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Burkina Faso : la production céréalière en hausse de 37,19% au cours de la campagne agricole 2025-2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la fierté s’empare des esprits et des cœurs en raison d’une campagne agropastorale d’une qualité exceptionnelle pour l’année 2025/2026, qui témoigne d’un dynamisme agricole remarquable. Selon les résultats provisoires révélés et discutés lors du Conseil des ministres le 17 décembre, la production céréalière nationale a atteint un impressionnant total de 7 142 484 tonnes.

Ce chiffre colossal représente une progression spectaculaire de 37,19 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, tout en affichant une augmentation de 17,63 % comparativement à la campagne précédente. Cette performance extraordinaire propulse le taux de couverture des besoins céréaliers du pays à un taux encourageant de 126,6 %, un chiffre considérablement supérieur aux 111,5 % enregistrés l’année dernière. Cette amélioration notoire offre ainsi une marge de sécurité alimentaire particulièrement confortable pour les populations burkinabè, renforçant leur résilience face aux aléas climatiques et économiques.

Cependant, il est crucial de noter que cette réussite remarquable survient malgré un contexte de départ initial peu favorable, marqué par un démarrage tardif des pluies, qui sont revenues à des niveaux normaux seulement dans la majorité des localités. De plus, les agriculteurs ont dû faire face à des défis redoutables, notamment des attaques massives de chenilles légionnaires d’automne qui ont dévasté les cultures de maïs et de sorgho. 

Face à cette situation alarmante, les services agricoles n’ont pas hésité à intervenir de manière proactive, engagés dans un combat acharné contre ces ravageurs, par le biais de traitements appliqués sur près de 17 724 hectares parmi les 20 568 hectares infamés. Cette mobilisation des ressources humaines et matérielles illustre bien le dévouement des acteurs du secteur agricole, qui s’efforcent sans relâche d’assurer la sécurité alimentaire et le bien-être des Burkinabè.

L’analyse territoriale du Burkina Faso met en lumière des disparités significatives à travers le pays, révélant des dynamiques complexes qui nécessitent une attention particulière. Sur les 47 provinces qui composent cette nation, 24 d’entre elles présentent des productions excédentaires, ce qui signifie qu’elles produisent plus de biens que nécessaire, tandis que 15 sont confrontées à des déficits de production, indiquant une insuffisance des ressources pour répondre aux besoins locaux. En outre, 8 provinces se trouvent dans une situation d’équilibre, où les niveaux de production et de consommation sont presque égaux, mais cela reste fragile. 

Une telle répartition inégale des ressources agricoles nécessite des mécanismes de redistribution et des stratégies de commercialisation efficaces pour assurer un approvisionnement adéquat des zones les plus vulnérables, qui souffrent d’une insuffisance alimentaire ou d’accès limité aux produits. Par ailleurs, en ce qui concerne les autres secteurs, la production fourragère s’élève à plus de 10 millions de tonnes de matière sèche, ce qui est le résultat d’une combinaison de résidus de récoltes et de fourrages cultivés, un élément crucial pour soutenir l’élevage national et garantir la sécurité alimentaire.

Notons que les cultures de rente, à l’exception du coton, témoignent d’une dynamique positive, avec une production estimée à 1 353 298 tonnes, soit une augmentation impressionnante de 37 % par rapport à la moyenne quinquennale. Toutefois, il est important de noter que certaines cultures vivrières, notamment le niébé, le voandzou, l’igname et la patate, enregistrent un léger recul de 1,29 % par rapport à la campagne précédente, atteignant un total de 1 246 132 tonnes. 

Pour rappel, cette situation souligne l’importance de diversifier les cultures tout en renforçant les soutiens aux filières qui montrent des signes de vulnérabilité, afin d’assurer une résilience alimentaire face aux défis à venir.

Mariam KONE 

Mali: les autorités veulent booster les soins de santé primaires 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les discussions sur la santé primaire, tant au niveau national qu’africain, ont débuté par une table ronde. Cette rencontre s’est tenue le mardi 16 décembre 2025 à l’hôtel Salam.

Cette cérémonie de grande importance a été présidée par la ministre de la Santé et du Développement Social, le colonel-major Assan Badiallo Touré, en présence du représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Dr Patrice Kaboré, ainsi que de nombreux participants. Le thème choisi pour cette année est « Les soins trop chers, on en est malade ». Pendant deux jours, les acteurs du secteur de la santé échangeront sur diverses thématiques liées aux soins de santé primaires.

Le représentant résident de l’OMS a souligné dans son allocution que depuis la déclaration d’Alma-Ata en 1978, en passant par l’initiative de Bamako en 1987, la déclaration d’Abuja de 2001, celle de Ouagadougou de 2008 et enfin celle d’Astana en 2018, les soins de santé primaires ont été consacrés et reconnus comme la stratégie clé et le pilier fondamental de la couverture santé universelle. Selon Patrice Kaboré, le Mali a été à l’avant-garde des soins de santé primaires en Afrique en initiant cette réforme majeure qu’a représentée l’initiative de Bamako.

