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Afrique : la Sun King lève 40 millions USD pour soutenir les Investissements durables

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, la société Sun King, reconnue comme un spécialiste de l’énergie solaire hors-réseau, a annoncé avec enthousiasme qu’elle avait réussi à lever une somme impressionnante de 40 millions de dollars en financement en fonds propres, un accord réalisé avec Lightrock, une plateforme internationale prestigieuse dédiée à l’investissement durable et responsable, le vendredi 12 décembre 2025.

Cette opération audacieuse vise non seulement à accélérer l’expansion de ses solutions solaires décentralisées, mais également à renforcer sa présence sur le marché en pleine croissance de l’énergie renouvelable en Afrique et en Asie, tout en améliorant son portefeuille de produits innovants et ses capacités cruciales en matière d’installation, de distribution et de services associés.

Active depuis 18 années, l’entreprise se distingue par un modèle d’affaires intégré qui combine de manière synergique la production d’énergie solaire avec des équipements à haute efficacité énergétique. Ce modèle comprend également des services d’installation et des options de financement adaptées aux besoins des clients, notamment grâce à des solutions novatrices de paiement échelonné qui s’étendent sur des périodes de 12 à 24 mois. 

En effet, Sun King a réussi à multiplier par trente le nombre de kits solaires livrés par mois, passant de 10 000 en 2017 à plus de 330 000 actuellement. L’entreprise aspire à dépasser un million de kits mensuels d’ici 2030, afin de répondre aux besoins énergétiques croissants de 200 millions de personnes, contribuant ainsi à améliorer significativement leur qualité de vie et leur accès à une énergie durable.

Pour rappel, Sun King, entreprise innovante et dynamique, opère actuellement dans un vaste réseau de 11 pays africains, où elle est en train de bâtir une infrastructure solide pour améliorer l’accès à l’énergie. L’entreprise prévoit d’étendre son réseau de distribution et de services, qui compte déjà plus de 470 boutiques, situées dans des zones stratégiques pour maximiser son impact. 

Sa récente levée de fonds s’inscrit dans un contexte global où les solutions décentralisées, incluant les mini-réseaux et les dispositifs solaires autonomes, sont désormais reconnues comme l’un des moyens les plus efficaces pour étendre l’accès à l’électricité. Cela est particulièrement crucial dans les zones rurales, où l’extension du réseau public est souvent jugée trop coûteuse et complexe, laissant de nombreuses communautés sans ressources énergétiques fiables. 

Dans un rapport publié en 2025, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne l’importance croissante de ces solutions, indiquant que les financements engagés en faveur de ce type d’initiatives en Afrique subsaharienne ont atteint un montant significatif de 870 millions USD en 2023, ce qui représente une hausse de 20 % par rapport aux données de 2019. 

Notons que cette tendance positive illustre un intérêt accru pour les technologies durables et accessibles. Cependant, pour atteindre l’objectif d’un accès universel à l’électricité à l’horizon 2035 dans cette région, l’AIE affirme que les investissements annuels dans les mini-réseaux doivent impérativement atteindre environ 6 milliards USD, tandis que 5 milliards USD supplémentaires sont nécessaires pour les unités solaires domestiques, soulignant ainsi le besoin urgent de capitaux et d’engagements pour relever ces défis énergétiques.

Moussa KONÉ 

À Sao Tomé- et -Principe, le géant Américain Starlink lance ses activités commerciales dans le Pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À Sao Tomé-et-Principe, l’annonce effectuée le jeudi 11 décembre par le prestataire américain de services Internet par satellite, Starlink, a provoqué un grand intérêt, car cette nouvelle marque un tournant dans le paysage numérique du pays.

 Les Santoméens, désireux de bénéficier de cette technologie innovante, devront débourser entre 1300 dobras, équivalent à environ 61,7 $US, et 1700 dobras par mois pour accéder à cette offre. De plus, ils devront également investir dans le matériel nécessaire, dont le coût unique se situe entre 4400 et 5500 dobras, une dépense importante qui pourrait influencer leur choix d’abonnement.

L’arrivée de Starlink sur ce marché, jusqu’alors dominé par des opérateurs de télécommunications locaux, est particulièrement significative dans un contexte où l’infrastructure Internet a longtemps été un défi pour de nombreux habitants. Selon le dernier observatoire du marché publié par l’Autorité générale de la régulation (AGER), le pays comptait seulement 5 775 abonnés au haut débit fixe à la fin de décembre 2023, ce qui représente un modeste taux de pénétration de 2,6 %.

 La société publique CST, qui a établi une position dominante sur le marché, détient actuellement une part de marché impressionnante de 61 %, tandis que son concurrent Unitel en possède 39 %. Sur le segment de l’Internet mobile, la domination de CST se maintient avec un contrôle de 60 % des 96 901 abonnés recensés, contre 40 % pour Unitel, témoignant ainsi d’une forte concentration de l’offre en matière de connectivité, jusqu’à présent limitée par des infrastructures souvent insuffisantes et des coûts élevés pour les utilisateurs.

