(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Samedi 8 Août 2026, une atmosphère d’anticipation et d’engagement flottait dans l’air au siège de l’association Dèmè Waati Be, situé à Badialan III, où une formation d’initiation au Fact Checking était organisée. Cet événement marquant a rassemblé des journalistes ainsi que des membres de l’association, tous désireux d’approfondir leurs compétences en matière de vérification des faits.
Pour cette occasion spéciale, M. Djibril Bagayoko, président dynamique de l’association Dèmè Waati Be, était présent, entouré de figures clés telles que M. Ousmane Khalifa, le secrétaire général, et Mme Salimata Soumaoro, présidente des femmes de l’association, ajoutant ainsi une dimension inclusive à l’événement. Plus d’une vingtaine de participants, représentant une diversité de voix et d’expériences, ont pris part à cette formation, témoignant de l’intérêt croissant pour des pratiques journalistiques rigoureuses.
M. Ousmane Khalifa, avec un sourire chaleureux, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants, soulignant avec passion l’importance cruciale de la thématique abordée. Il a insisté sur le fait que cette formation ne se limitait pas à une simple transmission de connaissances, mais qu’elle jouait un rôle essentiel dans l’apaisement de la société, en permettant aux journalistes de devenir des acteurs de changement face à la désinformation omniprésente.
Le formateur, M. Boureïma Soulo, un journaliste chevronné et président de l’association des Blogueurs du Mali, a partagé son enthousiasme pour cette opportunité d’échange. Il a exprimé son espoir que cette formation sur la désinformation et la vérification des faits ne soit pas seulement un moment d’apprentissage, mais aussi un véritable partage d’expériences enrichissantes entre lui et ses confrères journalistes. Pour les membres de l’association, cette initiation représente une chance précieuse de découvrir des outils et des méthodes pour détecter la désinformation, tout en cultivant un esprit critique dans un environnement où la désinformation peut facilement se répandre. L’importance de cette formation résonne profondément dans le contexte actuel, où la vérité est souvent mise à l’épreuve, et où chaque journaliste doit se sentir armé pour naviguer dans les eaux tumultueuses de l’information
Au cours de cette journée enrichissante, le formateur a pris le temps de définir avec précision et de faire la distinction entre trois concepts cruciaux qui façonnent notre compréhension de l’information dans le monde moderne : la désinformation, la mésinformation et la malinformation. À travers des exemples concrets et pertinents, il a illustré comment ces notions se manifestent dans la vie quotidienne et les médias. M. Soulo, avec une clarté remarquable, a défini la désinformation comme la diffusion délibérée d’informations fausses ou trompeuses, souvent dans le but de manipuler l’opinion publique, de nuire à des individus ou des groupes, ou d’influencer des décisions politiques. En revanche, il a expliqué que la mésinformation se réfère à la propagation d’informations erronées ou inexactes, mais sans intention malveillante, ce qui peut souvent résulter d’une simple méprise ou d’une mauvaise interprétation des faits. Enfin, la malinformation a été décrite comme l’utilisation d’informations véridiques, mais présentées de manière à nuire à une personne, un groupe ou même à un pays, soulignant ainsi la complexité éthique qui entoure la communication d’informations.
Il est également important de noter que depuis sa création en 2024, l’association Dèmè Waati Be a mené plus d’une centaine d’activités à travers le Mali, témoignant de son engagement envers le développement communautaire et l’éducation. Parmi ses initiatives, on trouve la création d’un centre de formation en coupe et couture, qui offre aux jeunes des compétences pratiques et des opportunités d’emploi. De plus, l’association a apporté un soutien financier à 30 jeunes pour les aider à démarrer des activités génératrices de revenus, favorisant ainsi l’autonomie économique. En outre, elle a doté 500 enfants en kits scolaires, garantissant que ces jeunes aient accès aux outils nécessaires pour leur éducation. Des campagnes de sensibilisation ont également été organisées pour soutenir la Transition, renforçant ainsi la conscience civique et l’engagement communautaire. Ces efforts illustrent non seulement l’impact positif de l’association, mais aussi l’importance de l’éducation et de l’information dans la lutte contre la désinformation et la promotion d’une société informée et responsable.
Kadidia Doumbia

