(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la production industrielle connait un accroissement de 0,6% en ce début d’année 2026 évolution, qui semble modeste à première vue, reflète en réalité des dynamiques plus complexes qui sont à l’œuvre dans le secteur.
Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands), il est important de noter que cette augmentation des prix est largement attribuée à la forte hausse observée dans les prix des produits des industries extractives, qui a enregistré une hausse remarquable de 5,9%. Cette croissance des prix dans le secteur extractif est principalement alimentée par l’envolée des valeurs des métaux précieux, notamment de l’or et de l’argent, lesquels continuent de jouer un rôle crucial dans l’économie sénégalaise.
Cependant, l’Ands souligne également un aspect significatif de cette dynamique : en dépit de l’augmentation des prix dans certains domaines, il existe des secteurs qui ont connu des baisses notables. En effet, les prix de l’électricité, du gaz et de l’eau ont fléchi de 2,2%, tout comme les produits manufacturés, dont les prix ont connu un repli de 1,7% au cours de cette même période de référence.
Ce contraste témoigne des défis variés auxquels l’industrie sénégalaise est confrontée. De plus, il convient de noter que, pendant cette période sous revue, les prix des produits issus des industries environnementales sont restés remarquablement stables, reflétant une certaine résilience face aux fluctuations du marché. Ce phénomène de stabilité dans les prix environnementaux pourrait également être révélateur d’un engagement croissant envers la durabilité et les pratiques respectueuses de l’environnement au sein de l’industrie sénégalaise.
En janvier 2026, la comparaison annuelle révèle que les prix de la production industrielle, en particulier ceux qui n’incluent pas l’égrenage de coton, subissent une diminution notable de 1,7%. Cette baisse des prix est largement attribuée à plusieurs facteurs affectant des secteurs spécifiques, notamment une réduction significative des prix des produits issus des industries extractives, qui enregistrent une diminution de 2,4%.
De même, les prix liés à l’électricité, au gaz et à l’eau font face à un fléchissement de 2,2%, tandis que les tout derniers chiffres des produits manufacturiers indiquent un recul de 1,3%. Par ailleurs, en ce qui concerne l’égrenage de coton, les prix affichent une baisse considérable, non seulement de 4,5% sur une base mensuelle, mais également d’un impressionnant 9,6% en variation annuelle, soulignant ainsi des tendances préoccupantes dans ce secteur particulièrement volatil.
Notons que cette tendance de baisse généralisée des prix pourrait refléter des défis économiques sous-jacents, des ajustements dans les chaînes d’approvisionnement ou des modifications dans la demande des consommateurs, suscitant ainsi des inquiétudes quant à l’impact sur l’ensemble du paysage industriel.

