(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Gouvernement à travers un communiqué diffusé sur l’ORTM, chaine d’Etat a annoncé le lundi 16 mais 2022 que dans « le dessein malsain de briser la dynamique de la Refondation du Mali, un groupuscule d’officiers et de sous-officiers antiprogressistes maliens a tenté un coup d’état dans la nuit du 11 au 12 Mai 2022 ».
Selon Abdoulaye Maïga, Porte-parole, du Gouvernement Malien, « Ces militaires étaient soutenus par un Etat occidental, La tentative a été déjouée grâce à la vigilance et au professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité du Mali », dit-il.
Par ailleurs, le Gouvernement de la République du Mali a affirmé qu’il condamne avec la dernière rigueur cette indigne atteinte à la sûreté de l’Etat dont l’objectif visé est d’entraver, voire annihiler les efforts substantiels de sécurisation de notre pays et le retour à un ordre constitutionnel, gage de paix et de stabilité.
(CROISSANCE AFRIQUE) – Elisabeth Borne a été nommée lundi Première ministre par le président Emmanuel Macron pour mener les réformes de son second quinquennat, devenant la deuxième femme à diriger un gouvernement en France. La nomination du nouveau gouvernement, sous la conduite de l’ancienne ministre du Travail, doit intervenir dans « les jours qui viennent », dit-on de source gouvernementale.
Selon l’Agence Reuters, il s’agit d’une première équipe resserrée « sur les thématiques fortes » sera mise en place puis complétée après les élections législatives de juin, indique-t-on. Le discours de politique générale d’Elisabeth Borne interviendra à la suite du scrutin, précise-t-on de même source.
« Le choix d’Elisabeth Borne est le choix de la compétence au service de la France, d’une femme de conviction, d’action, de réalisation », souligne-t-on à l’Elysée. et d’ajouter que « Elle a une culture de l’Etat, du territoire et de l’entreprise », ajoute-t-on. Elisabeth Borne succède dans les annales politiques françaises à Édith Cresson, première femme à avoir pris les rênes de Matignon de mai 1991 à avril 1992 sous le second septennat de François Mitterrand.
Polytechnicienne expérimentée ayant entamé sa carrière politique au Parti socialiste, elle a occupé trois ministères importants depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017 : Transports, Transition écologique et Travail. Sa rigueur et sa poigne l’ont amenée à mener à leur terme des réformes contestées comme celles de la SNCF et de l’assurance-chômage.
La nouvelle Première ministre, cheffe de la majorité, aura d’abord pour tâche de mener la bataille des élections législatives des 12 et 19 juin avec pour mission de donner à l’actuelle majorité les moyens de mettre en oeuvre le programme du président réélu.
« BEAUCOUP DE COURAGE«
Jamais élue, Elisabeth Borne, issue d’une lignée de pharmaciens de Livarot, est candidate dans la 6e circonscription du Calvados (Vire-Evrecy). Le profil d’Elisabeth Borne correspond au portrait-robot qu’avait esquissé Emmanuel Macron : une personnalité féminine disposée à mettre en haut de la pile les dossiers sociaux, écologiques et productifs.
« Faire de la France une grande nation écologique, c’est notre projet », avait-il écrit sur Twitter le 24 avril, jour de sa réélection, avant de promettre lors de son investiture d’oeuvrer pour une « planète plus vivable » et une « France plus vivante et plus forte ».
Par ailleurs, le gouvernement sortant de Jean Castex a d’ores et déjà élaboré un projet de loi de finances rectificative destiné à rendre du pouvoir d’achat aux Français face à la hausse des prix de l’énergie et de produits courants comme l’huile et le blé, conséquences indirectes du conflit en Ukraine.
Le texte appelé à être voté par la nouvelle assemblée prévoit notamment la suppression de la redevance audiovisuelle et l’attribution d’un « chèque alimentation » de 60 euros par mois. Viendra ensuite le moment de mettre sur le métier la réforme des retraites qui doit repousser l’âge de départ de 62 à 64 ou 65 ans. Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron déjà largement décriée par les syndicats et les oppositions de droite comme de gauche.
