(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’UMOA, où la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une somme impressionnante de 22 milliards FCFA, le vendredi 24 juillet 2026. Cette opération a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT) d’une durée de 3 et 5 ans, témoignant ainsi de la confiance des investisseurs dans la solidité des finances publiques togolaises.
Selon les informations fournies par UMOA-Titres, l’organisateur de cette opération financière, le montant initial mis en adjudication était de 22 milliards FCFA. Cependant, l’engouement des investisseurs a été tel que le Trésor Public togolais a reçu des soumissions globales atteignant la somme colossale de 72,635 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant révèle un taux de couverture du montant mis en adjudication de 363,18 %, illustrant l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres publics togolais.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève à 22 milliards FCFA, et cela concerne exclusivement les obligations de 5 ans, tandis que 50,635 milliards FCFA de soumissions ont été rejetées. Ce résultat se traduit par un taux d’absorption de 30,29 %, indiquant que, bien que le Trésor ait réussi à lever le montant souhaité, une part significative des offres n’a pas été acceptée. Cette dynamique sur le marché des obligations reflète non seulement la santé financière du Togo, mais aussi la confiance des investisseurs dans l’avenir économique du pays.
Les investisseurs qui ont vu leurs soumissions retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,09%, un chiffre qui témoigne de la solidité et de l’attractivité de l’opportunité d’investissement proposée. Ce rendement, calculé avec soin, reflète non seulement la performance des actifs sous-jacents, mais également la confiance que les investisseurs placent dans la gestion et la stabilité financière de l’émetteur.
Aussi, le remboursement du capital des obligations, quant à lui, se fera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 27 juillet 2031, marquant ainsi un moment clé pour les investisseurs qui attendent avec impatience ce retour sur investissement. Ce processus de remboursement est crucial, car il garantit que les fonds investis seront restitués dans les délais convenus, renforçant ainsi la crédibilité de l’émetteur. En ce qui concerne le paiement des intérêts de ces obligations, l’émetteur prévoit de le faire annuellement sur la base d’un taux de 6,35%, ce qui représente une source de revenus stable pour les investisseurs.
Notons que ce paiement d’intérêts, qui débutera dès la fin de la première année, est particulièrement attractif pour ceux qui recherchent des flux de trésorerie réguliers, permettant ainsi aux investisseurs de planifier leurs finances avec une certaine prévisibilité. Ces éléments combinés font de cette émission obligataire une option intéressante pour les investisseurs à la recherche de rendements compétitifs dans un environnement économique en constante évolution.
Abdoulaye KONE

