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Mali : l’AFDD deidie une journée de collecte de dons pour soutenir les personnes en situation d’handicap 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Association Femmes et Développement Durable au Mali a orchestré la deuxième édition du cocktail de charité pour soutenir les femmes victimes de fistule obstétricale, engagées dans un processus de guérison et de réintégration sociale, ainsi que les enfants du Centre d’Accueil et de Placement Familial de Bamako.

Cet événement a eu lieu le jeudi de décembre 2025, jour de la célébration de Noël, au restaurant Tanya Garden situé dans le quartier d’Hamdallaye ACI 2000. La rencontre était présidée par Sayon Doumbia, conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement Social, représentant la ministre, en présence de la présidente de l’Association Femmes et Développement Durable, Oumou Togora, du directeur du Centre d’Accueil et de Placement Familial (CAPF), Amadou Dembélé, et de nombreux invités.

Il convient tout d’abord de noter que l’Association Femmes et Développement Durable est une organisation dévouée au bien-être des femmes et à la reconnaissance de leur rôle central dans le développement de la société. À travers ses actions concrètes, l’organisation s’engage dans l’émancipation économique des femmes, l’éducation et la formation, l’inclusion sociale, ainsi que la promotion du genre et de l’égalité des chances.

La présidente de l’association a souligné qu’aider une femme équivaut à apporter son soutien à toute une famille. En effet, selon Oumou Togora, une famille est constituée de l’homme et des enfants. « Dans cette optique, nous nous efforçons toujours d’identifier les femmes qui ont besoin d’assistance et nous leur apportons notre aide », a-t-elle précisé.

Elle a précisé que les fonds collectés sur place sont destinés au Centre Accueil et Placement de Bamako, communément appelé pouponnière, ainsi qu’aux femmes atteintes de fistules. Elle a rappelé qu’il existait d’autres partenaires qui avaient déjà commencé à faire des dons lors de cette cérémonie. Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel à tous les partenaires et à l’ensemble de la population malienne. « Aujourd’hui, nous avons besoin de soutien, de solidarité, de s’entraider et de se soutenir mutuellement, tel est l’objectif de l’association. Nous continuerons jour et nuit à recenser les personnes qui vivent dans la précarité », a conclu la présidente Oumou Togora.

Le directeur du Centre d’Accueil et de Placement Familial de Bamako (CAPF) a déclaré que le centre, communément appelé pouponnière, a été créé pour accueillir les enfants de 0 à 5 ans. Il s’agit, a-t-il précisé, d’enfants en situation difficile, d’enfants de parents souffrant de maladies mentales et d’orphelins sans soutien. Selon Amadou Dembélé, il s’agit de les encadrer et de les éduquer jusqu’à l’âge de 5 ans. Il a précisé qu’à ce jour, la pouponnière abrite 81 enfants, dont 6 sont en situation de handicap. Évoquant les dons, M. Dembélé a indiqué que la majorité provient de personnes de bonne volonté qui choisissent de nous soutenir avec des dons généreux. Il a également saisi l’occasion pour féliciter la présidente de l’association Femmes et Développement Durable pour son courage et sa détermination à apporter son soutien à la pouponnière par le biais de son organisation. Selon lui, le centre rencontre de nombreuses difficultés dans sa gestion avec l’État.

Quant à lui, le représentant du ministère de la Santé et du Développement social a affirmé que les femmes victimes de fistule obstétricale nécessitent un soutien et doivent être accompagnées. Selon Sayon Doumbia, la fistule obstétricale reste une réalité douloureuse pour de nombreuses femmes. Elle fragilise la santé, détruit parfois les liens familiaux et entraîne l’exclusion sociale. Il a ajouté qu’agir en faveur des femmes atteintes de fistule, ce n’est pas seulement soigner un corps, mais restaurer une dignité, reconstruire une vie et également contribuer à leur réinsertion sociale. Il a souligné que prendre soin des enfants du CAPF de Bamako, c’est investir dans l’avenir de notre nation. Selon lui, chaque enfant a droit à la protection, à l’éducation, à la santé et à l’amour. Les soutenir aujourd’hui, c’est leur offrir l’espoir d’un avenir meilleur.

« Nous évoluons actuellement dans un monde marqué par l’urgence et la concurrence. Face à cette réalité, vous avez instauré une réponse efficace, efficiente et résiliente en créant une chaîne de solidarité à travers l’association Femmes et Développement Durable, qui offre un soutien moral, matériel et financier aux populations vulnérables », a-t-il déclaré. Il a ensuite invité l’ensemble des partenaires, donateurs et personnes de bonne volonté à soutenir cette initiative. Cette cérémonie de collecte de fonds et de cocktail de charité s’est conclue par une série de remises de dons aux nécessiteux.

