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Le Mali note  » une balance commerciale positive et des banques bien dotées en liquidité », selon ministre Sanou

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, Alousséïni SANOU a présidé les travaux du Conseil National de Crédit de la BCEAO au Mali, la semaine dernière. Cette instance vise à examiner les conditions de fonctionnement du système bancaire et financier de notre pays et surtout à statuer sur la situation économique et financière du pays, notamment en ce qui concerne le financement du secteur privé par les banques.

Cette importante rencontre a regroupé autour du ministre Sanou, les membres du conseil, ainsi que les responsables nationaux de la BCEAO. Après la réunion à huis clos, le ministre d’Etat a expliqué à la presse que les membres du conseil ont examiné certains dossiers pour information et d’autres ont fait l’objet de décision.

Concernant la situation économique et financière de notre pays, il a indiqué que le Mali affiche des signaux encourageants. « Le pays enregistre une balance commerciale positive et des banques bien dotées en liquidité. Une annonce faite par le ministre de l’Économie et des Finances à l’issue de la réunion du Conseil national de crédit pour 2026. Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation économique de 2025, les perspectives à venir, ainsi que les décisions du comité monétaire de la BCEAO. Les autorités se veulent rassurantes face aux défis actuels », a-t-il expliqué.

Ainsi, le Patron de l’Economie malienne indiquera que le système bancaire et financier au Mali est globalement satisfaisant selon les rapports de la BCEAO, de l’UEMOA et du Fonds monétaire international présentés aux autorités du pays. « Cette première réunion de l’année 2026 du Conseil national du crédit démontre une maîtrise de l’inflation en 2025, ce qui permet des taux d’intérêt stables et maîtrisés », a-t-il rassuré.

Les indicateurs économiques du Mali augurent une croissance en hausse et une inflation maitrisée

« Nous avons vraiment noté avec beaucoup de satisfaction l’orientation des principaux indicateurs. Vraiment, on a vu que tous les indicateurs sont bien orientés, sont bien ouverts et cela se confirme, non seulement par les rapports de la banque centrale, qui viennent d’être présentés, mais, également par tous les rapports que nous avons eus récemment du FMI, de tous les autres partenaires au développement que nous avons », s’est réjoui le ministre SANOU.

Il révélera que le taux de croissance connait une belle embellie. « On a un taux d’inflation, qui baisse, on a un taux de déficit qui est largement au-dessous donc des normes. On a moyenne 6. On a vraiment de la balance commerciale aussi, qui est positive même si elle est légèrement inférieure à celle de 2024. Donc nous avons également la liquidité des banques. Les banques, qui se tiennent très bien. Le taux de dégradation donc du portefeuille des banques s’est amélioré. La trésorerie des banques s’est améliorée, la gouvernance des banques s’est améliorée et, malgré les difficultés, vraiment nous sommes satisfaits donc du rapport qui est présenté », a-t-il affirmé.

Cependant, explique-t-il, malgré ce satisfecit, le gouvernement anticipe l’évolution de l’environnement international marqué par les crises, qui secouent le monde. Des dispositions sont prises pour faire face à ces nouveaux défis. « La première chose qu’on a eue à faire, on a vu qu’on était obligé d’augmenter le prix des hydrocarbures, mais l’État a fait une subvention sur ces prix et l’État a, à peu près 3 milliards de droits de douane, qui sont élidés tous les mois. Ça pour pouvoir permettre à la population de supporter les prix à la pompe. Dans le même temps, nous sommes en train d’envisager régulièrement des concertations avec l’ensemble des acteurs avec lesquels nous avons souvent des conventions, qui sont signées, notamment, avec les meuniers, la farine donc pour le pain avec le boulanger, avec tout ce secteur de la pâte alimentaire et également les cimenteries avec lesquelles nous avons des accords signés », a révélé le patron des finances

Les décisions de politique monétaire de la Banque centrale rassurent les pays membres avec une réduction des taux directeurs pour les six premiers mois de l’année. « Ils ont fait encore une réduction du taux directeur de la banque centrale. Ce taux qui était à 3,25 % est passé à 3 %. Il faut rappeler qu’un an plus tôt, c’était à 3,50 %, ils avaient fait une baisse encore de 0,25. Toute chose qui montre quand même que les indicateurs que nous avons, les perspectives que nous avons, les mesures en tout cas que nous sommes en train d’adopter pour pouvoir contenir les effets de ces différentes crises sont, au-delà des frontières, c’est même dans la zone UEMOA que cet optimisme est là. Donc, en tout cas, nous nous sommes félicités de la baisse du Taux et nous espérons pouvoir profiter au maximum de cette baisse pour pouvoir relancer toutes nos activités, que ce soit le financement du contenu local, le financement des PME/PMI », a-t-il expliqué.