Ajoutant que les spécialités maliennes ont inspiré de nombreux États de la région, notamment par la décentralisation des services de santé, l’autonomisation des communautés et les mécanismes de financement local. « Permettez-moi de reconnaître et de célébrer les progrès significatifs du Mali en matière de construction communautaire du service public, d’amélioration de la couverture et de l’accès aux soins essentiels, tels que la vaccination, la santé maternelle, la lutte contre les maladies non transmissibles et la prise en compte des déterminants socio-économiques de la santé », a-t-il affirmé. Avant de souligner que le Mali a enregistré une baisse spectaculaire de la mortalité infantile, avec une réduction de 55% entre 1990 et 2025, ainsi qu’une diminution progressive de la mortalité maternelle, avec une réduction d’environ 62% sur la même période.

Dr Patrice Kaboré a profité de l’occasion pour exprimer que, malgré ces acquis et progrès dont nous pouvons légitimement être fiers, compte tenu de la conjoncture internationale et des contraintes nationales ardues, le système de santé malien demeure confronté à des défis majeurs liés à la disponibilité et à l’accessibilité de soins conformes aux normes de qualité. Parmi ces défis, on note notamment une capacité limitée du système à fournir des soins essentiels, car l’indice de couverture sanitaire universelle efficace est de 41 %, ainsi qu’un financement insuffisant pour les soins de santé primaires, avec 38 USD dépensés par habitant et par an, ce qui est bien en deçà du seuil recommandé par l’OMS de 112 USD comme investissement minimal pour atteindre la CSU.

Madame la Ministre de la Santé et du Développement social a, une fois de plus, souligné que, depuis les déclarations d’Alma-Ata en 1978 jusqu’à celle d’Astana en 2018, les acteurs de la santé primaire constituent le socle de tout système de santé équitable, résilient et durable. Ils se sont également engagés à faire des soins de santé primaires un pilier essentiel pour l’atteinte de la couverture sanitaire universelle. Selon elle, le Mali, pionnier en la matière, a su traduire ces engagements en actes concrets grâce à l’opérationnalisation de l’initiative de Bamako en 1987, marquée par la participation communautaire. L’un des actes forts actuellement est la mise en œuvre des soins essentiels au sein des communautés, avec le recrutement de plus de 5 000 agents de santé communautaire pour atteindre les populations éloignées et vulnérables.

« La couverture sanitaire universelle ne constitue pas une utopie, mais bien un choix politique stratégique de haut niveau visant à atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). C’est une responsabilité collective, » a déclaré Assan Badiallo Touré. Elle a ensuite précisé que cela nécessite une mobilisation multisectorielle incluant la santé, l’éducation, les finances, la décentralisation, l’environnement, la société civile, le secteur privé, ainsi que les partenaires techniques et financiers. « Cela implique que nous collaborions étroitement dans un esprit de responsabilité, de transparence et d’innovation, » a souligné le médecin colonel. La ministre a ajouté que pour réaliser cet idéal, le gouvernement malien a consenti de nombreux efforts dans le domaine des soins de santé primaires et de la couverture sanitaire universelle.

Aliou Badra DOUMBIA 

Télécoms : Airtel Zambia lance un programme ambitieux d’expansion nationale de son réseau

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Airtel Zambia a récemment lancé un programme ambitieux d’expansion nationale de son réseau, avec un investissement substantiel de 107 millions de dollars. Cette information a été révélée au public lors d’une annonce faite le mardi 16 décembre, marquant une étape importante dans les efforts de l’entreprise pour améliorer ses services.

 L’initiative a pour but non seulement de renforcer la couverture réseau à l’échelle du pays, mais également d’optimiser la fiabilité du service et d’améliorer l’expérience client, ce qui est crucial dans un monde de plus en plus connecté.

Selon les détails fournis par l’opérateur, ce programme comprend le déploiement stratégique de 406 nouveaux sites réseau supplémentaires sur tout le territoire national. Cette expansion est conçue pour réduire la congestion qui peut survenir en période de forte utilisation, tout en élargissant la couverture du réseau dans des zones spécifiques où la demande est élevée. Les zones critiques, telles que les écoles, les hôpitaux et les cliniques, bénéficieront particulièrement de cette initiative, garantissant ainsi un accès fiable aux services de communication essentiels. La société souligne également qu’actuellement, 121 de ces nouveaux sites sont déjà opérationnels, ce qui témoigne de l’avancement rapide du projet. En outre, les 285 sites restants sont prévus pour être achevés d’ici mars 2026, assurant ainsi que le réseau d’Airtel Zambia continuera à évoluer et à répondre aux besoins croissants de ses utilisateurs dans les années à venir.

« Au fur et à mesure de la mise en service des nouveaux sites, les clients bénéficieront de débits de données améliorés, d’appels plus clairs et d’une disponibilité accrue du réseau, renforçant ainsi notre objectif de fournir un réseau plus solide et résilient pour tous », a déclaré Airtel Zambia dans un communiqué publié sur sa page LinkedIn, soulignant sa détermination à améliorer l’expérience de ses utilisateurs.

