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Mali: l’État se dote d’un budget de 3 578,2 milliards de FCFA pour l’année 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Conseil national de Transition (CNT), une institution clé dans le paysage politique du pays, a validé ce 4 décembre 2023 la première partie d’un projet de loi de finances très attendu pour l’exercice budgétaire de l’année 2026.

Ce budget, d’une ampleur significative, prévoit des dépenses totalisant 3 578,2 milliards de FCFA, ce qui représente une progression notable de 9,10% par rapport à l’année précédente, une évolution qui est également perçue comme un signe encourageant du développement économique en cours dans la région. 

Ainsi, les membres élus du CNT, qui se sont réunis sous la présidence de Malick Diaw, une figure respectée et influente du gouvernement, ont unanimement adopté le texte, marquant ainsi une avancée importante qui ouvre la voie à la mise en œuvre des nouvelles orientations économiques que le gouvernement a prévues pour l’année à venir.

Parallèlement, les recettes fiscales et autres revenus attendus pour cette période s’élèvent à 3 057,8 milliards de FCFA. Cela représente une augmentation de 11,61%, ce qui témoigne des efforts considérables que les autorités maliennes ont entrepris pour mobiliser des ressources internes de manière efficace et durable. Bien que la dynamique soit positive et encourageante, le pays devra toutefois composer avec un déficit budgétaire prévisionnel de 520,4 milliards de FCFA, équivalant à 2,2% du produit intérieur brut (PIB). 

Ce déséquilibre financier, bien qu’il soit réel et fruit de circonstances économiques parfois difficiles, affiche néanmoins une réduction de 3,66% comparé au déficit observé lors de l’exercice 2025. Cela illustre une volonté manifeste de maîtrise progressive et réfléchie des finances publiques, ainsi qu’un engagement à élaborer des politiques financières plus responsables et durables pour l’avenir du Mali.

La soutenabilité de la dette est sans conteste l’un des points les plus rassurants et positifs de ce budget, un élément qui reflète la solidité de la gestion économique du pays. Dans ce contexte, le président de la Commission des Finances, Mamadou Touré, a fermement insisté sur le fait que l’endettement du pays, qui est évalué à un niveau raisonnable de 43% du PIB, demeure largement en deçà des seuils critiques fixés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, connue pour ses normes strictes. 

Cette situation offre une précieuse marge de manœuvre au gouvernement, lui permettant non seulement de maintenir mais aussi de renforcer sa stratégie d’investissement dans les secteurs jugés prioritaires et essentiels pour le développement national, tout en respectant les équilibres macroéconomiques régionaux qui sont cruciaux pour la stabilité à long terme. De surcroît, l’inflation, qui a été contenue à un taux mesuré de 2,5%, se situe également sous la norme communautaire fixée à 3%, ce qui témoigne d’une gestion prudente des ressources et d’une attention particulière portée à la santé économique du pays.

Dans ce cadre, les députés du Conseil National de Transition (CNT) se réuniront le 8 décembre prochain pour examiner la seconde partie du projet de loi de finances. Cette étape cruciale se concentrera spécifiquement sur les programmes sectoriels, qui sont vitaux pour la mise en œuvre des politiques publiques. Ici, il sera essentiel de détailler la répartition des moyens alloués aux différentes stratégies gouvernementales, notamment dans des domaines clés tels que la sécurité, l’énergie, les infrastructures, l’éducation et la santé. 

Notons que ces secteurs représentent les axes majeurs d’intervention du gouvernement malien pour l’année 2026, reflétant son engagement à répondre aux besoins urgents de la population tout en propulsant le pays vers un avenir plus prospère.

Mariam KONE 

Au Kenya, 1,6 milliard USD des États-Unis pour refonder le système de santé

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au  Kenya, les autorités et les États-Unis ont conclu, le 4 décembre 2025, un accord majeur d’une valeur de 1,6 milliard de dollars, ce qui équivaut à environ 207 milliards de shillings kényans, destiné à renforcer durablement le système de santé du pays, un enjeu crucial pour la nation qui aspire à offrir des services médicaux de qualité à tous ses citoyens. 

Ce partenariat, qui souligne l’importance des collaborations internationales dans le domaine de la santé, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accroître l’autonomie sanitaire des pays africains face aux grandes épidémies, notamment le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose et la polio, qui continuent de représenter des défis majeurs pour le continent. 

Selon le président kényan William Ruto, qui a exprimé son enthousiasme à l’égard de cet accord, celui-ci vient soutenir son programme ambitieux de couverture sanitaire universelle, en mettant l’accent sur la modernisation des équipements médicaux, une meilleure efficacité des achats de santé, ainsi que l’amélioration globale des services proposés aux populations vivant au Kenya, en particulier dans les zones rurales et défavorisées. Il marque ainsi un tournant vers une gestion plus nationale des financements de santé, soulignant la volonté de la nation de ne plus dépendre exclusivement de l’aide internationale mais plutôt de construire un système de santé robuste, durable et auto-suffisant qui répond aux besoins de tous les Kényans.

Sur les cinq prochaines années, le Kenya s’engage à accroître considérablement ses propres dépenses de santé d’un montant impressionnant de 850 millions de dollars, une initiative ambitieuse visant à réduire progressivement sa dépendance à l’aide américaine, qui a été cruciale dans le financement du secteur de la santé du pays depuis de nombreuses années. 

