Accueil Blog Page 118

Tribune: Mali–Russie–AES : un partenariat stratégique pour la souveraineté énergétique et alimentaire

0

Par Harouna Niang

  1. Un contexte énergétique et géopolitique en mutation

Les déclarations récentes du Dr Alexey Koylikov, Directeur des relations internationales à la Direction panafricaine de la Russie, ouvrent une perspective majeure pour le Mali et, au-delà, pour l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Selon lui, des discussions sont en cours pour la livraison mensuelle de 160.000 à 200.000 tonnes d’hydrocarbures au Mali par la Fédération de Russie, afin de soutenir l’économie et d’assurer une stabilité durable de l’approvisionnement énergétique.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique russo-africain, qui comprend également la distribution d’engrais et de blé, trois produits essentiels pour la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la productivité agricole de la région sahélienne.

  1. Un partenariat à portée régionale et à valeur ajoutée mutuelle

L’initiative dépasse le seul cadre malien : elle pourrait être structurée de manière à bénéficier aux trois pays de l’AES – Mali, Burkina Faso et Niger – qui partagent non seulement des défis communs d’approvisionnement, mais aussi une même volonté de souveraineté économique.
La création d’un corridor logistique énergétique commun permettrait de mutualiser les infrastructures de transport, de stockage et de distribution, tout en réduisant les coûts et les risques liés à l’enclavement géographique.

Ce modèle gagnant-gagnant offrirait :
• Aux pays de l’AES, une sécurité d’approvisionnement, une réduction des coûts et une base de coopération industrielle ;
• À la Russie, un partenaire fiable pour développer une présence économique durable en Afrique de l’Ouest, tout en contournant les obstacles logistiques imposés par les sanctions occidentales.

  1. Le Mali et l’AES, portes d’entrée de la Russie en Afrique de l’Ouest

Grâce à leur position géographique stratégique et à leurs liens historiques avec la Russie, les pays de l’AES peuvent devenir le pôle d’accès privilégié de la Russie vers l’Afrique de l’Ouest.
Le Mali, au cœur du Sahel, pourrait abriter le centre logistique régional d’un vaste réseau d’approvisionnement russe couvrant le Niger, le Burkina Faso et, à terme, d’autres pays voisins comme la Guinée ou la Mauritanie.

Ce corridor pourrait combiner :
• Des ports partenaires (Conakry, Nouakchott ou Cotonou) pour le débarquement des produits ;
• Des infrastructures régionales de stockage et de raffinage ;
• Et un réseau de distribution intégré AES, assurant l’approvisionnement régulier de la région.

Cette approche intégrée consoliderait l’AES comme pôle de stabilité énergétique et alimentaire du Sahel.

  1. Des bénéfices économiques tangibles pour les populations

Les impacts positifs d’un tel partenariat seraient considérables :
• Sécurisation et stabilisation des prix du carburant au Mali et dans les pays voisins ;
• Accès régulier aux engrais pour relancer la productivité agricole ;
• Approvisionnement en blé pour stabiliser les prix du pain et des produits alimentaires de base ;
• Réduction du coût de la vie grâce à la baisse du coût du transport et de la production ;
• Création d’emplois dans la logistique, l’énergie et la transformation.

Selon les estimations du marché, un tel partenariat pourrait permettre à l’ensemble de l’AES d’économiser entre 150 et 200 milliards de FCFA par an en frais logistiques et pertes liées aux ruptures d’approvisionnement.

  1. Vers une phase de substitution d’importation

Au-delà de l’approvisionnement direct, cette coopération devrait servir de tremplin pour une industrialisation énergétique locale.
Une deuxième phase du partenariat pourrait viser la substitution progressive des importations à travers des investissements conjoints dans la production locale :
• Construction d’une raffinerie régionale AES à proximité du corridor logistique ;
• Production locale d’engrais à partir des ressources naturelles du Sahel (phosphates, gaz, etc.) ;
• Mise en place d’unités de transformation de blé et de semoules pour réduire les importations alimentaires ;
• Formation et transfert de technologie pour renforcer les capacités nationales dans la pétrochimie, la logistique et l’agro-industrie.

Cette orientation transformerait le partenariat Mali–Russie en moteur d’industrialisation régionale, renforçant la souveraineté collective des pays de l’AES.

  1. Les conditions de réussite

Pour concrétiser ce partenariat stratégique, il faudra :
• Négocier un accord-cadre régional AES–Russie, garantissant la coordination entre les trois pays ;
• Créer une société mixte russo-AES pour la logistique, le stockage et la distribution des produits ;
• Moderniser les infrastructures énergétiques et ferroviaires de la région ;
• Mettre en place un mécanisme de paiement alternatif (compensations en minerais, produits agricoles ou devises régionales) ;
• Assurer la transparence des prix et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources.

  1. Un partenariat de souveraineté et de stabilité

Dans un monde où les rapports de force géoéconomiques se redéfinissent, la coopération entre la Russie et les pays de l’AES constitue une voie pragmatique vers la souveraineté énergétique et alimentaire.
Elle permettra à ces pays d’assurer leur autonomie, de stabiliser leurs économies et de consolider leur intégration régionale.
Pour la Russie, il s’agit d’un partenariat d’avenir fondé sur la confiance, la complémentarité et le respect mutuel.

Conclusion

L’heure n’est plus aux dépendances structurelles ni aux partenariats déséquilibrés.
En unissant leurs forces avec un partenaire historique comme la Russie, le Mali et les pays de l’AES peuvent devenir les architectes d’un nouveau modèle de coopération Sud–Sud, fondé sur la souveraineté, la production locale et la solidarité.
Cette dynamique, si elle est bien conduite, marquera le début d’une nouvelle ère énergétique, industrielle et alimentaire pour le Sahel.
H. Niang

ANERB : échange sur la création d’une coalition d’acteurs clés pour le développement du secteur bio digesteur

0


(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Agence Nationale des Énergies Renouvelables et des Bioénergies(ANERB) a organisé une rencontre d’échanges sur la mise en place d’un cadre national de concertation des acteurs autour de la technologie du biodigesteur au Mali. C’était mercredi 29 octobre 2025 à l’hôtel olympe International sise à Daoudabougou en commune V du District de Bamako.

Cette rencontre était présidée par Birama Djourté conseiller technique chargé des énergies renouvelables, en présence de Paulin Diarra représentant du Directeur général de ANERB et de nombreux participants.