UMOA -TITRES : le Bénin mobilise 22 milliards de FCFA sur le marché financier régional 

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Une vue de cotonou

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de ses efforts pour garantir une couverture adéquate des besoins de financement de son budget, le Bénin a réalisé une opération significative ce jeudi 16 avril 2026, en levant la somme impressionnante de 22 milliards de FCFA.

 Cette opération a été rendue possible grâce à l’émission d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 91 et 182 jours, orchestrée en collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine des titres publics en Afrique de l’Ouest.

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant de 20 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, les soumissions globales ont atteint un montant colossal de 135,826 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’une forte confiance des investisseurs dans la solidité financière du pays. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 679,13%, indiquant une demande particulièrement élevée pour ces instruments financiers.

Parmi les soumissions, le montant retenu par l’émetteur s’élève à 22 milliards de FCFA, tandis que 113,826 milliards de FCFA ont été rejetés, ce qui se traduit par un taux d’absorption de 16,20%. Ce taux d’absorption relativement modeste, bien qu’indiquant une forte demande, souligne également la sélectivité de l’émetteur dans le choix des offres à retenir.

Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 3,60% pour les bons de 91 jours, tandis que ceux qui ont opté pour les bons de 182 jours recevront un rendement légèrement supérieur de 3,90%. Ces rendements, bien que modestes, reflètent la stabilité et la sécurité que ces instruments de trésorerie offrent aux investisseurs, tout en contribuant à la gestion efficace des finances publiques du Bénin.

Le Trésor Public béninois, dans un souci de transparence et de respect des engagements financiers, a officiellement annoncé son intention de procéder au remboursement des titres émis. Ce remboursement est prévu pour le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 16 juillet 2026 pour les bons de 91 jours, et au 15 octobre 2026 pour ceux de 182 jours. Cette démarche vise à garantir la confiance des investisseurs et à assurer la liquidité sur le marché des titres publics. En ce qui concerne le paiement des intérêts, il sera effectué d’avance, ce qui signifie que les investisseurs recevront les intérêts précomptés sur la valeur nominale des bons. Cette méthode de paiement permet aux investisseurs de bénéficier d’une certaine sécurité financière, tout en facilitant la gestion des flux de trésorerie pour le Trésor Public. 

Notons que cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer la stabilité économique et d’encourager l’investissement dans les bons du Trésor, contribuant ainsi à la croissance économique du Bénin.

Moussa KONÉ 

Banques: le résultat net de Ecobank Côte d’Ivoire  en hausse de 10,4 % en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue de l’exercice 2025, Ecobank Côte d’Ivoire a affiché des résultats financiers impressionnants, avec un résultat net après impôts qui a connu une hausse significative de 10,4 % par rapport à l’exercice précédent de 2024. 

Ainsi, ces résultats, qui ont été soigneusement analysés et approuvés par le Conseil d’Administration de l’établissement bancaire, concernent l’exercice clos le 31 décembre 2025. Ainsi, le résultat net est passé de 57,477 milliards FCFA en 2024 à 63,482 milliards de FCFA un an plus tard, illustrant une dynamique de croissance robuste et soutenue.

Les responsables de la banque ont souligné que les indicateurs de rentabilité continuent de progresser, s’établissant à 3,1 % pour le rendement des actifs et à 29,0 % pour le rendement des capitaux propres. Ces chiffres témoignent non seulement de la solidité du modèle économique d’Ecobank, mais aussi de sa capacité à s’adapter et à croître dans un environnement financier en constante évolution. « Cette performance traduit ainsi la solidité du modèle de la banque et la dynamique de croissance », ont-ils affirmé, mettant en avant les efforts déployés pour optimiser les opérations et renforcer la confiance des clients.

En parallèle, le total bilan de la banque a légèrement augmenté de 0,2 %, atteignant 2 054,49 milliards FCFA, contre 2 050,68 milliards FCFA en 2024. Ce léger accroissement du bilan reflète une gestion prudente et efficace des ressources, tout en maintenant une position solide sur le marché.

Les crédits nets à la clientèle ont également enregistré une progression notable de 8 %, atteignant 1 051 milliards FCFA, par rapport à 973 milliards FCFA en 2024. Cette augmentation des crédits témoigne de la volonté de la banque d’accompagner ses clients dans leurs projets et de stimuler l’économie locale. Quant aux dépôts de la clientèle, ils ont connu une hausse de 15 %, renforçant ainsi la confiance des déposants envers Ecobank et consolidant sa position en tant qu’acteur majeur du secteur bancaire en Côte d’Ivoire. Ces résultats illustrent non seulement la performance financière de la banque, mais aussi son engagement envers ses clients et son rôle dans le développement économique du pays.

