(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a t mené une analyse approfondie de la situation des activités économiques au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). D’après les données recueillies et les indicateurs disponibles à la fin du mois d’avril 2026, il apparaît que l’activité économique dans l’Union a maintenu une orientation positive, affichant une dynamique mensuelle encourageante.
« En effet, l’indice global du climat des affaires s’est établi à +0,7 point au-dessus de sa moyenne de long terme, qui est fixée à 100, ce qui indique une stabilité par rapport au mois précédent. Cette constance est particulièrement significative dans le contexte économique actuel, où de nombreux secteurs sont en pleine mutation. De plus, l’indice des services marchands non financiers a connu une reprise notable, s’élevant de 17,5 % après une baisse de 7,0 % le mois précédent. Cette amélioration suggère une reprise de la confiance des consommateurs et des entreprises dans le marché.
Parallèlement, les services financiers ont également montré des signes de croissance, avec une progression de 0,9 % en avril 2026, après une hausse modeste de 0,3 % le mois précédent. Ces chiffres, fournis par la BCEAO, témoignent d’une résilience et d’une capacité d’adaptation des acteurs économiques face aux défis contemporains, tout en soulignant l’importance d’une surveillance continue pour soutenir cette tendance positive. »
Dans le secteur dynamique et en constante évolution des bâtiments et travaux publics (BTP), des enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise révèlent une tendance générale à l’amélioration de l’activité au sein de l’Union européenne. Cette embellie, cependant, ne s’applique pas à tous les pays, car le Mali, le Niger et le Togo semblent faire exception à cette règle, affichant des défis spécifiques qui freinent leur progression dans ce domaine crucial. Les chefs d’entreprise, en partageant leurs perspectives, mettent en lumière les opportunités et les obstacles rencontrés, soulignant ainsi la diversité des expériences au sein de cette région.
Notons qu’un autre indicateur économique, l’indice de la production industrielle, montre un affaiblissement notable de 6,4 % en rythme mensuel. Ce recul survient après une période d’optimisme, marquée par une augmentation de 5,3 % le mois précédent, ce qui soulève des questions sur la durabilité de la croissance industrielle. De plus, le chiffre d’affaires du commerce de détail a également connu une diminution de 5,4 %, contrastant avec l’amélioration de 2,2 % observée un mois plus tôt. Ces fluctuations dans les secteurs de la production et du commerce de détail soulignent les défis économiques persistants, incitant les acteurs du marché à réévaluer leurs stratégies et à s’adapter à un environnement en mutation rapide.
Yaya KONE

