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Au Burkina Faso, un financement de trois milliards FCFA au Bureau national des grands projets agricoles

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ripe ear of corn in the corn field. Ripe head of orange corn

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la coopération sino-burkinabè se renforce de manière significative dans un secteur vital pour l’avenir du pays, alors que la Chine a récemment octroyé un financement de trois milliards FCFA au Bureau national des grands projets. 

Cette enveloppe financière, qui équivaut à environ cinq millions de dollars, a pour objectif de soutenir les efforts du Burkina Faso en matière de production agricole, particulièrement dans un contexte où le pays fait face à des défis persistants en matière de sécurité alimentaire et de résilience du monde rural, des problématiques exacerbées par les aléas climatiques et les crises sécuritaires.

Les ressources qui ont été mobilisées s’inscrivent pleinement dans le cadre de l’initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire, une initiative ambitieuse portée par les autorités burkinabè et qui témoigne de leur engagement à améliorer les conditions de vie des agriculteurs. 

Ce financement stratégique vise à améliorer concrètement les capacités de production à travers l’acquisition d’intrants agricoles essentiels, tels que des engrais de qualité et des semences améliorées, en plus de favoriser le soutien à la mécanisation des exploitations agricoles. L’objectif affiché à cet égard est d’accroître les rendements agricoles, de garantir la sécurité alimentaire et de sécuriser les campagnes agricoles sur l’ensemble du territoire national, tout en contribuant à la stabilité socio-économique du pays et à la lutte contre la pauvreté.

Au-delà de l’appui financier qui est indéniablement crucial pour le développement immédiat, ce don illustre de manière significative la volonté stratégique de Pékin de consolider son partenariat précieux avec Ouagadougou, dans un domaine qui est considéré comme vital pour l’avenir économique des deux nations. 

La coopération agricole entre la Chine et le Burkina Faso ne se limite pas seulement à des transferts monétaires ; elle repose également sur un accompagnement technique étayé, sur des programmes de formation adaptés et sur le transfert de savoir-faire, autant de leviers jugés essentiels pour renforcer durablement les capacités locales dans un contexte de développement global.

Pour le Burkina Faso, cet appui survient à un moment particulièrement clé où l’agriculture demeure un pilier fondamental de l’économie nationale, et représente une source de subsistance incontournable pour une large part de la population qui dépend de cette activité pour sa survie quotidienne. 

Notons que les autorités burkinabées misent résolument sur ces soutiens ciblés pour réduire la dépendance alimentaire chronique du pays, stimuler de manière significative la production nationale, et sublimer les conditions de vie des producteurs agricoles. Ceci est d’autant plus vital dans un environnement régional et sécuritaire encore fragile, où les défis sont nombreux et où chaque soutien peut provoquer des changements positifs dans la vie des agriculteurs et des communautés rurales.

Korotoumou Sylla

Au Bénin, le trésor public mobilise 100 milliards de FCFA sur le marché régional de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, dix jours après la tentative manquée de coup d’État survenue le 7 décembre dernier, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi, le 16 décembre, à effectuer une sortie sur le marché régional de la dette publique de l’UMOA, ce qui souligne non seulement la résilience des institutions financières du pays, mais aussi l’appétit soutenu et la confiance des investisseurs envers la signature béninoise.

 À l’issue de cette opération, Cotonou a réussi à mobiliser un montant significatif de 100 milliards FCFA, correspondant exactement à ce qui avait été initialement recherché, et ce, dans un contexte de liquidité qui demeure encore très sélectif sur les marchés régionaux, ce qui rend cet exploit d’autant plus remarquable. 

L’opération de mobilisation des fonds a été soigneusement structurée exclusivement autour de trois Obligations assimilables du Trésor (OAT), avec des maturités de 4, 6 et 10 ans. Cela traduit la volonté stratégique des autorités béninoises d’allonger la duration de leur dette, ce qui est essentiel pour optimiser la gestion financière du pays, tout en consolidant le profil de remboursement à moyen et long terme, en vue de garantir une meilleure prévisibilité et une stabilité pour l’économie nationale.

La levée récente de fonds a suscité un intérêt marqué des investisseurs régionaux, illustrant ainsi une confiance accrue envers l’économie locale et ses perspectives de croissance. Les soumissions, qui ont atteint un impressionnant total de 117,83 milliards de FCFA, ont révélé une dynamique d’investissement très favorable, avec un taux de couverture de 117,83 %, ce qui est non seulement significatif mais également supérieur au montant mis en adjudication initialement. Face à cette demande très encourageante, l’argentier béninois, tout en étant conscient des possibilités qu’offre cette situation, a toutefois choisi de s’en tenir strictement à son objectif initial. Il a ainsi décidé de retenir 100 milliards de FCFA, ce qui correspond à un taux d’absorption de 84,87 %. 

Ce choix, loin d’être anodin, traduit une gestion prudente de l’endettement, affirmant une volonté de privilégier la discipline budgétaire à une mobilisation opportuniste de liquidités supplémentaires. Cela s’avère d’autant plus significatif dans un contexte où les conditions de marché sont jugées favorables, car cela démontre une approche réfléchie et stratégique dans la gestion des ressources financières, soulignant la capacité du gouvernement à naviguer avec précaution dans un environnement économique en pleine évolution.

Dans le détail, l’OAT de maturité 4 ans s’est imposée comme le produit phare de cette émission spécifique sur le marché, attirant l’attention des investisseurs grâce à des caractéristiques jugées particulièrement attractives et favorables. Elle a concentré l’essentiel de l’intérêt des investisseurs, démontrant ainsi son statut de choix privilégié, avec des conditions que beaucoup considèrent comme très avantageuses. En effet, les titres ont été retenus à un prix marginal de 9 800 FCFA, pour un rendement moyen pondéré de 6,44%, un niveau qui se révèle compétitif au regard du contexte monétaire régional complexe et des arbitrages minutieux opérés par les investisseurs entre risque et rendement, deux facteurs cruciaux dans leurs décisions d’investissement.

Fait notable, la totalité des offres retenues sur cette ligne, représentant un investissement significatif, provient exclusivement d’investisseurs togolais, soulignant ainsi le rôle de plus en plus central et stratégique du Togo sur le marché régional de la dette souveraine. Cette prédominance togolaise dans une émission d’une telle envergure illustre non seulement la profondeur croissante du marché financier togolais, mais témoigne également de la force économique de ce pays, portée notamment par les banques dynamiques, les institutions financières bien établies et les investisseurs institutionnels basés à Lomé. Ce phénomène, qui confirme également la confiance accrue accordée à la signature béninoise, est perçue comme relativement solide et fiable au sein de l’espace UMOA, grâce à une trajectoire économique et financière jugée prometteuse, renforçant ainsi l’attrait de cette région pour les investisseurs locaux et internationaux.