Aliou Badra DOUMBIA 

Mali–Tunisie : une victoire de caractère plus que de jeu

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La victoire du Mali face à la Tunisie hier à la CAN 2025 est un succès important, mais il faut la lire avec lucidité. Sur le plan du jeu, le Mali n’a pas encore de fond de jeu clairement installé. L’équipe a longtemps subi, manqué de maîtrise collective et peiné à poser son jeu, notamment au milieu de terrain.

Paradoxalement, c’est à partir de l’expulsion et donc à dix contre onze que les Aigles ont montré davantage de courage et de personnalité. L’entrée de Néné Dorgeles a apporté de la percussion, de la prise d’initiative et une volonté de jouer vers l’avant, même si son déchet technique — comme celui de Yves Bissouma — a coûté cher dans les temps forts maliens.

Le tournant du match intervient avec l’entrée du jeune Gaoussou Diakité, qui, par sa fraîcheur et son audace, provoque le penalty de l’égalisation. Ce fait de jeu illustre une réalité : les solutions sont aussi sur le banc, chez des joueurs sans complexe, prêts à provoquer et à déséquilibrer.

Mais le véritable homme du match reste sans débat Djigui Diarra. Le gardien malien a été fidèle à son prénom — Djigui, l’“espoir” en malinké — en réalisant des arrêts décisifs, puis en stoppant deux tirs au but, maintenant le Mali en vie à plusieurs moments clés. Sans lui, cette qualification n’existe tout simplement pas.

Cette victoire a au moins un mérite fondamental : elle prouve que le Mali dispose d’un réservoir de jeunes talents capables de changer le cours d’un match, même dans un contexte difficile. À l’approche du quart de finale face au Sénégal, le sélectionneur Tom Saintfiet est face à un choix fort : continuer à respecter des hiérarchies parfois stériles, ou prendre des risques en cassant certaines certitudes, en lançant des joueurs affamés, prêts à s’installer durablement dans l’équipe.

Dans une CAN, ce sont souvent l’audace, la fraîcheur et le courage des choix qui font la différence. Le Mali a gagné hier sans être dominant, mais il a montré qu’il avait des armes cachées. Reste maintenant à les assumer pleinement.

Mahamet TRAORÉ
Expert en Communication
Consultant Football

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Au Burkina Faso, le parlement adopte un budget d’Etat de 6,15 milliards de dollars au titre l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, une nouvelle phase significative est marquée dans le parcours budgétaire du gouvernement en adoptant, le 27 décembre 2025, la loi de finances pour l’exercice 2026, acte qui illustre une volonté affirmée de l’administration de gérer avec prudence et anticipation les ressources de l’État dans un climat économique de plus en plus difficile et insécurisé. 

Ce budget, qui a reçu l’aval des députés de l’assemblée législative de transition, s’élève à un montant impressionnant de 3 431,5 milliards FCFA, ce qui équivaut à environ 6,15 milliards de dollars. Cet effort financier reflète la détermination des autorités à renforcer non seulement la résilience des finances publiques, mais aussi à répondre aux besoins croissants de la population face aux enjeux économiques et sécuritaires persistants.

En examinant les détails de ce budget ambitieux, nous constatons que les recettes ordinaires, qui sont une source vitale de financement pour les diverses activités gouvernementales, sont projetées à 3 216,5 milliards FCFA, ce qui représente une augmentation de 3,4% par rapport à l’exercice précédent. Cette légère hausse témoigne d’une stratégie soutenue visant à améliorer l’efficacité de la collecte des impôts et à renforcer les capacités fiscales de l’État. De plus, à ces recettes ordinaires viennent s’ajouter 215 milliards FCFA de recettes extraordinaires, contribuant à un cadrage budgétaire qui privilégie clairement l’optimisation des ressources domestiques. Cette approche, qui se détourne d’un recours accru à l’endettement, marque une volonté de consolider les finances de l’État de manière durable et responsable, tout en tenant compte des défis auxquels le pays fait face dans le contexte actuel.

Selon le ministre en charge de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, cette dynamique haussière, qui témoigne d’une croissance économique encourageante, repose essentiellement sur un ensemble de réformes structurelles minutieusement élaborées destinées à accroître la capacité de mobilisation des recettes intérieures, tout en modernisant considérablement l’administration fiscale et douanière. ‘’L’objectif est de sécuriser et d’élargir l’assiette fiscale, tout en améliorant l’efficacité des régies financières’’, explique-t-on au sein du département des Finances, soulignant ainsi l’importance d’une optimisation des ressources publiques dans le cadre d’une gestion transparente et rigoureuse des finances étatiques.

Parmi les mesures phares de cette politique ambitieuse figure le lancement de la facture électronique certifiée, un dispositif stratégique innovant visant à renforcer la traçabilité des transactions économiques dans un contexte où la transparence est cruciale. Ce nouvel outil permettra de mieux capter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), historiquement marquée par des pertes considérables liées à l’informel et à la sous-déclaration, deux problématiques qui impactent négativement la santé financière du pays. Cette réforme, audacieusement mise en œuvre, s’inscrit également dans une tendance régionale de digitalisation fiscale, qui est perçue comme un levier clé pour sécuriser les recettes fiscales, tout en évitant d’alourdir la pression fiscale formelle sur les contribuables, et ce, dans le but de favoriser un environnement économique plus stable et prévisible pour tous.

