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Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA : les Etats membres adoptent une « Décision relative à la révision du taux de l’usure »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme des travaux du Conseil des Ministres de l’UEMOA, présidé par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, plusieurs conclusions majeures ont été arrêtées, reflétant la volonté commune des États membres de consolider la stabilité macroéconomique de l’Union et de renforcer la résilience de leurs économies face aux défis actuels.

Adoption du Rapport sur la situation économique et monétaire de l’UEMOA au 30 septembre 2025, ainsi que du cadrage macroéconomique pour la période 2025-2030. Ces documents de référence offrent une lecture éclairée des performances économiques et financières des États et constituent une base solide pour l’élaboration de politiques économiques pertinentes, réalistes et prospectives.

Adoption de la Décision relative à la révision du taux de l’usure en vigueur dans l’UMOA. Il passe de 15 à 14% pour les banques et est maintenu à 24% pour les établissements financiers de crédit, les institutions de microfinance ainsi que les autres agents économiques. Cette réforme favorisera un meilleur alignement des plafonds réglementaires, renforcera l’inclusion financière, soutiendra le financement des économies et garantira une protection accrue des consommateurs au sein de l’Union.

 Approbation des perspectives financières actualisées 2026-2030 de la BOAD. Une vision prospective qui fixe des objectifs clairs et des modalités d’intervention adaptées, permettant à la BOAD de poursuivre sa mission tout en préservant durablement ses équilibres financiers.

Adoption du Rapport d’exécution de la surveillance multilatérale pour le second semestre 2025. Ledit rapport éclaire utilement les tendances macroéconomiques à moyen terme et les dynamiques de transformation structurelle des économies.

 Adoption du Règlement portant collectif budgétaire pour l’exercice 2025 ainsi que du budget des Organes au titre de l’exercice 2026, instruments essentiels au fonctionnement efficace et continu des Institutions.

Approbation du Rapport de la Cour des comptes de l’Union pour l’exercice 2024, dont le rôle demeure fondamental dans la garantie de la sincérité, de la transparence et de la crédibilité des états financiers des Institutions.

Rédaction 

Au Mali, le budget prévisionnel de l’AGEFAU fixé à 75 millions USD, soit une baisse de 4 millions USD au titre de l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU),  qui est un acteur clé dans le développement économique et social du pays, a convoqué sa dixième session du Conseil d’administration le 19 décembre dernier, une réunion qui s’est tenue à Bamako. À l’issue de ces délibérations cruciales, les administrateurs ont annoncé que le projet de budget prévisionnel de l’AGEFAU pour l’exercice budgétaire 2026 s’établit à un montant de 41,151 milliards de FCFA, (environ 75 millions de dollars), englobant à la fois les recettes projetées et les dépenses envisagées.

NB: (1 dollars égal: 557,14 Franc CFA, ce mardi matin), arrondi le chiffre

Ainsi, ce chiffre représente une nette augmentation par rapport aux 24,8 milliards de FCFA, (environ 45 millions de dollars) du budget précédent de 2025, ce qui met en lumière une croissance significative de 16,257 milliards de FCFA, (environ 29,17 millions de dollars), soit une hausse de 65%. 

Cependant, il convient de noter que ce projet de budget pour l’exercice 2026 enregistre également une diminution de 2,198 milliards de FCFA, ( environ 4 millions de dollars), soit une baisse de 5% par rapport au budget initial de 2025, qui s’élevait à 43,349 milliards de FCFA, soit (environ 78 millions de dollars).

Cette évolution budgétaire soulève des questions sur les priorités et les objectifs que l’AGEFAU souhaite poursuivre dans les années à venir, en particulier face aux défis uniques que présente le contexte socio-économique malien.

Lors de son discours inaugural, le Président du Conseil d’administration, le général Abdoulaye Maïga, a déclaré que : « L’année 2025 a été caractérisée par un renforcement de la gouvernance au sein de l’Agence, à la suite des rapports du Bureau du Vérificateur Général et du Contrôle Général des Services Publics. Ces rapports ont mis en lumière des déficiences notables en matière de gouvernance, se traduisant par des irrégularités administratives et financières. »

Ainsi, plusieurs réformes majeures ont été initiées par le Directeur général par intérim depuis sa prise de fonction. Parmi celles-ci, on compte : la rédaction des avant-projets de textes réglementaires pour garantir un fonctionnement optimisé de l’Agence ; la rationalisation des dépenses liées au fonctionnement et à la réalisation des projets ; la restructuration des projets de Centres d’Accès Universel et de Cases WIFI ; le renforcement du cadre de collaboration avec les départements sectoriels et les acteurs du numérique ; la réorganisation du travail par l’introduction de fiches de suivi et de traitement des dossiers, ainsi que la priorité donnée à la tenue, au niveau local, de sessions de formation transversale sur des sujets tels que le budget programme ou l’accès et/ou le service universel.

Sur le plan financier, le Premier ministre a rappelé qu’une révision du budget de l’exercice 2025 de l’Agence a été effectuée conformément à la procédure d’urgence prévue par les dispositions de l’article 117 régissant la comptabilité publique. Selon le Chef du gouvernement : « Cette révision budgétaire visait principalement à garantir la continuité de certains projets restructurés par l’étalement de leur prise en charge sur les exercices 2025 et 2026, ainsi qu’à écarter les projets jugés problématiques pour lesquels les parties prenantes n’avaient pas été suffisamment impliquées dès le début. »

En outre, le Premier ministre, Chef du gouvernement, a souligné que les initiatives de l’AGEFAU s’inscrivent parfaitement dans le cadre du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, qui met particulièrement l’accent sur l’amélioration du service ainsi que sur l’accès universel aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, afin d’atteindre les objectifs de la digitalisation des prestations de l’administration publique, initiée sous le leadership éclairé de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État.

Notons que le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, a exhorté la Direction de l’AGEFAU à fortifier les acquis, à poursuivre les réformes indispensables à l’amélioration de la gouvernance, et à intensifier de manière soutenue le cadre de collaboration et de partenariat avec l’ensemble des parties prenantes, en particulier les départements sectoriels. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration.

