(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, ce vendredi 7 août 2026, un événement financier marquant s’est déroulé sous l’égide de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique. Cette institution a réussi à lever une somme impressionnante de 22 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a été réalisée grâce à une émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT) d’une durée de 3 et 5 ans, témoignant de la confiance des investisseurs dans la stabilité économique du pays. Selon les informations fournies par UMOA-Titres, l’organisateur de cette opération, le montant initial mis en adjudication s’élevait à 22 milliards de FCFA. Cependant, la réponse des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant un montant colossal de 100,002 milliards de FCFA. Ce chiffre remarquable illustre non seulement l’intérêt soutenu des investisseurs pour les titres publics togolais, mais également la solidité des fondamentaux économiques du Togo. En conséquence, le taux de couverture du montant mis en adjudication s’est élevé à un impressionnant 500,01%, soulignant ainsi la forte demande pour ces obligations et la confiance que les investisseurs placent dans la gestion financière du pays. Cette opération pourrait également ouvrir la voie à de futures émissions de titres, renforçant ainsi la position du Togo sur le marché financier régional.
Le montant total des soumissions retenues s’élève à 20 milliards FCFA, une somme qui a été exclusivement allouée aux obligations d’une durée de cinq ans. En revanche, le montant des soumissions rejetées atteint un impressionnant 78,002 milliards FCFA, ce qui illustre un taux d’absorption relativement modeste de 22 %. Ce chiffre met en lumière le niveau d’intérêt des investisseurs pour ces instruments financiers, tout en soulignant la compétitivité du marché. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se réjouiront d’un rendement moyen pondéré de 6,98 %, un chiffre qui reflète la rentabilité potentielle de leur engagement dans ces obligations. Ce rendement, bien que compétitif, doit être mis en perspective avec les fluctuations du marché et les risques associés à l’investissement dans des titres de créance.
Notons que le remboursement du capital des obligations est prévu pour le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 27 juillet 2031. Cela signifie que les investisseurs peuvent anticiper un retour sur leur investissement à cette date précise, ce qui est crucial pour la planification financière. En ce qui concerne le paiement des intérêts, l’émetteur a l’intention de procéder à des versements annuels basés sur un taux d’intérêt de 6,35 %. Ces paiements commenceront dès la fin de la première année, offrant ainsi aux investisseurs un flux de revenus régulier et prévisible, renforçant l’attrait de ces obligations sur le marché.
Moussa KONE