Cette décision marque un tournant significatif dans la politique sanitaire nationale, car elle implique que les fonds issus de ce partenariat seront désormais gérés directement par le gouvernement kényan, renforçant ainsi sa capacité à administrer et à allouer des ressources de manière autonome et efficace. Parallèlement, le gouvernement kényan assumera également la responsabilité financière liée à la prise en charge du personnel de santé qui était auparavant financé par Washington, ce qui représente une étape essentielle vers la construction d’un système de santé durable et autonome.

Dans ce cadre, les structures confessionnelles et communautaires, qui jouent un rôle vital dans la fourniture de soins de santé dans les régions les plus reculées et défavorisées, devraient également bénéficier d’un soutien renforcé. Ce soutien a pour but d’améliorer l’accès aux services de santé dans les zones les plus vulnérables, contribuant ainsi à réduire les disparités en matière de santé au sein du pays.

 Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a souligné que ce financement vise non seulement à garantir un meilleur accès aux soins médicaux pour la population, mais également à favoriser le développement d’infrastructures locales robustes capables d’assurer, à terme, une autonomie sanitaire complète pour le Kenya. Les responsables des deux nations sont optimistes quant aux résultats de ce projet ambitieux et espèrent qu’à moyen terme, le Kenya puisse devenir un modèle exemplaire, inspirant ainsi d’autres États africains à conclure des accords similaires qui pourraient renforcer la résilience de la santé publique sur tout le continent.

Cet accord intervient dans un contexte marqué par la fermeture annoncée de l’usaid prévue pour début 2025, un événement qui engendre des répercussions significatives sur les stratégies de santé mondiales et oblige les États-Unis à repenser en profondeur leurs mécanismes de coopération sanitaire internationale. 

Alors que cette fermeture s’accompagne de préoccupations croissantes concernant l’impact sur l’accès aux soins de santé dans les pays en développement, les décideurs américains se trouvent désormais face à la nécessité de redéfinir leurs priorités et leurs partenariats, afin d’assurer une continuité dans le soutien aux infrastructures de santé vulnérables et de maintenir des programmes destinés à répondre efficacement aux crises sanitaires mondiales.

Mali: Succès éclatant de la 1ère édition de la « Journée Nationale des Exportations du Mali » organisée par l’APEX-Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement marquant a eu lieu lorsque l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX-Mali) a solennellement lancé la Journée Nationale des Exportations du Mali. Cette initiative représente une étape historique et mémorable, consacrée non seulement à l’exaltation du « Made in Mali », mais également à la promotion de la richesse et de la diversité des produits locaux. 

Cette journée, qui s’est tenu le dimanche 7 décembre 2025, est envisagé comme un catalyseur pour stimuler l’accroissement de la compétitivité des entreprises maliennes, permettant ainsi à ces dernières de s’affirmer et de se faire connaître sur la scène internationale. La Journée Nationale des Exportations est destinée à réunir des acteurs clés, des entrepreneurs, des décideurs et des investisseurs, favorisant ainsi un environnement propice à l’échange d’idées, à l’amélioration des pratiques commerciales et à la mise en valeur du savoir-faire malien, tout en renforçant les liens économiques avec d’autres nations.

Au cours de son discours inaugural, le Directeur Général de l’APEX-Mali, Massoudou Cissé, a pris un moment pour exprimer ses salutations chaleureuses et respectueuses aux autorités présentes, qui ont tous joué un rôle crucial dans la promotion du développement économique du pays. En outre, il a souligné l’importance stratégique de cette journée, qui a été spécialement dédiée à la valorisation du savoir-faire national, un aspect essentiel pour la fierté et l’autonomie de la nation. 

Cette journée a été également un moment clé pour renforcer la compétitivité des entreprises locales, en favorisant un environnement dynamique et incitatif. Par ailleurs, il a insisté sur l’encouragement de l’innovation, qui est primordiale pour améliorer les exportations et diversifier les marchés. Ses propos très inspirants ont mis en exergue l’engagement indéfectible de l’APEX-Mali à soutenir les acteurs économiques maliens, tous déterminés à porter le pays vers de nouveaux sommets de prospérité et de réussite.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a pris le temps de mettre en exergue la vision ambitieuse et stratégique du Gouvernement malien, qui aspire à transformer le Mali en une nation exportatrice dynamique, vigoureuse et respectée à l’échelle internationale. Dans son discours, il a félicité chaleureusement les acteurs clés du secteur industriel et commercial, soulignant la détermination et la résilience des exportateurs maliens face aux défis divers, qu’ils soient économiques ou logistiques. 

En outre, il a souligné l’importance cruciale d’établir une synergie efficace entre les secteurs public et privé, tout en incluant également les partenaires techniques afin de renforcer la compétitivité et la durabilité des produits maliens sur le marché mondial. Cette prise de position souligne la volonté inébranlable du Gouvernement de promouvoir le développement économique du pays par le biais de l’exportation, tout en encourageant une collaboration harmonieuse entre tous les acteurs concernés.

En prenant la parole avec un sourire sincère et une énergie contagieuse, le Maire de la Commune III a chaleureusement accueilli toutes les délégations présentes, qu’elles viennent de près ou de loin, soulignant avec force et passion l’importance cruciale de l’ancrage territorial, tout en insistant sur le rôle déterminant et essentiel des collectivités locales dans le succès des initiatives économiques et commerciales qui contribuent au développement de la région. 