Au-delà de l’opération ponctuelle, cette levée de fonds met véritablement en lumière la recomposition complexe et dynamique des flux de capitaux au sein de l’Union, où certains marchés nationaux émergent avec force et commencent à s’affirmer comme des pourvoyeurs majeurs de liquidité pour les émissions souveraines. En réussissant cette émission sans céder à la tentation d’un surfinancement, le Trésor béninois envoie un signal puissant de crédibilité et de discipline financière aux marchés, renforçant ainsi sa position et sa réputation dans le paysage financier. Ce positionnement stratégique, mûrement réfléchi et soigneusement orchestré, pourrait s’avérer déterminant pour ses prochaines sorties sur le marché UMOA-Titres, surtout à mesure que la concurrence entre les différentes signatures souveraines s’intensifie dans la sous-région. 

Notons que dans un contexte économique où l’accès aux financements est devenu crucial pour le développement, cette démarche illustre non seulement la volonté du Bénin de s’inscrire dans une dynamique de réformes et de modernisation économique, mais également sa détermination à attirer de nouveaux investisseurs tout en renforçant la confiance de ceux déjà présents.

Daouda Bakary KONÉ 

Mobilisation des ressources financières : le FAD revendique 11 milliards de dollars auprès de 43 partenaires techniques 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, dans un contexte mondial marqué par le durcissement des conditions financières suite à divers défis économiques, ainsi que par la contraction persistante de l’aide publique au développement, les gouvernements et organisations sont confrontés à des arbitrages budgétaires de plus en plus contraints et complexes. 

Dans ce paysage difficile, le Fonds africain de développement (FAD) a récemment réalisé une performance sans précédent, illustrant ainsi sa résilience et son engagement envers le développement du continent. En effet, sa 17e reconstitution de ressources, connue sous le nom de FAD-17, a permis de lever un montant record et impressionnant de 11 milliards de dollars (soit environ 6 136 milliards FCFA) auprès de 43 partenaires, établissant ainsi un nouveau jalon en tant que la plus importante mobilisation de l’histoire de ce guichet concessionnel du groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

Au-delà du chiffre impressionnant, qui représente une augmentation significative de 23% par rapport à la reconstitution précédente, ce succès remarquable engage un tournant stratégique majeur. Ce passage, qui s’effectue de manière réfléchie et assumée, reflète une transition d’une logique d’aide traditionnelle à une approche résolument axée sur l’investissement et la dynamique de développement. Cette nouvelle vision intègre des concepts tels que le partage des risques et la mise à l’échelle ambitieux des financements destinés à l’Afrique. Dans un environnement international peu favorable au financement du développement, où les conditions économiques sont souvent réticentes à soutenir les initiatives de croissance, la performance du FAD se distingue comme un signal positif, prouvant qu’il est possible de redéfinir les stratégies de développement pour répondre aux besoins pressants de la région tout en consolidant une dynamique d’amélioration durable pour l’avenir.

Pour Sidi Ould Tah, qui occupe le poste de président du groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), l’enjeu de la situation actuelle s’avère être d’une portée bien plus vaste qu’une simple action de levée de fonds. Il a exprimé avec force que : « Il ne s’agit pas seulement d’une reconstitution de ressources. C’est un tournant significatif. » Il a insisté sur le fait que nos partenaires ont décidé de privilégier l’ambition en optant pour une vision proactive, choisissant l’investissement comme levier de progrès au lieu de céder à l’inertie paralysante qui pourrait freiner le développement. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de soutien exceptionnel qui arrive alors que le nouveau président de la BAD s’apprête à mener ses premières négociations de reconstitution de manière déterminée, engrangeant un soutien robuste en faveur de son agenda de développement, lequel est soigneusement structuré autour de quatre points cardinaux essentiels.

Un autre fait marquant qui se distingue lors de cette conférence, le FAD-17, est l’engagement sans précédent des pays africains eux-mêmes, soulignant une dynamique de solidarité et d’auto-suffisance au niveau continental. Vingt-trois pays du continent, manifestant un élan collectif, ont fait le choix de contribuer financièrement à leur propre guichet concessionnel, une initiative qui est une première historique et qui témoigne d’une évolution significative. Au total, une somme impressionnante de 182,7 millions de dollars a été promise par les États africains, avec la participation de 19 pays contributeurs pour la première fois, ce qui représente un montant colossal, cinq fois supérieur à celui de la reconstitution précédente. Ce geste, loin d’être symbolique, incarne un engagement profond et résolu envers le développement économique et social du continent africain.

Autre innovation majeure de cette reconstitution, la mise en place, pour la première fois, de partenariats de cofinancement concessionnel parallèles au FAD. Plusieurs institutions ont annoncé des engagements significatifs, dont jusqu’à 800 millions de dollars de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), ainsi que jusqu’à 2 milliards de dollars du Fonds de l’OPEP pour le développement international. Ces alliances inaugurent une nouvelle génération de partenariats à risque partagé, capables de soutenir des projets transformationnels, y compris dans des environnements fragiles ou à haut risque.

Un succès salué sur la scène internationale

La session d’annonce des contributions, coorganisée à Londres par le Royaume-Uni et le Ghana, a marqué la fin d’un processus de négociation de grande envergure qui s’est étalé sur une période d’un an entière, le tout se déroulant dans un climat caractérisé par une incertitude géopolitique et économique particulièrement palpable. Ce contexte a rendu les discussions encore plus cruciales pour déterminer l’avenir des contributions. Londres et Accra ont unanimement salué le rôle stratégique que joue le Fonds dans la réduction de la vulnérabilité des pays africains et dans le soutien à leur développement durable.

Pour la baronne Jenny Chapman, ministre d’État britannique en charge du Développement international et de l’Afrique, cette reconstitution témoigne d’un partenariat durable et solide avec la Banque Africaine de Développement (BAD), un acteur clé dans la promotion d’une croissance inclusive et equitable à travers le continent. Du côté ghanéen, le Fonds africain de développement (FAD) est considéré comme un instrument central, essentiel pour la stabilisation et la transformation économique du pays, offrant ainsi des perspectives d’avenir prometteuses. Créé en 1972, le FAD a réussi à mobiliser plus de 45 milliards de dollars à travers divers mécanismes tels que des dons, des prêts concessionnels et des garanties, visant à soutenir les pays les plus démunis du continent africain. 

Notons qu’evec l’initiative FAD-17, le Fonds amorce une évolution radicale, tant en termes d’échelle que de paradigme, ce qui suscite de grandes attentes et laisse espérer de nouvelles opportunités pour le développement économique durable en Afrique.

Zangouna KONÉ 

Burkina Faso: l’État  annonce 200  milliards de FCFA pour la construction de l’autoroute Ouagadougou -Bobodioulasso 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, dans un acte de grande portée et ambitieux, le Capitaine Ibrahim Traoré a officiellement lancé ce mardi 16 décembre 2025 les travaux de construction tant attendue de l’autoroute qui reliera les villes stratégiques d’Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. Ce projet d’infrastructure, qui représente un tournant pour le développement du pays, est entièrement financé sur fonds propres nationaux, illustrant la volonté politique d’investir dans le progrès et l’autonomie financière.

