(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, le mercredi 16 septembre 2026, à Ouagadougou, un événement marquant a eu lieu, réunissant les Directeurs des systèmes d’information (DSI) de la Confédération des États du Sahel (AES) pour la deuxième édition du DSI Digital Day.
Cette rencontre, placée sous le thème évocateur : « De la stratégie à l’exécution : Data, cybersécurité et intelligence artificielle au cœur de la performance et de la souveraineté numérique dans l’AES », a été l’occasion d’explorer les enjeux cruciaux liés à la transformation numérique dans la région. Le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), le Camarade Bassolma BAZIÉ, a présidé cet événement.
Dans son discours d’ouverture, il a chaleureusement salué l’engagement indéfectible du club des DSI de l’AES, qui œuvre sans relâche pour la promotion du numérique, de l’innovation et de l’excellence technologique au sein de l’espace confédéral. Cette initiative vise non seulement à renforcer les capacités numériques des États membres, mais aussi à favoriser une collaboration étroite entre les différents acteurs du secteur technologique, afin de bâtir un avenir numérique solide et durable pour la région du Sahel.
Par ailleurs, les discussions qui ont suivi ont permis d’aborder des sujets variés, allant des meilleures pratiques en matière de cybersécurité à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus décisionnels, soulignant ainsi l’importance d’une approche stratégique et coordonnée pour faire face aux défis contemporains.
Aussi, le Président de la CN-CES a souligné avec force que l’AES incarne une vision ambitieuse visant à bâtir un espace de solidarité, de résilience, de prospérité et de souveraineté. Dans son discours, il a précisé que cette notion de souveraineté ne se limite pas uniquement aux enjeux politiques, économiques ou sécuritaires qui sont souvent au cœur des débats contemporains.
« Elle s’étend aussi au domaine numérique. La souveraineté numérique est devenue une condition essentielle de l’indépendance des États », a-t-il déclaré avec conviction. Cette affirmation met en lumière l’importance croissante de la maîtrise des données et des infrastructures numériques dans un monde de plus en plus interconnecté.
Pour garantir cette souveraineté, a-t-il ajouté, nos pays doivent être en mesure de maîtriser leurs données, de sécuriser leurs infrastructures critiques, de développer leurs propres compétences et de tirer pleinement parti des bénéfices offerts par la révolution numérique. Le Camarade Bassolma BAZIÉ a soutenu cette idée, insistant sur le fait que sans une approche proactive et stratégique, les États risquent de perdre leur autonomie face aux géants technologiques et aux défis croissants de la cybersécurité.
En ce qui concerne le thème de la préservation de cette souveraineté numérique, il est impératif de réfléchir aux mesures concrètes à mettre en place pour protéger les intérêts nationaux tout en favorisant l’innovation et le développement durable dans le secteur numérique.