Moussa KONÉ 

Au Mali, l’OMH adopte un budget prévisionnel de 52 millions de dollars au titre de l’exercice 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Office Malien de l’Habitat (OMH) a tenu son 50ème session ordinaire de son Conseil d’Administration, un événement marquant qui s’est tenu le lundi 29 décembre 2025, un jour symbolique de clôture pour l’année. À l’issue de ces travaux rigoureux et détaillés, il est ressorti que le budget prévisionnel, un élément clé de la planification stratégique, a été établi à 29 milliards de FCFA, (environ 52 millions USD) pour l’exercice 2025, ce qui témoigne d’une volonté de progrès face aux enjeux urbanistiques croissants. 

Dans son discours d’ouverture empreint de conviction et de détermination, le ministre Imirane Abdoulaye TOURÉ, qui est d’office, le président du conseil d’administration, a mis en lumière l’importance vitale d’un habitat décent et durable pour chaque citoyen malien, soulignant que ce droit fondamental doit être accessible à tous, malgré les défis rencontrés. Ce discours a résonné dans un contexte économique exigeant, où chaque décision prise n’est pas simplement stratégique mais aussi un reflet des aspirations d’une population en quête de solutions durables. Cette année 2025, bien que marquée par des obstacles, a également été jalonnée de réussites concrètes qui témoignent de l’engagement collectif pour améliorer les conditions de vie des Maliens et favoriser un avenir meilleur.

Ainsi, l’Office a notamment réussi à renforcer de manière significative l’offre de logements sociaux et économiques, tout en mettant un accent particulier sur la viabilisation des sites afin de répondre aux besoins croissants d’un public diversifié. « Le développement d’infrastructures essentielles, telles que l’accès à l’eau potable, l’électricité, et d’autres services de base sur nos sites, reste véritablement au cœur de notre stratégie globale pour répondre efficacement aux besoins de la population, tout en soutenant la vision ambitieuse du gouvernement de Transition », a affirmé le Ministre avec conviction, soulignant ainsi l’importance de ces initiatives pour le bien-être des citoyens.

En outre, l’ordre du jour de cette 50ème session est centré sur un élément crucial, à savoir l’adoption du budget de l’exercice à venir, qui conditionne la mise en œuvre de nombreux projets. Pour l’année 2026, l’Office des logements sociaux (OMH) mise sur un budget équilibré et réfléchi, s’élevant à un total conséquent de 29 milliards de FCFA (environ 52 millions USD), ce qui témoigne d’une gestion prudente et d’un engagement fort envers la durabilité et le développement social. Ce budget est donc non seulement une projection financière, mais également une promesse d’amélioration des conditions de vie pour de nombreuses familles.

Ce financement ambitieux et soigneusement élaboré a pour objectif essentiel de Consolider les acquis précieux des programmes de logements sociaux déjà en cours, en s’assurant que les progrès réalisés ne soient pas seulement préservés, mais également renforcés. De plus, il vise à Identifier de nouveaux axes d’amélioration innovants qui permettront de rendre le logement plus abordable pour un plus grand nombre de citoyens, en tenant compte des réalités économiques et sociales actuelles. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à Garantir la sécurité et la pérennité des infrastructures résidentielles, afin d’offrir un cadre de vie sûr et stable à tous les habitants.

C’est dans ce contexte que le ministre Imirane Abdoulaye TOURÉ a récemment invité les administrateurs à se lancer dans une réflexion stratégique approfondie, visant à optimiser l’utilisation efficiente de ces ressources financières allouées. Il a souligné l’importance cruciale de relever les défis posés par l’urbanisation croissante, qui nécessite des solutions créatives et efficaces pour intégrer de manière harmonieuse les nouvelles populations dans les espaces urbains existants.

 Avant de déclarer la session ouverte avec un enthousiasme palpable, le Ministre a pris un moment pour exprimer sa profonde gratitude envers les administrateurs, ainsi qu’envers les partenaires techniques et financiers qui jouent un rôle clé dans cette initiative, sans oublier l’ensemble du personnel de l’Office de la Maison de l’Habitat (OMH), pour leur dévouement constant et leur engagement indéfectible à améliorer la situation du logement dans notre pays.

Le président du conseil d’administration a formulé des vœux de réussite et de paix pour l’année 2026, exprimant ainsi son espoir et sa détermination à voir se réaliser un avenir radieux pour tous, plaçant la mission de l’OMH sous le signe de l’engagement renouvelé pour le bien-être des Maliens. Il a souligné l’importance cruciale de cette mission dans le contexte actuel, où les défis socio-économiques nécessitent une action concertée et efficace. Cette rencontre, qui a eu lieu dans un climat d’optimisme et d’aspirations partagées, s’est déroulée sous la présidence de M. Imirane Abdoulaye TOURÉ, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population. 

Notons que cette session budgétaire, riche en échanges et en propositions, marque une étape charnière pour la politique nationale du logement, tant elle est déterminante pour la mise en œuvre de solutions durables face aux besoins croissants en matière d’habitat et d’urbanisation au Mali.

Mariam KONE 

Au Mali, la BNDA affiche un total bilan d’environ 1,5 milliards de dollars au titre de l’exercice 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cœur des activités financières du Mali, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) a annoncé avoir atteint un total de bilan impressionnant avoisinant les 889 milliards FCFA, (environ 1,5 milliards USD) à la clôture de l’exercice 2024. En parallèle, l’institution a également enregistré un résultat net bénéficiaire s’élevant à 7,8 milliards FCFA, (environ 13,6 millions de dollars), ce qui met en avant non seulement la prospérité financière de la banque, mais également son rôle crucial dans le développement économique du secteur agricole du pays. 

Ainsi, ces performances exceptionnelles, qui contrastent avec des défis économiques souvent rencontrés, témoignent, selon les déclarations enthousiastes du Directeur général de la BNDA, de « la robustesse du modèle de la BNDA », ainsi que de « la rigueur stratégique adoptée par la direction », sans oublier l’engagement remarquable et dévoué de l’ensemble du personnel, qui a travaillé sans relâche pour atteindre ces objectifs significatifs, renforçant ainsi la confiance placée par les agriculteurs et les entrepreneurs dans le système bancaire malien.

Cette résilience repose sur divers piliers fondamentaux et stratégiques qui garantissent non seulement la stabilité, mais aussi la croissance dans un contexte parfois instable : d’une part, on retrouve une gestion rigoureuse des risques et de la liquidité qui permet à l’institution de naviguer avec prudence à travers les incertitudes économiques, en anticipant les fluctuations du marché et en protégeant ses ressources financières. D’autre part, l’adaptation continue de l’offre commerciale est essentielle, car elle permet à la Banque de rester pertinente et compétitive face aux évolutions des besoins et des attentes des clients, tout en s’efforçant d’offrir des services adaptés aux différents segments de la population.

