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Mali: l’armée tue une trentaine de terroristes et s’impose désormais comme maitre sur le terrain

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Au Mali, l’armée a annoncé mercredi avoir tué 37 terroristes lors d’opérations menées du 17 au 22 janvier 2022. Ainsi, une opération conduite dans les forêts de Naouelena et Bamadjougou, situées dans la région de Nara, a coûté la vie à 28 terroristes. Désormais la montée en puissance de l’armée Malienne n’est plus un discours. Elle donne espoir vrai. Elle se montre réaliste et même optimiste. Elle restaure la confiance et a décidé de sauver la République fondée dans le sang. L’armée nationale du Mali se montre efficace comme toujours.

L’armée en a profité pour remettre aux populations de Dialakoro une pompe pour irriguer 21.000 hectares. Durant la même période, l’armée a mené des opérations dans le sud du pays (régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala), notamment vers la frontière avec le Burkina. Elles ont coûté la vie à 6 terroristes et permis l’arrestation de 22 suspects. Des engins à 2 et 4 roues et des armes ont été saisis.

Dans les régions de Ségou et de Mopti (centre du Mali), l’armée a tué 3 terroristes arrêté 12 suspects. Des engins, téléphones, armes, mines et panneaux solaires ont aussi été saisis. « Les terroristes sont en débandade”, souligne l’armée, notant que la capacité de nuisance des groupes terroristes ne repose désormais que sur la pose de mines et le sabotage des réseaux téléphoniques.

Toutefois, l’armée malienne affirme qu’il s’agit d’une reconnaissance offensive à Ouro Sémé, à 04 km au Nord-Est de Diondiori a neutralisė un groupe terroriste collectant la Zakat avec un bilan de :  03 terroristes neutralisés ; 03 suspects interpelés ; 02 AK 47, 09 chargeurs d’AK 47, 07 motos, 12 téléphones portables, 04 talkies walkies, 04 batteries de recharge et des panneaux solaires récupérés.

Dans les détails, la DIRPA révèle que « des renseignements précis et exploités dans la zone de Diabaly ont permis d’interpeler 09 suspects terroristes avec 02 engins explosifs improvisés, 07 motos, 07 téléphones portables.

« Pour cela, l’Etat-major Général des Armées maliennes remarque que le présent bilan est en diminution comparé aux bilans des dernières semaines. Ceci s’explique par le mode d’action de l’évitement adopté par les terroristes en débandade en zones sud et centre. L’Etat-major Général des Armées rassure l’opinion que les FAMA s’adapteront à ce mode d’action et continueront la dynamique offensive avec la surveillance, la poursuite et la neutralisation des terroristes dans leurs sanctuaires et leurs interpellations dans les zones urbaines. Bamako, le 25 janvier 2022 », a déclaré dans son communiqué, colonel Souleymane Dembélé, chef de la direction de l’information et des Relatons Publiques des Armées du Mali.  

Selon l’état-major des armées nationales du Mali, dans la région de Ségou et Mopti, les reconnaissances offensives dans les cercles de Koro, Bankass et Niono suivies de frappes aériennes dans la forêt de Toun, Ouenkoro, et Dia ont neutralisé 11 terroristes dont un responsable Iboune Ambane et détruit des sites de fabrication d’engins explosifs improvisés dans le secteur de Toun.

Notons que dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala, des reconnaissances offensives conduites dans les secteurs de Tièrè, Tanguela, Danderesso, Mizansso, Kougniou et Kabalé, y compris le long de la frontière avec le Burkina Faso avec la fouille de la forêt de Tandjo et la destruction à l’artillerie d’une base terroriste dans les collines de Tièrè ont fait un bilan de :  la récupération d’un véhicule Toyota Hilux,  la récupération d’un camion-citerne de 10 tonnes transportant du carburant,  la récupération d’un camion de contrebande, V la saisie de 07 motos,  l’interpellation de 22 suspects terroristes,  la neutralisation de 06 terroristes et la récupération de 03 pistolets.

Daouda Bakary Koné

Situation sociopolitique dans le Sahel: Et si la France était victime d’une erreur d’appréciation ?

