Accueil Blog Page 87

Côte d’Ivoire : la BID décaisse 131,1 milliards de FCFA pour moderniser l’axe Tafiré-Ferkessedougou

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, la Banque islamique de développement (BID), une institution financière internationale qui joue un rôle crucial dans le soutien des projets de développement des pays membres, a récemment approuvé un financement significatif de 200 millions d’euros, équivalant à 131,1 milliards FCFA.

Cette généreuse allocation de fonds est spécifiquement destinée à la Côte d’Ivoire dans le cadre d’une initiative ambitieuse visant à moderniser le tronçon Tafiré–Ferkessédougou, qui s’étend sur une distance impressionnante de 574 km. Ce segment de l’autoroute nationale A3 représente un axe vital pour le pays, car il établit une liaison essentielle entre le centre et le nord de la Côte d’Ivoire, facilitant également les échanges commerciaux en direction du Burkina Faso, un pays voisin.

La modernisation de ce corridor stratégique est conçue pour transformer durablement les conditions de circulation, en améliorant non seulement l’efficacité des déplacements pour les Ivoiriens, mais aussi les opportunités d’échanges économiques avec les pays enclavés de la sous-région. En somme, ce soutien financier de la BID est non seulement un investissement dans les infrastructures ivoiriennes, mais il soulève également des espoirs pour un développement régional plus intégré et fluide.

Le projet ambitieux et d’envergure vise la mise à niveau complète et systématique de cette section routière qui a, au fil du temps, souffert de divers problèmes d’infrastructure, afin d’optimiser la fluidité du trafic, réduire significativement les temps de parcours pour les usagers et alléger par conséquent les coûts d’exploitation associés aux différents types de véhicules qui empruntent cet itinéraire.

En se concentrant sur l’amélioration de la qualité de l’infrastructure routière, les autorités locales entendent non seulement renforcer la compétitivité des activités économiques qui prospèrent dans cette région, mais également faciliter de manière substantielle l’acheminement efficace des marchandises. Cette initiative est particulièrement cruciale pour soutenir le commerce régional, notamment en direction de pays voisins tels que le Burkina Faso et le Mali, pour lesquels cet axe routier constitue un passage vital et stratégique, impactant directement la mobilité des biens et le développement économique de ces zones.

Au-delà des enjeux économiques qui sont souvent au cœur des discussions liées à l’infrastructure routière, la modernisation du tronçon Tafiré–Ferkessédougou vise également à relever des défis cruciaux tels que l’amélioration de la sécurité routière et l’amélioration substantielle des conditions de vie des populations riveraines qui dépendent de cet axe de communication. Cette initiative ne se limite pas simplement à requalifier la route en tant qu’artère de transport, mais elle s’inscrit dans une approche globale et durable qui tient compte des différents aspects locaux et des réalités socio-économiques.

L’intégration de mesures soigneusement adaptées pour faire face aux défis climatiques et sociaux qui peuvent affecter cette région doit permettre non seulement de réduire le nombre d’accidents avec des infrastructures plus sûres, mais aussi de mieux protéger les usagers, y compris les piétons et les cyclistes, tout en favorisant une croissance économique plus inclusive et équitable dans les zones traversées, afin que les avantages de cette modernisation soient partagés par l’ensemble des communautés locales.

La Banque Islamique de Développement (BID) n’a toutefois pas précisé si cette réhabilitation routière prendra spécifiquement la forme d’une chaussée à deux fois deux voies, qui serait intégrée à l’autoroute reliant Abidjan à Ouagadougou. Il est intéressant de noter qu’en septembre dernier, dans une démarche proactive visant à améliorer les infrastructures de transport dans la région, le gouvernement ivoirien avait annoncé avec fierté avoir obtenu un prêt substantiel de la Banque islamique de développement, d’un montant impressionnant de 119,5 milliards FCFA, équivalant à environ 182,1 millions d’euros.

Ce financement est destiné à la construction d’un tout nouveau tronçon autoroutier sur cet axe stratégique essentiel pour le développement économique, la circulation des personnes ainsi que des biens. Plus précisément, ce projet ambitieux concerne la réalisation de 54,2 kilomètres de route à 2 × 2 voies, qui s’étendra entre les villes de Bouaké et Darakokaha, à proximité de la localité de Katiola.

Notons que cette initiative marque une avancée significative dans la matérialisation progressive du projet de liaison autoroutière tant attendu entre Abidjan et Ouagadougou, visant à renforcer les échanges entre les deux grandes villes et à favoriser le commerce régional.

Abdoulaye KONÉ

Au Sénégal, un consortium européen débloque 56 milliards de FCFA destinés à la modernisation du Port de Dakar

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le Port autonome de Dakar, véritable pilier économique du pays et de la sous-région, bénéficie d’un soutien de taille et déterminé dans son ambitieuse quête de modernisation et de transformation. En effet, pour répondre aux défis contemporains du transport maritime et améliorer ses infrastructures vieillissantes, il a judicieusement conclu un contrat de concession de 25 ans avec un consortium international d’envergure.

Ce consortium est emmené par le groupe maritime anversois Conti-Lines Group, reconnu pour son expertise et son réseau étendu dans le domaine portuaire. En outre, ce partenariat stratégique inclut également des acteurs majeurs tels que Port of Antwerp-Bruges International, qui apporte son expérience dans la gestion de ports de premier plan, l’opérateur espagnol Ership, connu pour ses opérations maritimes efficaces, ainsi qu’AIG Marine & Terminal Sénégal, qui joue un rôle essentiel dans le développement portuaire local. Ensemble, ces entités visent à transformer le port de Dakar en un hub d’échanges et d’innovations, capable d’attirer davantage de trafic maritime et de stimuler la croissance économique du pays.