Il faut d’abord retenir que cette réunion avait comme objectif de faire une analyse des parties prenantes de la technologie du biodigesteur et de susciter la création d’une coalition d’acteurs clés pour appuyer le plaidoyer pour la prise en compte du bio digesteur dans les priorités nationales de développement socio-économique au Mali.

D’autres objectifs sont aussi de partager avec les participants l’état des lieux sur la technologie du bio digesteur. Notamment sur les chaînes de valeur biogaz et compost au Mali. Mais aussi de répertorier tous les acteurs clés intervenant dans la filière biogaz. De présenter la vision et les retours d’expériences de AB.AOC pour le développement de la technologie de bio digesteur ainsi que dans la mise en place de cadre de concertation bio digesteur.

Au terme de l’atelier, résultats attendus seraient , l’état des lieux sur la technologie du bio digesteur est partager avec les participants ; cartographie des acteurs clés intervenant sur le bio digesteur est établie; et les arguments phares ou conditions pour la mise en place d’un  » cadre national de concertation bio digesteur » entre les différents acteurs intervenant dans le secteur des Bioénergies sont définies, comme résultat les participants dégageront également la vision et les retours d’expériences de l’AB.AOC pour le développement de la technologie de bio digesteur ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation bio digesteur est de partager avec eux.

Des recommandations seront faites pour l’élaboration d’un plan d’engagement de parties prenantes. Le représentant du DG de ANERB a indiqué que c’est dans le souci permanent d’améliorer le bien être de la population surtout rural et de lutter contre les effets néfastes du changement climatique que les plus hautes autorités du pays ont décidé de créer l’ANERB. Selon Paulin Diarra, la structure a pour mission principale la recherche, le développement et la formation dans le domaine des énergies renouvelables et des bioénergies.

Le développement de la technologie du biogaz ( biodigesteur) s’est avéré une alternative au gaz butane, au bois et au charbon de bois et constitue aujourd’hui une opportunité d’amélioration des rendements agricole par l’utilisation du digesteur comme fertiliant.


Prenant la parole, le conseiller technique en charge des énergies renouvelables a confié que la valorisation du biodigesteur fait intervenir plusieurs domaines d’activités, pour Birama Djourté, c’est la synergie d’actions qui déterminera la réussite de la promotion de cette technologie au Mali et fera d’elle une filière stratégique. Il a rappelé que le secteur des biodigesteurs se trouve aujourd’hui confronté à un certain nombre de défis majeurs.

Les déficits de communication entre les différents acteurs de la filière, la méconnaissance par la majorité des acteurs de la structure mandatée par l’État pour coordonner les interventions dans le secteur, le manque de statistique nationales fiables sur le secteur et l’insuffisance de financement dans le secteur. « Tout cela sont des difficultés auxquelles nous devons aidé le secteur à palier et des défis à relever « , a-t-il martelé.

Avant d’ajouter que c’est à l’issue de l’atelier et fort de ces constats et des conclusions et résultats sur l’harmonisation des approches de diffusion des biodigesteurs des projets MERIT et AB.AOC au Mali que le département à ANERB en sa qualité de partenaire institutionnel et de structure focale nationale de AB.AOC a initié cet atelier afin de créer un cadre de concertation permanent entre les acteurs autour du biodigesteur pour faire de cette technologie un véritable Levier de développement socio-économique au Mali.


Aliou Badra DOUMBIA




Aliou Badra DOUMBIA

Mali: l’État révoque plus de 90 permis d’exploration miniers appartenant aux multinationales étrangères et entreprises nationales

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités ont récemment pris la décision notable de révoquer plus de quatre-vingt-dix permis d’exploration, affectant ainsi de nombreux acteurs de l’industrie minière, y compris plusieurs filiales de groupes internationaux de renom. 

Cette initiative s’inscrit dans un décret signé le 13 octobre par le ministre des Mines Amadou Keita, et l’information a été révélée par l’agence Reuters. L’objectif de cette décision semble être de s’inscrire dans une tendance plus étendue visant à reprendre le contrôle et la gestion des précieuses ressources naturelles à travers le continent africain, une démarche qui pourrait avoir des répercussions économiques significatives. 

En revanche, le texte officiel ne fournit pas de détails sur les raisons précises qui ont motivé ces révocations de permis ni sur la superficie totale qui est concernée par cette mesure. Il se contente de stipuler que tous les droits qui étaient associés aux permis sont désormais considérés comme ‘’libérés », ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une future réattribution de ces permis à de nouveaux acteurs. Parmi les entreprises impactées par cette opération figurent des filiales locales de sociétés connues sur la scène internationale telles qu’Harmony Gold, IAMGOLD, Cora Gold, Birimian Gold et Resolute Mining, soulignant ainsi l’ampleur et l’importance de cette décision sur le paysage minier du pays.

Certaines sociétés, à l’instar de Cora Gold, ont toutefois indiqué que les permis concernés avaient été abandonnés depuis plus de deux ans, minimisant l’impact de cette mesure gouvernementale sur leurs opérations et perspectives futures. D’autres entreprises, en revanche, n’ont pas encore réagi officiellement à cette décision soudaine qui pourrait bouleverser le secteur économique et moduler leurs stratégies développées jusqu’ici.

Le Mali, dans ce contexte, n’est pas un cas isolé sur le continent africain. De la Guinée, riche en bauxite, à la République démocratique du Congo, abondamment dotée de cobalt et de cuivre, plusieurs États africains revoient actuellement leurs cadres miniers. Cette révision est entreprise dans le but de renforcer la gouvernance, de supprimer les permis obsolètes qui encombrent le système et de maximiser les recettes publiques issues des précieuses ressources naturelles dont ils disposent.

 Cette dynamique régionale traduit une volonté croissante et déterminée de la part des gouvernements africains de reprendre la mainmise sur des actifs jugés stratégiques pour le développement et l’indépendance économique des nations, surtout dans un contexte de tension exacerbée sur les marchés des matières premières et de forte demande mondiale en minerais critiques nécessaires pour les technologies de pointe.

Au Mali, en particulier, cette réforme s’inscrit dans une logique de souveraineté économique accrue, un concept essentiel pour un pays cherchant à développer et renforcer son autonomie financière et industrielle. Ce besoin de souveraineté prend racine dans le fait que le pays, réputé non seulement pour ses traditions culturelles riches et variées, mais également pour son sous-sol fertile en métaux précieux, demeure l’un des principaux producteurs d’or du continent africain, avec des gisements qui attisent l’intérêt de nombreux investisseurs internationaux. 