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La dégradation des relations entre la bande Sahélo-Saharienne en général et en particulier du Mali avec la France « Marconienne » est sans doute, la résultante de l’ ‘erreur d’appréciation de la même France .


Malgré les forces en présence sur nos sols depuis une décennie avec des accords de coopération militaire, la situation sécuritaire s’est davantage aiguisée avec le terrorisme qui se métastase dans la zone des trois frontières ..D’ailleurs, d’autres pays de l’Afrique de l’ouest ont commencé , ces derniers temps, a être touchés par le phonème de la plus grande barbarie humaine..


Au lieu de changer de fusil d’épaule , la France Macronienne aura préféré se confiner dans une stratégie qui la conduira sûrement à la fin de son « hégémonie » en Afrique.


En prélude au Soixantième sommet de la CEDEAO, tenu le 12 décembre , à Abuja , au Nigeria, une certaine Florence Parly, non moins minsitre français chargé des Armées , a animé un point de presse sur la situation du Mali .Elle annonce sans gène ,que la CEDEAO devra prendre des sanctions fortes contre notre pays au cours dudit sommet..Depuis quand la France est -elle membre de cette organisation régionale, fût-il son influence sur nos Chefs d’Etat?


Mieux, après le meeting patriotique du 14 janvier dernier , qui aura battu le record de mobilisation au Mali , contre les sanctions de la CEDEAO,un autre ministre cette fois-ci, pas le moindre , Jean Yves le Drian, la patron de la diplomatie française, fait un laconique tweet , à la limite désobligeant, en soutenant que si les autorités maliennes peuvent organiser des meetings pourraient aussi tenir des élections..


Florence Parly revient à la charge pour accuser à tort Bamako qui « multiplie » selon elle, des « provocations « . C’etait le mardi dernier , à la faveur d’une de ses communications suite à la demande des autorités maliennes du retrait du contingeant Danoins de la force Takuba.
Si nous analysons de près, sans donner granciement une prime ou du moins un chèque en blanc , aux coups d’Etat , les ruptures consitutionnelles intervenues au Mali et recement au Burkina Faso ont un dénominateur comum: l’exasperation des populations face à la faiblesse des réponses données par l’élite politique..


Aujourd’hui , en tout cas au Mali, les Fama montent en puissance sans Takuba .
En somme, la France « Macronienne » doit revoir sa grille de lecture, même si on la trouve ténaniser et dépasser par les enjeux..


Baba Bourahima Cissé

Burkina Faso : Paul-Henri Sandaogo Damiba s’adresse à la nation sous le signe de la « sauvegarde » et de la « Réfondation de l’Etat »

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Il s’agit du tout premier discours tenu par le désormais homme fort de la nation Burkinabé le jeudi 27 janvier 2022. Dans son discours , il prône le rassemblement, la fédération des énergies du peuple du Faso. Il exhorte la communauté internationale à soutenir l’Etat Burkinabé, la refondation, la sauvegarde de la nation, le développement économique, le respect des accords internationaux, le droit de l’homme, la construction d’un citoyen modèle et la reconstruction de l’armée nationale. Il s’engage également à libérer le Burkina Faso des mains des terroristes et promet de valoriser l’homme du Faso, l’invention d’un citoyen qui répondra aux futurs défis au Burkina Faso. Il faut signer que le colonel Paul-Henri Sandaogo Damida est un officier supérieur de l’armée nationale du Burkina Faso.

Lisez attentivement le discours du nouvel homme fort du Burkina Faso

Rarement dans son histoire, notre pays a été autant confronté à l’adversité. Voilà maintenant plus de six ans que notre peuple vit sous le joug d’un ennemi qui a réussi, par ses méthodes cyniques, lâches et perfides, à faire douter notre peuple au point d’ébranler les valeurs qui ont fait son histoire et sa renommée.


Je voudrais me recueillir sur la mémoire des hommes et des femmes, civils comme militaires, dont le sang a mouillé le sol de notre Patrie dans cette lutte que nous menons de façon acharnée.