Ce partenariat, comme l’indique la note détaillée, concerne spécifiquement l’aménagement et l’exploitation d’un terminal polyvalent situé au môle 4, une zone stratégique qui promet d’apporter un dynamisme économique significatif. Le projet, qui a été judicieusement désigné sous le nom évocateur de « Jambar », est évalué à un montant considérable de 85 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 55,6 milliards de FCFA, soulignant ainsi son envergure et son importance pour le développement régional.

L’ambition qui sous-tend cette initiative particulièrement novatrice est de transformer le môle 4 en une plateforme portuaire de dernière génération, parfaitement adaptée aux exigences contemporaines du commerce international. Elle sera dédiée au trafic breakbulk, qui fait référence à des cargaisons diverses et dans des conditions variées, ainsi qu’au transit des produits agro-bulk, englobant des denrées alimentaires et agricoles cruciales pour la sécurité alimentaire. Ce projet vise non seulement à moderniser les infrastructures portuaires, mais aussi à renforcer la compétitivité du port sur la scène mondiale, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi et en stimulant l’économie locale.

Par ailleurs, les travaux envisagés dans ce cadre portent sur une remise à niveau complète et minutieuse des installations existantes qui nécessitent une modernisation afin de répondre aux enjeux contemporains du secteur. Cette mise à niveau comprend, entre autres, l’équipement du quai avec des grues modernes et de haute capacité, ainsi que la mise en place de systèmes de convoyage ultramodernes qui permettront une efficacité accrue dans le transport des cargaisons.

De plus, un accroissement significatif des capacités d’entreposage est également prévu pour répondre aux besoins croissants du commerce international. Un aspect crucial de ce projet est l’automatisation des opérations, ce qui vise à non seulement réduire les coûts mais également à favoriser une amélioration substantielle de la manutention, rendant ainsi les processus logistiques plus fluides et rapides.

Pour Grégory Brion, co-CEO de Conti-Lines Group, ce projet représente bien plus qu’un simple investissement ; il symbolise la solidité et la maturité indéniables du partenariat entre les acteurs européens et africains, témoignant d’une collaboration étroite et fructueuse. Selon lui, l’aboutissement de ce projet permettra de doter l’Afrique de l’Ouest d’une infrastructure performante, durable et résolument tournée vers l’avenir, offrant à cette région les moyens de se développer et de s’intégrer plus efficacement dans l’économie mondiale.

Le Port autonome de Dakar (Pad) a enregistré, au cours du troisième trimestre de l’année 2025, un chiffre d’affaires net qui a franchi avec succès le seuil remarquable des 20,02 milliards de francs CFA. Cela représente une augmentation significative de 5 % par rapport à la même période de l’année 2024, où le chiffre d’affaires s’élevait à 19,01 milliards de francs CFA. Cette hausse impressionnante des revenus s’appuie sur une amélioration notable et ciblée de plusieurs segments clés de l’activité portuaire, signe d’une dynamique positive et d’une gestion efficace.

Notons que le trafic global, qui est un indicateur essentiel de l’activité du port, a également connu une progression remarquable de 16 %, atteignant ainsi un total de 7,64 millions de tonnes, en comparaison avec les 6,59 millions de tonnes enregistrées un an auparavant, illustrant clairement l’essor des échanges commerciaux et la vitalité accrue de l’infrastructure portuaire de Dakar.

Mariam KONÉ

Au Bénin, la BERD annonce un décaissement de 30 millions d’euros pour améliorer les infrastructures

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Bénin, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, souvent abrégée en BERD, a franchi une étape significative en accordant à ce pays, un financement substantiel de 30 millions d’euros, destiné spécifiquement à la modernisation et à l’amélioration des infrastructures de distribution d’électricité du pays.

Ce financement marque une avancée importante pour le Bénin, qui devient ainsi le tout premier pays d’Afrique subsaharienne à bénéficier d’un prêt accordé par cette institution financière de renommée. L’annonce officielle de cet investissement a été faite le vendredi 12 décembre 2025, et elle symbolise non seulement un soutien financier crucial pour le développement des infrastructures électriques béninoises, mais également une nouvelle orientation stratégique de la BERD.

Cette décision pourrait réellement transformer le paysage énergétique de la région, d’autant plus que la banque a historiquement concentré ses efforts sur des projets en Europe, en Asie centrale et dans les pays du pourtour méditerranéen. Avec ce financement, la BERD entend élargir son champ d’intervention et renforcer la vitalité économique des pays africains, en répondant aux besoins croissants en électricité et en favorisant une croissance durable et inclusive.

Le financement, octroyé sous forme de prêt souverain à la Société béninoise d’énergie électrique, représente une initiative cruciale pour le développement énergétique du pays, et vise principalement le renforcement ainsi que la modernisation des réseaux de distribution d’électricité en milieu rural, où l’accès à cette ressource indispensable est souvent limité.

Ce projet ambitieux s’accompagne de la promesse de connecter environ 120 000 nouveaux foyers au réseau public d’électricité, ce qui pourrait bénéficier à près de 600 000 personnes, en particulier dans les départements du Mono, du Couffo et du Borgou, des régions qui ont longtemps souffert d’un manque d’infrastructures adéquates. En mettant l’accent sur l’amélioration de la fiabilité et de la qualité de l’alimentation électrique, les autorités béninoises entendent non seulement soutenir l’activité économique locale, mais aussi renforcer les services de base tels que la santé, l’éducation, et la sécurité, tout en s’attaquant aux disparités régionales qui persistent en matière d’accès à l’énergie. Ce projet pourrait ainsi jouer un rôle clé dans la réduction des inégalités territoriales en favorisant un développement plus équitable et durable dans ces zones rurales, souvent négligées dans les initiatives de développement antérieures.

Cette opération s’inscrit dans un cadre plus large d’ouverture progressive de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) à l’Afrique subsaharienne, un mouvement stratégique qui est rendu possible par l’évolution récente de ses statuts ainsi que par l’adhésion de nouveaux pays de la région, symbolisant une volonté élargie d’engagement et de collaboration.