Cette annonce significative fait suite à la mise en garde récente du régulateur zambien concernant la dégradation de la qualité des services fournis. En effet, alors que les consommateurs continuent d’éprouver des difficultés comme des appels interrompus, une connexion Internet médiocre et des prestations souvent peu fiables, les préoccupations sur la performance des réseaux deviennent de plus en plus pressantes. Dans ce contexte, les opérateurs sont désormais soumis à la nécessité urgente d’investir immédiatement dans l’expansion de leurs infrastructures. Cela inclut l’équipement de tous les sites centraux avec des systèmes de secours afin de prévenir toute interruption de service, ainsi que le déploiement de solutions énergétiques durables qui permettront de garantir un fonctionnement optimal et résilient du réseau, particulièrement dans les zones rurales et mal desservies. De plus, les opérateurs ont été avertis qu’ils pourraient faire face à des sanctions sévères s’ils ne parviennent pas à se conformer à ces exigences, mettant ainsi en lumière l’importance cruciale de ces améliorations pour le bien-être des utilisateurs à travers le pays.

« La détérioration persistante de la qualité des services de communication électronique n’est pas seulement préoccupante, elle constitue une menace directe pour l’agenda de transformation numérique de la Zambie, la compétitivité économique et le quotidien de nos concitoyens. Elle mine la productivité, freine l’innovation et érode la confiance du public dans les systèmes mêmes censés connecter et autonomiser notre population. L’ère des services médiocres doit désormais être révolue », avait déclaré Collins Mbulo, directeur général de l’Autorité zambienne des TIC (ZICTA).

Ces efforts d’amélioration de la qualité, de la couverture et de la disponibilité du service devraient permettre à l’entreprise de se renforcer sur le marché, selon la GSMA, qui est une organisation internationale reputée pour ses analyses et recommandations dans le secteur des télécommunications. L’organisation indique que cela peut permettre de « maintenir un niveau élevé de satisfaction de la clientèle, ce qui a le potentiel de réduire le taux de désabonnement et d’augmenter l’utilisation », soulignant ainsi l’importance de l’expérience client dans un environnement concurrentiel. Elle ajoute que cela peut également permettre à un opérateur de maintenir un avantage concurrentiel par ses investissements dans l’infrastructure et les technologies, tout en évitant les pertes de revenus dues à une mauvaise qualité de service, ce qui pourrait nuire à sa réputation et à sa performance financière.

Par ailleurs, avec l’extension de son réseau, Airtel Zambia se donne les moyens de toucher de potentiels nouveaux clients, élargissant ainsi sa base d’utilisateurs et ses opportunités de croissance. Pour rappel, Airtel a déclaré environ 12,3 millions d’abonnés à fin septembre, ce qui représente une position solide sur le marché, contre environ 6,7 millions pour son principal concurrent MTN, un chiffre qui met en exergue l’écart croissant entre les deux opérateurs. Cela est d’autant plus significatif que le régulateur télécoms a recensé un total de 24,5 millions d’abonnements à fin juin, indiquant qu’il existe encore un potentiel de développement considérable dans le secteur. 

Le rapport « PwC Zambia Telecommunications Report 2025 », élaboré par PwC Zambia, révèle des informations détaillées sur la dynamique actuelle et les tendances du marché des télécommunications en Zambie. Selon les données présentées dans ce rapport, à la fin de l’année 2024, Airtel a réussi à consolider sa position de leader sur ce marché concurrentiel en détenant une part de marché impressionnante de 48 %, ce qui témoigne de sa popularité auprès des consommateurs zambiens et de la solidité de ses offres de services. 

En revanche, MTN, un autre acteur clé dans le secteur, a enregistré une part de marché de 28 %, tandis que Zamtel, qui est également un fournisseur de services notoire, a terminé avec une part de 23 %. Ces chiffres mettent en lumière non seulement la compétition acharnée entre ces entreprises, mais également les préférences croissantes des utilisateurs pour les services d’Airtel, ce qui pourrait être influencé par divers facteurs tels que la qualité du réseau, l’innovation technologique et les stratégies marketing mises en place.

Zangouna KONÉ 

Kenya: 38,7 milliards de dollars pour la création d’un nouveau Fonds national d’infrastructure

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Kenyan President elect, William Ruto attends a press conference at his official residence following a Supreme Court of Kenya ruling on the contested outcome of Kenya's presidential election, Nairobi, on September 5, 2022. - Kenya's Supreme Court on September 5, 2022 upheld William Ruto's victory in the August 9 presidential election, ending weeks of political uncertainty and delivering a blow to challenger Raila Odinga who had alleged fraud in the poll. (Photo by Tony KARUMBA / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, le gouvernement a officiellement approuvé, le lundi 15 décembre 2025, la création d’un nouveau Fonds national d’infrastructure ainsi que d’un second fonds souverain. Ces deux nouveaux outils financiers auront pour objectif de mobiliser une somme considérable de 5000 milliards de shillings, ce qui équivaut à environ 38,7 milliards de dollars.

Ainsi, ces fonds seront spécifiquement destinés à financer le développement et la modernisation des infrastructures cruciales du pays, telles que la construction de routes et la mise en place de centrales électriques. Cette initiative, dont l’idée avait été évoquée à plusieurs reprises ces derniers mois par le président William Ruto, a pour but de débloquer des capitaux du secteur privé à une échelle qui pourrait transformer le paysage économique kenyan, tout en visant à financer des programmes jugés prioritaires.

 Un des aspects clés de cette initiative est l’intention manifeste de réduire la dépendance du gouvernement à l’emprunt et à la fiscalité, pratiques qui ont historiquement pesé sur l’économie du pays.Ce projet ambitieux est annoncé dans un contexte délicat, où le Kenya affiche l’un des ratios les plus élevés de dette par rapport aux recettes en Afrique. Au cours de la dernière décennie, le pays a davantage recours à l’emprunt pour financer la construction d’infrastructures essentielles, ce qui a accru son niveau d’endettement à un point critique. 

