(CROISSANCE AFRIQUE)-Les producteurs affectés par des pertes agricoles au cours de la campagne 2025-2026 au Bénin bénéficient de 561 775 040 FCFA d’indemnisations, marquant une étape importante dans les efforts du pays pour renforcer la résilience des petits exploitants face aux risques climatiques et de production. Ces indemnisations s’inscrivent dans le cadre du projet pilote d’intégration de l’assurance agricole indicielle basée sur le rendement, lancé en 2024 par le Gouvernement du Bénin et ses partenaires. Le programme couvre plusieurs filières stratégiques, notamment le riz, le coton et l’élevage.
Pour la campagne 2025-2026, 94 905 producteurs de riz et de coton ont bénéficié d’une couverture d’assurance, avec une subvention de 80% des primes. A l’issue de la campagne, les mesures de rendement ont été effectuées sur le terrain avec la participation des agriculteurs. Elles ont permis d’établir un montant total d’indemnisations de 561,8 millions de FCFA, dont 376,8 millions de FCFA pour les producteurs de riz et 185 millions de FCFA pour les producteurs de coton.
Selon M. Adin Yeton BLOKOUNON GOUBALAN, Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, l’ambition du gouvernement béninois est de construire une agriculture béninoise plus résiliente, capable de faire face aux aléas climatiques tout en permettant aux producteurs de continuer à investir dans leurs exploitations. Le versement de ces indemnisations démontre concrètement que l’assurance agricole peut constituer un véritable outil de gestion des risques pour nos producteurs. Il ajoute qu’en travaillant avec les partenaires pour étendre progressivement cette couverture, le gouvernement béninois veut donner à davantage d’agriculteurs les moyens de sécuriser leurs investissements, de préserver leurs moyens de subsistance et de contribuer durablement à la sécurité alimentaire du Bénin.
Cette campagne confirme également la montée en puissance rapide du programme. Lors de la campagne précédente, en 2024-2025, 11 000 producteurs de riz avaient bénéficié d’une couverture d’assurance entièrement subventionnée, donnant lieu à près de 106,9 millions de FCFA d’indemnisations pour les producteurs affectés. Au total, le programme a couvert plus de 106 000 producteurs au cours de ses deux premières années.
« L’agriculture commence toujours par un pari: avant même la première récolte, le producteur a déjà investi ses semences, ses intrants, ses forces et celles de sa famille. Dans un tel contexte d’incertitude, couvrir nos producteurs n’est plus une simple option: c’est une nécessité absolue et la campagne précédente, en 2024-2025, 11 000 producteurs de riz avaient bénéficié d’une couverture d’assurance entièrement subventionnée, donnant lieu à près de 106,9 millions de FCFA d’indemnisations pour les producteurs affectés. Au total, le programme a couvert plus de 106 000 producteurs au cours de ses deux premières années.
« L’agriculture commence toujours par un pari: avant même la première récolte, le producteur a déjà investi ses semences, ses intrants, ses forces et celles de sa famille. Dans un tel contexte d’incertitude, couvrir nos producteurs n’est plus une simple option: c’est une nécessité absolue et la véritable raison d’être de l’assurance agricole », a déclaré Pierre Sagara, Directeur Régional pour l’Afrique Francophone de Pula.

« Avec l’assurance agricole, nous ne faisons pas que gérer des risques: nous ouvrons l’accès au crédit, nous encourageons l’investissement dans une agriculture moderne et nous donnons aux producteurs les moyens de prospérer et pas seulement de survivre », a t-il poursuivi .Ces chèques symboliques que nous recevons ne sont pas une simple aide. Ils sont le bouclier qui nous évite la faillite. Ils représentent la dignité retrouvée du paysan béninois, qui peut désormais rembourser ses créanciers, nourrir sa famille et retourner sereinement à la terre. L’assurance agricole indicielle n’est plus une théorie lointaine entendue à la radio; c’est une réalité concrète qui sauve nos exploitations», a affirmé, Ganni Badou Tamou, le Président de la FN-CVPC, représentant les bénéficiaires. « L’assurance agricole indicielle n’est plus une théorie lointaine entendue à la radio; c’est une réalité concrète qui sauve nos exploitations», a t-il martelé
« Cette cérémonie revêt une signification toute particulière. Il y a deux ans, nous prenions, devant vous, l’engagement d’être aux côtés des producteurs béninois au moment où ils en auraient le plus besoin. Aujourd’hui, nous ne sommes pas venus renouveler une promesse: nous sommes venus honorer notre parole. Car derrière chacun des chèques remis ce jour, il y a un producteur qui, frappé par un aléa climatique, retrouve les moyens de préparer sereinement la campagne suivante, de préserver ses revenus et de subvenir aux besoins de sa famille », a déclaré, Alfred KPEMAVO, le Directeur Général de SUNU Assurances, assureur principal (lead insurer) du programme.