 L’autoroute sera dotée d’une configuration moderne de 2×4 voies, conçue selon des normes écologiques strictes, reflétant l’engagement du pays envers des pratiques durables et respectueuses de l’environnement. Le Chef de l’État, lors de ce lancement, a révélé qu’un budget substantiel d’au moins 200 milliards de FCFA sera mobilisé pour l’année 2026, destiné à accélérer l’exécution des travaux, démontrant ainsi une intention claire de mener à bien ce projet ambitieux dans des délais raisonnables.

Cette réalisation s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, qui a pour mission centrale de désenclaver les villes et d’améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire national. Le Capitaine Traoré a souligné l’urgence et l’importance d’une exécution rapide de ce chantier, exhortant les populations des localités traversées à s’impliquer activement et à apporter leur contribution au projet, affirmant que le succès de cette infrastructure dépendra également de l’engagement des citoyens. Cette route, tant attendue par les Burkinabè, constituera finalement un axe de connexion efficace entre les deux principales métropoles du pays, facilitant ainsi les échanges économiques, culturels et sociaux entre les régions, et promettant un avenir meilleur pour tous les habitants.

Au-delà de cette autoroute, le Président du Faso a dévoilé une ambition plus large et ambitieuse pour le réseau routier national, faisant preuve d’une vision à long terme qui aspire à transformer le paysage des infrastructures de transport du pays. Le gouvernement prévoit de relier l’ensemble des chefs-lieux de régions par des autoroutes modernes et efficaces, créant ainsi un maillage territorial complet qui facilitera non seulement les déplacements des citoyens, mais aussi le commerce et l’intégration économique entre les différentes régions. 

Cette vision audacieuse explique notamment la transformation du projet initial de route Koudougou-Yako en une autoroute à deux voies (2×2), dont le lancement tant attendu interviendra très prochainement, marquant une étape significative dans l’amélioration des infrastructures routières. Selon le Capitaine Ibrahim Traoré, l’objectif consiste non seulement à établir des connexions autoroutières depuis la capitale, Ouagadougou, vers chaque capitale régionale, mais aussi à renforcer les échanges entre les chefs-lieux eux-mêmes, permettant ainsi une fluidité dans les déplacements. 

Notons que ces investissements massifs dans les infrastructures routières témoignent de la volonté déterminée des autorités burkinabè de moderniser le réseau de transport du pays, tout en répondant aux besoins croissants d’une population en quête de progrès. En mobilisant des ressources nationales pour ces projets d’envergure, le Burkina Faso affirme sa capacité à financer lui-même son développement infrastructurel, plaçant le désenclavement au cœur de sa stratégie de développement économique et visant à promouvoir une croissance durable qui bénéficiera à l’ensemble de la population.

Moussa KONÉ 

BEAC: Baisse significative des réserves de change de la zone CEMAC à l’issue de l’année en cours 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Réunis à Yaoundé, la capitale vivante et dynamique du Cameroun, le 15 décembre 2025, les membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ont pris la décision significative d’ajuster à la baisse leurs anticipations concernant le niveau des réserves de change de la zone Cemac à l’issue de l’année en cours. 

Cette annonce cruciale, qui a des implications importantes pour l’économie de la région, figure en bonne place dans le communiqué officiel publié à l’issue de la quatrième session ordinaire du CPM, une réunion tenue sous la présidence du gouverneur de la BEAC, M. Yvon Sana Bangui, un homme reconnu pour son expertise en matière de politique économique.

Selon cette communication officielle émanant de la banque centrale, les réserves de change prévues pour la Cemac devraient s’établir à un total de 6 377,3 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, ce qui représente une baisse annuelle de 2,6 % par rapport à l’année précédente. Il est important de noter que ce montant préoccupant correspond à seulement 4,2 mois d’importations de biens et services, en nette diminution par rapport à 4,9 mois un an plus tôt, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité des six pays de la zone à gérer leurs opérations d’importation. 

En d’autres termes, les devises disponibles dans ce contexte économique difficile seraient suffisantes pour financer près de cinq mois d’achats à l’étranger pour l’ensemble des pays de la région, une situation qui appelle une attention particulière de la part des décideurs économiques afin de garantir la stabilité monétaire et la croissance économique dans les mois à venir. Cette révision intervient dans un contexte économique marqué par de fortes tensions ponctuelles sur les réserves de change au cours de l’année, générant des préoccupations parmi les acteurs du marché et les économistes. 

Lors d’une conférence de presse organisée le 29 septembre 2025, à l’issue du troisième Comité de politique monétaire, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, avait reconnu l’existence d’un  » trou  » d’environ 1 000 milliards de FCFA, un déficit préoccupant qui avait été enregistré durant les mois de juillet et août 2025. Ce contexte difficile soulève des questions sur la stabilité des finances publiques et l’efficacité des politiques monétaires mises en place.

Malgré cet épisode défavorable, Yvon Sana Bangui s’était néanmoins montré confiant et optimiste quant à l’avenir, affirmant avec assurance que la trajectoire de long terme restait favorable, avec des réserves de change qui, selon ses prévisions, devraient atteindre 7 101,7 milliards de FCFA au 31 décembre 2025. Cette projection correspondrait à un taux de couverture extérieur de la monnaie de 73,2%, bien que cela représente une légère baisse par rapport au taux de 74,9% enregistré à la fin de l’année 2024.

 En termes de capacité d’importation, les réserves de change étaient censées couvrir un peu plus de 4,59 mois d’importation de biens et services, ce qui représente une baisse par rapport aux 4,82 mois de couverture observés en 2024, signalant une nécessité pour des mesures proactives en matière de gestion des réserves. Cependant, malgré les attentes initiales, les prévisions optimistes formulées par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) ne se sont pas réalisées, indiquant un retournement de situation préoccupant. 

En effet, à la fin de décembre 2025, les réserves de change devraient se retrouver à un niveau alarmant, se situant même en deça de celui enregistré au 31 août 2025, moment où elles s’élevaient à 6 556 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à environ 10,81 milliards d’euros. Ces chiffres, au lieu d’afficher une tendance à la hausse, montrent une légère contraction de 0,09 % par rapport à l’année précédente, soit au 31 août 2024, ce qui soulève des inquiétudes quant à la stabilité économique de la zone.

Cette baisse des réserves de change, si elle venait à se confirmer, pourrait avoir des répercussions profondes sur l’économie sous-régionale. La BEAC a justifié cette détérioration par plusieurs facteurs négatifs qui ont coïncidé avec la fluctuation des réserves, notamment la diminution significative des appuis budgétaires. Cela survient dans un contexte difficile, marqué par la fin des programmes financiers de plusieurs États membres avec le Fonds monétaire international, ce qui a exacerbé les tensions financières. 