En outre, la poursuite de la transformation numérique est devenue une priorité incontournable, car elle ouvre des avenues innovantes pour l’interaction avec les clients et l’amélioration des services, favorisant ainsi une plus grande efficacité et une meilleure accessibilité. Enfin, le renforcement des ressources stables pour soutenir les investissements à long terme s’avère crucial pour garantir des financements durables qui encouragent le développement économique. Après son entrée en fonction, le Directeur général de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) dresse un bilan lucide de la situation actuelle, tout en identifiant avec précision les défis que représente un environnement économique sous pression. Dans cette optique, il projette l’institution au centre de la transformation non seulement économique, mais aussi sociale et environnementale du Mali, soulignant ainsi l’importance d’un engagement actif envers un avenir prospère et durable pour tous.

« Depuis plusieurs années, nous naviguons dans un contexte empreint de perturbations diverses », admet immédiatement Badara Aliou Coulibaly lors d’une entrevue avec la presse locale à Bamako. Les crises sécuritaire et socio-politique, l’inflation tenace, le resserrement de la liquidité bancaire et le ralentissement de l’activité économique ont sévèrement éprouvé le système financier. Cependant, la BNDA a démontré une remarquable résilience.

À la lumière des résultats obtenus, la BNDA demeure la banque de prédilection pour le monde rural. Près de 41 % de son portefeuille est dédié au financement de l’agriculture et des chaînes de valeur rurales. Cependant, la banque s’affirme également comme un acteur incontournable du financement des PME, des particuliers et des grandes entreprises. En 2024, elle a injecté environ 433 milliards FCFA, (environ 776,3 millions de dollars) dans l’économie malienne. Au-delà des simples chiffres représentés par les volumes de financement, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) s’engage résolument dans une approche holistique et intégrée, qui ne se limite pas à la seule distribution de fonds. Cette approche englobe le financement de l’ensemble des étapes cruciales du processus agricole, à savoir la production, la transformation, ainsi que la commercialisation des produits issus de nos terres.

Ainsi, la BNDA veille à promouvoir l’inclusion financière dans les zones rurales et périurbaines, où l’accès aux services bancaires est souvent limité, permettant ainsi aux agriculteurs et aux entrepreneurs locaux de bénéficier d’opportunités économiques. La mobilisation de l’épargne nationale fait aussi partie intégrante de cette stratégie, favorisant ainsi l’engagement des citoyens dans le développement de leur pays. Les efforts de la BNDA se concentrent également sur le soutien à des projets structurants qui ont le potentiel de générer un impact considérable sur l’économie locale et nationale.

La signature, le 30 octobre 2025, de la convention de financement entre la BNDA et la Société Financière Internationale (SFI), qui s’élève à un montant impressionnant de plus de 23 milliards FCFA, (41,2 millions de dollars), représente un moment charnière et déterminant dans l’histoire de cette institution. Cet accord ne se limite pas simplement à un transfert de fonds, mais symbolise également un engagement mutuel vers une vision partagée du développement durable et de la prospérité économique. Pour Badara Aliou Coulibaly, directeur général de la BNDA, ce partenariat revêt une signification particulière : ce n’est pas seulement une source de financement, mais avant tout un « signal fort de confiance dans la gouvernance exemplaire, la solidité financière indéniable et la mission noble de la BNDA ». Sa déclaration souligne l’importance de ce soutien international, qui contribue à renforcer la crédibilité et l’efficacité des initiatives agricoles menées sur le terrain.

Au-delà d’un simple financement, le partenariat entre la BNDA et la SFI symbolise la rencontre de deux visions : celle d’une banque publique nationale dédiée au développement et celle d’une institution internationale persuadée du potentiel du Mali. Sous la direction de Badara Aliou Coulibaly, la BNDA se positionne comme un levier stratégique du développement économique, social et environnemental du pays. Fidèle à sa devise « Banque Verte, Banque de Proximité », elle affirme sa position centrale dans le présent et l’avenir du Mali.

Notons que la BNDA, fondée en 1981, reste un pilier incontournable du système bancaire malien. Dotée d’un capital social de 61,6 milliards de FCFA, (environ 110, 4 millions de dollars), elle dispose de plus de 50 agences et de 85 guichets automatiques, ce qui en fait aujourd’hui la deuxième banque du pays en termes de réseau. Son accréditation au Fonds Vert pour le Climat (FVC) en octobre 2024, une première pour une institution bancaire malienne, consacre son engagement en faveur de la finance verte et du développement durable.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali : l’AMAP se dote d’un budget prévisionnel de 4,5 millions de dollars pour l’exercice de 2026

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Alassane Souleymane Maiga, nouveau Directeur général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité – AMAP.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) a prévu un budget s’élevant à plus de 2,510 milliards de FCFA (environ 4,5 millions de dollars) pour l’exercice fiscal de 2026, une augmentation significative par rapport au budget de l’année précédente qui était de plus de 2,462 milliards de FCFA (environ 4,413 millions de dollars) pour 2025

Cette progression, qui se chiffre à 1,01%, représente une hausse d’environ 50 millions de FCFA, soulignant ainsi l’engagement de l’agence envers un développement continu et une amélioration des services offerts. 

Cette information cruciale a été dévoilée le 18 décembre dernier par Alkaïdi Amar Touré, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration. Son annonce a eu lieu dans la salle de réunion de son ministère, où il s’est exprimé avec sérieux et enthousiasme lors de la 49ème session ordinaire du conseil d’administration de l’Amap. 

L’événement s’est tenu en présence de son directeur général, Alassane Souleymane, ainsi que d’autres membres clés de l’agence, tous réunis pour discuter des perspectives futures et de la direction stratégique que prendra l’AMAP dans les années à venir.

Les travaux de la session ont été axés sur plusieurs points cruciaux, notamment l’adoption et le compte rendu détaillé de la 48ème session du Conseil d’administration, mais également sur un examen approfondi et l’adoption du budget en cours pour l’année 2025 ainsi que de celui pour l’année suivante, 2026. 

Au cours de ces débats, les administrateurs ont pris le temps de délibérer avec sérieux sur le programme d’activités prévu pour les mois à venir, le projet d’organigramme, qui est essentiel pour la bonne coordination des différentes équipes, ainsi que le règlement intérieur, qui régule les pratiques et les comportements au sein de l’organisme.