« L’extension de l’assurance agricole à 150’000 producteurs/productrices assurés constitue également une ambition majeure de cette phase. Nous encourageons le Gouvernement à accélérer l’institutionnalisation de l’assurance agricole, à travers la signature des textes en cours, et à garantir l’implication effective de tous les acteurs concernés. L’assurance agricole demeure un outil indispensable de gestion des risques climatiques et économiques. Nous attirons l’attention sur la nécessité de faire de l’inclusion financière des femmes et des jeunes une priorité. La Suisse salue les efforts constants engagés par le Gouvernement du Bénin pour faire de l’agriculture un levier stratégique de croissance économique, de sécurité alimentaire et de création d’emplois« , Stéphanie Guha, Cheffe suppléante de la coopération suisse
L’agriculture reste au cœur de l’économie et des moyens de subsistance au Bénin. Selon la documentation du projet, le secteur emploie plus de 70% de la population et représentait environ 30% du PIB en 2023. Dans le même temps, les sécheresses, les inondations, les ravageurs et les maladies menacent de plus en plus les rendements et peuvent également limiter l’accès des producteurs au financement.
Contrairement à des produits d’assurance reposant uniquement sur des indicateurs pluviométriques, le programme utilise un indice de rendement. Les rendements observés dans une zone assurée sont comparés à un seuil prédéfini. Lorsque les rendements descendent en dessous de ce seuil, le mécanisme peut déclencher une indemnisation en faveur des agriculteurs.
Cette approche contribue également à soutenir l’investissement agricole. En réduisant l’impact financier des pertes de production importantes, l’assurance peut renforcer la confiance des agriculteurs, des institutions financières et d’autres acteurs souhaitant investir dans le secteur. Le programme est mis en œuvre grâce à la collaboration entre le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, le Fonds National de Développement Agricole (FNDA), Pula, ainsi que les compagnies d’assurance SUNU Assurances et NSIA Assurances.
« Nous attirons l’attention sur la nécessité de faire de l’inclusion financière des femmes et des jeunes une priorité. La Suisse salue les efforts constants engagés par le Gouvernement du Bénin pour faire de l’agriculture un levier stratégique de croissance économique, de sécurité alimentaire et de création d’emplois », selon Stéphanie Guha, Cheffe suppléante de la coopération suisse
L’agriculture reste au cœur de l’économie et des moyens de subsistance au Bénin. Selon la documentation du projet, le secteur emploie plus de 70% de la population et représentait environ 30% du PIB en 2023. Dans le même temps, les sécheresses, les inondations, les ravageurs et les maladies menacent de plus en plus les rendements et peuvent également limiter l’accès des producteurs au financement. Contrairement à des produits d’assurance reposant uniquement sur des indicateurs pluviométriques, le programme utilise un indice de rendement. Les rendements observés dans une zone assurée sont comparés à un seuil prédéfini. Lorsque les rendements descendent en dessous de ce seuil, le mécanisme peut déclencher une indemnisation en faveur des agriculteurs.
Cette approche contribue également à soutenir l’investissement agricole. En réduisant l’impact financier des pertes de production importantes, l’assurance peut renforcer la confiance des agriculteurs, des institutions financières et d’autres acteurs souhaitant investir dans le secteur. Le programme est mis en œuvre grâce à la collaboration entre le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, le Fonds National de Développement Agricole (FNDA), Pula, ainsi que les compagnies d’assurance SUNU Assurances et NSIA Assurances, avec le soutien de partenaires au développement, notamment la Coopération suisse et LuxDev. Le programme devrait connaître une nouvelle expansion au cours de la campagne 2026-2027, avec environ 122 000 producteurs de riz, de coton et éleveurs de bétail qui devraient bénéficier d’une couverture, avec une subvention des primes à hauteur de 80%.
À propos de Pula
Pula Advisors est une entreprise insurtech de premier plan, présente en Afrique, en Asie et en Amérique latine. L’entreprise propose des produits d’assurance paramétrique couvrant un large éventail de risques auxquels sont confrontés les petits exploitants agricoles, notamment les inondations, les sécheresses ainsi que les maladies affectant les cultures et le bétail. La mission de Pula est de servir 100 millions d’agriculteurs et leurs communautés d’ici 2030, afin de les aider à mieux se prémunir contre les impacts du changement climatique.

