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Au Togo, la Banque Mondiale approuve 84 milliards de FCFA pour soutenir les réformes structurelles

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, la Banque mondiale a récemment pris une décision significative en approuvant une enveloppe financière de 150 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 84 milliards de FCFA, destinée à accompagner un programme ambitieux de réformes structurelles visant à transformer en profondeur le paysage socio-économique du pays. 

Cette initiative, qui s’inscrit dans une vision à long terme, a pour objectif de stimuler l’investissement privé, de créer des emplois de qualité et de poser les bases d’une croissance économique plus inclusive et résiliente, capable de répondre aux défis contemporains. Il convient de noter qu’il s’agit de la première étape d’une série d’opérations programmatiques qui s’étend sur trois ans, soigneusement conçue pour remodeler l’économie togolaise en profondeur et renforcer son attractivité auprès des investisseurs et des capitaux privés.

Le programme mis en place cible plusieurs secteurs clés jugés cruciaux pour le développement durable du pays. Dans le domaine de l’agriculture, il prévoit l’implémentation de mesures stratégiques destinées à sécuriser le foncier et à faciliter l’accès au financement pour les petits exploitants agricoles, dans le but d’accroître à la fois la productivité et la compétitivité des acteurs du secteur. En ce qui concerne les infrastructures, l’accent est placé sur le développement des secteurs de l’énergie, du numérique et de la logistique. 

L’objectif est de lever les contraintes qui freinent le développement des entreprises et l’attraction des investissements étrangers. De plus, le Togo entend également mettre en œuvre des politiques et des initiatives visant à stimuler l’innovation, améliorer les qualifications de la main-d’œuvre et renforcer la gouvernance, afin de créer un environnement propice à la croissance économique durable et au bien-être de tous les Togolais.

Le volet privé du programme, qui s’inscrit dans une démarche de développement économique proactive et novatrice, est particulièrement ambitieux et crée de grandes attentes pour l’avenir. Selon Justin Beleoken Sanguen, qui exerce en tant que représentant résident par intérim de la Banque mondiale pour le Togo, la mise en œuvre complète de ce programme pourrait attirer jusqu’à 800 millions de dollars supplémentaires de capitaux privés, ce qui serait un coup de pouce significatif pour l’économie en pleine croissance du pays. 

Cette injection de fonds pourrait aussi permettre d’améliorer les conditions d’emploi de pas moins de 73 000 personnes d’ici cinq ans, ce qui représente une opportunité précieuse pour la population locale. Les investissements attendus, qui constituent un élément essentiel de ce programme, se concentreront notamment sur les énergies renouvelables, un secteur prometteur, ainsi que sur d’autres domaines jugés stratégiques pour l’économie nationale, contribuant ainsi à un développement durable et à une transition énergétique respectueuse de l’environnement.

Parmi les premières mesures concrètes qui ont été mises en place pour concrétiser ces ambitions figurent la création de l’Agence nationale du domaine et du foncier, une initiative conçue pour accélérer la délivrance des documents fonciers, élément essentiel pour garantir la sécurité juridique des propriétaires. De plus, la révision des statuts de la Compagnie d’énergie électrique du Togo vise à renforcer sa gouvernance, un aspect crucial pour assurer une gestion efficace et responsable des ressources énergétiques du pays. Enfin, l’instauration d’un plafond pour les prix de gros du haut débit a été décidée dans le but d’améliorer l’accès au numérique et, par conséquent, de stimuler la concurrence dans un secteur en pleine expansion. 

Notons que ce cadre de mesures inclut également la protection juridique des investissements étrangers et la promotion d’une mobilité accrue entre l’enseignement général et la formation professionnelle, afin de créer une synergie bénéfique entre l’éducation et le marché du travail, renforçant ainsi la compétitivité et l’employabilité des jeunes Togolais.

Moussa KONÉ 

Côte d’Ivoire : la performance durable du secteur touristique affirmée avec 6,3 millions de visiteurs enregistrés en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, le gouvernement a récemment confirmé, chiffres à l’appui, son retour durable et affirmé sur la carte touristique africaine, une tendance qui semble prometteuse pour l’avenir.

En effet, selon des informations gouvernementales fiables rendues publiques le 13 décembre dernier, le pays a enregistré un impressionnant total de 6,3 millions de visiteurs en 2024, un niveau inédit qui souligne l’essor évident d’un secteur longtemps sous-exploité, mais qui est désormais érigé en pilier fondamental de la diversification économique nationale. 

Cette performance remarquable s’inscrit dans un contexte de stabilité politique retrouvée, marquée par un climat paisible favorisant les affaires, couplée à un dynamisme économique soutenu qui alimente la confiance des investisseurs et des touristes. De plus, des investissements massifs dans les infrastructures de base, tels que des routes modernisées, des hébergements améliorés et des services touristiques en plein essor, transforment progressivement l’expérience de voyage à l’intérieur du pays.

 En conséquence, la Côte d’Ivoire s’affirme ainsi de manière croissante comme l’une des destinations les plus attractives d’Afrique de l’Ouest, séduisant non seulement les touristes de la région, mais aussi un large éventail de visiteurs internationaux désireux de découvrir la richesse culturelle, la biodiversité unique et l’hospitalité légendaire de ce pays vibrant.

