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Au Burkina Faso, la production aurifère progresse de 58% à 70,43 tonnes à fin septembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la production d’or a connu une augmentation spectaculaire et significative de 58 % en glissement annuel, atteignant un total de 70,43 tonnes à la fin du mois de septembre 2025. Ce chiffre contrastant avec celui d’environ 61 tonnes, qui avait été enregistré pour l’ensemble de l’année 2024, témoigne d’une dynamique positive sans précédent dans le secteur minier. 

Selon les détails rapportés cette semaine par la presse locale, qui cite en toute confiance le ministre des Mines Yacouba Zabré Gouba, cette hausse considérable de la production est principalement attribuée aux résultats impressionnants du secteur artisanal. En effet, la production collectée par ce secteur, qui a souvent opéré dans l’ombre, a atteint 29,56 tonnes au cours des neuf premiers mois de 2025, en forte hausse par rapport aux 5,57 tonnes constatées durant la même période en 2024.

Loin d’être une surprise pour les observateurs du secteur, la percée remarquable du secteur artisanal s’est opérée progressivement au fil des dernières années. Cette évolution favorable a été rendue possible grâce à l’instauration de la Société Nationale des Substances Précieuses (SONASP), une entité chargée d’acquérir la production artisanale ainsi que celle semi-mécanisée d’or. 

Cette structure proactive a judicieusement installé des comptoirs d’achat dans diverses localités à travers tout le pays afin de mieux réguler et contrôler les flux d’or, qui échappent encore largement à la surveillance des autorités compétentes. En parallèle, le gouvernement de Ouagadougou a également joué un rôle essentiel dans la formalisation de coopératives d’artisans miniers, en les intégrant ainsi à un cadre plus structuré et organisé, favorisant des pratiques d’extraction plus durables et respectueuses des normes en vigueur.

La formalisation du secteur artisanal, qui s’avère être une initiative cruciale, a pour objectif principal de compenser le ralentissement significatif de la production industrielle dans le pays. En effet, cette production industrielle est restée relativement stable, atteignant 40,87 tonnes à la fin du mois de septembre 2025, un chiffre comparativement supérieur aux 39,24 tonnes enregistrées l’année précédente, mais qui ne suffit pas à masquer les défis structurels auxquels le pays fait face. 

Ce tableau est assombri par la fermeture de plusieurs mines, décision inévitable face à l’insécurité croissante qui sévit sur le territoire, ainsi que par la cession d’actifs par de grands groupes miniers, tels que Fortuna Mining et Endeavour Mining, qui sont actuellement en train de se réorganiser stratégiquement. Le Burkina Faso a ainsi subi une chute continue de sa production d’or sur une période de trois années consécutives. 

Pour pallier cette situation préoccupante, au-delà des différentes actions mises en œuvre par la SONASP, le gouvernement burkinabé a également pris l’initiative de reprendre le contrôle de certaines mines stratégiques tout en cherchant des investisseurs potentiels pour développer de nouveaux projets prometteurs. 

Bien que ces mesures semblent commencer à porter leurs fruits, surtout dans un contexte marqué par une hausse impressionnante de 65 % du prix de l’or, il est essentiel de noter que la contribution des mines industrielles, qui restent sous la houlette de compagnies minières étrangères, demeure prédominante dans la balance économique du secteur. À titre d’exemple, la société canadienne Orezone a finalisé, vers la mi-décembre 2025, un investissement colossal de 80 millions USD, investissement qui lui permettra d’augmenter de manière significative, soit de 45 %, sa production à la mine de Bomboré.

Par ailleurs , le gouvernement burkinabé, dans sa quête de renforcer sa mainmise sur les ressources naturelles du pays, a ainsi transmis, au cours de cette année, une demande ambitieuse visant à détenir jusqu’à 50 % des parts dans la mine d’or Kiaka. Cette mine, qui est considérée comme l’une des plus grandes et des plus fructueuses du pays, est estimée pour générer une production moyenne annuelle impressionnante de plus de 7 tonnes d’or pendant une période de 20 ans, ce qui en fait un atout stratégique considérable pour l’économie nationale. 

Le propriétaire australien de la mine, West African Resources, a récemment indiqué qu’il examinait plusieurs options pour faire face à cette éventuelle montée de l’État dans le capital de la mine, sachant que le Burkina Faso, à l’heure actuelle, détient déjà une participation de 15 %. Cependant, l’issue des négociations et des discussions reste incertaine, laissant le secteur minier dans une situation d’attente et d’inquiétude. 

Notons qu’il convient de noter que d’autres projets aurifères, tout aussi prometteurs, ne sont pas à l’abri de telles demandes de nationalisation, prévues par le nouveau code minier adopté en 2024. Ce dernier permet à Ouagadougou d’acquérir à titre onéreux des participations significatives dans les mines, signalant ainsi une nouvelle ère de réglementation et d’intervention étatique dans le secteur minier du pays.

Yaya KONE 

Mines: avec un investissement de 800 millions USD, le projet Koné devrait constituer le point d’ancrage de Montage Gold en Côte d’Ivoire 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la société aurifère Montage Gold anticipe déjà une croissance significative et prometteuse dans le secteur aurifère ivoirien, où les opportunités d’exploitation minière ne cessent de se multiplier.

C’est pourquoi, le mardi 16 décembre, la société canadienne a notamment annoncé avec enthousiasme l’obtention tant attendue du permis d’exploration Wendé, accordé par le gouvernement ivoirien, un actif déjà considéré comme essentiel et stratégique dans le cadre de son plan d’expansion ambitieux à l’échelle nationale. Cette avancée marquante s’inscrit dans un contexte dynamique où Montage Gold multiplie parallèlement les acquisitions ciblées pour renforcer sa présence sur le marché, à l’image du récent projet de rachat d’African Gold, qui témoigne de sa volonté d’élargir son portefeuille et d’accroître ses ressources.