En 2023, le taux de pénétration de l’Internet à Sao Tomé-et-Principe était d’environ 46 %, ce qui révèle un potentiel significatif pour des entreprises innovantes telles que Starlink. Cette dernière, en s’appuyant sur une constellation impressionnante d’environ 7 800 satellites orbitant à basse altitude autour de la Terre, a la capacité d’offrir une couverture Internet étendue et fiable dans le pays.

Aussi,  cela est particulièrement pertinent pour les régions reculées ou isolées, où les infrastructures terrestres manquent souvent, limitant ainsi l’accès à des services numériques essentiels. Grâce à cette technologie avancée, Starlink pourrait transformer le paysage numérique de Sao Tomé-et-Principe, en rendant Internet accessible même dans les zones les plus difficiles d’accès.

Toutefois, un obstacle majeur persiste : le coût relativement élevé du service. Selon des données fournies par l’Union internationale des télécommunications (UIT), les dépenses engendrées par l’utilisation de 5 Go d’Internet mobile devraient culminer à 4,35 % du revenu national brut par habitant d’ici 2025, un chiffre qui illustre déjà des difficultés financières pour de nombreux foyers. 

En ce qui concerne l’Internet fixe, cette proportion grimpe à 12,5 %, un niveau qui dépasse largement le seuil déontologique de 2 % considéré comme abordable selon les normes de l’UIT. En comparaison, l’offre mensuelle de Starlink à 61,7 USD, qui est significativement plus chère que d’autres solutions, représente environ 26,7 % du revenu national brut par habitant de Sao Tomé-et-Principe, estimé à environ 230,8 $ en 2024, selon les rapports de la Banque mondiale. 

Notons que cette disparité souligne l’importance cruciale d’adresser le défi du coût pour garantir que la technologie offerte par Starlink devienne réellement accessible et bénéfique pour l’ensemble de la population de l’archipel.

Mariam KONE 

Haut Conseil des Nigériens au Mali: Malam Zamaou porté à la tête du nouveau bureau a Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Haut Conseil des Nigériens au Mali (HCNM) a officiellement intronisé son nouveau bureau. La cérémonie s’est déroulée le dimanche 14 décembre 2025 à la Pyramide du Souvenir. Cet événement d’investiture, empreint de grandeur, a vu la participation de l’ambassadeur du Niger au Mali, Monsieur Aboudou Adamou, ainsi que des ambassadrices du Burkina Faso, Madame Julienne Sanou, et du Tchad, Madame Kalzenbe Neldikungar, en présence de la communauté nigérienne résidant au Mali. 

Après l’exécution des hymnes du Niger et de l’AES, le président du HCNM a souligné que la nomination à ce poste ne constitue pas une distinction personnelle, mais bien une mission collective. Il a également affirmé que c’est le commencement d’un chemin à parcourir ensemble, dans l’écoute, la transparence et le respect de nos valeurs.

Selon Malam Zamaou, il ne s’agit pas simplement de représenter une institution, mais de porter la voix des Nigériens vivant au Mali, de défendre leurs droits, de promouvoir leur participation et de contribuer à renforcer les liens entre les deux États membres de l’AES, à savoir le Mali et le Niger. « Nous vivons une époque de grands défis, mais aussi d’immenses opportunités à travers notre diaspora », a-t-il averti. Il a ajouté que c’est tout un vivier de compétences, de talents, de forces vives qui ne demandent qu’à s’exprimer. « Notre rôle est de créer des passerelles, d’ouvrir des portes et de tendre la main à tous les Nigériens et toutes les Nigériennes d’ici, sans distinction. » Il a précisé que sa vision pour ce mandat repose sur trois piliers : la consolidation, le dialogue et l’unité. Malam Zamaou a également souligné que la diaspora nigérienne constitue une richesse.

D’après lui, elle participe activement au développement de notre nation non seulement par le biais des transferts financiers, mais également grâce aux compétences, aux idées novatrices, à l’esprit d’entreprise, à l’excellence académique et à la richesse culturelle qu’elle transmet. Le nouveau président du Haut Conseil des Nigériens au Mali exhorte ses compatriotes à instaurer des espaces d’engagement, à valoriser les initiatives et à promouvoir la coopération entre sa communauté et les institutions maliennes qui les accueillent avec bienveillance.

L’ambassadeur du Niger au Mali a débuté en évoquant les missions et les prérogatives établies dans les statuts du Haut Conseil des Nigériens de l’Extérieur (HCNE) auprès du nouveau bureau. Le diplomate nigérien a précisé qu’en vertu de l’article 4, « sans porter atteinte au rôle traditionnel assigné aux missions diplomatiques et aux postes consulaires du Niger à l’étranger, le HCNE vise à cultiver l’esprit d’unité, d’entente et de solidarité parmi les Nigériens de l’extérieur, et à leur permettre de s’impliquer dans la vie nationale en général, ainsi que dans l’examen des questions qui les concernent en particulier ».

Selon Aboudou Adamou, le HCNE doit s’efforcer de réunir tous les Nigériens vivant à l’étranger, sans distinction d’origine ethnique, régionale, confessionnelle, sociale, de sexe ou d’appartenance politique. Cette organisation, poursuit-il, doit inciter les Nigériens à contribuer au développement du Niger par l’investissement de leurs épargnes. Il a ajouté qu’au vu des dispositions précitées, ils s’accordent avec lui sur le fait qu’en tant que membres du HCNM, ils ont un rôle crucial à jouer dans la défense des intérêts des Nigériens et la préservation de la cohésion sociale au sein de l’ensemble de la communauté nigérienne résidant au Mali.