J’ai également une pensée pour tous les blessés qui luttent encore aujourd’hui pour retrouver la plénitude de leurs aptitudes. Aux familles de ces victimes, j’adresse toute ma compassion et tout mon soutien.


Au nom de leur sacrifice, j’affirme mon engagement et celui de tout le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), à toujours faire obstacle à toute velléité de détournement du processus de refondation de notre Nation, appelée par le peuple de tous ses vœux depuis bientôt une décennie.


Aux combattants au front, et à tous ceux qui veillent quotidiennement sur la sécurité et l’intégrité du Faso, je vous adresse mes encouragements et ma sympathie.


A vous tous, agents du public, travailleurs du privé et partenaires du Burkina Faso, je salue vos efforts pour le développement de notre pays et vous adresse mes vifs encouragements.

Chers compatriotes,
L’avènement du MPSR a été imposé par le cours des évènements dans notre pays, fragilisé par tant d’évènements et assailli de toutes parts par des groupes armés radicaux. La gravité de l’heure a imposé à notre armée une attitude que lui impose son devoir.

Ainsi, les différentes composantes de notre armée nationale, dans une démarche consensuelle ont décidé d’indiquer la voie pour la restauration de l’intégrité de notre Burkina Faso et la sauvegarde des acquis de notre peuple chèrement acquis.

J’ai pris conscience avec toutes les franges de notre armée, de l’ampleur des responsabilités qui sont miennes et de la profondeur des exigences de notre peuple, qui ne demande qu’à vivre et s’épanouir dans la quiétude.

Peuple du Burkina Faso,
Notre ambition n’est autre que de fédérer l’ensemble des énergies de notre pays, pour jeter les bases d’un Burkina Faso nouveau, débarrassé des oripeaux d’une gestion politique aux antipodes des nouvelles aspirations de notre peuple. Notre agenda est unique et il est clair : la sauvegarde de notre peuple et la refondation de notre Nation.

Les indicateurs de mesure de la réalisation de cet agenda demeureront le niveau de restauration de l’intégrité du territoire et la qualité des actions entreprises pour la refondation de notre nation.


Je vous donne la ferme assurance que notre engagement n’a aucunement pour but de rétablir un ordre quelconque, mais s’inspire de l’ensemble des exigences légitimes du peuple Burkinabè.

Chers compatriotes,
Nous tenons là, une grande opportunité pour réconcilier notre peuple avec lui-même et déclencher sa marche triomphale vers l’horizon du bonheur.

C’est pourquoi je m’engage à convoquer les forces vives de la Nation pour convenir d’une feuille de route qui aura pour but de projeter et réaliser le redressement, voulu par tous les Burkinabè : un redressement dans lequel, le cultivateur qui n’a rien récolté la saison dernière, ou celui qui a assisté au vol de son bétail, ou encore les femmes chefs de ménage qui peinent à nourrir au quotidien leurs enfants seront pris en compte.

Je serai à l’écoute de toutes les femmes et de tous les hommes, de tous les patriotes qui s’engageront honnêtement et de façon sincère et désintéressée à l’édification d’un Burkina Faso prospère et paisible.

En prélude à cela, j’ai entamé des concertations avec certaines composantes de la Nation y compris avec les personnalités du régime sortant afin de dégager les grandes lignes qui nous conduiront, à terme, vers des décisions consensuelles et inclusives pour la refondation et la restauration d’une paix durable.

D’ores et déjà, je mets en garde tous ceux qui ne seront guidés que par leurs intérêts égoïstes, que je serai intraitable face aux actes de trahison des aspirations de notre peuple.

Les fondements de notre Nation seront sauvegardés et les dossiers engagés sur le plan judiciaire seront souverainement conduits par les autorités ayant reçu compétence à cet effet.


Lorsque les conditions seront réunies selon les échéances que notre peuple aura souverainement définies, je m’engage à un retour à une vie constitutionnelle normale.