La nomination d’une femme à Matignon est une rupture dans l’ère Macron, qui a élevé l’égalité femmes-hommes au rang de grande cause nationale, nommé des gouvernements paritaires mais placé des hommes aux principaux ministères et aux postes-clés comme la présidence de l’Assemblée nationale et la direction du parti présidentiel.
(CROISSANCE AFRIQUE)-La balance commerciale de la zone euro a enregistré un déficit record en mars, selon des données publiées lundi par Eurostat, en raison de la hausse des prix de l’énergie. Selon l’office statistique de l’Union européenne, les 19 pays partageant l’euro ont enregistré un déficit commercial, non corrigé des variations saisonnières, de 16,4 milliards d’euros en mars, contre un excédent de 22,5 milliards en mars 2021.
Corrigé des variations saisonnières, le déficit commercial de la zone euro en mars est plus élevé encore et ressort à 17,6 milliards d’euros, un record depuis la première collecte de données d’Eurostat en 1999. La valeur des importations (non corrigée des variations saisonnières) en mars a augmenté de 35,4% en glissement annuel tandis que celle des exportations n’a augmenté que de 14,0%.
Il y a notamment une augmentation significative du déficit commercial dans le domaine de l’énergie, qui triple et grimpe à 128.7 milliards d’euros sur janvier-mars. Le déficit commercial de l’Union européenne avec la Russie, son principal fournisseur d’énergie, a plus que quadruplé et se porte à 45,2 milliards d’euros au premier trimestre, contre 10,8 milliards pour la même période il y a un an.
Avec la Norvège, autre grand fournisseur d’énergie, le déficit est de 16,9 milliards d’euros au premier trimestre, contre 500 millions d’euros il y a un an. En ce qui concerne la Chine, premier partenaire commercial de l’Europe, le déficit a presque doublé pour atteindre 91,9 milliards d’euros sur la période janvier-mars, contre 50,3 milliards sur la même période en 2021.
(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Arabie saoudite prévoit d’augmenter sa capacité de production quotidienne de pétrole de plus d’un million de barils pour dépasser les 13 millions de barils par jour d’ici à début 2027, a indiqué lundi le ministre de l’Energie.
« Le plus probable, c’est de 13,2 à 13,4 (millions de barils par jour), mais fin 2026 ou début 2027 », a déclaré le ministre, le prince Abdelaziz ben Salmane, lors d’une conférence à Bahreïn. La production à ce niveau sera maintenue « si le marché le permet », a-t-il ajouté.
La compagnie nationale saoudienne Saudi Aramco avait annoncé en mars 2020 que le ministère de l’Energie lui avait ordonné d’augmenter sa capacité maximale de production de 12 à 13 millions de barils par jour.
Aucun calendrier n’avait alors été donné pour ce nouvel objectif.
Premier exportateur mondial de pétrole, l’Arabie saoudite n’a jusqu’ici pas donné suite aux récents appels des Etats-Unis d’augmenter sa production pour tenter de contenir les cours de l’or noir qui ont grimpé en flèche depuis le déclenchement le 24 février de l’offensive militaire russe en Ukraine.
Au début de la guerre, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont souligné leur engagement envers l’Opep+, une organisation qui réunit les 13 membres de l’Opep, menée par l’Arabie saoudite, et dix autres pays exportateurs de pétrole non membres de l’Opep, menés par la Russie.
Notons que début mai, les pays membres de l’Opep+ avaient convenu d’une hausse marginale de leur production de pétrole.
(CROISSANCE AFRIQUE)-African Infrastructure Investment Managers (AIIM), un gestionnaire de fonds de capital-investissement axé sur les infrastructures en Afrique, a finalisé l’acquisition d’une participation supplémentaire de 25,8 % dans le capital du fournisseur sud-africain de connectivité à haut débit MetroFibre Networx. Cette transaction fait d’AIIM le principal actionnaire de MetroFibre avec une participation totale de 37 %.
En devenant le principal actionnaire de MetroFibre, AIIM fournira à la société l’accès au capital nécessaire à la réalisation de ses ambitions de croissance. « MetroFibre a accéléré le déploiement de la fibre optique au point de devenir l’un des plus grands acteurs sud-africains de la fibre optique à domicile en nombre de foyers connectés, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour combler les lacunes en matière de connectivité dans le pays », a déclaré Thor Corry, directeur des investissements d’AIIM.