En raison des contraintes budgétaires qui en résultent, le gouvernement avait été contraint de renforcer ses mesures fiscales pour tenter de stabiliser la situation financière. De plus, des manifestations populaires contre l’imposition de nouvelles taxes avaient poussé les autorités à réévaluer et à ajuster la Loi de finances pour l’année 2024/2025, afin de répondre aux préoccupations croissantes de la population tout en essayant de maintenir un équilibre budgétaire.

 Avec ce nouveau dispositif mis en place, il est prévu que les financements nécessaires proviendront notamment des ressources minérales et pétrolières qui, grâce à leur grande valeur sur le marché, offrent une opportunité prometteuse de soutien économique. En outre, les dividendes issus des investissements publics sont également envisagés comme une source de financement significative, tout comme une partie des produits générés par la privatisation, qui pourrait contribuer à un renforcement des infrastructures. Dans le secteur des transports, par exemple, plusieurs projets d’infrastructures, annoncés depuis quelques années, sont actuellement dans une impasse, peinant à progresser à cause d’un manque de financement adéquat. 

Parmi ces projets, on retrouve le plan ambitieux d’extension du réseau ferroviaire SGR vers l’Ouganda, qui pourrait faciliter les échanges régionaux, l’agrandissement de l’aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) de Nairobi, un projet crucial pour l’amélioration du transport aérien en Afrique de l’Est, ainsi que de nombreux projets routiers, qui visent à relier les régions et à dynamiser l’économie locale.

Début décembre, le gouvernement a toutefois lancé avec optimisme la phase 1 du doublement du corridor Gilgil – Nakuru – Mau Summit, un projet autoroutier qui accuse plusieurs années de retard en raison du désistement des bailleurs de fonds initiaux, mais qui, avec cette initiative récente, espère enfin voir le jour et améliorer de manière significative la connectivité entre ces régions stratégiques.

Abdoulaye KONÉ 

Egypte :  lancement de la phase d’essai du terminal à conteneurs n°1 du port de Sokhna attendu

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Aerial view of cargo ship and cargo container in harbor.

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, le ministère des Transports a annoncé le lancement de la phase d’essai tant attendue du terminal à conteneurs n°1 du port de Sokhna, qui est stratégiquement situé dans la Zone économique du canal de Suez. 

Cette nouvelle étape ne constitue pas seulement une avancée technique, mais elle prépare également le terrain pour une nouvelle avancée majeure dans le développement et l’expansion de cette importante plateforme logistique. 

Au cours de cette phase d’essai, un premier navire emblématique a eu l’honneur d’accoster au quai, il s’agit du porte-conteneurs CMA CGM HELIUM, qui est arrivé directement de Singapour, illustrant ainsi l’importance croissante de ce terminal dans le réseau maritime mondial.

Exploité par un consortium regroupant les puissants groupes chinois Hutchison Ports et COSCO, ainsi que la compagnie française CMA CGM, ce terminal à conteneurs fait l’objet de ambitions considérables et est appelé à devenir l’un des plus grands de tout le territoire égyptien. 

Conçu avec une longueur totale impressionnante de quai de 2,6 kilomètres, ainsi qu’une vaste superficie atteignant 1,6 million de mètres carrés, ce terminal est développé avec une capacité annuelle qui pourrait atteindre jusqu’à 3,5 millions d’unités équivalentes vingt pieds (EVP). 

Dans le but de s’adapter aux exigences croissantes de la navigation moderne, il est destiné à accueillir des porte-conteneurs géants, dont la longueur peut aller jusqu’à environ 400 mètres, symbolisant ainsi le dynamisme et l’évolution du secteur maritime dans la région.

Cet investissement stratégique s’inscrit dans un plan plus large de l’Égypte visant à se positionner comme le principal hub portuaire sur le continent africain, notamment en ce qui concerne les échanges commerciaux critiques entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique elle-même. 

Par ailleurs, ce projet d’envergure s’accompagne d’autres investissements significatifs dans plusieurs complexes portuaires, soigneusement situés le long des côtes de la mer Rouge, afin de renforcer encore davantage l’infrastructure maritime du pays et d’optimiser les flux commerciaux à l’échelle continentale et internationale.

Il s’aligne également sur les objectifs du gouvernement égyptien, qui ambitionne d’aller au-delà du rôle traditionnel du canal de Suez comme simple couloir de transit maritime, afin d’en faire une zone portuaire et industrielle intégrée, capable de promouvoir le développement économique de la région en attirant des investissements étrangers, en créant de nouveaux emplois et en améliorant l’infrastructure logistique. 

Notons que cette initiative vise à transformer le canal en un véritable hub commercial qui encourage les échanges internationaux et favorise la compétitivité de l’Égypte sur la scène mondiale, tout en revitalisant les communautés locales qui dépendent des activités liées à ce passage stratégique.

Zangouna KONE 

Côte d’Ivoire : l’État annonce 10,156 milliards de FCFA destinés à la digitalisation du ministère du plan et de l’économie 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le ministère en charge de l’Économie, du Plan et du Développement (MEPD) traverse un moment charnière dans son parcours de transformation numérique, marquant ainsi une avancée significative vers l’intégration des technologies modernes dans son fonctionnement. 

