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Mali: Askiya Mineral Resources prend le contrôle de la mine d’or exploitée par l’Australie Marvel Gold à Yanfolila

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le groupe australien Marvel Gold Limited a entrepris un processus de recentrage stratégique sur le marché prometteur de l’Afrique de l’Ouest, un mouvement qui témoigne de sa volonté de s’adapter aux évolutions du secteur minier dans cette région. Dans une annonce significative datée du 17 décembre, la société a révélé avoir signé un protocole d’accord contraignant avec Askiya Mineral Resources, un partenariat qui ouvre de nouvelles perspectives pour les deux entités. 

Cet accord porte sur la cession de 100 % de la participation de Marvel dans Yanfo S.A.R.L., qui détient le très convoité projet aurifère de Yanfolila, situé dans le sud du Mali, une région riche en ressources naturelles. La transaction envisagée prévoit une contrepartie totale qui pourrait atteindre 1,94 million de dollars, ce qui équivaut à un peu plus d’1 milliard FCFA, reflétant ainsi la valeur stratégique élevée de cet actif, qui va désormais être placé sous le contrôle intégral d’un opérateur bénéficiant de capitaux maliens.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de plus en plus marquée de reprise d’actifs miniers par des acteurs locaux, dans un contexte de recomposition et de restructuration du secteur extractif malien, un secteur qui aspire à se renforcer et à s’émanciper.

 En parallèle, Askiya aura l’opportunité précieuse de mener, au cours d’une période de 30 jours, des audits techniques et juridiques approfondis qui lui permettront d’évaluer en détail les enjeux et les atouts du projet. De son côté, Marvel s’est engagé à finaliser et à enregistrer l’ensemble des permis nécessaires pour garantir le bon déroulement et la conformité de cette transition, veillant ainsi à protéger les intérêts de toutes les parties impliquées dans cette transaction.

Pour Marvel Gold, cette cession vient confirmer un arbitrage géographique qui a été soigneusement assumé et réfléchi. « Nous sommes très heureux de pouvoir conclure cet accord avec Askiya, qui s’inscrit pleinement dans notre stratégie de céder nos actifs historiques situés au Mali afin de nous concentrer sur le projet aurifère de Hanang, développé en Tanzanie », a déclaré Timothy Strong, le directeur exécutif du groupe.

Dans ses remarques, il souligne non seulement la forte implantation locale et le savoir-faire d’Askiya, mais également sa capacité à faire progresser le projet dans son cycle d’exploration, car cela s’avère crucial dans un contexte où les contraintes administratives et opérationnelles exigent une connaissance fine et précise du terrain local.

Pour Askiya Mineral Resources, une entreprise basée à Bamako et spécialisée dans l’acquisition ainsi que le développement de projets aurifères, cette reprise constitue une étape stratégique importante. Elle illustre non seulement la montée en puissance progressive d’opérateurs nationaux dans un secteur qui a longtemps été dominé par des groupes internationaux, mais elle pourrait également préfigurer une nouvelle phase de valorisation locale des précieuses ressources aurifères au Mali. 

Notons que cette dynamique pourrait ouvrir la voie à une série d’initiatives qui encouragent le développement économique local et promeuvent un modèle de développement durable qui respecte les besoins et les aspirations des communautés environnantes.

Zangouna KONÉ 

En Afrique de l’ouest,  la BOAD approuve une nouvelle opération de 65 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), une institution de financement majeure dédiée au développement économique de l’Afrique de l’Ouest, a tenu sa 149ᵉ réunion du Conseil d’administration le 18 décembre 2025 à Lomé, la capitale du Togo.

Cette rencontre s’est déroulée dans un format hybride, permettant ainsi une participation à la fois physique et virtuelle des membres, sous la présidence de Serge Ekue, qui a su guider les débats tout en veillant à l’efficacité et à la productivité des discussions. 

L’institution a présenté un bilan marquant et très positif pour l’année écoulée, mettant en lumière un montant cumulé impressionnant de 9 906,6 milliards FCFA d’engagements réalisés depuis le lancement de ses activités opérationnelles en 1976, ce qui témoigne d’un engagement durable envers le développement des pays membres. De plus, le Conseil a validé plusieurs projets structurants qui sont vitaux pour la croissance et la résilience des économies de la zone UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine).

Parmi les décisions phares et significatives prises lors de cette réunion, le Conseil a approuvé cinq nouvelles opérations d’envergure, représentant un investissement total de 65 milliards FCFA, ciblant des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’éducation et l’industrialisation, qui sont essentiels pour soutenir la transformation économique régionale. L’un des projets les plus marquants concerne le bitumage et la réhabilitation de la route Bobo-Dioulasso–Orodara–frontière du Mali, s’étendant sur 130 kilomètres au Burkina Faso, avec un financement de 20 milliards FCFA. Ce projet ambitieux vise à désenclaver sept communes, facilitant ainsi l’accès aux services basiques et à la mobilité des populations. En outre, il a pour but de sécuriser les flux de personnes et de marchandises, favorisant ainsi le commerce transfrontalier et renforçant l’intégration régionale.

Au Bénin, 5 milliards FCFA sont dédiés à l’implantation d’une unité d’assemblage robotisé de matériels informatiques et électroniques par SYRRIUS INDUSTRIES SA, favorisant industrialisation locale et emplois qualifiés.

En Côte d’Ivoire, 10 milliards FCFA seront accordés pour le renouvellement d’une contre-garantie mise en place par Société Générale Côte d’Ivoire en faveur de CI ENERGIES, permettant ainsi à l’Etat entre autres de respecter ses engagements financiers au titre de la convention de concession signée avec la société AZITO Energies SA qui opère la centrale thermique de même nom.

20 milliards FCFA seront consacrés au Sénégal pour la construction de six lycées professionnels en agriculture et agroalimentaire. Par ailleurs, 10 milliards FCFA sont injectés dans le Fonds CAURIS IV pour soutenir les PME et PMI de l’UEMOA, renforçant la création d’emplois et la croissance régionale.