Au-delà des chiffres souvent perçus comme de simples indicateurs, la loi de finances pour l’année 2026 envoie un signal clair et déterminant : celui d’un État qui cherche résolument à reprendre la main sur ses ressources propres, en mettant l’accent sur la nécessité d’une réforme systémique et sur l’intégration de la technologie moderne pour élargir ses marges budgétaires. Cette orientation représente un choix stratégique fort, d’autant plus que le Burkina Faso se trouve dans une situation complexe où il doit simultanément financer ses priorités sociales vitales, soutenir des projets d’investissement public ambitieux et préserver les équilibres macroéconomiques fragiles qui sont essentiels à la stabilité du pays.

Il est essentiel de souligner que la réussite du budget 2026 dépendra largement de la capacité des administrations concernées à déployer rapidement et efficacement ces réformes promises. Cela nécessite non seulement une mobilisation des ressources humaines et techniques, mais aussi un engagement ferme à traduire ces promesses en recettes effectives qui viendront alimenter les caisses de l’État. 

Notons que la réalisation de ces objectifs, condition indispensable pour renforcer la soutenabilité des finances publiques, est cruciale pour accompagner la relance économique attendue, tout en faisant face à des défis de plus en plus pressants. Les choix faits aujourd’hui pourraient façonner l’avenir économique et social du Burkina Faso pour de nombreuses années à venir.

Mariam KONE 

Mali: environ 37 milliards de FCFA de la BID destinés à la réalisation du Projet de la Boucle Nord 225 kV à Bamako 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement significatif se déroule dans le domaine du développement économique et énergétique, car la Banque Islamique de Développement (BID), a décidé de débloquer un financement substantiel d’environ 37 milliards de FCFA.

Cet investissement, qui porte le nom stratégique de « Vente à tempérament », a été spécialement conçu pour soutenir l’important Projet de la Boucle Nord 225 kV, un projet d’envergure visant à améliorer l’infrastructure électrique de la région autour de Bamako, la capitale malienne. 

Cette annonce, qui revêt une grande importance pour le développement durable du pays, a été faite lors du conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 31 décembre 2025, une réunion qui a permis d’évoquer des questions essentielles pour l’avenir du Mali.

Dans le cadre de cette session, et sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a décidé d’adopter des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord-cadre ainsi que de l’Accord de mandat, qui concernent spécifiquement le financement de vente à tempérament.

Toutefois, ces accords, qui ont été signés à Bamako et à Djeddah le 10 septembre 2024, représentent une étape cruciale dans la coopération entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement.

Par ailleurs, le communiqué final du Conseil des ministres, présidé par le général Assimi Goïta, souligne l’importance de ces mesures qui visent à renforcer les infrastructures énergétiques du pays, tout en favorisant un développement qui répond aux besoins fondamentaux des populations locales et aux exigences de croissance économique.

Par ces Accords fondamentalement significatifs, la Banque Islamique de Développement, institution financière internationale dédiée à la coopération et au développement, met à la disposition du Gouvernement de la République du Mali un montant considérable s’élevant à 36 milliards 68 millions 835 mille francs CFA, ce qui représente une aide financière substantielle pour le financement du Projet de la Boucle Nord 225 kV, qui entoure la capitale, Bamako.

 Ce projet ambitieux est non seulement essentiel pour l’amélioration des conditions de vie des habitants de cette région, mais il est également hautement stratégique pour le futur énergétique du pays, comme le précise le document officiel du conseil des ministres.

Aussi, le projet, selon le communiqué diffusé par le conseil des ministres, qui est l’objet des présents Accords, vise à renforcer les infrastructures des réseaux de transport électrique afin de garantir une distribution efficace et à moindre coût de l’énergie issue de la zone de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, tout en facilitant également les interconnexions essentielles dans la région de Bamako et dans ses alentours. 

Notons que cette initiative vise à promouvoir une meilleure accessibilité à l’énergie pour les populations locales, contribuant ainsi à un développement économique durable et à une amélioration des services essentiels, tout en répondant aux besoins croissants d’une société en pleine expansion.

Moussa KONÉ 

Élections Présidentielles en Guinée : Mamadi Doumbouya l’emporte haut la main à Bamako avec 85,29%

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Après le scrutin référendaires, la diaspora guinéenne s’est une fois encore rendue aux urnes à Bamako. C’était dimanche 28 décembre 2025 pour librement choisir Celui à qui ils doivent confié la destinée de leur pays.

Au total, 9 candidates étaient en lice parmi lesquels le président de la transition candidat à sa propre succession, le général Mamadi Doumbouya en tête du mouvement de la Génération, Modernité et Développement (GMD). Environ 2950 électeurs inscrits se sont rendu aux urnes à Bamako pour choisir le futur président de la République de Guinée.