En dépit des défis majeurs auxquels notre pays est confronté, qui incluent notamment des problèmes persistants liés aux hydrocarbures, l’Amap continue de persévérer avec détermination dans sa mission fondamentale de fournir des informations qui soient à la fois crédibles, fiables et accessibles à tous. Il convient d’insister sur le fait que cette session se déroule dans un contexte national et régional extrêmement riche en actualités et en enjeux variés. 

A son tour, le secrétaire général du ministère de la Communication, conscient de l’importance cruciale que revêt le rôle des médias dans la société moderne, a exprimé ses éloges sincères envers l’Agence de presse, soulignant l’organisation exemplaire des Journées de relance. 

Aussi, ces événements, dont le rapport détaillé a été récemment transmis au ministère, aura un impact significatif, car il sera communiqué aux autorités compétentes afin que les recommandations formulées puissent être mises en œuvre avec succès et efficacité. Alkaïdi Amar Touré a saisi cette occasion pour inciter énergiquement la Direction générale et l’ensemble du personnel de l’Amap à continuer de faire preuve de la même détermination et dévouement dans la mise en œuvre du plan stratégique de l’agence. 

Ce plan, qui se matérialise par des initiatives concrètes telles que le renforcement des ressources humaines, l’acquisition de nouveaux véhicules destinés à la distribution de l’information, ainsi que l’amélioration significative du matériel informatique et photographique, est essentiel pour l’avenir de l’agence.

En abordant les défis qui se présentent, le Directeur général de l’Amap a dévoilé que malgré les difficultés actuelles auxquelles l’agence doit faire face, sa structure demeure résiliente et continuera de résister farouchement afin de fournir des informations pertinentes et fiables à la population. 

Selon Alassane Souleymane, il est impératif que l’Amap évolue et s’adapte aux réalités contemporaines, en tenant compte du fait que l’information occupe une place prépondérante dans la société d’aujourd’hui, influençant non seulement les décisions politiques, mais également le quotidien des citoyens à différents niveaux.

Il est essentiel de reconnaître l’importance de notre engagement dans cette dynamique qui façonne notre avenir, et cela en tant que médias Publics. « Nous sommes engagés dans cette dynamique et l’année 2026 s’annonce beaucoup plus prometteuse, nous permettant de mieux surmonter ces défis », a-t-il affirmé avec conviction, soulignant ainsi la détermination qui anime toute l’équipe.

 Quant aux perspectives d’avenir, il a poursuivi en exprimant non seulement sa vision d’avoir des collaborateurs épanouis dans leur travail, mais aussi son souhait d’instaurer une atmosphère où chacun se sent valorisé et motivé. Il a également évoqué l’importance d’une structure qui se modernise et se développe, tout en s’adaptant aux évolutions rapides de son secteur d’activités, intégrant ainsi les nouvelles technologies et les attentes croissantes du public. 

Notons que cette approche holistique vise à positionner le média comme un acteur clé, capable de répondre aux défis contemporains avec agilité et innovation.

Mariam KONE 

Ghana: Afreximbank enterre sa hache de guerres sur le différend financier qui menaçait la trajectoire macro-économique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, les autorités nationales, en étroite collaboration avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), ont officiellement mis fin à un différend financier délicat qui menaçait non seulement la trajectoire de redressement macroéconomique de la capitale, Accra, mais aussi l’équilibre fragile du financement du développement à travers le continent africain. 

En effet, les deux parties ont annoncé avoir réussi, avec satisfaction mutuelle, à résoudre les questions complexes et épineuses relatives à une facilité de crédit substantielle s’élevant à 750 millions de dollars américains, ce qui équivaut à environ 417,8 milliards de francs CFA, un accord qui avait été paraphé en 2022. Cette avancée positive pave ainsi la voie à la poursuite d’un partenariat stratégique entre le Ghana et Afreximbank, qui est crucial pour le développement économique durable du pays.

Dans un communiqué succinct mais significatif publié ce 25 décembre, le ministère ghanéen des Finances, en coordination avec Afreximbank, a chaleureusement salué ce règlement, qui permettra non seulement de préserver l’esprit de coopération en faveur du programme de développement ambitieux du Ghana, mais également d’assurer la stabilité necessaire pour des initiatives futures. Cependant, les détails financiers précis de cet accord n’ont pas été divulgués, une discrétion qui témoigne de la sensibilité entourant ce dossier, tant les enjeux financiers et économiques dépassent largement le cadre bilatéral, reconnaissant ainsi l’impact potentiel de cette entente sur l’ensemble du continent africain et les nombreux défis liés au financement du développement.

Le litige s’était cristallisé dans le sillage du défaut de paiement survenu au Ghana en décembre 2022, accompagné de l’accord de soutien conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), une institution clé pour la stabilité économique mondiale. Engagé dans une vaste restructuration de sa dette, la capitale ghanéenne, Accra, avait pris des mesures significatives en renégociant environ 13 milliards de dollars d’euro-obligations, en additionnant 5,1 milliards de dollars de prêts bilatéraux, ainsi qu’en prenant en compte plus de 200 milliards de cedis de dette intérieure, ce qui illustre l’ampleur et la complexité de la situation financière du pays.

C’est dans ce contexte particulièrement chargé en enjeux économiques et finance, que le gouvernement ghanéen avait cherché à inclure la créance d’Afreximbank – une institution bancaire multinationale dédiée au financement du commerce en Afrique – dont la valeur était estimée entre 750 et 768 millions de dollars, selon les différents instruments financiers utilisés, dans le périmètre de sa restructuration. La banque panafricaine s’y était fortement opposée, invoquant avec détermination son statut de créancier privilégié, qu’elle estime comparable à celui des institutions de Bretton Woods, telles que le FMI ou la Banque mondiale, qui jouent également des rôles cruciaux dans la gestion de la dette des pays. ‘’Le gouvernement ghanéen ne considère pas Afreximbank comme un créancier privilégié », avait alors affirmé le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, soulignant que cette dette faisait l’objet d’un débat intense sur la priorité des créanciers et des implications fondamentales pour l’avenir économique du pays, dans un climat de tensions croissantes au sein de la communauté financière internationale.