Les capitaux propres de 218,6 milliards FCFA à la fin de l’année 2025 témoignent d’une augmentation significative de 9,6 % par rapport à l’année précédente, une performance qui ne passe pas inaperçue dans le secteur bancaire. « Cette progression illustre une rentabilité récurrente et une solidité financière qui accroît la capacité de la banque à financer l’économie », ont souligné les responsables de l’établissement bancaire, mettant en avant l’importance de cette dynamique pour soutenir les projets économiques en Côte d’Ivoire et au-delà. 

Dans un contexte où le cadre réglementaire devient de plus en plus exigeant, associé à une concurrence féroce entre les institutions financières, les dirigeants d’Ecobank Côte d’Ivoire ont clairement exprimé leur intention de continuer à mettre en œuvre leur plan stratégique ambitieux, articulé autour de trois axes principaux : Croissance, Transformation et Rendement. Pour cela, ils comptent s’appuyer sur des leviers d’innovation, favoriser l’interopérabilité entre les services financiers, améliorer l’expérience client et adopter une gestion prudente des risques. 

Notons que « la banque réaffirme également ses engagements en matière de durabilité, de responsabilité environnementale et de gouvernance, et compte demeurer ainsi la banque panafricaine de référence », ont-ils ajouté, soulignant leur volonté de jouer un rôle clé dans le développement durable tout en consolidant leur position sur le marché. Cette approche proactive et responsable pourrait bien faire d’Ecobank un modèle à suivre dans le secteur bancaire africain, en alliant performance économique et engagement social.

Moussa KONÉ 

Mali: 12 projets en cours de structuration représentent un volume d’investissement estimé à 588,485 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un atelier national d’une importance cruciale, dédié à la validation des documents standards des partenariats public-privé (PPP), a été lancé le 13 avril 2026 à Bamako, la capitale vibrante et dynamique du pays. 

Cette rencontre stratégique, qui s’inscrit dans un cadre plus large de développement économique, vise à consolider les mécanismes de financement des infrastructures, un enjeu majeur dans un contexte où les besoins d’investissement sont particulièrement pressants. Les secteurs de l’énergie, de l’eau et des infrastructures structurantes, qui sont essentiels pour le développement durable du Mali, nécessitent une attention particulière et des ressources considérables.

Durant cinq jours intenses, les représentants de l’administration publique, les experts techniques, ainsi que les acteurs du secteur privé se rassemblent dans un esprit de collaboration et d’innovation. Leur objectif est d’examiner en profondeur les outils et les stratégies destinés à améliorer la préparation, la structuration et la mise en œuvre des projets de PPP. Les discussions portent sur l’élaboration de documents de référence qui joueront un rôle clé dans la facilitation de ces projets. Parmi ces documents figurent un guide méthodologique détaillé, des dossiers types de consultation, ainsi qu’un clausier standard qui servira de référence pour les futures initiatives.

Ces instruments ont pour but d’harmoniser les cadres juridiques et techniques, de sécuriser les procédures administratives, et de renforcer l’attractivité des projets auprès des investisseurs nationaux et internationaux. En effet, l’harmonisation des pratiques et la standardisation des documents sont essentielles pour instaurer un climat de confiance et de transparence, éléments indispensables pour attirer des investissements significatifs. Cet atelier représente donc une étape déterminante dans la mise en place d’un environnement propice au développement des infrastructures au Mali, tout en répondant aux défis économiques et sociaux du pays.

Selon les autorités compétentes, l’Unité de Partenariat Public-Privé (PPP), instaurée en 2017, a déjà permis la signature de 10 contrats d’un montant global impressionnant de 641,178 milliards de FCFA. Ces contrats, qui se concentrent principalement dans des secteurs cruciaux tels que l’énergie et la sécurité, témoignent de l’engagement du pays à moderniser et à sécuriser ses infrastructures. En parallèle, 12 projets sont actuellement en cours de structuration, représentant un volume d’investissement estimé à 588,485 milliards de FCFA, ce qui souligne l’enthousiasme et l’optimisme autour des initiatives de développement. 

Au total, les projets signés et ceux en préparation atteignent un montant colossal de 1 229,663 milliards de FCFA, confirmant ainsi le rôle croissant et essentiel des partenariats public-privé dans la stratégie de développement du pays. Cette dynamique s’inscrit parfaitement dans le cadre de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui prévoit un programme ambitieux d’investissements de plus de 61 232 milliards de FCFA sur une période de dix ans. 

Notons que face à l’ampleur des besoins pressants, notamment en matière de transformation économique, de souveraineté et de sécurité, le recours au financement privé apparaît non seulement comme une nécessité, mais également comme un levier indispensable pour compléter les ressources publiques. Cette approche proactive vise à mobiliser des capitaux privés pour soutenir des projets d’envergure, garantissant ainsi une croissance durable et inclusive pour l’avenir du pays.

