(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le 12 mai 2026, une étape significative a été franchie lorsque la mission du Fonds monétaire international (FMI) a remis au ministre délégué chargé du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORE, les conclusions de la cinquième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cette restitution a eu lieu dans un contexte où le pays fait face à des défis sécuritaires et économiques majeurs, rendant les progrès réalisés d’autant plus remarquables. En parallèle, cette mission a également inclus la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), soulignant ainsi l’engagement du Burkina Faso à renforcer sa stabilité économique à long terme.
À l’issue des travaux, l’équipe du FMI a exprimé une appréciation très positive des performances réalisées par le pays, mettant en lumière les efforts considérables déployés par le gouvernement. Malgré les obstacles, le Burkina Faso a réussi à mobiliser des recettes de manière efficace, ce qui témoigne d’une gestion proactive et stratégique des finances publiques. Les experts du FMI ont également salué la poursuite des réformes économiques, qui visent à améliorer la résilience du pays face aux crises futures. Ces réformes, bien que confrontées à un environnement difficile, montrent la détermination du Burkina Faso à avancer sur la voie du développement durable et à créer un climat propice à la croissance économique. Cette mission du FMI représente donc non seulement une évaluation des progrès réalisés, mais aussi une reconnaissance des efforts continus du pays pour surmonter les défis actuels et bâtir un avenir plus stable et prospère.
Le chef de mission du FMI a qualifié les résultats obtenus d’« extraordinaires », mettant en lumière la résilience impressionnante de l’économie burkinabè, qui a su faire face à des défis multiples tout en maintenant une trajectoire de croissance. Cette déclaration souligne également l’engagement indéfectible des autorités burkinabè à préserver la stabilité macroéconomique, un objectif crucial dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique et les fluctuations des marchés.
Cette deuxième revue représente une étape significative dans la mise en œuvre du programme élaboré entre le Burkina Faso et le FMI, un partenariat qui vise à renforcer les fondements économiques du pays. Après des travaux techniques approfondis qui se sont déroulés à Ouagadougou, où des experts ont analysé minutieusement les indicateurs économiques et les politiques mises en place, le processus se poursuivra désormais à Washington.
Notons que là-bas, le dossier sera soumis à l’examen rigoureux du Conseil d’administration du FMI, qui jouera un rôle déterminant dans la validation définitive de cette revue. Ce moment est crucial, car il pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de financement et à des investissements qui pourraient propulser davantage le développement économique du Burkina Faso, tout en consolidant les réformes nécessaires pour assurer une croissance durable et inclusive.
Mariam KONE

