et garantir le respect des délais de production.

Sur le volet logistique, le transport du concentré de spodumène, qui est un minerai de lithium très recherché, vers le port de San Pedro se poursuit normalement et sans heurts. Un deuxième chargement, qui représente une quantité significative de ce précieux concentré, est actuellement en transit à destination de la Chine, confirmant ainsi la montée en régime progressive de la chaîne d’exportation et l’efficacité des opérations impliquées. 

À l’horizon du premier trimestre 2026, la société Minéraux Kodal table sur une production impressionnante comprise entre 20 000 et 30 000 tonnes de concentré de spodumène, un objectif ambitieux qui, s’il est atteint, positionnerait Bougouni, une région stratégique pour cette activité, comme un actif contributeur significatif dans le portefeuille du groupe, renforçant davantage son rôle sur le marché mondial des minéraux.

Korotoumou Sylla 

Défense et Sécurité : les Russes utilisent leur missile Orechnik de 12.000 KM/h contre l’Ukraine

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Russie,  les autorités ont annoncé avoir intensifié ses attaques en frappant l’Ukraine avec son redouté missile hypersonique, connu sous le nom d’Orechnik, qui a suscité des craintes et des préoccupations au sein des forces armées ukrainiennes, exerçant une pression constante sur le pays. 

Selon les déclarations du président russe, cette arme moderne et dévastatrice peut atteindre une vitesse incroyable de 12.000 km/h, ce qui la rend presque impossible à intercepter et à défendre. Malheureusement, cette nouvelle escalade de violence a coûté la vie à au moins cinq personnes au cours de l’attaque, tandis que des milliers de foyers se retrouvent plongés dans l’obscurité et le froid impitoyable de l’hiver, exacerbant ainsi les souffrances de la population civile.

Dans ce contexte déjà tendu, alors que les États-Unis et l’Ukraine poursuivent des négociations cruciales visant à établir un possible accord en vue de mettre fin à la guerre qui déchire le pays, la Russie, de son côté, ne montre aucun signe d’apaisement et continue de mener des frappes dévastatrices contre plusieurs cibles à Kiev. Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée russe a mené une attaque aérienne de grande envergure, ciblant non seulement des infrastructures énergétiques essentielles, mais également des immeubles d’habitation, laissant les résidents dans une peur constante et un sentiment d’insécurité grandissant au quotidien.

La Russie, dans une démonstration inquiétante de sa puissance militaire, affirme avoir eu recours au missile redouté Orechnik, une arme qui suscite une vive inquiétude en Ukraine en raison de sa capacité à atteindre des vitesses époustouflantes allant jusqu’à 12.000 km/h, comme l’a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Ce missile hypersonique, équipé de six ogives destructrices, est capable de frapper des cibles situées à plusieurs milliers de kilomètres de distance avec une précision dévastatrice, rendant toute tentative de défense presque vaine. « Il n’existe aujourd’hui aucun moyen de contrer de telles armes », avait vanté Vladimir Poutine lors d’une déclaration publique qui a résonné comme un avertissement alarmant pour ses adversaires.

Dans le cadre de ce conflit armé, l’armée ukrainienne a confirmé l’attaque de cette nuit, reconnaissant l’usage du missile Orechnik dans des frappes orchestrées par les forces russes. En outre, au-delà de cette arme hypersonique qui marque une nouvelle étape dans l’escalade des hostilités, la Russie a également déployé un impressionnant arsenal composé de 13 missiles balistiques et de 22 missiles de croisière, comme l’a détaillé Volodymyr Zelensky dans un post explicatif sur la plateforme X. Les conséquences de ces attaques ont été tragiques, notamment à Kiev, où une vingtaine d’immeubles d’habitation ont subi des dommages considérables dus aux frappes de drones, entraînant la mort d’au moins quatre personnes innocentes et faisant treize autres blessés, soulignant ainsi l’escalade tragique d’un conflit qui touche durement des civils.