L’amélioration continue du réseau routier national apparaît comme l’un des levier majeurs de cette croissance économique soutenue et dynamisée. En effet, la réduction significative des temps de parcours entre les grandes villes et la réhabilitation méthodique des axes structurants facilitent l’accès aux sites touristiques qui, jusque-là, étaient pénalisés par un enchevêtrement de routes peu praticables et souvent en mauvais état. ‘’Le trajet Abidjan-Bouaké est désormais beaucoup plus court, et les routes sont très praticables. C’est devenu un plaisir pour nous de voyager’’, témoigne Didier Kouadio, un étudiant enthousiaste qui exprime son bonheur face à ces nouvelles conditions de transport. Ce ressenti positif est largement partagé par les usagers de la route, qui redécouvrent un pays plus accessible et accueillant, propice non seulement au tourisme intérieur, mais aussi aux déplacements régionaux qui favorisent les échanges culturels et économiques. 

Parallèlement, la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé ses capacités d’accueil en se lançant dans un projet ambitieux d’expansion de son infrastructure hôtelière. Entre 2011 et 2024, le pays a franchi le cap des 1 000 nouveaux hôtels construits, augmentant ainsi le nombre de nouvelles chambres mises sur le marché à plus de 20 000. Cette montée en puissance du parc hôtelier témoigne non seulement d’une amélioration de l’accueil des touristes, mais aussi de la confiance accrue des investisseurs privés dans le potentiel prometteur du secteur touristique ivoirien, qui aspire à devenir une destination incontournable sur le continent africain. Cette dynamique positive laisse entrevoir un avenir florissant pour l’industrie du voyage, stimulant encore davantage la croissance nationale.

À Bouaké, qui occupe la position de deuxième pôle urbain du pays, cette dynamique de développement et de modernisation est particulièrement visible et palpable dans le paysage local.  »Ouvert en 2011, notre établissement comptait initialement 60 chambres qui offraient un hébergement classique. Cependant, face à la demande croissante et au désir d’améliorer l’expérience de nos clients, nous avons décidé d’élargir notre offre; nous sommes ensuite passés à 77 chambres, et dans un avenir proche, nous envisagerons de porter cette capacité à 100 chambres pour offrir encore davantage de confort et de commodités à notre clientèle », explique Suzanne Kouakou, gérante d’un hôtel local, avec une satisfaction évidente. Cet exemple sert d’illustration parmi de nombreux autres au sein d’un tissu hôtelier qui se modernise, s’adapte et se conforme aux standards internationaux, répondant ainsi aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante.

Au-delà des simples chiffres de fréquentation, qui témoignent de la vitalité du secteur, le tourisme s’impose désormais comme un puissant moteur de création d’emplois qui a des répercussions positives sur l’économie locale. Entre 2018 et 2024, le secteur a généré un impressionnant total de 625 689 emplois, tant directs qu’indirects, touchant divers domaines, notamment l’hôtellerie, la restauration, le transport, l’artisanat et les services connexes. Cette croissance représente une contribution significative et cruciale à la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes, et promeut ainsi l’inclusion économique dans les régions, favorisant un développement durable et intégré.

Lancé en 2018, le programme Sublime Côte d’Ivoire incarne avec vigueur l’ambition audacieuse de positionner le pays parmi les cinq premières destinations touristiques africaines, un objectif qui reflète une vision dynamique et tournée vers l’avenir. Ce programme ambitieux s’appuie sur une valorisation réfléchie et méticuleuse du patrimoine culturel, naturel et balnéaire de la Côte d’Ivoire, qui regorge de richesses inestimables. 

Notons qu’il s’agit également de structurer efficacement l’offre touristique de manière à répondre aux attentes variées des visiteurs potentiels, qu’ils soient à la recherche de paysages à couper le souffle, d’expériences culturelles enrichissantes ou de moments de détente au bord de la mer. Grâce à cette initiative, une cohérence stratégique est apportée et s’impose comme essentielle pour orienter de façon judicieuse les investissements, qu’ils soient d’origine publique ou privée, dans le secteur du tourisme. 

Toutefois, le défi à relever est désormais de consolider cette dynamique de croissance, tout en veillant à améliorer sans cesse la qualité de l’offre touristique proposée, afin de rivaliser avec d’autres destinations et d’attirer un flot croissant de visiteurs. De plus, il sera crucial de garantir une répartition équilibrée des retombées économiques sur l’ensemble du territoire, afin que les bénéfices du développement touristique profitent à toutes les communautés, contribuant ainsi à un développement harmonieux et durable.

Korotoumou Sylla

Mali: Bamako, « le Pouvons et le Pouvoir de la diplomatie sahélienne durant le 15 au 23 décembre 2025

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(AFRIQUE)-Du 15 au 23 décembre 2025, la ville dynamique de Bamako, riche en culture et en histoire, sera au cœur des rencontres de haute portée de la Confédération des États du Sahel (AES). Pendant cette période cruciale, la capitale malienne accueillera la deuxième Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, un événement essentiel qui se déroulera les 22 et 23 décembre 2025, où des discussions stratégiques concernant le développement et la coopération régionale seront essentielles. 

Cet événement majeur sera précédé par la toute première Session confédérale du Conseil des Ministres, prévue pour les 20 et 21 décembre, où les ministres des différents États membres se rassembleront pour examiner les enjeux communs et établir des politiques collaboratives. De plus, une réunion des hauts fonctionnaires de la Confédération AES aura également lieu, jouant un rôle crucial dans les préparatifs et les délibérations qui façonneront les orientations futures de la région. Ces rencontres offriront une plateforme inestimable pour renforcer les liens entre les nations participantes et promouvoir une gouvernance efficace au sein du Sahel, faisant ainsi de Bamako le centre névralgique des initiatives diplomatiques et politiques en cette période significative.