De plus, on observe une augmentation des paiements extérieurs, imposée par les États, pour s’acquitter de leurs obligations liées au service de la dette. Cette situation est aggravée par la hausse des règlements concernant les produits pétroliers, les produits pharmaceutiques et certains produits alimentaires essentiels comme le riz, le blé et le poisson, des éléments qui témoignent de la nette dépendance de la sous-région vis-à-vis de l’extérieur. Enfin, la détérioration des termes de l’échange, reflétée par une baisse de 13,4 %, est attribuable principalement à la chute des cours mondiaux de diverses matières premières, ce qui ne fait qu’ajouter à l’instabilité économique déjà présente dans la région.

« A ceci s’ajoute l’augmentation significative des règlements des dividendes qui sont destinés aux investisseurs étrangers, ce qui a suscité un intérêt accru pour les opportunités d’investissement dans notre pays. De plus, on observe un accroissement notable des transferts rapides, qui facilitent les transactions internationales, ainsi qu’une amélioration de la couverture des soldes monétiques, renforçant ainsi la stabilité et la confiance dans notre système financier », avait renchérit le gouverneur, dont les préoccupations indiquent la dynamique actuelle et l’évolution des flux économiques dans le contexte global.

Mariam KONE 

Au Burkina Faso, l’Etat lance trois plateforme numérique pour doper le système judiciaire du Pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, dans un cadre officiel empreint d’une grande signification, les autorités nationales ont lancé avec enthousiasme trois plateformes digitales novatrices, spécifiquement conçues pour faciliter l’accès aux services judiciaires pour l’ensemble des citoyens, en s’inscrivant dans le cadre plus large de la politique de transformation numérique de l’administration publique du pays.

 Cet événement marquant s’est tenu dans la capitale, Ouagadougou, et a rassemblé un public prestigieux, y compris des responsables gouvernementaux éminents, parmi lesquels figuraient le ministre chargé de la Justice, dont le rôle est crucial dans la mise en œuvre de ces réformes, ainsi que le ministre de la Transition digitale, qui supervise les initiatives liées à la modernisation technologique et à l’évolution numérique de l’État. Ces innovations s’inscrivent dans une volonté claire d’améliorer l’efficacité et l’accessibilité des services juridiques, témoignant d’une vision contemporaine axée sur le progrès technologique au service de la justice sociale et du bien-être des Burkinabè.

Le site web justice‑penale.gov.bf offre une solution moderne et pratique permettant aux citoyens de déposer en ligne leurs plaintes pénales ainsi que de suivre l’évolution de leurs dossiers directement auprès des parquets concernés, ce qui élimine ainsi la nécessité de se déplacer physiquement vers ces institutions, engendrant un gain de temps précieux et une amélioration de l’accès à la justice pour tous.

 D’autre part, e‑permis‑communiquer.gov.bf est spécifiquement dédiée à faciliter le processus de demande de permis de visite pour les proches des personnes qui sont incarcérées, leur permettant ainsi de maintenir des liens familiaux importants malgré les contraintes de la détention. Enfin, la plateforme e‑actes‑rccm.gov.bf met à disposition des utilisateurs la possibilité d’obtenir à distance tous les actes liés au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), rendant ainsi le processus plus accessible, efficace et transparent pour les entrepreneurs et les entreprises qui souhaitent s’informer sur des questions juridiques relatives à leur activité.

Aussi, ces solutions numériques, qui intègrent des technologies avancées et des éléments d’innovation, visent à réduire significativement les délais de traitement des demandes en ligne, à alléger les démarches administratives souvent jugées lourdes et complexes, et à renforcer de manière substantielle la transparence des procédures judiciaires, un aspect fondamental pour gagner la confiance du public. De plus, elles offrent une capacité de suivi en temps réel des dossiers, ce qui contribue à une meilleure visibilité pour les usagers et les professionnels du droit, en leur permettant de rester informés de l’état de leurs demandes à chaque étape du processus.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte de modernisation plus large et ambitieux, où le gouvernement burkinabè s’engage activement à améliorer l’efficacité des services publics via le numérique, afin de répondre aux attentes croissantes de la population en matière de réactivité et de qualité de service. Elle complète ainsi des avancées antérieures importantes, telles que la généralisation du casier judiciaire en ligne, qui permet un accès facilité à l’information judiciaire, et le développement de modules dédiés à la chaîne pénale, visant à rationaliser les procédures pénales et à assurer une meilleure gestion des affaires judiciaires. 

Notons que ces initiatives font partie d’une vision stratégique plus large visant à transformer le paysage administratif du pays, tout en garantissant une meilleure accessibilité et une plus grande équité dans l’accès à la justice.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: les enjeux de la transformation du Coton brut en produits finis à « forte plus-value »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, divers enjeux complexes et multidimensionnels liés à la filière coton s’articulent autour des axes stratégiques suivants, comme l’indique clairement Abdel Rahamane Sy. Tout d’abord, il est crucial de considérer les enjeux économiques et de financement, qui constituent un point névralgique pour la pérennité de cette filière.

En effet, ces enjeux sont centrés sur l’insuffisance de financements structurants, qui se révèle essentielle pour soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur, notamment dans le domaine de la transformation industrielle, qui devrait théoriquement permettre de transformer le coton brut en produits finis à forte plus-value. Toutefois, on observe une dépendance excessive aux subventions publiques, ce qui fragilise considérablement le secteur, ainsi qu’un financement des campagnes agricoles par des partenaires extérieurs, ce qui peut nuire à l’autonomie du pays. De plus, la situation est aggravée par une faible mobilisation du secteur privé, tant national qu’international, et des investisseurs qui semblent hésitants à s’engager dans cette filière pourtant prometteuse.

En ce qui concerne les enjeux d’industrialisation et de transformation locale, la situation est tout aussi préoccupante, car il existe une faible capacité industrielle pour transformer le coton sous forme de fibre en produits à haute valeur ajoutée tels que les textiles, les huiles, les tourteaux, et d’autres produits connexes. Le manque d’incitations fiscales et industrielles constitue un obstacle majeur qui freine l’innovation et l’expansion de la transformation locale, tandis que les opportunités économiques, encore inexploitées, dans le secteur du textile, de l’habillement, et même des sous-produits dérivés, demeurent en friche, ainsi privant le pays de la possibilité de tirer parti de sa riche matière première pour stimuler l’économie locale et créer des emplois durables.