« Cette opération a été annoncée pour la première fois en juin 2021. Sa finalisation fait suite à l’approbation finale de l’Autorité indépendante des communications d’Afrique du Sud (ICASA). Elle a été réalisée aux côtés d’un consortium comprenant le South African Housing & Infrastructure Fund (SAHIF) et STOA, un véhicule d’investissement étranger basé en France. Les trois partenaires avaient déjà investi 1,5 milliard de rands (92,3 millions USD) en 2020 », rapporte l’Agence ecofin.
Notons que Jan-Jan Bezuidenhout président-directeur général de MetroFibre a estimé que « Nous continuons à rechercher des approches innovantes pour répondre aux lacunes de l’Afrique du Sud en matière de connectivité et nous sommes à l’avant-garde de solutions uniques qui répondent à des clients ayant des besoins différents », a-t-il déclaré.
(CROISSANCE AFRIQUE)-KuCoin, une plateforme de transactions sur les crypto-actifs qui est basée aux Seychelles, dans l’Océan Indien, a indiqué qu’elle a mobilisé 150 millions USD, dans le cadre d’un cycle de financement visant sa prochaine étape de croissance et d’expansion. Selon un communiqué de l’entreprise, l’opération valorise désormais la société à plus de 10 milliards USDpour mener à bien ses activités.
A titre de comparaison, cette valeur équivaut presque à la totalité des réserves de change cumulées à la fin 2021, de la CEMAC et de l’UEMOA. « Le nouvel afflux de capitaux permettra à KuCoin d’aller au-delà des services de trading centralisés et d’étendre sa présence dans le Web 3.0, y compris les portefeuilles de cryptomonnaies et autres produits de finance décentralisée, grâce à des branches d’investissement comme KuCoin Labs et KuCoin Ventures », peut-on lire dans le communiqué de l’entreprise.
Selon l’Agence ecofin, il s’agit de la deuxième levée de fonds à fort impact, annoncée en moins de 10 jours par une entité opérant sur les cryptomonnaies à partir de l’Afrique. « Récemment, c’est Mara, une plateforme permettant aux Africains d’effectuer des transactions sur les cryptomonnaies, qui a annoncé avoir constitué une cagnotte de 23 millions USD. Ses dirigeants comptent se servir d’une partie de ces fonds pour conseiller le gouvernement centrafricain sur son choix d’adopter le bitcoin, et pour étendre ses services », rapporte l’Agence ecofin.
Notons que KuCoin bien que basé en Afrique a une portée plus mondiale, et revendique un peu plus de 189 millions d’utilisateur, présents dans 200 pays. En plus des transactions classiques de trading des cryptomonnaies, la plateforme offre des services de prêts en bitcoin.
Pour rappel, l’ambition de l’entreprise est plus grande encore. En novembre, elle a lancé un fonds de près de 100 millions USD à travers sa filiale en charge de capital risque pour soutenir l’innovation dans le secteur.
En Egypte, le dimanche 15 mai dernier, Ali Moselhy, ministre de l’Approvisionnement a révélégouvernement achètera 500 000 tonnes de blé à l’Inde dans le cadre de la diversification de ses sources d’approvisionnement.
Cette opération dont le délai d’exécution n’a pas été communiqué verra l’Autorité générale des approvisionnements (GASC) procéder directement aux acquisitions de la céréale en vertu d’un accord avec le gouvernement contre des appels d’offres internationaux lancés jusqu’ici.
Selon l’Agence ecofin, l’annonce intervient un jour après que l’Inde a déclaré une interdiction de ses exportations de blé dans le sillage d’une hausse des températures ayant réduit les perspectives de production.
Par ailleurs, le pays qui a déjà enchaîné 5 années consécutives de récolte record a en effet révisé sa récolte de 2021/2022 à 105 millions de tonnes contre un volume de 111,3 millions de tonnes estimé en février dernier.
« Si selon M. Moselhy, le stock prévu pour être importé ne sera pas affecté par cette mesure, la restriction commerciale crée toutefois un contexte d’incertitude pour les autorités qui prévoyait d’importer au total un million de tonnes de blé du pays asiatique en 2022 », rapporte Agence ecofin.