Ce désaccord n’était pas sans conséquences systémiques, et ses effets pouvaient être ressentis bien au-delà des frontières immédiates de la situation. Il avait en effet contribué à fragiliser la perception du risque entourant Afreximbank, une institution cruciale dans le financement des échanges commerciaux et des infrastructures vitales pour le développement du continent africain. Ce climat de méfiance était suffisamment nuisible pour inciter l’agence de notation Fitch Ratings à abaisser en juin sa note de crédit à long terme à BBB-, une décision qui a été rapidement suivie par une réaction similaire de la part de Moody’s, soulignant le consensus inquiétant au sein du secteur des agences de notation financières. Résultat : un renchérissement inévitable du coût de financement pour Afreximbank, une institution clé qui envisageait de lever près de 10,9 milliards de dollars sur les marchés pour soutenir des initiatives de développement essentielles pour l’Afrique.

L’affaire ghanéenne, loin d’être un cas isolé, faisait également écho à des tensions similaires observées avec d’autres pays, notamment la Zambie, mettant en lumière des motifs récurrents qui affectent la stabilité régionale. Ce contexte soulevait une question centrale qui préoccupait les acteurs du secteur : comment, en pratique, aborder la question de la dette des institutions financières multilatérales africaines dans le cadre des restructurations souveraines qui semblent de plus en plus nécessaires ? Cette situation complexe était décrite comme une “zone grise”, selon les termes de Thomas Moatti, un analyste de Lazard, mettant en exergue les ambiguïtés et les défis au sein de l’architecture internationale de l’allègement de la dette. Une situation qui nécessite des solutions innovantes et une collaboration plus forte entre les pays africains et les institutions financières internationales pour éviter qu’une crise ne s’aggrave et n’affecte négativement le développement de la région.

Bien que les modalités spécifiques du règlement demeurent sous le sceau de la confidentialité, le message politique qui en découle est indéniablement limpide et explicite. Afreximbank a fermement affirmé que ‘’le déblocage de cette impasse permettra aux deux parties de poursuivre leur partenariat en faveur du programme de développement du Ghana », soulignant ainsi l’importance cruciale de cette entente pour la poursuite des efforts de développement économique dans le pays. Pour la capitale ghanéenne, Accra, cet accord représente une avancée significative, car il atténue un facteur d’incertitude majeure qui pèse sur son processus de redressement économique, un processus qui a été mis à l’épreuve par divers défis financiers dans la région. Du point de vue d’Afreximbank, cet accord est également d’une importance capitale, car il contribue à préserver son statut institutionnel au sein de la communauté financière internationale, tout en renforçant sa capacité à mobiliser des ressources à grande échelle, essentielles pour soutenir des projets de développement ambitieux.

Cependant, les dirigeants d’institutions financières africaines mettent en garde contre les équilibres délicats qui sont en jeu dans ce contexte économique complexe. Samaila Zubairu, président de l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines, alerte sur le risque qu’imposer des pertes à ces banques, qui doivent déjà emprunter à des coûts souvent prohibitifs, pourrait avoir pour conséquence d’augmenter considérablement le prix du financement du développement pour l’ensemble du continent africain. Une aggravation de cette situation pourrait donc se révéler problématique pour la capacité des pays africains à financer leurs projets de développement, mettant ainsi en péril des progrès déjà réalisés.

Dans cette optique, la résolution du différend entre le Ghana et Afreximbank pourrait également se révéler être un exemple inspirant et une référence implicite pour d’éventuelles restructurations semblables qui pourraient émerger à l’avenir dans d’autres pays africains confrontés à des défis similaires.

Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA à Cotonou: sauver le « processus d’intégration régionale » au profit des communautés

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Cette rencontre du Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA qui se tient à Cotonou est la quatrième de l’année 2025. Elle se déroule dans un cadre formel et stratégique sur le développement économique du continent africain. A Cotonou, la réunion du Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA est présidée par le ministre de l’économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubacar Nacanabo, qui joue également un rôle essentiel en tant que président du conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Cet événement revêt une importance particulière, car il offre une plateforme pour discuter des défis et des opportunités auxquels font face les économies ouest-africaines, tout en favorisant la coopération régionale et en renforçant les liens économiques entre les nations membres. Les participants, représentant divers pays et institutions, s’engagent activement à échanger des idées novatrices et à élaborer des politiques qui visent à stimuler la croissance et à améliorer les conditions de vie des populations de la région. En sa qualité de Président du Conseil des Ministres statutaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), il revêt une importance capitale dans le cadre de cette réunion. Les travaux de cette assemblée se déroulent dans les locaux modernes et fonctionnels de l’Agence principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), situés au Bénin, un pays connu pour son atmosphère dynamique en matière de coopération économique.

Lors de son discours d’ouverture, empreint de gravité et de vision, le Président du Conseil a pris le temps de dresser un état des lieux détaillé sur la situation macroéconomique de l’Union en 2025, abordant à la fois les défis à surmonter et les opportunités qui se présentent, soulignant ainsi l’importance de la solidarité entre les États membres. “Notre Union peut être fière des avancées enregistrées” dira le Président NACANABO, qui souhaite mettre en avant avec un enthousiasme palpable les résultats impressionnants obtenus par l’Union au cours des derniers mois. Il souligne que “les données les plus récentes montrent clairement la solidité de nos performances économiques”, reflétant ainsi une confiance collective dans l’avenir. En revenant sur des résultats satisfaisants et encourageants, il mentionne spécifiquement que le PIB réel de l’Union “a progressé de 6,6 % au troisième trimestre, après 6,5 % au trimestre précédent”.

Cette hausse témoigne d’une dynamique économique bien établie, où l’activité a été portée non seulement par une consommation vigoureuse des ménages, mais aussi par des investissements tant publics que privés, sans oublier l’impact positif d’une excellente campagne agricole qui a mobilisé les ressources du secteur. Ces éléments combinés sont le reflet d’une œuvre collective et d’une stratégie bien orchestrée visant à maintenir et à renforcer la résilience de l’économie de notre Union dans un contexte mondial en évolution rapide. En ce qui concerne le taux d’inflation mesuré sur une base annuelle, il est important de noter qu’il s’est établi à -1,3 % au cours du troisième trimestre de cette année, après avoir enregistré un chiffre de 0,3 % précédemment. Ce recul significatif indique une tendance à la déflation qui soulève des questions sur la dynamique économique actuelle. Au niveau des projections pour l’année à venir, l’inflation est anticipée à un taux moyen de 0,0 % pour l’année 2025, contrastant fortement avec les 3,5 % prévus pour l’année 2024. Cette évolution traduit une stabilisation attendue des prix et pourrait avoir des répercussions sur les décisions économiques futures.

