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Mali: l’armée déjoue une attaque et frappe avec succès les groupes terroristes à Kolondieba 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  la direction des relations publiques des armées a annoncé avoir déjoué un complot terroriste qui visait à attaquer un important convoi de camions citernes. Cet incident, prévu pour se dérouler sur le trajet crucial reliant Kadiana à Bougouni, a eu lieu le jeudi 6 novembre 2026. 

Cet acte militaire, qui s’est révélé être une véritable réussite, a été mené avec brio grâce à une frappe aérienne précise et coordonnée visant les positions ennemies dans les localités de Doniena, Kouen et Bessina. Ces succès ont démontré l’efficacité des forces armées du Mali dans leur lutte continue contre les menaces terroristes.

D’après le communiqué officiel de l’armée malienne, transmis par l’État-Major Général des Armées, des appareils aériens identifiés comme appartenant aux Forces Armées Maliennes (FAMa) ont brillamment réalisé cette intervention. Lors d’une mission de surveillance aérienne planifiée pour sécuriser le passage du convoi de carburant le long de la route Kadiana-Bougouni, ils ont mené des frappes victorieuses dans la matinée du 6 novembre 2025. Les cibles étaient des emplacements terroristes établis dans les localités de Donièna, Kouen et Bessina, situées dans le cercle de Kolondièba, une région apportant également son lot de défis sécuritaires pour les autorités maliennes. Cette opération souligne non seulement une victoire significative pour les forces maliennes, mais elle réaffirme leur dévouement à protéger le territoire et la population contre les actes de violence terroriste.

Notons que Chef d’État-Major Général des Armées salue la promptitude des FAMa dans la sécurisation des convois de carburant et rassure la population de la ferme volonté des forces à assurer l’approvisionnement continu en hydrocarbures sur l’ensemble du territoire.

Moussa KONÉ 

Pénurie des hydrocarbures au Mali: les acteurs du transport rassurent les autorités Maliennes 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a eu une rencontre d’échanges avec l’ensemble des syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, ce jeudi 6 novembre 2025. Cet événement marquant a permis de rassembler une délégation impressionnante de chauffeurs et de conducteurs, soulignant ainsi l’importance indéniable de cette réunion. 

Pour la très forte délégation de chauffeurs et conducteurs, cette rencontre revêtait une importance particulière car elle intervient dans une période où le patriotisme des acteurs du secteur est mis à rude épreuve. En effet, malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur les corridors de transport, leur engagement reste intact et inébranlable.

 « Nous sommes prêts », a déclaré avec fermeté le Secrétaire Général de la Coordination Nationale des Syndicats et Associations des Chauffeurs et Conducteurs routiers, Marafa Touré. Il a ajouté avec passion, « nous sommes prêts à tout donner. Nos ressources, notre énergie. Nous nous battrons corps et âme pour le Mali ». Ces propos vibrants témoignent de la résilience indomptable et de l’engagement total des professionnels du transport routier qui, en dépit des défis rencontrés, continuent à œuvrer avec un dévouement sans faille pour le bien-être et l’avancement du pays tout entier.

La rencontre a permis aux syndicats de formuler leurs principales doléances qui reflètent les préoccupations essentielles du secteur : notamment, l’application intégrale de la convention collective, qui régit les droits et obligations entre les employeurs et les employés, demeure une priorité majeure pour assurer l’équité et la protection des travailleurs. Les voix syndicales ont également insisté sur la résolution des difficultés rencontrées au niveau de la douane et des différents postes de contrôle, des points cruciaux pour améliorer le flux du trafic commercial et alléger les contraintes administratives rencontrées quotidiennement par les professionnels de la route. 

De plus, le renforcement du système d’assurance maladie pour les conducteurs a été souligné comme une nécessité impérative pour garantir la santé et la sécurité des routiers, compte tenu des risques auxquels ils sont régulièrement exposés. Selon le Premier ministre, les chauffeurs et les conducteurs routiers ont incontestablement travaillé au-delà de leur limite habituelle, s’adaptant à des conditions de travail exigeantes dans un contexte préoccupant, marqué par un changement de stratégie des groupes terroristes, qui a intensifié la dangerosité et l’imprévu sur les routes, nécessitant une vigilance et une réactivité accrues.

Pour rappel, le Chef du gouvernement a exhorté à une vigilance accrue et a plaidé pour une union sacrée et indéfectible autour du Mali, soulignant l’importance d’une solidarité nationale face aux défis actuels. Il a également ajouté que les Forces Armées de Défense et de Sécurité, dont il a chaleureusement salué la bravoure et le dévouement, font tout leur possible et entreprennent de multiples actions pour sécuriser les principaux axes routiers et assurer la protection des citoyens.  En ce qui concerne les différentes doléances qui ont été formulées lors de cette réunion cruciale, elles seront rigoureusement examinées par les départements ministériels concernés pour apporter des réponses adaptées et efficaces. 