D’un coût de plus de 800 millions USD, le projet minier Koné, qui est au cœur des ambitions de la société, devrait constituer le point d’ancrage de Montage dans l’exploitation de l’or ivoirien. Attendue pour une mise en service en 2027, cette mine promet une production impressionnante de plus de 300 000 onces d’or par an durant ses dix premières années d’exploitation, ce qui représente un apport considérable pour l’économie locale et nationale. En parallèle de l’avancement soutenu des travaux sur le chantier qui avancent à un rythme notable, le groupe prévoit également d’intensifier ses efforts à Wendé, avec le lancement d’une ambitieuse campagne d’exploration prévue pour 2026. Cette initiative vise à transformer Wendé en un relais clé de sa croissance à long terme, renforçant ainsi la position de Montage Gold en tant qu’acteur incontournable du secteur aurifère en Côte d’Ivoire.

Montage détient déjà une participation de 17,3 % dans African Gold, une junior australiennne

À moyen terme, la société Montage se tourne avec détermination vers sa collaboration avec African Gold, qui est le principal opérateur d’un projet significatif situé en Côte d’Ivoire, connu sous le nom de projet Didievi. Actuellement, Montage détient déjà une participation de 17,3 % dans cette junior australienne prometteuse, et il est intéressant de noter que la société, qui a son siège à Vancouver, a annoncé avec enthousiasme, à la fin du mois de novembre, la signature d’un accord contraignant. Cet accord vise à acquérir l’intégralité des actions qu’elle ne possède pas encore, ce qui témoigne de son engagement fort envers le projet. La valorisation totale du projet est estimée à 170 millions USD, et la réalisation de ce rachat stratégique permettrait à Montage d’intégrer, à terme, le projet Didievi à son portefeuille d’actifs, un projet d’exploration qui se distingue actuellement par un impressionnant potentiel, affichant 989 000 onces d’or de ressources inférées.

« Nous sommes ravis d’avoir obtenu de nouveaux permis d’exploration en Côte d’Ivoire, car ces nouveaux permis nous donnent l’opportunité d’explorer davantage. Ces permis inclusifs ajoutent également le très prometteur terrain d’exploration avancé de Wendé à nos opérations. L’acquisition récente d’African Gold augmentera l’importance du projet Didievi, qui est actuellement en phase d’évaluation des ressources, et devrait, selon nos estimations, générer une croissance à court terme. Par ailleurs, le terrain de Wendé, récemment octroyé, offre la possibilité excitante de développer notre prochain projet de manière organique, renforçant ainsi notre position sur le marché. », explique Martino De Ciccio, PDG de Montage, illustrant ainsi l’optimisme qui règne autour des futures perspectives de l’entreprise.

Cette dynamique de croissance, caractérisée par une série d’initiatives stratégiques et d’acquisitions, pourrait également connaître une application bénéfique au sein d’Aurum Resources, une entreprise qui a récemment attiré l’attention dans le secteur minier. En effet, Montage a réussi l’acquisition de 9,9 % du capital d’Aurum Resources en juillet dernier, marquant un pas significatif vers l’expansion de ses intérêts miniers. Bien qu’il n’y ait actuellement aucun élément concret permettant d’anticiper une opération comparable à celle engagée avec African Gold, il est important de souligner que cet autre acteur, Aurum Resources, joue un rôle crucial sur le marché, notamment grâce à son projet Boundiali, où il a réussi à faire passer les ressources minérales à une impressionnante estimation de 2,41 millions d’onces d’or cette année. 

Montage comme un acteur majeur dans le paysage minier en Afrique 

Ces initiatives ne se contentent pas d’être des mouvements isolés, elles s’inscrivent en réalité dans le cadre d’un plan plus vaste, ambitieux et audacieux, qui vise à positionner Montage comme un acteur majeur dans le paysage minier africain, un « producteur d’or africain multi-actifs de premier plan ». Dans cette stratégie, la figure clé de Koné représente un atout considérable, poussant la société vers la réalisation de cet objectif lucratif. Par ailleurs, il est essentiel d’observer que l’or ivoirien semble occuper une place centrale dans cette approche, renforçant l’engagement de Montage à exploiter pleinement les richesses minérales de la région. De plus, la société démontre également une volonté d’étendre sa portée en étant exposée au secteur guinéen grâce à sa participation significative de 19,9 % dans Sanu Gold. Cette consolidation en Côte d’Ivoire prend tout son sens, surtout lorsqu’on considère l’attractivité durable et les opportunités offertes par cette juridiction minière ouest-africaine, réputée pour ses conditions favorables aux investisseurs.

Leader en 2023, la Côte d’Ivoire a franchi une étape significative en étant classée en 2024 à la 3ᵉ place parmi les pays miniers les plus attractifs de la sous-région, selon le rapport méticuleusement élaboré par le Fraser Institute, qui scrute régulièrement les opportunités et les défis dans le secteur minier mondial. Cette impressionnante attractivité ne se contente pas d’être une simple statistique ; elle se confirme sur le terrain par des réalisations concrètes, comme le souligne Justin Tremain, un dirigeant influent de Turaco Gold, qui développe actuellement le projet d’Afema. Tremain n’hésite pas à élever la Côte d’Ivoire au rang de « meilleur endroit au monde » pour investir et développer une nouvelle mine d’or, une affirmation qui témoigne du potentiel et des ressources inestimables que le pays offre aux investisseurs internationaux.