Au moins une personne a tragiquement perdu la vie et 24 autres ont subi des blessures, parmi lesquelles figurent six enfants, à Kryvyi Rih, la ville natale du président Volodymyr Zelensky, a déclaré le gouverneur local de cette région, Oleksandr Vilkul. Cette nouvelle tragique s’inscrit dans un contexte de violence croissante, faisant peser une ombre sur la vie quotidienne des habitants. En parallèle, près de 80.000 foyers ont été privés d’électricité et 1.400 immeubles d’habitation se sont retrouvés sans chauffage à cause de ces frappes dévastatrices, laissant de nombreuses personnes vulnérables face à des conditions climatiques de plus en plus rigoureuses. En raison de la baisse prévue des températures, qui devraient atteindre des niveaux aussi bas que -5 °C vendredi, le gouverneur a exhorté les habitants à faire des réserves d’eau, tout en leur conseillant de recharger leurs appareils électroniques afin de se préparer au mieux à cette situation difficile et imprévisible à venir.

D’autre part, le ministère russe de la Défense a déclaré que cette attaque était une réponse directe à ce qu’il appelle un « attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev » contre une résidence de Vladimir Poutine à la fin décembre. Cependant, cette affirmation est mise en doute par les responsables de la sécurité nationale américaine, qui soutiennent qu’une évaluation de la CIA n’a trouvé aucune preuve d’une tentative d’attaque contre le président russe. En outre, l’Ukraine, de son côté, nie catégoriquement avoir tenté d’attaquer la résidence de Poutine, approfondissant ainsi le climat de méfiance et d’incertitude qui règne actuellement entre les deux pays.

Alors que les négociations se poursuivent entre les Etats-Unis et l’Ukraine pour mettre fin à la guerre dévastatrice qui ravage le pays, les discussions portent notamment sur les garanties de sécurité que ses alliés pourraient offrir à l’Ukraine dans l’éventualité d’une période post-conflit. Dans ce contexte tendu, Volodymyr Zelensky a émis une déclaration fervente dans un message publié sur la plateforme X, insistant sur l’importance urgente d’une réponse cohérente et déterminée de la part du monde entier face à cette crise. 

Notons qu’il a spécifiquement souligné que les Etats-Unis jouent un rôle crucial dans cette dynamique géopolitique, car « la Russie tient véritablement compte des signaux » envoyés par Washington. Cette déclaration met en lumière les attentes de l’Ukraine envers ses alliés, et le besoin pressant d’une solidarité internationale pour renforcer la position ukrainienne sur la scène mondiale.

Moussa KONÉ 

Secteur minier : le Burkina Faso,  un pilier de croissance économique à l’Ouest de l’Afrique en 2024

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le secteur minier a confirmé son rôle de pilier de l’économie nationale, grâce à une augmentation significative de la production et des exportations d’or et d’argent en 2024. Le rapport 2024 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF) souligne que cette dynamique est portée par les grandes exploitations industrielles, l’orpaillage artisanal et une reprise progressive des activités d’exploration. 

Grâce à la remarquable performance des industries extractives, qui continuent de se développer et d’innover, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que le Burkina Faso s’impose comme un pilier incontournable de la croissance économique en Afrique de l’Ouest en 2024, attirant l’attention de investisseurs internationaux et jouant un rôle clé dans le dynamisme économique régional. Cela est d’autant plus significatif dans un contexte où les autres nations d’Afrique de l’Ouest cherchent également à renforcer leurs positions sur le marché mondial, faisant du Burkina Faso un acteur majeur qui influence positivement la compétitivité et l’attractivité de la région.

Le secteur extractif du Burkina Faso a enregistré une hausse notable et encourageante de sa production ainsi que de ses exportations minières, comme le démontrent clairement les données présentées dans le dernier rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Burkina Faso (ITIE-BF). En effet, le secteur minier a connu une croissance significative durant l’année 2024, renforçant ainsi sa position stratégique essentielle au sein de l’économie nationale, au point de représenter désormais un impressionnant 16 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. Cette performance remarquable est principalement attribuée à l’augmentation substantielle de la production d’or, d’argent, de manganèse et de phosphate, des ressources naturelles qui sont non seulement prisées sur le marché international, mais qui contribuent également à l’enrichissement des acteurs locaux. Elle témoigne non seulement du dynamisme et de l’efficacité des entreprises minières industrielles opérant dans la région, mais également de l’importance croissante de l’orpaillage artisanal, qui joue un rôle crucial dans la subsistance de nombreuses communautés. De plus, ce développement positif souligne la reprise progressive des activités d’exploration à travers le pays, signalant une dynamique prometteuse qui pourrait se poursuivre dans les années à venir et favoriser un environnement économique plus robuste et diversifié.