En effet, l’institution a organisé une cérémonie de restitution officielle du rapport final de son Schéma directeur du système d’information (SDSI) pour la période 2026–2030, un document stratégique d’une importance capitale, qui est destiné à structurer et orienter, sur les cinq prochaines années, la modernisation numérique de l’administration économique ivoirienne.

Au cœur de cette nouvelle approche stratégique se trouve une feuille de route opérationnelle ambitieuse, qui ne représente rien de moins que l’ossature financière et technique du SDSI. Ce projet ambitieux prévoit la mise en œuvre de six programmes spécifiques, déclinés en quarante-quatre projets minutieusement planifiés, et nécessitera un budget global impressionnant de 10,156 milliards FCFA. 

Ainsi, ces investissements seront destinés à des chantiers structurants d’une grande envergure, notamment la modernisation des centres de données, qui joueront un rôle crucial dans l’optimisation des ressources informatiques, le renforcement de la cybersécurité pour protéger les données sensibles, la mise en place d’un cloud souverain qui permettra un accès sécurisé et contrôlé aux informations, ainsi que le développement des compétences numériques au sein du ministère, afin de former des professionnels aguerris capables de naviguer dans ce nouvel environnement technologique. 

L’objectif est clair et bien défini : doter chaque entité du ministère des outils et des savoir-faire nécessaires pour répondre efficacement aux défis d’une économie de plus en plus numérisée et concurrentielle. La cérémonie, qui s’est tenue récemment et a été présidée au nom de la ministre Kaba Nialé par son directeur de cabinet, Dr Yéo Nahoua, a rassemblé une soixantaine d’acteurs institutionnels ainsi que des experts techniques, selon la note ministérielle publiée ce 16 décembre dernier. 

Cet événement symbolise l’aboutissement d’un processus long et méticuleux, engagé plusieurs mois auparavant, jalonné par un atelier de validation qui s’est tenu en septembre dernier. Ce processus s’inscrit pleinement dans le cadre des priorités définies par le Plan national de développement (PND) pour la période 2026–2030, dont l’un des axes majeurs est la mise en place du numérique comme pierre angulaire de l’amélioration de la performance publique dans divers secteurs.

Au cours de cette réunion, Hien Toto Michel, directeur des Systèmes d’Information et de la Digitalisation au sein du Ministère de l’Économie, des Finances et du Développement (MEPD), a eu la délicate tâche de présenter les résultats d’une étude exhaustive. Il a ainsi dressé un état des lieux précis et lucide des faiblesses actuelles du système, mettant en lumière plusieurs dysfonctionnements préoccupants. Parmi les problèmes majeurs identifiés, on peut souligner la présence d’une multiplicité de plateformes qui ne sont pas interconnectées, ce qui entraîne des complications considérables dans le partage et la gestion des données.

 De plus, l’obsolescence des infrastructures techniques actuelle fait peser un risque sur l’efficacité des opérations, tout comme l’insuffisance des dispositifs de sécurité informatique, qui laisse les systèmes vulnérables à des menaces extérieures. Face à ces limites systémiques, le Schéma Directeur des Systèmes d’Information (SDSI) pour la période 2026–2030 propose une refonte en profondeur, articulant des solutions innovantes et adaptées aux défis contemporains du secteur numérique.

Au-delà de la dimension technologique, le Schéma Directeur des Systèmes d’Information (SDSI) 2026–2030 s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’État, qui intègre des objectifs ambitieux pour améliorer l’efficacité des services publics. Dans ce cadre, le numérique devient non seulement un levier de transparence, de coordination administrative et de performance économique, mais également un élément central pour renforcer la confiance du citoyen envers les institutions. 

Avec une programmation claire, des projets identifiés qui répondent aux enjeux contemporains, et un budget sécurisé qui assure la pérennité de ces initiatives, le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Planification du Développement (MEPD) se dote ainsi des moyens nécessaires pour réussir sa mutation digitale. Cela lui permettra de mettre en œuvre des solutions innovantes et adaptées, tout en renforçant son rôle stratégique dans la conduite des politiques de développement, visant à améliorer la qualité de vie des citoyens et à favoriser une croissance économique inclusive et durable.

Moussa KONÉ 

Au Congo, un eurobond de 145 milliards de FCFA obtenu sur le marché financier international 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Congo, les autorités gouvernementales expriment à nouveau leur volonté manifeste de solliciter les investisseurs internationaux, dans le but de stimuler la croissance économique et de renforcer les finances publiques. Selon un rapport de l’agence de presse Reuters, la République du Congo a annoncé ce mercredi 17 décembre 2025, sa décision stratégique de rouvrir l’eurobond émis un mois plus tôt. 

Cette initiative a pour objectif de lever 260 millions USD, ce qui correspond à environ 145,1 milliards FCFA, des fonds qui sont cruciaux pour le pays. L’opération vise spécifiquement à refinancer une partie de la dette intérieure qui arrive à échéance durant les mois de janvier et février 2026, tout cela dans un contexte de fortes contraintes budgétaires qui pèsent lourdement sur l’économie de la nation.