Montage Gold s’illustre par son engagement à accélérer son expansion en Côte d’Ivoire

En effervescence avec l’essor du secteur minier, Montage Gold s’illustre par son engagement à accélérer son expansion en Côte d’Ivoire, s’inscrivant ainsi dans une dynamique nationale propulsée par la volonté inébranlable de l’État ivoirien de stimuler une croissance durable de la production d’or au cours des prochaines années, favorisant ainsi un développement économique bénéfique pour l’ensemble de la nation. Cependant, malgré ces avancées indiscutables et ce climat d’opportunités, plusieurs défis de taille persistent. Pour réussir dans le secteur prometteur de l’or ivoirien, une gestion rigoureuse et structurée des actifs ciblés sera essentielle, particulièrement pour le projet Wendé, qui, pour l’heure, demeure encore au stade précoce de son développement, nécessitant des investissements et des stratégies claires.

Sur un autre registre, il convient de souligner que le projet Didievi est encore en phase d’attente, et il faudra se montrer patient jusqu’en avril 2026 pour en connaître l’issue définitive, illustrant ainsi le long chemin que chaque projet minier doit parcourir avant de pouvoir pleinement réaliser son potentiel. Montage s’est donné pour objectif de finaliser l’acquisition d’African Gold d’ici cette échéance, une étape cruciale pour renforcer sa position sur le marché et participer de manière active à l’évolution dynamique du secteur minier en Côte d’Ivoire.

Daouda Bakary KONÉ 

Nigeria : Hausse de 16,2% à 33,52 millions de tonnes  de trafic global du secteur portuaire 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, la Nigerian Ports Authority (NPA) a dévoilé, comme l’indiquent plusieurs reports de la presse locale, les statistiques d’activités des ports du pays pour le troisième trimestre de l’année, révélant des données impressionnantes qui soulignent l’évolution dynamique du secteur portuaire du pays.

Ainsi, ces chiffres montrent une hausse significative de 16,2 % du trafic global, atteignant un volume total de 33,52 millions de tonnes manutentionnées, en comparaison avec le volume de 28,84 millions de tonnes qui avait été enregistré au cours du même trimestre de l’année 2024. En ce qui concerne le trafic total de conteneurs, une augmentation tout aussi notable de 18,9 % a été observée, portant le chiffre à 546 931 unités équivalent vingt pieds (EVP), contre les 460 038 EVP notés au troisième trimestre de l’année précédente, 2024.

Ce total robuste se compose essentiellement de fret conteneurisé à l’importation, dont les flux ont considérablement augmenté pour atteindre 268 713 EVP, comparativement à 201 839 EVP enregistrés un an plus tôt, ce qui témoigne d’une demande croissante pour des biens importés dans le pays. 

En outre, le volume du fret conteneurisé à l’exportation a également montré des signes de dynamisme, atteignant 69 039 EVP, en hausse par rapport aux 5812 EVP transferts effectifs en 2024, ce qui renforce l’idée d’une amélioration des capacités d’exportation du Nigeria. Parmi toutes ces transactions, le vrac liquide a représenté la plus forte part du trafic global, avec un impressionnant 53,8 %, suivi par le fret conteneurisé, qui a contribué à 26,6 % du total. 

Aussi, les autres types de marchandises, notamment le vrac sec et les marchandises générales, ont respectivement contribué à 11,3 % et 8,2 %, illustrant ainsi la diversité des activités portuaires et la variété des produits échangés à travers les portes importantes du Nigeria.

Les appels de navires ont également enregistré une augmentation significative de 8,4 %, atteignant ainsi un total impressionnant de 1074 navires, en comparaison avec les 991 navires qui avaient été comptabilisés au cours du troisième trimestre de l’année 2024. 

Cette performance remarquable, qui témoigne d’un dynamisme accru dans le secteur maritime, est principalement attribuée par l’autorité portuaire à un ensemble de réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement, lesquelles visent activement à promouvoir les exportations et à stimuler le commerce international. 

Par ailleurs, cette dynamique est également renforcée par la modernisation continue des infrastructures portuaires, ainsi que par une transformation numérique des procédures opérationnelles, illustrée par l’introduction d’une plateforme électronique destinée à faciliter l’appel de camions, rendant ainsi le processus plus efficace et transparent.

Une analyse plus détaillée du trafic de marchandises, réparti par port, révèle que le port de Lekki a en effet enregistré la meilleure croissance, s’accaparant une part remarquable de 46,8 % du total des cargaisons manutentionnées dans la région, ce qui souligne son rôle crucial dans le réseau logistique du pays. 

De son côté, le complexe de Onne Port a contribué à hauteur de 17 %, se positionnant comme un acteur important dans le transit des biens, tandis que le port d’Apapa a pris en charge 15,1 % des volumes traités, témoignant de son importance historique. 

Notons quele port de Tin Can Island a représenté environ 10 % des opérations, soulignant également son rôle dans l’économie maritime, tandis que le port de Calabar a enregistré le volume le plus marginal, ce qui pourrait indiquer un besoin de stratégies supplémentaires pour dynamiser ses capacités.

Korotoumou Sylla 

Au Gabon, Genmin Limited mobilise 16,9 millions USD pour exploitation de son projet de fer Baniaka

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La fille d'un ancien mineur au Niger, qui avait fait condamner Areva après la mort d'un cancer du poumon de son père, a vu la justice doucher ses espoirs d'ouvrir la voie à des plaintes d'anciens travailleurs de l'uranium.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, la société minière basée en Australie, Genmin Limited, a récemment annoncé la finalisation d’un placement d’actions qui représente un montant considérable de 25,7 millions de dollars australiens, équivalant à environ 16,9 millions de dollars américains. Cette opération financière avait été initialement révélée à la fin du mois de novembre de l’année précédente, suscitant l’intérêt des investisseurs et observateurs du secteur. 

En s’appuyant sur ces fonds, Genmin Limited affirme être résolument en bonne voie pour avancer de manière significative dans le développement de son projet ambitieux de minerai de fer Baniaka, une ressource naturelle précieuse pour laquelle la société montre un engagement fort. Cette annonce a été faite le jeudi 18 décembre 2025, marquant un tournant important dans les opérations de la société.