Le choix du Bénin pour cette opération revêt une importance particulière, car il reflète à la fois la stabilité du cadre macroéconomique du pays, qui a réussi à créer un environnement propice aux investissements, ainsi que les réformes significatives engagées dans le secteur de l’énergie, visant à moderniser les infrastructures énergétiques et à améliorer l’accès à l’électricité pour la population.

En outre, la volonté du Bénin de mobiliser des financements multilatéraux pour combler son déficit d’infrastructures témoigne d’une détermination claire à surmonter les défis économiques et à favoriser un développement durable, en s’associant avec des organismes internationaux pour soutenir sa croissance et améliorer les conditions de vie de ses citoyens.

Au-delà de son impact immédiat et tangible sur le secteur électrique béninois, un domaine déjà en pleine évolution et doté d’un potentiel considérable, ce premier prêt octroyé par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) constitue un signal fort et encourageant pour l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Ouest.

Ce geste financier stratégique ne se limite pas seulement à un soutien ponctuel, mais il ouvre également la voie à de futures interventions potentiellement significatives de la BERD en Afrique subsaharienne, une région qui fait face à de nombreux défis et opportunités de développement.

Notons que cette initiative pourrait bien favoriser l’arrivée de nouveaux financements à travers divers canaux d’investissement dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance économique durable, notamment les infrastructures essentielles, la transition énergétique vers des sources renouvelables et la promotion active du développement du secteur privé, qui est crucial pour dynamiser l’économie locale et créer des emplois.

Zangouna KONÉ

Burkina Faso: la croissance économique attendue à 6% selon Fonds Monétaire International

0

(CROISSANCE ÀFRIQUE)-Au Burkina Faso, la croissance économique, qui revêt une importance cruciale pour le développement du pays, devrait dépasser la barre impressionnante des 6 % d’ici l’année 2025. Cette dynamique positive est particulièrement encouragée par un ensemble de réformes budgétaires soutenues qui visent à renforcer la gestion des finances publiques et à promouvoir un environnement favorable aux affaires.

En outre, la mobilisation accrue des ressources internes, grâce à des initiatives visant à augmenter la collecte des impôts et à diversifier les revenus de l’État, joue un rôle clé dans cette progression économique. Parallèlement, les investissements sectoriels, soigneusement ciblés et jugés efficaces, sont mis en œuvre pour stimuler la croissance dans des domaines stratégiques tels que l’agriculture, les infrastructures et l’énergie.

Aussi, ces perspectives optimistes sont présentées dans les dernières Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, un rapport élaboré par le Fonds monétaire international, qui souligne non seulement le potentiel de croissance du Burkina Faso mais aussi l’importance d’une approche intégrée pour surmonter les défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Cette projection, qui occupe une place centrale dans le discours économique, a été mise en avant lors de la présentation de l’édition d’octobre 2025 du rapport du Fonds Monétaire International (FMI), un événement marquant qui s’est déroulé le 16 décembre dernier dans la vibrante ville de Ouagadougou. À cette occasion, la séance a été présidée par Souleymane Nabole, un conseiller technique de grande notoriété, représentant le ministre de l’Économie et des Finances, ce qui témoigne de l’importance accordée à cette analyse économique par les autorités burkinabé. Cette initiative a été orchestrée par la représentation résidente du Fonds au Burkina, soulignant ainsi l’engagement du FMI à soutenir le développement économique et à partager des perspectives sur les défis et opportunités qui se présentent dans la région.

Dans un contexte régional marqué par de fortes incertitudes, où de nombreux pays font face à des défis économiques sans précédent, le Fonds Monétaire International (FMI) estime que l’économie burkinabè fait preuve d’une résilience remarquable. En 2024, le Burkina Faso devrait enregistrer une croissance proche de 5 %, un chiffre qui témoigne de la solidité de ses fondements économiques. De plus, des prévisions indiquent que l’activité économique devrait s’accélérer encore davantage en 2025, soutenue par la mise en œuvre de politiques publiques qui se concentrent sur une meilleure maîtrise des dépenses publiques et une amélioration des recettes domestiques, ce qui est essentiel pour stabiliser et dynamiser l’économie.

Les investissements significatifs qui ont été engagés dans des secteurs clés, notamment dans l’agriculture — un pilier fondamental de l’économie nationale — ont également contribué à renforcer la production nationale et à soutenir la dynamique économique, créant des opportunités et améliorant les conditions de vie des populations. Ainsi, malgré les turbulences et les incertitudes irradiant de la région, le pays semble sur la voie d’une croissance durable et inclusive.

Cette trajectoire favorable s’accompagne d’un net ralentissement des tensions inflationnistes, ce qui est particulièrement encourageant après une période de fluctuations économiques préoccupantes. En effet, l’inflation est ressortie à un modeste 0,5 % en 2024, un chiffre qui peut sembler faible par rapport aux niveaux record observés précédemment, et selon les projections du FMI, il est même envisageable que ce taux donne lieu à une légère déflation en 2025.

Ce changement de tendance traduit un apaisement significatif du climat des prix, offrant une lueur d’espoir pour les ménages et les entreprises qui souffraient des augmentations incessantes des coûts. Ces évolutions économiques positive font suite à plusieurs années de pressions inflationnistes intenses, et ouvrent la voie à une stabilisation nécessaire des marchés et à une meilleure confiance des consommateurs dans l’économie.

Sur le plan des finances publiques, les perspectives semblent non seulement maîtrisées, mais elles témoignent également d’une gestion rigoureuse et réfléchie des ressources. Le déficit budgétaire est anticipé à environ 3 %, un chiffre qui, bien que préoccupant pour certains, est considéré comme une évolution positive et compatible avec les exigences strictes de convergence communautaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Cet objectif à atteindre d’ici 2027 révèle une volonté claire des autorités de maintenir la stabilité économique et financière tout en préparant un cadre propice au développement durable et à la croissance économique.