Ibrahima N’Diaye 

Mali: Hausse de 105% à 915,742 milliards de FCFA des recettes douanières en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique en constante évolution, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a récemment exprimé sa profonde satisfaction et a adressé ses chaleureuses félicitations à l’administration douanière malienne.

 Cette reconnaissance, empreinte d’un sentiment de fierté nationale, fait suite aux résultats remarquables enregistrés au titre de l’exercice budgétaire 2025, qui ont marqué un tournant significatif dans l’histoire de la mobilisation des recettes publiques. 

En effet, avec un impressionnant taux de réalisation de 105 %, les Douanes maliennes viennent d’inscrire une nouvelle page marquante, témoignant de leur engagement et de leur efficacité dans la collecte des recettes fiscales. Ce succès ne se limite pas seulement à des chiffres, mais il reflète également un travail acharné, une stratégie bien pensée et une collaboration étroite entre les différents acteurs du secteur public. Les efforts déployés par les agents des douanes, souvent confrontés à des défis complexes, ont permis de renforcer la confiance des citoyens dans l’administration fiscale, tout en contribuant à la stabilité économique du pays. Ce moment de célébration est également l’occasion de réfléchir aux défis futurs et aux opportunités qui se présentent, car la route vers une gestion financière encore plus efficace et transparente est pavée de nouvelles ambitions et de projets innovants pour le Mali.

À l’issue de cet exercice, qui s’est clos le 31 décembre 2025, les recettes mobilisées ont atteint un montant colossal de 915,742 milliards de FCFA, un chiffre qui résonne comme un véritable exploit dans le paysage économique du pays. Ce montant dépasse largement les prévisions initiales, qui étaient fixées à 876,876 milliards de FCFA, illustrant ainsi une performance exceptionnelle et inattendue. Ce dépassement se traduit par un excédent significatif de 39,742 milliards de FCFA, une preuve indéniable de la solidité et de l’efficacité du dispositif de collecte des recettes mis en place. Ces résultats, minutieusement validés par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, ne se contentent pas de refléter l’efficacité opérationnelle de l’administration douanière, mais mettent également en lumière son rôle crucial dans le soutien à la croissance économique du pays. Ils témoignent d’un effort collectif, d’une stratégie bien pensée et d’une exécution rigoureuse, qui ensemble, renforcent la confiance des citoyens et des investisseurs dans les institutions maliennes. Ce succès est le fruit d’une collaboration étroite entre divers acteurs économiques, des agents douaniers aux responsables gouvernementaux, chacun jouant un rôle déterminant dans l’atteinte de cet objectif ambitieux. En outre, cette performance exceptionnelle pourrait ouvrir la voie à de nouvelles initiatives et à des réformes visant à optimiser davantage le système fiscal, tout en consolidant les bases d’une économie plus résiliente et dynamique.

Mariam KONE 

Tchad : l’État obtient 37,7 millions de dollars pour la construction d’un hôpital de dernière génération 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Tchad, un événement marquant s’est déroulé le 15 avril, lorsque le gouvernement tchadien a officiellement lancé un ambitieux projet hospitalier d’une envergure impressionnante, dont le coût dépasse les 21 milliards de FCFA, soit environ 37,7 millions de dollars. 

Ce projet, qui porte le nom évocateur de « hôpital Sheikha Fatima Bint Mubarak », est conçu pour devenir un pilier essentiel du système de santé local. Avec une capacité d’accueil de 180 lits, cet hôpital moderne est prévu pour entrer en service en mai 2028, offrant ainsi un espoir tangible d’amélioration des soins de santé dans la région.

Ce projet d’envergure est réalisé en partenariat avec les Émirats arabes unis, à travers l’entreprise renommée Burjeel, qui est reconnue pour son expertise dans la construction d’infrastructures médicales de haute qualité. Lors de son intervention, le ministre de la Santé a souligné l’importance structurelle de cet investissement, en mettant en avant les principaux éléments du communiqué officiel qui annonçait ce développement.

Aussi,  les autorités tchadiennes ont exprimé leur conviction que cet établissement sera crucial pour répondre aux besoins sanitaires d’environ deux millions de personnes, en offrant une gamme variée de spécialités médicales. Ce projet représente non seulement une avancée significative pour le système de santé tchadien, mais également un symbole d’espoir pour l’avenir, promettant des soins de santé accessibles et de qualité pour la population.