Dans le détail de cette opération, il est intéressant de noter que celle-ci s’est déroulée en deux tranches distinctes. La première levée de fonds, qui s’est effectuée en novembre, a permis à la société de sécuriser un montant de 1,32 million de dollars australiens. 

C’est maintenant la deuxième tranche, d’un montant imposant de 24,4 millions de dollars australiens, que la société vient tout juste de sécuriser, et ce, après avoir reçu plus tôt cette semaine l’approbation nécessaire de la part de ses actionnaires, un processus qui témoigne de la confiance qu’ils placent dans la direction et les projets futurs de Genmin. 

Ce financement est prévu pour jouer un rôle clé en soutenant les travaux déjà engagés sur le site de Baniaka, afin de permettre à la société de progresser vers une décision finale d’investissement, qui pourrait ouvrir la voie à une exploitation minière durable et rentable dans la région pour les années à venir.

« Grâce à la réussite de la deuxième tranche, Genmin bénéficie désormais d’une situation financière très solide, sans dette, bien capitalisée et soutenue par un conseil d’administration et une équipe de direction très engagés. Ce financement nous permet d’accélérer les travaux essentiels à l’avancement du projet Baniaka vers une décision finale d’investissement », a déclaré Greg Lilleyman, président exécutif de Genmin.

Avec cette initiative ambitieuse, l’entreprise entend relever le défi précédemment annoncé d’atteindre la production commerciale à Baniaka, une étape cruciale dans le développement de ses projets, pour la fin de l’année 2026. Selon une étude de préfaisabilité publiée en 2022, cette future mine, qui suscite déjà un fort intérêt dans le secteur minier, a le potentiel de livrer initialement 5 millions de tonnes de minerai par an, chiffre qui pourrait atteindre au moins 10 millions de tonnes si les conditions sont favorables et que les investissements sont réalisés efficacement. 

Parallèlement aux travaux pré-FID (Financing Investment Decision), qui sont essentiels pour établir une base solide pour la phase suivante du projet, Genmin manœuvre également pour sécuriser les fonds nécessaires à la construction de l’infrastructure de la mine, des coûts qui sont estimés à environ 200 millions USD.

Dans ce cadre stratégique, elle a annoncé la réception, au début du mois de décembre, d’une lettre d’intention émanant d’un partenaire chinois désireux de soutenir significativement le projet et d’accélérer ainsi son développement. L’intéressé, représenté par Sino-Hunan International Engineering and Development (SHICO), s’engage à fournir 60 % du financement requis pour le projet de Baniaka, un soutien qui pourrait s’avérer décisif dans la maturation de cette initiative prometteuse.

Néanmoins, il est à noter qu’aucun accord formel n’a encore été annoncé en ce sens, Genmin précisant également qu’elle continue de poursuivre des discussions actives avec d’autres acteurs tiers potentiels afin de diversifier ses sources de financement et d’assurer la viabilité à long terme de son projet.

La concrétisation du projet Baniaka, qui est un investissement stratégique visant à développer les ressources minières du pays, permettrait au Gabon d’accueillir un nouveau site d’exploitation de minerai de fer, après celui de Belinga, qui est géré par Fortescue. Cet avancement représente une étape significative pour l’économie gabonaise, car il pourrait stimuler la création d’emplois, attirer des investissements étrangers et renforcer les infrastructures locales. 

Notons que l’État gabonais a le droit à une participation gratuite de 10 % dans la future mine, ce qui signifie qu’il pourra bénéficier directement des revenus générés par cette ressource précieuse.  Pour rappel, en vertu d’une convention minière signée en mars 2025, le Gabon a également la possibilité d’acquérir une participation supplémentaire allant jusqu’à 25 %, ce qui renforcerait encore davantage son rôle et son influence dans ce secteur stratégique, tout en promouvant un développement durable et responsable de ses richesses naturelles.

Abdoulaye KONÉ 

Afrique : le Suédois Swedfund obtient 20 millions USD du Fonds Helios Climate pour soutenir ses activités 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le mercredi 17 décembre 2025, Swedfund, qui est l’institution suédoise de financement du développement, a annoncé avec une grande fierté un investissement significatif de 20 millions de dollars dans le fonds Helios climate, energy, adaptation and resilience, communément connu sous l’acronyme CLEAR.

Ce fonds climatique, spécifiquement orienté vers les défis auxquels l’Afrique est confrontée en matière d’environnement, est géré par la société d’investissement Helios Investment Partners, qui a une réputation bien établie dans le domaine de l’investissement durable.

Ce financement ambitieux a pour but non seulement de soutenir des entreprises innovantes qui œuvrent pour une croissance respectueuse de l’environnement, mais également de stimuler la transformation des secteurs cruciaux tels que les énergies renouvelables, les transports durables, et l’agriculture climato-intelligente. En ajoutant une attention particulière à l’optimisation des ressources ainsi qu’à la mise en place de solutions numériques adaptées à la crise climatique, ce projet vise à susciter une véritable évolution des pratiques économiques et écologiques sur le continent. 

De plus, il aspire à renforcer les capacités des entreprises locales, ainsi que des petits exploitants agricoles, leur permettant ainsi de mieux s’adapter aux effets inévitables du changement climatique. Ce faisant, l’initiative contribuera non seulement à une transition économique inclusive, mais aussi à construire un avenir durable sur le continent africain, répondant ainsi aux besoins pressants de la population tout en respectant l’environnement.

« En investissant dans ce secteur, nous pouvons réduire les émissions, renforcer la résilience et créer des emplois verts, autant d’éléments essentiels à une croissance durable qui profite à un plus grand nombre […] Grâce à Helios CLEAR, nous contribuons à bâtir la prochaine génération d’entreprises africaines axées sur le climat », a déclaré Gunilla Nilsson, directrice des investissements énergie et climat chez Swedfund.