Il a ensuite exhorté les responsables du HCNM à encourager les échanges culturels et sportifs entre les Nigériens du Mali. Pour le diplomate, les Maliens et les autres communautés doivent œuvrer en faveur de la dynamisation et de l’opérationnalisation de la Confédération des États du Sahel (AES). Aboudou Adamou a saisi cette occasion pour souligner l’importance de la diaspora nigérienne dans l’écriture de la nouvelle page de l’histoire de son pays, qui selon lui, a débuté lors des assises nationales tenues du 15 au 19 février 2025 en présence du Président de la Transition, le Général Abdrahamane Tiani. Il a ensuite rappelé que le Général Président et son gouvernement ont élaboré le 26 juillet 2023, un plan pour la conquête de l’indépendance et de la souveraineté véritable du Niger. Selon lui, cette quête de souveraineté exige des efforts et des sacrifices de la part de l’ensemble des Nigériens, y compris la diaspora. « Je tiens à rappeler que la diaspora nigérienne joue un rôle crucial…

« Je tiens à rappeler que la diaspora Nigérienne a un rôle crucial à jouer dans le processus de la refondation de notre pays » a-t-il déclaré. Avant de réaffirmer l’engagement de la représentation diplomatique du Niger au Mali à accompagner les membres du nouveau bureau du HCNM et ensuite les renvoie à l’exercice de leur fonctions.

Aliou Badra DOUMBIA 

Élections présidentielles en Guinée: une mobilisation générale de la communauté au Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la communauté guinéenne a orchestré une vaste mobilisation au quartier général de la campagne électorale du candidat Mamadou Doumbouya, le samedi 23 décembre 2025, situé dans le prestigieux quartier de l’ACI 2000 à Bamako. 

Cette rencontre s’est déroulée en présence de l’ensemble du personnel de l’ambassade de Guinée au Mali, dirigé par le chargé des affaires consulaires, monsieur Namory Magassouba, accompagné du directeur de campagne du mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), Amadou Dabola Barry.

Un quartier général de campagne qui a dû refuser l’entrée à de nombreuses personnes, car les militantes et militants sont venus en masse à ce grand meeting vêtus de blanc, à l’image du poster géant du candidat à la présidence, scandant sur place « Doumbouya, un coup KO ».

Le président de la Transition est candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Militaire de carrière et fondateur de l’unité spéciale antiterroriste, il convient de rappeler que le fils de Kerfala Doumbouya et de Madjoura Sylla a accédé au pouvoir en septembre 2021 par un coup d’État militaire contre le président démocratiquement élu pour un troisième mandat, Alpha Condé, justifiant ainsi son coup de force par ce mandat de trop.

À peine arrivé aux affaires, il entreprit et lança la réalisation de vastes projets pour la transformation, la modernisation et le développement de la Guinée. Ces projets et réalisations ont été largement salués par le peuple guinéen. L’officier supérieur a su convaincre la population par son pragmatisme. Il convient de souligner qu’à la différence des militaires putschistes, le général Mamadou Doumbouya a choisi de rétablir l’ordre constitutionnel en se portant candidat à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain pour légitimer sa position.

Le directeur de campagne du candidat a tout d’abord exprimé sa gratitude envers tous les militants et sympathisants pour leur présence, qualifiant leur déplacement de cause noble. Il a ensuite exhorté les militants à « voter utile ». Selon Amadou Dabola Barry, Mamadi Doumbouya représente une opportunité pour la Guinée, car, selon lui, son candidat a transformé le visage du pays en réalisant de nombreuses infrastructures à travers tout le territoire. Il a ajouté que les populations guinéennes attendaient un président tel que Doumbouya. « On ne change pas une équipe qui gagne. Le 28 décembre, nous voterons pour offrir à nouveau une chance à Mamadi Doumbouya et à son équipe. C’est pour une génération, pour la modernité et le développement de la Guinée », a-t-il déclaré. Il a ensuite invité ses militants à se mobiliser massivement le jour du scrutin, comme ils ont toujours répondu à son appel.

Marie Thérèse Guillavogui a, pour sa part, souligné que depuis l’ascension du candidat du GMD à la présidence, la Guinée suscite l’admiration de nombreux observateurs. Selon elle, il parvient à réduire le taux de chômage et les jeunes du pays ne s’aventurent plus à l’étranger. 

Pour la directrice de campagne en charge de la communication, ce candidat a ensuite orchestré les élections référendaires et, dans la nouvelle constitution, il accorde la priorité aux Guinéens de la diaspora et établit les véritables fondations du développement national. « Nous attendons simplement le jour de l’élection pour lui offrir une chance encore plus grande, » a-t-elle exprimé avec espoir. Marie Thérèse a également exhorté à une mobilisation continue autour des enjeux essentiels.