Le secteur minier a connu une croissance notable de sa production en 2024 au Japon. Selon le rapport ITIE-BF, la production d’or a atteint 60,77 tonnes en 2024, marquant une augmentation significative par rapport aux 57,35 tonnes de 2023. Parmi ces 60,77 tonnes d’or produites en 2024, l’exploitation minière industrielle constitue la majeure partie avec 53,38 tonnes, tandis que l’orpaillage artisanal en représente 7,13 tonnes. En 2024, les exportations du secteur minier du Burkina Faso ont principalement été dominées par les exportations d’or et d’argent. Cependant, une diminution des exportations d’argent a été observée. En 2024, la quantité d’argent exportée s’élevait à 5,78 tonnes, contre 7,08 tonnes en 2023, soit une réduction de 1,3 tonne.

Parmi les cinq principales sociétés extractives opérant dans le secteur minier, nous pouvons citer IAMGOLD ESSAKANE SA, Houndé GOLD SA, SOMISA SA, ainsi que deux entités portant le même nom, SOMISA, et SEMAFO BF SA. Selon les informations dévoilées dans le rapport annuel, IAMGOLD Essakane SA s’est distinguée par des performances remarquables, ayant enregistré une production d’or record. Plus précisément, la société a réussi à extraire 14.13 tonnes d’or au cours de l’année 2024, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 12.92 tonnes produites en 2023. En revanche, Houndé Gold SA a malheureusement connu une baisse de sa production, celle-ci atteignant seulement 8.94 tonnes d’or en 2024, une diminution par rapport aux 9.78 tonnes extraites l’année précédente. Ce rapport met également en lumière le dynamisme du secteur minier au Burkina Faso, avec un total de 13 sociétés minières qui continuent d’exercer leurs activités dans le pays.

En ce qui concerne la production d’argent, la situation est tout aussi intéressante. Sur un montant total de 9.29 tonnes d’argent produites en 2024, WAHGNON GOLD se classe au premier rang avec une production notable de 3.14 tonnes d’argent, suivi de près par SEMAFO BF SA, qui a enregistré une production de 1.10 tonne. Lorsque l’on aborde le sujet des exportations d’or, la Société Nationale des Substances Précieuses (SONASP) se distingue en tant que leader, avec un volume d’exportations impressionnant de 22.53 tonnes, ce qui représente 35.10 % du total des exportations d’or du Burkina Faso en 2024. Cette société est non seulement responsable de la collecte, mais également de l’exportation des ressources précieuses, ce qui en fait un acteur clé de l’industrie minière du pays, contribuant ainsi à l’économie nationale et à son développement.

En 2024, le secteur extractif a également été marqué par une reprise progressive et encourageante des activités d’exploration au Burkina Faso, un pays riche en ressources naturelles. Selon le rapport détaillé et exhaustif, à la date du 31 décembre 2024, un total de 276 permis d’exploration étaient valides, témoignant d’une dynamisation des investissements dans ce domaine crucial. Ces permis étaient principalement concentrés dans les régions stratégiques du Centre, de l’Est, des Hauts-Bassins et du Sahel, des zones connues pour leur potentiel minéral significatif. L’or, le manganèse et le phosphate demeurent les principales substances exploitables qui font l’objet de ces activités de prospection intense.

Le rapport identifie trois principaux projets en développement qui méritent une attention particulière : le projet aurifère de Kiaka, situé dans la région centre-sud, qui attire les investisseurs grâce à ses promesses de rendements élevés ; le gisement de manganèse de Tambao, situé dans la région du Sahel du Burkina Faso, qui est reconnu pour la qualité exceptionnelle de son minerai ; et enfin, le gisement de phosphate de Kodjari à Tapoa, dans l’est du Burkina Faso, qui possède un potentiel immense pour l’industrie des engrais. Selon les estimations fournies par le rapport, le projet aurifère de Kiaka devrait avoir une production annuelle moyenne impressionnante estimée à « 234 000 onces par an », ce qui équivaut à plus de six tonnes et demie d’or chaque année, et le début des opérations pour ce projet ambitieux est prévu pour le troisième trimestre de 2025, ce qui pourrait marquer un tournant significatif dans l’industrie minière du pays et créer de nombreuses opportunités pour l’économie locale.