Notons que le Conseil a également examiné les perspectives financières 2026-2030, le projet de budget-programme 2026-2028 et divers rapports d’évaluation sur l’impact des projets financés par la banque au Niger, au Bénin et au Togo. Ces décisions confirment le rôle central de la BOAD comme catalyseur du développement économique, de l’intégration régionale et du renforcement de la résilience des économies de l’UEMOA.

Mariam KONE

Au Mali, la balance des paiements se révèle excédentaire, atteignant une valeur globale de +347,5 milliards FCFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un exercice majeur de transparence économique s’est tenu dans un contexte régional et international particulièrement tendu, marqué par des fluctuations économiques et des incertitudes politiques qui ont suscité des préoccupations à la fois nationales et mondiales. L’événement était sous la présidence de Abdoulaye Traoré, le Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, dont l’engagement vers une plus grande transparence dans la gestion des ressources publiques a été salué.

 Parmi les dignitaires présents, on notait également la présence du Directeur national de la BCEAO à Bamako, Barema Bocoum, ainsi que du Directeur général de l’INSTAT, Arouna Sangaré, qui occupe le poste de président du Comité national de la balance des paiements. La cérémonie a rassemblé un large éventail de participants, incluant des représentants influents d’institutions internationales qui œuvrent pour la stabilité économique, des directeurs des services centraux de l’État, ainsi que des directeurs généraux de sociétés, de banques et d’établissements financiers, tous réunis pour discuter et élaborer des stratégies visant à améliorer la transparence et la responsabilité dans la gestion financière, renforçant ainsi la confiance du public et des investisseurs.

Ainsi, la dix-huitième édition de la Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali s’est déroulée ce 18 décembre dans les locaux modernes et bien aménagés de l’Agence principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Bamako, attirant un large éventail de participants, allant des représentants du gouvernement aux économistes, en passant par des acteurs de la société civile.

 Au fil des ans, cet exercice important s’est transformé en un moment décisif dans le cadre de la gouvernance macroéconomique du pays, offrant une analyse rigoureuse et approfondie de la situation financière du Mali par rapport au reste du monde. Non seulement cet événement est un passage obligé sur le calendrier économique, mais il revêt également une importance particulière pour les planificateurs économiques et les décideurs, car il permet d’évaluer, chiffres à l’appui, les échanges commerciaux, les flux financiers, l’endettement extérieur ainsi que la capacité de financement de l’économie nationale dans un contexte global instable. 

La publication annuelle des comptes extérieurs ne se résume pas à un simple exercice statistique ou à une formalité administrative. Elle représente en réalité un acte fondamental de gouvernance économique, à la croisée de la transparence publique, de la crédibilité internationale et de l’orientation des politiques publiques, faisant de cet événement une clé de voûte pour établir des bases solides pour le développement économique du pays à travers une meilleure compréhension des interactions financières avec le reste du monde.

Dans un contexte mondial caractérisé par la volatilité financière, les tensions géopolitiques et un environnement régional contraint, ces données offrent une analyse objective des relations du Mali avec l’économie mondiale : ce que le pays produit, importe, exporte, finance et doit. Lors de son intervention avant l’ouverture de la cérémonie par le Secrétaire général du Ministère de l’Économie et des Finances, Barema Bocoum a rappelé l’objectif principal de cet exercice : fournir aux décideurs publics, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’au grand public des données fiables, exhaustives et conformes aux normes internationales.

Les comptes extérieurs, en tant qu’ensemble d’indicateurs, constituent ainsi un outil d’aide à la décision d’une importance capitale, car ils sont essentiels pour apprécier la soutenabilité des équilibres macroéconomiques d’un pays. Ils permettent non seulement d’anticiper les chocs externes pouvant affecter la stabilité économique, mais aussi d’ajuster de manière proactive les politiques monétaires, budgétaires et structurelles en réponse à ces changements. En examinant les résultats de l’exercice 2024, on constate avec satisfaction une amélioration notable de la position extérieure, même si l’on évolue encore dans un environnement économique et financier marqué par des contraintes significatives. 

En effet, le solde global de la balance des paiements se révèle excédentaire, atteignant la somme impressionnante de +347,5 milliards FCFA, ce qui représente un retournement significatif par rapport aux déficits observés au cours des deux années précédentes, respectivement de –555,3 milliards FCFA en 2023 et de –459,2 milliards FCFA en 2022. Cette évolution positive témoigne des efforts déployés pour renforcer la santé économique nationale dans un contexte global incertain.

Par ailleurs, le déficit du compte courant, un indicateur crucial de la santé économique d’un pays, s’est heureusement réduit à 4,3 % du produit intérieur brut (PIB), une amélioration notable qui peut être attribuée à plusieurs facteurs importants : d’une part, la baisse des cours internationaux des matières premières, notamment ceux de l’énergie et des produits alimentaires, qui a allégé la pression sur les importations, et d’autre part, la hausse significative du prix de l’or, qui constitue la principale exportation du pays et contribue donc de manière substantielle à l’amélioration de la balance commerciale. 

Dans le cadre de ces ajustements économiques, les transactions courantes et en capital ont nécessité un besoin de financement évalué à 571 milliards FCFA, un chiffre qui a été intégralement couvert par des entrées de capitaux qui s’élèvent à 907,5 milliards FCFA. Ces entrées proviennent principalement de divers secteurs, y compris les investissements directs étrangers, les émissions de titres publics qui permettent de lever des fonds sur le marché, et les crédits alloués au secteur privé qui sont essentiels pour stimuler la croissance économique.

Cependant, il convient de noter que la mobilisation des ressources extérieures par l’administration publique est restée préoccupante, affichant un endettement net négatif de –75,7 milliards FCFA. Cette situation défavorable est la conséquence directe de tirages limités sur les financements extérieurs et de remboursements élevés qui pèsent sur les capacités budgétaires. 

