(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, depuis le 5 août 2026, une visite d’une grande importance est en cours, orchestrée par le vice-président de la Banque mondiale, Ousmane Diagana. Cette mission vise à renforcer les liens de coopération entre le Sénégal et cette institution financière internationale. C’est dans ce contexte dynamique que le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a eu l’honneur de recevoir Ousmane Diagana le mercredi 5 août, dans un cadre formel et empreint de significations stratégiques.
Cette rencontre, qui s’est tenue dans les bureaux officiels de la Présidence, a été marquée par des échanges fructueux sur les enjeux économiques et sociaux du pays. Au terme de cette audience, la Présidence de la République a souligné que ce n’est pas seulement le volume de la coopération qui connaît une progression significative, mais également la nature même de cette coopération qui évolue vers des formes plus adaptées aux besoins du Sénégal. Le Groupe de la Banque mondiale a ainsi confirmé son engagement à fournir un appui budgétaire direct à l’État du Sénégal, une décision qui témoigne de la confiance renouvelée dans les capacités de gestion et de réforme du pays.
De plus, l’élargissement des financements adossés aux résultats marque une étape importante dans la relation entre le Sénégal et la Banque mondiale. Cette approche, qui met l’accent sur l’évaluation des résultats concrets des réformes entreprises, reflète une volonté d’assurer une utilisation efficace des ressources et d’encourager des réformes structurelles qui répondent aux attentes des citoyens. Cette décision, expliquent les responsables, mesure non seulement la crédibilité des réformes conduites par le Sénégal, mais également la confiance placée dans sa trajectoire de développement. Ainsi, cette visite et les discussions qui en découlent pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour le Sénégal, en consolidant sa position sur la scène internationale et en favorisant un développement durable et inclusif.
Selon la même source, les priorités arrêtées ensemble portent d’abord sur l’énergie, un secteur crucial pour le développement durable, avec la réduction des coûts énergétiques et l’accélération de la transition vers des sources d’énergie solaire. Cette initiative vise non seulement à diminuer la dépendance aux énergies fossiles, mais également à favoriser l’accès à une énergie propre et renouvelable pour tous les Sénégalais. Elles concernent également l’agriculture, un pilier fondamental de l’économie nationale, à travers un programme de résilience au service de la souveraineté alimentaire, qui entend renforcer la capacité des agriculteurs à faire face aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés. De plus, le climat des affaires est une priorité, avec l’ambition de faire du Sénégal une destination sûre et attractive pour l’investissement privé, en améliorant les infrastructures et en simplifiant les procédures administratives.
Aussi, la modernisation des finances publiques et de la gouvernance demeure au cœur de l’accompagnement, garantissant une gestion transparente et efficace des ressources publiques, essentielle pour soutenir ces initiatives ambitieuses. «Ces orientations s’accompagnent de moyens nouveaux, avec 340 milliards de francs CFA de financements destinés à l’agriculture, aux transports et au renforcement de la résilience des jeunes et des femmes», a annoncé la Présidence de la République, soulignant ainsi l’engagement fort du gouvernement envers le développement inclusif et durable. Ces investissements visent à créer des opportunités économiques pour les jeunes et les femmes, souvent les plus touchés par les crises économiques et environnementales.
Notons que les échanges, précise-t-on, ont enfin porté sur les contours d’un cadre de partenariat appelé à structurer la coopération pour les dix prochaines années, un horizon long, qui permettra de consolider les efforts de développement et d’assurer une continuité dans les actions entreprises. Ce partenariat s’inscrit dans une vision globale de transformation du pays, visant à renforcer la résilience économique et sociale face aux défis contemporains tout en s’inscrivant dans les objectifs de développement durable.
Korotoumou Sylla