C’est ce lundi 15 décembre 2025 que se sont ouverts les travaux de la réunion des hauts fonctionnaires, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avec la participation de qualité des Experts des piliers Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement des trois pays membres de la Confédération. 

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions des Chefs de la délégation du Burkina Faso, Ambassadeur Herman TOE, Secrétaire Général du Ministère en charge des Affaires étrangères ; de la République du Niger, Ambassadeur Adami ILLO, Président du Comité National, chargé de l’opérationnalisation  de la Confédération AES, ainsi que du discours d’ouverture du Chef de la diplomatie malienne.

Préparatoire à la session confédérale du Conseil des Ministres, la réunion des hauts fonctionnaires est un cadre important d’échanges et d’examen des documents stratégiques, notamment le projet de rapport de mise en œuvre de la feuille de route An I ,  le projet de rapport relatif à l’état des discussions entre la Confédération AES et la CEDEAO ainsi que les projets d’instruments juridiques relatifs à la poursuite de l’opérationnalisation de la Confédération AES. 

Pour les Chefs de délégation des trois pays, la jeune Confédération AES qui s’impose, aujourd’hui, comme une réalité géopolitique dans la région de l’Afrique de l’Ouest et au-delà, découle de la volonté partagée et du leadership visionnaire et courageux de Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat ; Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des Etats du Sahel et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat. Dans ce cadre, ils ont souligné avec satisfaction que la Confédération a entrainé un changement de paradigme irréversible, tourné vers la reconquête de notre souveraineté, la sécurisation de l’espace commun et la promotion d’un développement endogène au service des populations résilientes du Sahel.

Pour le Ministre DIOP, cette Confédération, bâtie sur les succès indéniables de l’Alliance des États du Sahel, incarne les valeurs de fraternité, de solidarité, d’amitié et de complémentarité qui unissent les populations des trois pays, pour en faire un seul et même Peuple, le Peuple AES qui prend désormais son destin en main. 

Dans la même veine, il a souligné les résultats  remarquables obtenus, dans un laps de temps,  dans les domaines sécuritaire, de diplomatie et du développement avec la mutualisation des efforts des trois pays et l’accompagnement des braves populations résilientes qui ont pleinement adhéré à la vision de leurs Dirigeants engagés à la prise en charge de leurs aspirations profondes de paix, de sécurité et de développement intégré.

Pour le Chef de la diplomatie malienne, une banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) créée pour le financement endogène des projets structurants et intégrateurs, une Confédération dotée d’une identité visuelle et d’organes de communication,  une seule et même voix de la Confédération sur la scène internationale, la sécurisation progressive de l’espace confédéral par des actions conjointes et une perspective d’une  pleine opérationnalisation de la Force Unifiée, sont autant d’avancées que la Confédération entend consolider et intensifier pour la prospérité partagée dans l’espace commun.

Pour conclure, les Chefs de délégation des trois pays ont engagé les hauts fonctionnaires à évaluer, avec rigueur, le chemin parcouru par la Confédération, les défis rencontrés et les éventuelles insuffisances à prendre en charge dans le cadre de la Feuille de route tracée par le Collège des Chefs d’État de la Confédération AES. 

Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI.

Au Nigeria, une vaste tension émerge entre Aliko Dangote et les acteurs du Secteur Petro-Énergétique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, un nouveau désaccord a éclaté entre le puissant homme d’affaires Aliko Dangote, reconnu pour son empire industriel et son influence dans le pays, et les hauts dirigeants du secteur pétrolier dont les intérêts sont cruciaux à l’économie nationale. 

Cette brouille, qui met en lumière des tensions sous-jacentes et des rivalités d’influence au sein d’un environnement économique déjà complexe, pourrait avoir des implications significatives non seulement pour les relations d’affaires entre ces figures majeures, mais aussi pour les perspectives économiques du Nigeria, un pays riche en ressources pétrolières.

Aliko Dangote, qui est reconnu comme l’homme le plus riche du Nigeria et l’une des figures les plus influentes du continent africain, a intensifié sa confrontation, dimanche dernier, avec les autorités de régulation de l’aval pétrolier, connues sous le nom de NMDPRA. Dans une déclaration frappante, il a accusé ces instances de régulation de favoriser les importations de carburants étrangers, ce qui, selon lui, nuit gravement à la production locale et à l’autonomie énergétique du pays. 

Selon l’industriel nigérian, cette approche politique compromet gravement l’objectif stratégique du gouvernement de réduire la dépendance du Nigeria aux produits raffinés importés, tout en fragilisant les investissements cruciaux qui sont nécessaires pour développer une base industrielle solide et durable dans le secteur énergétique. Cela soulève des inquiétudes quant à l’impact à long terme sur l’économie nationale et la souveraineté énergétique du pays. Le milliardaire, figure emblématique du monde des affaires au Nigeria, a mis en cause de manière très incisive le rôle des régulateurs dans la poursuite des importations de carburants à bas prix qui inondent le marché. 

Dans un discours fervent et passionné devant une assemblée de journalistes, il a déclaré : « On n’utilise pas les importations pour neutraliser le potentiel domestique. Cela crée des emplois à l’étranger pendant que nous peinons à nous industrialiser chez nous. » Ses propos soulignent une préoccupation majeure quant à l’impact de ces importations sur l’économie locale, ce qui, selon lui, accentue les défis auxquels fait face le pays dans son effort pour bâtir une industrie nationale solide et compétitive. 