Publiées deux fois par an par le département Afrique du Fonds Monétaire International, les Perspectives économiques régionales constituent une analyse approfondie et scrupuleuse de l’évolution récente des économies situées en Afrique subsaharienne. Ces rapports détaillés examinent non seulement les principales tendances économiques, mais également les nombreux défis complexes auxquels ces pays doivent faire face, tout en mettant en lumière les priorités essentielles en matière de politique économique pour garantir une croissance durable et équitable.

Dans le cas spécifique du Burkina Faso, l’édition d’octobre 2025 souligne une dynamique positive et encourageante, illustrée par des choix économiques jugés cohérents et stratégiques, qui ont été adoptés dans un contexte économique qui demeure pourtant marqué par des contraintes significatives et divers obstacles. Cette analyse démontre l’importance cruciale d’une planification économique réfléchie pour le développement à long terme de la région.

Korotoumou Sylla

Gabon: l’encours de la dette publique s’établit à 606,6 milliards de FCFA en octobre 2025

0

( CROISSANCE AFRIQUE)- Au Gabon, les données fournies par la Direction générale de la Dette (DGD) estiment que l’encours de la dette publique du Gabon s’établit à un montant impressionnant de 8 606,6 milliards de FCFA à fin du mois d’octobre 2025. Ce chiffre considérable témoigne d’une trajectoire d’endettement préoccupante qui ne peut être ignorée, une situation accentuée par une progression rapide et alarmante des dettes durant les dix premiers mois de l’année.

En effet, au cours de cette période relativement brève et critique, la dette du pays a connu une augmentation significative de 1 473,5 milliards de FCFA, ce qui représente une hausse substantielle de 20,7% par rapport aux chiffres enregistrés en décembre 2024. Cette évolution soulève de vives inquiétudes et des questionnements sur la soutenabilité budgétaire du Gabon, alors que les décideurs sont confrontés à des défis majeurs pour maintenir un équilibre économique viable et garantir l’avenir financier du pays.

Dans le détail, la dette extérieure d’un pays particulier représente un montant impressionnant de 4 214,8 milliards de FCFA, ce qui souligne l’ampleur des obligations financières qui pèsent sur son économie. Cette dette est constituée principalement de divers types de créances et engagements financiers, parmi lesquels figurent 1 646,7 milliards de FCFA de dettes multilatérales, prouvant ainsi l’importance des institutions financières internationales et le soutien qu’elles apportent.

En outre, 1 397,6 milliards de FCFA sont dus envers les marchés financiers internationaux, ce qui indique un recours substantiel à des capitaux provenant d’investisseurs étrangers. À côté de cela, la dette bilatérale s’élève à 769,6 milliards de FCFA, représentant les fonds empruntés à d’autres pays, et enfin, un montant de 400,8 milliards de FCFA est attribué aux dettes commerciales, illustrant les relations de crédit qui existent entre les entreprises nationales et les fournisseurs ou partenaires commerciaux étrangers.

Bien que la progression globale de la dette extérieure demeure relativement modérée avec une augmentation de seulement 1,1%, la Direction Générale de la Dette (DGD) met en lumière le fait que cette évolution est principalement propulsée par une dynamique accrue des engagements commerciaux et des émissions sur les marchés financiers internationaux, ce qui traduit un recours croissant à des financements souvent plus coûteux et risqués, qu’il convient de surveiller attentivement afin d’éviter des conséquences économiques négatives à long terme. La dette intérieure, quant à elle, atteint un montant colossal de 4 391,9 milliards de FCFA, illustrant ainsi l’ampleur des engagements financiers contractés sur le territoire national.

Cette dette est dominée par les dettes envers le marché financier régional, qui culminent à une somme impressionnante de 3 218,5 milliards de FCFA, se détachant nettement et affirmant leur prédominance par rapport aux autres types de dettes. En effet, les dettes moratoires, qui s’élèvent à 726,5 milliards de FCFA, et les dettes bancaires, qui totalisent 446,9 milliards de FCFA, représentent des montants bien inférieurs, ce qui souligne la concentration de la dette sur les ressources mobilisées localement.

Cette structure de la dette intérieure traduit ainsi une dépendance accrue de l’État aux ressources domestiques, mettant en évidence non seulement les enjeux économiques liés à cette situation, mais aussi la nécessité d’une gestion prudente et stratégique des finances publiques pour assurer la stabilité économique à long terme.

C’est dans ce contexte économique et social délicat que le ministre de l’Économie et des Finances, Henri-Claude Oyima, a récemment annoncé une inflexion majeure de la politique budgétaire du pays. En s’exprimant avec détermination, il a affirmé que « 2026 sera l’année de la rupture », en ouvrant la voie à une transformation radicale visant à mettre fin à des pratiques budgétaires jugées laxistes et inefficaces.

Au cœur de son discours, il a promis de mettre un terme immédiat aux fuites fiscales qui ont nui à la capacité de l’État à collecter des recettes de manière équitable et efficiente, tout en s’attaquant également aux exonérations jugées injustifiées qui ont souvent bénéficié à des entités privilégiées au détriment du bien commun.

En plus de cela, il a souligné la nécessité de cet engagement à réduire les engagements hors budget ainsi que de revoir en profondeur les projets qui manquent de cohérence et qui sont mal calibrés, afin d’assurer une gestion budgétaire plus responsable. Pour l’ancien banquier, cet effort d’assainissement n’est pas simplement une question de nécessité, mais une obligation morale imposée à l’État pour qu’il puisse adopter, à l’avenir, les standards de rigueur qui caractérisent le secteur privé.

Dans un paysage où la dette s’élève désormais à des chiffres colossaux, proches de 8 600 milliards de FCFA, cette nouvelle doctrine économique s’annonce non seulement comme un impératif, mais également comme un test décisif pour la crédibilité financière du Gabon, ainsi que pour sa capacité à reprendre pleinement le contrôle de ses équilibres macroéconomiques, et à garantir un avenir stable et prospère pour ses citoyens.