Aliou Badra DOUMBIA 

Guinée: l’État rachète et prend le contrôle totale de la Société de Télécom Areeba Guinée SA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée, une nouvelle étape majeure a été franchie en ce qui concerne la gestion des services de télécommunication, puisque le gouvernement guinéen a officiellement repris le contrôle total de l’entreprise de télécommunications Areeba Guinée SA. 

Ce changement significatif a été marqué par un décret important qui a été signé par le président Mamadi Doumbouya, dont l’image a été largement diffusée dans les médias pour accompagner cette annonce. Ce décret, qui a été rendu public le jeudi 11 décembre, confère à l’État guinéen le droit de détenir l’intégralité du capital social de l’entreprise, suite à l’acquisition des actions précédemment détenues par le groupe MTN, une multinationale de télécommunications bien connue.

Le décret, qui a été lu lors du journal télévisé de 20h30, apporte des précisions essentielles dans son article 2, stipulant que « cette acquisition confère à l’État 100 % du capital social et des droits de vote de la société Areeba Guinée SA, lui permettant d’exercer le contrôle et d’avoir un statut d’organisme public ». 

Cette déclaration souligne non seulement la portée de cette acquisition, mais également l’intention du gouvernement de renforcer sa position dans le secteur stratégique des télécommunications. De plus, un second décret, celui-ci fixant les statuts de l’entreprise, a également été présenté, marquant ainsi une étape décisive dans la transformation de Areeba.

 À présent, Areeba se transforme formellement en « une société publique anonyme avec conseil d’administration, dotée de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de gestion », ce qui crée un cadre juridique solide pour son fonctionnement futur et souligne l’engagement du gouvernement envers le développement et la régulation du secteur des télécommunications national.

Ces décrets, qui prennent effet immédiatement, mettent officiellement fin à la mesure conservatoire qui était en vigueur depuis le rachat des parts de MTN, une opération qui a eu lieu en décembre 2024. Cette mesure conservatoire avait été instaurée pour permettre à l’entreprise de continuer à exercer ses activités dans un cadre légal et sécurisé, tout en attendant une décision définitive qui déterminerait l’avenir de l’opérateur sur le marché. 

Les décrets vont également confirmer la sortie d’un actionnaire minoritaire qui avait été envisagée dans des discussions précédentes, marquant ainsi un tournant significatif pour la structure de propriété de l’entreprise. Ce processus de reprise totale des parts intervient à un moment où le gouvernement guinéen envisage depuis plusieurs années la création et le lancement de Guinée Télécom, qui sera le successeur de l’opérateur historique SOTELGUI, reconnu pour ses nombreuses années de service dans le pays. 

Ce lancement du nouveau service, qui avait été initialement prévu pour le début de l’année 2023, a été sujet à de nombreux retards et a depuis été reporté à 2024, puis à 2025. D’après les autorités compétentes, ce retard et la lenteur du processus sont dûs à plusieurs défis majeurs qui restent à surmonter, parmi lesquels se trouvent le vieillissement des infrastructures existantes et leur obsolescence manifeste, ce qui complique considérablement la mise en place d’un réseau de télécommunications moderne et efficace pour la population.

Les autorités compétentes n’ont pas encore fourni de précisions quant à la possibilité de maintenir le lancement de Guinée Télécom, alors que l’État, dans sa stratégie de régulation et de gestion du secteur des télécommunications, détient désormais un opérateur télécoms entièrement opérationnel qui offre de nombreux services. Plusieurs/options stratégiques se présentent à lui, incluant l’idée d’une éventuelle fusion des actifs des deux entités, ce qui pourrait potentiellement renforcer leur position sur le marché et optimiser leurs ressources.

 Il est intéressant de noter qu’une approche similaire a été mise en œuvre avec succès au Bénin, où la Société béninoise des infrastructures numériques (SBIN) est chargée de fournir les services de gros, tandis que sa filiale Celtiis joue un rôle actif sur le marché grand public, démontrant ainsi l’efficacité d’une structure hybride dans l’optimisation des services de télécommunications. 

Notons qu’il convend de mentionner qu’Areeba pourrait également représenter un actif financier précieux qui pourrait être mobilisé ultérieurement dans le cadre d’une stratégie de levée de fonds, permettant ainsi de soutenir le développement futur des infrastructures et des services télécoms dans la région.

Zangouna KONE

Île Maurice : l’Etat intègre une réforme fiscale majeure visant la taxation des services numériques fournis par des prestataires étrangers

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iles Maurice, image de Iknow Politics (crédit photo)

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Île Maurice, une avancée significative a été réalisée par le gouvernement en intégrant, dans son budget national pour les années 2025‑26, une réforme fiscale majeure qui porte sur la taxation des services numériques fournis par des prestataires étrangers, ce qui marque un tournant dans la législation fiscale du pays. Cette réforme, qui est soigneusement planifiée et attendue avec anticipation, est prévue pour entrer en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2026. 

Elle impose, de manière explicite, aux fournisseurs internationaux de services numériques, qu’il s’agisse de plateformes de streaming, d’applications de communication ou d’autres services en ligne, de charger la TVA au taux standard de 15 % sur les services consommés spécifiquement par des clients mauriciens. Cette initiative vise non seulement à augmenter les revenus fiscaux de l’État, mais il reflète également une volonté d’ajuster le cadre réglementaire pour mieux encadrer le secteur numérique, garantissant ainsi que les bénéfices générés par ces services soient également partagés avec l’économie locale.