Notons qu’il  a également estimé que la poursuite des importations non contrôlées représente une menace directe et sérieuse pour l’emploi local, l’investissement privé, ainsi que pour la sécurité énergétique du Nigeria, mettant ainsi en lumière la nécessité urgente d’une réglementation plus stricte et d’une politique économique visionnaire qui favoriserait le développement de l’industrie locale.

Abdoulaye KONÉ 

Nigeria : léger repli de 14,45% de l’inflation en septembre 2025

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Vendeuse, Marché aux légumes (Marché Ganhi), Cotonou, Bénin

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigéria, l’inflation a poursuivi son repli en novembre pour la septième fois d’affilée, s’établissant à un taux de 14,45 % en glissement annuel, en nette diminution par rapport aux chiffres plus élevés de plus de 16 % enregistrés en octobre, selon les données officielles fournies par la Banque centrale du Nigéria (CBN). 

Ce ralentissement significatif des chiffres d’inflation traduit non seulement un infléchissement progressif des pressions sur les prix, mais il est également le résultat d’un effort collectif visant à améliorer la situation économique du pays, particulièrement après une longue période d’inflation élevée qui pesait lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et provoquait des inquiétudes croissantes parmi la population.

Cette baisse s’explique en grande partie par le ralentissement de l’inflation alimentaire, qui a longtemps été le moteur principal de la hausse continue des prix dans le pays. La modération observée sur le coût de certains produits de base, tels que les céréales et les légumes, reflète une amélioration notable des chaînes d’approvisionnement locales, couplée à un approvisionnement plus régulier et stable sur le marché intérieur. 

De plus, les initiatives gouvernementales visant à renforcer la production locale et à soutenir les agriculteurs ont contribué à cette tendance positive. À cela s’ajoute l’effet d’une mise à jour de la base de calcul de l’indice des prix à la consommation, ce qui permet de mieux refléter les habitudes réelles et les préférences de consommation des consommateurs, fournissant ainsi une image plus précise de l’évolution du coût de la vie au Nigéria.

D’autres facteurs ont également contribué à cette tendance, parmi lesquels on peut mentionner une stabilisation relative du taux de change du naira, qui a eu un impact positif sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur la confiance des investisseurs. De plus, la mise en œuvre de mesures de politique monétaire par la Banque Centrale du Nigéria (CBN) a été cruciale pour contenir l’inflation, en cherchant à réguler les prix tout en soutenant la croissance économique.

Notons que ces efforts incluent des ajustements des taux d’intérêt et une surveillance stricte des liquidités sur le marché. Toutefois, malgré ces initiatives prometteuses et l’engagement de la CBN à maîtriser la situation économique, le Nigéria n’a pas encore atteint sa cible d’inflation, qui est stratégiquement fixée entre 6 et 9 % par la Banque centrale, soulignant ainsi les défis persistants auxquels le pays fait face dans sa quête de stabilité économique.

Mariam KONE 

Mali: les trois tonnes d’or de Barrick Mining restitués, après un accord historique et stratégique avec les autorités 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le long contentieux qui opposait depuis près de deux ans le gouvernement malien à la multinationale canadienne Barrick Mining semble, selon les dernières informations, entrer dans sa phase finale, marquant ainsi un tournant décisif dans cette affaire déjà complexe.

 D’après plusieurs sources proches du dossier citées par Reuters, un juge malien a ordonné la restitution à Barrick de la possession de trois tonnes d’or, un précieux métal jaune qui avait été saisi en janvier dernier sur le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, un site qui est non seulement l’un des plus importants gisements d’or au monde, mais aussi un enjeu économique vital pour le pays. Ce stock d’or, d’une valeur estimée à environ 400 millions de dollars, était depuis près d’un an conservé dans les coffres de la banque BMS à Bamako, après avoir été intercepté par un hélicoptère militaire sur ordre judiciaire dans un contexte déjà tendu. 

Bien que cette décision judiciaire marque un tournant majeur dans les relations entre les deux parties, la restitution de l’or reste toutefois encadrée par certaines conditions. En effet, il incombera à Barrick de prendre en charge l’organisation du transfert physique de l’or, matérialisant ainsi la sortie du précieux métal des coffres de la banque. Cette étape, bien que logistique, symbolise néanmoins la normalisation progressive des relations entre le groupe minier et les autorités de transition maliennes, qui tentent de restaurer un climat de confiance après une crise qui a engendré des tensions tant sur le plan économique que politique. Ce développement pourrait également ouvrir la voie à une collaboration plus étroite entre le gouvernement et les investisseurs étrangers dans le secteur minier, crucial pour le développement économique du Mali.

Ce dénouement tant attendu intervient dans le prolongement direct de l’accord crucial qui a été conclu à la fin novembre entre les deux parties prenantes, en l’occurrence l’État malien et la société minière internationale, mettant ainsi un terme définitif à un différend qui avait été déclenché par l’application du nouveau code minier malien. Ce code, introduit par un gouvernement dirigé par des militaires, se caractérise par des exigences plus strictes pour les opérateurs étrangers, engendrant une réaction significative de la part de Barrick, qui a été contraint de suspendre, dès janvier, l’ensemble de ses activités sur le site de Loulo-Gounkoto. Cette suspension a été suivie d’une escalade notable de la situation, culminant avec la décision de la justice malienne de placer le site sous administration provisoire en juin, ce qui représente une escalade sans précédent dans un pays où l’or demeure la première source de devises, essentielle à la stabilité économique nationale.