Notons que cette cérémonie d’ouverture, marquée par des discours engageants et des échanges animés, inaugure une journée qui s’annonce riche en interactions, avec des expositions captivantes, des panels d’experts et des rencontres B2B stratégiques, tous dédiés au développement endogène, à l’innovation dynamique ainsi qu’à la promotion de l’excellence malienne, témoignant ainsi de la richesse culturelle et économique de ce pays.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Sénégal, l’État recherche 400 milliards de FCFA par « Appel Public à l’Épargne » sur le marché financier régional de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a entamé un processus financier majeur en lançant son quatrième Appel public à l’épargne pour l’année 2025, un événement économique significatif qui vise à mobiliser un montant impressionnant de 400 milliards de FCFA. 

Cet appel est ouvert à tous les investisseurs de la zone UMOA, leur offrant ainsi une opportunité enrichissante de participer à des projets de financement collectif, et ce, dans une période qui s’étend du 2 au 22 décembre 2025. Pour répondre aux divers besoins des investisseurs, l’offre est méticuleusement structurée en quatre tranches distinctes, chacune avec des maturités qui varient entre 3 à 10 ans, offrant ainsi une flexibilité adaptée aux différentes stratégies d’investissement.

 Parallèlement, les rendements proposés, oscillant entre 6,40 % et 6,95 %, sont conçus pour attirer à la fois des investisseurs institutionnels et individuels, tout en garantissant une compétitivité du marché. De plus, afin de promouvoir une culture d’épargne locale et d’encourager les sénégalais à investir dans leur propre économie, ces titres bénéficient d’une exonération totale d’impôt pour les résidents sénégalais, rendant cette initiative encore plus attrayante et accessible pour la population locale.

Ainsi, l’État du Sénégal a officiellement lancé, dans le cadre d’une initiative significative pour le développement économique du pays, un appel public à l’épargne (APE) sous la forme d’un emprunt obligataire, qui vise à mobiliser une somme impressionnante de 400 milliards de FCFA. Cette opération majeure, placée sous le thème national évocateur « ANDEU DOOLEEL SUÑU REEW », qui se traduit par « Unissons-nous pour renforcer notre pays », reflète un véritable appel à la solidarité nationale et à l’engagement citoyen. À compter du 02 décembre 2025, les investisseurs, notamment ceux appartenant à la zone UMOA, ont la possibilité de souscrire à cet emprunt jusqu’à la date de clôture prévue, le 22 décembre 2025.

Pour attirer un large éventail d’investisseurs, ce nouvel emprunt a été soigneusement structuré en quatre tranches distinctes, chacune offrant des maturités uniques et des taux de rendement variés. Ainsi, les 400 milliards de FCFA sont répartis de manière stratégique : l’émission A, avec une maturité de 3 ans, équivalente à 85 milliards FCFA, est proposée à un taux attractif de 6,40 % ; l’émission B, d’une durée de 5 ans et d’un montant total de 125 milliards FCFA, est proposée à un taux de 6,60 % ; l’émission C, qui s’étend sur 7 ans pour 105 milliards FCFA, rémunérée à un taux de 6,75 % ; et enfin, l’Émission D, représentant la tranche la plus longue avec une maturité de 10 ans pour 85 milliards FCFA, est rémunérée à un taux de 6,95 %. Cette structuration a pour objectif de répondre aux besoins variés des investisseurs tout en soutenant projet de développement d’infrastructures et d’amélioration des services publics dans le pays.

Par ailleurs, l’un des principaux attraits de cette opération réside dans son régime fiscal privilégié : les titres de cet emprunt obligataire sont totalement exonérés de tout impôt pour les investisseurs qui résident au Sénégal, ce qui représente un avantage considérable pour ceux qui cherchent à maximiser leurs rendements sur investissement. Cette incitation très ciblée vise à encourager la participation active de l’épargne locale au financement des projets ambitieux de développement initiés par l’État, permettant ainsi de dynamiser l’économie nationale et de stimuler les secteurs d’activité cruciaux pour le pays.

Pour souscrire à cette offre avantageuse, les investisseurs sont chaleureusement invités à se rapprocher des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) qui font partie du syndicat de placement. L’opération a été dûment enregistrée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) de l’UMOA, sous les numéros EE/25-30, EE/25-31, EE/25-32 et EE/25-33, ce qui atteste de sa conformité totale aux réglementations rigoureuses du marché financier régional, garantissant ainsi aux investisseurs un cadre sécurisant pour leurs investissements.

Notons e succès de cet emprunt, savamment organisé par un syndicat constitué d’arrangeurs et de chefs de file reconnus, ainsi que de co-arrangeurs et de co-chefs de file, sera déterminant pour la réalisation efficace des objectifs stratégiques de l’État sénégalais pour l’année 2025 et pour les années à venir, soulignant ainsi l’importance de l’engagement des parties prenantes dans ce processus de développement économique.

