Au Burkina Faso, l’Etat  reprend le contrôle de la mine de Bouboulou SA pour un investissement d’environ 32 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, sous la présidence dynamique du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 9 juillet 2026, dans un climat empreint de détermination et d’espoir pour l’avenir du pays. 

Cette réunion, qui s’est tenue dans le cadre solennel du palais présidentiel, a été marquée par un examen minutieux des points inscrits à l’ordre du jour, révélant ainsi les ambitions du gouvernement de renforcer la souveraineté nationale dans des secteurs jugés stratégiques pour le développement économique et social du pays.

Parmi les décisions majeures adoptées lors de cette session, le Conseil a approuvé un décret crucial portant sur l’octroi de permis d’exploitation industrielle de grandes mines d’or à la société SOPAMIB BOUBOULOU S.A. Ce projet, qui suscite un grand intérêt au sein de la population, est perçu comme un symbole du retour à une gestion plus autonome et responsable des ressources naturelles du Burkina Faso. 

Selon le ministre en charge des Mines, le Camarade Yacouba Zabré Gouba, cette nouvelle mine, qui sera implantée dans la commune de Yako, située dans la région du Yaadga, représente un tournant décisif dans la politique minière du pays. Elle marque le retour de l’État dans la gestion directe de ses ressources minières, un acte qui témoigne d’une volonté manifeste de réaffirmer la souveraineté nationale et de garantir que les bénéfices de l’exploitation minière profitent directement au peuple burkinabé. 

Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de développement durable, visant à créer des emplois, à stimuler l’économie locale et à améliorer les conditions de vie des citoyens dans les régions concernées. En effet, il ne s’agit pas seulement d’une simple mesure économique, mais d’un véritable projet de transformation sociale qui cherche à intégrer les communautés locales dans le processus de développement. Les emplois générés par cette initiative permettront non seulement de réduire le chômage, mais également de renforcer les compétences des travailleurs, favorisant ainsi une main-d’œuvre plus qualifiée et résiliente face aux défis économiques futurs.

« C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier. C’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même devienne un acteur industriel à part entière », a affirmé le ministre Gouba. Cette déclaration souligne une évolution significative dans la manière dont le Burkina Faso envisage l’exploitation de ses ressources naturelles. 

Cette orientation traduit une volonté politique forte : faire du Burkina Faso non plus un simple régulateur, mais un acteur industriel souverain, capable de tirer pleinement profit de ses richesses naturelles. En prenant le contrôle de ses ressources, l’État aspire à renforcer sa souveraineté économique et à garantir que les bénéfices de l’exploitation minière profitent directement à la population.

Le projet BOUBOULOU S.A. représente un investissement massif de plus de 32 milliards FCFA et s’inscrit dans une durée de vie estimée à plus de 15 ans. Ce projet ambitieux est conçu pour transformer le paysage économique du pays, avec des projections annonçant une production moyenne de plus de 7 tonnes d’or par an. Les retombées économiques de cette initiative sont considérables, avec des recettes directes de plus de 39 milliards FCFA pour le budget national (hors dividendes). Ces fonds pourraient être réinvestis dans des infrastructures essentielles, l’éducation et la santé, contribuant ainsi à un développement équilibré et durable.

Notons que la création et le maintien de ces emplois, ainsi que l’impact économique positif sur les communautés locales, sont des éléments cruciaux pour garantir que le développement minier ne se fasse pas au détriment de l’environnement ou des droits des populations. 

 Pour rappel, en intégrant des pratiques durables et responsables, le projet BOUBOULOU S.A. pourrait devenir un modèle à suivre pour d’autres initiatives similaires dans la région, prouvant que l’exploitation des ressources naturelles peut aller de pair avec le respect des principes de développement durable.

Korotoumou Sylla 

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