D’après les informations détaillées rapportées par Reuters, cette réouverture de l’eurobond portera à un total impressionnant de 930 millions USD, équivalant à 519,3 milliards FCFA, le montant total de l’emprunt international du Congo. Les titres concernés par cette opération affichent un coupon attractif de 9,875 %, et les investissements ont une maturité qui s’étend entre 2028 et 2032.

 Il est important de noter que cette émission a été notée CCC+ par des agences de notation reconnues telles que Fitch Ratings et S&P Global Ratings. Ce niveau de notation indique un risque de crédit très élevé, ce qui souligne les défis économiques auxquels le Congo est confronté, tout en mettant en lumière l’importance cruciale de l’engagement des investisseurs internationaux pour l’avenir économique du pays.

Cette nouvelle mobilisation de capitaux, qui s’inscrit dans une stratégie financière bien définie, vient compléter l’eurobond de 670 millions USD, soit environ 374,1 milliards FCFA, émis début novembre 2025. Ce dernier représente la première opération significative du Congo sur les marchés financiers internationaux depuis près de deux décennies, marquant ainsi une étape importante dans la réintégration du pays dans le système financier mondial. 

Le ministère congolais des Finances, dans un communiqué officiel daté du 5 novembre 2025, avait au préalable précisé que cette émission avait été soigneusement arrangée par la banque d’investissement Citigroup. Cette opération a une échéance finale fixée en novembre 2032, avec un remboursement qui sera échelonné judicieusement entre les années 2028 et 2032, permettant ainsi une gestion plus souple des finances publiques.

Selon les autorités congolaises, les ressources significatives levées en novembre, ainsi que celles qui sont attendues par le biais de la réouverture des marchés annoncée pour décembre, sont intégralement destinées à un refinancement stratégique de la dette intérieure de marché. Ce rôle de refinancement est crucial, car les échéances concernées fluctuent entre novembre 2025 et février 2026, et visent à alléger le fardeau financier du pays. 

L’objectif clairement affiché est de remplacer une dette à court terme, souvent jugée plus contraignante et risquée pour la trésorerie de l’État, par un financement de plus longue maturité. Cela devrait contribuer à desserrer les tensions de liquidité qui pèsent sur les finances publiques, offrant ainsi au gouvernement une plus grande flexibilité dans sa gestion budgétaire tout en renforçant la confiance des investisseurs envers la stabilité économique du pays.

Cette stratégie intervient à un moment critique pour la République du Congo, qui se trouve actuellement confrontée à une pression financière extrêmement élevée sur sa dette publique, une situation qui pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie nationale. Selon un rapport récent de Reuters, le ratio de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB) du pays atteint un alarmant 96 %, ce qui représente un niveau largement supérieur au plafond communautaire de 70 % établi par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), rendant la situation d’autant plus préoccupante.

Dans cette optique, et afin de tenter d’inverser cette trajectoire inquiétante, les autorités congolaises ont mis sur pied un plan ambitieux de désendettement à moyen terme qui vise à restaurer une certaine stabilité financière. D’après les estimations fournies par la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), l’encours total de la dette nationale devrait enregistrer une réduction significative, passant de 5 565,9 milliards de FCFA en 2025 à seulement 2 720,7 milliards de FCFA, équivalant à environ 4,86 milliards FCFA, en 2030. Cela représente une réduction presque spectaculaire de près des deux tiers, ce qui souligne l’intensité des efforts déployés. 

Notons que ce plan de désendettement mettra l’accent principalement sur la dette intérieure, qui est censée diminuer de 73 %, tandis que la dette extérieure, quant à elle, sera réduite de 49 %, reflétant ainsi une volonté forte de réduire la vulnérabilité économique du pays face aux fluctuations du marché international.

Korotoumou Sylla 

Au Gabon, les tirages réalisés sur le marché intérieur atteignent 1 783,7 milliards FCFA au 31 octobre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Gabon, le financement public du pays s’appuie de manière prédominante sur le marché financier régional selon les données disponibles à la date du 31 octobre 2025. En effet, sur un volume global de décaissements s’élevant à 2 416 milliards FCFA, les tirages réalisés sur le marché intérieur atteignent un montant significatif de 1 783,7 milliards FCFA tandis que les financements en provenance de l’extérieur se chiffrent à 632,3 milliards FCFA. 

Il est intéressant de noter que les ressources mobilisées au niveau local proviennent principalement des Obligations du Trésor Assimilables (OTA), qui représentent un montant considérable de 1 480,8 milliards FCFA. À cela s’ajoutent un emprunt obligataire à tranches multiples, qui s’élève à 248,4 milliards FCFA, ainsi que des emprunts bancaires d’un montant de 50 milliards FCFA, montrant ainsi une diversité dans les sources de financement.

Cette orientation en faveur du financement intérieur se reflète également dans la gestion du service de la dette, qui constitue un indicateur crucial de la santé financière de l’État. À la fin du mois d’octobre 2025, le service total dû par le gouvernement Gabonais s’élève à 1 736,8 milliards FCFA, dont une partie importante, soit 1 119,1 milliards FCFA, doit être réglée au titre de la dette intérieure, représentant ainsi près de 64% du total des obligations de remboursement.