Korotoumou Sylla 

UMOA-TITRES : la Côte d’Ivoire encaisse 27,500 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, grâce à l’effort soutenu et à l’engagement de sa direction générale du trésor et de la comptabilité publique, un événement significatif a eu lieu le mardi 2 décembre 2025. Ce jour-là, le pays a réussi à mobiliser une somme impressionnante de 27,500 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

 Cette opération a été couronnée de succès à l’issue de l’émission d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT), qui avait une durée de 28 jours, démontrant ainsi la confiance des investisseurs dans la stabilité économique et financière de la Côte d’Ivoire et mettant en lumière la capacité du gouvernement à attirer des ressources sur les marchés financiers régionaux pour soutenir son développement économique.

Ainsi, l’émetteur, une institution financière qui joue un rôle clé dans le paysage économique, avait mis en adjudication un montant significatif de 25 milliards de FCFA dans le but de lever des fonds sur le marché. À cette occasion, il a reçu des soumissions des investisseurs qui se sont avérées bien supérieures aux attentes initiales, avec un total impressionnant de 58,118 milliards de FCFA en propositions globales. Cette avidité des investisseurs a entraîné un taux de couverture remarquable du montant initial mis en adjudication, s’élevant à 232,47%, ce qui illustre la confiance et l’engagement des acteurs du marché.

 Parmi toutes les soumissions reçues, l’émetteur a décidé de retenir un montant total de 27,500 milliards de FCFA, tandis qu’un montant de 30,618 milliards de FCFA a été rejeté. Ce processus de sélection des offres a abouti à un taux d’absorption de 47,32%, indiquant ainsi que près de la moitié des soumissions proposées ont été acceptées, ce qui reflète une démarche rigoureuse de gestion des investissements et une dynamique favorable dans l’environnement financier actuel.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 4,51%, un chiffre qui reflète non seulement la solidité des options qu’ils ont choisies, mais aussi l’attrait général des bons émis dans le cadre de cette émission. Ce rendement, souvent comparé aux normes du marché, représente une opportunité intéressante pour ceux qui cherchent à sécuriser un revenu stable tout en minimisant les risques associés à des investissements plus volatils. 


Notons que le remboursement des bons émis, prévu pour le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 30 décembre 2025, offre aux investisseurs une perspective claire sur la récupération de leur capital initial, ce qui est essentiel pour la planification financière. Par ailleurs, les intérêts, qui sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons, constituent un autre élément attrayant de cet investissement, garantissant aux investisseurs un flux de trésorerie accessible dès le départ.


Moussa KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA: le Burkina Faso obtient 27,499 milliards de FCFA 

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Ouagadougou. View of Place Memorial auz Heros Nationaux.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, un organisme clé dans la gestion financière du pays, a  réalisé une opération significative sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). En effet, le 3 décembre 2025, elle a procédé à l’émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des échéances de 3, 5 et 7 ans.

 Cette manœuvre stratégique a permis au Burkina Faso de lever un montant remarquable de 27,499 milliards de francs CFA, soulignant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité financière du pays. Dans ce cadre, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 25 milliards de francs CFA, ce qui représente une intention claire d’attirer des capitaux sur le marché. 

Ainsi, les soumissions globales des investisseurs, témoignant de l’intérêt massif pour ces titres, se sont élevées à un impressionnant total de 48,870 milliards de francs CFA. Ce chiffre vertigineux témoigne d’un taux de couverture du montant mis en adjudication de 195,48%, un indicateur fort d’un appétit notable des investisseurs pour les instruments de dette souveraine burkinabé. Suite à cette opération, le montant des soumissions retenues s’est établi à 27,499 milliards de francs CFA, tandis que d’importantes soumissions, soit 21,371 milliards de francs CFA, ont été rejetées. 

Ce processus a donné lieu à un taux d’absorption de 56,27%, indiquant ainsi un équilibre intéressant entre les fonds levés et ceux qui ont été approchés mais non retenus. Cette réussite illustre non seulement les capacités d’emprunt du Burkina Faso, mais également la dynamique positive qui caractérise son marché des capitaux dans le contexte plus large de la région UMOA. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues dans le cadre de cette opération financière se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,59 % pour les bons du Trésor, tandis que ceux qui ont choisi d’investir dans des obligations de 3 ans obtiendront un rendement de 7,24 %. 


De plus, pour les obligations de 5 ans, le rendement sera de 6,93 %, et pour celles ayant une échéance de 7 ans, il s’établira à 7,29 %. Il est important de noter que le Trésor Public Burkinabé s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui est fixée au 2 décembre 2026, ce qui témoigne d’un sérieux engagement envers ses investisseurs. En ce qui concerne le paiement des intérêts, il est prévu qu’ils s’effectuent d’avance et soient précomptés sur la valeur nominale des bons, garantissant ainsi aux investisseurs une certaine sécurité et prévisibilité dans leurs revenus.


Quant au remboursement des obligations, l’émetteur a l’intention de procéder au remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui est fixée au 4 décembre 2028 pour les obligations de 3 ans, au 4 décembre 2030 pour celles d’une durée de 5 ans et au 4 décembre 2032 pour celles ayant une échéance de 7 ans. 


Notons que le paiement des intérêts sur ces obligations se fera annuellement, et sera basé sur un taux attractif de 6,00 % pour les obligations de 3 ans, de 6,20 % pour celles de 5 ans, et enfin, de 6,40 % pour celles qui s’étendent sur 7 ans, à compter de la fin de la première année. Ces conditions visent à rassurer les investisseurs tout en leur offrant des possibilités de rendement compétitives sur le marché.