Concitoyennes,
Concitoyens,
Burkinabè de la diaspora,

Si les priorités sont nombreuses, il est clair que la priorité principale demeure la sécurité. Il nous faut en effet, réduire significativement les zones sous influence terroriste et les impacts de l’extrémisme violent en redonnant aux Forces de défense et de Sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, la volonté de combattre et d’aller encore plus à l’offensive avec des moyens adéquats. Ceci est un préalable indispensable au retour progressif de l’administration publique et à la réinstallation des Personnes Déplacées Internes dans leurs villages d’origine.

Au-delà des indispensables moyens logistiques, il nous faudra faire appel aux valeurs qui ont fait de notre peuple ce qu’il est. Aucun char, aucun avion de chasse, aucune arme ne vaut l’amour pour la Patrie. Ma conviction est faite que c’est cet amour qui fera la décision et qui nous fera gagner cette guerre.

J’appelle toutes les composantes des Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie à se mettre en ordre de marche pour la reconquête de notre territoire. Dans l’union et la cohésion, et avec le soutien de tout le peuple Burkinabè, j’ai foi que nous relèverons ce défi.

Amis du Burkina Faso,
En ces moments particulièrement difficiles pour notre pays, le Burkina Faso a plus que jamais besoin de ses partenaires. C’est pourquoi j’appelle la communauté internationale à accompagner notre pays afin qu’il puisse sortir le plus rapidement possible de cette crise pour reprendre sa marche vers le développement.
Je sais comprendre les doutes légitimes suscités par cette rupture dans la marche normale de l’État, mais je voudrais rassurer l’ensemble des amis du Burkina Faso que le pays continuera de respecter ses engagements internationaux, notamment en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme.

De même, le fonctionnement de la justice sera assuré dans le strict respect de son indépendance.

Peuple du Burkina Faso
La tâche qui nous attend est immense. Heureusement, elle n’est pas seulement mienne, elle est surtout nôtre. Elle nécessitera de nous de gros efforts individuels et collectifs et certainement des sacrifices.

Elle exigera que chacun d’entre nous mette de côté ses intérêts personnels pour laisser place à l’intérêt de tous. Elle impliquera immanquablement une amélioration de la gouvernance sur tous les plans.

Elle demandera de chaque Burkinabè courage, désintéressement et détermination.
Courage pour faire face aux épreuves liées à ce type d’épopée.


Désintéressement pour faire du service pour la Patrie un sacerdoce.Et détermination pour poursuivre le chemin malgré les difficultés.Le moment que nous vivons est une opportunité pour notre peuple de se remettre debout et de regarder l’avenir droit dans les yeux. Nous devons la saisir quoi qu’il advienne parce que c’est le devenir de notre Patrie qui en dépend. C’est le défi historique de notre époque et nous n’avons pas le droit de faillir.

Chers compatriotes,
dans la main ; recouvrons la force, la détermination qui découlent de la fierté de chanter notre hymne national, l’hymne de la victoire dans une intégrité et une dignité retrouvées.

Vive le Burkina Faso
Que Dieu bénisse notre Nation
La Patrie ou la mort, nous vaincrons

Mali: le Danemark « …n’est pas le bienvenu… », nous avons décidé de rapatrier nos soldats… » Jeppe Kofod

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Il s’agit d’une annonce qui a été faite le jeudi 27 Janvier 2022 par le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod  « Le Danemark n’est pas le bienvenu au Mali. Nous ne l’acceptons pas et pour cette raison, nous avons décidé de rapatrier nos soldats », a-t-il déclaré.

Il faut signaler que le chef de la diplomatie danoise dénonce le sérieux (rire) des militaires putschistes au pouvoir, accusés de « ne pas vouloir d’un plan rapide de retour à la démocratie. ».

Par ailleurs, les autorités maliennes de transition comme les pays contributeurs de Takouba affichent officiellement leur volonté de poursuivre leur coopération.

Toutefois, la ministre française des Armées Florence Parly a au passage accusé les autorités maliennes de « multiplier les provocations », avant d’être invitée au silence par le porte-parole du gouvernement malien, pourrait laisser des traces.  

«Nous invitons également Mme Parly à plus de retenue et également à respecter le principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État», a dit le colonel Abdoulaye Maïga.

