(CROISSANCE AFRIQUE)- L’activité dans le secteur des Bâtiments et travaux publics (Btp) au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a connu une progression significative au cours du mois de décembre 2025, en comparaison avec le mois précédent.
Cette information précieuse émerge des données fournies par la Note de conjoncture économique de février 2026, une publication officielle de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceoa), qui est généralement reconnue pour son rôle crucial dans l’analyse et la diffusion d’informations économiques pertinentes pour la région.
D’après une enquête minutieuse menée auprès des chefs d’entreprise actifs dans ce secteur essentiel, il est révélateur que l’indice d’activité des Btp se maintient confortablement au-delà de sa moyenne de long terme, qui est fixée à 100, illustrant ainsi la robustesse et la résilience du secteur. Avec un écart constaté de +5,0 points, il convient de souligner que ce niveau a réussi à demeurer stable, sans variation significative par rapport au mois précédent, ce qui pourrait laisser présager une certaine prévisibilité en matière d’investissements et de projets à venir.
En examinant plus en détail la situation par pays, l’analyse met en lumière une nette amélioration de l’activité au sein de plusieurs économies composant l’Union. Les progressions les plus notables se sont manifestées au Bénin, où l’indice a enregistré une flamboyante hausse de 26,3 points, un indicateur qui pourrait refléter des initiatives gouvernementales ou des projets d’infrastructure audacieux.
Le Sénégal suit de près avec un score impressionnant de +23,6 points, soulignant ainsi une dynamique positive dans le domaine des Btp au sein de cette nation également, ce qui est encourageant pour les acteurs économiques et pourrait augurer d’une croissance continue dans les mois à venir.Des évolutions positives sont également notées, ce qui est particulièrement remarquable, au Burkina Faso, où une augmentation significative de 14,9 points a été observée, en Côte d’Ivoire, qui affiche un gain de 9,0 points, ainsi qu’en Guinée-Bissau, qui présente une amélioration de 7,9 points. Ces chiffres témoignent d’une dynamique de croissance encourageante dans ces pays, suggérant des améliorations dans les conditions de travail et un regain d’activité dans le secteur des BTP. À l’inverse, certains pays de l’Union ont enregistré une contraction inquiétante de l’activité dans le secteur des BTP.
C’est notamment le cas du Mali, où l’indice, preuve d’une dégradation significative, recule fortement de 41,8 points, ce qui pose des questions sur les causes sous-jacentes de cette chute. Des baisses notables sont également relevées au Niger, qui souffre d’une diminution de -21,8 points et au Togo, où l’indice a chuté de -6,2 points. Ces éléments contrastés illustrent les défis spécifiques auxquels ces pays sont confrontés dans le développement de leur infrastructure et de leur secteur de la construction.
Notons que ces évolutions traduisent une dynamique globalement favorable du secteur des BTP dans l’espace Uemoa, indiquant un potentiel de croissance, malgré des performances contrastées selon les pays, où certaines nations émergent tandis que d’autres éprouvent des difficultés à maintenir le même rythme de progression.
Pour rappel, cette situation soulève des questions importantes sur l’avenir du secteur et sur la nécessité d’adopter des stratégies adaptées aux contextes locaux pour stimuler la reprise et l’essor de l’industrie du bâtiment et des travaux publics.
Abdoulaye KONÉ