Parmi les 7 centres et les 10 bureaux de vote, notre équipe de reportage a sillonné quelques-uns. Dans le bureau de vote N° 1 à la résidence de l’ambassadeur situé dans le 2ème arrondissement du District de Bamako. Sur place, le conseiller politique de l’ambassade de Guinée au Mali Abdoulaye Conté, après avoir accomplir son devoir civique, a indiqué que ces élections permettront à la Guinée d’être dans le concert des nations, d’avoir une stabilité politique et sociale mais surtout le retour à l’ordre constitutionnel.

Madame Sény Françoise Haba, cheffe de mission de supervision et directrice générale adjointe de l’intégration africaine au ministère des affaires étrangères de l’intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger a souligné que l’objectif de son déplacement de la Guinée à Bamako était d’abord la formation des membres des centres et les bureaux de vote et ensuite la supervision des élections à Bamako. Selon son constat, la diaspora guinéenne du Mali a voté dans les conditions festive et dans une ambiance d’union mais aussi dans la cohésion.

 » Ce qui m’a beaucoup impressionné ici c’est l’accueil réservé aux guinéens à Bamako, je crois maintenant quand on dit que le Mali et la Guinée c’est deux poumons dans un même corps c’est réalité incontournable » a-t-elle déclaré aux médias. Pour Demba Doumbia colonel de la garde nationale à la retraite, chef de la communauté Kissi et membre du conseil des guinéens au Mali, les élections aujourd’hui en République de Guinée sont nécessaires. Selon lui, parmi les candidats, Mamadi Doumbouya est un mal nécessaire pour le pays.

Pour l’officier supérieur à la retraite, si le peuple guinéen veut réellement la stabilité, le développement et la cohésion sociale c’est de faire bon choix et réfléchir avant de voter.
Il convient de signaler selon les responsables des élections, qu’aucune irrégularités n’a été déclaré lors de ces scrutins présidentielles ici à Bamako.

Les résultats qui nous ont été parvenir dans notre rédaction après le dépouillement donne la victoire au candidat Mamadi Doumbouya du mouvement GMD sur un nombre total 2950 électeurs inscrits, et sur un nombre total de 2792 votants sur la liste d’émargement au total 2808 personnes ont pu voter jusqu’à la fermeture des centres de vote, 81 bulletins nuls ont été signalés et 16 votants par dérogation.

Le suffrage exprimés est de 2727; pour un taux de participation de 97,11%. Donnant ainsi la victoire du président sortant Mamadi Doumbouya avec un nombre total de 2326 electeurs et un taux en pourcentage de 85,29% des voix.


Aliou Badra DOUMBIA

Bourses et Marchés : la BRVM clôture l’année 2025 avec une progression remarquable de 25,26%

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Malgré un contexte économique mondial toujours incertain et des défis persistants pour les économies africaines, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) termine l’année 2025 sur une trajectoire résolument positive.

Cette tendance haussière observée depuis plusieurs années se poursuit, témoignant de la résilience, de l’attractivité croissante et du rôle structurant du Marché Financier Régional de l’UEMOA pour les huit (8) pays membres. En effet, au terme de l’exercice 2025, la BRVM affiche une croissance soutenue de ses principaux indicateurs boursiers:

Le BRVM Composite, principal indice du marché, affiche une performance positive d’environ +25,26% confirmant une année de progression générale des cours des sociétés cotées;. Le BRVM 30 clôture à 166,24 points, correspondant à une progression annuelle de +19,82%, tandis que l’indice BRVM Prestige enregistre une hausse annuelle de +25,61 %, atteignant 144,25 points, illustrant l’intérêt marqué pour les valeurs de référence du marché.

Sur les cinq dernières années, l’évolution du marché actions traduit une trajectoire ascendante (2021: +39,15%; 2022: +0,46%; 2023: +5,38%; 2024:+28,89% 2025: +25,26%), malgré un environnement international exigeant. Ainsi, entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2025, l’indice BRVM Composite est passé de 145,37 points à 345,75 points, enregistrant une hausse cumulée de 99,15%. Cette performance quinquennale traduit parfaitement la capacité de résilience, de valorisation et d’attractivité durable du marché régional sur la période.

La capitalisation boursière du marché des actions a poursuivi sa montée avec un niveau, au 31 décembre 2025, de 13 330,71 milliards de Francs CFA en hausse de 32,27% par rapport à 2024, traduisant une dynamique de croissance soutenue de ce marché.

En parallèle, le marché obligataire demeure un canal essentiel de financement à long terme des économies de l’Union, avec une capitalisation de 11 450,61 milliards de Francs CFA qui, cumulée à celle des actions, place la capitalisation globale de la BRVM à un niveau record proche de 24 781,32 milliards de Francs CFA, représentant 18,37% du PIB de L’UEMOA.