Abdoulaye KONÉ 

En Côte d’Ivoire,  le FMI annonce un décaissement de 840 millions de dollars et valide les réformes 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, les autorités s’emploient avec une détermination inébranlable à renforcer le cadre macroéconomique du pays, dans le but d’assurer une croissance économique stable et pérenne. Dans ce contexte crucial, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a récemment conclu à Abidjan une série de revues significatives, notamment la cinquième évaluation des accords soutenus par le Mécanisme élargi de crédit (MEDC) et la Facilité élargie de crédit (FEC).

 Parallèlement, la quatrième revue du programme appuyé par la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) a également été finalisée. Ces décisions favorables, marquées par ce triple feu vert, ouvrent la voie à un décaissement immédiat et substantiel de près de 839,7 millions de dollars, soit environ 473 milliards FCFA, soulignant ainsi la confiance que le FMI accorde à la stratégie économique méticuleusement orchestrée et mise en œuvre par le pays. 

Approuvé en mai 2023, le programme MEDC-FEC incarne un engagement de 2,6 milliards de DTS, soit environ 3,5 milliards de dollars. Cette initiative a significativement atténué les déséquilibres budgétaires et extérieurs, tout en préservant la Côte d’Ivoire à un niveau de risque modéré de surendettement. Simultanément, l’accord sous l’égide de la FRD, doté de 975,6 millions de DTS, favorise la transition climatique, renforce la résilience économique et contribue à la stabilisation de la balance des paiements.

À l’issue des élections présidentielles d’octobre 2025, qui ont suscité un grand intérêt au sein de la population, le Fonds Monétaire International (FMI) met en exergue l’engagement soutenu et déterminé des autorités à poursuivre une série de réformes économiques essentielles. Ces réformes sont considérées comme un élément crucial pour permettre au pays de progresser et de s’élever, à moyen terme, dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur le bien-être des citoyens. L’exécution des différents programmes mis en place est jugée robuste et efficace. En effet, tous les critères fixés pour la fin juin ont été scrupuleusement respectés, et les repères structurels affichent des progrès particulièrement satisfaisants, témoignant ainsi de la volonté des responsables de maintenir la dynamique de croissance. Par ailleurs, les mesures prévues dans le cadre de la Facilité de Réduction de la Dette (FRD) ont également été intégralement mises en œuvre, consolidant ainsi la stabilité macroéconomique du pays et renforçant la confiance des investisseurs dans ses capacités de gestion économique.

Malgré un contexte international encore incertain, qui pourrait engendrer des fluctuations sur les marchés mondiaux, la dynamique ivoirienne reste remarquable et robuste. Pour l’année 2025, la croissance économique est attendue à un impressionnant taux de 6,3%, soutenue par les performances exceptionnelles des secteurs secondaire et tertiaire, qui continuent à se développer et à offrir de nombreuses opportunités. De plus, un investissement public et privé qui demeure vigoureux et actif joue un rôle crucial dans cette dynamique positive. La consommation des ménages, quant à elle, profite également d’une hausse appréciable des revenus, permettant ainsi aux familles d’accroître leurs dépenses et d’améliorer leur qualité de vie, tandis que l’inflation, qui a été une préoccupation dans le passé, devrait reculer dans une fourchette autour de 1%, apportant un peu plus de stabilité économique.

Sur le plan extérieur, les prévisions financières indiquent que le déficit courant devrait se resserrer à environ 1,5% du PIB, ce qui est un signe encourageant grâce à l’amélioration des termes de l’échange, facilitant ainsi une meilleure balance commerciale. En matière de dépenses publiques, le déficit budgétaire devrait rester contenu à 3% du PIB, conformément aux normes de convergence de l’UEMOA, reflet d’une gestion économique prudente et d’une volonté de maintenir la stabilité dans la région. À moyen terme, les perspectives économiques demeurent globalement positives et reposent sur une diversification plus affirmée des secteurs d’activité, notamment dans les hydrocarbures et les mines, ouvrant des avenues prometteuses pour le développement durable et l’essor de l’économie ivoirienne.

L’une des priorités majeures et essentielles pour garantir la croissance économique et le développement durable du pays reste l’élargissement durable de l’espace budgétaire, un enjeu crucial dans le cadre de la planification financière à long terme. Les autorités compétentes confirment avec détermination leur volonté d’accroître les recettes fiscales d’ici le milieu de la décennie, et ce, en mettant en œuvre la Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme qui a été adoptée en 2024. Pour atteindre cet objectif ambitieux, de nouvelles mesures et réformes fiscales représentant environ 0,5% du produit intérieur brut (PIB) sont stratégiquement prévues en 2026. Ces ajustements visent à porter la pression fiscale à un taux de 20% du PIB à un horizon de moyen terme, ce qui témoigne de l’engagement du gouvernement à établir un cadre fiscal plus inclusif et équitable.

Pour le Fonds Monétaire International (FMI), cet effort de renforcement de la capacité budgétaire est considéré comme indispensable non seulement pour financer les dépenses sociales, mais également pour soutenir l’investissement public et les infrastructures nécessaires qui sont essentielles à la transformation économique et à la modernisation du pays. L’institution financière encourage par ailleurs la ville d’Abidjan à rationaliser systématiquement les exonérations fiscales dont bénéficient certaines entreprises tout en renforçant la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques, afin d’instaurer un climat de confiance et de prévisibilité pour les investisseurs et les citoyens.