De plus, il est prévu que le déficit budgétaire global, un indicateur clé de la santé économique d’un pays, devrait se réduire de manière progressive, passant de 5,4 % du PIB en 2024 à 3,9 % en 2025, et atteignant finalement 3,3 % en 2026. Cette tendance à la baisse peut être interprétée positivement, suggérant des efforts réussis pour gérer les finances publiques et améliorer la situation économique globale. Les échanges extérieurs, qui sont un indicateur crucial de la santé économique d’un pays, se sont considérablement améliorés ces derniers temps. Cette amélioration est principalement portée par la hausse significative des exportations de ressources précieuses et incontournables telles que l’or, le cacao et divers produits pétroliers, qui jouent un rôle vital dans l’économie locale. En parallèle, la baisse des coûts à l’importation a également contribué à ces résultats positifs, facilitant ainsi le commerce international et stimulant les échanges avec d’autres nations. Par ailleurs, ces résultats, que l’on peut qualifier d’encourageants, témoignent non seulement de la vision stratégique des Chefs d’État en place, mais également du leadership solide et cohérent de nos institutions régionales. Ils soulignent le travail constant et inflexible de nos administrations, qui s’efforcent jour après jour d’améliorer les conditions économiques et d’assurer une prospérité durable pour notre pays, a déclaré avec conviction le Président du Conseil, soulignant ainsi l’importance de la collaboration et de l’engagement à tous les niveaux.

« Si nous pouvons être fiers de ce qui a été accompli jusqu’à présent, il est crucial de souligner que nous n’avons pas le droit de relâcher nos efforts, car les défis qui se présentent à nous restent nombreux et significatifs. Les risques demeurent très réels et nécessitent notre attention constante. » a relevé le Aboubacar NACANABO, ce leader visionnaire qui met en lumière les tensions géopolitiques persistantes qui secouent notre monde, les défis sécuritaires qui mettent en péril la paix et la stabilité, le changement climatique qui transforme nos écosystèmes de manière alarmante et les exigences sociales qui soulignent l’importance d’un développement inclusif et équitable. Avant de lancer un message fort et impératif pour l’avenir, il déclare avec conviction, « c’est maintenant que notre Union doit faire preuve d’audace dans les réformes nécessaires, d’une solidarité indéfectible entre les États membres, et d’une discipline rigoureuse dans l’élaboration et la mise en œuvre de nos politiques publiques, afin d’assurer un avenir meilleur pour tous. » Cette exhortation résonne comme un appel à l’action, incitant chacun à s’engager proactivement dans ce processus de transformation collective.

Dans le cadre des importantes responsabilités qui incombent à la Commission de l’UEMOA, une institution régionale fondamentale, la délégation, sous la direction du Président Abdoulaye DIOP, se prépare à se réunir pour une session du Conseil des Ministres. Lors de cette rencontre, qui se déroulera dans un contexte marqué par des enjeux économiques et politiques cruciaux, le Conseil des Ministres examinera plusieurs points essentiels à l’ordre du jour. Parmi eux, figure le projet de budget des Organes de l’Union pour l’exercice budgétaire de 2026, un sujet d’une importance capitale qui requiert une attention particulière et une discussion approfondie. En outre, le rapport d’exécution de la surveillance multilatérale concernant le deuxième semestre de l’année 2025 sera également à l’étude, reflétant l’engagement continu de l’UEMOA envers une gouvernance transparente et une coopération efficace entre les États membres. Par ailleurs, la Cour des Comptes de l’UEMOA, un organe clé dans la validation des pratiques budgétaires de l’Union, présentera le Projet de Rapport de l’Union pour l’exercice 2024. Ce rapport, qui sera introduit par le Président Sègnon Yves-Marie ADISSIN, vise à fournir une analyse approfondie des finances de l’Union et à contribuer à une meilleure gestion des ressources financières régionales, renforçant ainsi la confiance et la transparence au sein des membres de l’Union.

Parmi les points cruciaux soumis au Conseil par le Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi BROU, se trouvent des éléments majeurs qui méritent une attention particulière. Tout d’abord, le Rapport sur la situation économique et monétaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) au 30 septembre 2025, qui constitue une analyse approfondie des dynamiques économiques régionales et des tendances monétaires observées durant cette période industrielle. Ensuite, il est important de noter la présentation de la Note de cadrage macroéconomique de l’UEMOA pour les années 2025 à 2030, un document essentiel qui propose des orientations stratégiques pour garantir la stabilité économique et promouvoir un développement durable au sein de la région. Enfin, la Révision du taux de l’usure actuellement en vigueur dans l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) est également un sujet d’examen, visant à adapter les règles financières aux réalités économiques contemporaines et à protéger les consommateurs et les entrepreneurs au sein de cette zone monétaire.

La BOAD, qui joue un rôle essentiel dans le soutien au développement économique de ses États membres, se préparera à présenter lors de la réunion imminente du Conseil, entre autres sujets d’importance, les Perspectives financières actualisées pour la période de 2026 à 2030. Cette institution de financement, sous la direction visionnaire de son Président Serge EKUE, a pour mission de renforcer les capacités de financement et d’investissement dans la région de l’UEMOA, afin de favoriser une croissance durable et inclusive. Parallèlement, en ce qui concerne l’Autorité des Marchés Financiers de l’UMOA, une autre question d’importance qui sera portée à l’attention du Conseil concerne la Décision révisée visant à instaurer une indemnité annuelle de fonction pour les Membres du Collège de l’AMF-UMOA. Ce dossier sera soumis par le nouveau Président, Kossi TENO, qui s’efforcera de convaincre le Conseil de l’importance de cette mesure pour assurer une rémunération équitable et attirer des professionnels compétents dans ce secteur clé de la régulation financière.

Notons que les Commissaires de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), à savoir Mouhamadou GADO, qui dirige le Département des Politiques Économiques et de la Fiscalité intérieure, ainsi que Lassine BOUARE, qui est responsable du Département des Services Administratifs et Financiers, prennent part activement aux travaux en cours, mettant ainsi en avant leurs expertises respectives. Cette présence souligne l’importance de leur rôle dans la réussite des initiatives régionales. Par ailleurs, le Représentant Résident de la Commission au Bénin, Yawovi BATCHASSI, est également présent, apportant son soutien et son expérience pour enrichir les discussions et contribuer à l’avancement des projets sur lesquels tous ces acteurs collaborent. Cette rencontre illustre l’engagement de l’UEMOA envers une coopération harmonieuse et efficace entre les États membres.

