(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mercredi 29 juillet 2026, un événement marquant s’est déroulé au sein de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, qui a réussi à lever une somme impressionnante de 44 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA.
Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. L’organisation de cet événement a été réalisée en partenariat avec UMOA-Titres, un acteur clé dans le domaine des titres publics au sein de la région.
L’émetteur avait initialement prévu de mettre en adjudication un montant global de 40 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, le montant total des soumissions a atteint un impressionnant chiffre de 100,788 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’une forte confiance des investisseurs et d’un appétit marqué pour les titres publics burkinabés. Ce niveau de soumissions correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 251,97 %, un chiffre qui illustre l’enthousiasme et la dynamique positive du marché financier dans la région.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’est élevé à 44 milliards de FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que 56,788 milliards de FCFA ont été rejetés. Ce résultat donne un taux d’absorption de 43,66 %, indiquant que, bien que la demande ait été forte, une partie significative des soumissions n’a pas été acceptée. Cette opération souligne non seulement la vitalité du marché des titres publics au Burkina Faso, mais aussi la capacité de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique à mobiliser des ressources financières pour soutenir les projets de développement et la stabilité économique du pays.
Aussi, les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,69 % pour les obligations de 3 ans, 7,39 % pour celles de 5 ans et 7,42 % pour celles de 7 ans. Ces rendements, qui reflètent la performance des investissements, témoignent de la confiance croissante des investisseurs envers le marché des obligations burkinabé. Le Trésor Public burkinabé, dans un souci de transparence et de responsabilité financière, s’est engagé à rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 30 juillet 2029 pour celles de 3 ans, au 30 juillet 2031 pour celles de 5 ans et au 30 juillet 2033 pour celles de 7 ans.
Notons que e calendrier de remboursement est crucial pour les investisseurs, car il leur offre une visibilité sur la gestion de leurs fonds. En outre, le paiement des intérêts se fera annuellement, sur la base d’un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ces taux d’intérêt, qui augmentent avec la durée des obligations, sont conçus pour attirer un large éventail d’investisseurs, allant des particuliers aux institutions financières, et renforcent l’attractivité des titres de créance émis par le gouvernement burkinabé.
Zangouna KONE