Moussa KONÉ

Au Cameroun, le chiffre d’affaires des sociétés Telecom a atteint 2 milliards de dollars en 2024

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, les données officielles fournies par l’Observatoire annuel 2024 du marché des communications électroniques, récemment publiées par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), révèlent une affirmation et une consolidation significative de la place du secteur des télécommunications au sein de l’économie nationale. 

Le document de référence met en lumière un chiffre d’affaires global impressionnant qui « a franchi la barre des 1 022 milliards de FCFA (1,8 milliard USD), soit une croissance remarquable de 18 % par rapport à l’année précédente », tout en soulignant que « la part du secteur dans le PIB national progresse à 3,16 %, confirmant ainsi son rôle essentiel en tant que pilier économique de notre pays ». 

L’ART insiste sur le fait que cette dynamique de croissance s’inscrit dans un contexte d’investissement soutenu et en constante évolution. En effet, « les investissements ont bondi de plus de 35 %, atteignant près de 194,5 milliards de FCFA », principalement grâce aux efforts et aux initiatives des opérateurs concessionnaires, qui restent des acteurs majeurs de ce secteur en pleine expansion. Ce climat d’investissement témoigne de la confiance croissante des investisseurs dans le potentiel du marché.

Dans le détail, il est intéressant de noter que le marché est largement dominé par l’utilisation des services mobiles, qui concentrent l’essentiel des usages et des revenus, en faisant ainsi un véritable moteur de croissance. L’Observatoire indique qu’il y a « plus de 31,5 millions d’abonnements actifs » en 2024, montrant à quel point la téléphonie mobile est devenue une commodité essentielle pour la population. Alors que le trafic continue d’augmenter, la demande en services innovants et en connectivité de qualité ne cesse de croître, renforçant ainsi l’importance de ce secteur dans le développement socio-économique du Cameroun.

À l’inverse, le fixe continue de perdre du terrain, une tendance qui soulève des inquiétudes parmi les acteurs du secteur des télécommunications. L’Agence note avec une certaine gravité que « les abonnements filaires reculent et la télédensité reste extrêmement faible », une situation qui persiste malgré une augmentation significative du trafic voix, ce qui pourrait indiquer une déconnexion entre les services traditionnels et les besoins modernes des consommateurs. Les revenus de ce segment stagnent et ne parviennent pas à montrer des signes de reprise, confirmant, selon l’ART, « la difficulté de ce segment à rivaliser avec la dynamique du mobile », qui semble capter l’attention et l’intérêt grandissants des utilisateurs.

En parallèle, la croissance la plus soutenue concerne l’internet, un domaine qui connaît une véritable révolution numérique. « Plus de 15 millions d’abonnements sont recensés, dominés à 99 % par le mobile », ce qui témoigne du virage pris par les utilisateurs vers des services flexibles et pratiques. Pendant ce temps, « le trafic data progresse de 26 %, porté par une consommation toujours plus intense », une consommation qui semble inextinguible et qui créée de nouvelles habitudes chez les consommateurs de tous âges. 

Les revenus liés à l’internet augmentent ainsi « de près de 19 % », une hausse encourageante, même si l’Observatoire souligne avec une certaine inquiétude que « les fournisseurs d’accès traditionnels voient leurs recettes reculer », ce qui les met en difficulté face à la concurrence des opérateurs mobiles intégrés qui, en offrant des services combinés, séduisent une clientèle de plus en plus variée.

Sur le plan des infrastructures, l’ART recense « plus de 4 700 sites » d’infrastructures passives, « largement dominés par IHS qui capte l’essentiel des revenus », un leader indiscutable dans ce secteur qui influe considérablement sur la concurrence. Le segment du transport bénéficie, pour sa part, de la mise en place de nouvelles technologies qui promettent d’améliorer la qualité et la rapidité des services fournis aux utilisateurs finaux. Cette dynamique de croissance contraste fortement avec la situation du fixe, soulignant l’évolution rapide des besoins et des préférences des consommateurs dans un paysage numérique en constante transformation.

L’Agence n’élude pas les fragilités préoccupantes qui affectent le secteur des télécommunications. En effet, elle met en lumière des problèmes cruciaux, tels que « la concentration du marché mobile », qui soulève des inquiétudes sur la concurrence équitable entre les différents acteurs, ainsi que « la marginalisation du fixe », qui traduit un déséquilibre grandissant entre les services fixes et mobiles. De plus, l’Agence souligne l' »absence de données complètes de certains opérateurs », un manque qui « fragilise la transparence du suivi sectoriel » et rend difficile l’évaluation rigoureuse des performances et des pratiques des acteurs du marché. 

Dans ce contexte, elle note également que « les tarifs de détail demeurent rigides malgré la baisse des coûts d’interconnexion », ce qui peut entraver l’accessibilité pour les consommateurs. Enfin, elle observe que les fournisseurs d’accès internet « peinent à rivaliser avec la puissance des opérateurs mobiles », laissant transparaître la difficulté pour ces derniers à maintenir un équilibre compétitif dans un environnement de plus en plus dominé par les grands opérateurs du mobile.

Abdoulaye KONÉ 

Orange Money Group, en partenariat avec Visa souhaite renforcer leur partenariat en RDC, au Burkina Faso, et en Guinée 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Après un premier déploiement réussi en Côte d’Ivoire, où l’accueil du public et des entreprises a été largement positif, Orange Money Group, en partenariat avec Visa, souhaite désormais intensifier la promotion et l’adoption de leur carte de paiement virtuelle sur le marché africain. 

En effet, ces deux géants du secteur des services financiers ont à cœur d’étendre leur influence et leur offre dans d’autres marchés prometteurs tels que la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée et le Burkina Faso, des pays où les besoins en solutions de paiement sécurisé sont grandissants. C’est du moins ce que révèle un communiqué conjoint publié le 12 décembre 2025, offrant ainsi un aperçu clair des intentions stratégiques des deux entreprises.