La filière de l’exploitation minière, bien au-delà de sa fonction première, représente dès lors une part essentielle et majeure de ses exportations. Elle incarne un pilier économique vital, tant pour les dynamiques commerciales internes, où elle crée des milliers d’emplois, que pour les échanges sur le marché international. Ces échanges sont essentiels non seulement pour le développement économique du pays, mais aussi pour sa position géostratégique en Afrique et dans le monde entier.

La décision prise par les autorités de Bamako se situe dans un contexte où la production industrielle d’or du Mali est projetée en baisse par rapport aux objectifs ambitieux établis pour l’année 2025. Cette réduction anticipée s’explique principalement par les perturbations survenues sur le site de la mine de Loulo-Gounkoto, une installation clé exploitée par la société internationale Barrick Gold. 

Notons que ce site minier est actuellement considéré comme le gisement d’or le plus significatif en termes de volume et d’importance économique pour le pays. Ces perturbations, qui soulignent les défis opérationnels et économiques du secteur, risquent d’avoir un impact notable non seulement sur l’économie locale mais aussi sur les projections financières du pays tout entier.

Moussa KONÉ

Sommet de Luanda | Construire une Afrique souveraine : les dirigeants continentaux s’unissent pour financer la connectivité et l’intégration

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s’est ouvert aujourd’hui à Luanda avec un appel à l’action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.

Dans son discours d’ouverture, S.E. João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d’Angola et président de l’Union africaine (UA), a souligné que l’Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d’une croissance durable. « Nous devons passer des paroles aux actes », a exhorté le président Lourenço. « Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l’intégration à travers notre continent. »

Co-organisé par la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) sous le thème « Capital, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour la ZLECAf et la prospérité partagée », le sommet vise à accélérer les projets stratégiques et « bancables » qui feront progresser la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), un marché unifié d’1,4 milliard de personnes.

Une nouvelle phase d’autodétermination africaine

Dans son discours prononcé lors du sommet de Luanda, le président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a souligné que l’Afrique entre dans une nouvelle phase d’autodétermination, dans laquelle le continent doit prendre en main le financement, la planification et la mise en œuvre de son propre développement. Il a souligné que les investissements dans les infrastructures ne sont pas seulement techniques, mais aussi profondément politiques et stratégiques, essentiels à la souveraineté économique, à la compétitivité et à l’unité de l’Afrique. Soulignant les progrès réalisés dans le cadre du PIDA, il a appelé à la mise en place d’un écosystème africain pour le financement du développement grâce à la mobilisation des ressources nationales, à une participation accrue du secteur privé et à un meilleur accès aux fonds climatiques.

Faisant écho à l’urgence, le président de la Commission de l’Union africaine a présenté les investissements dans les infrastructures comme un impératif profondément politique et stratégique pour la souveraineté économique de l’Afrique. « Nous passons d’une logique d’assistance à une logique d’alliance, dans laquelle les partenaires alignent leur engagement sur les priorités définies par l’Afrique elle-même », a-t-il déclaré. Il a conclu par une vision forte : « Ce que nous construisons ici, ce ne sont pas seulement des routes et des ponts. Nous construisons une Afrique connectée, confiante et souveraine. »

Une dynamique de Dakar à Luanda : des paroles aux actes

Mme NardosBekele-Thomas, DG de l’AUDA-NEPAD, a fait état de progrès significatifs depuis le précédent sommet à Dakar, au Sénégal. Elle a annoncé que l’UA, en collaboration avec des institutions financières africaines, avait déjà levé 1,5 milliard de dollars pour réaliser des projets transfrontaliers à fort impact.

« La leçon tirée de Dakar est claire : nous ne pouvons plus traiter le financement comme un marché fragmenté d’accords dispersés. Nous devons le transformer en une stratégie unifiée », a déclaré Mme Bekele-Thomas. Elle a présenté en détail de nouveaux instruments financiers, notamment le Fonds de développement de projets de l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique, qui a réalisé une première clôture de 118 millions de dollars et est géré par Africa50.

Lors du dialogue des dirigeants qui a suivi l’ouverture, la commissaire de l’Union africaine chargée des infrastructures et de l’énergie, S.E. Lerato Dorothy Mataboge, a délivré un message convaincant sur le cheminement de l’Afrique vers la transformation structurelle. Elle a rappelé aux participants que les aspirations économiques de l’Afrique, de l’industrialisation à l’intégration, dépendent de la solidité des infrastructures qui relient et autonomisent ses populations. « Nous ne pouvons pas parler de l’Afrique que nous voulons sans d’abord construire les infrastructures dont nous avons besoin. Les fondements de la prospérité reposent sur ce que nous construisons aujourd’hui : nos routes, nos réseaux électriques, nos réseaux numériques et nos ports. Pour réaliser nos ambitions, nous devons adopter deux principes : donner la priorité au financement, aux compétences et à l’innovation africains dans le domaine des infrastructures, et faire avancer les projets qui favorisent l’industrialisation. Ce n’est qu’alors que nous pourrons véritablement mesurer nos progrès à l’aune de la manière dont nous avons construit et industrialisé notre continent. »

Accords et dollars : des engagements concrets annoncés

Le Sommet est allé au-delà du dialogue pour obtenir des engagements concrets, marqués par la signature de trois protocoles d’accord (« MOU ») clés :

  1. Un partenariat entre l’Association africaine de sécurité sociale et l’AUDA-NEPAD afin de canaliser les fonds de pension africains vers les infrastructures continentales.
  2. Un protocole d’accord avec Qatar Airways établissant une dotation de 500 millions de dollars pour les énergies renouvelables et l’industrialisation alignée sur le climat.
  3. La création de l’Angola Export and Trade Facility afin de promouvoir la coopération régionale et le commerce.

Accélération de la conclusion d’accords dans des « salles de négociation » dédiées

L’une des principales caractéristiques du Sommet est la mise en place de « salles de négociation » spécialement désignées, où les investisseurs participent à des réunions de présentation organisées et spécifiques à chaque secteur pour 13 projets avancés et quasi bancables dans les domaines de l’énergie, des TIC, de l’eau et des transports. Ces sessions sont conçues pour faciliter une diligence raisonnable approfondie et accélérer la conclusion financière des projets.

Le IIIe Sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique marque un tournant décisif, témoignant de la volonté unifiée de l’Afrique de financer son propre destin et de construire l’avenir prospère et interconnecté que mérite sa population.