Notons qu’il est important de noter que cette rencontre stratégique et hautement symbolique s’est tenue en présence de ministres clés, notamment ceux en charge du Travail, du Transport, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que le ministre de l’Industrie et du Commerce, reflétant une approche collaborative et concertée du gouvernement.

Mariam KONE 

Mali: « Notre victoire dépend non seulement de nos forces de défense, mais aussi de l’unité », Général Assimi Goïta à Bougouni 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Lors de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle mine de lithium située à N’Gouanala, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a marqué cette occasion en rencontrant les autorités coutumières, religieuses et administratives qui jouent un rôle clé dans la région de Bougouni.

 Cette rencontre significative s’est inscrite dans la dynamique constante du dialogue régulier et permanent qui s’établit entre le Chef de l’État et les forces vives diversifiées de la Nation. L’objectif principal de ces échanges est d’intensifier la cohésion sociale, d’écouter attentivement les préoccupations et aspirations locales exprimées par les leaders de la communauté, et de partager de manière transparente et claire la vision stratégique pour le développement économique et social harmonieux et durable du Mali.

Lors de cette occasion particulièrement importante, le Président de la Transition a pris soin de rappeler, avec beaucoup de ferveur, que la mise en service effective de la mine de lithium de N’Gouanala représente une étape cruciale et significative dans la quête inlassable du Mali vers l’atteinte de la souveraineté économique. Dans son discours, il a tenu à replacer et à contextualiser l’inauguration de cette mine à l’intérieur du cadre global de la stratégie nationale ambitieuse et bien pensée de valorisation des riches ressources naturelles du pays. Il a souligné avec insistance que cette initiative stratégique s’inscrit pleinement dans la vision du projet national dénommé Mali Kura.

« C’est la deuxième usine de lithium à Bougouni après Goulamina. La mise en place de cette nouvelle usine représente une opportunité considérable non seulement pour la ville de Bougouni, qui pourrait voir sa croissance économique et son développement local s’accélérer, mais aussi pour tout le pays du Mali », a-t-il déclaré avec une certaine fierté dans la voix. Le Président a ensuite pris le temps de rappeler que la première mine de lithium avait déjà joué un rôle crucial dans l’essor économique du Mali. En effet, elle avait permis une contribution substantielle au développement national, notamment grâce à une participation notable de 35 % de l’État malien. Parmi les bénéfices économiques, on peut citer les retombées budgétaires considérables : un apport de 54,35 milliards de francs CFA au budget national, ainsi que d’autres recettes fiscales d’importance avec 44,8 milliards en impôts et 8,5 milliards générés par des recettes douanières, sans oublier plus d’un milliard de FCFA investis dans des initiatives de responsabilité sociétale, impactant ainsi positivement les communautés locales.

Le Président GOÏTA a ensuite insisté de manière résolue sur l’importance cruciale du contenu local dans de tels projets, en soulignant avec vigueur que plus de 150 milliards de FCFA ont été injectés directement dans l’économie nationale grâce à la sous-traitance au bénéfice des opérateurs économiques maliens. « Nous devons faire en sorte que cette mine profite d’abord et avant tout aux habitants de Bougouni, en stimulant l’économie locale et en améliorant les conditions de vie, puis de manière plus globale au Mali tout entier », a-t-il ajouté avec une intention claire et bien définie. En outre, il a annoncé avec enthousiasme la création d’un fonds d’investissement local qui a pour objectif ambitieux de financer diverses initiatives, notamment la formation et le développement des compétences des populations locales, contribuant à un avenir durable et prospère.

En ce qui concerne la nouvelle mine récemment inaugurée, le Chef de l’État a déclaré avec assurance que ce projet ambitieux et stratégique générera au cours de sa durée de vie, qui s’étend sur plusieurs décennies, des revenus colossaux de plus de 230 milliards de francs CFA pour le Mali. Ces bénéfices considérables proviendront des dividendes, impôts et redevances minières. Le chef de l’État a également souligné avec insistance que ce projet minier représente « une opportunité sans précédent pour le développement local », car il entraînera non seulement la création de nombreux emplois directs et indirects, mais aussi la construction capitale d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires essentielles au progrès des communautés environnantes. De plus, il encouragera et soutiendra activement l’entrepreneuriat communautaire, apportant ainsi des bienfaits socio-économiques substantiels à long terme.

Outre les considérations économiques indéniables, le Président de la Transition a pris le temps d’adresser un message poignant aux autorités coutumières et administratives concernant la situation délicate de la sécurité dans le pays. Après avoir observé un moment solennel de recueillement en hommage aux victimes innocentes des attaques terroristes, il a clairement rappelé que les groupes armés terroristes ne peuvent être associés ni à une religion spécifique ni à une ethnie, mais doivent être perçus comme « des forces du mal » œuvrant pour déstabiliser le Mali et entraver de manière significative son développement sur le plan national et international.