«Lorsqu’on tente désespérément d’isoler le Mali en instrumentalisant les organisations sous-régionales, on se demande enfin qui est dans la provocation», a-t-il dit en évoquant les sanctions de la Cédéao.

Le colonel a donné lecture du communiqué redemandant «avec insistance» au Danemark de retirer ses forces spéciales, récemment déployées au Mali sans avoir, selon la junte, le consentement des autorités, ce que contestent le Danemark, la France et les pays européens engagés au sein du groupement de forces spéciales Takuba.

«Nous ne sommes pas encore au stade de l’incident diplomatique, c’est peut-être des incompréhensions entre le gouvernement du Mali et le gouvernement du Danemark», a-t-il dit.

Mais il a dit que Bamako aurait été en droit de recevoir «des excuses des autorités danoises». Il a évoqué la «très bonne réputation» du Danemark au Mali en raison de son action en faveur du développement. «Nous les invitons à faire attention à certains partenaires qui ont du mal malheureusement à se départir des réflexes coloniaux», a-t-il dit.

Daouda Bakary Koné

Côte d’Ivoire: Ouattara décèle des irrégularités dans la gouvernance des entreprises publiques Ivoiriennes

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Dans une déclaration, le Président de la République, Alassane Ouattara, a révélé des irrégularités dans la gouvernance de certaines entreprises publiques et annoncé des mesures afin d’y remédier, ce mercredi 26 janvier 2022, à l’occasion du Conseil des ministres.

’’Les actions entamées en 2021, notamment les derniers audits réalisés dans certaines entreprises publiques et certaines entreprises du portefeuille de l’État ont révélé des irrégularités auxquelles il convient de remédier’’, a affirmé le Président Alassane Ouattara.

Selon le Chef de l’État, les irrégularités portent sur les passations de marchés, le coût élevé et l’opportunité du recours à certains emprunts, les comptes bancaires ne figurant pas dans la comptabilité des entreprises, les insuffisances au niveau du contrôle interne, les dépenses injustifiées, le montant élevé de dons, commissions et honoraires et plus généralement la non maîtrise des charges dans un certain nombre d’entreprises.

Pour le Président de la République, la gravité des dysfonctionnements exige au-delà des mesures correctives déjà prises à l’encontre des dirigeants sociaux concernés, la mise en place d’un cadre renforcé de suivi et de contrôle de la gestion des entreprises publiques.

Alassane Ouattara a indiqué qu’un accent particulier devra être accordé au cadre législatif et réglementaire des entreprises publiques en vigueur, notamment les règles de passation de marchés, le recours à l’emprunt.

’’Il faut que les textes soient respectés. Deuxièmement, un meilleur suivi du bilan de gouvernance des entreprises publiques et à cet effet, je souhaite qu’au terme de chaque exercice comptable, une communication en Conseil des ministres sur le bilan de gouvernance des entreprises publiques soit présenté.

Troisièmement, il faut une plus grande responsabilité des directeurs généraux, des membres du conseil d’administration, ainsi que des ministres de tutelle qui doivent renforcer leur contrôle à priori’’, a insisté le Chef de l’Etat.

Le Président de la République a exigé que les représentants de l’État qui sont en conseil d’administration rendent compte régulièrement à leur hiérarchie. Par ailleurs, les ministres ont été instruits également de rendre compte au Chef du gouvernement et bien évidemment à la Présidence de la République.

’’Nous devons également veiller aux sanctions qui résulteront en cas d’irrégularités dans la gestion des entreprises publiques tant pour les directeurs généraux, les membres du conseil d’administration que pour les ministres de tutelle’’, a dit Alassane Ouattara.

Le Premier Ministre, Patrick Achi a été instruit par le Président à l’effet de prendre les dispositions pour la mise en œuvre diligente des orientations données, ainsi que des recommandations qui ont été faites par les audits réalisés.

’’Je voudrais demander à chacune et à chacun de vous de promouvoir, bien évidemment, à nouveau la culture de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques pour le bien-être de nos compatriotes’’, a insisté le Président Alassane Ouattara auprès des membres du gouvernement.