Pour les demandes des médias : 

  1. Mme ZipporahMaubane| Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD, responsable de la communication et du plaidoyer. E-mail :ZipporahM@nepad.org . Site web : www.nepad.org
  2. Mme BezayitEyoel| Analyste de l’information | Département des infrastructures et de l’énergie | Commission de l’Union africaine | E-mail : BezayitE@africanunion.org|
  3. M. Gamal Eldin Ahmed A. Karrar| Responsable principal de la communication | Direction de l’information et de la communication (ICD), Commission de l’Union africaine | E-mail : GamalK@africanunion.org

Direction de l’information et de la communication | Commission de l’Union africaine I Site web : www.au.int | E-mail :DIC@africanunion.org |   Addis-Abeba, Éthiopie | Suivez-nous : Facebook | X | Instagram | YouTube

L’AUDA-NEPAD renforce son mandat visant à accélérer le développement des infrastructures en Afrique lors du Sommet sur le financement à Luanda

0

Luanda, Angola, 30 octobre 2025 – L’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) a franchi une nouvelle étape importante dans la mise en œuvre du mandat qui lui a été confié par les États membres de l’Union africaine, à savoir entreprendre toute une série d’actions de mobilisation des ressources et servir d’interface technique du continent en matière de recommandations et de mise en œuvre des politiques avec les partenaires et les parties prenantes. Cet objectif a été atteint grâce à la signature de protocoles d’accord (MOU) sur trois partenariats importants qui s’inscrivent dans le droit fil de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Les accords ont été signés lors du IIIe Sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique, qui a réuni des chefs d’État africains, des investisseurs et des partenaires de développement à Luanda, en Angola, pour trois jours de présentations et de réunions. Le sommet est co-organisé par l’AUDA-NEPAD, la Commission de l’Union africaine et le gouvernement de la République d’Angola, sous le thème « Capital, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour la ZLECAf et la prospérité partagée ». L’Agenda 2063 est le plan directeur et le programme quinquennal de l’UA visant à transformer l’Afrique en un continent intégré, prospère et pacifique, ainsi qu’en une force dynamique sur la scène internationale.

L’AUDA-NEPAD et l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines (AAMFI), également connue sous le nom de Club africain, ont signé une déclaration d’intention qui officialise leur engagement politique et institutionnel commun à faire progresser la transformation des infrastructures en Afrique. Ce partenariat visera à mobiliser un objectif initial pouvant atteindre 1,5 milliard de dollars américains, dont 100 millions de dollars américains pour le financement de la préparation des projets.

La déclaration jette les bases de la conception, de la mise en place et de la mise en œuvre du mécanisme de financement des infrastructures AU-AAMFI. Ce mécanisme est destiné à servir d’outil de transition, ou de « passerelle », en attendant l’approbation du Fonds de développement de l’Union africaine.

Le mécanisme de collaboration servira à :

  • Mobiliser et canaliser les ressources financières des membres de l’AAMFI et d’autres partenaires vers des projets d’infrastructure prioritaires alignés sur l’Agenda 2063.
  • Servir de preuve de concept pour l’AUDA-NEPAD en testant la mobilisation conjointe de ressources et les mécanismes transfrontaliers de financement et de suivi des infrastructures.
  • Démontrer la capacité de l’Afrique à financer ses propres priorités de développement, renforçant ainsi la souveraineté financière du continent.
  • Identifier les projets d’infrastructures économiques dans des domaines essentiels pour l’Agenda 2063, tels que l’énergie, l’eau et l’assainissement, les transports (routiers, ferroviaires, maritimes, aériens) et les technologies de l’information et de la communication.
  • Mobiliser des capitaux publics, privés et de la diaspora à l’aide d’instruments de financement mixtes et innovants en tirant parti de la capacité financière des membres de l’AAMFI et du mandat de coordination de l’AUDA-NEPAD.

La déclaration a été signée par NardosBekele-Thomas, DG de l’AUDA-NEPAD, et SamailaZubairu, président de l’AMMFI, qui est également président-directeur général de l’Africa Finance Corporation.

S’appuyant sur cet engagement, l’AUDA-NEPAD et l’Association africaine de sécurité sociale (ASSA) ont signé un protocole d’accord visant à tirer stratégiquement parti des vastes fonds de sécurité sociale et de retraite africains afin d’approfondir le marché des capitaux nationaux et les investissements dans les infrastructures.

Les principaux domaines de collaboration décrits dans ce protocole d’accord sont les suivants :

  • Réalisation d’une étude de faisabilité pour un Fonds de développement des infrastructures pour l’Afrique (IDFA), qui sera capitalisé et soutenu par les membres de l’ASSA (fonds de pension africains).
  • Créer un écosystème pour la préparation et le financement de projets d’infrastructure prioritaires.
  • Mobiliser l’adhésion politique en faveur de cadres réglementaires et de politiques permettant de faciliter la création et le fonctionnement de l’IDFA.
  • Co-organiser des programmes de renforcement des capacités afin de promouvoir l’IDFA et les programmes de l’AUDA-NEPAD.

La journée de signatures s’est achevée par la signature d’un protocole d’accord avec CATA Energy, un consortium d’entreprises du secteur des énergies renouvelables et de partenaires financiers, visant à favoriser la transition de l’Afrique vers les énergies durables. Ce partenariat vise à établir un cadre de collaboration stratégique pour tirer parti des partenariats public-privé (PPP) afin d’attirer les investissements du secteur privé pour la phase III du Plan directeur continental pour les systèmes électriques (CMP). Cet objectif sera atteint grâce au lancement du Fonds PPP pour la transition verte en Afrique, un instrument de financement mixte.

Les principaux domaines d’action de cette collaboration sont les suivants :

  • Accélérer le déploiement des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, stockage par batterie) dans les corridors miniers et les zones industrielles.
  • Renforcer les investissements dans les infrastructures grâce à l’intégration des réseaux intelligents et du stockage d’énergie, en accord avec le CMP et le marché unique africain de l’électricité (AfSEM).
  • Favoriser le renforcement des capacités, le développement des compétences et le partage des connaissances en matière de financement des énergies renouvelables et de structuration de projets.

Mme Bekele-Thomas et ses partenaires respectifs, le secrétaire général de l’ASSA, MeshachBandawe, et la DG de CATA Energy, Ukundi Vanessa Baldwin Mushi, superviseront la mise en œuvre de ces deux accords de protocole d’accord cruciaux.