Il a salué la bravoure des Forces Armées Maliennes (FAMa) et le soutien constant des populations, des opérateurs économiques et de toutes les couches sociales, dont la solidarité a permis au pays de résister à la guerre psychologique imposée par les forces étrangères hostiles. « Notre victoire dépend non seulement de nos forces de défense, mais aussi de l’unité et de la vigilance de chaque Malien », a-t-il martelé.

Le Chef de l’État a ensuite évoqué la crise du carburant, soulignant que le gouvernement a pris des mesures rigoureuses pour assurer l’approvisionnement du pays. Il a invité les citoyens à la solidarité et à la modération : « Nous devons rester unis et éviter la panique, car c’est dans la division que nos adversaires espèrent triompher».

Poursuivant sur cette lancée, il a lancé un appel ferme à tous les Maliens qui, de près ou de loin, soutiennent les groupes terroristes : « J’appelle tous ceux qui participent à ces activités à cesser immédiatement et à choisir la voie de la paix et du patriotisme ».

Prenant la parole à son tour, le Gouverneur de la région de Bougouni, le Général de Brigade Ousmane WÉLÉ, a exprimé la profonde gratitude des populations au Président de la Transition pour son leadership et pour les nombreuses réalisations entreprises dans la région. Il a notamment cité la construction du camp du 82e Régiment blindé de Bougouni, la grande mosquée de Bougouni, la centrale solaire de Tiakadougou-Dialakoro, ainsi que divers projets de forages et d’équipements médicaux réalisés dans le cadre des œuvres sociales du Chef de l’État.

Le Gouverneur a également évoqué la construction du nouveau siège du Gouvernorat, symbolisant la modernisation administrative de la région. Tout en saluant ces acquis, il a soumis à la haute attention du Président d’autres priorités pour le bien-être des populations, notamment le bitumage de la route Bougouni-Garalo-Frontière Côte d’Ivoire et la réhabilitation du stade Moussa DIAKITÉ, infrastructures essentielles pour stimuler la mobilité, le commerce et la jeunesse régionale.

Cette rencontre a permis de réaffirmer le lien fort entre les plus hautes autorités et les représentants locaux, témoignant de la volonté du Président de la Transition d’inscrire l’action publique dans une logique de proximité, d’écoute et de redevabilité. En plaçant le développement local au cœur de sa gouvernance, le Général d’Armée Assimi GOÏTA rappelle que chaque projet, chaque investissement et chaque réforme n’a de sens que s’il améliore concrètement la vie des Maliens.

Daouda Bakary KONÉ Envoyé Spécial à Bougouni

Au Mali, le Géant Français CMA-CGM annonce la suspension « temporaire » de ses activités à destination de Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le groupe CMA CGM, un acteur majeur dans le secteur du transport et de la logistique, a pris la décision de suspendre temporairement le transport de marchandises à destination de Bamako, la capitale malienne. 

Dans une note détaillée et publiée par l’entreprise française, spécialisée dans le transport maritime mondial, il est précisé, via un communiqué officiel daté du 4 novembre 2025, que cette suspension concerne spécifiquement leur service intermodal reliant différents modes de transport vers le Mali. 

Cette décision a été motivée par le fait que le transport routier des cargaisons destinées à ce pays d’Afrique de l’Ouest rencontre des obstacles importants. Parmi ces obstacles, l’entreprise cite des « sérieuses difficultés opérationnelles », qui incluent principalement des problèmes liés à la sécurité des itinéraires de transport à travers la région, ainsi qu’une pénurie de carburant qui affecte leur capacité à assurer un service continu et fiable. Ces défis, complexes et imbriqués, soulignent les enjeux auxquels se heurtent les chaînes d’approvisionnement dans des contextes géopolitiques instables.

Cette suspension générale et immédiate s’applique sans exception à tous les corridors logistiques et de transport qui permettent actuellement de desservir le Mali, en utilisant les divers ports stratégiques de la région tels que ceux d’Abidjan, de Dakar, de Tema et de Conakry. 

Aussi, la société CMA CGM, reconnue pour sa position de leader dans le secteur mondial du transport maritime, a précisé dans un communiqué officiel qu’aucune nouvelle réservation relative aux cargaisons destinées à être expédiées vers le Mali ne sera prise en compte ou acceptée jusqu’à ce qu’une nouvelle directive ou un contre-ordre soit émis par leur direction. 