La réforme s’inscrit de manière significative dans le cadre de la Loi des Finances 2025 (Finance Act 2025), une législation cruciale qui a pour but de moderniser et d’adapter la structure fiscale mauricienne, particulièrement en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée. Cette réforme vise à établir une définition claire et précise des services numériques ainsi que des fournisseurs étrangers qui opèrent sur le territoire mauricien. 

Concrètement, cela signifie que toutes les entreprises qui n’ont pas d’établissement permanent à Maurice, mais qui fournissent des services numériques, seront désormais soumises à des règles spéciales; parmi ces services on trouve le streaming de contenu, l’hébergement de sites web, ainsi que la vente ou la maintenance de logiciels et d’applications en ligne.

 De plus, les entreprises engagées dans la publicité sur Internet devront également se conformer à ces nouvelles exigences. En conséquence, elles seront tenues de s’enregistrer auprès de la Mauritius Revenue Authority (MRA) afin de respecter pleinement les nouvelles obligations fiscales régissant leurs transactions avec des consommateurs locaux, ce qui représente un changement fondamental dans la dynamique commerciale.

Pour déterminer si un service est effectivement consommé sur le sol mauricien, le cadre juridique adopté repose sur plusieurs critères importants et stratégiques : l’adresse de facturation, le lieu de paiement, l’adresse IP du client et le code téléphonique, entre autres. 

Par ailleurs, ces éléments permettent non seulement d’évaluer correctement la localisation des consommateurs, mais ils sont également conçus pour lever toute ambiguïté concernant le lieu d’imposition, assurant ainsi une transparence et une équité fiscales. Par ailleurs, un fournisseur étranger dont le chiffre d’affaires annuel tiré de ces services numériques dépasse le seuil de 3 millions de roupies devra se plier à ces nouvelles règles, soulignant l’importance croissante de la réglementation fiscale dans un environnement commercial globalisé et numérisé.

L’initiative s’inscrit dans un grand mouvement global et dynamique qui vise à aligner la République de Maurice sur les meilleures pratiques fiscales observées au niveau international. Plus spécifiquement, cette démarche concerne l’imposition des services numériques, qui devrait désormais être déterminée en fonction du lieu de consommation des services, plutôt que de la localisation géographique du prestataire. 

Les autorités mauriciennes affirment que l’objectif principal de cette réforme est de réduire significativement les distorsions de concurrence qui existent actuellement entre les fournisseurs de services locaux et ceux étrangers. Par ailleurs, cela contribuera à élargir l’assiette fiscale du pays, permettant ainsi aux gouvernements locaux de mieux financer leurs projets de développement et d’infrastructures. Pour les consommateurs, cette réforme fiscale pourrait avoir des répercussions concrètes et tangibles sur leur budget mensuel, entraînant potentiellement une hausse des coûts des services numériques qu’ils utilisent régulièrement. 

En effet, les abonnements à des plateformes de streaming très populaires, telles que Netflix, Amazon Prime ou Spotify, qui ont vu leur utilisation se multiplier au cours des dernières années à Maurice, seront désormais soumis à cette nouvelle TVA. Cette imposition pourrait donc légèrement alourdir la facture mensuelle des utilisateurs, les incitant à réfléchir à leurs dépenses en matière de divertissement numérique et à envisager l’impact de cette augmentation sur leur usage de ces services.

Notons qu’en imposant aux prestataires de services numériques étrangers de facturer et de reverser la TVA, Maurice vise à niveler le terrain de jeu entre les acteurs locaux et internationaux, à renforcer la conformité fiscale et à capter une part plus conséquente des recettes de l’économie numérique. Le pays se joint ainsi à plusieurs États africains — tels que le Kenya, le Nigeria, et le Rwanda — qui ont déjà instauré des dispositifs analogues, affirmant sa détermination à s’aligner sur les normes fiscales du continent.

Korotoumou Sylla 

Soudan du Sud: Baisse de 25% des tarifs des services de MTN pour favoriser un accès plus large aux offres

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Soudan du Sud, un pays qui fait face à de nombreux défis économiques et sociaux, les coûts élevés des services de télécommunication continuent de représenter un frein significatif à leur diffusion et à l’accès à la connectivité pour une grande partie de la population.

En réponse à cette situation préoccupante, MTN South Sudan, l’une des entreprises de télécommunication majeures opérant dans cette région, a pris l’importante décision de réduire de 25 % les tarifs de ses services, une initiative qui, selon eux, pourrait favoriser un accès plus large à leurs offres. Cette annonce a été faite le jeudi 11 décembre par le ministre des TIC, Ateny Wek Ateny, lors d’un événement spécialement organisé par la société de télécommunications pour exprimer sa gratitude envers ses parties prenantes, notamment les clients, les investisseurs et les partenaires gouvernementaux. 

Lors de cet événement, le ministre a également encouragé l’opérateur à envisager une réduction des coûts encore plus significative afin de rendre ces services non seulement accessibles mais aussi abordables pour un plus grand nombre de Sud-Soudanais, qui dépendent de plus en plus de la technologie pour améliorer leur vie quotidienne et stimuler le développement économique.