(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque mondiale a d’annoncé à travers un communiqué la nomination de l’économiste camerounais Albert Zeufack au poste de directeur des opérations pour l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi et Sao Tomé & Principe.
Selon le communique de l’Institution Breton Wood, le sieur Zeufack devrait prendre fonction probablement au mois de juillet prochain, selon nos sources. Avant cette nomination, Albert Zeufack occupait depuis mai 2016, les fonctions d’économiste en chef pour la région Afrique de cette institution de Bretton Woods.
Titulaire d’un Doctorat en économie de l’Université de Clermont – Ferrand, Albert Zeufack a ensuite enseigné l’économie et l’économétrie appliquée dans cette institution universitaire française, avant de rejoindre la Banque mondiale. Son installation à Washington lui permettra également de suivre des enseignements professionnels dans les célèbres universités d’Harvard et de Stanford.
Il faut signaler que Zeufack, est depuis mai 2016, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. Avant d’être nommé à ce poste, il était directeur au pôle mondial d’expertise en macroéconomie et finances publiques et chef de file d’une communauté d’experts de la Banque mondiale sur les économies de rente.
Pour rappel, Albert Zeufack est Membre du Conseil consultatif sur la gouvernance des ressources naturelles et du Réseau des Nations unies sur le développement durable, cet ancien étudiant de l’Université de Yaoundé, où il a obtenu un DEA en analyse et politiques économiques, est auteur de nombreuses publications dans des revues universitaires.
Concernant ses compétence, cet économiste camerounais va piloter un portefeuille de la Banque mondiale qui s’épaissit au fil des années. C’est notamment le cas en RDC, où les engagements de cette institution financière internationale sont rapidement passés de 500 millions à près de 2 milliards de dollars US ces dernières années, en raison d’importants projets d’infrastructures routières et énergétiques en cours dans le pays.
Notons que le nouveau directeur des opérations semble plutôt avoir le profil de l’emploi, lui qui connaît tous les rouages de la banque. En effet, M. Zeufack est entré à la Banque mondiale en janvier 1997. Il y a pratiquement fait toute sa carrière, à des postes de responsabilité divers. Entre 2008 et 2012, il a cependant dû prendre une mise en disponibilité pour travailler en qualité d’économiste en chef et de directeur de la recherche et de la stratégie pour Khazanah Nasional Berhad, un fonds souverain basé à Kuala Lumpur, en Malaisie.
Au Mali, le Gouvernement de la République du Mali a annoncé le dimanche 2022 dans un community diffusé sur l’ORTM, la chaine d’Etat qu’il décide de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe. Cette décision sera notifiée aux Etats membres de l’organisation conformément à la procédure prévue en la matière.
PLASTIC POLLUTION in the jungle. Dirty plastic bottles and bags on a garbage. Ocean pollution, plastic in water. Pollution and recycle eco concept. Background
(CROISSANCE AFRIQUE)-La France vient de débloquer un peu près de 33 milliards FCFA pour le Togo, en vue d’accompagner la gestion des déchets dans la capitale Lomé, et le développement des pistes rurales. Ces fonds sous forme de prêts concessionnels, seront mis à disposition du pays d’Afrique de l’Ouest, à travers l’Agence Française de Développement (AFD).
Concrètement, l’AFD va injecter 20 millions € (environ 13,2 milliards FCFA) dans le financement partiel de la quatrième phase du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL IV). L’institution de développement entérine également l’octroi de 30 millions € (près de 20 milliards FCFA) au profit du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II). Ce programme est également l’objet d’un avenant de 10 millions d’euros (6,559 milliards de F CFA), signé en octobre 2020 avec la KFW, banque de développement allemande.
Notons que ces accords de financement avec les parties françaises et allemandes, ont été signés, hier jeudi 12 mai 2022, entre Sani Yaya, ministre de l’Économie et des Finances du Togo, et Jocelyne Caballero, Ambassadrice de France au Togo, d’une part, et avec Mathias Veltin, ambassadeur d’Allemagne, d’autre part. Au total, les deux institutions européennes engagent plus de 39 milliards FCFA sur ces deux programmes de développement.