Ces résultats montrent une progression de l’activité du marché et des transactions enregistrées tout au long de l’année. En effet, le volume des titres échangés a atteint 269 560 592 titres en 2025, contre 128 919 368 titres en 2024, soit une hausse exceptionnelle de +109,09%, témoignant de l’accroissement de la liquidité et de la consolidation de la culture boursière dans notre Union. Quant à la valeur des transactions sur l’année 2025, elle s’est établie à 351 292 910 484 FCFA, contre 461 530 599 968 FCFA l’année précédente, soit une baisse de 23,89%.

Toute cette embellie enregistrée en 2025 par la BRVM, a été également soutenue par une nouvelle admission à la cote, celle de la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce du Bénin (BIIC) avec une capitalisation à l’introduction de 323,45 milliards de Francs CFA.

Parallèlement, au-delà des performances chiffrées, l’année 2025 a été marquée par des avancées importantes en matière d’innovation la mise en œuvre effective du BRVM Composite Total Return, la révision de la classification sectorielle, le renforcement de la transparence du marché avec la publication d’une Instruction sur le Profit Warning, l’amélioration continue des outils analytiques e et l’avancée des projets structurants notamment, le marché des produits dérivés ainsi que l’exploration de nouvelles classes d’actifs (ETF, indices ESG, etc.) dans la sous-région.

Au regard des indicateurs disponibles et du classement continental, la BRVM confirme sa cinquième place parmi les principales places boursières d’Afrique, se distinguant par sa croissance soutenue, son attractivité et la diversité de son univers d’investissement.

Fort de ces acquis, 2026 s’ouvre sous de bons auspices avec la poursuite des efforts visant à renforcer l’attractivité du marché, à approfondir sa liquidité, à développer de nouveaux produits et à consolider le rôle de la BRVM en tant qu’infrastructure financière essentielle au service du développement socio-économique de l’Union.

La BRVM tient à remercier vivement les Plus Hautes Autorités des États membres de l’Union, L’AMF-UMOA, les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), les Sociétés de Gestion et d’OPC (SGO), tous les autres acteurs du marché, les émetteurs obligataires, les sociétés cotées, ainsi que l’ensemble des investisseurs institutionnels et particuliers, régionaux et internationaux. Leur engagement constant et leur confiance ont grandement contribué à ce succès collectif.

Côte d’Ivoire: Washington annonce 487,18 millions USD pour soutenir le « Secteur de la Santé » 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, un partenariat significatif a été signé entre le gouvernement  et les États-Unis, marquant une étape importante dans le développement du système de santé national. Ce partenariat, qui s’élève à 487,18 millions de dollars, soit environ 272 milliards FCFA, est prévu pour s’étendre sur une période de cinq ans et a pour objectif de renforcer durablement les infrastructures et les services de santé ivoiriens. 

La cérémonie de signature du protocole d’accord bilatéral a eu lieu le 30 décembre dernier à Abidjan, la capitale économique dynamique du pays, et a été présidée par le premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé. Cet événement a non seulement souligné l’engagement mutuel entre les deux parties, mais il marque également une étape cruciale dans la mise en place d’une vision stratégique clairement définie, qui vise à faire de la santé un pilier essentiel de la souveraineté économique et sociale de la Côte d’Ivoire.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie mondiale de santé mise en avant par les États-Unis, connue sous le nom de ‘’America First », qui met l’accent sur la responsabilité partagée entre les pays donateurs et ceux qui en bénéficient, ainsi que sur la nécessité d’une mobilisation progressive des ressources domestiques. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, la Côte d’Ivoire a pris l’engagement de garantir un cofinancement croissant avec pour objectif d’atteindre la somme de 163 milliards FCFA d’ici 2030, ce qui témoigne de sa volonté de s’autonomiser et de renforcer ses capacités en matière de soins de santé sur le long terme. Cette initiative représente ainsi un pas en avant décisif vers l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens et la solidification des bases d’un système de santé résilient et efficace.

Pour le Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette approche novatrice marque une rupture significative par rapport aux schémas classiques de dépendance à l’aide extérieure, qui ont souvent freiné l’autonomie et le développement durable du pays. Il a souligné que  »la nouvelle approche de financement, fondée sur le principe de la responsabilité partagée, constitue un défi à la portée de notre pays, cherchant ainsi à impliquer toutes les parties prenantes dans le processus de financement et de gestion des ressources ». Cette déclaration révèle une volonté politique forte et une ambition affirmée de bâtir un système de santé souverain, résilient et durable, capable de faire face aux multiples enjeux qui se posent à la société.

L’accord ambitieux, qui a été soigneusement élaboré, cible quatre domaines stratégiques à fort rendement socio-économique, déterminants pour l’avenir du pays. Il s’agit notamment de la lutte contre le VIH-Sida, du paludisme, de la santé maternelle et infantile, ainsi que du renforcement de la sécurité sanitaire mondiale, qui sont tous des éléments cruciaux pour la vie des citoyens. Ces priorités, qui pèsent lourdement sur la productivité nationale, sur les finances publiques et sur la croissance inclusive, nécessitent des efforts concertés et un engagement collectif sans précédent. En améliorant les indicateurs de santé, l’État ivoirien entend non seulement réduire les coûts indirects liés aux maladies, souvent très élevés, mais également renforcer le capital humain, c’est-à-dire la main-d’œuvre qualifiée et en bonne santé, et soutenir ainsi la compétitivité de son économie dans un contexte de mondialisation toujours plus pressant.