Le gisement de manganèse de Tambao, dont le permis a été retiré à la société Afro Turk par l’État en 2024 en raison de préoccupations concernant les normes environnementales et les pratiques de gestion des ressources, est actuellement en cours de réévaluation et a été confié aux soins experts du Bureau des mines et de la géologie du Burkina Faso (BUMIGEB), qui se consacre à assurer une exploitation responsable et durable des ressources minérales du pays. Dans son allocution solennelle à la nation prononcée le 31 décembre, le président Ibrahim Traoré a déclaré avec emphase : « Le secteur minier a connu des innovations majeures en 2025, durant lesquelles nous avons vu des avancées significatives dans de nombreux aspects de l’extraction et de la gestion des ressources naturelles. Notre objectif était de maîtriser nos ressources minérales, afin de garantir un bénéfice maximal pour notre peuple. Cela a conduit l’État à acquérir plusieurs mines stratégiques, en s’engageant dans des partenariats avec d’autres acteurs du secteur, tant nationaux qu’internationaux, et à entrer dans une phase d’exploitation minière active, tant industrielle que semi-mécanisée, grâce à la création de la SOPAMIB (Société de Participation Minière du Burkina Faso). Cette initiative vise à aligner les intérêts de l’État avec ceux des investisseurs tout en respectant les normes écologiques. De plus, il est important de noter que les sorties incontrôlées d’or ont également diminué de manière significative grâce à la création de la SONASP (Société Nationale des Matières Précieuses), qui a été mise en place pour réguler et superviser les activités liées à l’or. 

Notons que cette  démarche proactive nous a permis de mieux contrôler à la fois l’extraction traditionnelle de l’or et l’exploitation industrielle de nos ressources minérales, essentiel pour la durabilité économique et environnementale de notre nation. Il convient de noter que cette forme de gestion est essentielle pour promouvoir un développement minier qui soit à la fois éthique et bénéfique pour toute la population.

Abdoulaye KONÉ 

UEMOA: les Etats ont mobilisé environ 13 millions USD hors FMI pour soutenir le développement économique durable en septembre 2025

0

Par Daouda Bakary KONÉ-(Analyse)

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), une une institution régionale qui vise à promouvoir l’intégration économique et la stabilité financière entre ses États membres, les données officielles de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) récentes fournissent une œuvre impressionnante révélant qu’un montant colossal de 7 300 milliards FCFA, environ  (13 millions de dollars) de ressources extérieures a été mobilisé, s’inscrivant ainsi dans le cadre d’efforts concertés visant à soutenir le développement économique durable de la région.

 Cette dynamique de mobilisation des ressources, qui s’est manifestée de manière significative en dehors du cadre traditionnel et souvent rigide du Fonds Monétaire International (FMI), reflète une tendance marquée vers une diversification accrue des sources de financement disponibles pour les pays en développement. Cela met en lumière non seulement les efforts concertés des nations à travers le monde, mais également les initiatives de coopération bilatérale et multilatérale qui jouent un rôle crucial dans la promotion de l’autonomie économique et de la souveraineté financière des pays membres. 

En parallèle, à la fin du mois de septembre 2025, la somme considérable mobilisée dans ce contexte témoigne non seulement de la volonté indéfectible des États de surmonter les défis financiers qui les frappent, mais également des opportunités prometteuses qui se dessinent pour renforcer la résilience économique et la stabilité financière au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), favorisant ainsi une croissance durable et inclusive dans la région.

Confrontés à des exigences de financement persistantes et à des marges budgétaires limitées qui restreignent leur capacité d’action et de développement, les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont intensifié en 2025 leur recours aux capitaux étrangers, désireux de diversifier leurs sources de financement. 