Les réformes engagées par le gouvernement couvrent un large spectre d’initiatives stratégiques, englobant des domaines variés tels que l’amélioration du climat des affaires et le renforcement significatif de la gouvernance des entreprises publiques, qui sont des composantes essentielles pour un développement durable. Dans ce cadre, le Fonds Monétaire International (FMI) insiste avec conviction sur la nécessité impérieuse de consolider les dispositifs existants pour lutter efficacement contre le blanchiment des capitaux ainsi que le financement du terrorisme, qui représentent des enjeux de taille. 

Par ailleurs, ces mesures sont non seulement perçues comme cruciales pour permettre au pays de sortir rapidement de la liste grise établie par le Groupe d’Action Financière (GAFI), mais elles sont également fondamentales pour rétablir et renforcer la confiance des investisseurs internationaux, un facteur déterminant pour l’attractivité économique.

Parallèlement à ces mesures, le développement du capital humain demeure un élément central dans le cadre de ces réformes. La formation adéquate des jeunes, qui constitue l’avenir du pays, l’autonomisation des femmes dans toutes les sphères de la vie sociale et économique, l’inclusion financière des populations marginalisées, ainsi que la réduction de l’informalité au sein du marché du travail, figurent parmi les axes prioritaires clairement définis. 

Aussi, ces réformes, en s’inscrivant dans une démarche intégrée et cohérente, doivent permettre d’accélérer une croissance économique plus large, mieux répartie et moins dépendante de quelques secteurs traditionnels, garantissant ainsi un développement équilibré et durable pour toutes les couches de la population.

Pour le Fonds Monétaire International (FMI), les performances enregistrées depuis l’année 2023 témoignent avec clarté de la détermination sans faille des autorités ivoiriennes à stabiliser l’économie du pays et à renforcer la résilience face aux défis économiques et sociaux. En soulignant non seulement la bonne exécution des programmes mis en place, mais également la continuité des réformes cruciales, l’institution envoie un signal positif et rassurant aux bailleurs de fonds internationaux ainsi qu’aux marchés obligataires, qui jouent un rôle fondamental dans le financement des projets de développement. 

Notons que cette dynamique s’inscrit dans un contexte où la Côte d’Ivoire, un pays en pleine croissance, affûte avec soin sa stratégie de financement pour les prochaines années, visant à attirer davantage d’investissements tout en garantissant une croissance durable et inclusive pour ses citoyens.

Mariam KONE 

« La Chine, premier pays à construire des usines sucrières, pharmaceutiques et textiles au Mali »

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)- Lors de l’ouverture du Tournoi de Football de l’Ambassade de Chine au Mali, tenue samedi 6 décembre 2025 à l’ISPRIC, la chargé d’affaires, LIU Kaiyuan a saisi l’occasion d’énumérer quelques réalisations de la Chine au Mali au lendemain de l’indépendance du pays. Cela, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.


‎En présence du directeur général par Intérim de l’Institut des Sciences Politiques, Relations Internationales et Communications (ISPRIC), le diplomate chinois rapporte que les Chinois sont les premiers à venir au Mali pour construire des usines sucrières, pharmaceutiques et textiles.

‎En outre, les projets phares comme le troisième Pont de Bamako, le CICB, l’Hôpital du Mali, la Centrale hydraulique de Gouina, la Cité universitaire de Kabala, l’électrification des villages par l’énergie solaire, le Sukala et N-Sukala, sans oublier les médecins chinois, ont apporté d’importantes contributions au développement économique et social du Mali et au bien-être de la population.


‎Dans son explication, il précise que les relations entre la Chine et le Mali ont été élevées au rang de partenariat stratégique et le développement des relations sino-maliennes démontre pleinement qu’un ami dans le besoin est un véritable ami. « Pour aider le Mali à mieux relever les défis d’énergie et de la santé, les projets de coopération sur la Centrale solaire de Safo, la ceinture solaire africaine et la construction d’un centre de pied diabétique sont sur le rail d’accélération. Le nouveau don alimentaire chinois arrivera bientôt au Mali », a-t-il promis.

‎Revenant sur la question du jour,. notamment le Tournoi de Football, « Ce Tournoi dépasse le cadre de la simple compétition. C’est un moment de cohésion, un espace pour renforcer le vivre-ensemble », a ajouté le Chargé d’Affaires. « Le sport, et le football en particulier, est bien plus qu’un jeu. C’est un langage universel qui unit au-delà des différences », a expliqué le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine au Mali.

‎Selon LIU Kayuan, les joueurs vont non seulement faire des compétitions intenses, mais aussi cultiver des valeurs fondamentales : l’esprit d’équipe, la discipline, le respect de l’adversaire et la résilience. Le diplomate LIU Kayuan souligne que cette compétition est une école de vie où chaque match apprendra à unir les forces, à gérer la pression et à viser un objectif commun.