Pour le Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette approche novatrice représente une rupture significative avec les schémas classiques de dépendance à l’aide extérieure, qui ont souvent limité la capacité d’un pays à s’autonomiser. Il a souligné que  »la nouvelle approche de financement, qui repose sur le principe de la responsabilité partagée entre l’État et ses partenaires, constitue non seulement un défi qui est à la portée de notre nation, mais également une source d’opportunités à saisir. Cette initiative ambitieuse illustre notre volonté indéfectible de bâtir un système de santé souverain qui soit à la fois résilient et durable, capable de faire face aux enjeux contemporains et futurs du secteur de la santé », a-t-il indiqué avec conviction.

L’accord élaboré dans ce cadre cible spécifiquement quatre domaines stratégiques qui sont jugés d’une importance capitale en raison de leur potentiel de rendement socio-économique élevé. Il s’agit notamment de la lutte contre le VIH-Sida, du paludisme, de l’amélioration de la santé maternelle et infantile, sans oublier le renforcement de la sécurité sanitaire mondiale, qui est de plus en plus cruciale dans un monde interconnecté. Chacune de ces priorités pèse lourdement sur la productivité de la main-d’œuvre, les finances publiques et la croissance inclusive de la société. En s’engageant résolument à améliorer les indicateurs de santé dans le pays, l’État ivoirien aspire à réduire de manière significative les coûts indirects liés aux maladies, en renforçant ainsi le capital humain et en soutenant davantage la compétitivité de son économie. Ce faisant, il œuvre pour un avenir où la santé de la population est un pilier fondamental du développement durable.

Pour l’ambassadrice Jessica Ba Davis, ce protocole innovant n’est pas seulement un document formel, mais il marque un tournant significatif et stratégique qui ouvre la voie à une transformation structurelle tant attendue du secteur de la santé. Elle a exprimé avec enthousiasme :  »Cet accord permettra de poursuivre une transformation audacieuse du système de santé ivoirien sur une période de cinq ans, au bénéfice des populations et de la sécurité sanitaire mondiale », soulignant l’importance cruciale de ce projet pour l’amélioration des conditions de vie en Côte d’Ivoire. 

Notons qu’en mobilisant un impressionnant montant de 272 milliards de FCFA sur les cinq années à venir, dont une part de plus en plus significative sera financée par des ressources internes, la Côte d’Ivoire fait le pari audacieux et éclairé que la santé doit être perçue comme un investissement productif pour l’avenir du pays, et non comme une simple dépense sociale vouée à l’oubli. Cette vision stratégique pourrait potentiellement transformer non seulement le quotidien des Ivoiriens, mais également renforcer la résilience du système de santé face aux défis mondiaux actuels et futurs.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, Mali Tourisme adopte un budget prévisionnel en baisse de 3% à 2,222 millions USD pour l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans le cadre d’une initiative visant à dynamiser le secteur touristique, la 13ème session du Conseil d’Administration de l’Agence de Promotion Touristique du Mali s’est tenue avec une grande importance le 30 décembre 2025 dans la capitale, Bamako, un lieu emblématique qui résonne avec la riche histoire et la culture du pays. 

À l’issue de délibérations approfondies et d’échanges fructueux, il a été décidé que le budget prévisionnel pour l’année 2026 s’établit à un montant insignifiant de 1, 242 milliards de F CFA , (2,222 millions de dollars), marquant ainsi une diminution notable de 3 % par rapport à l’année précédente, 2025. Cette réduction budgétaire reflète un besoin d’optimisation des ressources tout en visant à conserver une stratégie efficace pour promouvoir les richesses touristiques uniques du Mali.

Les travaux, qui sont dirigés avec soin et diligence par le Secrétaire général du département, représentant éminent de Mamou DAFFE, le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, ont mis en lumière une progression remarquable et significative des revenus. Cette réunion a rassemblé divers acteurs clés du tourisme, des représentants gouvernementaux aux membres de l’industrie, soulignant l’engagement collectif pour renforcer le paysage touristique du Mali. 

En effet, il a été enregistré une augmentation impressionnante de 42,84% des recettes de l’Agence, et ce, pour la période allant du 1er janvier au 31 octobre de l’année 2025, en comparaison avec la même période l’année précédente en 2024. Ce fait témoigne non seulement de la croissance économique de la région, mais aussi des efforts soutenus et des stratégies efficaces mises en place dans ces secteurs clés, essentiels au développement et à l’évolution de l’artisanat et du tourisme locaux.