Cette stratégie a été mise en place pour répondre à des besoins croissants en matière d’investissement et de développement infrastructurel, essentiellement dans des domaines cruciaux tels que les transports, l’énergie et les technologies de l’information. Par conséquent, ces nations ont cherché à établir des partenariats plus solides avec des investisseurs internationaux, afin d’attirer des fonds qui permettraient de stimuler leur croissance économique et d’améliorer les conditions de vie de leurs populations.

Dans ce contexte économique difficile, les banques multilatérales, telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ainsi que le Fonds monétaire international, ont non seulement joué un rôle crucial en tant que sources de financement, mais ont également fourni des conseils techniques et des ressources pour aider ces pays à surmonter leurs défis financiers. 

Notons que les marchés internationaux, avec leur potentiel d’accroissement des ressources financières, ont occupé une place prépondérante dans cette dynamique, venant en complément des émissions sur le marché financier réglementé. Ce mouvement vers l’internationalisation du financement témoigne de la volonté des États de diversifier leurs sources de capitaux et d’optimiser leurs stratégies économiques pour soutenir la croissance et le développement durable de leurs économies respectives.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Maroc, la BCP finalise l’acquisition des 20,17% restants du capital d’Atlantic Business International (ABI)

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Maroc, un pays situé à la croisée des cultures et des marchés, le Groupe Banque Centrale Populaire, un acteur majeur dans le secteur financier, franchit une nouvelle étape décisive et significative dans sa stratégie internationale d’expansion et de renforcement de sa présence mondiale.

 En effet, le 24 décembre 2025, une date qui marquera l’histoire de cette institution, la finalisation de l’acquisition des 20,17% restants du capital d’Atlantic Business International (ABI), une entreprise clé dans le panorama bancaire, est conclue pour un montant impressionnant de 1,88 milliard de dirhams. Cette transaction ne représente pas seulement un investissement financier important, mais également un tournant stratégique qui pourrait ouvrir de nouvelles avenues pour le Groupe Banque Centrale Populaire sur la scène internationale, lui permettant d’étendre ses services et de diversifier ses activités dans un environnement économique toujours plus concurrentiel.

Cette opération marque désormais un moment significatif et historique pour le Groupe BCP, car elle lui permet de détenir l’intégralité, soit 100%, du capital et des droits de vote d’ABI, ce qui renforce considérablement son contrôle sur l’une de ses principales plateformes stratégiques en Afrique. Ce développement constitue un jalon important dans la vision d’internationalisation du Groupe BCP, une démarche qui s’inscrit dans une trajectoire de long terme préconisée par la direction.

 La quête d’expansion internationale débute dès l’année 1972, avec le lancement d’une opération spécifiquement dédiée aux Marocains résidents à l’étranger (MRE), dont l’objectif essentiel est de mobiliser l’épargne et les ressources financières de la diaspora marocaine pour renforcer le dynamisme économique du pays. Aujourd’hui encore, le Groupe maintient une position dominante et de leadership sur ce segment crucial du marché, affichant une part de marché impressionnante, proche de 52%, des dépôts MRE, ce qui témoigne de la confiance continue que les citoyens marocains vivant à l’étranger placent en lui.

Dans le contexte plus large de l’Afrique subsaharienne, l’opération ABI s’inscrit dans le prolongement d’une stratégie bien réfléchie qui a débuté il y a plus de trois décennies. Les premières initiatives d’implantation de la banque remontent aux années 1990, où le Groupe BCP a établi des bases solides grâce à des créations greenfield en Centrafrique et en Guinée.

 Un tournant stratégique majeur se produit en 2012 avec l’acquisition significative du réseau Banque Atlantique, qui était alors déjà présent dans sept pays d’Afrique de l’Ouest, augmentant ainsi l’influence et la portée du Groupe dans toute la région. Ce parcours témoigne de l’engagement indéfectible du Groupe BCP à étendre ses opérations et à jouer un rôle clé dans le développement des marchés africains.

Cette dynamique de croissance et d’expansion s’est poursuivie tout au long de l’année 2019 avec la reprise stratégique de quatre banques appartenant au Groupe BPCE, situées dans des pays aussi divers que Maurice, le Cameroun, Madagascar et la République du Congo. En parallèle à ces acquisitions, le groupe a également entrepris le développement ambitieux d’un réseau structuré de microfinance, visant à répondre aux besoins financiers d’une population en quête d’opportunités. Aujourd’hui, le Groupe BCP se distingue en opérant dans 18 pays africains et 32 pays à l’échelle mondiale, ce qui témoigne de sa détermination à élargir son influence et ses services. 