Cette ambition partagée est profondément ancrée dans un partenariat officiellement signé entre le français Orange Money et le réseau de paiement américain Visa. Ce partenariat innovant vise non seulement à faciliter les paiements en ligne, mais également à élargir l’accès aux services financiers numériques pour une population de plus en plus connectée en Afrique et au Moyen-Orient. L’initiative repose sur l’intégration d’une carte Visa virtuelle directement liée au compte Orange Money des utilisateurs, ce qui permet une expérience de paiement simplifiée et sécurisée, adaptée aux besoins des consommateurs modernes, tout en rendant les transactions plus accessibles pour ceux qui n’ont pas traditionnellement accès aux services bancaires conventionnels.

Dans de nombreux pays africains, l’accès aux cartes bancaires classiques reste extrêmement limité, ce qui pose un véritable défi pour les particuliers ainsi que pour les petites entreprises qui cherchent à intégrer des solutions de paiement modernes dans leur quotidien. En s’appuyant sur Orange Money, un service de monnaie électronique qui a gagné une immense popularité et qui est largement utilisé à travers le continent, Visa souhaite élargir son réseau afin d’inclure des millions d’utilisateurs qui, jusqu’à présent, n’avaient pas la possibilité de se connecter aux paiements internationaux. 

Par le biais de cette initiative, Visa espère non seulement accroître son empreinte dans cette région en développement, mais aussi offrir aux populations locales de nouvelles perspectives économiques. De son côté, Orange Money offre à ses clients un moyen de paiement reconnu et fiable qui dépasse les frontières nationales, facilitant ainsi le commerce transfrontalier.

« Grâce à Orange Money, nos 45 millions de clients peuvent effectuer des paiements du quotidien dans des millions de points de vente physiques et auprès de commerçants en ligne de leur pays, ce qui constitue une avancée majeure dans l’inclusion financière », explique Thierry Millet, directeur général d’Orange Money Group, soulignant ainsi l’impact positif de cette plateforme sur l’économie locale et la facilité d’accès aux services financiers pour ceux qui en ont le plus besoin.

Orange, une entreprise emblématique dans le secteur des télécommunications, est actuellement présent dans un impressionnant total de 17 pays à travers les régions diversifiées de l’Afrique et du Moyen-Orient. À la date du 30 novembre 2025, l’entreprise revendique un parc client significatif de 173 millions d’utilisateurs, parmi lesquels figurent 45 millions de comptes Orange Money, qui sont actifs et témoignent de l’engouement croissant pour les services de paiement mobile. Le groupe souligne que cette vaste base d’utilisateurs représente un atout stratégique majeur pour catalyser la transformation numérique et financière sur le continent africain. 

Notons que cette transformation est également rendue possible grâce à la collaboration avec des partenaires solides tels que Visa, qui, fort de son expérience dans plus de 200 pays et territoires, fournit des infrastructures de paiement sécurisées. Cependant, à ce jour, il est à noter qu’aucune des deux entités, que ce soit Orange Money ou Visa, n’a encore communiqué d’informations détaillées concernant un calendrier précis pour le lancement effectif de la carte virtuelle en République démocratique du Congo, laissant ainsi planer un certain suspense quant à l’avancement de ce projet prometteur.

Mariam KONE 

Exclusive: la fortune d’Elon Musk a atteint la barre de 638 milliards USD selon les indicateurs de l’Agence Bloomberg 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Elon Musk vient de redéfinir les sommets de la richesse mondiale avec un impact spectaculaire sur la perception de la fortune dans l’ère moderne. En effet, la fortune du fondateur de Tesla, célèbre pour ses innovations dans le domaine de l’automobile électrique, et de SpaceX, pionnier dans l’exploration spatiale commerciale, a dépassé pour la première fois la barre symbolique des 600 milliards de dollars, atteignant près de 638 milliards de dollars, ce qui équivaut à environ 356 498 milliards FCFA, selon l’indice Bloomberg des milliardaires, un indicateur reconnu de la richesse des individus les plus fortunés. 

Cette progression fulgurante, qui semble presque incroyable, est essentiellement attribuable à la nouvelle valorisation de SpaceX, la société emblématique d’Elon Musk, désormais estimée à environ 800 milliards de dollars, à l’issue d’une récente vente d’actions par des initiés qui a suscité un vif intérêt sur les marchés. Cette opération, marquée par l’engouement pour l’exploration spatiale et les technologies avancées, propulse le constructeur de fusées basé à Starbase, au Texas (USA), au rang de l’entreprise privée la plus valorisée au monde, loin devant les autres géants non cotés de la planète, révélant ainsi l’immense potentiel de l’innovation technologique.

 Elon Musk, en tant que fondateur et PDG de SpaceX, en détient 42% du capital de sa société, une participation précieuse qui est évaluée à 317 milliards de dollars, après application d’une décote de liquidité propre aux sociétés non cotées, soulignant non seulement la confiance des investisseurs dans ses visions futuristes, mais également la solidité de son empire industriel. Jamais auparavant une fortune individuelle n’avait atteint un tel niveau dans les classements de richesse mondiaux, un phénomène qui semble presque incroyable dans le contexte économique actuel. À seulement 54 ans, Elon Musk se distingue par une trajectoire hors normes qui fascine et suscite de nombreuses discussions parmi les experts et les observateurs des tendances financières.

 Entré dans l’indice Bloomberg en mai 2013 avec une fortune estimée à 4,8 milliards de dollars, son ascension fulgurante est marquée par des jalons impressionnants, notamment le franchissement du cap des 100 milliards en 2020, un exploit remarquable propulsé par l’explosion boursière de Tesla, l’entreprise de voitures électriques qui a révolutionné l’industrie automobile. Quatre ans plus tard, c’est désormais l’espace, domaine qui suscite un immense engouement et des investissements sans précédent, et non plus l’automobile électrique, qui devient le principal moteur de son patrimoine, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités et défis.