D’après de nombreux analystes bien informés et attentifs aux dynamiques géopolitiques actuelles, « cette décision particulière, qui peut sembler à première vue singulière, expose de manière probante un projet pilote de gestion de crise visant spécifiquement les secteurs critiques tels que les transports, le commerce, et la logistique orienté vers le Mali. Elle met également en lumière et fait état d’un projet dont la nature submersible intense est étiquetée pour permettre la diffusion d’une mèche de déstabilisation. Ce projet semble s’inscrire dans un contexte plus large de tensions régionales, utilisant potentiellement une guerre économique qui aurait déjà été discrètement déclenchée contre le Mali afin d’affaiblir ses structures économiques actuelles. »

Concernant les marchandises qui sont déjà en cours de transit et se dirigent vers le Mali, CMA CGM propose à ses clients, afin d’atténuer les perturbations potentielles, plusieurs options viables et adaptées à leurs besoins : le retour des marchandises vers le port d’origine d’expédition, un changement opportun de leur destination initialement prévue, la possibilité de procéder à une livraison au port de déchargement ou, le cas échéant, le stockage temporaire assuré par CMA CGM elle-même. 

Notons que ce stockage se ferait cependant sous la stricte garde de l’entreprise et demeurerait entièrement à la charge financière des clients jusqu’à ce que le transport routier puisse reprendre de manière normale et sécurisée.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Gabon, les autorités débloquent 28,3 milliards de FCFA pour rembourser une partie de la dette

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Gabon, dans un souci de maintenir une gestion saine et responsable de ses finances publiques, les autorités ont officiellement annoncé, le lundi 3 novembre 2025, qu’elles avaient procédé au règlement d’une partie substantielle de leur dette extérieure d’un montant total de plus de 28,3 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à environ 50 millions de dollars américains, selon un rapport détaillé publié par le quotidien national l’Union. 

Cette importante enveloppe financière a été soigneusement distribuée entre plusieurs créanciers multilatéraux majeurs. Parmi ces créanciers figurent la Banque africaine de développement (BAD) à laquelle le Gabon a versé 12,347 milliards de francs CFA, l’Agence française de développement (AFD) qui a reçu 8,835 milliards de francs CFA, ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) avec un virement de 4 milliards de francs CFA. Ancrés dans une volonté de coopération économique soutenue, la Banque mondiale a été incluse avec une contribution de 2,203 milliards de francs CFA, tandis que la Banque européenne d’investissement (BEI) a reçu 183 millions de francs CFA. 

Par ailleurs, le Fonds international de développement agricole (FIDA) a bénéficié d’un paiement de 458 millions de francs CFA, et pour clore cette liste, la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) s’est vu attribuer un montant de 284 millions de francs CFA. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à consolider la position financière du pays et à renforcer ses relations économiques internationales.

Pour rappel, le règlement de ces échéances permet, de manière cruciale, de préserver la crédibilité financière du Gabon sur la scène internationale, en renforçant la confiance des investisseurs et des partenaires étrangers. Cela aide également à éviter les difficultés récemment rencontrées avec la Banque mondiale, qui avaient abouti à la suspension de ses décaissements prévus en raison d’impayés de 17 milliards FCFA (équivalant à 26,6 millions de dollars américains). 

Notons que cette situation critique avait mis en lumière la nécessité pour le Gabon d’assainir sa gestion financière et de veiller à honorer ses engagements financiers pour maintenir des relations de confiance avec les institutions financières internationales.

Zangouna KONE

Au Nigeria, l’État obtient un eurobonds de 2,25 milliards de dollars via l’arrangeur Chapel Holl Denham

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Malgré un climat diplomatique tendu et particulièrement complexe avec les États-Unis, qui pèse lourdement sur les relations internationales, le Nigeria a, contre toute attente, réussi ce 5 novembre à placer un montant substantiel de 2,25 milliards de dollars d’eurobonds, comme l’a confirmé l’arrangeur Chapel Hill Denham. 

Cette remarquable initiative de levée de fonds s’avère cruciale pour le pays, car elle a pour objectif de financer une partie importante du déficit budgétaire fédéral. En effet, l’économie nigériane, qui est en proie à de grandes difficultés, cherche désespérément à consolider ses finances publiques. Celles-ci ont été sérieusement éprouvées par une volatilité pétrolière persistante, une situation qui fragilise les revenus essentiels, et une pression inflationniste croissante, laquelle érode le pouvoir d’achat des citoyens. Dans ce contexte économique et financier particulièrement délicat, cette levée de fonds se révèle donc d’autant plus vitale pour le redressement et la stabilité économique du Nigeria.

Cette émission de titres survient dans un contexte politique inhabituel et tendu : le week-end précédent avait été marqué par une déclaration choquante du président américain de l’époque, Donald Trump, qui avait menacé le gouvernement d’Abuja d’une possible intervention militaire si les violences visant les chrétiens persistaient sur le territoire. Cette sortie, vivement critiquée et jugée comme controversée, a brièvement déstabilisé le marché des obligations nigérianes. En effet, l’emprunt à échéance 2051 avait perdu 0,5 cent sur le moment, avant qu’une certaine stabilité ne revienne avec un retour au calme des marchés financiers.