Selon plusieurs sources concordantes et bien informées, Barrick a finalement accepté un règlement financier d’environ 430 millions de dollars, soit près de 244 milliards de francs CFA, une somme considérable surtout dans un contexte où Bamako fait face à une pression sans précédent sur ses finances publiques, rendant nécessité et opportunité indissociables. En contrepartie de ce règlement, l’État malien s’est formellement engagé à abandonner l’ensemble des poursuites judiciaires qui visaient la compagnie ainsi que ses employés, tout en convenant de restituer le contrôle opérationnel du complexe minier. Cette mesure, très attendue depuis plusieurs semaines par les acteurs du secteur, marque un tournant significatif dans les relations entre l’État malien et les entreprises minières, annonçant une réconciliation potentiellement bénéfique pour toutes les parties impliquées.

Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, cet accord récent traduit également un réalisme économique partagé qui semble s’imposer dans le dialogue entre les différentes parties prenantes. Pour Barrick, une entreprise mondialement reconnue dans le secteur minier, l’arrêt prolongé de l’exploitation des sites de Loulo-Gounkoto représentait un manque à gagner significatif et inquiétant sur l’un de ses actifs les plus rentables et stratégiques. Ce blocage n’affectait pas seulement les finances de l’entreprise, mais pouvait également avoir des répercussions sur l’emploi local et sur l’approvisionnement en ressources qui dépendent directement de la production aurifère. D’autre part, le Mali, un pays riche en ressources naturelles mais confronté à des besoins urgents de recettes fiscales dans un contexte sécuritaire de plus en plus précaire et d’un budget national déjà tendu, a rapidement compris que maintenir un conflit avec le premier producteur d’or du pays devenait coûteux et risqué. En effet, les tensions prolongées pourraient engendrer un climat d’incertitude économique qui dissuaderait d’autres investisseurs potentiels d’entrer sur le marché malien.

Notons qu’il reste désormais à observer si ce compromis atteint entre les différentes parties marquera un nouveau cadre de relations plus stables et durables entre l’État malien et les compagnies minières étrangères. Il est crucial dans ce contexte d’identifier comment ces interactions peuvent évoluer, notamment dans un pays où l’or n’est pas seulement un levier économique vital, apportant des bénéfices financiers importants, mais aussi un enjeu politique majeur, lié à la souveraineté des ressources naturelles et à la prospérité des communautés locales.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: New World TV apporte son soutien aux Aigles et propose la diffusion de l’intégralité des matchs

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Après une réussite au Togo, New World TV,  première plateforme audiovisuelle panafricain conçue uniquement par des Africains pour les Africains pose ses pas au Mali.

Pour la Coupe d’Afrique des Nations 2026, prévue au Maroc,  New World TV apporte son soutien aux Aigles avec un chèque de 5 millions de Fcfa plus des décodeurs destinés à la présidence, au conseil National de Transition entre autres, également d’une valeur de 5 millions.

La cérémonie de remise a eu lieu le vendredi 12 Décembre dans les locaux du ministère de la jeunesse et des sports. Le ministre Tutel, M. Abdoul Kassim Fomba a reçu les dons des mains de M. Jean Hubert Coulibaly Directeur Adjoint de New World TV. 

Pour cette édition de la CAN, New World TV s’engage à la diffusion integrale des matchs, en direct surtout en Bambara, renforçant la proximité avec les supporters maliens , qui ne manqueront aucun moment comme s’ils étaient au cœur du stade.

L’objectif est de donner à chaque téléspectateur malien une compréhension claire du jeu, des enjeux, des performances et des histoires humaines qui font vibrer la CAN.

Ainsi,  News York TV propose un modèle tarifaire abordable afin de permettre au plus grand nombre de suivre la compétition.  Pour un montant de 5000 Fcfa par mois.

Kadidia Doumbia 

La Banque de développement Shelter Afrique annonce la nomination d’une nouvelle direction au sein de son conseil d’administration

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Nairobi, Kenya – 15 décembre 2025 : Shelter Afrique Development Bank (ShafDB), la banque multilatérale de développement (BMD) panafricaine dédiée à la promotion et au financement du logement, du développement urbain et des infrastructures connexes, a annoncé l’élection de M. Lionel Zinsou au poste de président du conseil d’administration et de M. Said Athman Mtwana au poste de vice-président.

Les élections ont eu lieu lors de la 149e réunion du conseil d’administration qui s’est tenue le 11 décembre 2025.

M. Zinsou, éminent économiste, banquier d’affaires chevronné et ancien Premier ministre de la République du Bénin (2015-2016), apporte à ce poste une vaste expérience dans les domaines des politiques publiques, de la finance internationale et du capital-investissement.

En acceptant sa nomination, M. Zinsou a déclaré : « Je suis honoré d’assumer la présidence de la ShafDB à ce moment charnière de sa transformation. Sur tout notre continent, la demande de logements dignes et abordables et d’environnements urbains dynamiques est à la fois urgente et inspirante. Avec mes collègues administrateurs, je m’engage à diriger la Banque avec clarté, détermination et ambition, en veillant à ce que nos investissements renforcent les communautés, ouvrent des perspectives économiques et reflètent le potentiel illimité de l’Afrique. »

M. Mtwana, qui représente les États membres du Groupe 1, apporte une solide expertise en matière de politique du logement et de développement urbain, de planification de projets et d’économie de l’environnement bâti, ainsi qu’une vaste expérience acquise dans le cadre de fonctions gouvernementales de haut niveau dans le domaine de la politique nationale du logement et de l’aménagement du territoire.