Cet engagement arrive dans un contexte particulièrement préoccupant, où l’Afrique, bien que responsable de moins de 3 % des émissions mondiales de carbone, est paradoxalement l’un des continents les plus exposés aux effets dévastateurs du dérèglement climatique, subissant déjà les conséquences dramatiques telles que l’augmentation des températures, des événements météorologiques extrêmes, ainsi que la montée du niveau de la mer qui met en péril les zones côtières. Il est impératif de reconnaître que ces impacts disproportionnés accentuent les défis auxquels sont confrontées les communautés vulnérables sur le continent. 

Selon le rapport détaillé intitulé « Global Landscape of Energy Transition Finance 2025 », qui a été soigneusement élaboré et publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en novembre, l’Afrique subsaharienne n’a capté que 2,3 % des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables en 2024. Ce chiffre est d’autant plus préoccupant, compte tenu de l’énorme potentiel solaire, éolien et hydraulique de la région, qui reste largement inexploité.

 Bien que l’on observe une tendance à la hausse des investissements dans le domaine des énergies renouvelables, ces derniers ont tout de même augmenté, passant de 14 milliards de dollars en moyenne entre 2022 et 2023 à 18 milliards en 2024, reflétant ainsi une prise de conscience croissante des objectifs de durabilité et de transition énergétique.

Cette situation actuelle, caractérisée par des déséquilibres notables, contraste fortement avec la demande énergétique croissante en Afrique, qui, selon les prévisions des experts, devrait connaître une augmentation spectaculaire, atteignant trois fois son niveau actuel d’ici l’année 2050. Ce développement rapide de la demande énergétique pose un défi majeur et complexe pour parvenir à un développement durable sur le continent, où les ressources et les infrastructures énergétiques sont souvent limitées ou inadaptées. 

Dans ce contexte, l’investissement stratégique de Swedfund dans Helios CLEAR ne se limite pas simplement à répondre à ces besoins énergétiques croissants, mais vise également à jouer un rôle clé dans la promotion d’une économie africaine plus verte, résiliente et inclusive, capable de soutenir le bien-être des populations tout en préservant l’environnement. E

Notons que cette initiative a pour objectif d’attirer davantage de capitaux et d’investissements privés vers des projets et des initiatives climatiques essentielles, qui sont nécessaires pour lutter contre les effets du changement climatique et pour réaliser une transition énergétique prometteuse sur le continent africain.

Mariam KONE 

Afrique du Sud: NedBank et BAD scellent un accord stratégique visant les secteurs de logement et du commerce 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Groupe de la Banque africaine de développement et Nedbank Group ont ​​signé un accord historique pour stimuler l’accès au logement abordable en Afrique du Sud et renforcer le commerce sur le continent. Ce financement comprend deux volets : un investissement de 2,5 milliards de rands dans une obligation sociale auprès de Nedbank Group Limited et un accord de participation aux risques de financement du commerce de 60 millions de dollars avec Nedbank Limited (Afrique du Sud).

Ensemble, ces initiatives visent à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique, à accélérer le commerce intra-africain et à améliorer l’accès au logement — ​​deux moteurs essentiels de la croissance économique inclusive.

L’obligation sociale est cotée à la bourse de Johannesburg, les recettes étant canalisées via le cadre de collecte de fonds pour la finance durable de Nedbank. Le financement privilégiera le logement abordable pour les femmes et les primo-accédants, ainsi que les logements certifiés écologiques, renforçant ainsi l’engagement commun de la Banque et de Nedbank en faveur de l’égalité des genres, de la résilience climatique et de l’inclusion financière. Cette obligation contribuera à la réalisation de la vision de la Banque africaine de développement en matière de croissance inclusive.

« Ce partenariat s’appuie sur notre engagement commun à faciliter l’accès aux services financiers pour les communautés mal desservies et à transformer les conditions de vie en Afrique du Sud », a déclaré Kennedy Mbekeani, directeur général pour l’Afrique australe de la Banque africaine de développement. « Il marque une étape importante dans notre relation de près de deux décennies avec Nedbank Group, débloquant des financements essentiels là où ils sont le plus nécessaires, tout en renforçant la résilience de notre système financier. »

L’accord de participation aux risques liés au financement du commerce, d’un montant de 60 millions de dollars, fournira une couverture essentielle du risque de crédit au partenariat de Nedbank avec les banques locales émettant des lettres de crédit documentaires et des instruments commerciaux similaires sur le continent, y compris dans les pays à faible revenu et les États en transition. Ce mécanisme contribuera à combler le déficit de financement du commerce sur le continent et à accélérer le commerce intra-africain.

« Ce partenariat historique avec le Groupe de la Banque africaine de développement représente une étape charnière dans notre volonté d’avoir un impact concret sur les communautés à travers l’Afrique du Sud et le continent. En mobilisant des financements pour des logements abordables, en particulier pour les femmes et les primo-accédants, et en soutenant le financement du commerce pour les banques locales, nous contribuons à débloquer des opportunités de croissance inclusive et de développement durable », a déclaré Jason Quinn, directeur général de Nedbank Group. « Cela souligne notre engagement à faciliter l’accès au financement, à favoriser la résilience climatique et à stimuler la transformation économique grâce à un financement durable, innovant et axé sur des objectifs précis. »

Ahmed Attout, directeur du Département du développement du secteur financier de la Banque africaine de développement, a déclaré : « Nous sommes fiers de notre engagement commun en faveur de la finance durable, en particulier par le biais des marchés des capitaux d’emprunt locaux. Cette intervention s’inscrit dans le prolongement de notre précédent soutien en 2020, lorsque nous avons investi dans la première obligation verte de Nedbank pour soutenir l’accès aux énergies renouvelables en Afrique du Sud. Elle démontre également le rôle de premier plan joué par la Banque africaine de développement pour combler le déficit de financement du commerce sur le continent. »

Cette initiative s’aligne sur la stratégie décennale (2024 – 2033) de la Banque africaine de développement, qui vise à transformer les économies africaines grâce à l’industrialisation, à l’intégration régionale et à l’amélioration de la qualité de vie de tous les Africains. En combinant des solutions innovantes de financement du logement avec la facilitation du commerce, l’accord fait progresser le développement économique inclusif et durable à travers l’Afrique.