FIN

Pour les demandes des médias :

  1. Mme ZipporahMaubane| Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD, responsable de la communication et du plaidoyer. E-mail :ZipporahM@nepad.org. Site web : www.nepad.org
  2. Mme BezayitEyoel| Analyste de l’information | Département des infrastructures et de l’énergie | Commission de l’Union africaine | E-mail : BezayitE@africanunion.org
  3. M. Gamal Eldin Ahmed A. Karrar| Responsable principal de la communication | Direction de l’information et de la communication (ICD), Commission de l’Union africaine | E-mail : GamalK@africanunion.org

Direction de l’information et de la communication | Commission de l’Union africaine I Site web : www.au.int |

E-mail : DIC@africanunion.org |   Addis-Abeba, Éthiopie | Suivez-nous : Facebook | X | Instagram | YouTube

Mali: Bamako abrite la deuxième édition de la « Journée Économique du Burkina Faso »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-À Bamako, la capitale du Mali, l’Ambassade du Burkina Faso, en étroite collaboration avec les autorités maliennes, a organisé la cérémonie d’ouverture des travaux de la deuxième édition de la Journée Économique du Burkina Faso au Mali, le jeudi 30 octobre 2025.

Cet événement d’importance capitale a été rehaussé par la participation des plus hautes autorités maliennes, notamment Mossa Attaher, le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine, ainsi que Mme Julienne Sanon Épouse Dembelé, l’ambassadrice du Burkina Faso. Étaient également présents Dieudonné Sougouri, chef de cabinet du ministère des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabés de l’extérieur, et plusieurs autres dignitaires de grande envergure.

Le thème principal de cette deuxième édition de la Journée Économique est intitulé « La promotion des secteurs porteurs de l’économie des pays membres de la Confédération AES : enjeux, défis et perspectives ». Ce thème ambitieux est directement inspiré du Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement du Burkina Faso (PA-SD), un programme stratégique adopté en 2023. Il s’inscrit harmonieusement dans une démarche de développement endogène qui demeure chère aux trois Chefs de gouvernement de la région. L’objectif est de stimuler la croissance économique tout en renforçant la résilience des économies locales face aux défis contemporains, en encourageant l’innovation et la coopération internationale entre les nations partenaires.

« Les Gouvernements de nos trois pays attendent certainement beaucoup des rencontres comme celles des Journées économiques. En effet, mettre ensemble autour de la même table, 250 des acteurs du monde économique pour discuter des opportunités d’investissement mais aussi des stratégies de renforcement des secteurs porteurs de l’économie, c’est aussi construire des ponts pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens dans notre espace », a déclaré l’Ambassadeur Dieudonné Sougouri, chef de cabinet et représentant du ministre Burkinabé des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabés de l’extérieur. 

Pour lui, ce type de rencontres est crucial car elles permettent non seulement de partager des idées et des innovations potentiellement révolutionnaires qui pourraient drastiquement améliorer nos économies, mais également de renforcer les liens interpersonnels et économiques entre nos pays, encourager les partenariats et les coopérations transfrontalières, et créer ainsi un espace économique plus fluide et intégré.

Selon lui, « C’est aussi réussir le pari de l’intégration des peuples, un idéal de premier plan qui revêt une importance stratégique pour l’avenir des peuples du Sahel. Nous devons donc continuer d’y travailler inlassablement et sans relâche, pour hisser nos pays au diapason des aspirations profondes des populations de nos trois pays », a-t-il affirmé. En poursuivant cet idéal d’intégration, nous visons à surmonter les barrières traditionnelles qui ont longtemps freiné notre développement collectif. C’est un défi ambitieux mais essentiel, car il s’agit non seulement de faire progresser notre situation économique, mais aussi de renforcer la solidarité et l’unité entre nos peuples, assurant ainsi un futur prospère et harmonieux dans cette région stratégique du continent.

Dans  son discours d’ouverture, l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Mme Julienne Sanon Épouse Dembelé, a partagé une explication détaillée de l’engagement fort pris par le pays qu’elle représente. Elle a exprimé avec conviction que, « En acceptant de présider la Deuxième Edition des Journées Économiques du Burkina (JEB), Son Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur manifeste, par ce geste notable, la confiance qu’il place en cette initiative. Celle-ci vise avant tout à proposer un espace riche en échanges fructueux entre les divers acteurs du monde économique. Ce projet, bien qu’humble, aspire aussi à servir d’outil pertinent pour la promotion et le renforcement de l’intégration économique entre les nations membres de la Confédération des États du Sahel, une région où l’union et la collaboration sont essentielles pour le développement. »

« Je voudrais ici exprimer ma reconnaissance pour ses orientations éclairées, son implication personnelle constante, ainsi que pour sa bienveillance qui ont été d’une aide précieuse face aux nombreux défis inhérents à l’organisation d’un événement de cette ampleur au niveau confédéral. Je rends hommage, à ce titre, à votre présence à nos côtés, Monsieur le Ministre, ainsi qu’à chacun des membres de la délégation impressionnante et dévouée que vous avez conduite avec tant de dignité et de détermination, » a-t-elle précisé avec une profonde gratitude. En rendant hommage aux opérateurs économiques issus des trois États du Sahel, la diplomate Burkinabé a voulu souligner leur rôle crucial dans la dynamique de développement économique de la région et l’importance de leur participation à cet événement. En terminant, elle a insisté sur l’importance de ces partenaires économiques locaux et régionaux, qui, par leurs efforts conjugués, alimentent la croissance et la prospérité partagée entre ces pays.

« Forte du succès retentissant de la Première Édition, et galvanisée par les recommandations judicieuses qui en ont découlé, la Deuxième Édition des Journées Économiques du Burkina Faso au Mali, inaugurée en grande pompe ce matin, a pour ambition audacieuse de rassembler pas moins de 250 participants éminents provenant de divers horizons économiques de notre vaste espace confédéral », a-t-elle déclaré avec enthousiasme. 

Pour atteindre ces nobles objectifs, l’ambassadeur du Burkina Faso a précisé que les participants pourront prendre part à une conférence inaugurale prévue à l’issue de la cérémonie d’ouverture. Par la suite, divers panels de discussion se dérouleront tout au long de la journée, abordant des thématiques pertinentes, directement liées au thème principal des Journées Économiques. 