En ce qui concerne les enjeux énergétiques, il est crucial de noter qu’ils se manifestent à travers des défis tels que l’accès limité à une source d’énergie fiable et abordable, en particulier pour les petites unités de transformation implantées dans les zones rurales, où les ressources peuvent être particulièrement rares et précieuses. Il est impératif d’intégrer les énergies renouvelables dans le processus de production et de transformation, afin de garantir une durabilité et une efficacité à long terme dans l’utilisation de ces ressources. De plus, il convient de souligner les enjeux liés au changement climatique qui présentent des dangers réels pour l’agriculture et l’environnement ; parmi eux, on trouve une variabilité climatique accrue, qui affecte de manière significative non seulement les rendements, mais aussi la qualité des récoltes, des éléments vitaux pour la sécurité alimentaire et l’économie locale. Parallèlement, l’érosion des sols, associée à un stress hydrique croissant, intelligemment exacerbé par la dégradation progressive de l’environnement, menace non seulement l’existence des zones de culture, notamment cotonnières, mais également la durabilité de l’écosystème environnant. Il devient donc d’une importance capitale d’adapter les pratiques agricoles en intégrant des semences résilientes, en adoptant des méthodes d’agroécologie et en favorisant la diversification des cultures, afin de renforcer la résilience des exploitations face aux défis climatiques et environnementaux contemporains.

Les enjeux liés à l’assurance agricole et à la protection sociale revêtent une importance cruciale dans le contexte actuel, où l’agriculture fait face à de nombreux défis. En effet, le secteur souffre d’une couverture d’assurance agricole très insuffisante, ce qui laisse les producteurs vulnérables face aux risques climatiques imprévisibles, ainsi qu’aux fluctuations du marché qui peuvent menacer leur subsistance. De plus, il existe une absence préoccupante de mécanismes généralisés de sécurité sociale, tels que l’assurance santé, la retraite ou encore la couverture des accidents de travail, pour tous ceux qui œuvrent au sein de la filière agricole. Il est donc essentiel de promouvoir et d’introduire d’urgence des produits d’assurance qui soient inclusifs et spécifiquement adaptés aux réalités et aux besoins du secteur rural. En ce qui concerne les enjeux humains et sociaux, on constate un manque notable de ressources humaines qualifiées, non seulement sur le plan technique, mais aussi industriel, avec un besoin pressant d’experts tels que des agronomes, des transformateurs, des mécaniciens agricoles, et des techniciens spécialisés dans le domaine textile, entre autres. Par ailleurs, l’insuffisance de programmes de formation continue, d’alphabétisation fonctionnelle et de sensibilisation aux normes de qualité pose de sérieux problèmes pour le développement du secteur. Il est donc impératif de travailler à l’amélioration des conditions de vie, de travail et de logement dans les zones de production, afin d’assurer un environnement favorable aux travailleurs. En outre, la problématique du travail des enfants dans certaines zones est un sujet délicat qui nécessite une attention particulière, et doit être abordée de manière efficace par le biais de l’éducation et de programmes de sensibilisation adaptés, afin de créer un avenir plus juste et durable pour tous.

Les enjeux liés à la viabilisation des zones rurales représentent un ensemble complexe et multidimensionnel qui nécessite une attention particulière. Tout d’abord, il est crucial de souligner l’insuffisance des infrastructures de base, telles que les routes rurales, qui entravent l’accès aux services essentiels, ainsi que les centres de santé, indispensables pour garantir le bien-être des populations locales, et les marchés de proximité, qui sont essentiels pour le commerce et la vie économique des communautés rurales. Parallèlement, la désertification progressive de certaines zones agricoles, une conséquence directe de la pauvreté omniprésente et du manque d’opportunités, compromet la capacité des agriculteurs à subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille. De plus, il existe des besoins urgents en matière d’aménagements hydro-agricoles afin de mieux gérer les ressources en eau et de sécurisation foncière, garanties essentielles pour encourager les investissements dans ces régions.

D’autre part, les enjeux de sécurité alimentaire se manifestent de manière alarmante, mettant en avant le lien direct entre les revenus générés par la culture du coton et les achats alimentaires des ménages ruraux. Ainsi, il est essentiel de répondre aux besoins de diversification des cultures pour renforcer la sécurité alimentaire locale, ce qui peut être réalisé par des initiatives telles que la promotion du coton vivrier, intégrant la culture du coton aux pratiques agricoles de subsistance. Toutefois, les enjeux de recherche agricole et d’innovation nécessitent également une mise en lumière particulière, car ils révèlent une insuffisance des investissements en recherche appliquée, notamment pour le développement de semences améliorées, l’utilisation d’intrants écologiques, et la mise en place de stratégies de lutte intégrée contre les ravageurs. De plus, la faible valorisation des résultats scientifiques produits par les institutions nationales telles que l’IER et l’IPR représente une perte significative de potentiel pour améliorer les pratiques agricoles et pour soutenir le développement durable des zones rurales.

Cependant, les enjeux de la mécanisation agricole sont particulièrement significatifs et reposent sur plusieurs facteurs préoccupants qui affaiblissent le secteur. Tout d’abord, le faible taux de mécanisation observé dans de nombreuses régions entraîne une pénibilité accrue du travail pour les agriculteurs, ce qui se traduit par des efforts physiques considérables nécessaires pour réaliser les tâches quotidiennes, ainsi que par des pertes de productivité notables. De plus, l’accès limité aux équipements modernes adaptés, tels que les tracteurs, les décortiqueuses et les pulvérisateurs, constitue un obstacle majeur à l’amélioration des rendements agricoles, car ces outils sont souvent essentiels pour optimiser le travail des champs et garantir des récoltes de qualité. En outre, l’absence d’un réseau structuré pour la maintenance, la formation et la location de matériel aggrave davantage la situation, rendant difficile pour les agriculteurs de bénéficier des innovations technologiques disponibles. Parallèlement à ces défis techniques, des enjeux d’organisation et de structuration se manifestent également, notamment à travers la structuration encore faible des coopératives et des organisations paysannes (OP), qui se traduit par un encadrement parfois déficient et un manque de ressources organisationnelles. Il est donc impératif de renforcer la gouvernance de ces organisations paysannes, en les connectant à l’amont et à l’aval de la filière agroalimentaire, pour leur permettre de mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur et d’accroître leur influence sur le marché. Enfin, la mise en place d’un système de suivi, de traçabilité et de certification est essentielle, non seulement pour garantir la qualité des produits, mais aussi pour renforcer la confiance des consommateurs et des partenaires commerciaux dans les pratiques agricoles des coopératives.

Au niveau des enjeux de transformation et de consommation locale, il est essentiel de constater la faiblesse persistante de la culture de consommation des produits textiles locaux, laquelle demeure étonnamment faible, en dépit d’un potentiel créatif et identitaire extrêmement riche et prometteur. Ce paradoxe révèle non seulement un manque d’intérêt pour les créations locales, mais également une insuffisance marquée dans la promotion des marques nationales, ainsi que du label “Made in Mali”, qui pourrait, pourtant, jouer un rôle crucial dans l’épanouissement du secteur textile. Par ailleurs, il est impératif de renforcer le lien entre la production, la transformation, la commercialisation locale et l’exportation afin de bâtir des ponts solides qui favoriseraient une synergie bénéfique entre les différents acteurs de cette chaîne de valeur, contribuant ainsi à stimuler l’économie locale et à promouvoir une fierté nationale autour des produits typiquement maliens.