‎Le chargé d’affaires n’a pas omis de mentionner que la tenue de cette Coupe est aussi le reflet vibrant de la coopération et de l’amitié solides entre la Chine et le Mali. A son tour, le directeur général par intérim de l’ISPRIC, Mamadou B.TANGARA, était animé de deux sentiments : l’honneur et le plaisir. « Deux sentiments se jalousent en mois en cet instant. L’honneur et le plaisir », s’exclame-t-il en accueillant le diplomate chinois au sein de leur établissement à l’ouverture du Tournoi de Football de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali.
‎Le tournoi de football va durer deux semaines.

‎Par Drissa KEITA


Mali: Baisse de 3,66% à 520,425 milliards de FCFA du deficit budgétaire pour l’année 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’État a procédé à l’établissement d’un budget annuel pour l’exercice 2026, une initiative significative qui a été officiellement approuvée ce jeudi par le Conseil National de la Transition (CNT), un organe législatif crucial dans le contexte politique actuel du pays. Il semble que le déficit budgétaire subira une diminution spectaculaire en 2026. Cette situation financière entraîne un déficit notable de 520,425 milliards de FCFA, qui, bien qu’inquiétant, montre une réduction significative de 3,66 % par rapport à la loi de finances rectifiée de l’année précédente, 2025.

L’élaboration de ce budget a été réalisée selon la méthode du programme, ce qui témoigne d’une planification soigneusement réfléchie et d’un engagement en faveur d’une gestion financière rigoureuse. Son adoption a été d’autant plus remarquable qu’elle a recueilli un soutien unanime, avec 128 voix favorables, sans opposition ni abstention pour chacun des volets soumis au vote. Cette approbation marque une étape importante dans le processus de planification économique et de gestion des ressources publiques.

 Ainsi, la première partie du projet de loi de finances, soumise au vote, porte spécifiquement sur «les conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier», une thématique fondamentale pour assurer la stabilité économique du Mali. Ce budget ambitieux s’inscrit dans une cartographie détaillée de ses programmes, lesquels sont soigneusement articulés autour de 135 programmes au total. Parmi ces programmes, on trouve de manière diversifiée 29 programmes de pilotage, destinés à orienter les politiques publiques et à garantir leur efficacité, ainsi que 92 programmes opérationnels qui visent à concrétiser des projets sur le terrain. 

De plus, un programme des budgets annexes, visant à traiter des dépenses spécifiques, et 12 programmes de comptes spéciaux du Trésor, conçus pour gérer des ressources dédiées, complètent cette structure financière complexe. Ainsi, ce budget révèle non seulement une volonté de gestion rigoureuse, mais aussi une ambition de développement cohérente avec les défis que le pays doit relever. Le budget d’État pour l’année 2026, qui a été récemment adopté, se fixe à un montant impressionnant de 3 057 milliards FCFA en recettes, tout en prévoyant des dépenses s’élevant à 3 578 milliards FCFA. 

 En matière de ressources humaines, une enveloppe substantielle de plus de 1 134 milliards FCFA est spécifiquement allouée au paiement des salaires des agents civils et militaires de l’État, ainsi que ceux des fonctionnaires des collectivités territoriales, représentant une augmentation appréciable de 7,41 % par rapport à l’année précédente. En parallèle, le budget prévoit également une allocation conséquente de 1 499 milliards FCFA destinée au remboursement des dettes intérieures, qui s’élèvent à 1 249 milliards FCFA, ainsi qu’à la gestion de la dette extérieure, chiffrée à 249,737 milliards FCFA. 

Ce cadre budgétaire résulte donc d’un effort collectif visant à établir des bases solides pour la croissance économique tout en tenant compte des contraintes budgétaires existantes. Une enveloppe budgétaire substantielle de 2,692 milliards FCFA a été allouée spécifiquement à la construction de nouveaux services publics, ce qui témoigne d’une volonté politique forte d’améliorer les infrastructures clés du pays.

 Cette initiative ambitieuse inclut la création de l’université polytechnique de Bandiagara, qui vise à offrir des formations techniques et professionnelles de qualité pour les jeunes, et l’université de Kayes, offrant une gamme diversifiée de programmes académiques pour répondre aux besoins éducatifs de la région. En outre, des investissements notables seront faits pour établir de nouvelles unités au sein des forces de sécurité, afin de garantir une protection adéquate et une réponse efficace aux défis sécuritaires contemporains. Parallèlement, la construction de nouveaux lycées est prévue, ce qui permettra d’accroître l’accès à l’éducation secondaire pour les élèves de différents horizons.

 Une force d’intervention rapide sera également mise en place pour les armées, renforçant ainsi les capacités nationales en matière de réponse en cas d’urgence. Toutefois, un secrétariat permanent sera établi, dédié à la lutte contre la corruption, ce qui illustrera un engagement fort envers la transparence et la bonne gouvernance, en visant à promouvoir un environnement public plus sain et plus responsable. Cette enveloppe budgétaire, qui couvre une multitude d’autres projets tout aussi importants, marque un tournant significatif dans le développement des services publics.

Aussi, l’une des caractéristiques les plus notables et marquantes de cette loi de finances réside dans la diminution significative du budget qui lui est consacré, en particulier celui alloué à la Défense, qui enregistre une baisse impressionnante de près de 23 milliards de FCFA. Ainsi, le montant total désormais alloué à ce secteur crucial passe à 531,206 milliards de FCFA, un chiffre nettement inférieur aux 554,091 milliards de FCFA prévus dans la loi de finances rectifiée de 2025, mettant en lumière un changement stratégique dans les priorités budgétaires.