Notons que la journée de vendredi sera spécialement dédiée à des rencontres B to B, permettant aux participants de nouer des contacts professionnels précieux, pour finalement se conclure l’après-midi par une visite initiatique d’une entreprise d’envergure confédérale. En outre, l’ambassadrice a souligné qu’une aire d’exposition-vente, mettant en avant les produits authentiques de nos divers terroirs, est ouverte depuis le mercredi et continuera d’accueillir les visiteurs jusqu’au lundi 3 novembre inclus.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: la SFI et la BNDA signent une convention de financement de 40 millions USD pour soutenir les PME 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un moment significatif pour le secteur agricole a eu lieu avec la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) et la Société Financière Internationale (SFI), qui ont procédé à la signature d’une convention de financement s’élevant à environ 40 millions de dollars, soit l’équivalent de 23,341 milliards de FCFA, le jeudi 30 octobre 2025. Cet accord n’est pas seulement un geste financier, mais une initiative stratégique visant à fortifier les capacités de crédit de la BNDA envers un segment clé de l’économie malienne.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général de la BNDA, Aliou Badra Coulibaly a affirmé que « Cette cérémonie de signature de convention de financement à ceci de symbolique qu’elle consacre le raffermissement de la fructueuse coopération qu’entretiennent deux institutions financières résolument engagées dans promotion d’un développement durable, en l’occurrence la Société Financière Internationale et la Banque Nationale de Développement Agricole du Mali », et d’ajouter que « cette cérémonie illustre-t-elle à souhait la propension de la BNDA de diversifier ses partenaires en vue d’obtenir des ressources longues lui permettant du coup d’affiner sa stratégie de financement en faveur des différents segments de l’économie malienne. Ce, conformément aux recommandations son Conseil d’Administration ».

« Cette ligne de crédit ouvrira la voie à la banque verte, permettant d’intensifier son programme de prêts spécialement adaptés aux petites et moyennes entreprises (PME). Cela inclut un accent particulier sur le soutien aux PME dirigées par des femmes, qui jouent un rôle vital dans l’économie, et celles opérant dans le secteur agricole, souvent sous-financées mais essentielles pour la sécurité alimentaire du pays. Le financement durable est également un pilier de cette initiative ambitieuse »

 Aussi,  « l’impact de cet investissement est prévu de manière tangible et durable, avec une génération anticipée de 8 600 à 14 200 emplois directs et indirects sur une période de cinq ans. De plus, cet engagement devrait propulser une augmentation de près de 90% du portefeuille de financements verts de la BNDA », a décrit avec enthousiasme le directeur général de la BNDA, Badra Aliou Coulibaly, soulignant ainsi l’importance de cette démarche pour le développement économique et social du Mali.

À son tour, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a fermement exhorté les dirigeants de la banque à utiliser judicieusement cette enveloppe symbolique qu’ils reçoivent. Il a souligné l’importance cruciale de cette action, non seulement dans l’immédiat, mais aussi pour l’avenir. En effet, l’objectif est de s’assurer que la Société Financière Internationale (SFI) maintienne et renforce sa confiance envers la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). En faisant preuve de gestion et de responsabilité exemplaires, Alousséni Sanou espère que cela encouragera la SFI à renouveler son engagement en signant d’autres conventions de financement à l’avenir, ce qui pourrait avoir des répercussions très positives sur le développement économique du pays. Cela a une importance particulière dans le contexte actuel, où chaque décision financière est cruciale pour l’avenir du Mali.

Dans une note détaillée, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) a précisé que « le prêt actuel est assorti d’une facilité de financement du commerce international à hauteur de 10 millions de dollars. Cette somme considérable a pour but de soutenir aussi bien l’importation que l’exportation de biens jugés essentiels par l’institution », a-t-elle souligné. Et d’ajouter avec insistance : « Il est à noter qu’au moins 25% de ce prêt substantiel sera spécifiquement alloué aux financements destinés aux femmes, qu’il s’agisse de femmes entrepreneures, ou aux entreprises qui sont détenues en majorité par des femmes ».

Quant au partenaire, la société Financière Internationale (SFI), qui est fièrement représentée par Aliou Maïga — un individu de grande décision et d’influence qui occupe également le poste important de Directeur régional de cette branche de la Banque mondiale, dédiée au développement et au soutien du secteur privé en Afrique — a pris la parole pour expliquer que ce projet sur lequel ils travaillent avec tant d’efforts et de dévouement est en réalité la seconde grande opération que la SFI mène au Mali. 

Selon ses dires et son analyse éclairée, cette opération ambitieuse a été rendue possible grâce à l’efficacité remarquable de la gouvernance exercée par la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). Aliou Maïga a souligné avec insistance que la Société Financière Internationale n’accorde généralement pas son soutien financier à un grand nombre d’institutions financières publiques, ce qui rend d’autant plus exceptionnelle et significative leur collaboration avec la BNDA, compte tenu des enjeux régionaux cruciaux et des défis uniques que cela implique pour le développement économique de toute la région.

Au Mali, la BNDA est une institution financière qui apporte son appuie financier dans plusieurs projets et programmes. La preuve, « elle totalise une cinquantaine agences et quatre-vingt-cinq guichets automatiques répartis sur tout le territoire national qui la positionne comme 2ème banque en nombre d’agences et de GAB. Chaque année, la BNDA injecte des centaines de milliards de Francs CFA dans l’économie malienne dont plus de 230 milliards au titre de l’année 2024 », a témoigné le directeur général de la banque verte, Aliou Badra Coulibaly.

Pour mémoire, il convient de rappeler que la BNDA, fondée en 1981, n’est pas simplement une banque parmi d’autres, mais une institution financière de référence. Elle joue un rôle crucial en étant à la pointe du développement économique du Mali. Avec un capital social impressionnant de 61,635 milliards de francs CFA, la BNDA est un acteur économique clé, intégralement investi dans la croissance et le dynamisme du pays.

« C’est le lieu pour moi d’exprimer la gratitude de toute la BNDA aux responsables de la SFI pour la confiance placée à notre institution par la mise disposition de ce prêt. Je puis vous garantir qu’une utilisation judicieuse en sera faite dans l’intérêt exclusif de l’économie malienne. L’occasion m’est également opportune de saluer les plus hautes autorités du Mali pour les efforts inlassables qu’elles ne cessent de déployer pour accompagner et soutenir les banques et établissements financiers du Mali. La présence effective de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances à cette cérémonie illustre éloquemment cette réalité », a-t-il conclu.