« C’est un privilège d’occuper le poste de vice-président d’une banque dont la mission répond directement aux aspirations de millions de familles africaines. Je me réjouis de travailler en étroite collaboration avec le conseil d’administration et la direction afin de renforcer l’impact de la ShafDB, de promouvoir des solutions innovantes en matière de logement et de développement urbain, et de maintenir la gouvernance nécessaire pour assurer une croissance durable et inclusive dans tous nos États membres », a déclaré M. Mtwana en réponse à sa nomination.

M. Mtwana est titulaire d’une maîtrise en urbanisme et aménagement du territoire et d’une licence en économie de la construction de l’université de Nairobi, au Kenya.

Un leadership dévoué

Le directeur général de la Banque de développement Shelter Afrique, Thierno-Habib Hann, a souhaité la bienvenue aux nouveaux membres du conseil d’administration et a également exprimé sa gratitude au président sortant, le Dr Chii Akporji, et au vice-président sortant, M. Ahmed Belayat, pour leur dévouement et leur leadership.

« Nous souhaitons chaleureusement la bienvenue à M. Lionel Zinsou et M. Said Athman Mtwana dans leurs nouvelles fonctions de direction au sein de la Banque de développement Shelter Afrique. Leur expérience combinée dans les domaines de la finance internationale, des politiques publiques, du logement et du développement urbain arrive à un moment décisif dans l’évolution de la Banque. Alors que nous poursuivons notre transformation en une banque panafricaine de développement à part entière, leurs conseils seront essentiels pour promouvoir des solutions innovantes de financement du logement, renforcer les partenariats et accélérer le développement urbain et immobilier inclusif et résilient au changement climatique dans nos États membres. Nous adressons également nos sincères remerciements au Dr Chii Akporji et à M. Ahmed Belayat, dont le leadership fondé sur des principes et la gestion stratégique ont jeté des bases solides pour la prochaine phase de croissance et d’impact de la Banque », a déclaré M. Hann.

Croissance urbaine durableLa transition à la tête de la banque réaffirme l’engagement de la ShafDB à remplir sa mission de financement du logement abordable et du développement urbain à travers l’Afrique. Sous la direction de son nouveau président et vice-président du conseil d’administration, la banque est bien placée pour faire progresser sa vision d’un logement et d’une croissance urbaine durables et inclusifs sur le continent.

Adaptation au Changement Climatique: « les Pays à Faible revenu n’ont capté que 15% des financements internationaux entre 2019 et 2023 »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le rapport de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (FERDI) met en lumière une problématique cruciale et souvent négligée : l’aide internationale à l’adaptation au changement climatique, qui se matérialise principalement par des dons et des prêts à taux d’intérêt concessionnels, ne bénéficie pas de manière équitable à tous les pays. 

Ce soutien financier se concentre majoritairement sur les nations à revenu intermédiaire, qui ont les moyens de gérer des projets ambitieux d’adaptation et de résilience face aux effets dévastateurs du changement climatique.  En revanche, les pays à faible revenu (PFR), qui sont souvent trop endettés et financièrement précaires pour envisager d’emprunter des fonds supplémentaires pour ces initiatives, n’ont réussi à capter qu’une infime proportion, soit seulement 15 %, des flux de financements internationaux qui leur sont destinés entre 2019 et 2023. 

Cette révélation alarmante, énoncée dans un rapport publié le mercredi 10 décembre 2025, souligne une inégalité criante dans la répartition des ressources nécessaires à la lutte contre les défis environnementaux. Intitulé « La finance internationale pour l’adaptation au changement climatique face aux besoins des pays en développement », le rapport de la FERDI repose sur une analyse exhaustive d’une base de données qui embrasse les flux financiers alloués à l’adaptation face au dérèglement climatique. Cette base de données inclut des informations provenant à la fois d’institutions internationales réputées et de bailleurs de fonds bilatéraux, ce qui confère une profondeur et une crédibilité à ses conclusions sur la période indiquée.

Si ces flux financiers se sont élevés à un impressionnant montant de 40,1 milliards de dollars américains en moyenne par an au cours de cette période, il est remarquable que les Partenariats Financiers de Réduction (PFR) n’aient pu obtenir sur ce total qu’une somme bien plus modeste, avec une moyenne annuelle de seulement 6 milliards de dollars américains. 

Cette situation souligne l’importance de l’aide, qui, comprenant les dons ainsi que les prêts à conditions privilégiées, représente un chiffre significatif de 23,7 milliards de dollars américains, ce qui équivaut à 59,1 % du total des ressources qui ont été consacrées à l’adaptation durant les cinq années examinées. De plus, il faut noter que les prêts non concessionnels se sont élevés à 15,8 milliards de dollars américains, une somme qui reflète également la pression croissante sur les ressources financières dédiées à ce domaine crucial. 

En outre, un reliquat d’environ 0,6 milliard de dollars américains en moyenne est constitué par d’autres instruments de financement, tels que les prises de participations ainsi que des prêts pour lesquels la nature concessionnelle reste indéterminée. Dans un contexte plus large, le financement international destiné à l’adaptation prend majoritairement la forme de prêts, représentant 62 % du total, ce qui est notamment dû au rôle prépondérant des institutions financières multilatérales qui sont responsables de 64 % de l’ensemble des flux de financements. 