Secteurs Miniers: le Gabon annonce de nouvelles réformes visant les industries extractives 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, le Groupe Multipartite de l’ITIE a tenu une session extraordinaire à Libreville,  avec pour objectif principal de définir une nouvelle trajectoire stratégique qui permettrait d’optimiser le fonctionnement de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, le 17 décembre 2025.

Ce contexte particulier est d’autant plus significatif, car le Gabon avait d’abord intégré l’ITIE en 2007, marquant une étape importante dans son engagement envers la transparence dans la gestion de ses ressources naturelles. Cependant, après avoir été radié en 2013 en raison de problèmes de non-conformité, le pays a réussi à regagner son statut en 2021, devenant alors le 56ᵉ État à mettre en œuvre cette norme et le 27ᵉ en Afrique, un retour qui témoigne des efforts soutenus pour aligner les pratiques nationales sur les exigences internationales.

 Cette réunion a rassemblé des acteurs essentiels, incluant des représentants des secteurs public et privé ainsi que ceux de la société civile, dans le but d’harmoniser leurs efforts pour porter l’ITIE aux standards internationaux et de corriger les retards significatifs accumulés dans la publication des rapports pour les années 2023 et 2024. Les priorités fixées lors de cette importante rencontre incluent une révision approfondie du cadre légal de l’ITIE, la finalisation de tous les rapports manquants qui avaient pu compromettre la transparence et la responsabilité, ainsi que la préparation d’une stratégie robuste qui se projette vers l’année 2026. 

Chacune de ces étapes sera accompagnée de calendriers précis, garantissant un suivi rigoureux des avancées, ainsi que d’une attribution claire des responsabilités aux membres du Groupe Multipartite, assurant ainsi une meilleure coordination et une plus grande efficacité. De plus, la réintégration du Gabon dans l’ITIE implique également la mise en œuvre de 17 actions correctives qui ont été identifiées lors de la validation de 2025, soulignant ainsi l’engagement renouvelé du pays à respecter les obligations internationales et à renforcer la gouvernance de ses ressources naturelles pour le bénéfice de sa population.

L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-Gabon) prévoit que tous les rapports de transparence deviennent non seulement accessibles mais également compréhensibles pour le grand public, en facilitant la consultation de toutes les données pertinentes relatives à la production pétrolière et minière, ainsi qu’à leurs revenus et à leur utilisation, via une plateforme numérique innovante et conviviale. 

Lors de la dernière validation effectuée en 2025, le Gabon a réussi à obtenir un score global de 73,5 sur 100, ce qui atteste d’une mise en œuvre considérée comme modérée dans l’ensemble : il a enregistré une très haute performance en termes d’impact, atteignant 91 points, ainsi qu’un bon niveau d’engagement des parties prenantes, qui s’est élevé à 75 points ; cependant, des lacunes notables subsistent en matière de transparence complète, avec un score relativement faible de 54,5 points. Cette refonte ambitieuse vise à combler ces écarts importants et à renforcer la capacité des citoyens à suivre de manière effective et informée l’utilisation des ressources naturelles du pays.

De plus, la refonte annoncée de l’ITIE a pour objectif essentiel de canaliser efficacement les précieuses ressources du sous-sol vers le financement des priorités nationales, tout en mettant en place des mesures pour lutter activement contre l’évasion fiscale ainsi que contre les flux financiers opaques qui pourraient compromettre la transparence. 

Dans un contexte politique complexe et tendu, particulièrement marqué par le coup d’État d’août 2023, l’importance de la mise en œuvre de ces mesures correctives s’avère cruciale pour favoriser une gouvernance responsable et encourager la confiance entre le gouvernement et les citoyens. Ces efforts visent non seulement à renforcer la transparence et l’intégrité financière, mais également à assurer un développement économique durable et équitable au Gabon, avec un impact positif sur la vie des Gabonais.

Moussa KONÉ

Corridor RDC-Zambie-Angola: les USA annoncent une mobilisation record de 553 millions de dollars 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Aux États-Unis, les autorités ont officialisé, mercredi 17 décembre, leur engagement financier le plus majeur à ce jour en faveur du corridor de Lobito, un projet d’une importance stratégique dans le cadre des initiatives de développement régional.

À Washington, la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), une agence fédérale américaine dont la mission est de soutenir les projets d’investissement du secteur privé dans les pays émergents et en développement, a annoncé la signature d’un prêt s’élevant à 553 millions USD, ce qui équivaut à environ 309 milliards FCFA.

 Cette somme considérable est destinée à soutenir la modernisation de la ligne ferroviaire de Benguela, qui constitue le maillon central de ce corridor de transport essentiel reliant la République démocratique du Congo (RDC) à l’Atlantique via l’Angola, comme l’a rapporté l’agence Reuters.  Ce projet de développement ambitieux vise non seulement à désenclaver les régions minières riches en ressources naturelles de la RDC et de la Zambie, mais également à établir une connexion directe avec le port stratégique angolais de Lobito. L’objectif affiché à travers cette initiative est de faciliter et d’accélérer l’exportation de minerais critiques tels que le cuivre et le cobalt, qui sont essentiels pour diverses industries à travers le monde, répondant ainsi à une demande croissante sur le marché international.