L’opération nigériane se décompose en deux tranches distinctes, l’une ayant une durée de 10 ans avec un taux d’intérêt fixé à 9,125%, et l’autre s’étendant sur 20 ans avec une rémunération de 9,625%. Ces niveaux d’intérêts manifestent non seulement le coût élevé auquel les États africains doivent encore faire face lorsqu’ils accèdent aux marchés financiers internationaux, mais témoignent également de la confiance relative des investisseurs quant à la capacité du Nigeria à honorer ses obligations financières et à rembourser sa dette souveraine en temps opportun.

Avec plus de 2,2 milliards de dollars américains mobilisés lors d’une seule et même opération, la capitale nigériane, Abuja, illustre un retour progressif vers des sources de financement extérieures. Ceci survient après de nombreuses années de restrictions économiques. Cette transition s’inscrit dans un cadre où la Banque centrale du Nigeria maintien son cycle de normalisation monétaire afin de pallier les effets des fluctuations monétaires et cherche activement à stabiliser la devise nationale, le naira, face à un environnement économique mondial incertain et en constant changement

Le Nigeria n’est pas un cas isolé dans sa démarche récente de lever des fonds sur les marchés internationaux. En effet, plusieurs pays africains, motivés par le regain d’intérêt mondial suscité par les actifs émergents, ont également cherché à renforcer leurs finances par ce biais. Par exemple, la République du Congo, souvent marquée par des difficultés économiques et des défis politiques, a réussi à réaliser sa première émission obligataire en près de deux décennies, marquant ainsi un tournant dans sa stratégie financière.

 De plus, le Kenya et l’Angola ont suivi cette tendance en initiant des opérations réussies sur la scène internationale dès le mois d’octobre. Ce mouvement commun et stratégiquement coordonné par plusieurs nations africaines intervient à un moment crucial, alors que les marchés financiers anticipent une politique monétaire plus accommodante de la part des banques centrales mondiales.

Cette anticipation incite naturellement les investisseurs, avides de meilleurs rendements, à explorer des opportunités en dehors des économies traditionnellement développées. Cependant, pour Abuja, la capitale du Nigeria, cet environnement financier plus favorable constitue une opportunité à saisir, mais avec prudence. Bien que certains indicateurs montrent une amélioration, la situation financière globale du pays reste délicate. 

Notons que la dynamique de la dette nationale continue d’être scrutée de près par les analystes et les acteurs du marché, tandis que les réformes entreprises, notamment celles relatives aux subventions et au taux de change, devront prouver leur efficacité sur le long terme pour rassurer les investisseurs. En outre, la volatilité géopolitique, soulignée par l’incident récent impliquant Washington, sert de rappel constant des vulnérabilités et de la fragilité du sentiment des investisseurs envers le Nigeria.

Korotoumou Sylla 

Télécoms: Qui est Aminata Ndiaye, nouvelle Directrice Générale d’Orange Madagascar ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Aminata Ndiaye est devenue la nouvelle directrice d’Orange Madagascar, une position marquante qu’elle a obtenue en raison de son parcours exemplaire et de son expérience notable. Avant cette nomination, elle occupait le poste de directrice générale adjointe au sein du Groupe Sonatel, où elle a laissé une impression durable grâce à son leadership et à ses compétences stratégiques.

Aminata est une ancienne élève de l’École Polytechnique de Paris, l’une des institutions les plus prestigieuses au monde, et de l’École nationale supérieure des télécommunications de Paris, ce qui témoigne de son engagement envers l’excellence académique. Son parcours professionnel a débuté chez Accenture, une entreprise de conseil international bien reconnue, mais elle a rapidement fait le saut vers le Groupe Orange à Paris en 2004, où elle a contribué à diverses initiatives clés.

Vers la fin de l’année 2018, Aminata a été promue Directrice Marketing, Digital & Expérience Client, poste impliquant la coordination de 18 pays pour atteindre 135 millions de clients, générant une somme impressionnante supérieure à 6 milliards d’euros de revenus. Elle a joué un rôle central en supervisant des programmes de transformation qui visaient à adapter les structures organisationnelles face aux perturbations de l’environnement numérique actuel.

 Non seulement elle a guidé des efforts de transformation, mais elle a également dirigé un programme stratégique axé sur le digital et les données, renforçant les capacités de la zone. Dans le cadre de cette initiative, elle a lancé deux groupes spécialisés dans les données, appelés Data Squads, en Jordanie et en Côte d’Ivoire. Ces équipes innovantes utilisent les compétences de talents locaux pour développer des solutions novatrices et enrichissantes, capitalisant sur la puissance des données et de l’intelligence artificielle pour entraîner des progrès significatifs et créer de la valeur durable.