Daouda Bakary KONÉ 

UMOA-Titres: le Mali séduit les investisseurs avec une levée de 30,05 milliards de FCFA malgré une pénurie fulgurante du carburant 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique poursuit sur sa lancée positive sur le marché régional des titres publics, en dépit du contexte de crise de carburant qui dure depuis des semaines et qui impacte l’ensemble des activités économiques du pays.

En effet, depuis plusieurs semaines, la pénurie de carburant pèse lourdement sur les transports, l’approvisionnement en marchandises et les coûts de production dans divers secteurs, ajoutant ainsi une pression supplémentaire sur l’économie nationale déjà confrontée à d’autres défis structurels. Néanmoins, Bamako a réussi ce 29 octobre à mobiliser 30,05 milliards FCFA (46,5 millions d’euros) dans le cadre d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) organisée par UMOA-Titres, affichant ainsi la solidité de la confiance des investisseurs malgré un contexte économique régional contrasté.

Cette réussite souligne non seulement la résilience de l’administration financière malienne mais aussi la perception positive des perspectives économiques du pays par les investisseurs. L’opération, qui visait une enveloppe initiale de 30 milliards FCFA, a enregistré 30,86 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 102,87%. Ce niveau de participation témoigne de l’intérêt constant des acteurs financiers pour la dette souveraine malienne, considérée comme un investissement fiable.

 Au terme de l’adjudication, le Trésor a retenu 30,05 milliards FCFA, traduisant un taux d’absorption de 97,4% des offres soumises, un indicateur de l’efficacité et de l’attractivité de la politique d’emprunt de l’État malgré les turbulences économiques actuelles. Cette situation montre que, malgré les obstacles et les incertitudes économiques au niveau régional, le Mali réussit à maintenir une certaine stabilité financière grâce à une gestion rigoureuse de sa dette publique.

La levée de fonds, soigneusement orchestrée pour diversifier et maximiser les opportunités d’investissement, a été ingénieusement répartie sur quatre instruments financiers distincts, chacun conçu pour s’aligner sur des stratégies d’investissement particulières du marché. Le premier de ces instruments est un Bon Assimilable du Trésor (BAT) à échéance de 364 jours, qui a remarquablement attiré des soumissions atteignant la somme impressionnante de 14,46 milliards FCFA. 

Cette collecte a été réalisée avec un taux marginal fixé à 7,2%, tandis que le rendement moyen pondéré (RMP) affichait 7,63%, ce qui témoigne d’un équilibre prometteur entre risque et rendement pour le marché. Le deuxième instrument proposé est une Obligation Assimilable du Trésor (OAT) sur une période de 3 ans, culminant à un total de soumissions de 9,1 milliards FCFA. Ici, le prix marginal était positionné à 9 200 FCFA avec un RMP assez compétitif de 8,95%, ce qui en fait un choix attrayant pour les investisseurs à moyen terme.

 Une autre OAT, cette fois sur une grande échéance de 5 ans, a réussi à capter une somme de 3,24 milliards FCFA, pour laquelle le prix marginal a été établi à 9 500 FCFA et le RMP à 7,01%. Enfin, une OAT d’une durée de 7 ans a été aussi bien accueillie sur le marché, recueillant également 3,24 milliards FCFA, avec un prix marginal de 9 500 FCFA et un RMP mettant en valeur le long-terme à 6,95%, ce qui démontre une structure flexible et diversifiée offrant ainsi aux investisseurs une palette complète de possibilités pour renforcer leurs portefeuilles financiers.

Aussi, le constat est que les taux de rendements proposés par les investisseurs ont diminué au regard de la courbe des taux à la date du 24 octobre dernier. Cette évolution notable reflète peut-être une confiance croissante dans la stabilité économique et financière actuelle du pays, qui rassure les investisseurs quant à l’avenir économique du Mali. 

Cette combinaison de maturités courtes et longues illustre la volonté stratégique du Mali de concilier une gestion prudente de la trésorerie quotidienne avec le financement à moyen-long terme de ses besoins budgétaires, ce qui permet de sauvegarder l’équilibre fiscal à long terme tout en répondant aux urgences financières immédiates. De plus, les investisseurs nationaux ont largement soutenu l’émission, apportant 23,18 milliards FCFA, soit 77,13% de l’enveloppe globale mobilisée, soulignant ainsi leur engagement substantiel et actif dans le soutien de l’économie locale. 

Notons que ce niveau élevé de participation locale ne se contente pas seulement de confirmer la résilience impressionnante du marché financier malien, mais aussi de démontrer la confiance soutenue et la fidélité des institutions locales dans la signature souveraine du pays, renforçant ainsi le sentiment que le Mali est sur une voie positive de développement économique solide et pérenne.

Mariam KONE 

Sierra Leone : la BIDC accorde une ligne de crédit de 10 millions USD à Vista Bank pour promouvoir les activités des PME 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de son Conseil d’Administration, Dr George Agyekum Donkor, a signé un accord de prêt d’une facilité de 10 millions USD avec Vista Bank Sierra Léone, le lundi 27 octobre 2025.

Dans le cadre de cette facilité, Vista Bank Sierra Léone a l’intention d’étendre ses activités de prêt aux Petites et Moyennes Entreprises (PME), à sa clientèle institutionnelle et de soutenir les femmes et les jeunes entrepreneurs du pays.

S’exprimant lors de la signature, Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, a souligné le rôle central que jouent les PME dans la promotion de la résilience et de la compétitivité régionales. Il a souligné que le soutien à un écosystème entrepreneurial dynamique, en particulier dans des secteurs. productifs tels que l’agriculture et l’agro-industrie, est essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, bâtir des industries locales et renforcer la valeur ajoutée régionale.

En canalisant un financement abordable et à long terme vers l’économie réelle, la BIDC et Vista Bank Sierra Léone dotent les entreprises des ressources dont elles ont besoin pour accroître leurs opérations, se développer sur les marchés régionaux et améliorer les revenus», a conclu Dr Donkor.

M. Pa Ousman Njie, Directeur Général de Vista Bank Sierra Léone, a réaffirmé la disponibilité de la Banque à déployer efficacement la facilité afin de maximiser son impact sur le développement. Il a déclaré qu’avec une allocation prudente du crédit, une gestion rigoureuse des risques et un accent sur les secteurs à fort potentiel, Vista Bank Sierra Léone vise à autonomiser la création de valeur locale, élargir l’inclusion financière et stimuler une activité économique significative.