Grâce à ce maillage géographique étendu et diversifié, le groupe a réussi à se positionner en tant que 7ᵉ établissement bancaire d’Afrique, en termes de Tier 1 Capital, selon le classement annuel très respecté de 2024 publié par The Banker, une référence dans le monde de la finance. De plus, la prise de contrôle intégrale d’Atlantic Business International (ABI) a renforcé de manière significative l’ancrage du Groupe BCP en Afrique de l’Ouest, un marché stratégique pour le développement économique du continent. 

En date du 30 juin 2025, ABI se classe au 5ᵉ rang bancaire dans l’espace UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine) et en Guinée, affichant un encours de crédits impressionnant de 38,9 milliards de dirhams, ainsi qu’un portefeuille de près de 885.000 clients, ce qui souligne la confiance croissante des consommateurs envers les services financiers offerts. Le groupe opère à travers un réseau bien établi comprenant dix banques et quatre compagnies d’assurances, toutes présentes dans neuf pays d’Afrique subsaharienne, témoignant ainsi de l’engagement du Groupe BCP à développer des solutions financières diversifiées et accessibles à tous.

ABI constitue ainsi une plateforme intégrée et dynamique regroupant divers acteurs essentiels, notamment des banques commerciales bien établies telles que le réseau Banque Atlantique, BIA Niger, et BPMG, ainsi que des compagnies d’assurances réputées comme Atlantique Assurance Vie et IARD en Côte d’Ivoire, sans oublier GTA Assurances Vie et IARD qui œuvrent au Togo.

 En plus de cela, le groupe abrite également des filiales spécialisées, comme Atlantique Finance ainsi qu’Atlantic Asset Management, qui apportent une expertise précieuse dans leurs domaines respectifs. Ce large périmètre d’activités confère au Groupe BCP non seulement une profondeur opérationnelle impressionnante, mais également une diversification accrue de ses métiers à travers toute la région, ce qui lui permet d’être particulièrement compétitif sur le marché.

Dans un contexte économique d’une complexité croissante, caractérisé par la hausse des taux directeurs et le renchérissement des coûts de refinancement, les filiales du Groupe, implantées en Afrique de l’Ouest, dans la zone CEMAC, ainsi que dans l’Océan Indien, font preuve d’une résilience opérationnelle qui mérite d’être soulignée, renforçant ainsi la position stratégique du groupe. 

À la fin de l’année 2024, les ressources clientèle à l’international se sont établies à 73 milliards de dirhams. Ce chiffre représente un léger recul de 2%, une évolution principalement attribuable aux tensions de liquidité que l’on observe actuellement dans la zone UEMOA. Cependant, malgré cette légère diminution, les encours moyens de crédits ont malgré tout progressé, illustrant la capacité du Groupe à naviguer efficacement dans un environnement financier difficile tout en poursuivant sa croissance.

Ailleurs sur le vaste continent africain, le groupe s’attache fermement à consolider et affiner son modèle opérationnel, témoignant ainsi d’une vision stratégique à long terme. Dans la région dynamique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), les filiales telles que BICEC Cameroun, BPMC Centrafrique et BCI Congo ont non seulement poursuivi la modernisation nécessaire de leurs systèmes technologiques, mais ont également intensifié leurs efforts pour garantir le respect scrupuleux des réglementations en vigueur, soulignant leur engagement envers la transparence et la bonne gouvernance. 

Notons qu’en ce qui concerne l’Océan Indien, les établissements financiers BCP Bank Mauritius et la BMOI se sont illustrés par leur remarquable capacité d’adaptation face à un environnement économique toujours plus complexe et en constante évolution. Cela s’est traduit par une diversification de leurs offres de services, visant à mieux répondre aux besoins variés de leur clientèle, tout en renforçant significativement leurs relations de proximité avec les clients, démontrant ainsi leur préoccupation pour un service client de qualité et personnalisé.

Abdoulaye KONÉ