 Alousseïni Sanou, qui a pris la parole lors des discussions, précise que cette réduction est principalement due à « la non-reconduction des augmentations exceptionnelles obtenues au cours de l’exercice 2025 », ce qui indique une volonté de réévaluer les ressources allouées à la Défense en fonction des besoins réels et des priorités financières du pays. Par ailleurs, la séance plénière du parlement, qui a été ouverte ce jeudi, a été ajournée après l’adoption formelle de la première partie de la loi de finances, laissant place à un certain suspense quant à l’évolution des discussions. C

Notons que cette séance devrait reprendre le lundi 8 décembre, moment auquel les membres du parlement se pencheront sur l’examen de la seconde partie de la loi, qui porte spécifiquement sur la répartition des budgets entre les diverses institutions et organismes publics, ainsi que l’impact que ces choix budgétaires auront sur le fonctionnement du gouvernement et la satisfaction des besoins de la population.

Moussa KONÉ 

Au Bénin, une tentative de Coup d’État déjouée à Cotonou

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, en ce dimanche 7 décembre, une situation politique particulièrement troublante s’est déroulée lorsque des militaires ont annoncé, avec une certaine gravité et détermination, la destitution de Patrice Talon de ses fonctions de président de la République. Une heure, après la garde républicaine a déjoué cette tentative de déstabilisation du Bénin. De Source sûre, « les mutins ont été encerclés et arrêtés ».

Cette décision, qui a suscité une onde de choc à travers le pays et au-delà, est justifiée par les militaires par plusieurs motifs préoccupants, parmi lesquels figurent la « dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du pays », une situation qui ne cesse d’inquiéter les citoyens et qui appelle à une attention urgente. De plus, ils évoquent « l’attribution opaque des marchés publics », un sujet qui soulève des doutes sur la transparence et l’intégrité du gouvernement, ainsi que le « vote de lois controversées » qui ont provoqué des tensions au sein de la population. 

Les militaires font également mention de l’« exclusion totale des acteurs politiques porteurs d’idées jugées opposées à la gouvernance de Monsieur Patrice Talon », soulignant ainsi un climat de défiance et d’intolérance envers les opinions divergentes. Enfin, la détérioration des conditions de vie des militaires et des enseignants, qui sont souvent les premiers à ressentir les effets des décisions politiques, est un autre point soulevé dans leur déclaration, illustrant ainsi l’ampleur des défis auxquels le pays fait face.

Sous la conduite du Comité militaire pour la refondation, une entité récemment établie, ce coup de force plonge le Bénin dans une situation d’incertitude, à quelques mois des élections présidentielles. Cette instance est présidée par le Lieutenant-Colonel Pascal Tigri. Elle suspend la constitution nouvellement adoptée en novembre dernier, annonce la fermeture des frontières jusqu’à nouvel ordre, et proclame que l’armée prend les rênes du pays.

Quant aux vaillantes populations, l’armée a exprimé son soutien inébranlable en les encourageant à poursuivre librement leurs activités quotidiennes sous l’égide de la paix et de la tranquillité. Dans cette dynamique, le Comité militaire pour la refondation a tenu à rassurer fermement la communauté internationale en affirmant que les engagements internationaux du Bénin, ainsi que les droits humains fondamentaux, seront scrupuleusement et rigoureusement respectés dans toutes les situations qui pourraient survenir.

 Cette position a été clairement décrite par le groupe de militaires dont les images, symboles d’une nouvelle ère, sont diffusées en boucle à la télévision nationale, soulignant ainsi le besoin de transparence et d’engagement à l’égard du peuple béninois pendant que nous publions ce contenu.

Selon plusieurs sources fiables et concordantes, l’armée loyaliste aurait pris le contrôle de la résidence du chef de l’État aux environs de 09h30, marquant ainsi un tournant décisif dans la situation politique actuelle. Les éléments putschistes, quant à eux, seraient encerclés au sein de l’enceinte de la télévision nationale, un lieu d’importance stratégique. Il a été signalé que le flux télévisuel a été interrompu, provoquant une inquiétude croissante parmi la population. Cependant, des informations font état de tentatives des loyalistes pour contrecarrer le coup d’État en cours, témoignant ainsi de leur détermination à préserver l’ordre et la stabilité. 

Notons qu’on indique également que le président Patrice Talon, figure centrale de cette crise, est en sécurité, ce qui pourrait offrir un certain réconfort aux citoyens. Par ailleurs, il est entendu que le palais présidentiel demeure fermement sous la domination de l’armée loyaliste, renforçant l’idée d’une structure militaire qui s’efforce de garder le contrôle dans une période de turbulences politiques. Il faut simplement signaler que « la tentative de Coup d’État a été déjouée »

Communiqué du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique du Bénin

« Béninoises, Béninois,
Chers compatriotes,

Au petit matin de ce dimanche 7 décembre 2025, un groupuscule de soldats a engagé une mutinerie dans le but de déstabiliser l’Etat et ses Institutions.
Face à cette situation, les Forces Armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicaines. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre.
Aussi, le Gouvernement invite-t-il les populations à vaquer normalement à leurs occupations.
Je vous remercie.

Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique du Bénin


Alassane SEÏDOU « 

Daniella Soglo, Correspondante à Cotonou