 Dans le contexte des enjeux technologiques et numériques d’aujourd’hui, les acteurs concernés s’engagent pleinement dans l’introduction indispensable de l’intelligence artificielle (IA) au sein de la gestion des données agricoles, ce qui inclut non seulement l’optimisation des processus liés à la prévision des récoltes mais également l’évaluation des risques en matière d’assurance climatique et l’analyse des dynamiques des marchés. Cette évolution passe également par la digitalisation des services agricoles, qui englobe divers aspects tels que le conseil aux agriculteurs, les solutions de financement adaptés à leurs besoins, les achats groupés pour réduire les coûts, ainsi que des systèmes de traçabilité robustes afin d’assurer la qualité et la sûreté des produits agricoles.

Notons que le développement d’applications mobiles spécifiquement conçues pour les producteurs permettra de faciliter l’accès à l’information et d’améliorer la gestion de leurs activités quotidiennes. Il est crucial de souligner que ce panorama global révèle que la filière coton du Mali nécessite une approche multisectorielle cohérente et intégrée, alliant des investissements structurants indispensables, des politiques publiques soigneusement ciblées, une innovation technologique continue et des partenariats dynamiques entre les secteurs public et privé. Cela est essentiel pour garantir que cette filière puisse devenir un véritable moteur durable du développement rural et industriel du pays, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs et à la prospérité économique de la région.

Daouda Bakary KONÉ

Au Mali, Abdel Rahamane Sy, Expert et Consultant dans le Secteur Agricole se bat pour «dynamiser la Filière Coton»

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À Bamako, ce forum, qui s’est tenu, a rassemblé a été un éventail varié d’investisseurs tant nationaux qu’internationaux, a eu pour objectif principal selon Abdel Rahamane Sy, Expert et Consultant dans le secteur notamment dans la filière Coton est de dynamiser la filière Coton, considérée comme un pilier économique majeur et crucial de la région. Actuellement, la filière coton malienne, qui constitue le socle fondamental de l’économie rurale et représente le premier produit d’exportation agricole du pays, se trouve à un moment charnière de son existence, avec des défis et des opportunités qui l’entourent.

Bien que la filière Coton continue de jouer un rôle indispensable pour l’emploi local, les revenus des producteurs ainsi que la stabilité économique des zones rurales environnantes, elle est cependant confrontée à de multiples défis structurants, allant des fluctuations du marché mondial aux changements climatiques, qui conditionnent non seulement sa résilience, mais aussi sa compétitivité à long terme. Cette situation nécessite une réflexion approfondie et des stratégies innovantes afin de garantir que la filière puisse non seulement survivre, mais prospérer dans un environnement économique toujours plus compétitif et complexe.

Ainsi, l’événement se déroulera dans un cadre prestigieux, propice aux échanges et à la collaboration entre les acteurs de l’industrie, et marquera un tournant crucial dans la manière dont le pays aborde sa production cotonnière. En investissant dans cette culture emblématique, les participants auront l’opportunité non seulement d’explorer des technologies agricoles novatrices, mais également de rencontrer des experts et des innovateurs du secteur, prêts à partager des solutions pratiques et durables. Abdel Rahamane Sy, Président de l’association des jeunes pour la valorisation et consultant, expert dans la filière coton, souligne que l’accent sera « mis sur la promotion d’une approche holistique qui intègre non seulement des méthodes de culture avancées, mais également l’utilisation responsable des ressources locales ».

Par ailleurs, l’initiative ambitieuse vise non seulement à améliorer significativement la productivité et la rentabilité des exploitations agricoles locales, mais elle a également pour objectif crucial de créer des emplois durables dans les différentes communautés, apportant ainsi une aide tangible aux populations locales. Dans ce cadre, un soutien précieux sera offert aux producteurs à travers des formations adaptées et l’accès à des ressources variées, leur permettant ainsi de se perfectionner dans leur métier. Cet effort concerté a également pour but de bâtir un avenir meilleur pour les communautés rurales, souvent confrontées à des défis économiques. Grâce à un ensemble bien structuré de programmes de formation axés sur les meilleures pratiques agricoles, les participants auront l’occasion d’acquérir des compétences précieuses et des connaissances approfondies qui leur permettront d’optimiser leurs rendements tout en accédant à de nouveaux marchés, favorisant ainsi leur intégration dans des circuits économiques plus larges. De plus, des opportunités de mentorat enrichissantes seront également offertes, facilitant ainsi l’échange d’expériences entre producteurs aguerris et novices, ce qui favorisera non seulement le partage de techniques, mais également la création d’un véritable réseau de solidarité et d’entraide entre les acteurs du secteur.

Les discussions porteront également sur les impacts environnementaux, un sujet crucial dans le contexte actuel des changements climatiques, avec la nécessité d’adopter des pratiques agroécologiques visant à promouvoir une agriculture durabilité, tout en assurant la compétitivité de la filière sur le marché mondial face à des défis grandissants. Ce dialogue comprendra des acteurs spécialisés dans les sciences de l’environnement et le développement durable, tels que des chercheurs, des agronomes et des représentants d’organisations non gouvernementales, qui partageront des études de cas éclairantes et des stratégies innovantes pour minimiser l’empreinte écologique de la culture du coton. Parmi les sujets abordés, on pourra également discuter des solutions alternatives comme l’usage de cultures de couverture, la rotation des cultures, ainsi que les méthodes de culture ciblées qui favorisent la biodiversité et améliorent la qualité des sols, tout en répondant aux attentes des consommateurs de plus en plus soucieux de l’environnement.

« Les enjeux liés à l’utilisation d’intrants chimiques, à la gestion de l’eau, et à la préservation de la biodiversité seront au cœur des débats, permettant ainsi d’éclairer les participants sur les orientations à prendre pour une production expliquée », a indiqué avec précision Abdel Rahamane Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation, qui est également un expert consultant reconnu dans la filière Coton au Mali. Son expertise, ainsi que son engagement passionné, témoignent de l’importance cruciale de ces thématiques dans le contexte agricole moderne. Il faut signaler que ce forum s’annonce comme une plateforme essentielle et dynamique pour forger des partenariats innovants et responsables autour du coton, un produit emblématique qui symbolise non seulement les richesses naturelles et culturelles du Mali, mais aussi l’espoir d’un développement inclusif et durable qui pourrait profiter à l’ensemble de la population locale. Ce rassemblement est une occasion inestimable pour les acteurs concernés de collaborer et de partager des idées novatrices, tout en réfléchissant aux meilleures pratiques susceptibles de garantir un avenir prospère et respectueux de l’environnement pour les générations futures.

