UEMOA: la politique de l’Union en matière de concurrence (Vision, Défis, et Perspectives)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de la deuxième journée de la session de formation et de sensibilisation dédiée aux journalistes économiques de l’UEMOA, organisée par la commission de l’UEMOA en partenariat avec la plateforme des journalistes économiques.

Il s’agit d’un panel qui a captivé l’attention des participants, était centré sur la politique de l’UEMOA en matière de concurrence au sein de l’espace communautaire, un sujet d’une importance cruciale pour le développement économique régional. 

Animé par Tangambori Marius Konssago Yargo, un expert reconnu et chargé des enquêtes de concurrence à la commission de l’UEMOA, le panel a offert une plateforme dynamique pour discuter des enjeux et des défis liés à la concurrence dans la région. Les échanges ont été riches et variés, suscitant un vif intérêt et de nombreuses réactions de la part des journalistes économiques ouest-africains présents.

Avant toute action contraire, Tangambori Marius Konssago Yargo, un expert, chargé des enquêtes de concurrence à la commission de l’UEMOA, a commencé par définir la notion de concurrence, un concept fondamental dans le domaine économique. Selon lui, « la concurrence se définit comme l’ensemble des offres proposées sur le marché, qui sont susceptibles de satisfaire des besoins similaires et d’atteindre une cible identique avec des produits qui, bien que différents, se battent pour capter l’attention des consommateurs. Cette compétition, qui se déroule entre diverses entreprises, est essentielle pour attirer la clientèle, car elle incite les acteurs du marché à innover et à améliorer leurs offres afin de répondre au mieux aux attentes des consommateurs »

 Ces derniers, armés de leurs expériences et de leurs connaissances, ont partagé leurs perspectives sur la manière dont une politique de concurrence efficace pourrait influencer le marché et favoriser un environnement économique plus équitable et compétitif. C’est pourquoi, les discussions ont également mis en lumière les différentes initiatives mises en place par l’UEMOA pour renforcer la coopération entre les États membres et promouvoir une concurrence saine, essentielle pour stimuler l’innovation et la croissance. 

Ainsi, la passion et l’engagement des participants ont transformé ce panel en un véritable forum d’idées, où les enjeux économiques régionaux ont été abordés avec une profondeur et une clarté qui ont enrichi la compréhension collective de la politique de concurrence au sein de l’UEMOA. En outre, Monsieur Yargo a souligné l’importance de la politique de concurrence, qui représente l’ensemble des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics et les acteurs économiques pour maintenir et développer un état de concurrence efficace sur le marché. 

Cette politique est cruciale pour garantir un environnement commercial sain, où les entreprises peuvent rivaliser équitablement sans pratiques déloyales qui pourraient nuire aux consommateurs ou fausser le marché. Par ailleurs, monsieur Yargo a également mis en avant la nécessité de réguler le domaine de la concurrence, en se concentrant sur le droit de la concurrence, qui englobe l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires visant à garantir le respect du principe de la liberté du commerce et de l’industrie dans une économie de libre marché.

 Cette régulation est indispensable pour assurer que toutes les entreprises, grandes ou petites, aient la possibilité de prospérer et de contribuer à une économie dynamique et compétitive. En affirmant cela, Monsieur Yargo souligne non seulement l’importance de la concurrence pour le développement économique, mais aussi la responsabilité des autorités de veiller à ce que cette concurrence soit juste et bénéfique pour l’ensemble de la société.

Au titre des cadres juridiques de la politique de l’UEMOA en matière de concurrence, Tangambori Marius Konssago Yargo, qui occupe le poste de chargé des enquêtes de concurrence à la commission de l’UEMOA, a souligné avec insistance l’importance cruciale de la régulation des pratiques commerciales au sein de l’Union. Il a affirmé qu’il existe des « ententes anticoncurrentielles », lesquelles incluent des accords, des associations et des pratiques concertées entre entreprises, ayant pour objet ou pour effet de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence à l’intérieur de l’Union. Ces comportements peuvent gravement compromettre l’équité du marché, nuisant ainsi aux consommateurs et à l’innovation.

En ce qui concerne les abus de position dominante, M. Yargo a expliqué que cela se réfère à « toutes pratiques d’une ou de plusieurs entreprises, assimilables à un abus de position dominante sur le marché commun ou dans une partie significative de celle des États », ce qui pourrait fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. Cette définition met en lumière les dangers que représentent les entreprises qui, par leur taille ou leur influence, peuvent écraser la concurrence et limiter les choix des consommateurs.

De plus, il a ciblé les « pratiques anticoncurrentielles imputables aux États », en insistant sur l’interdiction d’édicter ou de maintenir des mesures contraires aux règles de concurrence, en particulier pour les entreprises publiques. Il a également évoqué la nécessité d’édicter des mesures permettant aux entreprises de fonctionner dans un cadre juste et compétitif, soulignant ainsi le rôle essentiel des gouvernements dans la création d’un environnement économique équitable. Cette approche vise à garantir que toutes les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, aient la possibilité de rivaliser sur un pied d’égalité, favorisant ainsi un marché dynamique et innovant au sein de l’UEMOA.

Dans le registre des ententes horizontales entre concurrents, il estime que ces accords peuvent prendre des formes variées, notamment ceux qui limitent l’accès au marché ou entravent le libre exercice de la concurrence par d’autres entreprises. Ces ententes peuvent inclure des arrangements visant à fixer directement ou indirectement les prix, à contrôler le prix de vente, et, de manière générale, à faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché. Cela se traduit souvent par des pratiques qui favorisent artificiellement la hausse ou la baisse des prix, créant ainsi un déséquilibre qui nuit aux consommateurs et à l’économie en général.

 En particulier, il est important de noter les accords entre entreprises à différents niveaux de production ou de distribution, qui visent à établir une fixation du prix de revente. Ces pratiques peuvent avoir des conséquences néfastes sur la concurrence, car elles empêchent les forces du marché de déterminer les prix de manière équitable et transparente.

Aussi, il évoque les répartitions selon monsieur Yargo de l’UEMOA, qui se manifestent par des accords portant sur des marchés ou des sources d’approvisionnement. Ces arrangements, en particulier ceux entre entreprises de production ou de distribution, peuvent inclure des dispositions sur une protection territoriale absolue, ce qui signifie que certaines entreprises s’accordent pour ne pas entrer en concurrence sur des zones géographiques spécifiques. Cela peut réduire la diversité des choix pour les consommateurs et créer des situations où les entreprises peuvent imposer des prix plus élevés sans craindre la concurrence. 

Notons que ces ententes horizontales dit-il , qu’elles soient explicites ou implicites, soulèvent des préoccupations majeures en matière de concurrence, car elles compromettent l’intégrité du marché et nuisent à l’innovation et à l’efficacité économique.

Daouda Bakary KONÉ envoyé Spécial à Ouagadougou 

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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