Le projet cible en particulier la prise en charge des femmes et des enfants, dans un pays où les indicateurs de santé maternelle et infantile demeurent parmi les plus fragiles de la région, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par des ressources encore limitées : les dépenses publiques de santé au Tchad représentent environ 7 % du budget de l’État, d’après l’OMS. Pour 2026, le budget du secteur est estimé à 223,4 milliards de FCFA, en légère baisse par rapport à l’année précédente. Ce chiffre souligne les défis persistants auxquels le pays est confronté en matière de financement des soins de santé, en particulier pour les groupes les plus vulnérables.

Ce projet constitue le deuxième investissement hospitalier d’envergure annoncé dans le pays depuis le début de l’année. Quelques semaines auparavant, en février, les autorités tchadiennes ont conclu un accord de financement avec le Fonds saoudien de développement pour la construction d’un centre de cardiologie à l’hôpital de La Renaissance. D’un montant de 50 millions de dollars, ce projet prévoit la construction d’un bâtiment de 8 étages, équipé des dernières technologies médicales, destiné à offrir des soins spécialisés aux patients souffrant de maladies cardiaques. L’importance de ce centre ne peut être sous-estimée, car il vise à réduire le taux de mortalité lié aux maladies cardiovasculaires, qui représentent une part significative des décès dans le pays.

Dans ce contexte, le nouveau projet de prise en charge des femmes et des enfants apparaît comme une réponse essentielle aux besoins de santé publique. En intégrant des services de santé maternelle et infantile, il aspire à améliorer non seulement les conditions de vie des femmes et des enfants, mais aussi à renforcer l’ensemble du système de santé tchadien. La mise en œuvre de ce projet pourrait également servir de modèle pour d’autres initiatives similaires dans la région, en démontrant l’impact positif d’investissements ciblés dans les soins de santé. 

Notons que ces efforts conjugués témoignent d’une volonté politique de prioriser la santé et le bien-être des populations les plus vulnérables, malgré les contraintes budgétaires et les défis infrastructurels qui persistent.

Mariam KONE 

RDC: Global Power Solution va construire une centrale électrique basée sur des déchets d’une capacité de 15 mégawatts (MW) à Kinshasa

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un communiqué publié le 17 avril 2026 et consulté par notre rédaction, l’entreprise canadienne Global Power Solutions Corp. a annoncé une initiative ambitieuse qui pourrait transformer le paysage énergétique de Kinshasa. 

En effet, la société a indiqué avoir « soumis une expression d’intérêt pour le développement et l’exploitation potentiels d’une centrale de valorisation énergétique des déchets d’une capacité de 15 mégawatts (MW) à Kinshasa ». Ce projet, qui vise à convertir les déchets en énergie, s’inscrit dans une démarche innovante et durable, répondant ainsi aux besoins croissants en énergie de la région tout en contribuant à la gestion des déchets.

Cette démarche s’inscrit dans une phase classique des montages de projets énergétiques, où une expression d’intérêt (EOI) permet à un opérateur de signaler officiellement aux autorités sa volonté de se positionner sur un projet, sans engagement contractuel à ce stade. Ce processus est crucial, car il ouvre généralement la voie à des discussions techniques, réglementaires et financières en vue d’éventuels accords ultérieurs. Les autorités locales, ainsi que les parties prenantes, auront l’occasion d’examiner les implications de ce projet, tant sur le plan environnemental qu’économique.

Le groupe précise ainsi que « la soumission de l’EOI ne représente qu’une proposition à un stade précoce », soulignant l’importance d’une approche méthodique. En effet, toute concrétisation dépendra d’une évaluation technique plus approfondie, d’études de faisabilité rigoureuses, des approbations réglementaires nécessaires, ainsi que des arrangements financiers qui devront être mis en place. Ce projet pourrait non seulement offrir une solution énergétique durable à Kinshasa, mais également créer des emplois et stimuler l’économie locale, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique par la réduction des déchets.

L’intérêt pour Kinshasa repose d’abord sur le volume colossal de déchets générés quotidiennement par la capitale congolaise, un phénomène qui soulève des enjeux environnementaux et économiques majeurs. Selon les éléments avancés par l’entreprise, la ville produirait plus de 7 000 tonnes de déchets par jour, un chiffre qui témoigne de la nécessité urgente de trouver des solutions durables pour la gestion des déchets. Sur cette base, Global Power Solutions indique avoir soumis une Expression d’Intérêt (EOI) décrivant une installation conceptuelle de 15 MW, reposant sur l’utilisation d’environ 1000 tonnes de déchets quotidiens comme matière première. Cette initiative innovante s’appuie sur une technologie thermique avancée, destinée à transformer les déchets solides municipaux en électricité, qui serait ensuite injectée dans le réseau électrique national, contribuant ainsi à la lutte contre la pénurie d’énergie dans la région.