Cette rencontre, qui se tiendra dans un cadre propice à l’échange et à la collaboration, mettra en avant non seulement la tradition séculaire et profondément ancrée de la culture du coton au Mali, avec ses techniques artisanales et son savoir-faire unique transmis de génération en génération, mais également les perspectives d’un futur prometteur où des pratiques durables et équitables primeront, intégrant des méthodes respectueuses de l’environnement et du travail des producteurs. Ces approches novatrices pourraient assurer non seulement la pérennité de la filière pour les générations à venir, mais aussi un développement harmonieux ainsi qu’une amélioration significative des conditions de vie des agriculteurs. Pour rappel, les retombées économiques de ce forum, en réunissant divers acteurs de la chaîne de valeur du coton, pourraient potentiellement transformer de manière significative le paysage socio-économique des régions productrices de coton, catalysant ainsi un cercle vertueux de croissance et d’inclusion qui bénéficiera non seulement aux acteurs locaux, mais aussi à l’ensemble du pays dans son ensemble, en renforçant la cohésion sociale et en stimulant l’innovation au sein des communautés rurales.

Daouda Bakary KONÉ 

LIRE « Xi JINPING : LA GOUVERNANCE DE LA CHINE » POUR COMPRENDRE LA CHINE ET LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’histoire contemporaine des Nations enseigne que pour comprendre la Chine, il faut comprendre le Parti Communiste Chinois (PCC). Sans le Parti Communiste Chinois, il n’y a pas de Chine nouvelle. L’ouvrage en cinq volumes de « Xi Jinping : La Gouvernance de la Chine » est une compilation de discours, d’interventions et de réflexions du Président Chinois à différentes occasions, constituant une source de connaissances sur la Chine et le Parti Communiste Chinois.

Le volume V dudit ouvrage qui vient de paraitre cadre sur les fondamentaux des transformations socio-économiques de la Chine. Il éclaire sur la vision d’une gouvernance vertueuse, centrée sur le Peuple et les perspectives de la Chine en corrélation avec le reste du monde. Il présente un modèle d’expérience dont nombre de pays, notamment ceux du Sud global pourraient s’inspirer. De nombreux observateurs de la Chine le considère comme un manuel qui permet de mieux comprendre la pensée du Président Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère.


Les nombreuses et extraordinaires réalisations concrètes sont édifiantes. La trajectoire de développement et les caractéristiques fondamentales de la voie de la Chine vers la modernisation émergent. L’ouvrage présente aussi des initiatives et des approches chinoises que les pays du Sud global pourraient exploiter dans leur quête d’une modernisation propre à leurs réalités. A cet égard, la Chine est disposée à renforcer l’unité, l’amitié, la solidarité et la coopération avec les pays africains, afin de faire progresser conjointement les quatre grandes initiatives proposées par Xi Jinping, de promouvoir une coopération de haute qualité dans le cadre de « l’Initiative la Ceinture et la Route » et de mettre en œuvre les dix actions de partenariat Chine-Afrique visant à faire avancer la modernisation des pays Africains.

La modernisation chinoise crée de nouvelles opportunités pour l’Afrique, permettant aux deux parties d’écrire ensemble un nouveau chapitre dans la construction d’une Communauté de destin Chine-Afrique plus solide dans la nouvelle ère.
L’ouvrage aide à apprendre sur les nombreuses réalisations de la modernisation chinoise, sa vision ainsi que sa portée mondiale. Les thèmes portant notamment sur les expériences de gouvernance de la Chine, la lutte contre la pauvreté, l’initiative la Ceinture et la Route et la coopération Sino-africaine demeurent des points que les pays Africains devraient minutieusement explorer. D’autres thèmes relatifs entre autres à la gouvernance politique, au modèle économique chinois, au rôle de la Chine dans le monde, à la Culture, à la société et aux relations internationales y sont traités. La politique de la réforme et de l’ouverture met en lumière les efforts déployés par la Chine pour créer une économie orientée vers l’innovation et l’auto-suffisance, particulièrement dans les secteurs des technologies et des industries.

La diplomatie chinoise exprime l’engagement de la Chine en faveur de la promotion du développement partagé, du multilatéralisme, notamment à travers de nombreux forums multilatéraux tels que l’ONU, les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, le Forum sur la Coopération Sino-africaine, etc… L’Initiative la Ceinture et la Route propose de renforcer la connectivité à l’échelle mondiale par le biais de projets d’infrastructures pour bâtir ensemble une “Communauté de destin pour l’humanité ». Les autres importantes initiatives offertes par le Président Xi Jinping à la Communauté Internationale portent la voie de la prospérité au bénéfice de tous les peuples.

Les valeurs traditionnelles de la Chine adaptées aux besoins contemporains caractérisent l’évolution du pays. Le « rêve chinois » met en avant la réalisation de l’aspiration légitime du Peuple Chinois à restaurer la grandeur de la Chine à la suite de la difficile période de domination étrangère et d’humiliation. Les enjeux de la sécurité nationale couvrent le maintien d’une société harmonieuse.
Le Volume V de cet ouvrage éclaire davantage sur les récentes évolutions de la politique chinoise, les défis contemporains, les relations internationales dans un monde sous des tensions multiformes et le socialisme aux caractéristiques chinoises. Ce volume contribue à mieux appréhender la pensée du Président Xi Jinping dans le positionnement et l’engagement de la Chine sur la scène internationale, tout en consolidant ses acquis économiques et sociaux.

L’accent est mis sur la stabilité politique et sociale, la modernisation de l’économie et de la société chinoise. Les principes de gouvernance développés reflètent un regard vers le marxisme tenant compte des défis contemporains de la Chine. Le chapitre de ce volume qui a particulièrement retenu notre attention porte sur « la guerre contre la pauvreté”. La Gouvernance de la Chine met en lumière la stratégie et les efforts déployés pour éradiquer la pauvreté et améliorer le bien-être du Peuple Chinois. La lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie et la construction d’une « société modérément prospère » reflètent la stratégie de la modernisation des infrastructures et les réformes agraires. L’éradication de la pauvreté était une priorité stratégique pour le Parti Communiste Chinois et un élément central de la réalisation du « rêve chinois ». Il s’agissait de sortir de l’extrême pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de centaines de millions de Chinois, vivant essentiellement dans les zones rurales. Cet objectif initialement fixé pour l’année 2020 a été brillamment atteint.

Ce fut un succès que le monde entier a qualifié de véritable miracle humain. La « guerre contre la pauvreté » a été conçue comme une tâche qui a mobilisée toute la société et l’Etat chinois. Elle a impliqué une approche coordonnée entre le Gouvernement Central, les Gouvernements locaux, les entreprises et les organisations sociales, la pauvreté n’ayant pas été considérée seulement comme un problème économique, mais aussi et surtout un défi social et politique majeur.