 L’analyse du service intérieur révèle qu’il est composé de 964,6 milliards FCFA de remboursements de capital et de 154,4 milliards FCFA liés aux intérêts, ce qui confirme le poids croissant des engagements domestiques dans la structuration de la dette publique gabonaise et souligne l’importance stratégique de l’économie locale dans le financement des activités gouvernementales

L’encours de la dette publique, un indicateur crucial de la santé économique d’un pays, traduit la même dynamique préoccupante. À la fin d’octobre 2025, l’encours total de la dette atteint un montant colossal de 8 606,6 milliards FCFA, une somme qui reflète l’interaction complexe entre les obligations financières tant intérieures qu’extérieures. Ce montant impressionnant est réparti de manière significative entre 4 391,9 milliards FCFA de dette intérieure et 4 214,8 milliards FCFA de dette extérieure. 

En ce qui concerne la dette intérieure, celle-ci est dominée par les engagements envers le marché financier régional, un secteur qui à lui seul totalise 3 218,5 milliards FCFA. Ce montant considérable l’emporte de loin sur d’autres types de dettes, telles que les dettes bancaires, qui s’élèvent à 446,9 milliards FCFA, et les moratoires, qui représentent 726,5 milliards FCFA.

En observant la tendance sur une période d’un an, on constate que l’encours global de la dette a progressé de 1 473,5 milliards FCFA, marquant ainsi une hausse significative de 20,7% par rapport aux chiffres enregistrés en décembre 2024. Cette évolution préoccupante s’explique principalement par l’augmentation des engagements nets, qui a été fortement portée par les émissions sur le marché régional.

 À la fin d’octobre 2025, cette source de financement, essentielle et stratégique, apparaît ainsi comme le principal vecteur de mobilisation de ressources pour l’État gabonais. Ce système de financement est crucial non seulement pour répondre aux besoins budgétaires de l’État, mais également pour assurer une gestion rigoureuse et efficace de la dette dans son ensemble, ce qui soulève des questions importantes sur la viabilité à long terme de telles stratégies économiques.

Yaya KONE 

Au Mali, le Colonel Cheickné Hamala Diallo, un homme de bonne probité au commande des douanes 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Colonel Cheick Hamala Diallo a été officiellement désigné pour prendre les rênes de la Direction Générale des Douanes du Mali, une décision significative qui a été par ailleurs adoptée lors du conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 3 décembre. Ainsi, le Colonel Cheickné Hamala Diallo, un homme de bonne probité connu pour son intégrité et son sens aigu de la responsabilité, se trouve actuellement à la tête des douanes, une institution cruciale pour la régulation du commerce et la sécurité nationale. 

Son leadership est caractérisé par une approche rigoureuse de la lutte contre la contrebande et la corruption, ce qui lui vaut le respect et l’admiration de ses collègues ainsi que de la population malienne. Grâce à ses efforts inlassables, il s’efforce de moderniser les pratiques douanières tout en garantissant la transparence et l’efficacité dans les opérations, contribuant ainsi à un Mali plus prospère et mieux encadré sur le plan économique.

Cette nomination de grande envergure traduit une confiance renouvelée et indéniable envers un cadre éminent, qui est non seulement reconnu pour son expertise pointue, mais également pour sa rigueur sans faille au sein de l’administration douanière. Les responsables gouvernementaux espèrent que sous sa direction, les douanes maliennes pourront améliorer leur efficacité opérationnelle tout en renforçant la lutte contre la contrebande et la fraude, ce qui est crucial pour le développement économique du pays et la sécurité de ses frontières.

Fort d’une carrière solide jalonnée d’expériences significatives et d’une connaissance approfondie du terrain, le Colonel Diallo a occupé plusieurs postes de responsabilité à travers le pays, ce qui lui a permis de se forger une réputation respectée au sein des forces armées et des institutions publiques. Il s’est notamment distingué en tant que Directeur Régional des Douanes, un rôle où il a exercé une influence déterminante dans des régions clés telles que Ségou, Sikasso et Mopti, qui sont non seulement des bastions culturels mais également des zones stratégiques sur les plans économique et sécuritaire. 

Aussi, ces affectations successives l’ont positionné au cœur des principaux enjeux liés au commerce, à la circulation des marchandises et à la surveillance des frontières, tout en étant confronté à des défis variés qui ont nécessité une grande sagacité et des compétences en gestion de crise pour naviguer dans des situations parfois délicates. Dans ce rôle, il a dû établir des mécanismes de coopération étroits avec d’autres agences gouvernementales et des partenaires internationaux, renforçant ainsi les capacités locales en matière de réglementation douanière et de sécurité des échanges.

La lutte contre la contrebande, qui représente un défi majeur pour la sécurité économique et sociale, les trafics illicites, y compris ceux liés à des produits dangereux et à des substances prohibées, ainsi que la protection des frontières, souvent considérées comme les lignes de défense d’une nation, seront au centre des missions cruciales et stratégiques qui seront confiées au nouveau Directeur Général. Ce dernier devra naviguer dans un environnement complexe, en mettant en œuvre des stratégies adaptées pour lutter efficacement contre ces menaces tout en assurant la sécurité et le bien-être de la population.

Cette nomination intervient dans un contexte socio-économique et politique où le rôle des Douanes est plus crucial que jamais, non seulement en raison de leur contribution significative aux recettes publiques, qui sont essentielles pour le financement des services et des infrastructures, mais aussi pour la sécurité nationale, car elles jouent un rôle fondamental dans la lutte contre la contrebande et le trafic illicite. En effet, dans un monde globalisé où les échanges commerciaux se multiplient, la vigilance des Douanes est de mise pour protéger à la fois l’économie locale et les citoyens. 