 L’évolution des trois catégories de flux au cours de la période 2019-2023 a suivi des trajectoires sensiblement distinctes. Les dons, dont le montant moyen s’est établi à 14,6 milliards USD par an, ont stagné durant les trois premières années de ce quinquennat. Ils ont ensuite enregistré une nette augmentation en 2022, atteignant 17,7 milliards USD, avant de connaître un recul à 16,4 milliards USD en 2023. Les prêts concessionnels, qui représentent une forme essentielle de financement destiné à soutenir les initiatives de développement, se sont établis à une moyenne annuelle impressionnante de 9,1 milliards USD. 

Cependant, il est important de noter qu’ils ont montré une variabilité significative d’une année à l’autre, fluctuant entre un minimum de 5,1 milliards USD et un maximum de 12,5 milliards USD, ce qui souligne l’instabilité potentielle de ce type de financement face à divers facteurs économiques et politiques. À l’opposé, les prêts non concessionnels ont affiché une dynamique beaucoup plus stable, connaissant une tendance ascendante continue, passant de 13,3 milliards USD en 2019 à 19 milliards USD en 2023, illustrant un intérêt croissant pour ce type d’emprunt. 

Aussi,  il est crucial de reconnaître que les trois catégories de flux financiers se distinguent également en fonction des principaux bailleurs de fonds qui y participent. En ce qui concerne les dons, l’aide bilatérale prédomine légèrement, représentant 54 % du total, tandis que le financement multilatéral est prédominant dans le domaine des prêts, atteignant 58 % pour les prêts concessionnels et un impressionnant 83 % pour les prêts non concessionnels, mettant en lumière la complexité et la diversité des sources de financement disponibles.

 Alors que toutes les catégories des pays en développement, y compris ceux à faible revenu, à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, et à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, reçoivent des dons dans le cadre des efforts internationaux pour soutenir leur développement, il est notable que les prêts concessionnels, qui sont souvent associés à des conditions favorables pour les emprunteurs, sont extrêmement concentrés sur les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, représentant un impressionnant 73 % de l’ensemble de ces prêts. 

En ce qui concerne les prêts non concessionnels, qui sont généralement assortis de conditions plus strictes et moins favorables, la répartition est presque équitable entre les deux catégories des pays à revenu intermédiaire, avec 49 % des prêts allant à la tranche supérieure et 46 % à la tranche inférieure, ce qui montre ainsi une différenciation significative dans le traitement financier selon les catégories de revenus.

Si l’on considère la somme combinée des dons et des prêts concessionnels alloués, le rapport met en lumière un fait important : l’aide à l’adaptation climatique, vitale dans le contexte des changements environnementaux actuels, va principalement vers les pays à revenu intermédiaire. En effet, ces pays reçoivent en moyenne 11,7 milliards USD par an, une somme qui reflète l’accent mis par les donateurs sur le soutien à ces nations intermédiaires dans leur lutte contre les défis climatiques. 

En revanche, les pays à faible revenu, souvent considérés comme les plus vulnérables face aux effets du changement climatique et du développement durable, n’ont reçu qu’un montant beaucoup plus limité de 5,6 milliards USD en moyenne annuelle de financements, somme qui peut être considérée comme une aide, soulignant ainsi les inégalités persistantes dans l’accès aux ressources financières nécessaires pour faire face à ces défis majeurs.

 La répartition géographique des flux financiers, qu’ils soient des dons ou des prêts, diffère aussi sensiblement selon leur nature et leurs objectifs. Les engagements financiers en matière de dons sont notablement dirigés vers l’Afrique, où ils représentent une part significative de 46 %, tandis qu’une proportion plus modeste de 18 % est allouée à l’Asie. 

Cette tendance souligne l’importance croissante des initiatives de support humanitaire et de développement en Afrique, où de nombreux pays bénéficient d’une aide accrue pour faire face à divers défis socio-économiques. En revanche, il est intéressant de noter que l’Asie se révèle être prédominante en ce qui concerne les prêts concessionnels, qui représentent une part de 46 %, ainsi que les prêts non concessionnels, atteignant 37 %. Ce phénomène peut être attribué à la demande soutenue de financement pour le développement d’infrastructures et de projets dans cette région dynamique.

 Par ailleurs, l’Amérique latine apparaît principalement sur le créneau des prêts non concessionnels, illustrant ainsi le rôle unique de cette région dans le paysage financier mondial, tandis que l’Océanie se distingue par le fait qu’elle reçoit principalement des dons, soit à des fins de développement durable, soit pour renforcer des systèmes de soins.

 En examinant la période de 2019 à 2023, il est évident que les pays asiatiques ont été les principaux bénéficiaires de ces flux financiers, avec l’Inde qui s’est vu allouer une somme considérable de 2,1 milliards USD, suivie de près par d’autres nations telles que le Bangladesh, l’Indonésie, les Philippines et le Pakistan, chacun ayant reçu plus de 1 milliard USD par an. Cela témoigne des efforts continus pour soutenir le développement économique et social dans ces pays en pleine croissance.

 Dans l’analyse des bénéficiaires, il est intéressant de noter qu’au sein des quinze bénéficiaires répertoriés, seuls trois pays se distinguent comme étant parmi les moins avancés (PMA), tandis que l’on trouve également quatre pays d’Afrique subsaharienne, dont, fait remarquable, un seul représentait la catégorie des pays à faible revenu, à savoir l’Éthiopie. Ce constat soulève des questions sur les mécanismes de distribution des ressources financières et leur impact sur les pays les plus vulnérables. Par ailleurs, en ce qui concerne la répartition des flux accordés par habitant, il est frappant de constater que la région de l’Océanie a reçu les flux les plus élevés, atteignant en moyenne 55,5 dollars par an durant la période allant de 2019 à 2023. 