Les principes essentiels de la lutte contre la pauvreté ont consisté à cibler des zones spécifiques, c’est-à-dire les plus pauvres, principalement dans les régions rurales et montagneuses du pays. La pauvreté n’étant pas uniforme, la lutte a reposée sur des mesures pragmatiques personnalisées pour répondre aux besoins spécifiques des familles et des régions. Elle a aussi consisté à encourager l’autosuffisance. Ce fut la mise en avant de l’importance d’aider les populations à devenir autosuffisantes, notamment par la formation, le soutien à l’agriculture, la mise en place d’infrastructures de base (électricité, routes, chemin de fer, etc.) et le développement de projets générateurs de revenus.

La gouvernance a mis en place des politiques de transferts financiers, particulièrement sous forme de subventions, de programmes de logement. Des réformes ont été entreprises pour améliorer la production et le rendement des exploitations rurales. Des technologies et des pratiques agricoles modernes ont été introduites pour accroître la productivité. Des projets d’infrastructures dans les zones rurales ont été renforcés tels que la fourniture d’eau potable, les moyens de communication et l’amélioration de l’accès aux services de santé et d’éducation.


Dans la mise en œuvre des politiques, l’approche de la gouvernance de la Chine s’est aussi appuyée sur une forte implication des populations locales. Il s’agissait d’engager les populations dans les processus de conception et de prise de décisions et de leur fournir les outils nécessaires leur permettant de sortir de la pauvreté. Les résultats obtenus sont éloquents. Des centaines de millions de Chinois ont été sortis de la pauvreté en quelques décennies. La Chine a réussi à éradiquer la pauvreté extrême en 2020, un des véritables miracles humains parmi tant d’autres que le grand peuple chinois a toujours su offrir pour le progrès de l’humanité depuis des millénaires. Malgré les succès, la Gouvernance met en garde contre la complaisance au regard des disparités importantes qui existent en des endroits entre les villes et les campagnes, et dans certaines régions moins développées.

Dans la gestion de l’Etat, la consolidation de la stabilité politique et le progrès de la Chine, le rôle du Parti Communiste Chinois (plus de cent millions de membres actifs) s’avère d’une importance capitale. La victoire contre la pauvreté, un des témoins éloquents de l’efficacité du PCC, a mis en lumière le rôle central du Parti et son leadership visionnaire. Le Parti Communiste Chinois demeure l’architecte principal des réformes et des politiques qui ont propulsées la Chine nouvelle au firmament des grandes Nations./.


Prof. Yoro DIALLO
Chercheur Principal / Directeur du Centre d’Etudes Francophones
Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique
2024 Chinese Government Friendship Award
Institute of African Studies, Zhejiang Normal University
China

Niger:  la FAO annonce 2,75 millions de dollars pour soutenir les producteurs ruraux

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, un pays où les défis liés à l’agriculture sont nombreux et où les besoins de soutien aux producteurs ruraux sont devenus de plus en plus pressants, le gouvernement national a donné un élan significatif à ces efforts en scellant, le 13 décembre dernier, un accord de financement important en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). 

Cette entente, qui s’élève à un montant considérable de 2,75 millions de dollars, équivalant à environ 1,53 FCFA, est explicitement destinée à soutenir durablement les producteurs ruraux, notamment dans les régions cruciales de Dosso et de Tillabéri, qui sont des zones vitales pour l’agriculture au Niger. La convention a été signée en présence du premier ministre nigérien, Mahaman Ali Lamine Zeine, qui occupe également le poste de ministre en charge de l’Économie et des Finances, ainsi que d’Al Hassan Cissé, représentant résident de la FAO dans le pays et acteur clé dans cette initiative. D’une durée prévue de trois ans, le projet sera mis en œuvre via la Fédération Mooriben, une des organisations paysannes les plus structurées et influentes du pays, reconnue pour son engagement envers l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs. 

Dans son discours lors de la signature de cet accord, le premier ministre a insisté avec force sur la portée concrète de ce financement, mettant en avant que les ressources mobilisées ne seront pas dilapidées dans des projets éloignés des bénéficiaires, mais qu’elles iront directement aux paysans nigériens issus des zones ciblées. Ce message est particulièrement fort et résonnant dans un pays où l’agriculture joue un rôle prépondérant, représentant près de 40 % du produit intérieur brut et constituant la principale source de subsistance pour une grande partie de la population. Cette initiative témoigne d’un engagement profond à renforcer la résilience des communautés rurales et à favoriser un développement durable dans le secteur agricole, qui est essentiel pour le bien-être économique et social des Nigériens.

Mahaman Ali Lamine Zeine a également exprimé la ferme volonté des autorités de voir cette initiative essentielle et novatrice s’étendre à d’autres régions à l’avenir, en parfaite droite ligne avec la vision progressiste et inspirante du chef de l’État. Cette vision, qui se veut holistique, met un accent particulier sur la valorisation tant des points d’eau collectifs que des ressources hydriques, l’amélioration substantielle des rendements agricoles, ainsi que le renforcement global et durable des capacités agricoles à tous les niveaux. Du côté de la FAO, cet ambitieux projet est présenté comme structurant et fondamental pour le développement rural.

 Al Hassan Cissé a vivement souligné que ce dernier repose sur une approche participative et inclusive qui cherche à impliquer pleinement les acteurs locaux, en veillant à ce qu’ils s’approprient les actions mises en œuvre. L’objectif central de cette initiative est clair et sans équivoque : autonomiser les producteurs locaux tout en favorisant l’émergence de chaînes de valeur agricoles résilientes, qui soient capables de mieux résister et de s’adapter aux chocs climatiques et économiques imprévisibles.

Trois résultats majeurs et cruciaux sont attendus dans le cadre de cette initiative ambitieuse. Le premier résultat concerne le renforcement institutionnel de la Fédération Mooriben ainsi que de ses unions et organisations membres situées dans les régions de Dosso et Tillabéri. Cela se fera à travers des formations techniques, organisationnelles et administratives qui permettront de doter ces entités des compétences nécessaires pour fonctionner de manière plus efficace et autonome. 

Le deuxième axe de cette stratégie vise à accompagner les organisations de producteurs dans le développement effectif de chaînes de valeur adaptées et pertinentes, afin d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les communes concernées, renforçant ainsi la résilience des communautés locales face aux défis alimentaires. Enfin, le troisième pilier du projet porte sur la coordination, le suivi et la capitalisation des activités menées, garantissant ainsi la transparence, la qualité d’exécution et la reproductibilité des bonnes pratiques développées au cours du projet.

Une attention particulière et ciblée sera également accordée aux femmes et aux jeunes, qui sont souvent les plus exposés à la précarité en milieu rural, leur apportant une aide nécessaire pour sortir de leur vulnérabilité. Le projet prévoit de renforcer leurs capacités en matière de mobilisation et de gestion des investissements, tout en promouvant le développement d’activités génératrices de revenus durables. Cette approche intégrée inclura également des stratégies d’adaptation face aux aléas climatiques et économiques, afin d’assurer une stabilité et un avenir plus prometteur pour ces groupes souvent négligés.

Moussa KONÉ