« Chaque étape franchie par l’équipe et chaque jalon atteint en 2025 — qu’il s’agisse d’étendre notre réseau, d’améliorer la qualité de service ou de promouvoir l’inclusion numérique — a été rendu possible grâce à votre soutien », a déclaré avec une grande fierté Mapula Modibe, la directrice générale de MTN South Sudan, lors de la cérémonie prestigieuse qui marquait un tournant dans les efforts de l’entreprise. 

Cette affirmation souligne non seulement l’importance de l’engagement collectif, mais aussi la manière dont chaque contribution individuelle a joué un rôle crucial dans l’avancement des objectifs ambitieux de l’organisation. Ceci survient quelques jours après que le ministre a engagé des discussions importantes et constructives avec les différents opérateurs télécoms pour faire baisser le coût d’Internet, un enjeu qui touche particulièrement les populations locales. 

Le mercredi 26 novembre, alors que la délégation influente de MTN était venue le féliciter pour sa nomination récente à un poste clé, il leur a demandé avec insistance de fournir une explication technique détaillée au niveau élevé de leurs tarifs, indiquant aussi que son département les rencontrerait bientôt pour approfondir les discussions techniques autour de cette question délicate, dans l’espoir de trouver un moyen pragmatique et efficace de réduire les coûts, permettant ainsi un meilleur accès à Internet pour tous. Le ministre a également rencontré avec attention les dirigeants de Zain et de Digitel, deux poids lourds du secteur des télécommunications, pour discuter des enjeux majeurs qui affectent la connectivité et l’accessibilité des services mobile et Internet dans le pays.

Lors de cette rencontre, il a annoncé la création d’un comité technique, qui sera spécialement chargé de vérifier et d’évaluer les tarifs des télécommunications, un processus qui débutera au début de l’année prochaine avec l’objectif de rendre ces services plus accessibles à la population. En outre, il a promis d’alléger les charges financières qui pèsent actuellement sur les fournisseurs de services mobiles et Internet, une initiative qui pourrait faciliter l’amélioration de leurs infrastructures et la réduction des coûts pour les consommateurs.

Pour rappel, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), la dépense mensuelle pour un forfait de 5 Go d’Internet mobile représente une part particulièrement élevée de 24,2 % du revenu national brut par habitant sud-soudanais en 2025. Ce chiffre alarmant souligne les défis économiques auxquels les Sud-Soudanais sont confrontés dans leur quête d’accès à Internet.

 À titre de comparaison, ce ratio est significativement plus faible en moyenne en Afrique, où il s’élève à 5,32 %, et encore plus réduit à 1,38 % à l’échelle mondiale. Il est important de noter que l’organisation internationale stipule qu’un service de télécommunications devrait idéalement ne pas dépasser 2 % du revenu pour être considéré comme abordable, ce qui fait ressortir la nécessité d’une réforme urgente dans le système actuel.

Moussa KONÉ 

Interconnexion électrique Mali -Mauritanie: le Fonds Saoudien annonce 33,4 milliards de FCFA pour la réalisation du projet électrique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali et la Mauritanie ont franchi une étape marquante et significative dans l’amélioration et le renforcement de leur infrastructure énergétique, un domaine crucial pour le développement économique et social de ces deux nations. En effet, le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallah Souleimane Cheikh Sidiya, a réussi à conclure, ce samedi, un nouvel accord de prêt concessionnel très important avec le Fonds saoudien de développement (FSD). 

Ce prêt s’élève à un montant impressionnant de 225 millions de riyals saoudiens, l’équivalent de ( 33,45 milliards de FCFA), soiy environ (2,38 milliards d’ouguiyas Mauritanien. Les fonds obtenus grâce à cet accord seront spécifiquement dirigés vers le financement et la réalisation de l’ambitieux projet d’interconnexion électrique reliant la Mauritanie et le Mali, un projet qui vise non seulement à améliorer l’accès à l’électricité dans les deux pays, mais aussi à promouvoir une coopération régionale plus étroite dans le secteur énergétique.

Ainsi, le projet ambitieux que nous décrivons prévoit la construction d’un impressionnant réseau de 182 kilomètres de lignes électriques à haute tension reliant les régions d’Aouïnat Zbel à Néma. Cette infrastructure essentielle jouera un rôle crucial dans l’intégration harmonieuse des réseaux électriques situés à l’est et à l’ouest du pays, tout en facilitant de manière significative l’acheminement des surplus de production vers les zones urbaines et rurales de forte consommation d’énergie, garantissant ainsi une distribution efficace et optimisée.

Au-delà de son objectif principal, qui est le transport d’énergie, ce projet vise également à fournir une électricité propre, fiable et à faible coût aux localités qui se trouvent le long du tracé, tout en connectant le réseau national mauritanien à celui du Mali. Cela contribuera à renforcer la coopération énergétique régionale, favorisant des échanges mutuellement bénéfiques entre les deux pays. De plus, ce projet ambitieux a l’intention d’étendre considérablement les infrastructures de transport et de distribution sur plus de 1 373 kilomètres, améliorant ainsi significativement l’accès à l’énergie.