Daouda Bakary KONÉ

Sénégal : 560 milliards de FCFA dans l’escarcelle du trésor public pour finir l’année 2025 en beauté 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a achevé, le 26 décembre 2025, la quatrième opération d’Appel Public à l’Épargne (APE 4), en collectant 560 milliards de FCFA sur le marché financier régional, clôturant ainsi le cycle annuel de mobilisation des ressources domestiques initié au cours de l’année.

La réussite de cette initiative marque également une étape cruciale qui clôt le cycle annuel de mobilisation des ressources domestiques, un processus qui a été amorcé et rigoureusement orchestré tout au long de l’année. Ce développement important a été officiellement annoncé dans un communiqué pressant émis par le Ministère des Finances et du Budget, soulignant ainsi l’engagement continu de l’État dans le renforcement des capacités financières nationaux.

Le Ministre Cheikh DIBA, fort de cette réalisation remarquable, peut arborer un sourire radieux et empreint de fierté à la suite de la clôture de cette quatrième opération d’Appel Public à l’Épargne (APE 4), qui non seulement souligne l’achèvement d’un cycle décisif, mais également illustre la capacité de l’État à mobiliser efficacement des ressources financières sur une échelle significative.

Cette réussite laisse entrevoir des perspectives prometteuses pour le développement économique du pays et témoigne d’un engagement résolu en faveur d’une gestion financière saine et proactive.À l’issue de l’opération financière de grande envergure, le montant total levé s’est établi de manière impressionnante à 560 milliards de FCFA, un chiffre qui non seulement atteint, mais dépasse largement l’objectif initial fixé à 400 milliards de FCFA. Ce résultat élevé correspond donc à un taux de couverture remarquable de 140 %, témoignant de l’efficacité de la stratégie mise en place.

 Les souscriptions ont été réalisées par un éventail diversifié d’investisseurs, comprenant non seulement de grands investisseurs institutionnels, tels que des banques et des fonds d’investissement, mais également de nombreux particuliers, ce qui traduit, selon les déclarations du ministère concerné, un niveau de participation jugé particulièrement élevé et encourageant au sein de la population.
Selon les autorités financières, cette opération s’inscrit dans une stratégie globale de financement du budget national visant à mobiliser l’épargne locale et celle de la diaspora, tout en répondant à un contexte économique caractérisé par des contraintes accrues sur les financements extérieurs, souvent limités par des facteurs variés.

 L’APE 4, en l’occurrence, a été spécifiquement conçue pour accompagner l’exécution budgétaire et pour couvrir le besoin de financement de l’État pour l’exercice 2025, soulignant ainsi l’engagement des autorités à garantir une gestion rigoureuse et proactive des ressources financières dans un environnement économique en constante évolution et plein de défis.

Les ressources mobilisées dans le cadre de cette opération financière stratégique ont été levées à des taux d’intérêt soigneusement plafonnés à 6,95 %, un niveau qui a été défini pour garantir une maîtrise des coûts d’emprunt tout en permettant d’attirer des investisseurs variés. La structuration des émissions de la dette a été réalisée sur plusieurs maturités attrayantes, s’étendant jusqu’à une durée maximale de 10 ans, ce qui est particulièrement significatif dans le cadre d’une gestion financière optimisée par l’État. 

Cette ventilation des échéances vise non seulement à allonger la maturité moyenne de la dette, mais aussi à mobiliser des ressources tant de moyen que de long terme, dans un contexte où la gestion prudente de l’endettement public est devenue une priorité incontournable pour préserver la stabilité économique du pays.

De plus, le ministère des Finances souligne que cette opération contribue substantiellement au renforcement des équilibres macroéconomiques, ce qui est crucial pour assurer une croissance soutenue et équilibrée. En améliorant le profil de la dette de l’État, le gouvernement cherche également à rassurer les partenaires financiers et à instiller un climat de confiance favorable aux investissements. 

Cette initiative s’inscrit aussi dans un objectif plus large, celui d’approfondir le marché financier régional, en favorisant des mécanismes d’investissement plus inclusifs et accessibles. À travers cette démarche, l’État aspire à élargir la base des investisseurs en promouvant une mobilisation accrue de l’épargne domestique, afin de stimuler l’économie locale et d’encourager une participation active des citoyens dans le développement économique du pays.

Les autorités compétentes font état de leur conviction que la réussite éclatante de l’APE 4, ou Accord de Partenariat Économique, confirme de manière indéniable la capacité résiliente et proactive du Sénégal à adapter ses instruments de financement, même dans un environnement économique et financier perçu comme particulièrement exigeant et complexe. 

Notons qu’en prévision de l’année 2026, le ministère concerné annonce avec détermination la poursuite des réformes engagées et des nouveaux mécanismes déjà mis en place, visant à instaurer une trajectoire budgétaire et financière qui soit non seulement progressivement assainie, mais également soutenable à long terme, assurant ainsi la stabilité économique et la prospérité future du pays.

Sierra Leone -Guinée: la BIDC approuve 101 milliards de FCFA destinés aux infrastructures et aux projets stratégiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé un financement de plus de 101 millions USD pour des infrastructures et des projets stratégiques en Sierra Leone et en Guinée. Ces approbations, prises lors de la 94ème session du Conseil d’Administration de la Banque, illustrent l’impact des institutions régionales de développement dans la prise en compte des priorités mondiales, de la transition vers les énergies propres à la gouvernance numérique, grâce à des investissements ciblés et à fort impact.

Présidant la session, le Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, a souligné l’importance plus large de ces engagements. « Ces investissements sont plus que des initiatives régionales ; ce sont des plans d’action concrets pour atteindre les Objectifs de Développement Durable des Nations unies », a déclaré Dr Donkor. « En modernisant les réseaux énergétiques et en institutionnalisant la gouvernance fondée sur les données, nous donnons les moyens d’agir aux pays d’Afrique de l’Ouest et contribuons également aux efforts mondiaux visant à bâtir des économies résilientes, inclusives et durables. »

Les projets approuvés sont conçus comme des modèles de partenariat et d’innovation dont la pertinence dépasse les frontières de l’Afrique de l’Ouest :

1. Le Projet de transport d’énergie en Sierra Leone (79,389 millions USD) : Cette initiative visant à construire un réseau de transport de 225 kV et 66 kV est une pierre angulaire de la sécurité énergétique nationale et un catalyseur essentiel de la croissance industrielle. Dans un contexte mondial, elle représente une étape importante dans la transition énergétique équitable des économies en développement, en réduisant directement la dépendance à l’égard des sources d’énergie non durables et en renforçant la capacité d’intégration des énergies renouvelables. Elle sert de modèle reproductible pour la modernisation des infrastructures de base afin de libérer le potentiel économique et de favoriser les échanges énergétiques transfrontaliers.