Entre 2013 et 2018, Aminata Ndiaye a fait preuve d’une expertise remarquable en tant que Directrice Marketing Grand public, où elle était responsable de piloter une part significative, soit 60%, des revenus de l’entreprise. Sous sa direction avisée, non seulement les performances ont dépassé le budget prévu, mais elles ont également contribué à générer plus de 75% de la valeur totale du marché, soulignant ainsi sa capacité à surpasser les attentes. Plus tard, elle a été promue au poste prestigieux de Directrice Générale Adjointe de Sonatel Mobiles et a également eu l’honneur de devenir membre de plusieurs conseils d’administration de filiales du réputé Groupe Sonatel, consolidant ainsi sa position de leader influente dans l’industrie.

Avant d’atteindre ces cimes professionnelles, en 2015, elle a été chargée de la réactivation de l’activité Orange Money, tout en poursuivant ses fonctions en tant que Directrice Marketing. C’est durant cette période charnière qu’elle a démontré son esprit innovant en lançant avec succès une nouvelle division dédiée à la distribution, au marketing, aux opérations, et à la conformité. Grâce à son plan d’accélération stratégique et efficace, les revenus générés par cette activité ont été multipliés par 18. De plus, elle a réussi un exploit en augmentant la part de marché de 4% à un impressionnant 37%, permettant à l’entreprise de s’imposer comme un leader incontesté sur le marché concurrentiel du transfert d’argent.

En 2017, elle a entrepris de lancer une nouvelle organisation entièrement dédiée à la supervision et à la conduite de la transformation numérique de Sonatel, un projet de grande envergure réalisé en étroite collaboration avec la Direction du Système d’information. Pour mener à bien cette transformation, il fut essentiel de constituer une équipe conjointe, intégrant à la fois des compétences du domaine business et du secteur IT, permettant ainsi une approche multidisciplinaire. 

Notons que cette équipe innovante a adopté les méthodes de travail agiles, reconnues pour leur flexibilité et leur efficacité, avec pour mission principale de mettre en œuvre la nouvelle feuille de route numérique. De plus, cette initiative avait pour objectif précis de piloter le processus global d’acculturation numérique à travers toute l’entreprise, afin de garantir une adoption fluide et efficace des nouvelles technologies et pratiques numériques à chaque niveau organisationnel.

Moussa KONÉ 

En Tunisie, le volume des investissements avoisine 6 millions  de dinars entre janvier et septembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Tunisie, le volume des investissements déclarés à l’échelle nationale entre janvier et septembre 2025, englobant tous les secteurs économiques, a atteint un montant impressionnant de 5.973 millions de dinars. 

Ce chiffre témoigne d’une augmentation notable de 41,5% en comparaison avec la même période de l’année antérieure, 2024, soulignant une dynamique économique en plein essor. Selon la Note conjoncturelle publiée par la TIA, cette progression significative est principalement attribuée à l’annonce de trois vastes projets dans le secteur des énergies renouvelables au cours du mois de septembre 2025. Ces projets représentent un investissement total de 1.083 millions de dinars, annonçant un tournant décisif pour ce secteur stratégique et témoignant de sa montée en puissance.

 Sur les neuf premiers mois de l’année 2025, les investissements déclarés devraient avoir un impact considérable sur l’emploi, générant environ 74.111 opportunités professionnelles, soit une augmentation remarquable de 17,8% par rapport aux chiffres enregistrés durant la même période de l’année précédente. Cela met en lumière l’engagement croissant du pays dans le développement durable et l’innovation économique.

Les opérations de création ont représenté 77 % des investissements déclarés, soit un montant impressionnant de 4.573 MDT. Grâce à ces investissements, 84 % des emplois déclarés, soit un total de 62.573 postes, devraient être générés, illustrant la vitalité et l’impact considérable de ces actions sur le marché du travail.

 Contribuant à hauteur de 30 % aux investissements déclarés et de 36 % aux emplois à créer, le secteur industriel confirme son rôle clé et indéfectible dans l’économie tunisienne durant les neuf premiers mois de 2025. Ce secteur, pilier de la croissance économique, témoigne de son importance et démontre une fois de plus sa capacité à attirer des capitaux et à soutenir l’emploi.

Néanmoins, malgré ces chiffres, on observe, sur la même période, un repli notable de 17,6 % des montants investis et de 15,3 % des emplois prévus par rapport à l’année précédente, reflétant des défis persistants dans l’environnement économique global. Avec un montant substantiel de 1.660 MDT, soit 28 % du total des investissements déclarés, le secteur des énergies renouvelables se classe fièrement au deuxième rang national.