L’initiative vise également à alimenter en électricité pas moins de 150 villages et communautés, ce qui représente une avancée majeure dans le développement énergétique local. En plus de cela, la construction de 11 sous-stations d’une capacité de 225 kV et de 600 MW chacune constituera un ajout précieux à l’infrastructure existante, permettant ainsi une amélioration continue de la qualité de vie de plus de 480 000 bénéficiaires. Grâce à ce projet, l’espoir d’un avenir énergétique durable et accessible pour tous devient une réalité tangible.

Aussi, le directeur général du Fonds saoudien de développement, le très respecté Sultan ben Abderrahmane Al-Morchid, a exprimé son enthousiasme et son approbation face à cette nouvelle collaboration qui s’annonce prometteuse. Il a souligné avec force que cette initiative s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une relation fructueuse et durable qui s’étend sur plus de 45 ans entre le Fonds et la République islamique de Mauritanie. 

Notons que ce partenariat a été particulièrement marqué par des projets significatifs et des investissements substantiels dans les secteurs stratégiques du développement et des énergies renouvelables, témoignant ainsi de l’engagement commun des deux entités envers la croissance économique et la durabilité environnementale. Cette annonce n’est pas seulement un appel à l’action, mais elle représente également un nouvel élan pour renforcer davantage les liens économiques et sociaux entre le Fonds saoudien et la Mauritanie.

Abdoulaye KONÉ 

Mali: plus de 124 milliards de FCFA de recettes douanières mobilisés en novembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique où les enjeux de collecte des recettes fiscales revêtent une importance particulière, la direction générale des douanes a récemment annoncé un tournant remarquable : plus de 124 milliards de FCFA ont été mobilisés pour le mois de novembre 2025.

Cette performance exceptionnelle représente non seulement un succès indéniable en termes de recettes douanières pour le pays, mais aussi un signe tangible de l’efficacité croissante des opérations douanières maliennes.

Entre les années 2021 et 2024, les objectifs de recettes ont été non seulement atteints, mais également régulièrement dépassés, témoignant ainsi de la solidité et de la pertinence des stratégies mises en place. Le mois de novembre 2025 a marqué un nouveau jalon dans cette dynamique positive en réalisant un exploit historique : les prévisions pour ce mois s’élevaient à 74,63 milliards de FCFA, avec une répartition stratégique de 25,59 milliards alloués spécifiquement aux produits pétroliers, tandis que les marchandises solides étaient censées rapporter environ 50,03 milliards. 

Cependant, à la clôture des écritures pour le mois, les résultats ont littéralement pulvérisé ces objectifs ambitieux, illustrant ainsi non seulement l’engagement des douanes, mais également la robustesse et la résilience de l’économie malienne dans le contexte actuel. Selon une note réduite qui a été récemment publiée par la direction générale des douanes maliennes, il a été rapporté que « Les recettes mensuelles ont atteint un impressionnant chiffre de 124,13 milliards, ce qui représente un excédent remarquable de 49,49 milliards et un taux de réalisation élevé de 166,32 % ». 

En analysant de manière approfondie le dédale des chiffres qui composent ce rapport, il devient évident que les Produits pétroliers jouent un rôle crucial, s’élevant à 35,46 milliards, ce qui dépasse clairement les prévisions établies de 10,86 milliards, représentant ainsi un taux de réalisation de 144,18 %. De plus, les marchandises solides ne sont pas en reste, défendant leur position avec brio, puisqu’elles affichent des résultats remarquables de 88,67 milliards, ce qui se traduit par un excédent de 38,6 milliards et un incroyable taux de 177,2 % ». 

Par ailleurs, le mois de novembre de cette année est devenu, à lui seul, une page d’histoire emblématique dans le domaine de la douane. Ce succès fulgurant ne se limite cependant pas à ce seul mois, car il témoigne également de la consolidation et de l’amélioration des performances douanières au cours de toute l’année 2025, annonçant ainsi une dynamique positive pour les mois à venir et établissant des bases solides pour la croissance des recettes douanières.

En analysant en profondeur les chiffres recueillis, il apparaît clairement qu’entre le mois de janvier et le mois de novembre de l’année 2025, sur des prévisions cumulées s’élevant à un montant total de 801,16 milliards de FCFA, les réalisations effectives ont atteint une somme remarquable de 832,80 milliards de FCFA. Cela se traduit par un excédent significatif de 31,63 milliards de FCFA, ce qui permet de calculer un impressionnant taux de réalisation de 103,9 %. 

Cette performance économique notable est principalement alimentée par les produits pétroliers, qui ont généré à eux seuls 274,04 milliards de FCFA, dépassant ainsi les prévisions, qui s’élevaient à 260,2051 milliards. Ce rendement exceptionnel représente un gain de 13,84 milliards de FCFA, se traduisant par un taux de réalisation de 105,3 %. 

Parallèlement, les produits non pétroliers ont également montré des performances encourageantes, enregistrant une belle enveloppe financière de 558,75 milliards de FCFA, ce qui dépasse les attentes initiales de 540,96 milliards de FCFA et se traduit par un excédent de 17,79 milliards de FCFA, correspondant à un solide taux de réalisation de 103,3 %.