Notons que c’est dans ce cadre que le Colonel Cheick Hamala Diallo, un homme d’expérience reconnu pour son leadership et sa capacité à gérer des situations complexes, est désormais chargé de conduire cette institution historique et respectée vers une dynamique de réforme et de performance accrue, visant à moderniser ses opérations et à améliorer l’efficience de ses services tout en renforçant les contrôles et les procédures afin de s’adapter aux défis contemporains.

Daouda Bakary KONÉ 

Ghana: les producteurs de noix de cajou se retrouvent confrontés à une baisse significative de leurs revenus

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Ghana, les producteurs de noix de cajou se retrouvent confrontés à une baisse significative de leurs revenus, une situation alarmante qui s’aggrave avec l’annonce récente d’un nouveau prix minimum établi à seulement 12 cédis par kilogramme pour la campagne 2025/2026. Cette décision émanant de la Tree Crops Development Authority constitue un recul de 20% par rapport au tarif de 15 cédis qui avait été appliqué lors de la saison précédente.

Ce changement repérable dans le secteur est particulièrement préoccupant, car il marque un tournant brutal et inattendu pour une filière qui, au cours des dernières années, semblait enfin avoir retrouvé une forme de stabilité et d’équilibre après de nombreuses difficultés économiques et environnementales. Les producteurs, qui avaient commencé à envisager l’avenir avec un espoir renouvelé, doivent dorénavant naviguer dans des eaux tumultueuses, suscitant des inquiétudes quant à la viabilité de leurs exploitations et leur capacité à subvenir aux besoins de leurs familles.

La décision a été entérinée le 10 décembre 2025 lors d’une consultation cruciale et minutieusement organisée à Techiman, une ville dynamique située au cœur du pays à environ 330 kilomètres d’Accra, la capitale. Cette rencontre a rassemblé l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, créant un forum où les opinions, les préoccupations et les recommandations de chacun ont pu être exprimées et débattues de manière ouverte. Les autorités ont justifié cette révision à la baisse du prix en se fondant sur les réalités fluctuantes et souvent imprévisibles du marché international, mettant en avant un prix FOB de référence, soigneusement établi à 1 400 dollars la tonne métrique.

La formule de calcul officielle qui avait été élaborée pour déterminer le prix, en intégrant des éléments essentiels tels que le taux de change moyen sur une période de six mois ainsi que les coûts opérationnels associés, avait initialement conduit à un prix indicatif de 11,16 cédis par kilogramme. Cependant, conscient des difficultés que cela pourrait poser pour les producteurs locaux, les parties prenantes ont finalement fait le choix stratégique d’opter pour un chiffre rond légèrement supérieur, permettant ainsi d’atténuer l’impact financier sur ces derniers et d’assurer leur viabilité économique.

Cette contraction des prix intervient dans un contexte particulièrement volatil et incertain pour le secteur, où les fluctuations économiques peuvent facilement impacter les acteurs impliqués. En particulier, la filière cajou ghanéenne, qui se trouve au cœur de cette problématique, avait connu des turbulences majeures qui ont perturbé l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment marquées par un effondrement dramatique du prix minimum, qui avait chuté à 7 cédis en 2024.

Cette situation tragique était principalement due à des problèmes de qualité des récoltes, entraînant ainsi des pertes considérables pour les producteurs locaux qui dépendent de cette culture pour leur moyen de subsistance. Cependant, le redressement spectaculaire, atteignant 15 cédis pour la saison 2024/2025, avait alors redonné un semblant d’espoir et de motivation aux agriculteurs, qui avaient précédemment bénéficié d’un prix de 8,50 cédis en 2023, leur permettant d’envisager un avenir plus prometteur.

Malheureusement, cette nouvelle baisse soudaine des prix soulève des inquiétudes croissantes quant à la viabilité économique des exploitations, qui peinent à maintenir leur équilibre financier, dans un pays où le secteur des cultures arboricoles représente un pilier essentiel de l’économie rurale, soutenant non seulement les familles agricoles mais également l’ensemble des communautés qui dépendent de ces ressources.

Notons que les autorités ont en outre souligné que tout achat de noix de cajou brutes à un prix inférieur au tarif minimum constitue une infraction. Des mécanismes de contrôle seront mis en place pour garantir le respect de cette réglementation et protéger les producteurs contre les pratiques déloyales des intermédiaires. Pout rappel , la Tree Crops Development Authority, organisme clé dans la gestion et le développement des cultures arboricoles, s’appuie sur un ensemble de mesures d’application rigoureuse afin de garantir la préservation d’un équilibre délicat au sein d’une filière qui est profondément affectée par les fluctuations imprévisibles et souvent tumultueuses des marchés internationaux.

Notons que ces initiatives visent non seulement à stabiliser les rendements des cultures et à sécuriser les revenus des producteurs locaux, mais elles cherchent également à renforcer la résilience de l’industrie face aux défis économiques, environnementaux et sociopolitiques qui peuvent surgir à tout moment, perturbant ainsi la chaîne d’approvisionnement et menaçant la viabilité à long terme de cette secteur vital.

Mariam KONE