 Cette position renforce son rôle central et crucial dans la stratégie de transition énergétique ambitieuse de la Tunisie, envisageant un avenir plus durable et respectueux de l’environnement à l’horizon 2035. Le focus sur ce secteur montre une volonté claire de s’adapter aux défis du changement climatique tout en saisissant les opportunités économiques liées à l’énergie verte.

Par ailleurs, le secteur des services se place non seulement en troisième position, mais il se distingue également par des chiffres impressionnants, avec 1.038 millions de dinars tunisiens d’investissements, ce qui représente 17 % de l’ensemble des investissements enregistrés au cours de cette période. En termes de création d’emplois, le secteur des services est ambitieux avec 39.050 emplois prévus, ce qui représente une contribution significative de 53 % du total des opportunités d’emploi envisagées. 

Notons que ces données ne sont pas simplement des chiffres, elles témoignent d’une dynamique économique en pleine expansion, soulignant une spectaculaire hausse de 41,7% des investissements par rapport à la même période l’année précédente, en 2024, tandis que le nombre d’emplois projette une croissance impressionnante de 53 %. En comparaison, et se positionnant en quatrième place, le secteur agricole accumule 911,3 millions de dinars d’investissements, représentant 15% de l’ensemble des apports en capital.

 Toutefois, malgré ce montant significatif, le secteur agricole connaît un certain recul, avec la création de 7.007 nouveaux postes. Ce résultat marque un recul de 14,5% par rapport à la même période de l’année 2024, suggérant des défis persistants dans le secteur. Ces évolutions démontrent la complexité et les divers comportements de croissance entre les secteurs économiques, reflet d’une conjoncture en perpétuel mouvement.

Abdoulaye KONE

Au Burkina Faso, une société minière réclame 242 millions USD au titre d’indemnité auprès du CIRDI

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le groupe minier canadien Sarama Resources a annoncé ce 3 novembre avoir déposé une requête auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), demandant une indemnisation de 242 millions de dollars US, ce qui correspond à environ 138 milliards de FCFA, plus les intérêts, contre le gouvernement du Burkina Faso. 

La plainte émane, selon Sarama Resources, de ce qu’ils appellent l' »expropriation illégale » de leur permis d’exploration Tankoro 2, un élément clé du projet aurifère Sanutura, situé dans la région sud-ouest du pays, zone riche en ressources minérales. Le 31 octobre, Sarama a pris une démarche formelle en soumettant son Mémoire écrit au CIRDI, une institution bien respectée qui dépend du Groupe de la Banque mondiale et qui traite souvent des différends complexes entre investisseurs étrangers et gouvernements. Ce mémoire, document détaillé et sophistiqué, expose avec précision les arguments juridiques et économiques qui justifient leur réclamation.

 L’entreprise, qui est cotée à la fois à la Bourse de Toronto et à celle d’Australie, reproche au gouvernement burkinabè d’avoir pris la décision unilatérale d’annuler rétroactivement, en août 2023, leur permis d’exploration Tankoro 2. Cette décision a eu lieu presque sans préavis et sans tenir compte des investissements conséquents déjà engagés par Sarama Resources dans ce projet prometteur, ajoutant ainsi une tension supplémentaire à cette relation déjà fragile entre l’entreprise et le gouvernement local.

Ce permis englobait le gisement de Tankoro, qui renfermerait une ressource d’une quantité impressionnante, se comptant en plusieurs millions d’onces d’or. Ce précieux gisement constitue en effet le cœur palpitant du projet Sanutura, reconnu comme l’un des plus prometteurs au sein de la zone aurifère riche en ressources naturelles située dans le sud-ouest du pays.

« Le dépôt de notre Mémoire », a déclaré Andrew Dinning, président exécutif de Sarama Resources, « constitue une étape majeure du processus d’arbitrage et fournit une base complète et étayée à notre réclamation ». Il a insisté sur le fait que « la société a investi plus d’une décennie de travail assidu et des capitaux considérables dans le développement ambitieux du projet Sanutura, qui a été exproprié de manière illégale. Nous poursuivons cette démarche afin de protéger la valeur pour nos actionnaires et obtenir un règlement équitable », a-t-il ajouté avec détermination.

En tant qu’entreprise canadienne engagée sur la scène internationale, Sarama s’appuie solidement sur les dispositions légales du Traité bilatéral d’investissement (TBI) qui lie le Canada et le Burkina Faso depuis 2017. Ce traité essentiel prévoit des mécanismes visant à faciliter le règlement des différends investisseur-État devant le CIRDI. Ce dernier joue un rôle central en cas d’expropriations jugées abusives ou injustifiées.