Notons que la région de l’Amérique latine et des Caraïbes se retrouve largement en retrait, avec un montant moyen de seulement 11,4 dollars par an, suivie de près par l’Europe avec 10,9 dollars en moyenne par an, alourdissant ainsi la comparaison avec l’Afrique qui, quant à elle, a perçu un montant plus modeste de 9,7 dollars en moyenne par an. Pendant ce temps, il est également préoccupant de constater que les pays en développement d’Asie n’ont perçu qu’un montant dérisoire, ne dépassant pas en moyenne 3 dollars. 

Pour rappel , ce tableau met en lumière les inégalités flagrantes qui existent dans la distribution des flux d’aide, soulevant des défis importants pour le développement durable et l’élimination de la pauvreté à l’échelle mondiale.

Daouda Bakary KONÉ 

Énergies : environ 900 millions USD destinés aux  secteur de l’énergie en Afrique de l’Est et en Afrique australe

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Tanzanie, le conglomérat bien établi Amsons Group a signé, le mardi 9 décembre, un accord de partenariat stratégique avec Exergy Africa, une société d’investissement particulièrement engagée dans le développement du secteur de l’énergie en Afrique de l’Est et en Afrique australe. 

Cet accord ambitieux vise à développer d’importantes capacités électriques de 1 300 mégawatts (MW), provenant à la fois de sources d’énergie solaire, qui sont renouvelables et durables, et de charbon, une ressource énergétique conventionnelle, en Zambie. 

Le montant total des investissements prévus dans ces projets d’envergure est estimé à environ 900 millions de dollars, un investissement significatif qui témoigne de l’engagement des deux partenaires envers le développement énergétique de la région. Selon les termes de l’accord, qui a été signé dans la capitale zambienne, Lusaka, ces projets ont pour objectif principal d’améliorer la fiabilité du réseau électrique, ce qui est essentiel pour soutenir les secteurs industriels clés du pays. 

En outre, cette initiative vise à faciliter de nouveaux investissements dans les secteurs manufacturier et minier, qui sont cruciaux pour la croissance économique et la création d’emplois en Zambie, tout en contribuant à un approvisionnement énergétique durable et fiable pour l’avenir.

Des capacités solaires impressionnantes s’élevant à 500 MW devraient être intégrées au réseau électrique d’ici un délai de 18 mois, tandis que l’ensemble des capacités, totalisant 1 300 MW, devrait être complètement achevé dans une période de 24 mois. Plus spécifiquement, on prévoit que 1 000 MW seront ajoutés au réseau grâce à l’installation de plusieurs centrales solaires modernes, témoignant de l’engagement croissant envers les énergies renouvelables, tandis que 300 MW supplémentaires proviendront d’une centrale à charbon, une source d’énergie traditionnellement moins durable.

« La Zambie est un marché stratégique en pleine croissance pour notre groupe », a affirmé le PDG d’Amsons Group, Edha Nahdi, précisant que le conglomérat mettra à profit ses capacités logistiques et ses investissements significatifs dans les énergies propres pour soutenir non seulement l’industrialisation mais aussi la stabilité énergétique de la Zambie, qui est en pleine transition énergétique.

« Ce partenariat reflète la dynamique croissante en faveur de l’intégration énergétique régionale […] ; notre objectif est d’atténuer les risques associés aux projets d’énergie tout en fournissant une source d’énergie fiable là où elle est le plus nécessaire », a également souligné, avec conviction, la directrice d’Exergy Africa Limited, Monica Musonda. Par

Le ministre zambien de l’Énergie, Makozo Chikote, qui a eu l’honneur d’assister à la cérémonie de signature de l’accord, a, quant à lui, souligné l’importance cruciale des projets récemment annoncés par Amsons Group et Exergy Africa, en affirmant qu’ils soutiennent pleinement la stratégie de développement ambitieux du secteur de l’énergie du gouvernement. Cette stratégie prévoit une participation accrue du secteur privé, facilitant ainsi l’innovation et l’efficacité dans la production d’énergie.

Au cours des derniers mois, le gouvernement zambien a multiplié les annonces relatives à des projets innovants de construction de centrales solaires, menés en partenariat stratégique avec des acteurs privés, tant locaux qu’étrangers. 

Ces initiatives visent non seulement à réduire la forte dépendance du pays à l’hydroélectricité, qui représente environ 90 % du mix électrique, selon les données fournies par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), mais également à diversifier les sources d’énergie afin de renforcer la résilience du réseau électrique. 

Une telle forte dépendance à l’hydroélectricité expose en effet le pays aux aléas des variations climatiques, notamment aux sécheresses prolongées qui peuvent réduire considérablement le niveau d’eau des réservoirs et provoquer des déficits de production électrique, rendant ainsi urgent le besoin d’explorer des alternatives plus durables et fiables.

‘otons que la Société Amsons Group est un conglomérat énergétique et industriel aux activités variées opérant en Tanzanie, au Kenya, au Mozambique, en République Démocratique du Congo et en Zambie. Ses domaines d’intervention incluent la distribution de carburant, la production de ciment, la minoterie, la logistique, l’emballage, l’immobilier et l’assemblage électronique. 

Établie en Zambie, Exergy Africa Limited s’engage dans l’investissement et le développement de projets tout au long de la chaîne de valeur énergétique, notamment dans les secteurs du négoce, de la production et de la distribution d’électricité.

Abdoulaye KONÉ