SpaceX, entreprise renommée et leader mondial des lancements orbitaux grâce à ses fusées Falcon 9, a progressivement étendu son modèle économique, transcendant les frontières de simples missions spatiales pour devenir un acteur clé dans le secteur technologique. En effet, son réseau de satellites Starlink, innovant et ambitieux, qui fournit un accès internet à haut débit à l’échelle mondiale, constitue aujourd’hui l’un des piliers essentiels de sa valorisation, attirant l’attention des investisseurs et des gouvernements du monde entier. 

En juillet dernier, l’entreprise était encore estimée autour de 400 milliards de dollars, illustrant ainsi la rapidité avec laquelle la perception de sa valeur a non seulement évolué, mais aussi comment elle s’est transformée en un symbole d’ambition et d’ingéniosité dans un monde en constante mutation. La dynamique du marché pourrait s’accélérer encore davantage dans les mois à venir, générant des spéculations croissantes parmi les analystes et investisseurs. Elon Musk, véritable magnat de l’innovation, n’a jamais caché son immense ambition de faire entrer SpaceX en bourse, une manœuvre qu’il envisage sérieusement, potentiellement dès l’année prochaine.

Aussi, les projections financières évoquent une valorisation cible audacieuse pouvant atteindre la staggering somme de 1 500 milliards de dollars, un chiffre monumental qui, s’il se réalise, pourrait placer SpaceX parmi les entreprises les plus valorisées de l’histoire, qu’elles soient cotées en bourse ou non, défiant ainsi toutes les attentes et les prévisions établies par les experts du secteur. Un tel scénario serait non seulement une prouesse pour l’entreprise, mais il porterait également la valeur de la participation de Musk à plus de 625 milliards de dollars, le rapprochant dangereusement d’un seuil encore jamais atteint par quiconque, celui de devenir le premier trillionnaire mondial. 

Une perspective fascinante et potentiellement concrète qui, si elle se matérialise, marquerait un tournant symbolique dans l’histoire du capitalisme technologique et de l’économie mondiale, illustrant à quel point les innovations perturbatrices peuvent redéfinir la richesse et le pouvoir. Au-delà des activités traditionnelles de SpaceX, qui se concentrent sur la conquête spatiale et le transport interplanétaire, Elon Musk nourrit désormais des ambitions encore plus disruptives et révolutionnaires. 

Notons qu’au cours des dernières semaines, il a commencé à évoquer des projets futuristes de centres de données d’intelligence artificielle basés dans l’espace, une initiative audacieuse qui combinerait connectivité satellitaire, calcul intensif et souveraineté technologique, poussant les frontières de ce qui est possible et ouvrant la voie à de nouvelles  avenues pour le développement technologique et l’exploitation des ressources dans l’espace. En franchissant le seuil des 600 milliards de dollars, Elon Musk ne se contente pas seulement d’être l’homme le plus fortuné de la planète. Il incarne désormais une nouvelle époque où les frontières entre technologie, espace, finance et géopolitique se dissolvent.

Zangouna KONÉ 

Au Mali, « la BMS demeure l’une des meilleures banques en innovation technologique »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les travaux de la 93ème session du conseil d’administration de la Banque Malienne de Solidarité (BMS) se sont déroulés le mardi 16 décembre 2025 dans ses locaux. La séance était présidée par M. Yehia Ag Mohamed Ali, accompagné de M. Lanfia Koïta, Directeur Général de la BMS, ainsi que des autres administrateurs.

L’ordre du jour était principalement centré sur l’examen et l’adoption du projet de budget 2026 de la banque, ainsi que sur l’approbation de la mise à jour des politiques, chartes et procédures de la BMS-SA et de sa succursale à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

Après les traditionnels mots de bienvenue et la présentation des meilleurs vœux pour le nouvel an 2026 aux administrateurs, le Président du Conseil d’Administration, Yehia Ag MOHAMED ALI, a souligné que cette session vise également à définir l’appétence aux risques et les limites de gestion pour l’exercice 2026, tout en poursuivant la validation de certains documents conformément aux recommandations de la dernière mission de vérification de la Commission Bancaire. 

Le rapport d’activité à mi-parcours a rappelé les importants contrats commerciaux obtenus par la Banque depuis 2022, suite à des appels d’offres ouverts tels que la domiciliation du marché e-impôts, la domiciliation du marché des cartes d’identité nationales biométriques, la domiciliation du marché des passeports AES, ainsi que la structuration et l’exercice du rôle de chef de file pour les grands dossiers de financement tels que l’Office Malien de l’Habitat et Énergie du Mali, etc.

Il a précisé qu’elle joue également un rôle dans le financement du coton en tant que sous-agent et que la BMS-SA se distingue comme l’une des meilleures banques en matière d’innovation technologique, ayant brillamment réussi la mise en œuvre de nombreux projets liés à la monétique et à l’informatique. En ce qui concerne l’année 2026, le Président du Conseil d’Administration a souligné qu’elle sera caractérisée par une dynamique d’optimisation des besoins en capitaux propres et un assainissement du portefeuille, avant de dévoiler les principales orientations de la Banque pour 2026, qui incluront notamment l’expansion du réseau bancaire avec la création de trois (03) agences au Mali (Nioro du Sahel, Yanfolila et district de Bamako) et de deux (02) pour la succursale d’Abidjan ; la mobilisation de ressources stables pour la Banque par la recherche de nouvelles lignes de crédit à moindre coût auprès d’Institutions Financières Internationales ;

Par ailleurs, le renforcement de la position extérieure en devises de la Banque ; les actions de mobilisation des dépôts de la clientèle sur l’ensemble du territoire et dans tous les secteurs d’activité ; l’intensification des efforts de la BMS-SA dans le financement de l’économie nationale ; le renforcement du soutien organisationnel, commercial et technique à la Succursale BMS-CI afin d’améliorer ses performances, notamment sa rentabilité ; le renforcement de la politique d’amélioration des fonds propres de la BMS-SA.