Pour rappel, le programme d’activités prévu pour l’année 2026 s’inscrit harmonieusement dans la vision ambitieuse intitulée « Mali kura gnètaasira ka bin san 2063 ma », qui propose un avenir radieux et prometteur pour le pays. Ce programme est également aligné avec la Stratégie nationale pour l’émergence et le Développement Durable, surnommée SNEDD, qui couvre la période de 2024 à 2033. 

Notons que ce document stratégique a pour objectif fondamental de réinventer le Mali en tant que nation émergente au cours des prochaines années, d’ici 2033, en se concentrant sur des initiatives économiques, sociales et environnementales robustes, afin de favoriser un développement intégral qui profite à l’ensemble de la population malienne.

Mariam KONE 

Afrique : l’Economiste Modibo Mao Makalou « l’Afrique a enregistré une croissance moyenne de 3,5% en 2025 »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Interviewé par Sputnik Afrique, l’éminent économiste Modibo Mao Makalou a exprimé son souhait de nuancer les propos souvent pessimistes entourant l’évolution économique du continent africain.Contrairement à de nombreuses analyses qui prévoient l’année 2025 comme étant particulièrement difficile et semée d’embûches, il soutient fermement que l’Afrique a en réalité enregistré une performance économique qui se révèle supérieure à celle de 2024, avec une croissance moyenne estimée à un impressionnant 3,5 %. 

Selon M. Makalou, cette dynamique positive est le fruit de divers facteurs interconnectés. Premièrement, la consommation intérieure, qui se maintient comme un moteur essentiel de la croissance économique, a joué un rôle déterminant dans ce rebond. De plus, les investissements privés et publics, qui ont connu une hausse significative dans plusieurs nations africaines, reflètent une volonté de développement et une stratégie visant à améliorer les infrastructures locales. Enfin, la stabilisation monétaire, qui a réussi à réduire l’inflation de manière tangible, a également contribué à renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs, rendant ainsi l’environnement économique bien plus favorable.

Il souligne que cette amélioration constitue un point de départ encourageant pour l’avenir économique du continent africain, mais qu’elle ne doit pas occulter les défis structurels profonds et persistants qui freinent un véritable décollage économique tant attendu. Pour l’économiste averti, l’Afrique doit impérativement apprendre à mobiliser ses propres ressources et à développer d’éventuelles solutions internes, plutôt que de dépendre à chaque fois des capitaux étrangers qui peuvent s’avérer instables ou inaccessibles en période de crise. 

« Le continent devrait pouvoir se suffire à lui-même. Les apports extérieurs ne doivent être qu’un complément », insiste-t-il avec ferveur, soulignant ainsi l’importance de l’autonomie financière. Cette vision repose sur une conviction profondément ancrée : l’indépendance économique n’est pas seulement un idéal, mais la clé essentielle de la souveraineté et de la résilience face aux crises économiques et sociales mondiales, souvent extérieures et imprévisibles.

Makalou appelle également à un arbitrage stratégique judicieux entre les dépenses militaires, qui, bien qu’indispensables pour la sécurité nationale, ne doivent pas éclipser les investissements sociaux, tout aussi cruciaux. « On ne peut pas assurer la sécurité et la défense sans développement », rappelle-t-il avec une insistance qui témoigne de son engagement pour un développement équilibré et durable, qui mènerait à un véritable progrès pour l’ensemble de la société.

Il plaide avec conviction et détermination pour une allocation plus équilibrée des ressources vers des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures, qui sont considérés comme les piliers fondamentaux d’une croissance inclusive et durable. Selon lui, ces domaines ne sont pas seulement des besoins sociaux, mais constituent également des investissements stratégiques qui peuvent catalyser le développement économique à long terme. Au-delà des mines et des matières premières, qui ont longtemps été les points focalisés de l’économie dans certaines régions, l’économiste insiste sur l’importance cruciale du capital immatériel, qui inclut des éléments vitaux tels que la Science et la recherche, la Technologie et l’innovation, ainsi que les Universités et les centres de formation qui préparent la prochaine génération de penseurs et de leaders.

Pour Modibo Mao Makalou, la quatrième révolution industrielle, qui est signifiée par l’émergence des nouvelles technologies et de l’automatisation, ne pourra se réaliser sans l’Afrique, à condition que le continent valorise réellement ses ressources naturelles localement, favorisant ainsi une transformation économique significative et durable. Cela nécessite un investissement massif et ciblé dans la connaissance, dans la formation des talents et dans le renforcement des capacités locales. En conclusion, Modibo Mao Makalou met de manière appréhensive en garde contre la tentation de rester enfermé dans une logique d’économie de traite, un modèle dans lequel les grandes puissances dictent incessamment les règles du jeu économique à leur avantage. « Si nous persistons dans ce modèle démodé, nous resterons à jamais prisonniers des intérêts extérieurs », avertit-il, soulignant l’urgence de rompre avec une dépendance qui retarde le véritable potentiel de prospérité du continent.