Notons que ce nouvel engagement élargit le spectre de l’impact régional de la BIDC, qui continue d’accorder des financements visant à accélérer la transformation socio-économique dans la sous-région de la CEDEAO. Avec un portefeuille en pleine expansion dans les secteurs public et privé, la BIDC reste déterminée à forger des partenariats stratégiques afin de financer des initiatives axées sur le développement, conformément à son mandat de promotion de l’émergence d’une Afrique de l’Ouest plus prospère.

SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE : le Président Assimi GOÏTA inaugure la deuxième mine de lithium du Mali

0


(CROISSANCE AFRIQUE)- Le lundi 3 novembre 2025, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition et Chef de l’État, inaugurera officiellement les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), la deuxième mine de lithium ouverte dans notre pays et la seconde implantée dans la région de Bougouni.

Cet événement illustre la détermination du Gouvernement de la Transition à renforcer la souveraineté économique du Mali, malgré un contexte sécuritaire et géopolitique difficile. Fidèles à leur engagement de bâtir un Mali fort et résilient, les autorités nationales poursuivent leur politique de valorisation des ressources naturelles, moteur essentiel d’une croissance inclusive et durable. 


Malgré les défis, le Mali avance, debout et confiant. Dans un contexte sécuritaire complexe, marqué par une guerre imposée à notre pays par des groupes armés terroristes et leurs soutiens étrangers, les autorités de la Transition poursuivent inlassablement leurs efforts pour relever le Mali et bâtir une économie souveraine, résiliente et prospère.

« Les sanctions peuvent isoler un pays, mais elles ne peuvent jamais étouffer la volonté d’un peuple décidé à vivre debout », disait Vladimir Ilitch Lénine. Cette citation illustre parfaitement la situation du Mali actuel : un peuple debout, résolu à prendre en main son destin. Malgré les pressions, malgré l’adversité, la Transition avance. Et l’ouverture de cette deuxième mine de lithium à Bougouni en est la preuve éclatante. Elle témoigne d’une gouvernance qui allie vision stratégique, courage politique et sens du devoir envers la Nation.


Un projet structuré et ambitieux


Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA) incarnent l’un des plus grands investissements miniers récents au Mali. Le projet est articulé en deux grandes phases. La première phase, déjà en cours sur le site de N’Gouanala, représente un investissement de 65 millions de dollars américains. Elle s’étendra sur environ quatre ans et permettra de produire près de 120 000 tonnes de concentré de lithium par an. La seconde phase, prévue à partir de 2028, concernera les sites de Sogola-Baoulé et Boumou. Elle nécessitera un investissement supplémentaire de 180 millions de dollars et fera passer la production annuelle à plus de 200 000 tonnes.

Au total, ce sont 245 millions de dollars américains, soit plus de 150 milliards de francs CFA, qui seront investis sur le sol malien. Un montant qui traduit la confiance des investisseurs dans la stabilité du Mali et dans la qualité du leadership national.


Une technologie moderne et respectueuse de l’environnement


Les Mines de Lithium de Bougouni SA s’appuient sur des procédés technologiques de pointe, garantissant une extraction efficace du minerai tout en minimisant l’impact environnemental. Le concentré produit sera transporté jusqu’au port de San Pedro, en Côte d’Ivoire, avant d’être exporté vers les marchés internationaux, où la demande en lithium connaît une croissance fulgurante. Ce métal stratégique, essentiel à la fabrication des batteries pour véhicules électriques et appareils électroniques, place désormais le Mali dans le cercle restreint des pays participant activement à la transition énergétique mondiale.


Des retombées économiques majeures pour le Mali
L’État malien détient une participation totale de 35 % dans la société, dont 10 % de part gratuite conformément au Code minier. Cette présence significative garantit une redistribution équitable des richesses et des bénéfices à long terme. Sur la durée de vie du projet, les revenus globaux générés pour le Mali sont estimés à plus de 380 millions de dollars américains, soit environ 230 milliards de francs CFA. Ces revenus proviendront des impôts, des redevances minières et des dividendes versés à l’État en tant qu’actionnaire. Mais au-delà des chiffres, ce projet représente une opportunité de développement local sans précédent : des emplois directs et indirects créés dès la première phase, au profit des jeunes de Bougouni et des régions voisines ; la construction de routes et d’infrastructures pour désenclaver les zones minières ; la réhabilitation d’écoles et de centres de santé, pour améliorer les conditions de vie des communautés locales ; le soutien à l’entrepreneuriat local à travers la sous-traitance et les partenariats communautaires. La deuxième phase du projet, prévue à l’horizon 2028, prolongera la durée de vie de la mine sur plus d’une décennie et permettra d’augmenter considérablement les recettes publiques, consolidant ainsi les bases d’une économie nationale durable.


Un symbole de souveraineté économique


L’ouverture des Mines de Lithium de Bougouni SA s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la Transition. Il s’agit d’assurer l’autonomie économique du Mali par la valorisation de ses ressources naturelles. Il ne s’agit plus de simplement extraire et exporter des matières premières, mais de créer de la valeur ajoutée sur place, de former les compétences locales et de faire du secteur minier un moteur de transformation nationale. Ce projet incarne aussi la nouvelle ère du partenariat État-investisseurs, fondé sur la transparence, le respect mutuel et la responsabilité sociétale.


Une fierté nationale et une vision d’avenir


Le lithium de Bougouni est un symbole d’espoir et de renaissance. En exploitant cette richesse de manière responsable, le Mali s’affirme comme un acteur clé de la transition énergétique mondiale, tout en veillant à ce que les retombées profitent d’abord à ses citoyens. Deuxième mine de lithium du Mali, LMLB SA contribuera de manière significative au développement économique et social du pays, à travers la création d’emplois stables, le développement d’infrastructures régionales, et la valorisation des communautés locales. Les investisseurs, aux côtés du Gouvernement malien, portent une vision commune : celle d’une croissance inclusive, équitable et durable. Leur engagement dépasse les enjeux purement économiques pour s’ancrer dans une responsabilité sociétale ambitieuse, tournée vers la jeunesse, la formation et la durabilité environnementale.


En inaugurant cette deuxième mine de lithium à Bougouni, le Président Assimi GOÏTA confirme la trajectoire du Mali vers la souveraineté économique, technologique et énergétique. Le pays prouve qu’il est possible de transformer les défis en opportunités, et les ressources naturelles en leviers de prospérité nationale. Et à Bougouni, ce 3 novembre 2025, une nouvelle page de cette marche vers la grandeur nationale s’écrira, sous le signe du travail, de la dignité et de la souveraineté retrouvée.

Rédaction.