Dans un panorama plus large, les actifs extérieurs nets du système monétaire ont toutefois progressé de 339,2 milliards FCFA, ce qui témoigne d’une certaine résilience dans le contexte économique mondial. Néanmoins, la position extérieure globale nette du Mali a connu une détérioration de 568,3 milliards FCFA, révélant ainsi des fragilités structurelles persistantes qui pourraient entraver la stabilité et la croissance futures du pays, soulignant l’importance d’une attention continue à ces défis économiques.

Aussi, ces résultats constituent selon les autorités un signal positif en ce sens qu’ils témoignent d’une certaine dynamique dans l’économie nationale, sans toutefois masquer les défis de fond qui persistent et qui nécessitent une attention particulière. Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, Abdoulaye Traoré a souligné lors d’une réunion importante que l’amélioration observée contribue de manière significative au renforcement des réserves de change et de la stabilité externe tant recherchée, mais ne saurait en aucun cas dispenser l’économie nationale de réformes structurelles indispensables pour un développement durable.

 Les priorités demeurent clairement identifiées : renforcer la compétitivité de l’économie, un enjeu crucial pour s’imposer sur le marché international ; diversifier les exportations au-delà des produits primaires, permettant ainsi une économie moins vulnérable ; réduire la dépendance aux importations, qui pèse lourdement sur les finances publiques ; et s’appuyer sur des statistiques économiques robustes pour orienter l’action publique vers des décisions éclairées et efficaces.

Au-delà des chiffres, qui peuvent parfois sembler abstraits, les comptes extérieurs posent une question centrale et fondamentale qui est celle de la souveraineté économique d’un pays. Ces indicateurs mesurent la capacité du pays à résister aux chocs externes, qu’ils soient économiques ou politiques, à financer son développement à long terme, et à préserver sa stabilité macroéconomique, un objectif essentiel pour le bien-être des citoyens. 

Notons que la structure des échanges, la concentration des exportations sur quelques produits, ainsi que la nature des flux financiers en direction et en provenance du pays, illustrent les défis ambitieux qui demeurent à relever pour construire une économie solide et résiliente face aux incertitudes mondiales.

Moussa KONÉ

Ghana : le PIB réel devrait progresser de 4,8 % en 2025, et se maintenir à 5 % jusqu’en 2030, selon FMI

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, le pays se positionne sur une trajectoire de croissance soutenue et de stabilité macroéconomique, ce qui en fait un exemple à suivre pour d’autres nations en développement. Selon les projections optimistes des autorités ghanéennes, corroborées par le Fonds Monétaire International (FMI), le Produit Intérieur Brut (PIB) réel devrait progresser de 4,8 % en 2025, et se maintenir autour d’un respectable 5 % jusqu’en 2030.

 Cette croissance est principalement soutenue par des secteurs non extractifs tels que l’agriculture, les services et le commerce, tout en bénéficiant également d’une reprise graduelle et encourageante du secteur extractif, important pour l’économie du pays.

 De plus, le PIB par habitant croît parallèlement à cette expansion économique générale, ce qui offre des signes de relance économique tangible et croissante pour la population. De cette manière, les ghanéens peuvent espérer un avenir plus prospère, où les bénéfices de cette croissance se traduisent par une amélioration significative de la qualité de vie et du bien-être socio-économique de toutes les couches de la société.

 L’inflation, ayant atteint un sommet alarmant de 23,2% en 2023, une situation qui a suscité de vives inquiétudes parmi les économistes et les citoyens désireux de préserver leur pouvoir d’achat, devrait connaître une nette baisse, avec une prévision de retour à 8% d’ici 2025, pour ensuite se stabiliser à ce niveau dans les années qui suivront. Ce scénario optimiste reflète les efforts soutenus en matière de discipline monétaire ainsi que la prudence affichée par la Banque du Ghana dans sa gestion économique. 

Les autorités monétaires du pays s’efforcent de maintenir un taux directeur adapté aux conditions économiques dynamiques, afin de favoriser la croissance tout en gardant à l’esprit la nécessité de maîtriser l’inflation. Parallèlement, les réserves internationales du Ghana, qui ont déjà connu une croissance significative, devraient franchir le cap des 13 milliards de dollars d’ici 2030, ce qui garantirait la couverture de plus de quatre mois d’importations, offrant ainsi une sécurité économique accrue aux acteurs du marché et instaurant une plus grande confiance parmi les investisseurs.

Sur le plan budgétaire, le Ghana poursuit une consolidation ambitieuse de sa situation économique. Les prévisions indiquent que le solde global devrait se rapprocher de l’équilibre dès 2026, avec un excédent primaire escompté de 1,5% du produit intérieur brut (PIB), une amélioration soutenue par une augmentation significative des recettes fiscales et une rationalisation stratégique des dépenses publiques. De plus, la dette publique, qui avait atteint un niveau alarmant de 79% du PIB en 2023, est censée connaître une réduction substantielle, tombant à 46,3% d’ici 2030. Cette baisse sera le résultat direct de mesures de restructuration judicieuses et d’un contrôle renforcé des finances publiques, permettant au pays de se repositionner sur la scène économique régionale et internationale avec une plus grande stabilité et résilience.

 Les flux de crédit ainsi que la monnaie en circulation jouent un rôle crucial pour soutenir et dynamiser l’activité économique dans un pays. En effet, le crédit bancaire accordé au secteur privé connaît une croissance significative, atteignant un impressionnant taux d’augmentation de plus de 23 % en 2025. Cette tendance s’accompagne d’une hausse notable de la masse monétaire M2+, qui progresse de 21,9 %, témoignant ainsi d’une expansion maîtrisée et syr une gestion prudente du financement de l’économie. 