Le projet est envisagé en partenariat avec Dhatu Group, un conglomérat industriel et d’ingénierie basé en Ouganda, reconnu pour son expertise dans le domaine des énergies renouvelables et de la gestion des déchets. Les deux entités évoquent des discussions préliminaires avec des parties prenantes locales et internationales concernant le développement potentiel d’une installation de valorisation énergétique des déchets. Ce projet ambitieux repose sur la collecte systématique des déchets solides municipaux dans la ville de Kinshasa, visant à créer un modèle de gestion des déchets qui pourrait servir d’exemple pour d’autres villes africaines confrontées à des défis similaires.

Le ton du dirigeant du groupe reste toutefois mesuré quant à l’ampleur et à la rapidité de la mise en œuvre de ce projet. Il souligne l’importance de la collaboration avec les autorités locales et les communautés pour assurer le succès de cette initiative, tout en reconnaissant les obstacles potentiels liés à la logistique de la collecte des déchets et à l’acceptation sociale de la technologie proposée. Ce projet pourrait non seulement transformer la manière dont Kinshasa gère ses déchets, mais également contribuer à une transition énergétique plus verte et durable pour l’ensemble de la région.

De son côté, Global Power Solutions Corp. est historiquement positionnée sur la fabrication de composants en acier léger et les bâtiments modulaires métalliques, une expertise qui lui a permis de se forger une réputation solide dans le secteur de la construction. Selon le communiqué, l’entreprise a progressivement élargi sa stratégie vers des opportunités industrielles connexes, notamment le développement de projets d’énergies renouvelables et d’infrastructures d’énergie propre, témoignant ainsi de son engagement envers des solutions durables et innovantes. Cette évolution stratégique s’inscrit dans une tendance mondiale où les entreprises cherchent à répondre aux défis environnementaux tout en diversifiant leurs activités.

À l’échelle nationale, l’infrastructure envisagée ne constituerait toutefois qu’une réponse partielle à un déficit énergétique structurel qui perdure depuis des décennies. D’après les données de la Banque mondiale, environ 21% de la population congolaise a actuellement accès à l’électricité, un niveau parmi les plus faibles du continent africain, ce qui représente un frein majeur à l’industrialisation et au développement économique du pays. Ce manque d’accès à l’énergie ne se limite pas seulement à un inconfort quotidien, mais il entrave également les initiatives entrepreneuriales et l’essor des industries locales, limitant ainsi les perspectives de croissance.

Dans ce contexte, les autorités congolaises ont engagé un programme de réforme du secteur, articulé autour du Pacte national de l’énergie, qui vise à transformer le paysage énergétique du pays. Ce pacte est aligné sur l’initiative continentale Mission 300, qui a pour objectif d’accroître l’accès à l’électricité et de promouvoir des investissements massifs dans la production d’énergie renouvelable. 

Notons que ce cadre ambitieux prévoit une montée en puissance des investissements dans la production d’énergie, avec un accent particulier sur les technologies renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne, afin de garantir un avenir énergétique durable et inclusif pour tous les Congolais.

Abdoulaye KONÉ 

Sénégal : Hausse de 14,3% du fret de l’aéroport International Blaise Diagne en janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours du mois de janvier 2026, l’activité à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) se distingue par un dynamisme remarquable, notamment dans le secteur du fret, qui a enregistré une augmentation impressionnante de 14,3 %.

 Cette croissance significative du fret témoigne de l’efficacité des opérations logistiques et de l’attrait croissant de l’AIBD en tant que plaque tournante pour le transport de marchandises. Parallèlement, le nombre total de passagers a également connu une progression notable de 2,9 % en rythme mensuel, soulignant l’importance croissante de cet aéroport dans le paysage aérien régional et international.

Cependant, cette performance globale est à nuancer par une légère contraction des mouvements d’aéronefs, qui ont diminué de 2,8 %. Ce recul pourrait être attribué à divers facteurs, tels que des ajustements saisonniers ou des changements dans les stratégies des compagnies aériennes. En glissement annuel, la tendance haussière se confirme pour le fret, qui a explosé de 33,9 %, et pour le nombre total de passagers, qui a augmenté de 5,5 %. En revanche, les rotations d’avions ont enregistré une contraction de 1,9 %, ce qui pourrait soulever des questions sur l’optimisation des horaires de vol et la gestion des créneaux aéroportuaires.

Dans les chiffres, le nombre de passagers a atteint 279 091 voyageurs, en hausse par rapport aux 271 227 enregistrés en décembre 2025. Ce chiffre témoigne de l’attractivité de l’AIBD pour les voyageurs, qu’ils soient d’affaires ou de loisirs. En ce qui concerne les mouvements d’aéronefs, un total de 2 212 a été enregistré, ce qui reflète une activité soutenue malgré la légère baisse mentionnée. Les départs ont atteint 134 702, en nette augmentation par rapport aux 119 231 de décembre 2025, tandis que le nombre d’arrivées s’est établi à 136 588 en janvier, indiquant un flux équilibré de passagers.