Le Chef de l’Etat a, toutefois, signalé que le nombre d’entreprises dans cette situation de dysfonctionnements et d’irrégularités est minoritaire puisque le solde global de la gestion des entreprises publiques, grâce aux dispositions qui ont été prises, montre une évolution positive.

’’Je me félicite du bilan que nous avons obtenu parce que nous savons tous dans notre pays comment la corruption a gangrené le tissu social. C’est pour cela que j’ai insisté, depuis quelques années, sur la nécessité de promouvoir ce concept d’Ivoirien nouveau, intègre, travailleur et sérieux’’, s’est félicité Alassane Ouattara.

Suite à des audits commandités par le gouvernement en juin 2021, plusieurs responsables d’entreprises publiques ont été démis de leurs fonctions.

Comme troisième priorité pour 2022, le Chef de l’Etat dans son message de nouvel an, avait affirmé qu’il mettra un accent sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. « Nous devons bâtir une conscience nationale imprégnée des valeurs d’intégrité, d’équité, et d’un sens élevé de la responsabilité dans la conduite des affaires publiques’’, avait déclaré le Président ivoirien.

Il a même annoncé l’instauration, en 2022, d’un prix portant sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, en vue de favoriser l’éclosion de cette conscience nationale qui prône le respect des deniers publics, la recherche de l’excellence, et qui place l’intérêt de la Nation au-dessus de tout.  

Côte d’Ivoire: l’Etat annonce un projet de construction d’une unité de production flottante en face de la centrale d’Azito

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En Côte d’Ivoire, le Conseil des ministres a adopté, le mercredi 26 janvier 2022 à Abidjan, un décret portant approbation de la Convention pour la fourniture de services, en vue de la location et de l’exploitation d’une Unité flottante de production d’électricité (POWERSHIP), d’une capacité de production d’environ 202 MW, prévue pour être installée sur la lagune, en zone portuaire, en face de la centrale d’Azito (Yopougon).

Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, par ailleurs ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, l’a annoncé au terme du Conseil des ministres ce mercredi.

L’énergie produite, a-t-il affirmé, sera évacuée à travers une ligne de 225 KV d’environ 800m raccordée au poste 225 d’Azito.

Le Conseil des ministres a également adopté un décret portant approbation de l’avenant n°1 à la Convention de concession de la gestion et de l’exploitation du service public national de production, de transport, de dispatching, de distribution, d’exportation et d’importation de l’énergie électrique.

Ces décrets pris conformément à la législation en vigueur en matière de production électrique, notamment, la loi n° 2014-132 du 14 mars 2014 portant code de l’électricité, concourent à la réalisation du projet d’Unité flottante de production d’électricité.

Zangouna Koné

France-Gabon: Signature d’un accord pour les écoles publiques conventionnées

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Le Ministre en charge de l’Éducation nationale, le professeur Patrick MOUGUIAMA-DAOUDA et l’Ambassadeur Alexis LAMEK, ont procédé ce 26 janvier à la signature du 5ème accord intergouvernemental concernant les écoles publiques conventionnées, les EPC.

Ce réseau de 6 écoles primaires gabonaises, homologuées par la France pour son enseignement et constituant un exemple unique de coopération éducative partagée entre la France et un pays tiers, fêtera dans deux ans ses 50 années d’existence.

Situées à Libreville, Owendo, Port-Gentil et Franceville, ces établissements, qui scolarisent 2 400 élèves dont 400 jeunes français, constituent le vivier des deux lycées d’enseignement français de Libreville et Port-Gentil et son niveau est toujours une référence au Gabon.

Tribune: « la France s’est autopropulsée entre le marteau et l’enclume » (par Aboubacar Maiga, P3)

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Devant la détérioration de la situation sécuritaire du pays, beaucoup de Maliens ont trouvé en la France, dont l’attitude était déjà ambiguë, la source de tous leurs maux. Toutefois, les expériences de l’Allemagne nazie envers les Juifs et de la France contemporaine envers les immigrés nous ont révélé qu’il est très facile pour un peuple aux abois et en quête de réponse simple de fabriquer un ennemi pour lui imputer tous ses malheurs, au lieu de chercher à les résoudre patiemment. C’est une posture qui dédouane les tenants du pouvoir, puisqu’elle détourne l’attention du peuple des questions de bonne gouvernance, comme la santé, l’éducation, l’économie, la lutte contre la corruption, etc.