 Le prêt consenti par la DFC est structuré de manière à bénéficier à un consortium qui associe des acteurs clés, dont le groupe portugais Mota-Engil, ainsi que le négociant international Tra, consolidant ainsi des partenariats qui devraient favoriser le développement et la prospérité régionale. Attribuée en concession à LAR en 2022 pour une durée de trente ans, la ligne de Benguela constitue non seulement l’ossature angolaise d’un corridor plus vaste, mais elle représente également un projet d’envergure qui vise à transformer les dynamiques commerciales et économiques de la région. 

Ce corridor ambitieux doit relier, par le biais de nouvelles infrastructures modernes et efficaces, les riches gisements de cuivre situés en Zambie ainsi que les mines de cobalt stratégiques de la République Démocratique du Congo (RDC) au port de Lobito, un passage crucial pour l’exportation des ressources minérales. Le schéma de développement prévoit la construction d’environ 515 km de nouvelles voies ferrées en Zambie et de 315 km supplémentaires en RDC, toutes venant se connecter à la ligne angolaise existante, qui s’étend sur environ 1 300 km, créant ainsi un réseau logistique essentiel pour le renforcement des échanges commerciaux, selon les données relayées par l’agence de presse Reuters.

Ce projet ambitieux est piloté par l’Africa Finance Corporation (AFC), une institution financière régionale qui joue un rôle central dans le financement d’infrastructures en Afrique. En 2025, l’AFC a lancé un appel à propositions pour les travaux sur le tronçon zambien, une étape cruciale qui a suivi la finalisation des études de faisabilité approfondies. Un responsable de l’AFC a récemment indiqué en septembre à Reuters que d’autres accords de financement restaient attendus pour garantir la viabilité économique du projet, avec un calendrier de bouclage fixé à l’horizon 2026. 

Ce projet d’infrastructure revêt une importance stratégique, car il pourrait considérablement améliorer l’accès aux marchés internationaux pour les ressources naturelles de la région, tout en stimulant le développement économique et créant des opportunités d’emploi pour les populations locales. Derrière ce projet ambitieux, Washington cherche stratégiquement à sécuriser des routes d’exportation alternatives pour les minerais stratégiques, indispensables à la fabrication des batteries et au développement des technologies de transition énergétique qui façonnent notre avenir durable. 

Le corridor de Lobito est ainsi présenté par les autorités américaines comme une réponse directe et réfléchie à l’influence croissante de la Chine dans les infrastructures minières africaines, influençant non seulement les économies locales, mais également les dynamiques géopolitiques au sein de la région. Dans cette dynamique de compétition pour les ressources, Pékin, de son côté, soutient activement la réhabilitation du corridor ferroviaire reliant la Tanzanie et la Zambie, qui joue un rôle essentiel dans l’exportation des minerais vers l’océan Indien, via des ports stratégiques. 

Notons que la China Civil Engineering Construction Corporation, un acteur clé des grands projets d’infrastructure, a même annoncé, plus tôt en 2025, un investissement considérable de 1,4 milliard de dollars pour ce corridor concurrent, une annonce relayée par des déclarations publiques reprises par des médias tels que Reuters, soulignant ainsi l’importance stratégique de ces initiatives dans le cadre d’un jeu d’influence international.

Abdoulaye KONÉ

La Côte d’Ivoire va investir 18 milliards de FCFA dans l’aménagement de 70 hectares de la zone industrielle de Yamoussoukro 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la dynamique d’industrialisation franchit un nouveau cap à Yamoussoukro, où des efforts considérables sont déployés pour transformer la région en un véritable hub industriel.

En effet, le ministre ivoirien en charge du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a procédé ce 17 décembre à une annonce significative en lançant officiellement les travaux d’aménagement de 70 hectares supplémentaires au sein de la zone industrielle de la célèbre capitale politique et administrative, qui en était encore à ses débuts en matière de développement industriel. 

Cette initiative structurante ne représente pas seulement un simple projet d’extension, mais s’inscrit également dans le cadre du programme DAICE, un projet ambitieux qui vise à moderniser les infrastructures industrielles du pays et à favoriser une industrialisation durable, confirmant ainsi l’ambition gouvernementale de faire de Yamoussoukro un pôle industriel durable, innovant et créateur d’emplois.

D’un montant global de plus de 18 milliards FCFA, cet investissement important bénéficie de l’appui précieux de la Banque africaine de développement (BAD), qui reconnait l’importance de ce projet pour le développement économique de la région. Cette initiative permettra, à terme, d’accueillir plus d’une trentaine d’entreprises, comprenant notamment un cluster pharmaceutique de pointe et plusieurs petites et moyennes entreprises industrielles qui participeront activement à la diversification de l’économie locale. 

Aussi, ces entreprises sont appelées à mobiliser environ 100 milliards FCFA d’investissements privés, ce qui est un signe prometteur d’un dynamisme entrepreneurial croissant dans le pays, pour la création de plus de 2 500 emplois directs, qui offriront de nouvelles opportunités aux habitants de Yamoussoukro et des environs, tout en contribuant à la prospérité de la Côte d’Ivoire.

La zone industrielle de Yamoussoukro n’en est pas à ses débuts, ayant déjà un historique bien établi et une dynamique en plein essor. En effet, après le règlement des droits coutumiers qui ont été rigoureusement évalués à 3,5 milliards FCFA, le site, aujourd’hui, abrite déjà un total impressionnant de 15 entreprises opérationnelles, capables de générer environ 3 000 emplois pour les habitants locaux. Tandis que ces entreprises contribuent de manière significative à l’économie régionale, il convient de noter que 10 unités industrielles supplémentaires sont actuellement en cours de construction, attestant d’une expansion continue et prometteuse.