Ce contexte économique favorable ne se limite pas seulement à l’accroissement du crédit et de la masse monétaire. Enfin, il est essentiel de noter que le déficit courant, qui était de -0,8 % du PIB en 2023, fait l’objet d’une projection optimiste, s’inversant pour atteindre un excédent remarquable de 4,5 % d’ici 2025. Ce changement positif illustre non seulement une amélioration considérable de la compétitivité extérieure du pays, mais également la solidité et la résilience de ses exportations, que ce soit dans le domaine minier, en particulier avec l’or, ou dans l’agriculture, notamment avec le cacao. Cette progression, qu’elle provienne des efforts d’innovation et des adaptations structurelles, permettra au Ghana de réduire efficacement sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, tout en parallèlement renforçant la confiance des investisseurs internationaux, clé du développement économique durable et progressif du pays.

Aussi, le Ghana se dirige vers une croissance stable et prometteuse, caractérisée par des indicateurs économiques qui montrent des signes encourangeants, une inflation maîtrisée, ce qui témoigne d’une gestion efficace des prix et des coûts, et des finances publiques assainies, signifiant que le pays fait des progrès significatifs vers une gestion fiscale plus rigoureuse et transparente. 

Notons que la poursuite des réformes structurelles, notamment dans les secteurs clés comme l’agriculture, l’éducation et les infrastructures, ainsi que la consolidation des institutions financières pour renforcer leur résilience, resteront cruciales et incontournables pour garantir que ces projections optimistes puissent être transformées en réalité durable et tangible qui bénéficiera à tous les citoyens ghanéens, tout en créant un environnement économique propice pour les investissements étrangers et le développement local.

Abdoulaye KONÉ 

Burkina Faso : adoption d’un projet stratégique visant la construction de l’Académie technologique nucléaire 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, les autorités compétentes, lors d’une réunion plénière du Conseil des ministres ce mercredi 17 décembre, ont officiellement adopté un projet stratégique de grande envergure portant sur la construction de l’Académie technologique du Faso

Cet établissement éducatif et technologique ambitieux, qui s’étendra sur une superficie impressionnante d’environ soixante hectares dans la commune rurale de Pabré, située à seulement 20 kilomètres au nord de la capitale, Ouagadougou, a pour vocation essentielle de former une nouvelle génération d’ingénieurs aguerris, spécialisés dans des domaines de pointe et d’avenir tels que le nucléaire, l’aéronautique, la métallurgie, la cybersécurité, ainsi que les métiers liés aux ressources minières. Le budget alloué à cette première phase de réalisation de l’académie s’élève à plus de 37 milliards de FCFA, un montant qui sera entièrement financé par l’État burkinabè dans le cadre de l’exercice budgétaire de l’année 2025.

Cette académie technologique s’inscrit pleinement dans la vision ambitieuse du président Ibrahim Traoré, qui considère l’éducation et la formation technique comme des piliers essentiels au cœur de la refondation nationale. L’objectif clairement affiché est de doter le pays d’une élite technologique compétente, capable d’assumer les rênes du développement industriel et économique du Burkina Faso, en évitant une dépendance systématique à l’égard des ressources et des expertises extérieures. Ce projet prometteur vise à propulser le pays vers un avenir plus autonome et dynamique, en stimulant l’innovation et la recherche dans des secteurs cruciaux pour la prospérité nationale.

Le programme de construction, ambitieux et soigneusement élaboré, prévoit la réalisation d’un campus moderne et complet qui servira de véritable noyau pour l’éducation supérieure. Ce campus comprendra divers blocs pédagogiques conçus pour favoriser l’apprentissage, plusieurs amphithéâtres spacieux et équipés pour accueillir des conférences et des spectacles, ainsi qu’une bibliothèque bien fournie qui sera un véritable sanctuaire de la connaissance. En outre, des laboratoires techniques seront disponibles pour les étudiants qui se destinent à des carrières scientifiques, une forge sera mise en place pour les travaux manuels et pratiques, et même une infirmerie sera intégrée pour assurer la santé et le bien-être des étudiants et du personnel.

Dans cette vision généreuse, les étudiants comme les enseignants pourront bénéficier de logements sur place, créant ainsi une communauté dynamique et engagée. Un réfectoire accueillant offrira des repas nutritifs et abordables, et un foyer étudiant proposera un lieu de rencontre convivial. De plus, des installations sportives variées, adaptées à de nombreuses disciplines, viendront compléter cet écosystème académique, favorisant ainsi le bien-être physique et social de tous ses membres. 

L’attention portée aux détails se manifeste jusque dans l’aménagement d’aires de détente, essentielles pour permettre aux étudiants et à la faculté de se relaxer et de socialiser, de stationnements bien pensés pour gérer le flot de véhicules, et d’une unité de traitement des déchets respectueuse de l’environnement, témoignant d’une volonté claire de créer un environnement d’apprentissage non seulement optimal, mais aussi durable.

Au-delà des bâtiments qui dessinent le paysage du campus, c’est toute une architecture institutionnelle qui se met en place avec des études architecturales minutieuses, des considérations techniques sophistiquées, et un suivi-contrôle rigoureux des travaux qui sont inclus dans l’ensemble de l’enveloppe budgétaire. 

Notons qu’une zone d’extension future a également été soigneusement prévue dans les plans, laissant entrevoir avec enthousiasme les possibilités d’élargissement de cette académie qui aspirera à devenir un pilier dans le domaine de l’éducation, nourrissant ainsi les ambitions des générations futures.

Korotoumou Sylla 

Au Cameroun, l’État va investir 70,13 millions USD dans l’extension du système intelligent de vidéosurveillance urbaine

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, dans un mouvement stratégique pour renforcer la sécurité et l’efficacité des infrastructures publiques, par un décret daté du 17 décembre 2025, le président Paul Biya a donné son approbation au ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire pour conclure un accord de prêt avec la China Citic Bank Corporation. 