 Cette dynamique positive dans divers secteurs témoigne d’une économie en pleine expansion et d’une gestion efficace des ressources.

Disons les choses simplement : à un mois de la clôture annuelle, les Douanes maliennes ont déjà sécurisé plus de 95, 1 % des objectifs de l’année. Autrement dit, pour le reste à réaliser, le défi est déjà maîtrisé. 

Pour cause, en examinant les prévisions annuelles qui s’élevaient à un impressionnant montant de 876 milliards de FCFA, il apparaît que le reste à réaliser au 30 novembre s’est considérablement réduit, n’étant plus que de 43,19 milliards, ce qui ne représente qu’une fraction modeste de 4,9 % des prévisions initiales. Cette somme restante se divise entre les produits pétroliers qui ne contribuent qu’à hauteur de 10,95 milliards, tandis que les 32,24 milliards restants sont laissés à la discrétion des marchandises solides qui, par leur nature, peuvent fluctuer en fonction des marchés et des conditions économiques. 

Notons qu’avec un taux de couverture impressionnant de 95,1 % déjà enregistré avant même l’entame du mois de décembre, l’objectif final fixé par l’Administration des Douanes ne se présentait plus comme un défi de taille, mais plutôt comme une formalité extrêmement accessible, témoignant ainsi de l’efficacité et de la rigueur de la gestion budgétaire mise en place au cours de l’année. 

Pour rappel, cette situation favorable laisse entrevoir des perspectives optimistes pour la clôture des comptes annuels et une gestion des ressources publiques qui pourrait servir de modèle dans d’autres domaines de l’administration.

Mariam KONE 

Tribune : « Pour un système éducatif adapté aux réalités du Mali et de l’Afrique » (Par Souleymane Traoré)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Aujourd’hui, l’éducation au Mali, comme dans de nombreux pays d’Afrique, fait face à des défis structurels majeurs qui exigent une réponse collective, multidisciplinaire et résolue. Malgré des avancées notables, plus de deux millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans ne sont toujours pas scolarisés, et la majorité des jeunes de 15 à 24 ans restent analphabètes ou sous‑qualifiés pour répondre aux besoins du XXIᵉ siècle.

Les facteurs responsables sont multiples : pauvreté, insécurité, manque d’infrastructures, pénurie d’enseignants qualifiés, et absence parfois d’un environnement scolaire propice à l’apprentissage.

L’UNICEF note par exemple que les disparités entre filles et garçons persistant dans l’accès à l’éducation constituent un frein à l’égalité des chances, avec des taux d’inscription plus faibles chez les filles. Par ailleurs, les crises sécuritaires et environnementales notamment les attaques contre les écoles et les perturbations causées par les inondations ont fermés temporairement des milliers d’établissements, privant des centaines de milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation.

Ce constat soulève une vérité incontournable : aucune politique éducative durable ne peut être élaborée sans une collaboration étroite entre les États, les experts pluridisciplinaires et la société civile. La complexité du système éducatif exige des approches globales qui tiennent compte non seulement des politiques publiques, mais aussi des réalités sociales, économiques, linguistiques et culturelles de nos populations.

Nos responsabilités prioritaires

  1. Renforcer la gouvernance et l’utilisation des données Il est indispensable d’améliorer les systèmes d’information et de gestion de l’éducation pour appuyer des décisions fondées sur des données fiables, notamment pour la planification des enseignants et des infrastructures scolaires.
  2. Accroître l’équité et l’inclusion Il faut cibler les populations vulnérables, notamment les filles, les enfants déplacés et ceux vivant dans les zones affectées par l’insécurité, pour garantir une éducation inclusive et équitable.
  3. Mobiliser des expertises pluridisciplinaires Les solutions ne peuvent venir d’une seule discipline. Elles exigent l’apport d’économistes, pédagogues, spécialistes de la sécurité, gestionnaires, travailleurs sociaux et acteurs du numérique. Ensemble, ils peuvent concevoir des stratégies qui intègrent la technologie, la pédagogie innovante et la résilience face aux crises.
  4. Allier politiques éducatives et développement socio‑économique L’éducation ne doit pas être envisagée isolément. Elle doit être intégrée à une vision plus large de développement humain, d’emploi des jeunes, de santé et de gouvernance démocratique.

Un appel à l’action

À tous les dirigeants africains, et singulièrement à ceux en charge de l’éducation : notre responsabilité est collective. Nous devons écouter les voix de la jeunesse, mobiliser toutes les expertises, et bâtir des systèmes éducatifs qui soient non seulement adaptés aux réalités actuelles, mais qui préparent nos enfants à dominer les défis de demain.

Ce n’est pas seulement une réforme administrative que nous appelons de nos vœux : c’est une transformation profonde et concertée qui place l’apprenant au centre, guide l’élaboration des politiques par des données fiables, et fait de l’éducation un droit réellement accessible et pertinent pour tous.

Ensemble, faisons de notre système éducatif une fondation solide pour le progrès humain et économique de nos nations.

Souleymane Traoré
Entrepreneur digital, fondateur d’Espérance Digitale & Espérance TV
Éternel apprenant engagé pour la transformation éducative.