 L’extension annoncée par les autorités locales vient ainsi renforcer et consolider un écosystème industriel en pleine structuration, qui se veut dynamique et adaptable. Pour les responsables gouvernementaux, cet aménagement traduit une volonté claire et déterminée : celle d’accélérer l’industrialisation du pays, en s’appuyant de manière stratégique sur des pôles régionaux qui ont le potentiel de déconcentrer l’activité économique tout en stimulant le développement local de chaque communauté environnante.

Lors de la cérémonie marquant cette avancée, le ministre Souleymane Diarrassouba a également pris le temps d’annoncer une avancée majeure sur le plan foncier, un élément crucial pour la croissance de ce secteur. La purge des droits coutumiers sur 250 hectares supplémentaires est effectivement prévue au cours de l’année 2026, bénéficiant directement aux communautés d’Akpessekro, Zambakro, et Aboukro. 

Cette étape cruciale devrait non seulement sécuriser davantage le foncier industriel dans la région, mais aussi offrir des opportunités sans précédent pour les investissements futurs, favorisant ainsi un environnement propice à l’essor de nouvelles entreprises et à la création d’emplois supplémentaires dans une zone qui ambitionne de devenir un véritable hub économique.

Au-delà de la zone industrielle, le district autonome de Yamoussoukro renforce son attractivité économique de manière significative et stratégique. Avec ce nouveau chantier visant à développer une superficie impressionnante de 70 hectares, la Côte d’Ivoire envoie un signal clair et audacieux aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux, soulignant ainsi que l’industrialisation demeure résolument au cœur de la stratégie de développement économique mise en œuvre par le gouvernement. 

Pour Yamoussoukro, cette montée en puissance industrielle ne se contente pas d’être un simple projet de développement ; elle marque un tournant historique décisif pour la région, transformant progressivement la capitale politique du pays en un véritable hub industriel régional, qui joue un rôle clé dans le service de la croissance économique, de la création d’emplois durables et de la compétitivité accrue du pays sur le marché international. Cette initiative pourrait également stimuler l’innovation et attirer des talents, contribuant ainsi à façonner un avenir prometteur pour la Côte d’Ivoire.

Korotoumou Sylla 

Marché Financier de l’UMOA : le Burkina Faso lève 55 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique continue de s’appuyer avec succès sur le marché financier régional pour couvrir ses besoins de financement. En effet, le Trésor public burkinabè a levé la somme impressionnante de 54,99 milliards FCFA, ce 17 décembre, sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT). 

Cette opération, très attendue pour sa transparence et son efficacité, a été accueillie avec un grand enthousiasme par les investisseurs, témoignant ainsi de la solidité et de la crédibilité de la signature souveraine du pays dans un environnement financier pourtant exigeant et parfois instable. . Initialement, les autorités financières de Ouagadougou visaient une mobilisation de 50 milliards FCFA, mais l’opération a suscité un engouement si fort qu’elle a généré un carnet d’ordres atteignant un total impressionnant de 74,93 milliards FCFA, ce qui se traduit par un taux de couverture exceptionnel de 149,86%. 

Face à cette demande soutenue et à l’intérêt manifeste des investisseurs, le Trésor a pris la décision stratégique de retenir 5 milliards FCFA supplémentaires, portant ainsi le montant total levé à 54,99 milliards FCFA, pour un taux d’absorption remarquable de 73,4%. Cette sursouscription, qui dépasse les attentes initiales, confirme non seulement la confiance des marchés envers les capacités de gestion financières du Burkina Faso, mais elle souligne également l’influence croissante du pays sur la scène financière régionale, attirant ainsi l’attention de divers acteurs économiques prêts à soutenir ses projets de développement.

Par ailleurs, l’opération combinait un BAT de maturité 364 jours et trois OAT de maturités 3, 5 et 7 ans, offrant ainsi une courbe de rendements diversifiée et attractive. Dans le détail, le BAT à un an a permis de lever 12,72 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré (RMP) de 7,43%, traduisant la rémunération exigée par le marché sur le court terme. Côté obligations, les OAT à 3 et 5 ans ont respectivement mobilisé 5,73 milliards FCFA et 14,62 milliards FCFA, avec des RMP de 6,6% et 6,82%, reflétant un coût de financement maîtrisé sur le moyen terme. La maturité 7 ans s’est révélée la plus prisée par les investisseurs, concentrant 21,92 milliards FCFA, pour un RMP de 7,06%, signe d’une confiance notable sur l’horizon long.

Un autre enseignement majeur qui se dégage clairement de cette émission saisissante est la prédominance marquée des investisseurs nationaux dans le paysage financier actuel. En effet, les offres retenues, toutes en provenance du Burkina Faso, s’élèvent à un montant impressionnant de 50,22 milliards FCFA, ce qui représente un incroyable 91,3% de l’enveloppe totale levée. 

Cette participation substantielle des acteurs locaux met en lumière non seulement la profondeur croissante du marché financier local, mais aussi le rôle central et prépondérant des institutions burkinabè dans le financement de l’économie nationale, tout en tirant profit des opportunités offertes par le cadre régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), qui favorise l’intégration et coordonne les initiatives économiques entre les pays membres.

En réussissant cette levée de fonds, le Burkina Faso parvient à consolider de manière significative sa stratégie de recours au marché régional, ce qui est essentiel pour financer ses priorités budgétaires ainsi que pour soutenir la continuité de l’action publique qui est cruciale pour le développement socio-économique de la nation. 

Notons que la bonne tenue de cette opération, à la fois en termes de volume et de maturités, envoie un signal positif et encourageant de confiance aux divers acteurs du marché, tout en renforçant la crédibilité et la stabilité financière du pays. Cela confirme également la capacité indéniable du Burkina Faso à mobiliser des ressources importantes à des conditions jugées soutenables, ce qui est un atout majeur pour la croissance économique durable.

Daouda Bakary KONÉ