Daouda Bakary KONÉ

Au Mali, la CANAM annonce un budget Prévisionnel d’environ 217 millions USD pour l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans la dynamique capitale de Bamako, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a  tenu, sa 31ᵉ session ordinaire de son Conseil d’Administration. Cet événement marquant pour l’institution a rassemblé des membres influents et des experts du domaine, qui ont consacré leur temps à des délibérations approfondies sur des questions cruciales pour l’avenir de l’assurance maladie au Mali, le mardi 30 décembre 2025.

À l’issue de ces discussions soutenues et constructives, un budget a été adopté, illustrant un équilibrage parfait entre recettes et dépenses, pour une somme considérable s’élevant à 120,367 milliards de FCFA, (environ 217 milliards de dollars) allouée à l’année 2026. Cette prévision budgétaire ne constitue pas seulement un chiffre ; elle témoigne d’une gestion rigoureuse et avisée au sein de la CANAM, mise en œuvre par des équipes dévouées.

 La stratégie adoptée se caractérise par une optimisation réfléchie des dépenses techniques, effectuée avec soin pour garantir que chaque franc dépensé contribue réellement à l’amélioration des services offerts aux assurés. De plus, un contrôle judicieux des investissements a été mis en place, garantissant que les ressources soient allouées de manière efficace et efficiente. Parallèlement, un renforcement stratégique des dépenses de fonctionnement a été envisagé, plaçant un accent particulier sur les investissements liés aux ressources humaines et aux outils de gestion de la performance, tout cela dans un but ultime d’optimiser la qualité des services de santé fournis aux citoyens maliens et de renforcer la fiabilité de l’assurance maladie dans le pays.

Cette session a été dirigée par Houd BABY, Président du Conseil d’administration en question. Elle s’est tenue dans un contexte national caractérisé par des défis significatifs et des opportunités de grande envergure, notamment en rapport avec les réformes du financement de la santé et la mise en œuvre effective du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), élément central de la politique de protection sociale du Mali.

À l’ordre du jour, les délibérations ont porté sur plusieurs points essentiels, notamment : l’approbation de l’ordre du jour et du compte-rendu de la 30ᵉ session ; l’analyse de l’état de mise en œuvre des recommandations précédentes ; la présentation de l’état d’avancement des travaux du nouveau siège de la CANAM ; l’examen et l’adoption du Programme d’activités 2026 ; l’examen et l’adoption du Projet de Budget 2026 ; l’adoption du Manuel de Procédures Administratives, Opérationnelles, Financières et Comptables ; ainsi que l’examen des divers sujets.

D’après le Président du Conseil, ces éléments reflètent l’importance stratégique de la session pour l’orientation, la gouvernance et la performance globale de l’institution, en parfaite cohérence avec l’objectif stratégique n°9 du Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social (PDDSS) concernant le financement équitable et durable de la santé. Un programme d’activités ambitieux pour 2026.

Le Programme d’activités 2026, conçu en accord avec les orientations stratégiques de la CANAM et l’approche de la Gestion Axée sur les Résultats (GAR), englobe 354 activités structurées autour de quatre résultats stratégiques et cinq axes majeurs, notamment : l’opérationnalisation effective du RAMU et l’élargissement de la couverture ; la mobilisation des financements et la viabilité du régime ; l’amélioration continue de la qualité des soins ; la maîtrise des processus délégués aux Organismes Gestionnaires Délégués (OGD) ; et le renforcement de la performance organisationnelle.

Parmi les ambitions majeures, on compte l’enregistrement de 100 000 nouveaux assurés, l’accord avec de nouveaux établissements de santé, la modernisation du système d’information et de gestion biométrique, ainsi que le renforcement de la gouvernance financière et des capacités institutionnelles.

Ce budget a pour objectif d’assurer la viabilité financière du régime d’assurance maladie, de préserver ses équilibres fondamentaux et d’améliorer de manière durable l’accès des populations à des soins de qualité. En plus du programme d’activités et du budget 2026, le Conseil a pris connaissance de l’état d’avancement des travaux au siège de la CANAM, ainsi que du nouveau manuel des Procédures Administratives, Opérationnelles, Financières et Comptables qui a été adopté.

Au terme des travaux, le Président du Conseil s’est réjoui de la qualité des échanges, de la pertinence des analyses et du sens élevé de responsabilité qui ont marqué les débats. Il a loué le travail préparatoire de la Direction Générale ainsi que l’engagement inébranlable des Administrateurs. Les résolutions adoptées engagent désormais l’ensemble des acteurs, conférant à la Direction Générale la responsabilité principale de leur mise en œuvre diligente, dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité.

Avant de clore les travaux de la 31ᵉ session ordinaire, Monsieur Houd BABY a renouvelé ses vœux de santé, de paix et de succès pour l’année 2026, exprimant le souhait que celle-ci soit placée sous le signe de la stabilité, de la cohésion et du progrès au service de l’État et des populations.

Mariam KONE