A Paris, certains politiciens français, à court d’idées électorales, ont voulu utiliser cette demande légitime de reconsidération de la coopération militaire franco-malienne comme « sentiment anti-français ». Pourtant, le président Modibo Keïta avait clairement exprimé la position du Mali dès le 22 septembre 1961, dans son discours prononcé à l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Mali : « Nous ne faisons pas de l’anti-France, nous n’existons pas en fonction de qui que ce soit, nous nous refusons à ce sentimentalisme exagéré qui, en la circonstance, n’est que puérilité indigne du peuple mûr et fort qu’est le nôtre. Aujourd’hui que la France a évacué ses bases militaires installées chez nous, que notre indépendance a trouvé son couronnement, nous sommes prêts, en peuple souverain, à poursuivre la normalisation de nos rapports avec la République Française, et cela dans tous les domaines ».

Le malheur de la France est son arrogance désinvolte à l’égard des Etats africains. Au Mali, elle est justement en train de payer le prix de cette arrogance. Dans une démarche de surenchère politique et stratégique, elle s’est empressée de brandir la menace du retrait progressif de ses troupes comme une épée de Damoclès sur la tête des dirigeants actuels de la Transition. Ces derniers ont rapidement vu dans cet « abandon en plein vol » une aubaine inespérée pour justifier l’activation de l’option de l’intervention russe.

Ainsi, de l’hypothétique arrivée des mercenaires Wagner, la France offre sur un plateau d’argent des arguments crédibles au Mali pour aller tisser un partenariat direct avec la Fédération de Russie. Il est évident que Poutine, qui cherche à se venger des Occidentaux pour avoir osé le défier dans sa chasse-gardée (Géorgie, Ukraine, Biélorussie), ne se privera pas de continuer à emmerder la France dans la « sienne », surtout après le succès enregistré en Centrafrique, élément déclencheur d’ailleurs des sollicitations maliennes envers Moscou. Mais cette option est-elle sans risque pour le Mali ?

Aboubacar Abdoulwahidou MAIGA, Enseignant-chercheur à l’ULSHB

Mali: les exportations maliennes de biens en 2020 sont évaluées à plus de deux mille sept cent milliards FCFA

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Sous la présidence de Alwata Ichata Sahi, l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (APEX-Mali) a tenu la 10ème session de son Conseil d’administration le jeudi 27 janvier 2022. Selon les statistiques récentes de la BCEAO, les exportations maliennes de biens en 2020 sont évaluées à deux mille sept cent cinquante-neuf milliards quatre cent millions (2 759 400 000 000) de FCFA et sont dominées par des produits de base peu transformés notamment l’or brut avec 82% du total des exportations, suivi de loin par le coton fibre avec 5,9% et le bétail sur pied 2,9%.

Dans son discours d’ouverture, Alwata Ichata Sahi, présidente du conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali, a affirmé que pour la deuxième année consécutive, le secteur du Commerce en général, et des exportations en particulier, à l’instar d’autres secteurs de l’activité économique, reste profondément marqué par la pandémie de la COVID-19 et ses impacts sur la libre circulation des personnes et des biens.

Concernant, les autres produits d’exportations, ils sont constitués d’engrais, de mangues, de peaux et cuirs, de produits alimentaires, de gomme arabique, de karité, d’anacarde, de sésame, etc. sont ressortis en baisse de recette d’exportation avec moins d’un pour cent, chacun.

« Cette baisse générale des exportations de produits autres que l’or s’explique principalement par la baisse de la demande internationale, suite aux mesures prises par les Etats pour lutter contre la propagation de la pandémie de la Covid-19. Quant aux marchés d’exportation, elle affirme que les ventes extérieures du Mali sont destinées à tous les continents », Alwata Ichata Sahi, présidente du conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali

En terme de classement, le continent africain occupe la première place avec 42,5% du total des exportations, en liaison avec les exportations d’or vers l’Afrique du Sud ; suivi de: l’Europe (35,6%), l’Asie (12,8%), l’Océanie (8,8%) et l’Amérique (0,4%).