Ce financement, qui a été soigneusement structuré sous forme de crédit-acheteur, s’élève à un montant impressionnant de 70,13 millions d’euros, ce qui équivaut à un peu plus de 150 milliards de FCFA. Ce nouvel emprunt est fondamental car il est destiné à donner un nouvel élan à un projet ambitieux : l’extension, à l’échelle nationale, du système intelligent de vidéosurveillance urbaine, qui est perçu comme un moyen de promotion de la sécurité publique. Le projet de vidéosurveillance urbaine est basé sur un dispositif technologique innovant, que les autorités présentent comme un outil incontournable dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme, préoccupations majeures dans la société actuelle. 

La première phase de cette initiative, qui a été financée à hauteur d’environ 46 milliards de FCFA par la Bank of China, a été progressivement mise en œuvre dans plusieurs grandes villes du pays, créant ainsi un réseau de surveillance de plus en plus dense. D’après les chiffres officiels fournis par le gouvernement, cette étape initiale a permis l’installation d’environ 1 500 caméras de vidéosurveillance, renforçant ainsi la capacité des forces de sécurité à surveiller et à intervenir en temps réel, tout en garantissant une protection optimale des citoyens dans leurs interactions quotidiennes.

Cette nouvelle opération intervient dans un contexte marqué par plusieurs tentatives infructueuses de mobilisation de ressources pour la poursuite du projet mentionné supra, une situation qui suscite de vives préoccupations parmi les parties prenantes. En effet, le Cameroun a multiplié les démarches auprès de bailleurs internationaux, cherchant à établir des partenariats solides et durables, sans parvenir, jusqu’ici, à sécuriser de manière pérenne les financements nécessaires à l’achèvement de ses ambitions.

 Selon les informations rendues publiques par les autorités compétentes et les documents officiels consultés, au moins trois tentatives ont été engagées entre 2021 et 2024, témoignant de l’urgence et de la persistance des efforts déployés. Une première initiative, lancée en 2021 avec China Construction Bank Corporation, s’est finalement révélée infructueuse après le retrait inattendu du partenaire financier, plongeant ainsi le projet dans l’incertitude. 

La Caisse autonome d’amortissement (CAA), organisme public chargé de la gestion de la dette nationale et de la supervision des financements publics, indiquait encore récemment que ce contrat était « en cours d’annulation », sans fournir davantage de précisions sur les raisons exactes de cet échec retentissant. Les conséquences de ces non-aboutissements sont inquiétantes, car elles mettent en lumière les défis persistants auxquels fait face le pays dans sa quête de développement et d’innovation face à un paysage économique en constante évolution.

En mars 2024, dans un contexte économique complexe et en pleine évolution, un autre montage financier avait été autorisé pour un montant impressionnant de 50 millions d’euros, cette fois-ci par le biais de Banco Santander, situé dans l’effervescente métropole de Hong Kong. Ce montage visait à soutenir des projets significatifs et stratégiques, témoignant de l’importance que revêtait la modernisation des infrastructures. 

Quelques mois plus tard, au cours d’une journée marquée par des discussions cruciales, le 2 décembre 2024, un nouveau décret présidentiel novateur habilitait déjà le ministre de l’Économie à entamer des négociations pour un prêt du même ordre, cette fois-ci avec China Citic Bank, un acteur majeur dans le domaine financier asiatique, toujours dans le cadre de l’extension du système de vidéosurveillance. 

Notons que ce système, qui suscite tant d’intérêt en matière de sécurité publique, est perçu comme un élément clé pour la modernisation des services. Cependant, là encore, les autorités n’avaient pas jugé nécessaire de communiquer sur l’aboutissement effectif de cette opération, laissant place à une certaine incertitude quant à la réalisation concrète de ces projets ambitieux et à leur impact potentiel sur la société.

Zangouna KONÉ 

Cameroun: environ 223 milliards de FCFA des Etats-Unis pour soutenir le Secteur de la Santé 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 16 décembre 2025, un événement marquant s’est déroulé au Cameroun, où les États-Unis et le pays africain ont officialisé un nouvel accord de coopération sanitaire qui a été largement salué comme l’un des engagements financiers les plus significatifs que Washington ait pris dans le domaine de la santé. 

Cet accord, qui s’inscrit dans une approche de partenariat à long terme, a été détaillé dans une déclaration officielle du Département d’État américain publiée le même jour. Celle-ci stipule que cet accord bilatéral prévoit une somme considérable de près de 400 millions de dollars américains, ce qui équivaut à environ 223 milliards FCFA, d’assistance sanitaire américaine étalée sur une période de cinq ans. 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie ambitieuse connue sous le nom d' »America First Global Health Strategy », qui vise à prioriser les besoins de santé mondiaux tout en renforçant la sécurisation sanitaire locale. Les autorités américaines ont clairement indiqué que l’un des objectifs principaux de cet accord est de minimiser les risques associés à la propagation transfrontalière des maladies infectieuses, un défi croissant dans un monde de plus en plus interconnecté.

 En outre, cet engagement vise à renforcer, au Cameroun, les infrastructures de santé afin qu’elles puissent fonctionner de manière plus autonome à moyen terme, réduisant ainsi la dépendance à l’égard de l’aide extérieure et favorisant un meilleur accès aux soins pour la population camerounaise. De son côté, le gouvernement camerounais s’est également engagé à accroître ses propres investissements dans le secteur de la santé, avec une augmentation de 450 millions de dollars sur la même période. Cet engagement financier est perçu comme un élément central de l’accord, consolidant ainsi le partenariat entre les deux nations.

La signature de ce mémorandum intervient dans un contexte particulier et décisif où les États-Unis redéfinissent de manière significative leur approche vis-à-vis de l’aide sanitaire internationale. Ce changement de cap, présenté par l’administration américaine comme une stratégie globale et systémiques, est désormais connu sous le nom de « America First Global Health Strategy ». 