Concernant le fret, l’aéroport a traité un total de 4 158 tonnes, un chiffre qui souligne l’importance stratégique de l’AIBD dans le transport de marchandises. Les départs de fret ont représenté 1 570 tonnes, tandis que les arrivées ont atteint 2 586 tonnes, illustrant un fort besoin de transport de biens vers la région. Cette dynamique dans le secteur du fret et des passagers positionne l’AIBD comme un acteur clé dans le développement économique et commercial du pays, tout en soulignant les défis à relever pour maintenir une croissance équilibrée dans tous les segments d’activité.

Ces indicateurs ont évolué dans un contexte où le gouvernement s’engage résolument dans une logique de développement du transport aérien, conscient de l’importance stratégique de ce secteur pour l’économie nationale. Parmi les politiques ambitieuses prévues pour redresser Air Sénégal et AIBS SA, se distingue la création de Air Sénégal Express, une nouvelle filiale d’Air Sénégal SA. Cette entité sera spécifiquement dédiée aux vols intérieurs ainsi qu’aux liaisons vers les pays limitrophes, facilitant ainsi les déplacements et renforçant les connexions régionales. Le capital de cette société devra être ouvert au secteur privé national, ce qui témoigne d’une volonté d’inclure les acteurs locaux dans cette dynamique de croissance.

Parallèlement, l’État envisage un redimensionnement stratégique du réseau et de la flotte d’Air Sénégal, en prenant en compte les besoins réels du marché et les capacités financières disponibles. Des partenariats stratégiques sont également prévus, permettant ainsi d’optimiser les ressources et d’améliorer l’efficacité opérationnelle de la compagnie. Dans cette optique, l’État prévoit une reconstitution des fonds propres d’Air Sénégal, avec une injection de liquidités d’un montant minimal de 16 milliards FCFA, afin de garantir la viabilité de la compagnie et de soutenir son développement.

Notons que le gouvernement du Sénégal est également déterminé à opérationnaliser Air Sénégal Express, qui représente une avancée significative pour la compagnie nationale. Cette nouvelle filiale est conçue pour dynamiser le réseau domestique et régional sénégalais, offrant ainsi aux voyageurs une option de transport aérien plus accessible et plus efficace. En favorisant la création d’Air Sénégal Express, l’État vise à renforcer la compétitivité du secteur aérien tout en répondant aux attentes croissantes des passagers et en stimulant le tourisme et le commerce dans la région.

Moussa KONÉ 

Mali : Cora Gold mobilise 120 millions USD visant à développer son projet aurifère Sanankoro

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la junior minière Cora Gold Ltd a  fait une annonce significative qui pourrait transformer le paysage minier du pays. Le vendredi 17 avril, la société a révélé la signature d’un accord contraignant d’une valeur de 120 millions de dollars avec le fonds singapourien Eagle Eye Asset Holdings (EEA). 

Cet accord ambitieux a pour objectif de soutenir le développement du projet aurifère Sanankoro, un projet stratégique que Cora Gold opère avec une vision claire de croissance et d’innovation. En examinant les détails de cet accord, il est évident qu’il ne s’agit pas seulement d’un simple investissement financier, mais d’une collaboration qui pourrait redéfinir les contours de l’exploitation minière au Mali. 

Par ailleurs, l »accord stipule que EEA s’engage à acquérir 30,44 % de l’or produit une fois que la mine sera entrée en exploitation, à un prix qui sera fixé à 20 % du cours spot de l’or. Ce mécanisme de financement, qui est directement lié à la production, offre à Cora Gold une flexibilité financière précieuse. Grâce à cette approche novatrice, ainsi qu’à sa trésorerie existante, la société estime pouvoir couvrir l’ensemble de ses besoins financiers jusqu’à la mise en production effective de la mine.

Le PDG de Cora Gold a souligné l’importance de ce financement aurifère de 120 millions de dollars américains, le qualifiant de « étape décisive pour Cora ». En effet, cette injection de capital réduit considérablement les risques associés au projet Sanankoro, tout en fournissant un cadre de développement entièrement financé, en complément des fonds propres déjà disponibles. Cette avancée marque un tournant crucial pour la société, qui aspire à établir une présence solide et durable dans le secteur minier malien, tout en contribuant au développement économique de la région. Les implications de cet accord pourraient également avoir des retombées positives pour les communautés locales, en créant des emplois et en stimulant l’économie locale.