S’agissant des projets de budget et programme d’activités de l’APEX-Mali, au titre de l’année 2022, son coût global est estimé à Trois milliards dix-neuf millions six cent soixante-six mille (3 019 666 000) FCFA à mobiliser auprès du budget d’État et des partenaires nationaux et internationaux.

Il faut signaler que l’ouverture des travaux du conseil d’administration s’est déroulée en présence de Massoud Cissé, président l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (APEX-Mali).

Ibréhima KONE

Tunisie: l’ITFC et AATB signent un accord de coopération pour développer le secteur économie du pays

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Hani Salem Sonbol, Directeur General de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et Secrétaire Général du programme des Ponts du Commerce Arabo Africains (AATB) a signé un accord de coopération au profit de la République Tunisienne avec le Ministre de l’Economie et de la Planification Samir Saïd, dans le cadre du programme des Ponts du Commerce Arabo Africains (AATB).

L’accord a été signé dans le but de développer le cadre de coopération entre la République Tunisienne et le programme des Ponts du Commerce Arabo Africains (AATB). Ceci a mené la conception d’un programme-pays dédié à la Tunisie, la mise en œuvre de projets au profit de l’économie tunisienne, et le soutien apporté à divers secteurs pour renforcer leurs capacités à l’export, et de renforcer leur accès aux marchés africains en coordination avec les institutions partenaires du programme, notamment la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), la Société Islamique d’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE), la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) ;  la Société Islamique pour le Développement du Secteur privé (SID),

A cette occasion, M. Hani Salem Sonbol a assuré le gouvernement tunisien et les acteurs du développement local de la coopération de l’ITFC, en particulier dans le cadre des efforts visant à contrer les répercussions de la pandémie du Covid-19 sur l’économie locale, soulignant que l’accord signé aujourd’hui est pertinent pour quatre piliers, le commerce, l’assurance, l’investissement et l’infrastructure.

Par ailleurs, l’accord vise également à renforcer la coopération entre le gouvernement tunisien et les partenaires et parties prenantes du programme AATB, afin d’aider les entités tunisiennes à accéder à de nouveaux horizons sur le marché africain ; et fournir une assistance technique pour soutenir les compétences et les outils nécessaires au développement du secteur des exportations.

Pour sa part, M. Samir Saïd a souligné que les objectifs de l’accord qui sont de fournir des opportunités, un soutien technique pour faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés africains à fort potentiel, en développant le secteur de l’exportation et en soutenant les acteurs du commerce.

Il a aussi noté que le programme des « Ponts du Commerce Arabo Africains » (AATB), qui est un mécanisme important pour établir des partenariats fructueux entre les pays Arabes et les pays africains facilitera des projets d’intérêts communs et la croissance des économies des pays concernés.

A ce titre, le programme, a été conçu avec pour objectif ultime de susciter de nouveaux partenariats commerciaux et prend en compte certains facteurs, notamment l’aide à la sélection d’institutions ou de consultants spécialisés, et le renforcement de la coopération Tuniso-Africaine.

Ceci se fera en encourageant le recours aux structures et institutions de formation publiques et privées, la promotion de l’expertise tunisienne dans divers domaines et l’organisation de rencontres commerciales bilatérales pour les secteurs présentant des avantages différentiels en matière d’exportation de produits et de services ; notamment les industries pharmaceutiques et alimentaires, les services de santé, les matériaux de construction, la construction, la numérisation et les technologies de l’information.

Notons que le programme renforcera également les capacités des entreprises tunisiennes à accroître leur volume de commerce extérieur, soutiendra les exportateurs et les investisseurs tunisiens à l’étranger et aidera les institutions tunisiennes à importer des matériaux de base et stratégiques tels que le gaz et les céréales.

Moussa Koné