Cette initiative conditionne les appuis financiers et les investissements antérieurs à des engagements chiffrés et mesurables des pays partenaires, une approche qui vise non seulement à maximiser l’efficacité des ressources allouées mais également à encourager une plus grande responsabilité locale dans la gestion des questions de santé. Dans sa communication marquante du 16 décembre, le Département d’État souligne avec insistance la nécessité d’un co-investissement des gouvernements bénéficiaires, une démarche qui vise à réduire la dépendance croissante à l’égard de l’aide extérieure. 

Cette stratégie, selon les responsables, est essentielle pour sécuriser les résultats obtenus sur le long terme et garantir que les avancées réalisées se traduisent par des bénéfices durables pour la population. Concrètement, l’accord récemment établi avec le Cameroun cible spécifiquement le financement de services de santé essentiels, tout en insistant sur le soutien vital aux personnels de première ligne, qui sont considérés comme un maillon critique et indispensable du système de santé en place. 

Ce soutien prend également la forme d’un appui au renforcement des réseaux de laboratoires, qui joue un rôle clé dans la surveillance et le contrôle des maladies, ainsi qu’à la modernisation des systèmes de données de santé, permettant un suivi précis et efficace des indicateurs de santé publique. Selon la même source officielle américaine, l’accent est mis sur l’importance de créer des infrastructures solides et résilientes qui pourront faire face aux défis de santé actuels et futurs, garantissant ainsi un meilleur accès aux soins de santé pour tous.

Washington, avec une ambition clairement affichée, indique vouloir étendre ce modèle de coopération internationale. Selon les déclarations émises par le Département d’État, des mémorandums d’entente sanitaires pluriannuels similaires, qui visent à renforcer les partenariats en matière de santé globale, devraient être signés « dans les semaines à venir ». Ces accords pourraient bénéficier à plusieurs dizaines de pays qui, jusqu’à présent, ont déjà reçu le soutien considérable de l’assistance sanitaire américaine. 

L’objectif affiché de cette initiative est de structurer des relations bilatérales plus prévisibles et, par conséquent, plus durables, qui reposent non seulement sur des engagements financiers partagés, mais aussi sur des résultats mesurables qui permettront d’évaluer l’impact des interventions. En parallèle, la « America First Global Health Strategy », telle que présentée et défendue avec ferveur par les autorités américaines, ambitionne de rendre les États-Unis « plus sûrs, plus forts et plus prospères ». 

Notons que cette stratégie novatrice se veut être un modèle exemplaire en intégrant divers éléments essentiels, tels que la prévention sanitaire, la diplomatie bilatérale efficace, et la promotion active de l’innovation américaine dans le domaine de la santé. Ainsi, cette approche ne se limite pas à l’assistance, mais vise également à établir des fondations solides pour une collaboration qui tienne compte des besoins spécifiques de chaque pays tout en renforçant le rôle des États-Unis sur la scène mondiale.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Bénin, les autorités créent une Agence de télé-enseignement pour doper le système éducatif du pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, le Conseil des ministres a annoncé ce mercredi 17 décembre, la mise en place de l’Agence béninoise de télé-enseignement, marquant ainsi l’entrée décisive du pays dans une nouvelle ère de modernisation pédagogique et de transformation numérique.

 Cette structure innovante, dont la création témoigne d’une vision éclairée pour l’avenir de l’éducation, aura la responsabilité cruciale de déployer des solutions d’apprentissage numérique à travers l’ensemble du système éducatif national, englobant non seulement les niveaux d’enseignement maternel, mais également celui du primaire, du secondaire, et s’étendant jusqu’à l’université. Le lancement opérationnel des services de l’agence est prévu pour débuter à la rentrée académique 2026-2027 dans le secteur de l’enseignement supérieur, avant qu’une extension progressive ne soit réalisée vers les autres niveaux d’éducation, permettant ainsi à tous les apprenants de bénéficier des nouvelles technologies éducatives.

Cette initiative ambitieuse répond à une volonté manifeste d’exploiter pleinement les multiples opportunités offertes par les technologies digitales afin de transformer en profondeur les pratiques d’enseignement au Bénin. L’agence travaillera activement à enrichir les ressources pédagogiques disponibles, à élaborer des contenus innovants, à améliorer l’accompagnement personnalisé des étudiants ainsi qu’à garantir un accès plus équitable à une formation de qualité sur l’ensemble du territoire national.

 Par ailleurs, elle s’appuiera sur des collaborations stratégiques avec des partenaires institutionnels nationaux et internationaux, des universités, ainsi que d’autres acteurs du domaine éducatif, pour assurer une mise en œuvre efficace des programmes proposés et un impact durable sur l’éducation au Bénin. En intégrant ces nouvelles méthodes d’apprentissage, le pays aspire à préparer les générations futures à relever les défis d’un monde en constante évolution.

La phase initiale dans le supérieur servira de laboratoire pour tester et affiner les dispositifs avant leur généralisation, permettant ainsi une approche expérimentale qui garantira l’efficacité et l’adaptabilité des nouveaux outils éducatifs. L’agence interviendra également dans le renforcement des infrastructures technologiques existantes, ce qui est essentiel pour s’assurer que les établissements d’enseignement disposent des ressources adéquates pour intégrer ces innovations, et dans la création de nouvelles plateformes qui seront spécifiquement conçues pour répondre aux besoins variés et uniques de chaque ordre d’enseignement, qu’il s’agisse des écoles primaires, des collèges ou des lycées. 

Une attention particulière sera accordée à la formation des enseignants, car ils sont au cœur de ce processus de transformation, et à l’assistance technique des apprenants, afin de faciliter leur adaptation aux nouveaux outils pédagogiques, ce qui est crucial pour maximiser l’impact de ces changements dans l’apprentissage. Les ministres concernés ont reçu instruction de mettre en œuvre rapidement et efficacement les mesures nécessaires au démarrage effectif de cette structure, qui représente une avancée significative pour le système éducatif national. 