La réalisation du projet, bien que prometteuse, demeure néanmoins conditionnée à plusieurs étapes cruciales qui doivent être franchies avec soin et diligence. Parmi celles-ci, la finalisation de l’accord avec l’EEA, qui est encore soumis aux approbations réglementaires, représente un enjeu majeur. Ce processus d’approbation, souvent long et complexe, nécessite une attention particulière pour s’assurer que toutes les normes et exigences légales soient respectées. Parallèlement, l’obtention des permis miniers auprès des autorités maliennes est une étape tout aussi essentielle. Ces permis, qui garantissent la légalité et la durabilité des opérations minières, doivent être obtenus dans le respect des lois en vigueur et des préoccupations environnementales.

Pour le Mali, un pays où l’or constitue le principal produit d’exportation, le projet Sanankoro est porteur d’espoir et devrait générer des retombées économiques significatives. En effet, il est anticipé que ce projet contribuera de manière substantielle aux recettes fiscales du pays, permettant ainsi de financer des infrastructures essentielles et des services publics. 

Notons que la création d’emplois locaux est un aspect fondamental de ce développement, offrant des opportunités aux habitants de la région et stimulant l’économie locale. En somme, la réussite de ce projet pourrait marquer un tournant pour le Mali, en renforçant son positionnement sur le marché international de l’or tout en améliorant le bien-être de sa population.

Mariam KONE 

UEMOA – BCEAO: « Plaider auprès du FMI pour maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité externe de l’Union »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mercredi 16 avril 2026, à Washington D.C., s’est tenu un événement marquant : une Réunion de haut niveau entre les Autorités de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et le Département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI). 

Cette rencontre, qui s’est déroulée dans un cadre diplomatique prestigieux, avait pour thème central « Maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité externe pour préserver la dynamique de croissance dans l’UEMOA ». Elle a attiré des personnalités influentes et des décideurs clés, dont Abdoulaye Diop, le président de la Commission de l’UEMOA, dont l’engagement envers le développement économique de la région est bien connu. Également présent, Jean Claude Kassi Brou, Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a apporté son expertise sur les enjeux monétaires et financiers qui touchent l’UEMOA. Aboubacar Nacanabo, ministre Burkinabè de l’économie et des Finances, et président du conseil des ministres de l’UEMOA, a également joué un rôle crucial dans les discussions, représentant les intérêts de son pays tout en cherchant à renforcer la coopération régionale.

Cette rencontre a réuni les principaux responsables économiques et financiers de l’Union, ainsi que la Direction du Département Afrique du FMI, dans un contexte où les défis économiques mondiaux sont de plus en plus pressants. Les participants ont examiné la situation économique récente, en mettant en lumière les risques potentiels qui pourraient menacer la stabilité de la région. Les discussions ont également porté sur les orientations de politiques économiques à adopter pour naviguer dans un environnement international incertain, où les fluctuations des marchés et les crises géopolitiques peuvent avoir des répercussions directes sur la croissance économique. Les échanges ont été riches et constructifs, témoignant de la volonté des acteurs de l’UEMOA de collaborer étroitement avec le FMI pour garantir une prospérité durable et inclusive dans la région.

Selon Jean Claude Kassi Brou, Gouverneur de la BCEAO, « Les échanges ont mis en évidence la résilience des économies de l’Union, avec une croissance soutenue, une inflation globalement maîtrisée et une amélioration de la position extérieure, ainsi que des progrès en matière de consolidation budgétaire », a-t-il souligné avec conviction lors de son allocution. Il a également attiré l’attention sur le fait que, malgré ces avancées encourageantes, « Ils ont toutefois relevé des vulnérabilités liées à l’exacerbation des tensions géopolitiques liées à la crise au Moyen Orient qui pourrait induire des hausses des prix des matières premières et un durcissement des conditions financières internationales », a-t-il expliqué, mettant en lumière les défis persistants qui menacent la stabilité économique de la région.

Dans ce contexte complexe et en constante évolution, la nécessité de maintenir des politiques macroéconomiques prudentes s’est révélée cruciale. Il a été souligné que la poursuite des efforts de consolidation budgétaire est indispensable pour garantir la santé financière des États membres. De plus, renforcer la mobilisation des ressources internes est devenu un impératif, permettant ainsi d’accroître l’autonomie économique et de réduire la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs. L’importance de la préservation de la stabilité des prix a été mise en avant, car celle-ci constitue un pilier fondamental pour assurer la confiance des investisseurs et des consommateurs. En parallèle, le renforcement de la supervision du secteur financier est essentiel pour prévenir les risques systémiques et garantir une croissance durable. 

Notons que la poursuite des réformes structurelles, visant à améliorer l’efficacité et la transparence des institutions financières, a également été évoquée comme une priorité stratégique pour faire face aux incertitudes économiques à venir.

Daouda Bakary KONÉ