Après un avis d’intention d’arbitrage envoyé à Ouagadougou en novembre 2023, qui malheureusement n’a pas reçu de réponse, la société a décidé de pousser plus loin ses démarches judiciaires en engageant officiellement la procédure en décembre 2024. Cette action démontrait la détermination de la société à obtenir une résolution légale quant au différend en question. Une première audience de procédure, qui s’est révélée être un moment décisif, s’est tenue en juillet dernier à Washington D.C., un endroit choisi pour sa neutralité et son importance stratégique en matière de droit international. 

Aussi, les parties impliquées ont pris le temps de discuter des détails du processus juridique à venir et ont ainsi convenu d’un calendrier préliminaire, établissant les étapes et les délais que chacune devra suivre pour la suite des événements. Cette audience a marqué un tournant significatif dans la progression du litige, ouvrant ainsi la voie à des échanges plus formels entre les parties concernées.

Afin de financer efficacement l’intégralité de sa procédure judiciaire, Sarama a réussi à obtenir une ‘‘facilité de financement sans recours’’ d’un montant total de 4,4 millions de dollars américains, s’étalant sur une période de quatre ans. 

Cette somme importante, qui équivaut à environ 2,3 milliards de francs CFA, a été conclue en partenariat avec le fonds Locke Capital II LLC. Ce dernier est reconnu pour sa spécialisation dans le financement de litiges internationaux, apportant une expertise précieuse dans ce genre de contexte.

Ce type de mécanisme financier est particulièrement fréquent dans le cadre des arbitrages liés à l’investissement, car il permet à des entreprises comme Sarama de couvrir leurs frais juridiques sans que cela n’affecte négativement la gestion quotidienne de leur trésorerie opérationnelle.

En ce qui concerne la défense juridique de la société, celle-ci est représentée par le prestigieux cabinet Boies Schiller Flexner (UK) LLP. Ce cabinet jouit d’une réputation exceptionnelle, notamment pour ses succès répétés dans des affaires d’expropriation minière, domaine dans lequel il a déjà obtenu de brillants résultats. 

Parmi ces succès récents figurent des cas notoires concernant Indiana Resources Ltd et GreenX Metals Ltd, deux groupes australiens qui ont récemment obtenu gain de cause dans des affaires comparables. Cette association stratégique avec un cabinet d’avocats de renom offre à Sarama un avantage significatif pour espérer un résultat positif dans sa propre procédure judiciaire.

D’après le calendrier officiel qui a été communiqué, le gouvernement du Burkina Faso se voit dans l’obligation de soumettre son Contre-Mémoire au plus tard à la date limite du 31 janvier 2026. Cette procédure est une étape cruciale dans le déroulement juridique de l’affaire en cours.

 Une réunion de suivi a été programmée pour le 17 février 2026, et durant cette rencontre, il sera déterminé les étapes suivantes à suivre, ainsi que la fixation de la date d’une audience principale qui se tiendra à Washington D.C. À l’heure actuelle, il est à noter que les autorités burkinabè n’ont pas encore répondu publiquement à la plainte déposée par le groupe canadien, ce qui pourrait être une stratégie de communication en cours d’élaboration.

Dans le cas où le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) venait à identifier la responsabilité de l’État dans cette affaire complexe, le Burkina Faso pourrait être tenu de verser une indemnisation importante. Une telle décision serait particulièrement observée par les investisseurs internationaux qui opèrent non seulement au Burkina Faso, mais aussi dans la région.

 Notons que cela pourrait influencer leur perception de l’environnement d’investissement local. Pour mémoire, en octobre de l’année précédente, les autorités judiciaires au Mali ont pris une décision notable en promulguant un décret qui mettait fin à 90 permis miniers, y compris ceux détenus par plusieurs filiales de grandes multinationales du secteur, ce qui résonne comme un précédent potentiellement inquiétant pour les investisseurs de la région.

Mariam KONE 

Mali: l’armée decime une colonne des groupes terroristes sur l’axe Kolondieba -Kadiana

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Une colonne de l'armée Malienne en démonstration en face des autorité Malienne

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali,  les observations aériennes ont permis de localiser une importante base terroriste située à l’ouest de Sirakoro, cercle de Kolondiéba, région de Bougouni. C’était dans la journée du 02 novembre 2025.

« Servant à la planification d’attaques contre les convois de citernes de carburant, la base a été frappée par l’aviation, neutralisant plusieurs combattants terroristes et causant d’immenses dégâts matériels. Les unités terrestres ont pris ensuite d’assaut la position frappée pour faire un ratissage minutieux. Le bilan de cette intervention: plus d’une dizaine de terroristes neutralisés. Divers équipements calcinés, des motos et quelques armes ainsi que du matériel de communication récupérés », précise le communiqué de l’État major des armées du Mali.

Notons que l’État-Major Général des Armées félicite la prompte réaction des unités aérienne et terrestre pour la réussite de cette opération qui, sans nul doute, aura des répercussions significatives sur l’approvisionnement en hydrocarbures des différentes localités.

Daouda Bakary KONÉ