Notons que  l’approbation des décisions visant à prendre en compte les recommandations de la Commission Bancaire de l’UMOA ainsi que le renforcement de la gouvernance d’entreprise. Il a conclu en notant que cette session a adopté les plans de formation ainsi que les divers documents réglementaires pour les différentes fonctions de contrôle de la Banque.

Kadidia Doumbia 

Centre Commercial d’Afrexibank : 250 millions de dollars débloqués pour sa construction 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Afreximbank, en tant qu’institution financière de premier plan engagée dans le développement économique de l’Afrique,  annoncé le lancement d’un giga-projet ambitieux, à savoir la pose de la première pierre du projet emblématique de construction de son Centre de commerce africain (African Trade Centre – AATC). 

Ce centre, qui est appelé à devenir le siège mondial de la Banque africaine d’import-export, sera érigé dans la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, le Caire, une ville chargée d’histoire et de dynamisme. Ce futur joyau architectural, dont le coût de réalisation s’élève à 250 millions de dollars, soit l’équivalent de 139,7 milliards FCFA, a été attribué à la société réputée Hassan Allam Construction, qui fait partie du groupe égyptien de renom, Hassan Allam Holding, connu pour son expertise dans le domaine de l’ingénierie et de la construction.

Avec son ampleur financière impressionnante, sa portée institutionnelle substantielle et son ambition tournée vers l’intégration continentale, ce projet s’impose d’ores et déjà comme l’un des investissements structurants les plus significatifs sur le continent africain, au croisement des infrastructures, de la finance et de l’intégration économique en Afrique.

 Ce projet dépasse de loin la simple construction d’un bâtiment administratif ; il représente en réalité la réalisation clé en main d’un vaste complexe multifonctionnel qui est destiné à devenir le véritable hub du commerce africain. Il englobe non seulement des espaces de bureaux mais aussi des zones dédiées aux échanges commerciaux, des espaces de conférence, et d’autres infrastructures essentielles, combinant gouvernance, innovation et développement durable pour stimuler les échanges économiques entre les nations africaines et renforcer la coopération intra-africaine.

Dans le détail, le futur AATC, acronyme désignant le Centre Africain de Commerce, abritera notamment, au sein de ses murs modernes et innovants, le siège mondial d’Afreximbank, un acteur clé dans le financement du commerce en Afrique. Ce complexe impressionnant comprendra également un centre d’information commerciale, servant de point de référence pour les entreprises cherchant à s’informer sur les tendances du marché et les opportunités économiques, ainsi qu’une bibliothèque et un pôle de connaissances de classe mondiale qui mettra à disposition des ressources précieuses pour les chercheurs et les entrepreneurs. 

En outre, le projet inclura un centre d’innovation et d’incubation de PME, conçu pour favoriser la créativité et le développement d’entreprises émergentes. Un centre d’affaires ultramoderne offrira des infrastructures idéalement équipées pour les professionnels, tandis qu’un centre de conférences moderne avec une capacité d’accueil de 750 places sera le lieu parfait pour des événements d’envergure. Un musée d’entreprise Afreximbank sera aussi présent, permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire et l’impact de cette institution sur le continent. 

Les commodités ne s’arrêteront pas là : un centre d’exposition, ainsi que des commerces et des restaurants, contribueront à l’animation et au dynamisme du lieu. De plus, un hôtel-résidence de 110 chambres, complété par six villas résidentielles haut de gamme, offrira un hébergement de qualité aux visiteurs d’affaires et aux membres de la communauté internationale. Pour assurer le confort et l’accès pratique, un parking spacieux de 1 200 places et d’importantes infrastructures techniques seront mis en place pour soutenir toutes ces activités.

Le périmètre du contrat signé avec Hassan Allam Construction couvre minutieusement l’ensemble des travaux de génie civil, y compris les finitions, ainsi que les systèmes mécaniques, électriques et de plomberie (MEP), l’aménagement paysager qui viendra embellir l’environnement, et, non moins important, la fourniture et l’installation complètes du mobilier, des équipements et des accessoires (FF&E) qui donneront vie à ce projet ambitieux. Conçu comme un développement vert et durable, le Centre de commerce africain répondra aux standards les plus élevés en matière d’écologie et d’efficacité énergétique, s’inscrivant ainsi dans une démarche responsable vis-à-vis de l’environnement.

Pour Hassan Allam Holding, une entreprise qui bénéficie d’une solide expérience de plus de 90 ans dans le secteur de la construction, et qui est présente dans dix pays à travers le monde, ce contrat constitue un renforcement significatif de sa position déjà bien établie parmi les acteurs majeurs internationaux de ce domaine. Le groupe, qui dispose d’un carnet de commandes impressionnant dépassant les 6 milliards de dollars, se classe au 45e rang mondial dans le réputé classement Engineering News-Record, qui compile les 250 plus grands entrepreneurs internationaux. 

Dans cette dynamique, Afreximbank a mis en avant que l’initiative de l’AATC (African Trade and Connectivity Program) s’inscrit pleinement dans une vision stratégique à long terme visant à surmonter l’un des obstacles structurels les plus persistants au commerce intra-africain : le déficit d’information, la coordination insuffisante ainsi que le manque de connaissances concernant les marchés africains.  »Les Centres de commerce africains représentent une réponse concrète et tangible à un défi qui a entravé le développement du commerce et de l’investissement intra-africains depuis presque sept décennies », a souligné avec conviction le Dr George Elombi, président et directeur général d’Afreximbank. 

Notons que la banque internationale anticipe que la phase de réalisation de ce projet ambitieux s’étendra sur une période d’environ 36 mois, créant ainsi quelque 8 000 emplois directs et indirects durant cette période de mise en œuvre, ce qui témoignera non seulement de l’impact économique positif de cette initiative, mais également de son rôle crucial dans le renforcement des liens commerciaux à l’intérieur du continent africain.

Zangouna KONÉ