2. L’Observatoire national du développement et projet d’atlas numérique de la Guinée (21,808 millions USD) : Cet investissement dans la modernisation de la gouvernance du développement grâce à des données géospatiales et des outils de planification numérique constitue une initiative stratégique en faveur de la transparence et de l’efficacité institutionnelles. À l’échelle mondiale, il souligne l’importance cruciale de la « souveraineté des données » et de la transformation numérique pour une administration publique efficace. Le projet établit un cadre pour l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes qui peut inspirer des réformes similaires dans d’autres pays cherchant à optimiser l’allocation des ressources et la planification du développement.

Le financement de la BIDC s’aligne stratégiquement sur les principaux Objectifs de Développement Durable des Nations unies, dans le but de traduire l’action régionale en progrès tangibles. Il contribue directement à la réalisation de l’ODD 7 en renforçant et en modernisant le transport d’énergie propre, tout en soutenant simultanément les ODD 8 et 9 grâce à l’effet catalyseur de l’activité industrielle et des infrastructures résilientes sur la croissance économique. En outre, le modèle de cofinancement et le renforcement des capacités institutionnelles illustrent un engagement fondamental en faveur de l’ODD 17, soulignant le pouvoir des partenariats pour atteindre ces objectifs universels.

TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT AU BÉNIN : LES ENJEUX GÉOPOLITIQUES QUE BEAUCOUP N’ONT PAS VUS

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le coup d’État avorté au Bénin ce week-end n’est pas seulement un fait divers politique. C’est un événement majeur qui a retenu l’attention de toute l’Afrique et de ses partenaires internationaux.

Au-delà du fait que la tentative ait été neutralisée — grâce, semble-t-il, au réflexe républicain de l’armée et au manque de préparation des putschistes — cet épisode soulève des interrogations géopolitiques profondes qu’il serait dangereux d’ignorer. Car ce n’est pas seulement au Bénin que tout se joue. Ce sont les équilibres de puissance en Afrique de l’Ouest qui sont désormais sous tension.

  1. L’INTERVENTION EXTÉRIEURE : UN SIGNAL QUI INTERROGE

La réaction quasi immédiate du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Nigéria pose une question fondamentale : qui protège quoi et pour qui ? Sous couvert de “défense de l’ordre constitutionnel”, ces interventions semblent montrer l’existence de réseaux d’intérêts extérieurs prêts à intervenir pour préserver une architecture politique précise dans la sous-région.

Les informations révélées par la presse internationale confirment que le Nigéria a lancé une intervention militaire directe sur le sol béninois. Des avions de combat nigérians ont pénétré dans l’espace aérien du Bénin pour « déloger les putschistes de la télévision nationale et d’un camp militaire où ils s’étaient regroupés ». Des troupes au sol ont également été déployées pour appuyer l’opération. Ce niveau d’intervention dans un État souverain, avant même une concertation institutionnelle classique, témoigne de l’existence d’un verrou stratégique que certains acteurs cherchent manifestement à protéger.

Pourquoi une telle rapidité et une telle intensité dans la réaction ?


Parce que les trois États côtiers encore alignés sur le modèle institutionnel classique — Bénin, Côte d’Ivoire, Togo — constituent le corridor maritime indispensable pour maintenir le contrôle économique et logistique de toute la région.
Si l’un d’eux basculait dans une dynamique souverainiste ou militaire, cela ouvrirait une porte stratégique directe pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays enclavés qui gagneraient soudain un accès maritime cohérent avec leur nouvelle orientation politique.
C’est pourquoi les pays côtiers classiques utilisent parfois leur position géographique comme levier politique, pour tenter de contraindre les pays de l’AES à revenir vers la CEDEAO ou à rester dans les schémas traditionnels.

La précipitation observée ce week-end traduit donc une crainte profonde :
perdre le contrôle du dernier verrou maritime de l’UEMOA.

  1. UNE UEMOA FRACTURÉE : 5 PAYS SUR 8 EN RUPTURE

Sur les huit États membres de l’UEMOA, cinq sont aujourd’hui engagés dans une dynamique de rupture ou de souveraineté renforcée : Sénégal, Mali, Niger, Burkina Faso, Guinée-Bissau (plus la Guinée hors UEMOA, mais dans la même logique). Cela signifie que la majorité de l’espace échappe déjà à l’influence classique qui a structuré la région depuis des décennies. Ne restent alignés que trois États : Bénin, Côte d’Ivoire, Togo.

  1. LE BÉNIN : UN PIVOT GÉOSTRATÉGIQUE QU’ON CHERCHE À VERROUILLER

Le Bénin est l’un des trois derniers États côtiers permettant de maintenir la continuité logistique, économique et sécuritaire du modèle institutionnel classique. Sa stabilité devient donc une pièce centrale du statu quo régional.

  1. UN RÉALIGNEMENT MONDIAL EN FAVEUR DES ESPACES ANGLOPHONES ?

Le rôle du Ghana et du Nigéria n’est pas neutre. Plusieurs puissances semblent repositionner leurs leviers d’influence vers les pays anglophones, au moment où l’espace francophone entre dans une recomposition profonde.

  1. LE RISQUE : SACRIFIER LA DÉMOCRATIE POUR PRÉSERVER UN ORDRE GÉOPOLITIQUE

Quand la stabilité d’un pays devient un enjeu stratégique régional, le risque est grand que la volonté populaire passe au second plan. Ce week-end au Bénin nous oblige à poser la vraie question : veut-on stabiliser un pays ou préserver un système ?

CONCLUSION : REGARDER AU-DELÀ DE L’ÉVÉNEMENT

La tentative de putsch n’est que la partie émergée d’un mouvement plus vaste : recomposition des influences, montée des souverainismes, repositionnement des puissances, nouveaux corridors stratégiques. Comprendre l’Afrique de l’Ouest d’aujourd’hui impose d’intégrer ces variables majeures.

Magaye Gaye
Économiste international
Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)