Précisions de l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga sur l’implication de la France dans les actions de déstabilisation contre le Mali

Date:

(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis la publication de la mise au point de l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la tentative d’oblitération des faits sur le départ de la France du Mali en 2021 par Emmanuel Macron, le 10 mai 2026, au forum Africa-Forward à Nairobi (Kenya ), les langues se délient, la parole se libère, la vérité est enfin dite par des journalistes français de renommée internationale, plongeant davantage Emmanuel Macron dans une colère bleue.

Ce qui témoigne de la véracité de leurs propos. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, ces journalistes donnent des détails qui permettent de comprendre les origines de la survenue de plusieurs actions de déstabilisation du Mali, ces derniers mois :

a) les assassinats en masse de paisibles populations ;

b) la crise du carburant ;

c) les multiples incendies des unités industrielles ;

d) le sabotage du réseau électrique ;

e) le harcèlement contre les FAMa (Forces armées maliennes) sur toute l’étendue du territoire national ;

f) les attaques simultanées et coordonnées de plusieurs bases et garnisons militaires ;

g) les campagnes médiatiques hostiles ;

h) les tentatives de semer la panique généralisée ;

i) les tentatives d’installer le découragement, la peur, le sentiment de fatalité et de résignation dans les cœurs et les esprits des citoyens maliens ;

j) la désorganisation et la démoralisation des forces politiques qui soutiennent la transition ;

k) les multiples et diverses formes d’infiltration de la Transition ;

l) l’orchestration des amalgames au sein des populations, etc..

L’ancien Premier ministre porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale, surtout des citoyens de l’AES, de la France, la nécessité impérative pour lui, de rendre publics certains faits qui ont toujours été occultés ou cachés aux populations maliennes.

L’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga revient sur le contexte de la gouvernance au Mali avant l’avènement du changement de mai-juin 2021, appelé rectification de la trajectoire de la Transion.
Choguel Kokalla Maïga rappelle la condescendance des autorités françaises, qui faisaient subir toutes sortes d’humiliations aux dirigeants de notre pays, et en cite, ici quelques exemples :

  • Premièrement, toute intervention des FAMa et toute action de sécurisation des populations maliennes devaient être validées, préalablement, par les autorités françaises ;
  • Deuxièmement, les FAMa ne pouvaient même pas se procurer de simples lunettes à vision nocturne ;
  • Troisièmement, malgré les énormes ressources financières votées par l’Assemblée nationale du Mali afin d’acheter au bénéfice des FAMa des vecteurs aériens (hélicoptères et autres avions de combat), notre pays était démuni en matériels conformes, ce, en quantité et en qualité ;
  • Quatrièmement, même l’avion militaire de transport de troupes dont l’achat avait été pourtant intégralement réglé par le pouvoir défunt, était resté bloqué à l’extérieur pour des raisons fallacieuses ;
  • Cinquièmement, aucun ministre ou tout autre officiel ne pouvait se rendre au Nord du Mali sans l’accord des forces internationales ou de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) ;
  • Sixièmement, il arrivait souvent que de hautes personnalités passent toute une journée à l’aéroport à attendre, pour se faire signifier, en fin de journée, que le vol sur le Nord est reporté.
  • Septièmement, ni le Président de la République, ni le Premier ministre du Mali, ni toute autre personnalité officielle ne pouvait se rendre à Kidal sans l’aval des autorités françaises et l’accord préalable des dirigeants de la CMA auxquels les autorités maliennes étaient obligées de verser, par avance, de grosses sommes d’argent (c’était une sorte de rançon.) ;
  • Huitièmement, alors que le Gouverneur de Kidal était, formellement, nommé par l’Etat du Mali, sa sécurité était assurée, non pas par les FAMa, mais par les forces spéciales de la CMA. Faut-il préciser que lesdites forces de la CMA étaient formées et encadrées par les militaires français, et cerise sur le gâteau pour ces dernières ; elles étaient rémunérées par le Mali.

Pendant ce temps, les dirigeants maliens et une bonne partie des élites, comme tétanisés et resignés, s’accommodaient de cette situation, pourvu qu’elle leur permette de conserver ou d’accéder au pouvoir d’Etat, bien sûr avec la bénédiction de la France, et de vivre dans un certain confort personnel.

Cette stratégie avait vocation de durer jusqu’à 10-20 ans, visiblement, en attendant le réveil brutal de la nation qui n’aura d’autres choix que de constater et d’admettre le caractère inéluctable et irréversible de la partition du Mali (déjà programmée).

C’est pour toutes ces raisons, qu’à partir de juin 2021, les nouvelles autorités maliennes ont tiré les conséquences.

Notre pays a alors décidé de choisir librement, suivant ses intérêts propres, d’autres partenaires stratégiques, sur lesquels la France ne pourrait avoir une quelconque influence pour contrarier nos intérêts vitaux. Ce principe est désormais inscrit en lettre d’or à l’article 34 de la Constitution du 22 juillet 2023, devant aboutir à la 4ème République.

Manifestement ce choix souverain du Mali reste de nos jours encore comme une arrête dans la gorge des dirigeants de certaines puissances, qui rêvaient de continuer à vassaliser éternellement notre pays.

Choguel Kokalla Maïga appelle les Peuples malien et de l’AES à rester vigilants et debout : « Notre victoire commune sur le terrorisme et ses sponsors est inéluctable.
In sha Allah !
Notre combat sera victorieux, in fine, parce que notre cause est juste et noble. », conclut -il.

Vive le Mali !

Vive l’AES !

Bamako, le 16 mai 2026

Équipe Com/PM Choguel

croissanceafrik
croissanceafrikhttp://croissanceafrique.com
Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager:

Populaires

Lire aussi
RELATIFS

Encadrement stratégique du crédit digital et de la finance mobile au Mali et dans l’espace AES et de l’UEMOA

NOTE POLITIQUE( policy brief) Par Harouna NiangÉconomiste / ancien ministre...

Mali–Sahel : face à la guerre terroriste, l’exigence de vérité sur les soutiens extérieurs

Par Harouna NiangAncien ministre Les attaques coordonnées du 25 avril...

Guinée Bissau: 15 milliards de FCFA levé sur le marché financier régional de l’UMOA

(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour faire face à ses besoins budgétaires croissants...