UMOA:  « le total des crédits accordés à l’économie passe de 13,9 % entre 2011 et 2015 à 25,2 % entre 2021 et 2025 »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- A l’issue publication du rapport 2025, la BCEAO a souligné le rôle du refinancement accordé aux banques. « La part du refinancement par les institutions par rapport au total des crédits à l’économie est passée de 13,9 % entre 2011 et 2015 à 25,2 % entre 2021 et 2025, contribuant ainsi à garantir des niveaux de liquidité adéquats dans le système bancaire et à soutenir le financement des projets économiques », selon la Banque Centrale.

 En effet, l’Union économique et monétaire occidentale (UEMOA) a enregistré un taux d’inflation moyen de 3,6 % entre 2021 et 2025, un chiffre qui se distingue nettement des performances inflationnistes observées dans d’autres économies africaines. Aussi, d’un séminaire qui a précédé à la publication du rapport 2025, les données présentées par Joseph Saturnin Sagnon, directeur de la politique monétaire et des relations internationales au sein de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), révèlent des tendances économiques significatives qui méritent une attention particulière.

 Pour mettre cela en perspective, au cours de la même période, l’inflation moyenne a atteint des sommets alarmants de 16,2 % en Afrique subsaharienne, tandis que des pays comme le Ghana et le Nigéria ont connu des taux d’inflation respectifs de 23,6 % et 23,3 %. Ces chiffres soulignent non seulement la relative stabilité des prix au sein de l’UEMOA, mais aussi l’efficacité des politiques monétaires mises en œuvre pour maintenir cette stabilité.

En parallèle à la maîtrise de l’inflation, le BCEAO a également mis en lumière le dynamisme économique de la région, qui se manifeste par un taux de croissance moyen du produit intérieur brut (PIB) de 5,9 % entre 2021 et 2025. Ce taux de croissance est non seulement supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, estimée à 4,2 %, mais il témoigne également d’une résilience économique face aux défis globaux. En comparaison, la croissance moyenne s’est établie à 4,8 % au Ghana, 3,4 % au Nigéria, et un modeste 1,9 % en Afrique du Sud, mettant en exergue la position favorable de l’UEMOA dans le contexte économique africain. 

Ainsi, ces résultats positifs peuvent être attribués à une combinaison de politiques économiques judicieuses, d’investissements stratégiques et d’une intégration régionale renforcée, qui ensemble, favorisent un environnement propice à la croissance et à la prospérité. Selon l’institution, ces résultats démontrent qu’il est possible de concilier stabilité monétaire et croissance économique, renforçant ainsi l’attractivité de la région pour les investisseurs. 

Cette dynamique favorable attire non seulement des capitaux étrangers, mais elle crée également un climat de confiance parmi les acteurs économiques locaux, incitant les entrepreneurs à innover et à développer de nouveaux projets. En effet, une stabilité monétaire bien établie est souvent perçue comme un gage de sécurité, ce qui encourage les investissements à long terme et favorise la création d’emplois.

Un autre indicateur clé a été l’évolution du crédit à l’économie, qui est passé de 20,9 % du PIB entre 2011 et 2015 à 26,7 % du PIB sur la période 2021-2025, reflétant une plus grande disponibilité de financements pour les entreprises et les ménages. Cette augmentation significative du crédit indique une volonté des institutions financières de soutenir les initiatives économiques, permettant ainsi aux entreprises de se développer et aux ménages d’accéder à des biens et services essentiels. 

En facilitant l’accès au crédit, la région se positionne comme un acteur dynamique sur le marché régional, stimulant ainsi la consommation et l’investissement. Parallèlement, le crédit intérieur est passé de 26,0 % à 44,7 % du PIB au cours de la même période, démontrant ainsi le renforcement de la capacité du système financier à soutenir l’activité économique. 

Cette hausse du crédit intérieur est un signe révélateur de l’optimisme croissant des banques et des institutions financières, qui voient dans la demande accrue des entreprises et des consommateurs une opportunité d’accroître leur portefeuille de prêts. Cela contribue également à la résilience économique de la région, en permettant aux acteurs économiques de faire face aux défis et aux incertitudes du marché.

Notons que ce mécanisme de refinancement est crucial, car il permet aux banques de maintenir leur capacité à prêter tout en assurant leur stabilité financière. En renforçant la liquidité, le BCEAO joue un rôle central dans la facilitation des transactions économiques et dans la promotion d’un environnement propice à la croissance.

Mariam KONE 

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