Notons que cette transformation numérique ambitieuse vise non seulement à moderniser l’éducation au Bénin mais aussi à positionner le pays parmi les nations africaines les plus innovantes dans le domaine de l’éducation, tout en répondant aux défis d’accessibilité et de qualité qui caractérisent actuellement le secteur, notamment en réduisant les inégalités en matière d’accès à l’éducation et en améliorant les standards pédagogiques pour tous les étudiants.

Moussa KONÉ 

Sénégal: Hausse de 42,1% du chiffre d’affaires des industries extractives au 3ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, d’après les données fournies par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), on constate une augmentation significative et remarquable de 42,1% du chiffre d’affaires des industries extractives au cours du troisième trimestre de l’année 2025.

Cette belle performance est largement imputable au lancement tant attendu de l’extraction du pétrole dans cette région, qui représente une avancée majeure pour l’économie nationale. Parallèlement, il convient de noter que cette hausse est également induite par une amélioration du chiffre d’affaires des minerais métalliques, qui a crû de 3,1%.

Cependant, cette tendance positive est tempérée par une contraction de 14,5% du chiffre d’affaires des autres produits issus des industries extractives, une réalité qui souligne les défis persistants auxquels ce secteur est confronté malgré la dynamique globale favorable.

En cumulant les résultats des trois premiers trimestres de l’année 2025, le chiffre d’affaires dans l’ensemble des industries extractives connaît un bond impressionnant de 63,2%, une performance remarquable comparée à celle des périodes correspondantes de l’année 2024, reflétant ainsi une période de prospérité accrue pour ce secteur clé de l’économie sénégalaise.

Dans la même dynamique de croissance et de prospérité économique, il est à noter que le chiffre d’affaires dans l’industrie affiche une progression significative de 16,5% au cours du troisième trimestre de l’année 2025, comparé à celui de la même période de l’année précédente, en 2024.

Ce remarquable accroissement est principalement consécutif à l’amélioration notable du chiffre d’affaires des secteurs des industries extractives, qui ont réalisé une augmentation impressionnante de 42,1%. De plus, on peut observer une évolution positive dans le secteur de la production d’électricité, de gaz et d’eau, qui a enregistré une hausse de 10,8%. Cela s’accompagne également d’une progression, bien que plus modeste, des chiffres d’affaires dans les industries environnementales, avec une augmentation de 2,5%, ainsi que dans le secteur manufacturier, qui a vu une légère hausse de 0,9%.

Aussi, ces résultats témoignent d’une dynamique sectorielle favorable, et d’une tendance générale de croissance qui devrait inciter les acteurs du marché à poursuivre leurs efforts d’innovation et de compétitivité.

De l’autre côté, il convient de noter que le chiffre d’affaires des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau a enregistré une croissance significative de 10,8% au cours du troisième trimestre de l’année 2025, en comparaison avec les résultats financiers obtenus durant la même période de l’année précédente, soit 2024. Cette évolution positive du chiffre d’affaires est pour une grande part attribuable à la hausse simultanée et notoire des ventes d’eau, qui ont augmenté de 17,4%, ainsi qu’à celle de l’électricité et du gaz, dont les ventes ont connu une augmentation de 9,1%.

En cumul, sur les trois premiers trimestres de l’année 2025, le chiffre d’affaires de ces secteurs industriels enregistre une augmentation de 5,6%, ce qui constitue une comparaison favorable par rapport à celui de la période correspondante de l’année 2024, témoignant ainsi d’une tendance globale à la hausse dans ces secteurs clés de l’économie, ce qui pourrait avoir des implications positives pour l’ensemble du marché.

En ce qui concerne le chiffre d’affaires des industries manufacturières, il a enregistré une légère augmentation de 0,9 % durant le troisième trimestre de l’année 2025, ce qui témoigne d’une certaine résilience dans ce secteur crucial de l’économie. Cette hausse a été principalement favorisée par d’excellentes performances observées dans plusieurs sous-secteurs, en particulier dans le domaine de la vente des produits issus du raffinage et de la cokéfaction, qui a connu une impressionnante augmentation de 15,3 %.

De même, les secteurs du papier et carton ainsi que des travaux d’impression et de reproduction ont également affiché une croissance notable de 5,7 %, tandis que les produits métallurgiques et de fonderie ont progressé de 5,2 %. Les produits chimiques et pharmaceutiques, quant à eux, ont enregistré une hausse de 3,4 %, illustrant ainsi un dynamisme général au sein de ces domaines.

Notons qu’il est important de noter que cette tendance positive a été quelque peu atténuée par une baisse significative du chiffre d’affaires dans le secteur des matériaux minéraux, qui a chuté de 10,2 %, ainsi que dans le secteur des produits agro-alimentaires, qui a connu une légère diminution de 0,9 %. Ces variations soulignent les défis persistants que rencontrent certains segments de l’industrie tout en mettant en lumière les secteurs qui continuent de prospérer malgré les incertitudes économiques.

Abdoulaye KONÉ

Au Ghana, le FMI décaisse 215,5 milliards de FCFA pour la mise en œuvre de politiques économiques et de réformes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-!Au Ghana, une annonce majeure a été faite par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), qui a décidé de procéder à un décaissement immédiat s’élevant à environ 385 millions de dollars, ce qui équivaut à 215,5 milliards FCFA. Cette somme considérable a pour objectif explicite de soutenir l’économie ghanéenne dans un contexte économique mondial incertain et parfois tumultueux. 

Cette décision cruciale a été prise le 17 décembre, marquant ainsi une étape importante à l’issue de l’achèvement du cinquième examen de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC), un projet qui a été conclu avec Accra, la capitale du pays. Ce nouveau versement, qui représente une part significative des ressources financières mobilisées, porte le total à près de 2,8 milliards de dollars, ce qui illustre l’engagement et le soutien continus du FMI dans le cadre de cet accord de 3 milliards USD qui s’étale sur une période de 39 mois, un accord qui a été approuvé en mai 2023.

En outre, au-delà de l’impact immédiat et tangible de ce décaissement sur la stabilité économique du Ghana, cette décision envoie également un signal financier fort et rassurant tant aux marchés qu’aux partenaires techniques et financiers. Elle consacre les progrès jugés globalement satisfaisants réalisés par les autorités ghanéennes dans la mise en œuvre de politiques économiques et de réformes, bien que certaines d’entre elles aient rencontré des retards dus à la complexité des réformes structurelles à engager.

Ce soutien financier témoigne donc d’une appréciation des efforts déployés par le Ghana pour naviguer dans un environnement économique difficile et souligne la volonté du FMI d’accompagner le pays dans sa marche vers une résilience économique accrue . Selon les dernières analyses fournies par le Fonds Monétaire International (FMI), la trajectoire macroéconomique du Ghana a connu une amélioration significative et tangible qui mérite d’être soulignée.

En effet, la croissance économique, qui est projetée jusqu’en septembre 2025, a non seulement respecté les attentes, mais les a également largement dépassées, s’avérant être soutenue par une performance robuste des secteurs des services et de l’agriculture, des domaines clés pour le développement économique du pays. Un fait particulièrement notable dans ce contexte est le retour de l’inflation à un chiffre, un événement marquant en soi, qui n’était pas survenu depuis l’année 2021. En octobre 2025, le taux d’inflation a été mesuré à 8%, ce qui répond aux paramètres souhaités et se situe désormais confortablement à l’intérieur de la fourchette cible fixée par la Banque du Ghana, promesse de stabilité pour les consommateurs et les entreprises.

De plus, le secteur extérieur du Ghana montre également des signaux encourageants et positifs, témoignant d’une résilience économique croissante. La vigueur des exportations d’or et de cacao, représentant des produits fondamentaux de l’économie ghanéenne, a joué un rôle crucial dans l’amélioration de la balance des paiements, apportant un souffle nouveau à la trésorerie nationale. Cette dynamique est renforcée par une accumulation des réserves internationales qui a surpassé les objectifs préalablement établis dans le cadre du programme de partenariat avec le FMI.

Dans ce climat économique favorable, la monnaie nationale, le cedi, a connu une appréciation significative, et la trajectoire de la dette publique présente une amélioration marquée, ce qui a joué un rôle déterminant dans la restauration de la confiance et l’attrait des investisseurs vis-à-vis des opportunités d’affaires au Ghana. Sur le plan budgétaire, tous les critères de performance quantitatifs et objectifs indicatifs du cinquième examen ont été atteints avec succès, témoignant d’une gestion rigoureuse et efficace des finances publiques.

Le Ghana est en bonne voie pour dégager un excédent primaire de 1,5% du PIB d’ici la fin de l’année, conformément aux engagements pris avec le FMI, ce qui représente une étape cruciale dans l’amélioration de la santé économique du pays et dans la restauration de la confiance des investisseurs. Le budget 2026, qui a déjà été soumis au parlement pour examen et approbation, s’aligne sur le nouveau cadre de responsabilité budgétaire, tout en intégrant habilement les impératifs de développement durable et de sécurité, afin de répondre aux besoins croissants de la population ghanéenne.

Parallèlement à ces efforts, les autorités poursuivent activement la restructuration de la dette publique, afin de garantir la viabilité à long terme de l’économie nationale. Des accords bilatéraux d’allègement de la dette ont été conclus avec plusieurs membres du Comité officiel des créanciers, mettant en lumière les efforts concertés du gouvernement pour alléger la charge financière qu’implique cette dette.

De plus, des accords de principe ont été finalisés avec certains créanciers commerciaux extérieurs, ce qui ouvre de nouvelles perspectives pour une collaboration fructueuse. Les discussions se poursuivent avec les créanciers restants afin de garantir un traitement équitable, conforme aux paramètres du programme, et d’assurer ainsi une approche équilibrée et juste dans le processus de restructuration de la dette, dans l’intérêt de la croissance économique et du bien-être des citoyens.

Dans un contexte caractérisé par un reflux bienvenu des pressions inflationnistes, ainsi que par une appréciation récente et significative de la monnaie nationale, la Banque du Ghana a pris l’initiative d’engager un cycle d’assouplissement monétaire mesuré, témoignant ainsi de sa volonté de favoriser la croissance économique tout en maintenant une situation financière stable.

Le Fonds Monétaire International (FMI) souligne cependant que toute démarche de détente supplémentaire devra rester progressiste et être rigoureusement fondée sur des données économiques solides et fiables, garantissant ainsi que les décisions prises ne compromettent pas la santé économique à long terme du pays. En outre, la banque centrale, en étroite collaboration avec les services du Fonds, a mis en place un nouveau cadre structuré pour les opérations de change, visant à mieux intermédiatiser les flux de devises sur le marché, à limiter la volatilité excessive des marchés financiers et à continuer de renforcer les réserves internationales du pays, essentielles à sa souveraineté économique.

Bien que les avancées réalisées soient généralement saluées par la communauté financière, le FMI insiste avec fermeté sur la nécessité de maintenir le cap des réformes en cours pour assurer une trajectoire de croissance durable. Des mesures significatives ont été engagées pour préserver la stabilité financière à long terme, notamment à travers la restructuration et la recapitalisation des banques publiques afin d’assurer leur solidité, ainsi que la réduction progressive des prêts non performants qui pèsent sur la santé financière du secteur bancaire.

Néanmoins, malgré ces efforts louables, des vulnérabilités persistent dans le système économique, soulignant l’importance cruciale d’un renforcement continu de la gouvernance et des politiques économiques pour naviguer avec succès dans un environnement mondial incertain et en constante évolution.